Ligue 1- 30e journée- 1ere partie : Le Club Africain assure la quatrième place
Par Jamel Belhassen
La première tranche de la dernière journée a vu le Club Africain assurer la quatrième place après le nul ( 0-0) ramené de Gabes. A égalité de points avec l'ESZarzis qui a battu la JSOmrane (2-1), les Rouge et Blanc bénéficient du meilleur goal average de la phase aller. A Metlaoui, l'Etoile locale a pris le dessus sur l'USTataouine (3-1). Le même score a sanctionné le match entre l'USBGuerdane et EGSGafsa. L'Union locale a été cette fois euphorique devant le club de Gafsa, déjà rétrogradé en Ligue 2 en compagnie de l'USTataouine. Demain, l'USMonastir cherchera une victoire pour assurer une place en Ligue des champions face à L'Espérance qui aura à fêter son titre de champion. L'Etoile de son cité visera la victoire contre le CSS pour aspirer aussi à la Ligue des champions tout comme l'USMonastir.
J.B.
A cause du changement du calendrier des examens : Annulation de la grève des enseignants du secondaire
Mohamed Essafi, secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire a annoncé l'annulation de la grève prévue les 28 et 29 mai dans les collèges et les lycées.
Il a également fait savoir que des rassemblements de protestation seront organisés et que la date sera fixée ultérieurement.
Mohamed Essafi a précisé aux médias que l'annulation de la grève est intervenue suite à la modification, par le ministère de l'Education, du calendrier des examens.
Tunisair : Les bonnes intentions ne suffisent pas …
Par Hassan GHEDIRI
Malgré les bonnes volontés exprimées par le président de la République, le transporteur national n’arrive toujours pas à s’inscrire dans une dynamique de relance …
Kaïs Saïed a reçu avant-hier Rachid Amri, ministre chargé du Transport, pour débattre des problèmes du secteur et mettre le point sur les défaillances nécessitant des interventions urgentes. Le chef de l’Etat a insisté sur l’obligation d’accélérer les procédures engagées pour l’importation d’un nombre de bus en vue de renforcer la flotte des sociétés publiques de transport en commun. Mais c’était aussi une question de rappeler la situation de la compagnie nationale de transport aérien Tunisair à propos de laquelle le président de la république a, encore une fois, pointé du doigt la dégradation de la qualité des services et l’irrégularité inacceptable des vols qui suscitent un grand mécontentement parmi les voyageurs.
Les problèmes de Tunisair, Saïed les a déjà évoqués à maintes reprises avec tous les ministres qui se sont succédé à la tête du département du Transport au cours des cinq dernières années. Il n’a pas cess» de rappeler à ceux qui veulent bien l’entendre l’attachement de l’Etat à préserver cette entreprise publique et de contrecarrer les plans que fomentent, selon lui, certaines parties cherchant à provoquer sa faillite en vue de sa liquidation. A cet effet, dans un communiqué publié hier aux premières heures de la matinée par la présidence de la république, l’on réaffirme la position du chef de l’Etat en ce qui concerne la nécessitée d’engager des réformes structurelles afin de redonner son éclat à cette compagnie qui « demeurera, d’après Saïed, une fierté nationale se déployant splendidement dans le ciel et offrant les meilleures prestations».
Des défaillances persistes
Beaucoup de bonne volonté qui va certainement rassurer les milliers de salariés qui forment une surcharge insupportable sur la trésorerie de l’entreprise, rendant ses déficits quasi-irréparables. Malgré les efforts de réduction de l’effectif déployé ces dernières années dans le cadre de la politique d’austérité destinée à réduire les dépenses publiques, Tunisair reste loin des standards internationaux.
Nommé à son poste au moi d’août 2024, Rachid Amri a attendu deux mois pour annoncer en novembre l’élaboration « dans les plus brefs délais » de ce qui est supposé être «un plan de sauvetage urgent et des mesures de restructuration à moyen terme» de Tunisair, comme précisé dans un communiqué publié à cette occasion. La démarche prévoit, également, toujours selon le même communiqué l’adoption d’un «nouveau schéma de gouvernance adapté aux besoins de la compagnie, l’accélération de l’amendement des textes législatifs en vigueur» pour améliorer la qualité des services, la régularité des vols et renforcer la compétitivité de Tunisair.
