Au Théâtre Municipal de Tunis : Ces cinq œuvres théâtrales marquantes de la saison…
Par Imen Abderrahmani
Avec « Danse céleste », le coup d’envoi de la 5ème édition du festival « La Semaine du théâtre municipal » sera donné ce soir, à 18h00. Un bouquet d’œuvres théâtrales qui ont marqué la saison est à l’affiche de la manifestation.
Evènement culturel et théâtral phare qui semble couronner la saison et annoncer les couleurs de la programmation festivalière estivale, la Semaine du théâtre municipal se veut une nouvelle occasion pour le grand public afin qu’il découvre ou redécouvre des œuvres de qualité qui ont marqué la saison. Annoncée du 20 au 24 mai, évidemment au Théâtre municipal de Tunis, joyau architectural de la ville de Tunis, cette 5ème édition s’ouvrira avec une co-production du Théâtre National Tunisien (TNT) avec les Centres d’art dramatique et scénique de Zaghouan et du Kef. « Danse céleste », œuvre à la croisée des chemins, entre le poétique, le spirituel, l’humain, le terrestre, le mystique, le matériel et l’immatériel… Une œuvre entre deux mondes comme cette danse effectuée par les derviches tourneurs, liant par leurs pas comme par le mouvement de leurs mains, le ciel à la terre.
Triplement signée par Taher Issa Ben Larbi (texte, scénographie et mise en scène), «Danse céleste » explore les liens entre l’amour humain et l’amour mystique, s’appuyant sur l’histoire de cette rencontre insolite, extraordinaire entre Jalal Al Din Al Rumi et Shams Al-Din Al-Tabrizi.
Partant de l’histoire de Héla, jeune femme emprisonnée dans les convictions sociales et qui croit que l’obéissance à l’homme fait partie de ses devoirs. Elle découvre que l’amour n’a rien avoir avec la soumission. Elle s’interroge sur l’essence de l’amour, sur l’amour entre le céleste et l’humain. La lecture d’un roman bouleverse sa vie. Là- voilà amoureuse de l’auteur, à la phase terminale de sa vie, souffrant d’un cancer… Grâce à lui, elle a découvert la poésie, le cinéma… Comme Jalal Al Din Al Rumi a guidé les pas de Shams Al-Din Al-Tabrizi, cet auteur a guidé ses pas et lui a ouvert d’autres chemins.
A l’ouverture de ce festival, « Danse céleste » » réunit une pléiade de talentueux acteurs, à savoir Mouna Noureddine, Hajar Hammouda, Khaled Zaidi, Lazhar Farhani, Abdel Karim Banneni, Shaima Zazaa, Hamza Ouertani, Mounir Khazri, Imen Mannai et Emna Mahbouli.
De belles œuvres à l’affiche
Le programme de cette 5ème édition offre à voir également « Under pression » de Rayan Kayraouani, production du Centre d’art dramatique et scénique du Kef. Présentée dans quelques manifestations nationales, l’œuvre qui a été primée également au Festival international d’Erbil (Irak), valant à Mounir Khazri, le prix du meilleur acteur, sera une belle découverte pour le grand public. Sa programmation constitue une belle reconnaissance pour le Centre du Kef et son équipe.
« Othello et après » de Hamadi Louhaïbi, une production du Centre culturel international de Hammamet, est également à l’affiche de ce festival. Explorant d’après un texte de Boukthir Douma, la dualité du mal et du bien, l’amour et la haine, cette œuvre est une adaptation libre de l’œuvre éponyme de Shakespeare, avec au casting Mhadheb Rmili, Mohamed Chawki Khouja, Bahram Aloui, Samia Bouguerra, Ibaa Hamli et Faten Chouabi, avec la participation spéciale d’Ahmed Mejri.
Il est à noter que l’œuvre a été doublement primée au Festival international de théâtre de Bagdad (10-18 décembre 2024), remportant deux prix : le prix du meilleur texte théâtral attribué à Boukthir Douma ainsi que le prix du meilleur acteur, décerné à Mhadheb Rmili.
Production du Centre d’art dramatique et scénique de Médenine, « Gouna : salle d’attente » de Farhat Debbech a réussi à faire parler d’elle tout au long de la saison. Œuvre touchante où on raconte comment le pays s’est transformé en une grande salle d’attente où chacun attend son rôle pour quitter.
Pour la clôture de l’édition, les organisateurs ont opté pour « Toxic Paradise » (Bakhara) de Sadok Trabelsi. Produite par le Théâtre de l’Opéra, multiprimée, l’œuvre est le récit amer du quotidien des habitants de Gabès qui suffoquent de la pollution…La tragédie de cette famille tunisienne est racontée sur scène par Mariem Ben Hassan, Baligh Makki, Bilel Slatnia, Ali Ben Said et Ramzi Azaiez.
Il est à rappeler que toutes les œuvres sont présentées à 18h00, toujours sur la prestigieuse scène du Théâtre Municipal de Tunis.
I.A.
Coupe de Tunisie - Quarts de finale : CA et Zarzis, à fond le calice
Par Wahid SMAOUI
EST-USM-ST-USBG, tel est l’heureux quatuor qui a réchappé d’un tour à deux visages : un premier ayant honoré les attributs d’un match de coupe, à Ben Guerdane et Sousse, un second, à Radès et Monastir ayant donné à voir un hiatus béant entre vainqueurs et vaincus.
