Festival de Cannes : le palmarès en bref
C’est le réalisateur iranien Jafar Panahi, pour son film « Un simple accident », qui remporte la Palme d’or 2025. Voici le palmarès complet de cette 78e édition du festival de Cannes.
Le film conte l’histoire d’un homme qui tombe par hasard sur son ancien tortionnaire des prisons de la République Islamique et qui le kidnappe. Pas complètement sûr de l’avoir bien reconnu, il fait appel à d’autres victimes. Vont-ils le tuer ? C’est tout l’enjeu de ce film qui alterne drame et scènes plus légères.
Jafar Panahi a été emprisonné deux fois puis assigné à résistance. Il a pu quitter l’Iran pour présenter son film sans pouvoir en mesurer encore les conséquences… Avant la cérémonie de clôture ce soir, le réalisateur iranien a reçu, en début d’après- midi, le Prix de la citoyenneté des mains du réalisateur Lucas Belvaux connu pour son cinéma engagé.
Grand Prix : « Valeur sentimentale » de Joachim Trier
-Prix de la mise en scène : « L’agent secret » de Kleber Mendonça Filho
-Prix du Jury : « Sirâth » d’Oliver Laxe et « « Sound of Falling de Masha Selinski
-Prix du scénario : « Jeunes mères » de Jean-Pierre et Luc Dardenne
- Prix d’interprétation féminine : Nadia Melliti, dans « La Petite Dernière »
- Prix d’interprétation masculine : Wagner Moura, dans « L’Agent secret »
- Prix spécial : « Resurrection » de Bi Gan
- Caméra d’or : « The President’s Cake » de Hassan Hadi
- Palme d’or du court métrage : « I’m Glad You’re Dead Now » de Tawfeek Barhom
- Palmes d’or d’honneur : Robert De Niro, Denzel Washington
Au Théâtre de l’Opéra : belle célébration de Ravel
En ce week-end pluvieux, les mélomanes étaient assez nombreux, samedi soir, au concert « Ravel – Saint-Saëns », donné au Théâtre de l’Opéra de Tunis devant un public conquis.
« Ravel – Saint-Saëns » est le premier d’une série de concerts à Tunis, en hommage au célèbre compositeur français Maurice Ravel dont on fête cette année les 150 ans de sa naissance. Il a offert des moments inoubliables dans l’œuvre musicale assez diversifiée de Ravel (1875-1937) et celle de son compatriote et contemporain Camille Saint-Saëns (1835-1921) pour un voyage unique dans les douces mélodies des chefs d’œuvre du répertoire.
Ce concert du violoncelliste français de renommée internationale Sébastien Hurtaud, a été donné au théâtre des régions, pouvant accueillir jusqu’à 700 personnes, suivi d’une performance, sur la place des théâtres où douze danseurs du Ballet du théâtre de l’opéra, sous la direction de Imed Jomaa, ont interprété « Le Boléro » de Ravel.
Devant un public en cercle, douze danseurs ont offert de tableaux chorégraphiques contemporains ressuscitant l’une des œuvres savantes les plus jouées dans le monde et dont la version chorégraphique est adaptée dans des contextes et des productions assez variés, notamment au cinéma et au théâtre.
Le violoncelliste Sébastien Hurtaud s’est produit en duo avec sa femme pianiste Paméla Hurtado, puis aux côtés de l'Orchestre symphonique Tunisien (OST), sous la direction du maestro Fadi Ben Othman.
Une belle performance a été donnée par le duo de solistes, souvent invités à se produire dans de nombreux pays, et l'Orchestre symphonique, sous la houlette du talentueux maestro Ben Othman, qui ont eu droit à une standing ovation.
Des œuvres de Maurice Ravel, incluant la Sonate posthume, la Pavane et le célèbre Boléro et un Concerto de Camille Saint-Saëns pour violoncelle et orchestre N°1, était au menu.
La Sonate posthume pour violon et piano de Maurice Ravel arrangée au violoncelle, composée en 1897 mais publiée seulement en 1975, révèle un jeune compositeur déjà empreint d'une sensibilité unique. En un seul mouvement d'environ quinze minutes, elle oscille entre une mélancolie rêveuse et des élans passionnés, préfigurant certaines harmonies et atmosphères de ses œuvres ultérieures.
Place ensuite à l'interprétation du Concerto pour violoncelle n°1 de Camille Saint-Saëns, une pièce maîtresse du répertoire pour violoncelle. Pour rappel, ce Concerto pour violoncelle en la mineur, opus 33, fut créé à Paris le 19 janvier 1873, avec Auguste Tolbecque, dédicataire de l'œuvre, au violoncelle, accompagné par l'Orchestre de la Société des concerts du Conservatoire.
Notons que le « Carnaval des animaux » de Camille Saint-Saëns (Aquarium) est la musique emblématique du Festival de Cannes dont la clôture a eu lieu samedi soir avec la distinction du film « La petite dernière » de la franco-tunisienne Hafsia Herzi, lauréat prix de l'interprétation féminine.
Après ce premier concert, « Ravel – Saint-Saëns » au Théâtre de l'Opéra de Tunis, le Palais du Baron d'Erlanger, Ennejma Ezzahra, à Sidi Bou Said abritera, le jeudi 29 mai, « Mosaïque du Monde ». Le violoncelliste se produira en duo avec la pianiste Pamela Hurtado.
« Sous Les Cieux de Tunisie » est un concert Jazz & Violoncelle de Sébastien Hurtaud en duo avec le pianiste Omar El Ouaer, prévu le vendredi 30 mai à 19H au Théâtre Municipal de Sousse.
Cette série de concerts est organisée par l'Ambassade de France en Tunisie et l'Institut français de Tunisie, le ministère des affaires culturelles en Tunisie, le Théâtre de l'Opéra de Tunis, le Palais du Baron d'Erlanger, et le Théâtre Municipal de Sousse.
Des concerts sont donnés dans divers pays à l'occasion de la commémoration du 150ème anniversaire de la naissance de Maurice Ravel qui est l'un des plus grands compositeurs français du XXe siècle.