A voir le communiqué diffusé hier par la présidence de la République à l’issue de la rencontre du chef de l’Etat avec le ministre du Transport, il semble que ledit plan de sauvetage manque toujours à se mettre en œuvre. Il suffit, en effet, d’aller interroger les clients qui prennent des vols Tunisair pour se rendre compte que les défaillances persistent, s’accumulent et s’aggravent. Alors que toutes les compagnies aériennes dans le monde jouent la carte du confort pour la conquête des clients de plus en plus exigeants, la ponctualité des vols, la disponibilité de la flotte et la qualité des services continuent toujours à donner du fil à retordre à Tunisair. La gouvernance de l’entreprise s’avère une autre paire de manches parce que avec l’instabilité managériale marquée par des changements fréquents des PDG a empêché toute vision stratégique durable. Plusieurs plans de redressement ont été annoncés par le passé, sans suite concrète, en l’absence de mécanismes de suivi rigoureux et durables.
H.G.
Nouvelle escalade des tensions en Libye : Quelles répercussions sur la Tunisie?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
L’assassinat avant-hier de Abdelghani Al-Kikli, chef de l’appareil de soutien et de stabilité à Tripoli, a fait basculer la capitale dans le chaos et de violents combats ont éclaté entre diverses milices au point que des organisations internationales comme Interpol ont demandé à leurs fonctionnaires de quitter le pays.
Tripoli a sombré dans le chaos dans la nuit de lundi à mardi, avec des fusillades dans plusieurs quartiers et des personnes confinées chez elles, rapporte l’agence italienne Nova news. Selon la même source, «dans plusieurs vidéos circulant en ligne, on peut entendre des rafales de tirs d’armes automatiques, notamment dans les zones d’Abou Salim, d’al-Sarraj, de Ghout Shaal et d’Ain Zara. Parallèlement, les vols civils à destination de l’aéroport de Mitiga ont été détournés vers Misrata, signe de la gravité de la situation. La vague de violence fait suite à la mort de Abdelghani al-Kikli, connu sous le nom de «Ghnewa», puissant chef de l’Appareil de soutien à la stabilisation (SSA). Son entourage affirme qu’il est tombé dans une embuscade déguisée en réunion de négociation. De fait, l’atmosphère dans la ville est celle d’une grande alerte et d’une grande incertitude».
Selon l’analyste Jalel Harchaoui, cité par l’agence, «pendant des années, Ghnewa a été l’un des dirigeants les plus influents de la galaxie armée de Tripoli, «capable de placer des loyalistes dans le secteur bancaire, dans les télécommunications et dans la diplomatie, non pas tant grâce à sa force militaire que grâce à sa capacité à déjouer le Premier ministre Abdulhameed Dabaiba. Cependant, note-t-il, «sa série de victoires semble terminée». La capitale est désormais le théâtre d’un possible «remaniement territorial», comme le qualifie Harchaoui, avec des forces alliées à Dabaiba – notamment la Brigade 444 et le vice-ministre de la Défense Zewbi – prêtes à prendre le contrôle de zones autrefois dominées par l’ASS. Certains alliés mineurs du groupe, comme Oussama Tleish et Lutfi al-Harari, auraient déjà fui la capitale. Les implications ne se limitent pas au domaine militaire : «La chute du réseau Kikli aura des conséquences sur l’administration de la Banque centrale libyenne et de la Banque étrangère libyenne», explique Harchaoui. «Sa structure parallèle, comprenant un Bureau d’audit créé en décembre dernier, sera dissoute».
Le ministère de la Santé a appelé, par ailleurs, tous les hôpitaux à élever leurs niveaux d’alerte et de préparation au maximum pour faire face à la situation sécuritaire à Tripoli, où de violents affrontements se poursuivent dans de vastes zones de la capitale, Quelles sont, de fait, les répercussions de cette escalade sur la Tunisie?
Vigilance ...
Interrogé à ce sujet, l’universitaire Salem Chérif nous a confié : «A mon avis, la Tunisie est bien rôdée et préparée à ce genre de scénario. D’ailleurs, la Libye a fermé ses frontières avec la Tunisie. Du coup, au niveau sécuritaire, je pense qu’il faut tout de même rester vigilant et garder l’œil sur les milices qui opèrent tout près de nos frontières. Car les combats peuvent s’étendre à d’autres zones. Au niveau sanitaire, il faut aussi se préparer à d’éventuelles évacuations de blessés vers les hôpitaux tunisiens tout comme la possible arrivée de réfugiés». Et d’ajouter : «La guerre civile en Libye est devenue une lutte de plus en plus géostratégique. Un accord négocié sous l’égide des Nations unies et soutenu par les pays voisins est le meilleur moyen de parvenir à une désescalade durable qui permettra à la Libye de retrouver sa souveraineté. Tarek Megerisi, chargé d’études politiques dans le cadre du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient à l’European Council on Foreign Relations, le dit d’ailleurs souvent, le déclin de la Libye, qui a eu lieu après la révolution et s’est soldé par une fragmentation et un effondrement de l’Etat, est un sujet de plus en plus alarmant. Le conflit a pris une dimension internationale croissante au fur et à mesure des ralliements extérieurs à l’une ou l’autre des deux factions libyennes. Il est devenu plus complexe et est désormais animé par des motivations fondamentalement différentes de celles qui ont prévalu à l’origine. L’internationalisation du conflit est un casse-tête géostratégique qui nuit aux tentatives de stabilisation des Nations unies. Elle a accentué les enjeux de la guerre civile en Libye et fait désormais peser une plus lourde menace sur la sécurité de la région».