En match avancé ayant nécessité le recours aux prolongations et à l’issue d’un haletant chassé-croisé, l’USBG et EGSG n’ont pu se départager (2-2). Par deux fois, les Gafsiens mènent au score, manquant d’un rien d’abréger les débats en leur faveur dans le temps règlementaire, mais les gars de Ben Guerdane sont parvenus à égaliser, en faisant de même lors des prolongations. Un suspense qui est allé en crescendo lors de l’éprouvante séance des tirs au but et au final, les maîtres de céans, un tantinet mentalement plus solides l’emportèrent (8-7), les Oasiens tombant avec les honneurs.
Le lendemain, les trois autres rencontres étaient bien parties pour nous valoir une adversité encore plus acharnée mais hormis l’affiche de l’Olympique de Sousse, les explications de Radès et de Monastir ont quasiment tourné à un one-man-show, une sorte de soliloque exécuté par les équipes hôtes, l’EST et l’USM qui ont presque corrigé contre toute attente les Sang et Or du Sud et un CA qui a confirmé les indénombrables désagréments qui l’ont acculé à une calamiteuse fin de saison.
Le duel des Espérances a finalement accouché d’un simulacre de football au vu de la différence de classe entre les deux équipes, du moins concernant ce match en question car au vu de ce dont les Sudistes ont fait étalage cette saison, nous nous attendions à une opposition autrement relevée, voire l’éventualité d’un petit fait d’armes de leur part. Au final, il n’a fallu aux Tunisois qu’une mi-temps pour faire l’emballage, voire 3 petites minutes à deux reprises, les premières de la partie d’abord, qui ont vu Blaïli ouvrir la marque, un but qui a considérablement radouci l’ardeur des Sudistes, et les dernières de la période initiale opportunément mises à profit par les Jabri et compères qui ajoutèrent en un rien de temps deux autres buts ayant eu l’effet d’un coup de massue, synonyme d’estocade finale. L’irréductible boni pour les Tunisois est d’avoir enjambé ce tour de coupe avec le moins d’efforts possible, quand bien même le relâchement de la seconde période leur aurait coûté un but par l’inévitable Snana, en guise de baroud d’honneur.
Et si c’était un gros mensonge?
Annoncée à grand bruit comme un fastueux moment de football, l’empoignade USM-CA s’est en dernier ressort apparentée à un spectacle-solo. C’est qu’il n’y avait en effet qu’une seule équipe sur le terrain, des Bleus on ne peut plus studieux face à des Clubistes à rappeler expressément à leurs chères études. Plus on s’enhardissait dans le match, plus on se rendait compte que Faouzi Benzarti avait scrupuleusement préparé son coup et que Bettoni confirmait ses errements, voire divagations. Côté usémiste, l’ascendant de mise s’est traduit par un quadrillage méticuleux du terrain, une manifeste supériorité dans les duels, une complémentarité de bon aloi entre les joueurs, chacun sachant pertinemment le rôle qui lui est dévolu et comme éloquente illustration la prestation d’Orkuma, en phase défensive ou dans la transition, le tout sur fond de constant pressing, cher à Benzarti. En face, le b.a.-ba du football faisait cruellement défaut au vu des carences aux plans du positionnement/repositionnement, de la répartition des tâches, de la créativité, si bien qu’il n’y avait pas d’idées directrices… On a du mal à comprendre l’absence d’une véritable pointe de l’attaque dès le début ou au pire, dès la seconde mi-temps, à même de fixer la défense adverse, d’effectuer des appels, des remises… Déjà à 11 contre 11, les Ribatiens étaient outrageusement dominateurs, à 11 contre 10, il n’y avait pratiquement plus de match, l’incurie tactique ayant été « agrémentée » de cafouillis comportemental, allusion au carton rouge gratuit écopé par le Libyen Mesmari. «Défaite logique. Ils étaient meilleurs que nous. On reste sur un mois catastrophique. On a fait de bonnes choses jusqu’au derby puis on a craqué… Dommage pour le public…». C’était un condensé des déclarations d’après-match de Bettoni. Il n’y a pas plus éloquent que cet aveu d’impuissance, d’abdication et de reddition pour comprendre l’ampleur de la banqueroute clubiste, du coup de Trafalgar qui a mis en colle le club. Le projet CA version Bettoni, l’« alter ego » de Zidane s’est-il avéré au final un gros mensonge ? La démission en bloc du bureau directeur de Haykel Dkhil a de quoi le corroborer.