Le Quotidien avec TAP
USBG- EST ( 0-3) : La loi du plus fort
Par Jamel Belhassen
Superieure sur tous les plans, L'Espérance s'est imposée sans problème sur le difficile terrain de Ben Gerdane et rejoint le Stade Tunisien en finale de la coupe. La première période a été dominée par l'Espérance qui n'a pas mis trop de temps pour prendre l'avantage à score. Après un tir de Jebli sur le poteau, Blaili trouve le chemin des filets en glissant la balle enre les jambes de Farhati (10e).Le pressing Sang et Or se poursuivra et le même Farhati va s'opposer avec brio aux tentatives de Sasse, Blaili et Jabri. Une mi-temps tout à l'avantage des visiteurs. A la reprise la musique ne change point. Sasse tire sur le poteau (51e) et Jabri trébuche à quelques mètres de la cage (52e). De son côté, l'Union locale garde toujours l'espoir de revenir au score par des contres rapides.Et c 'est dans la logique des choses que Sasse marque le second but (68e) après un face à face avec le gardien. La démonstration des Sang et Or se poursuit et Blaili raté de peu un troisième but (87e). Rodrigues triple la marque (3-0) à la (91e)Le plus fort a gagné. Place la finale contre le ST , dimanche prochain.
J.B.
Editorial Oasis de l’horreur et responsabilité universelle …
Par Chokri BACCOUCHE
Les dirigeants israéliens, toutes mouvances politiques confondues qui se sont relayés à la barre depuis la création de l’entité sioniste, s’évertuent à considérer leur pays comme la seule «oasis de démocratie» au Moyen-Orient entourée de peuples arabes barbares et hostiles. La réalité est tout autre bien évidemment et elle crève l’écran par des preuves formelles et indiscutables qui ont démontré que la barbarie, le non-respect des conventions et les violations du droit international sont une marque de fabrique purement sioniste. Ce qui s’est passé, mercredi dernier, en Cisjordanie occupée, où des diplomates étrangers ont été pris pour cible lors d’une visite organisée par l’Autorité palestinienne à Jénine, confirme de manière on ne peut plus évidente ce terrible constat. Au mépris de tous les accords internationaux, les bidasses de Tsahal ont ouvert le feu à balles réelles sur ces hauts fonctionnaires, sans se soucier le moins du monde des conséquences potentiellement désastreuses de leurs actes qui auraient pu déboucher sur un carnage. Pour toute justification, l’armée israélienne, qui a reconnu sa responsabilité dans cet incident, a déclaré que «la délégation s’était écartée de l’itinéraire approuvé et est entrée dans une zone où elle n’était pas autorisée à se trouver». Par conséquent, «les soldats de l’armée israélienne opérant dans la zone ont tiré des coups de semonce pour les éloigner». Ce prétexte fallacieux ne tient pas la route bien évidemment car ces diplomates, en cravate et costume, étaient visibles à l’œil nu à mille lieues à la ronde et ne représentaient en fait aucun danger pour les soldats sionistes. Ces tirs, prétendument de sommation, étaient en réalité délibérés pour intimider ces diplomates et les contraindre à rebrousser chemin. Deviner pour quelle raison est un jeu d’enfants : l’entité sioniste porte en horreur le fait que ces diplomates rapportent de visu les horreurs et les méfaits perpétrés par son armée dans les territoires palestiniens occupés, par crainte que leurs témoignages n’accablent davantage ses dirigeants en confirmant leurs responsabilités dans des crimes de guerre. N’eut été leur statut de diplomates, ces hauts fonctionnaires auraient été d’ailleurs massacrés comme l’aurait fait la pègre mafieuse pour se débarrasser des témoins gênants. Il faut dire que dans ce sinistre registre, Israël s’est taillé une sacrée réputation. Pas moins de 108 journalistes, des Palestiniens pour leur écrasante majorité, ont été ainsi délibérément tués depuis le déclenchement de la guerre à Gaza. Ils sont la cible privilégiée des snipers de l’armée sioniste qui en ont reçu l’ordre direct de leurs supérieurs dans le but inavoué mais clair d’éviter que ces courageux hommes des médias ne rapportent, par le son et l’image, la vérité sur ce qui se passe réellement dans les territoires occupés. Une vérité embarrassante pour les dirigeants sionistes qui ont maille à partir déjà avec une opinion publique internationale de plus en plus hostile à leur égard et des instances onusiennes qui les accusent ouvertement de génocides.
L’incident gravissime de mercredi dernier a généré un tollé international. Les ministères des Affaires étrangères de l’Italie, de France, d’Espagne, de Belgique et du Portugal ont procédé à la convocation des ambassadeurs israéliens en poste dans leurs pays respectifs pour exiger des explications en lançant des appels pour une enquête minutieuse afin de déterminer les responsabilités et tirer au clair cette affaire. Les tirs sionistes aux pigeons diplomates surviennent sur fond de pressions accrues sur Israël pour ses massacres quotidiens à Gaza, où de nombreux pays dénoncent la barbarie de l’armée israélienne et les souffrances des populations civiles palestiniennes. Pour toute réponse à ces critiques virulentes, les dirigeants hébreux ont déclaré que les pressions extérieures « ne détourneront pas Israël de sa voie pour défendre son existence et sa sécurité ».
Autrement dit, l’entité sioniste envoie le monde sur les roses et s’en fiche éperdument de ce que la communauté internationale pense. Elle s’est arrogé le droit, au mépris total de la légalité internationale, non pas de défendre son existence et sa sécurité comme le prétendent ses dirigeants, mais de tuer les Palestiniens et de tirer à vue sur tous ceux qui s’érigent en obstacle pour concrétiser son objectif de s’approprier par la force de territoires qui ne lui appartiennent pas. Les pays dont les diplomates ont été pris pour cibles par l’armée israélienne qui leur a tiré dessus comme des canards sauvages doivent se rendre à l’évidence qu’il faudrait beaucoup plus qu’une simple dénonciation pour contraindre l’entité sioniste à se conformer au droit international. Leur réaction n’aura d’ailleurs pas plus d’effet qu’un coup d’épée dans l’eau. Il n’en faut pas plus en principe pour les convaincre de la situation effroyable qui prévaut dans les territoires occupés qui les place devant leur responsabilité historique d’intervenir en faveur d’un peuple palestinien menacé d’extermination. Non pas par de simples paroles mais par des actes concrets. Au nom de l’humanité, de la justice et des valeurs universelles communément admises…
C.B.