M.B.S.M.
A Beït al-Hikma : Une conférence sur « Le pouvoir colonial français en Tunisie et la question financière »
« Le pouvoir colonial français en Tunisie et la question financière », c’est l’intitulé d’une conférence de l’historien Mohamed Lazhar Gharbi, prévue demain, le jeudi 15 mai, à 11h au Palais de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts.
« La plupart des études qui ont traité du phénomène colonial ont été exclusivement consacrées aux aspects politiques, militaires et culturels », peut-on lire dans le résumé de la conférence publié par l’Académie. Le modèle de la Tunisie fera la base de cette conférence qui abordera « le colonialisme d’un point de vue financier et économique, étant donné que la crise financière dans le pays pendant la seconde moitié du XIXe siècle constitue l’une des raisons de l’occupation ».
Le conférencier s’attardera sur cette question à partir des études faites ayant pour « la plupart considèrent que l’objectif du colonialisme réside dans la réalisation de profits matériels, ce qui nécessite « la bonne gestion » des richesses, du budget tunisien et des finances publiques pour réaliser « la tâche préparatoire » et un excédent qui profite à la France ».
La question centrale qui se pose assez souvent: Cette lecture correspond-elle à la réalité historique? Afin d’y répondre, l’historien tentera d’identifier les mécanismes qui avaient été imaginés par la colonisation française en Tunisie et les caractéristiques de la politique financière et monétaire par rapport à l’Algérie et au Maroc. L’analyse économique et historique comparée constituera la base du traitement à suivre dans l’étude de ces divers aspects.
Ce rendez-vous autour de l’histoire de la Tunisie moderne s’inscrit dans le cadre des conférences organisées par le Laboratoire de recherche échanges Maghreb-Afrique-Europe, à la Faculté des Lettres des Arts et des Humanités à La Manouba.
Mohamed Lazhar Gharbi est historien et enseignant à l’Université de La Manouba, depuis 1987, spécialiste de l’histoire économique et financière du Maghreb colonial. L’histoire économique du colonialisme est au cœur de ses publications dont on cite un article paru aux publications de la Société française d’histoire des outremers en 2008 (Investissement français et déploiement économique en Tunisie (1863-1914): Groupes de pression, et esprit impérial).
Le patrimoine dans le corpus romanesque tunisien, en débat à Nabeul : Les écrivains, ces gardiens de la mémoire
Par Imen Abderrahmani
De ce que la littérature peut apporter pour préserver la mémoire et de la présence du patrimoine avec ses composantes matérielles et immatérielles dans le corpus romanesque tunisien débattra la nouvelle rencontre de la Maison du Roman qui démarre demain, le 15 mai, à Nabeul.
Au-delà des festivités, se place ce nouveau rendez-vous que propose la Maison du Roman en collaboration avec la Délégation régionale des affaires culturelles de Nabeul.
« Le patrimoine dans le corpus romanesque tunisien » ainsi s’intitule cette rencontre qui tentera de mettre en lumière quelques expériences romanesques où le patrimoine est bel et bien présent. Le patrimoine dans sa richesse et sa diversité, allant du matériel (sites, monuments…) à l’immatériel (savoir-faire, héritage oral tels que les proverbes et les chants, traditions…).
Organisé les 15 et 16 mai à Nabeul, ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre de la 34ème édition du mois du patrimoine dont les festivités se poursuivront jusqu’au 18 mai, avec au programme de la clôture une escale au musée archéologique de Salakta.
« Le choix de ce thème vient du fait que le roman tunisien, comme le roman dans le monde arabe, généralement, a été clairement influencé par l’héritage local, arabe et islamique, que ce soit en termes de contenu ou de formes narratives. Ceci s’est manifesté dans de nombreuses expériences qui ont combiné l’authenticité et la contemporanéité, reprenant et reproduisant le patrimoine d’une manière créative et avec une ingéniosité artistique, s’appuyant sur la simulation, dépoussiérant des personnages ou des événements historiques, et reprenant des rituels ou encore des récits de la mémoire collective sans oublier le recours à la description des lieux et des espaces à l’architecture antique » explique le romancier Younes Soltani, également directeur de la Maison du Roman, situant cette rencontre dans son cadre.