Les Beylicaux, à l’italienne
A Sousse, le détenteur du trophée, un ST qui n’était pas sans rappeler le Onze fringant de la phase aller, a réédité le même coup de la saison dernière au même stade de l’épreuve. Les Vert et Rouge ont quasiment joué à l’italienne, appliquant un bloc médian compact, un pressing plus ou moins haut cristallisé par un premier rideau formé des attaquants Saâfi, Kadida et Ouerguemmi et par à-coups, une défense en ligne chaque fois qu’une longue transversale en direction de Chaouat était pressentie. La principale consigne que Chokri Khatoui aurait prodiguée était visiblement de ne pas encaisser de but, de tenir en respect l’adversaire le maximum possible. Pour ce faire, il fallait faire preuve de patience, attendre tranquillement son heure pour finir par porter le coup fatal. Ce qui advint, moyennant des changements opportuns, comme celui de Khalil Ayari, une jeune pousse promise à un avenir radieux, de cette race d’attaquants au don de dribbleur en voie d’extinction. Sa manière de louvoyer, après avoir mis dans le vent plusieurs défenseurs étoilés sur l’action du but en est une parfaite illustration. Quant aux Sahéliens, ils ont pâti d’une défense, notamment centrale, lourde, alors que devant, leur jeu était facilement décodable, l’option Chaouat étant pratiquement la seule privilégiée.
W.S.
Dorra Sfar remporte deux prix du Festival international de Tanger grâce à « Mima »
Le court-métrage « Mima » écrit et réalisé par Dorra Sfar a remporté le prix de la meilleure réalisation et de la meilleure interprétation féminine dans la compétition des films d'écoles de cinéma, à la quatrième édition du Festival International du Cinéma Réalité, à Tanger au Maroc.
Le palmarès de cette édition 2025 tenue du 14 au 18 mai, a été dévoilé, dimanche au cours d'une cérémonie organisée au centre culturel de Beni Makada de la ville de Tanger.
« Mima » (16') est une production de 2024 qui figurait parmi une sélection de six films d'étudiants en cinéma représentant le Maroc (3), l'Égypte, l'Irak et la Tunisie.
Le jury a décidé de décerner le prix de la meilleure réalisation à Dorra Sfar et celui de la meilleure interprétation à Hajer Fehri pour son rôle d'une grand-mère.
Dorra Sfar est également lauréte d'une mention spéciale de la meilleure réalisation à la 14ème édition du Festival international du film pour l'enfance et la jeunesse (FIFEJ), tenu du 8 au 12 avril 2025
« Mima » retrace le retour d'une jeune réalisatrice tunisienne dans sa ville natale pour tourner un film dans la maison où elle a passé son enfance. Elle découvre alors que la maison est mise en vente. Elle est tiraillée entre ses racines et le désir de fuir à nouveau vers d'autres cieux.
Critics Awards for Arab Films 2025 : Adam Bessa et Amine Bouhafa parmi les lauréats
Le cinéma tunisien a remporté deux prix lors de la neuvième édition des Critics Awards for Arab Films 2025, un événement annuel qui met en lumière les talents du monde arabe, organisé en marge du Festival de Cannes, a annoncé le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI) : Le prix du meilleur acteur décerné à Adam Bessa pour son rôle dans le film « Les fantômes » (France- Tunisie) et le prix de la meilleure musique attribué à Amine Bouhafa (France- Tunisie) pour le Film « Aicha ».
La ministre des Affaires Culturelles ambitionne inscrire le costume traditionnel de Mahdia et la Jebba au patrimoine immatériel de l’UNESCO
La ministre des Affaires Culturelles, Amina Srarfi, a annoncé, dimanche soir, depuis le musée archéologique de Salakta (Mahdia), qu’une proposition a été faite en vue d’inscrire le costume traditionnel de Mahdia et la « Jebba » tunisienne au patrimoine immatériel de l’UNESCO.
La ministre s’exprimait à l’occasion de la cérémonie clôture de la 34ème édition mois du patrimoine qui a eu lieu au Musée archéologique Salakta indiquant un évènement qui se tient au terme d’un mois riche en festivités dédiées au riche patrimoine matériel et immatériel national.
Organisé chaque année du 17 avril au 18 mai, le mois du patrimoine 2025 a été placé sous le thème « Patrimoine et art, mémoire de civilisation ».
La ministre a souligné que le choix porté sur le musée de Salakta pour abriter la cérémonie de clôture de cet évènement s’inscrit dans le cadre de la stratégie du ministère en vue de promouvoir le patrimoine culturel national à travers l’usage des technologies.
Elle a évoqué le « Hackathon » immersif lancé depuis Salakta et visant à valoriser le patrimoine par le biais du numérique, indiquant une première expérience à laquelle a participé un groupe de jeunes et 20 institutions culturelles émergentes.
Baptisée « Hack the Heritage – Édition Salakta » ce Hackathon tenu du 15 au 18 mai, est une initiative organisée en partenariat entre le Centre international de Tunis pour l’économie culturelle numérique (TICDCE), la Cité de la Culture et l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC). Cet évènement a pris fin par la remise des prix aux lauréats.
La programmation culturelle et artistique au musée de Salakta a été marquée par un mapping projeté sur la façade du musée et une visite virtuelle dans l’histoire du musée et de la région à travers des images basées sur la technologie de l’hologramme.
Le musée de Salakta est situé au village côtier de Salakta, un nom dérivé du toponyme latin Sullecthum. Construit dans les années 1980, à côté d’une nécropole romaine, le musée expose des objets archéologiques provenant de l’antique Sullectum ainsi que d’autres agglomérations côtières avoisinantes.