Baccalauréat 2025 : Voici, déjà, les bourses des futurs lauréats…
Par Hassan GHEDIRI
En attendant les trois coups du baccalauréat 2025 qui seront donnés le 2 juin prochain, ceux qui décrocheront brillamment le précieux sésame commencent déjà à planifier leur cursus universitaire à l’étranger…
Bien sûr que cela ne concerne pas tout le monde. Parmi les quelque 144 mille candidats qui seront sur les starting-blocks, le 2 juin prochain, pour négocier le premier round du long marathon du baccalauréat 2025, beaucoup vont empocher le diplôme et gagneront les bancs des universités en Tunisie tandis que d’autres rateront le coche. Mais il y aura également bon nombre qui vont exceller. Il s’agit du groupe des lauréats qui passeront le cap de la session avec des moyennes supérieures ou égales à 16 sur 20 qui se verront réserver la session d’orientation de l’«Excellence ». C’est aussi à eux qu’est naturellement destiné le programme de bourse d’excellence.
Si du côté du ministère de l’Education l’on se penche sur le parachèvement des derniers préparatifs logistiques avant le jour J, au ministère de l’Enseignement supérieur tout est déjà fin prêt, ou presque, pour enclencher le processus de l’orientation. Le calendrier est d’ores et déjà disponible et consultable sur le web. Et ce sont, pour le moment, les futurs lauréats qui devraient être curieux et impatients d’enchainer avec l’orientation. Ils savent déjà que le choix de ce qu’ils désirent faire après le bac ils doivent le noter noir sur blanc le 3 juillet prochain. Ils auront ensuite 72 heures pour postuler pour le programme de bourses de l’excellence de 2025. Certains d’entre eux préféreront poursuivre des études préparatoires en Tunisie dans le très convoité Institut supérieur des études scientifiques et techniques de Tunis (IPEST). 120 places sont en effet à pourvoir pour les nouveaux bacheliers dans ce prestigieux établissement qui n’a rien à envier aux grands instituts et écoles à l’étranger. Au menu 80 places dans la spécialité mathématiques, physiques, sciences de l’ingénierie et 40 places dans la spécialité physique-chimie, sciences de l’ingénierie.
Baisse
Il convient de noter, par ailleurs, que depuis l’année dernière, les bacheliers tunisiens nouvellement diplômés comptant mettre le cap sur un cursus universitaire à l’étranger se livrent à une compétition acharnée pour décrocher une bourse à l’étranger. L’offre proposée par la France et l’Allemagne dans le cadre des programmes de coopération bilatéraux établis depuis plusieurs années avec la Tunisie a été révisée à la baisse pour les candidats du bac 2024. Depuis l’année passée, les facultés françaises et allemandes sont devenues hors de portée de plus en plus des candidats répondant aux critères de l’éligibilité. Et pour cause. Les deux pays qui étaient les deux destinations d’études les plus privilégiées pour les étudiants tunisiens avaient en fait réduit le nombre de places destinées aux bacheliers tunisiens. De 20 bourses en France et 24 en Allemagne attribuées aux lauréats tunisiens du bac en 2022, les deux pays ne proposent cette année que 18 et 17 bourses respectivement.
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique n’a jamais expliqué les raisons de cette décision se contentant de rappeler à la veille de chaque baccalauréat que la sélection des candidats postulant pour ces bourses s’effectue selon la règle du mérite.
Ainsi, les futurs lauréats du bac 2025 doivent apprendre que pour ce qui est de la France l’offre compte 2 bourses d’études littéraires à l’Université de la Sorbonne et 16 pour les études en mathématiques dans des cycles préparatoires d’ingénieur. Selon un tableau d’affectation finale des lauréats tunisiens dans les lycées préparatoires français établi par la mission universitaire et éducative de Tunisie à Paris, les bourses seront attribuées en respectant le principe de parité entre les sexes. 8 bourses seront ainsi attribuées à des filles et 8 bourses à des garçons qui seront affectés dans sept lycées préparatoires français situés à Paris, Lyon et Toulouse.
Quant à Allemagne, 17 bourses seront offertes pour des spécialités en mathématiques, sciences expérimentales, économie, gestion, sciences techniques et informatique. Une seule fois, en 2021, l’Etat tunisien avait décidé, à titre exceptionnel, de financer les études de cinq autres bacheliers ayant excellé et qui se sont vus décerner des bancs dans de prestigieuses universités allemandes.
H.G.
Coupe de Tunisie -USBG-EST (Demi-finale – Stade Ben Guerdane à 15h30) : Les Touazine pour un fait d’armes
Par Wahid SMAOUI
Sur le papier, on se prononcerait volontiers pour un duel David-Goliath au vu du monumental hiatus entre les deux belligérants au plan du palmarès. Sur le rectangle vert toutefois, la donne a tout pour se rééquilibrer et donner lieu à toutes les survenances.
Au sortir d’une saison emberlificotée à maints égards mais parachevée par de revigorantes réjouissances, celles du maintien, les gars de Ben Guerdane ont besoin de vivre désormais de certitudes et quoi de plus rassurant qu’un haut fait au détriment d’un malabar de la trempe de l’EST, le champion flambant neuf, le club le plus capé de nos contrées, pour pousser l’aventure et le rêve jusqu’aux confins, pourquoi pas, de la consécration. Dans cette optique, les troufions de Afouène Gharbi, sous la houlette de qui ils n’ont connu les relents de la défaite depuis son intronisation à la tête de l’équipe qu’une seule fois, peuvent se réclamer du plus grisant des aiguillons, l’élimination à ce même stade de l’épreuve qu’ils ont infligée à cette même Espérance (0-0 et 5-4 aux TAB), une sorte de baromètre intensivement motivant pour refaire le même coup. Ce fut en 2017 quand ils atteignirent pour la première fois de leur carrière une finale de coupe qu’ils perdirent contre le CA (0-1). Dans leur zone de confort chez eux, les Sudistes croient dur comme fer que l’entreprise est parfaitement potable. Alors, les Abderrazak et consorts feront-ils la passe de quatre dans leurs murs, attendu qu’ils ont bénéficié d’un sacré coup de veine du tirage qui les a diaprés du costard de hôte pour le compte de leur parcours en coupe dans toute son intégralité ? Même s’il faut reconnaître que les victoires des Sudistes le furent au forceps (0-0 et 5-4 aux TAB face au CAB), (1-0 au détriment du CSS) et (2-2 et 8-7 aux TAB contre EGSG), ce qui est tout à fait compréhensible, tous les rivaux appartenant à la fine fleur de notre football.