Dans les trois salles du musée sont exposées des antiquités puniques et romaines découvertes dans le site de Sullecthum et sa région. La période punique est représentée par des objets funéraires dont un sarcophage en bois, du IVe s. av. J.-C., et des poteries : jarres, lampes, écuelles en terre cuite modelée. La période romaine est représentée par des objets qui reflètent la prospérité économique de Sullecthum en tant que ville portuaire.
Plusieurs spectateurs, notamment des créateurs, ont assisté à cette soirée de clôture du 34ème du mois du patrimoine qui a pris fin par un spectacle de la Troupe nationale des arts populaires.
Le Quotidien avec TAP
A El Teatro : Etes-vous bien sûr d’être normal ?
L’espace El Teatro proposera, le 21 mai à partir de 19h30, la première de la pièce de théâtre « Tic Toc », œuvre adaptée et mise en scène par Youssra Amouri. La pièce tire ses racines du livre de Laurent Baffie intitulé « Toc Toc » et également de la pièce de théâtre éponyme, créée en 2005 au théâtre du Palais-Royal à Paris. Jouée pendant plus de deux ans et demi, elle a été reprise au Québec et en Belgique, puis traduite et jouée en Espagne par Julián Quintanilla, et en Catalogne par Jordi Galceran. L’histoire se déroule dans la salle d’attente d’un neuropsychiatre.
« Ils sont sept. Sept corps agités, sept cerveaux en boucle, sept façons de tenir debout dans le chaos. À force d’attendre, ils se rencontrent. À force de se fuir, ils se dévoilent. Ou l’inverse. Difficile à dire — l’horloge déraille, et le docteur est en retard. Très en retard… Quand la folie douce est collective, elle devient presque logique. Une comédie satirique, burlesque et fragile, où l’absurde est roi, et où personne n’est tout à fait sain d’esprit », lit-on dans le synopsis de cette comédie dont la durée est de 1h20.
Le chanteur tunisien Amir Abdallah, demain, sur la scène de l’Institut du Monde Arabe à Paris
Le chanteur tunisien Amir Abdallah est à l’affiche d’un concert exceptionnel réunissant trois solistes maghrébins, qui sera donné, demain, le mardi 20 mai, au siège de l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris.
Ce concert sera donné à la clôture de la journée de rencontres dédiée à « La pensée et la création au Maghreb », organisée en partenariat entre l’IMA et la Fondation de la pensée arabe, à l’occasion de la publication du treizième rapport sur le développement culturel dans le monde arabe intitulé « Cartographie intellectuelle et culturelle des pays du Maghreb ».
Amir Abdallah partagera la scène avec Chaïmae Imounachen du Maroc et Imène Sahir d’Algérie, pour célébrer fraternellement la musique arabo-andalouse et ses riches déclinaisons.
L’Orchestre sera composé de Farhat Bouallagui, à la direction d’orchestre et au violon, Farouk Benny au clavier, Imed Labidi a la derbouka, Abdellah Benkirane aux percussions (târ, daff) et Sofiane Negra au oud.
Amir Abdallah est un chanteur tunisien dont l’art vocal s’exprime à travers une voix puissante et authentique. Amir Abdallah maîtrise un large éventail de registres musicaux, allant du malouf tunisien traditionnel aux styles contemporains, qu’il explore avec sensibilité et créativité. Son univers musical s’articule entre créations originales et reprises réinterprétées.
Le Quotidien avec TAP
L’Espagnol Javier Puig raconte le monde à l’espace Sadika
L’espace Sadika Keskes à Gammarth accueille à partir d’aujourd’hui l’artiste Espagnol Javier Puig Saura qui partage avec le public une exposition de photographies, mettant en lumière la richesse et la diversité culturelle des peuples qu’il a côtoyés. « Certaines œuvres, en tirage noir et blanc, effacent presque l’image pour ne laisser la place qu’à une animation linéaire de la toile évoquant une calligraphie dans toute sa splendeur », lit-on dans les notes de présentation de cette exposition où l’esthétique des œuvres « est accentuée par le fait que les photos sont tirées sur toile. La touche du pinceau ou plutôt le regard de Javier Puig Saura, fait jaillir de véritables peintures ».
Intitulée « Invitation au voyage », cette exposition convie le visiteur à aller sur la trace de l’artiste et à voir à travers son objectif et son talent le monde autrement, de se plonger au cœur de l’Humain dans toute sa splendeur. L’expo est un voyage au cœur de la diversité culturelle, naturelle et ethnique, offrant un moment de bonheur et d’émerveillement.
Il est à noter que le vernissage est pour cet après-midi, à 18h00.
Tirage au sort des demi-finales
Le tirage au sort des demi-finales de la coupe de Tunisie effectué ce soir aux studios de la télévision Tunisienne a donné lieu à deux oppositions loin de la capitale.. Le premier match opposera l'USMonastir au Stade Tunisien samedi prochain à Monastir alors que le second verra l'USBGuerdane recevoir L'Espérance de Tunis, dimanche. Le coup d'envoi des deux rencontres sera donné à 16 heures.
J B.
Coupe de Tunisie : L'EST, l'USM et le ST passent, le CA et l'ESS déçoivent
Par Jamel Belhassen
Après l'USBGuerdane, qualifiée, samedi aux demi-finales. voilà que L'Espérance, large vainqueur de l'ESZarzis, l'USMonastir conquerant devant un C.Africain fantomatique et le STunisien qui a ramené une qualification in-extremis de Sousse.
EST-ESZ (3-1): Les atouts offensifs des Tunisois
A Rades, les Sang et Or de Tunis se sont promenés en première mi-temps contre leurs homologues de Zarzis. Trois buts de Blaili (3e), Sasse (.41e) et Jabri ( 43e) ont scellé le sort de la partie. Après la pause, Kanzari opéra plusieurs changements, le rythme à baissé et les visiteurs qui ont perdu leurs illusions se sont contentes d'un seul but pour l'honneur, signé Snana à la (74e).
USM- CA (3-0)Supériorité manifeste des Monastiriens
Au stade Ben Jannet, l'USMonastir, en verve, a bien exploité la mauvaise passe du C.Africain pour assurer une qualification éclatantes. Le score final de trois à zéro résume à lui seul la différence de niveau. Mastouri à la (9e), Ganouni à la (40e) et Harzi (90+2e) ont mis à mal Yefreni et sa défense. Les Rouge et Blanc, déjà mal au point depuis quelques semaines et en butte à des problèmes de tous genre ont souffert davantage après l'expulsion de Mesmary à la (51e). Voilà une nouvelle année blanche pour les Clubistes et un nouvel acquis pour l'USMo, déjà qualifiée pour la Ligue des champions.
ESS- ST ( 0-1) Les Stadistes y ont cru jusqu'au bout
A Sousse, l'opposition entre Étoilés et Stadistes n'a pas connu un niveau élevé de football. Le jeu haché fait de duels et d'engagement à duré presque tout le temps. Il fallu attendre la 88e minute pour voir le jeune Ayari effectuer un slalom au milieu de la défense étoilée pour tirer sur le poteau. Kadida, à l'affût, n'eut qu'à pousser le cuir dans les filets. Un but qui mit le feu aux poudres dans le camp des Saheliens, joueurs, public et responsables. Le match est allé jusqu'à la 101e minutes. Les Stadistes ont résisté et ont arraché une qualification méritée aux demi-finales. Un autre pas sur le chemin de la défense du trophée remporté la saison écoulée.
J.B.
CA: démission collective du Bureau Directeur
Rien ne va plus au Club Africain. Les mauvais résultats et la dégradation de l'ambiance autour du club aidant, le Bureau Directeur, présidé par Haykel Dkhil vient de présenter sa démission et a appelé à la tenue d'une Assemblée Générale élective le 12 juin prochain. En attendant, il continuera à gérer les affaires administratives jusqu'à l'élection d'un nouveau Bureau. En outre, il appelle la désignation de deux contrôleurs des finances pour étudier la situation financière du club. Quant au sort de l'entraîneur des seniors David Bettoni, il semble scellé. Il partira. Le communiqué publié sur la page officielle du club a été transmis au comité des sages.
J.B.
Avec 2 millions de senior : Comment la Tunisie va gérer le vieillissement de la population?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La population tunisienne s’élève désormais à 11.972.169 âmes, et ce, selon les résultats du dernier recensement opéré en 2024. Fait marquant de ce recensement, le vieillissement de la société tunisienne. Quelles sont les retombées de cette tendance?
Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a annoncé hier, lors d’une conférence de presse tenue à Tunis, les résultats officiels du recensement général de la population et de l’habitat pour l’année 2024. Selon les chiffres dévoilés par l’Institut national de la statistique (INS), la population résidente en Tunisie s’élève à 11 972 169 habitants. Fait marquant de ce recensement est le vieillissement de la société tunisienne. En effet, le nombre d’enfants âgés de 4 à 6 ans est en forte baisse. Représentant 18,53 % de la population en 1966, le taux de cette tranche a chuté à 11 % en 1994, puis à 8,1 % en 2004. Elle est estimée à seulement 5,86 % en 2024. La même tendance est enregistrée pour la tranche d’âge de 4 à 15 ans, dont la proportion est passée de 27,79 % en 1966 à 18,6 % en 2004, puis à 16,77 % en 2024. La population en âge de travailler (15 à 59 ans) a également enregistré un recul. La part des personnes âgées de 60 ans et plus a connu cependant une progression notable, passant de 5,58 % en 1966 à 16,68 % en 2024, illustrant un vieillissement rapide de la population tunisienne. Cette tendance pose, de fait, plusieurs défis quant à la gestion de cette société vieillissante.
Selon, justement, l’expert en.économie et en finnances, Mohamed Salah Jennadi: «Démographie et économie ne font pas bon ménage particulièrement lorsque la tendance est pour le vieillissement. Cela suppose que la population active, minoritaire en nombre, doit travailler pour la population constituée des séniors qui est majoritaire en nombre. Alors, le déficit est énorme tant au niveau des dépenses pour la santé que pour le reste des prestations, notamment sociales». A quoi faut-il de fait s’attendre dans l’avenir?
Des défis, mais aussi des opportunités ...
Les experts s’accordent à dire que « le vieillissement de la société, un phénomène démographique majeur, engendre des effets significatifs sur divers aspects de la société, incluant l’économie, la santé, les relations familiales et le système de travail. Il se manifeste par une augmentation de la part des personnes âgées dans la population, entraînant des défis et des opportunités à relever». A cet égard, l’expert en.économie et en finnances, Mohamed Salah Jennadi, nous a confié : «L’on sait d’ores et déjà que les systèmes de retraite et de santé sont mis à rude épreuve, entraînant une augmentation des dépenses publiques.