Le doublé dans la mire
Habitués aux situations les plus malaisées, aux contextes les plus inhospitaliers, les Sang et Or savent qu’il faudra tout à l’heure la meilleure Espérance possible pour sortir indemne de la souricière des Touazine, le nom historique des enfants de Ben Guerdane. Pour ce faire, les Tunisois sont tenus de poser et d’imposer leur jeu, la seule option à même de leur valoir la réussite, conscients qu’ils sont de la relative perméabilité de leur défense, notamment la charnière centrale et que pour peu qu’ils subissent un quelconque ascendant, ils s’exposent à un vrai jeu de brise-cou. Contrairement à l’USBG, l’EST n’a eu à s’empoigner avec un compétiteur bien taillé qu’une seule fois, lors du dernier tour contre l’ESZ, et elle le fit avec une rare maestria (3-1) en un tournemain, se payant le luxe de se ménager en toute quiétude tout au long de la seconde mi-temps. Quant aux autres tours, ils furent négociés contre de seconds couteaux, l’ASK (6-0) et le CSHL (4-0), un état des lieux ne voulant rien dire, l’EST sachant s’adapter sensément à toutes les situations. En sera-t-il de même tout à l’heure, l’entreprise s’annonçant des plus scabreuses ? Comme le prouve la demande pressante des Sang et Or de recourir à un arbitrage étranger, sollicitation tout naturellement rejetée, la FTBB ayant explicité préalablement sa position à ce sujet. Aux Fraj Abdellaoui comme arbitre central, Khalil Hassani et Ahmed Dhouioui comme assistants, Mohamed Ali Karouia en tant que 4e arbitre, et Naïm Hosni secondé par Wael Hannachi pour les besoins de la VAR, de mener à bon port leur affaire et de prouver que toutes les appréhensions nourries par tout un chacun sont totalement infondées.
W.S.
Criminalité en Tunisie Pourquoi «tuer» est devenu un acte banal…?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Encore une fois, une simple dispute familiale qui tourne au drame et c’est un beau-père originaire de Sfax qui a été cette fois-ci tué par son gendre. Comment expliquer cette banalisation de la violence en Tunisie?
Séparé de sa femme, il doit lui verser, comme le stipule la loi, la pension alimentaire. Justement, c’est à cause de cette pension que le couple vit au rythme d’éternelles disputes jusqu’à vendredi dernier lorsque le beau-père intervint pour calmer son gendre sans s’attendre à ce que ce dernier le poignarde mortellement. Ce drame s’est produit dans la ville de Sfax et en dit long sur la banalisation de la violence et derrière la prolifération du fléau de la criminalité. Et ce n’est pas tout. Hier, le procureur de la République du tribunal de première instance du Kef a déclaré à l’agence TAP (Agence Tunis Afrique Presse), à propos du décès de la jeune Abir Jebali par arme à feu, que le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête pour “homicide volontaire avec préméditation”. Et durant la même semaine écoulée à Tunis, un médecin a poignardé son épouse à la suite d’un différend familial. La victime a été transportée à l’hôpital où elle a subi une intervention chirurgicale. Son état est actuellement jugé stable. Il est à noter que le suspect, âgé d’une cinquantaine d’années, est dentiste. «De nos jours, pour un oui ou pour un non, le sang peut couler à flot. Cela montre la fragilité psychologie de certains tunisiens qui peuvent basculer dans la criminalité même s’ils ne sont pas prédisposés à commettre des crimes graves », nous dira la spécialiste Mariem Letaiem.
Dans son livre, «Criminalité et changements sociaux en Tunisie», Abdelwahab Bouhdhiba révèle que «70 % des détenus ont déjà récidivé ou récidiveront. Ces données sont inquiétantes, car elles semblent mettre en cause la perfectibilité de l’homme et l’amendement des lois s’avère pour le moins illusoire. Déduction pessimiste, qu’il appuie en soulignant que le «criminel tunisien appartient en général à un milieu social traumatisant». Et d’ajouter: «Nous avons vu que l’écrasante majorité appartient à une famille désaxée, désarticulée et où l’éducation est nettement en désaccord profond avec la vision du monde de la société globale». Quelles sont les causes de cette métamorphose de la personnalité de certains Tunisiens?
Malaise général…
Selon le chercheur et universitaire, la société tunisienne a connu ces dernières années des « transformations profondes, telles l’industrialisation et l’urbanisation, renversement de certaines valeurs, telles l’émancipation de la femme, modification de la structure économique ayant provoqué le développement de groupes socio-professionnels, jadis squelettiques aujourd’hui en pleine expansion, font dresser le tableau des principaux changements sociaux qui sont en corrélation avec le sens actuel de la criminalité en Tunisie ». C’est aussi le constat dressé par la spécialiste, Mariem Letaiem, qui évoque, elle, l’«Internet, les films violents, les réseaux sociaux et la prolifération du fléau de la drogue et de l’alcool».
Selon également le sociologue Sami Nasr : «L’addiction à la drogue est l’une des principales causes de la hausse de la criminalité et les statistiques confirment ce constat». En effet, une étude intitulée «Les actes de violence dans la schizophrénie», réalisée par l’Université de Tunis-El Manar et la Faculté de médecine de Tunis, a montré que «Soixante patients ont été inclus. 46,7% des patients ont eu un comportement violent en période prémorbide. L’agressivité était notée en tant que premier prodrome dans 13,3% des cas. 28 actes de violence majeure ont été commis par 30% des patients quelle que soit la période évolutive de la maladie. Dans 13,3% des cas, ces actes ont inauguré la maladie. La majorité des actes ont été perpétrés contre une personne de l’entourage. La récidive a été notée chez 44,4% des patients. Plusieurs facteurs de risque d’un comportement violent ont été retrouvés. Seule l’agressivité prodromique a été corrélée à un mauvais pronostic de la maladie». Selon, par ailleurs, le chercheur en civilisation islamique, Sami Braham, la faiblesse de l’Etat avec l’écroulement de l’ancien système et la reconstruction des institutions font partie des facteurs favorisant la violence dans notre société.