Dans une étude dont les résultats ont été publiés récemment, on constate que le problème des charges sociales supplémentaires se pose, en effet, avec acuité et le coût de la couverture sociale devient de plus en plus lourd. Le vieillissement se traduit souvent au niveau des caisses de sécurité sociale «par un rapport démographique défavorable, c’est le rapport des
actifs aux inactifs assurés sociaux. Il signifie une charge financière pour les caisses qui, en dehors des prestations assurées à leurs affiliés actifs, doivent couvrir les soins d’un nombre croissant d’affiliés inactifs mais toujours à leur charge ». A ce titre, plusieurs indicateurs montrent les difficultés financières que connaissent les différentes caisses sociales en Tunisie. En fait, le déficit de ces caisses (CNRPS, CNSS, CNAM) qui continue de se creuser, nécessite des solutions urgentes de la part de l’État. Pour la CNRPS par exemple, selon les termes du PDG de la caisse, le nombre d’adhérents à la CNRPS est en train d’augmenter de 2,5% par an, alors que le nombre de retraités bénéficiant de revenus grâce à la caisse augmente de 5% par an. Il a précisé que l’augmentation des frais d’abonnement à la CNRPS n’est pas suffisante pour résorber un déficit estimé à 400 millions de dinars en 2020. Ce déficit serait même en train d’augmenter et il est nécessaire de trouver d’autres sources de revenus pour assurer la survie de la caisse. En outre, le PDG de la CNRPS a précisé que plusieurs facteurs tendent à aggraver le déficit des caisses de sécurité sociale comme le chômage et les bouleversements démographiques que connaît la société tunisienne».
M.B.S.M.
Kaïs Saïed «officialise» l’adhésion de la Tunisie au projet pharaonique de la Chine : Ne pas rester sur le bord de la route… de la soie
Par Hassan GHEDIRI
Tunisie a choisi de ne pas rester à la marge des «Nouvelles routes de la soie» et espère profiter des progrès promis par la Chine aux pays qui y participent…
Certes, ni contrat ni protocole d’accord qui actent, normalement, l’intégration au gigantesque projet chinois d’infrastructure des «Nouvelles routes de la soie» n’avaient été signés par la Tunisie. Osons dire, pourtant, que c’est officiel à 99,99%. C’est, du moins, ce que l’on peut deviner du communiqué présidentiel diffusé jeudi à la suite de la rencontre du Chef de l’Etat avec un membre du gouvernement chinois. En recevant au palais de Carthage M. Li Shulei, membre du bureau politique et du Comité central du Parti communiste chinois, Kaïs Saïed a souligné l’importance de l’initiative « la Ceinture et la Route » (le non officiel des Nouvelles routes de la soie) « à laquelle la Tunisie a adhéré en raison des opportunités de coopération et de partenariat réels qu’elle offre selon une nouvelle vision pour construire un monde plus humain », lit-on dans le même communiqué. En fait, c’est la première fois que la Tunisie déclare officiellement son adhésion au projet des Routes de la soie qui vise, selon Pékin, à construire des infrastructures maritimes, routières et ferroviaires en particulier dans les pays en développement.
Au risque de susciter le mécontentement et de nourrir les craintes de ses alliés classiques, principalement l’Union européenne et les USA qui observent avec une grande suspicion l’influence croissante de la Chine en Afrique, la Tunisie semble, en fait, miser, énormément aujourd’hui sur l’empire du Milieu pour la réalisation de grands projets d’infrastructures d’une importance cruciale pour le régime en place. Toujours d’après le communiqué de Carthage, le président de la république a exprimé à son invité la volonté de la Tunisie de poursuivre la coopération fructueuse avec la Chine dans les domaines des infrastructures et du transport.
Intégrer les Nouvelles routes de la soie cela signifie pour la Tunisie puiser des fonds colossaux et profiter des investissements pharaoniques programmés par l’Etat chinois dans le cadre de ce projet placé depuis son lancement en 2013, au cœur de la stratégie de Pékin pour accroître son influence à l’étranger. L’objectif de la Chine c’est de changer radicalement l’ordre économique mondial avec comme ambition de devenir, d’ici 2050, la première puissance économique. Le projet des Nouvelles routes de la soie, connu dans la terminologie officielle par l’initiative de la Ceinture et la Route (Belt and Road Initiative ; BRI) concerne aujourd’hui plus de 64 pays regroupant plus de 4,4 milliards d’habitants et représentant près de 40% du PIB mondial. La BRI se compose de deux routes internationales : la première retrace la route historique de la soie accédant à la Chine à travers l’Asie centrale et la seconde conduit les routes maritimes de la Chine à l’Asie du Sud-Est et l’Asie du Sud, l’Afrique et l’Europe.
Une porte d’entrée en Afrique
L’annonce (surprise) faite par Kaïs Saïed en déclarant que la Tunisie adhère à l’initiative des Nouvelles routes de la soie montre, on ne peut plus clairement, que notre pays ne veut point rester sur le bord de ces routes et cherche même à en être la porte d’entrée en Afrique. La Tunisie doit savoir bien profiter de ces routes en matière de développement des infrastructures.
Lors de la visite d’Etat effectuée par Kaïs Saïed à Pékin, fin mai début juin 2024, la Chine s’est dite disposée à soutenir les efforts de la Tunisie pour la réalisation des grands projets de développement. Au moins deux grands projets d’infrastructures parfaitement adaptés à la logique fondamentale des Nouvelles routes de la soie et qui sont, en même temps, capables de transformer l’économie nationale et inscrire le pays dans une spirale de croissance vertueuse. En l’occurrence une ligne ferroviaire moderne qui relie le nord et le sud de la Tunisie et le port en eaux profondes d’Enfidha.
Une ligne ferroviaire reliant le nord et le sud du pays permettrait de dynamiser les régions intérieures, souvent marginalisées, en facilitant le transport de marchandises et en réduisant les coûts logistiques. Un tel projet structurant serait un levier de développement régional durable, tout en intégrant la Tunisie à un axe ferroviaire continental futur qui pourrait s’étendre vers l’Algérie, la Libye et au-delà. Plusieurs fois retardé port d’Enfidha, quant à lui, pourrait enfin voir le jour avec le soutien technique et financier de la Chine. Doté d’une capacité d’accueil de navires de très grande taille, il deviendrait une plateforme logistique régionale majeure, capable de capter une partie du trafic maritime entre l’Asie et l’Europe. En parallèle, des zones industrielles et logistiques intégrées pourraient se développer autour du port, générant des milliers d’emplois. En attendant l’officialisation de son adhésion à l’Initiative de la Ceinture et la Route par la signature des protocoles d’accord, la Tunisie prend déjà le choix de s’allier à la future première puissance économique mondiale.
H.G.
Editorial : Mieux vaut tard que jamais, mais…
Par Chokri BACCOUCHE
Gaza se meurt sous les bombes israéliennes mais également de faim. Le blocus inhumain imposé à l’enclave palestinienne sinistrée par le gouvernement extrémiste de Netanyahu tue à petit feu les Gazaouis et plus particulièrement les enfants. La malnutrition frappe des milliers de titis qui sont privés des besoins élémentaires en nourriture et beaucoup d’entre eux succombent sans savoir pour quelle raison. Honte à l’humanité, honte au monde dit libre et civilisé pour ne pas avoir porté assistance à des personnes en danger de mort comme l’exigent et le soulignent avec force toutes les lois et le droit planétaire. N’exagérons rien, les plus émus par cette épuration ethnique israélienne en règle se contentent de publier un communiqué laconique, juste pour sauver la face par acquis de conscience mais sans plus. Le Conseil de l’Europe est la dernière instance en date qui a décidé de briser – à la bonne heure — l’omerta.
Il a déclaré vendredi que Gaza souffrait d’une «famine délibérée» et a averti qu’Israël semait «les graines du prochain Hamas» dans le territoire. «L’heure d’un bilan moral sur le traitement des Palestiniens a sonné – et elle aurait dû avoir lieu depuis longtemps», a déclaré Dora Bakoyannis, rapporteur pour le Moyen-Orient à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. L’heure du bilan a sonné ? Cela s’appelle, excusez le terme, un sacré retard dans l’allumage. Après plus de seize mois de guerre impitoyable et atroce qui a fait voir au monde toutes les couleurs de l’horreur indicible, l’Europe des valeurs communément admises par tous les pays, berceau de la Déclaration universelle des droits de l’homme, se réveille enfin de sa léthargie et son ineptie. Pour la gouverne des gentils membres du conseil de l’Europe, le bilan de cette sordide et effroyable guerre est particulièrement lourd. Il aurait dû en principe éveiller les consciences européennes beaucoup plus tôt. Par devoir moral et historique. Et surtout, surtout par acquit de conscience bien réel et non point circonstanciel ou de façade.
Les Palestiniens de Gaza meurent par dizaines chaque jour que Dieu fait. Quand ils ne sont pas déchiquetés par les bombes larguées par les «intrépides» pilotes des avions de chasse israéliens, c’est la faim qui se charge d’abréger leur triste existence. Le blocus sur les aides alimentaires décidé par les ouailles extrémistes qui crèchent du côté de Tel-Aviv est utilisé comme arme de guerre pour décimer délibérément tout un peuple, livré à son triste sort par la communauté internationale qui assiste en spectatrice passive à cette extermination délibérée. Faute et lieu de se contenter de dénoncer, le Conseil de l’Europe aurait été bien inspiré de prendre des décisions plus réactives et efficientes à la hauteur des attentes visant à faire pression sur les sicaires du gouvernement sioniste pour faire cesser ce carnage. Faute et lieu de se contenter de critiquer ou de lancer des paroles qui ne risquent pas d’ailleurs d’intimider les gouvernants sionistes, il aurait été plus constructif de décréter un embargo européen sur les armes à destination d’Israël et envisager des sanctions économiques.