M.B.S.M.
L'ASMarsa retrouve la Ligue 1
Un air de fête à régné cet après-midi midi à la Marsa. C'est que l'Avenir local , leader du groupe A en Ligue 2 a battu l'ESMsaken ( 2-0) et a réussi à gagner son duel avec l'ASMegrine pour l'accession en Ligue 1. Il s'agit là d'un retour mérité parmi l'élite. Il suffit de rappeler que la Gnaouia a souvent joué un rôle important parmi les grands pour remporter au passage la coupe de Tunisie plus d'une fois. Félicitations.
J.B.
Coupe de Tunisie : Le S.T élimine l'USM et passe en finale ( 0-0) et ( 4-2) aux TAB
Par Jamel Belhassen
Après 120 minutes de lutte et d'efforts vains des deux côtés, l'exercice des tirs aux buts a souri aux Stadistes au bout d'un suspense insoutenable.
La première période jouée sous la pluie a été marquée par un jeu haché et des duels physiques intenses. Mais, les meilleures occasions étaient monadtiriennes. Une bevue de Arous n'a pas été bien exploitée par Ganounibqui tira à côté malgré sa position idéale ( 21e) puis, Haj Ali, d'un tir central envoya le cuir sur la transversale( 30e). Dans l'autre camp, Kadida et Toure se sont dépensés sans compter pour trouver la faille, vainement. A la reprise, la possession est à l'avantage des locaux mais les contres stadistes sont dangereux. Saafi, Kadida et Ayari sollicitent Hlaoui et cherchent un but assassin.A la (80e), une main de Khalfa n'est pas sanctionné par un penalty après consultation de la VAR. Surveillés de près, Mastouri, Harzi ou Ghorbal étaient assez transparents. Lors des prolongations, Le Monastirien Azouz est exclu pour somme d'avertissements ( 94e). A la (112e) Hlel sauve une situation dangereuse suite à un tir de Ghorbal. A la (120e) Harzi rate de peu le but de la victoire en tirant à côté de la cage.il ne restait que les tirs aux buts pour départager les deux équipes. Le ST s'est montré plus efficace en assurant une qualification à la finale pour la seconde fois de suite.
J.B.
Une dynamique démographique à deux vitesses
Par Hassan GHEDIRI
Les régions du Grand Tunis et du Sahel, plus attractives, parviendraient à maintenir une croissance moyenne de leurs populations grâce aux migrations internes, au détriment du reste du territoire…
Les résultats du recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2024) rendus publics le week-end dernier ne finiront pas de faire couler de l’encre. Il faut dire que les chiffres et graphiques que contiennent les 70 pages formant le rapport édité en deux langues par l’INS fournissent des ressources inestimables pour les chercheurs et autres spécialistes des domaines économique et social. Le RGPH offre l’opportunité de réfléchir sur les transformations démographiques et urbaines futures en tant qu’une aide précieuse à la prise de décision stratégique. Si rien ne change dans les politiques publiques, c’est-à-dire dans le modèle de développement économique dans son intégralité, le prochain recensement prévu dans une décennie (2034) risque de mettre au grand jour des disparités beaucoup plus aiguës. Les disparités seront amplifiées avec, d’un côté, des régions assez fortunées mais surpeuplées et sous pression en matière de logement, de mobilité, de santé et d’éducation, et de l’autre côté des territoires défavorisés, vieillissants de plus en plus désertés par les jeunes sans perspectives économiques. Ces déséquilibres se dégageant, d’ores et déjà, clairement du RGPH 2024, sont appelés à s’accentuer davantage au cours des années à venir en l’absence de réponses politiques d’envergure.
A l’heure actuelle, le nouveau recensement est venu confirmer les tendances démographiques ayant redessiné, peu à peu, au cours des deux dernières décennies, la carte du pays. Si la Tunisie compte aujourd’hui près de 12 millions d’habitants, le rythme de croissance démographique est le plus bas depuis l’indépendance, avec un taux annuel de seulement 0,87%. Un ralentissement accompagné d’un vieillissement de plus en plus soutenu avec près de 17% de la population âgée de 60 ans ou plus, contre seulement 11% il y a à peine une décennie. Dans le même temps, la proportion des moins de 5 ans chute au-dessous de 6%, soit un signe on ne peut plus clair de la baisse alarmante de la fécondité.
Déficits et privilèges
En fait, ces transformations ne se font pas sans avoir un effet sur la dynamique de mobilité de la population à l’intérieur du territorial national. Au moment où des régions affichent une croissance soutenue de la population, d’autres voient leur nombre d’habitants stagner voire décliner. Le phénomène de la migration interne où l’exode s’intensifie avec une concentration toujours plus marquée dans les zones côtières les plus «développées» allant du Grand Tunis jusqu’à Sfax en passant par Sousse et Monasir. De l’autre côté, de vastes régions de l’intérieur et du sud, comme Siliana et Le Kef, peinent à empêcher leur population de partir, notamment les jeunes. Les raisons de cette contradiction sont connues par tous : les régions qui attirent les flux de la migration interne concentrées sur le littoral ont depuis toujours été privilégiées par l’investissement national et étranger, ce qui leur a permis de profiter de meilleures infrastructures et de promettre par conséquent plus d’opportunités en matière de formation et d’emploi. La sous-industrialisation, la dégradation des services publics et la hausse du chômage alimentent un sentiment de marginalisation et se transforment en des facteurs de répulsion qui amplifient le phénomène de l’exode dans les autres régions. Cette dynamique ne se limite toutefois pas aux considérations économiques mais a tendance également à être de plus en plus impacté par le facteur climatique. Le changement climatique joue également un rôle croissant dans le déplacement des populations. La désertification, l’épuisement des nappes phréatiques, l’aridité croissante dans les zones sahariennes et semi-arides fragilisent les écosystèmes locaux. L’agriculture devient incertaine, et les conditions de vie se détériorent, poussant les populations à quitter des territoires de plus en plus vulnérables. Ainsi, l’environnement naturel devient un facteur de dépeuplement au même titre que le déséquilibre de développement.