Divisé sur le conflit israélo-palestinien pour des raisons qui n’échappent d’ailleurs à personne, le vieux continent adopte une position du clair-obscur. Si certains pays européens comme l’Espagne, l’Irlande et la Slovénie ont dénoncé avec force le génocide sioniste dans les territoires occupés en décidant de reconnaître officiellement l’Etat palestinien et c’est tout à leur honneur, d’autres en revanche continuent malheureusement à se dérober à leur obligation morale. Les uns pour se dédouaner de leurs méfaits historiques et les autres par simple calcul géopolitique mesquin.
Dans cette histoire, il est d’autres pays bien évidemment à plaindre. Les pays arabes en l’occurrence qui se sont distingués par leur insoutenable lâcheté voire leur trahison envers la cause palestinienne. Les monarchies du Golfe qui ont inondé leur hôte américain de plusieurs centaines de milliards de dollars, lors de sa récente tournée dans la région, auraient pu au moins marchander leur «générosité débordante» pour obtenir un gain politique en faveur des desperados palestiniens. Comble du paradoxe, un émirat a offert un palace flottant dernier cri et ultra-luxueux au locataire de la Maison Blanche, mais a été incapable jusque-là d’introduire à Gaza ne serait-ce qu’un morceau de pain pour nourrir un bambin palestinien affamé. En scellant des accords portant sur un montant mirobolant de 1200 milliards de dollars lors de son récent périple moyen-oriental, Donald Trump a vraisemblablement amené avec lui dans les soutes d’Air Force One, l’avion présidentiel, une grosse tondeuse à gazon ou plutôt une moissonneuse batteuse John Deer, la marque fétiche de l’industrie agricole U.S. Il a en tout cas rasé de près ses alliés du Golfe. En contrepartie de prunes malheureusement, si ce n’est l’achat par ces pays d’une overdose de nouvelles armes qui vont certainement moisir dans les arsenaux, en attendant la prochaine tonte, initialement prévue au début du printemps, peu de temps avant l’agnelage…
C.B.
Mois du patrimoine 2025 : Le musée de Salakta accueille la cérémonie de clôture
Le musée archéologique de Salakta, près de Mahdia, abrite, aujourd’hui dimanche 18 mai, la cérémonie de clôture la 34e édition du mois du patrimoine.
L’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC) a annoncé une programmation culturelle et artistique au musée de Salakta qui commence à partir de 7h30.
Un mapping projeté sur la façade du musée et une visite virtuelle sont notamment au menu de la journée qui verra la présentation des récentes découvertes archéologiques révélées lors des missions de fouilles.
La cérémonie prendra fin avec un spectacle qui sera donné par la Troupe nationale des arts populaires.
Les lauréats du «Hackathon» immersif visant à valoriser le patrimoine par le biais du numérique, baptisé «Hack the Heritage – Édition Salakta» seront à l’honneur. Tenu du 15 au 18 mai, cet événement est une initiative organisée en partenariat entre le Centre international de Tunis pour l’économie culturelle numérique (TICDCE), la Cité de la culture et l’AMVPPC relevant du ministère des Affaires culturelles.
Le musée archéologique de Salakta, village côtier du Sahel tunisien, est situé à cinq kilomètres de Ksour Essef, au sud de la ville de Mahdia. Le nom de Salakta est dérivé du toponyme latin Sullecthum.
Construit dans les années 1980, à côté d’une nécropole romaine, le musée expose des objets archéologiques provenant de l’antique Sullectum ainsi que d’autres agglomérations côtières avoisinantes.
Le musée de Salakta, composé de trois salles, expose des antiquités puniques et romaines découvertes dans le site de Sullecthum et sa région. La période punique est représentée par des objets funéraires dont un sarcophage en bois, du IVe s. av. J.-C., et des poteries : jarres, lampes, écuelles en terre cuite modelée.
La période romaine est représentée par des objets qui reflètent la prospérité économique de Sullecthum en tant que ville portuaire. La pièce maîtresse du musée qui se trouve en face de l’entrée est une mosaïque polychrome qui représente un lion de l’Atlas gigantesque marchant vers la gauche. Ce fauve était l’emblème de la corporation des Leontii (Lions), les armateurs des navires, dont il devait orner le siège. Une mosaïque de seuil énonce Leonti qui pourrait référer à la corporation ou à un particulier appelé Leontius.
La 34e édition du Mois du patrimoine est organisée du 18 avril au 18 mai, sous le thème «Patrimoine et art, mémoire de civilisation». Le site archéologique de Kerkouane, au Cap Bon, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, avait abrité la cérémonie d’ouverture, le 18 avril, marquant le début des festivités dédiées au riche patrimoine matériel et immatériel national.
La clôture du mois du patrimoine coïncide avec la célébration annuelle de la Journée internationale des musées (JIM) instituée, depuis 1977, par le Conseil International des Musées (ICOM) pour sensibiliser davantage le public au rôle des musées dans le développement de la société.
La Tunisie célèbre la Journée à travers une programmation assez variée et la gratuité d’accès aux sites, monuments et musées.
Le thème de la JIM cette année, «L’avenir des musées au sein des communautés en constante évolution», vise à mettre en lumière l’importance des musées à une époque de profonds changements sociaux, technologiques et environnementaux, où ils évoluent pour relever les défis d’aujourd’hui tout en façonnant les possibilités de demain.
Imen A.
