Autant de défis qui exigent une réponse politique urgente. La volonté affichée par les autorités publiques de renverser la tendance et de créer une vraie dynamique de développement régional doit se traduire par une réorientation massive des investissements publics, un renforcement de l’accessibilité aux services de base, et une stratégie climatique cohérente pour protéger les populations menacées par la dégradation de leur environnement. Il est donc essentiel de donner plus de pouvoir aux collectivités locales, à travers une décentralisation, afin qu’elles puissent concevoir et mettre en œuvre des solutions adaptées à leur réalité.
H.G.
Editorial : Un bouclier pour justifier l’injustifiable - Par Jalel HAMROUNI
Depuis ces dernières heures, les Occidentaux pleurent la mort des deux employés de l’ambassade de l’entité sioniste à Washington et mettent en garde contre la montée significative de l’antisémitisme.
Dans le débat international sur le conflit israélo-palestinien, une dérive inquiétante se consolide: l’assimilation systématique de toute critique de l’entité sioniste à de l’antisémitisme. Cette tendance, qui se répand dans les cercles politiques, médiatiques et même académiques, représente une menace grave à la liberté d’expression, mais aussi à la cause même qu’elle prétend défendre — la lutte contre la haine réelle à l’égard des juifs.
Il est impératif de rappeler une distinction essentielle: le judaïsme est une religion, les juifs une communauté diverse, et l’entité sioniste un État. Critiquer la politique de ce dernier, notamment ses violations du droit international, l’occupation de territoires, les bombardements à Gaza ou l’apartheid dénoncé par des ONG internationales, n’a rien à voir avec une haine des juifs. Pourtant, nombre de voix — intellectuels, militants des droits humains, journalistes — se retrouvent rapidement étiquetées comme antisémites dès lors qu’elles osent dénoncer les exactions israéliennes.
Cette confusion volontairement entretenue sert un objectif politique précis: disqualifier toute opposition à la politique sioniste en l’associant à une idéologie haïssable. Il s’agit d’une instrumentalisation cynique d’une lutte noble, celle contre l’antisémitisme, pour faire taire les défenseurs des droits des Palestiniens.
Pire encore, ce phénomène s’inscrit dans une hypocrisie occidentale flagrante. Alors que les gouvernements européens et nord-américains s’empressent de condamner l’attaque de Washington, ils restent étonnamment silencieux, ou à peine préoccupés, face aux souffrances des Palestiniens. L’indignation à géométrie variable est devenue la norme : un mort sioniste suscite une vague de compassion internationale, tandis que des milliers de civils palestiniens tués sont relégués à de simples «dommages collatéraux».
Ce deux poids deux mesures alimente un ressentiment profond dans les opinions publiques du Sud global, mais aussi chez de nombreux citoyens occidentaux soucieux de justice. Il mine la crédibilité morale des puissances qui prétendent défendre les droits humains tout en fermant les yeux sur des crimes flagrants commis avec des armes qu’ils fournissent eux-mêmes.
La lutte contre l’antisémitisme doit rester un combat universel et sincère, mais elle perd en force et en légitimité lorsqu’elle devient un outil politique au service d’un État qui se veut au-dessus de la loi. L’antisémitisme est devenu un bouclier pour justifier l’injustifiable-
Il est temps que le débat retrouve de la nuance et du courage. Défendre les droits des Palestiniens n’est pas un acte de haine, c’est un engagement pour la justice. Et dénoncer les dérives de l’entité sioniste ne fait pas de quiconque un antisémite, mais un citoyen conscient, refusant que la morale soit l’otage de la géopolitique.
J.H.
Crédits bancaires : Est-il possible d’assouplir les procédures?
La députée Fatma Mseddi ne veut plus de garanties excessives …
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Accéder aux prêts bancaires en Tunisie est tellement une tâche compliquée et difficile qu’une initiative législative sera présentée à la Commission de la législation générale afin de rendre plus facile l’octroi d’un prêt…
Les procédures et les règles portant sur l’octroi de prêts bancaires sont dans le collimateur de la députée Fatma Mseddi, qui, par le biais d’une initiative législative, veut rendre plus facile l’obtention d’un prêt et surtout rendre plus équitables les rapports Clients-Banques, notamment au niveau des garanties exigées par les établissements bancaires dont la valeur est plus élevée que la valeur de l’emprunt demandé, «Nous nous sommes retrouvés confrontés à un vide législatif, et c’est la coutume qui régit les garanties bancaires», a-t-elle indiqué dans une intervention sur radio Express fm et relayée par Business news. Et d’ajouter : «Cette initiative permet d’obtenir un prêt d’un montant égal à celui de la garantie présentée». Interrogé à ce sujet, l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi, nous a précisé: «Il ne faut pas confondre les prêts particuliers accordés généralement aux salariés et prêts dits d’investissement. De fait, il est important de noter que cette initiative législative concerne ces prêts destinés à l’investissement. D’ailleurs, la députée Fatma Mseddi a bien précisé que l’initiative prévoit, en cas de politique étatique de stimulation de l’investissement dans un secteur précis, que les banques doivent accorder des prêts avec des garanties inférieures à la valeur du prêt. Selon toujours Mseddi, il est important de favoriser l’octroi de prêts d’une valeur supérieure à celle des garanties, dans les zones où les investissements et le développement sont faibles. Alors, à mon avis, cette initiative si elle est adoptée, elle va résoudre le problème du financement des projets en Tunisie dont les schémas souffrent de plusieurs anomalies et d’injustice». Que faut-il, de fait, faire pour assouplir les procédures en matière d’octroi de crédits?
Justice et transparence…
Alors que l’obtention d’un crédit dans les pays occidentaux est devenue une opération bancaire banale, la Tunisie tarde encore à assouplir les démarches donnant aux banques le droit de fixer les règles, ce qui a engendré plusieurs abus et de l’injustice entre clients. Selon notre expert du jour, en l’occurrence l’économiste Mohamed Salah Jennadi: «Même si nous sommes encore loin de la réglementation en vigueur dans les pays occidentaux en matière d’octroi de crédits, il faut tout de même reconnaitre que, depuis 2024, nous assistons à un changement qui est de nature à assouplir les démarches et les règles. Le dernier rapport de la Banque centrale de Tunisie (BCT) indique que les banques tunisiennes ont réalisé des bénéfices nets de 1.500 millions de dinars en 2023, contre 1 200 millions en 2022, soit une hausse de 300 millions de dinars, ce qui témoigne de la résilience du secteur bancaire malgré des conditions économiques difficiles. Un nouveau décret gouvernemental stipule, en effet, que 8% de ces bénéfices, soit environ 120 millions de dinars, doivent être affectés au financement de crédits sans intérêts ni garantie, destinés à aider les particuliers et les entreprises en difficulté. Cette mesure va apporter un soutien important aux petites entreprises et aux ménages en difficulté, tout en contribuant à la relance économique du pays. Toutefois, la mise en place du texte d’application sera cruciale pour garantir une répartition juste et efficace de ces crédits d’où l’importance de cette initiative présentée par la députée Fatma Mseddi. Environ 120 millions de dinars sont, alors, alloués au financement de crédits sans intérêt ni garantie. Ces prêts, dits “sur l’honneur”, visent à soutenir les particuliers et les entreprises dans le besoin. L’on déduit ainsi que les autorités tunisiennes doivent instaurer un modèle financier plus inclusif, en mobilisant une part des profits des banques pour répondre aux besoins sociaux et économiques».
M.B.S.M.
Le bouquet « 5/5 » dans trois salles de cinéma: N’hésitez pas à faire partie de l’expérience
Par Imen Abderrahmani
Ils sont cinq courts-métrages entre fiction et documentaire au programme de cette initiative visant à diffuser ces productions négligées très souvent par les distributeurs.
Chaque année, nombreux sont les courts-métrages tunisiens produits. Qu’il soit documentaire et de fiction, ces films qui sont très souvent programmés lors des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), sélectionnés dans quelques festivals internationaux avec une « durée de vie » assez courte. Presqu’absents de la programmation quotidienne, ces films s’ajoutent au parcours de l’artiste mais ne parviennent que rarement au grand public pour de nombreuses raisons dues très souvent à la distribution.
Exercice essentiel pour tout réalisateur afin qu’il acquiert l’expérience nécessaire, et qu’il maîtrise ses outils, le court-métrage en Tunisie a été et est au cœur de nombreuses initiatives visant à le valoriser à commencer par les films d’écoles qui sont la colonne vertébrale de plusieurs manifestations dont nous citons notamment le Festival international du film amateur de Kélibia et du « Ciné’ Parcourt ». Pour les professionnels, nombreux sont les festivals qui accordent une place de choix pour les courts-métrages ou qui ont choisi de se spécialiser de ce genre de films. Et pourtant ces films restent loin du public, en l’absence d’une programmation continue dans les quelques salles de cinéma qui restent. Une programmation intelligente et sérieuse qui peut briser la glace entre le spectateur et le court-métrage.
Voulant changer la donne, « 5/5 » a été lancée. Une initiative offrant à voir un bouquet de courts-métrages tunisiens dans trois salles de cinéma et ce à partir d’aujourd’hui jusqu’au dimanche 1er juin.
5 films en 1 séance
Le programme proposé comporte une sélection de films abordant différentes thématiques et réalisés ces dernières années. Ces films seront projetés dans les salles suivantes, partenaires de l’évènement placé sous slogan : « 5 films, 5 histoires et 1 séance ». Il s’agit du « Majestic-Bizerte », « Alhambra Zephyr »- La Marsa et « Amilcar »-Manar.
A l’affiche : « Keratin day » de Sami Tlili, un court-métrage de fiction de 11 mn avec au casting une pléiade d’acteurs chevronnés : Najla Ben Abdallah, Riadh Hamdi, Ghazi Zaghbani, Bahri Rahali, Mohamed Mnasria et Oussama Zarrouk. Faisant partie de la sélection du Red Sea International Film Festival et concourant pour l’un des prix de la compétition officielle des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) en 2023, le film est une histoire amusante même surprenante qui se produit dans un salon de coiffure masculin.
Qui a dit que « L’argent ne fait pas le bonheur, mais y contribue » ? « Braquage », court-métrage de fiction de Bilel Bali est une galerie de portraits d’hommes et de femmes à la chasse de l’argent. Des personnes qui sont prêtes pour aller jusqu’au bout, jusqu’à l’inattendu et qui sont racontés par Salah Mseddek, Najoua Zouhair, Fatma Sfar, Ghazwa Kloub, Monem Chouayet, Arbi Ben Sâel, Salim Boucheyfa, Yasmine Ajengui, ChaimaRihawli, Salim Dhib…
Lauréat du prix du meilleur court-métrage de fiction dans le cadre de la 3ème édition du Festival du Cinéma arabe de Muscat à Oman, programmé dans plusieurs festivals notamment les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) et Festival International du Cinéma de Yasmine Hammamet, au Festival Musique & Cinéma de Marseille, « Frida » de Mohamed Bouhjar (fiction de 20 mn) est l’histoire d’un combat que mène une institutrice pour l’égalité des genres contre tout un système. L’histoire est portée par Sabah Bouzouita, Kamel Touati, Walid Ayadi et Souraya Bougandoura.
Fiction de 26 mn, avec à l’affiche Wajiha Jendoubi, Chedly Arfaoui, Nejib Belkdahi et Slah Mseddek, « Rehla» (ça roule) suit les aventures de Habib qui a choisi d’aller avec sa famille pour des vacances à Zarzis pour faire voir à ses enfants le pays autrement. Mais, leur chemin n’a pas été facile. Tant d’imprévus ont surgi…
A ces quatre courts-métrages de fiction s’ajoute, le documentaire « El Casino » de Wala Eddine Tlili et Roua Tlili. Dépoussiérant l’histoire de l’ancien casino de Hammam-Lif, monument de style néo-mauresque inauguré en 1894, ce film a été produit dans le cadre de la série « 10 sites, 10 docs – Ciné-Patrimoine », autour du patrimoine tunisien.
I.A.
La ministre des Affaires Culturelles, Amina Srarfi, présente à la 5ème Conférence des ministres de la Culture de la Francophonie
La ministre des Affaires Culturelles, Amina Srarfi, participe à la 5ème Conférence des ministres de la Culture de la Francophonie qui a démarré le 22 mai pour se clôturer aujourd'hui, le 24 mai 2025, à Québec, au Canada, indique un communiqué de son département publié, vendredi, après-midi.
Dans le cadre de la participation tunisienne à cette 5ème Conférence organisée sous l’égide de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et du gouvernement du Québec, la ministre et l’ambassadeur de Tunisie au Canada, Lassaad Boutara, ont assisté aux événements organisés, jeudi, à l’ouverture de la Conférence, indique la même source.
En marge de la conférence, Amina Srarfi a eu des entretiens avec plusieurs ministres canadiens, à savoir Mathieu Lacombe, ministre de la Culture et des Communications, ministre responsable de la Jeunesse et ministre responsable de la région de l’Outaouais, Steven Guilbeault, ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles et Martine Biron, ministre des Relations internationales et de la Francophonie auprès du Gouvernement du Québec.
La ministre des Affaires Culturelles s’est également entretenue avec son homologue congolaise Marie France Lydie Hélène Pongault, ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs.
L’avenir des cultures dans l’espace francophone et de la langue française à l’ère numérique est au cœur de la 5ème Conférence des ministres de la Culture de la Francophonie. Huit ans après la dernière édition organisée à Abidjan en 2017, c’est un rendez-vous essentiel qui a lieu, au croisement de la diplomatie culturelle et des politiques publiques francophones, a annoncé l’OIF.
Cette conférence constitue ainsi un moment clé pour penser ensemble les enjeux culturels globaux du monde francophone. L’objectif est de réfléchir à des solutions pour renforcer la visibilité, la diversité et la vitalité des expressions culturelles en français à l’ère du numérique.
Il s’agit également de faire le point sur les avancées communes pour la reconnaissance des industries culturelles comme moteur de croissance économique et continuer les efforts pour soutenir l’employabilité des jeunes.
Alors que les plateformes numériques tentent d’imposer une hégémonie, la Francophonie a son rôle à jouer dans la protection et la promotion de la diversité culturelle. Pour répondre à ce défi, la conférence réunit les différentes parties prenantes (artistes, secteur privé et partenaires techniques) pour accompagner les Etats et gouvernements sur les stratégies de découvrabilité à mettre en œuvre.
Notons que l’OIF compte 93 États et gouvernements dont 56 membres, 5 membres associés et 32 observateurs.
Le Quotidien avec TAP
Coupe de Tunisie - USM-ST (Demi-finale – Stade «Ben Jannet» à 15h30) : Les hôtes, pour mériter leur cote…
Par Wahid SMAOUI
Somptueuse affiche au «Ben Jannet» pour le compte d’un pénultième tour de coupe promis à un spectacle de haut vol. Entre une USM à la carrure avérée et un ST à la réputation de spécialiste bien établie, parée de surcroît du blason du détenteur du titre.
Après avoir bouté hors circuit deux gros calibres, le CA et l’ESS, les Bleus et les Rouge et Vert en découdront pour la cueillaison de l’inestimable sésame de l’apothéose de la saison, une place de finaliste pour commencer et dans la foulée, une exaltante belligérance pour le brandissement du fascinant trophée, l’affolante dame coupe. Pour les maîtres de céans, ce serait une juste récompense au regard de leur impressionnante montée en puissance depuis un bon bail maintenant. C’est un fait unanimement reconnu, l’USM fait désormais partie du gotha de notre football et depuis quelque temps elle se maintient méritoirement au pinacle du ballon rond national. Il ne lui manque que les titres pour enjoliver une galerie des trophées terriblement frappée de vacuité, en dehors d’une coupe remportée il y a peu encore, en 2020 aux dépens de l’EST (2-0). Insignifiant pour un club centenaire, âgé plus exactement de 102 ans. Après avoir raté de façon aussi guignarde que jobarde sinon le sacre, du moins l’opportunité d’y concourir dans une sorte de finale de championnat contre l’EST lors de l’épilogue du présent exercice, les Ribatiens tiennent mordicus à corriger la trajectoire afin de ne pas sortir une nouvelle fois bredouille d’une saison aussi louablement animée. D’ailleurs, on dirait que, contrairement à la pratique communément répandue, c’est cette grande dame qu’est la coupe qui leur fait les yeux doux, qui les courtise rien que pour l’ébouriffant tirage qu’elle leur a réservé et ce, depuis les 16es de finale, soit quatre tours, l’exhaustivité du parcours, dans l’habit d’hôte. Ainsi les Bleus ont-ils offert l’hospitalité respectivement à la JSO (2-1), l’AS Djelma (5-0), le CA (3-0), outre l’empoignade de tout à l’heure face au ST. Alors, les Usémistes donneront-ils une suite favorable à l’instante sollicitation de « Madame la Marquise » en compostant leur billet pour la troisième finale de leur histoire après celles de 2009 soldée par une défaite face au CSS (0-1 AP) et 2020, soit le seul accessit de leur carrière ?
Un bohémien aguerri …
Carrément aux antipodes, les Stadistes sont plutôt abonnés à l’épreuve du déplacement. Déjà dans le droit fil de l’exercice écoulé qui les a vus disputer tous leurs matchs de coupe à l’extérieur, ce qui ne les a pas empêchés de lever haut leur 7e coupe, les Beylicaux, en dehors de leur rencontre des 16es de finale au Bardo contre l’EO Sidi Bouzid (1-0), ont été contraints de jouer hors de leurs bases, à la Manouba (2-0) et à Sousse (1-0), outre leur herculéenne explication de cet après-midi au « Ben Jannet ». Alors, un mal pour un bien pour les Hlel et consorts ? Vraisemblable pour la bonne raison que le style de jeu des Stadistes, qui privilégie le déploiement en transition, sied parfaitement au contexte du match. Parviendront-ils à en réchapper une nouvelle fois et à sortir d’affaire tout aussi savamment ? Sachant qu’il n’y a pas plus averti que ce futé de Benzarti pour trouver la parade ? A Chokri Khatoui de concocter à son tour la panacée comme il l’a si ingénieusement fait à Sousse. Et ce, dans une enthousiasmante postulation à en découdre pour une 13e finale et une 8e coupe à moissonner, la deuxième de suite.
W.S.
