La rencontre qui s’étale sur deux jours et qui comporte deux séances verra la participation de plusieurs romanciers et chercheurs, à savoir Abdelkader Ben Hadj Nassr, Emna Rmili, Hassanine Ben Ammou, Habiba Mehrezi, Nassr Amari, Mohamed Issa Meddeb, Nabiha Al-Issi, Ridha Labyadh, Mouawiya Ferjani et Mouldi Farrouj.
Le texte, cet espace mémoriel
Les communications et également les débats porteront sur la relation entre la littérature, la mémoire, l’histoire et le patrimoine, examinant la représentation de la mémoire et de l’histoire dans les écritures romanesques tunisiennes. La rencontre sera également une occasion pour s’interroger sur les mécanismes permettant de transformer le texte en un « espace mémoriel », qui détient et transmet les références culturelles et également les traditions.
De la mémoire des lieux parlera Emna Rmili. Quant à Hassanine Ben Ammou, il partagera avec les participants quelques feuilles dans son riche et longue expérience, de sa passion pour la médina de Tunis où se déroulent nombreuses de son histoire. Le récit populaire et sa présence dans l’écriture romanesque, et plus précisément dans le roman « Hammam D’hab » (Le Hammam d’or) sera raconté par Mohamed Issa Meddeb, qui a choisi dans ses différents romans comme « La botte espagnole », « Balas Disca » ou encore « Al Joundi al majhoul » (Le soldat inconnu) de dépoussiérer la mémoire et d’aller sur les traces du passé.
D’autres romans comme « Les dattes dans leur régime » de Béchir Khraïef seront au cœur de cette rencontre qui explorera la question de l’identité et de la mémoire.
Gardiens de la mémoire, nombreux sont les auteurs tunisiens qui ont trouvé dans le patrimoine tunisien et dans l’histoire de l’inspiration, de quoi nourrir leurs pages blanches, redonnant ainsi voix aux personnes disparus, à des lieux abandonnés, lançant des passerelles entre le passé et le présent. Il est à noter que la clôture de ce rendez-vous sera avec une communication explorant les liens entre la poésie et l’autobiographie.
I.A.
Regards croisés de dix artistes sur le patrimoine tunisien à l’IFT
Du 22 mai au 5 juin, l’Institut français de Tunisie accueille l’exposition « Brut - Regards croisés » pour rendre hommage au patrimoine vivant tunisien. Cette exposition collective réunira Samia Achour, Asma Ben Aissa, Mehdi Benedetto, Sellema Goucha Essayem, Skander Khelil, Irane Ouanes, Olivia Grasshoff Rassas, Reem Saad, Hada SaÏdani, Laurence Bauza Peyron.
L'exposition est ouverte au public du lundi au samedi (sauf le dimanche) de 10h à 17h.
« Tout commence par une rencontre, fortuite, comme la vie sait tant bien nous en offrir. De cette rencontre naît une amitié, puis un lien profond, et enfin un rêve : celui de partager ensemble une force qui anime tout artiste, l’expression. Expression de soi, de son âme, de son corps, de ses idées, de ses perceptions et de ses convictions profondes », lit-on dans les notes de présentation de cette exposition, visibles sur le dite de l’IFT
« Brut » est une exposition unique, où les esprits se libèrent et les regards se croisent. Composée de 10 artistes unis par le travail manuel, cette exposition témoigne de la diversité et la richesse des expressions artistiques issues des traditions artisanales, ajoute la même source.
Organique et exaltante, « Brut » célèbre la Terre, le Marbre, l’Argile, la Céramique, la Peinture, les Tissus et les Pierres, à travers un parcours atypique inspiré par la nature et le vivant. À chaque étape, une histoire se dévoile, un personnage prend vie, et une vision s’exprime.
Samia Achour : C’est l’histoire d’une femme qui se cherche...
Le point de départ à toute création est souvent un mot-clé : puissant, frivole, exubérant, dynamique, inattendu... Inspirant des formes modelées dans une terre argileuse que des textures et des couleurs viendront sublimer telle une poésie. Poésie des formes, terre capricieuse guidant nos mains et nos pensées sur notre planète Terre où trois éléments sont essentiels à sa survie, l’eau pour son modelage, l’air pour son séchage et le feu pour sa cuisson.
Asma Ben Aissa : C’est l’histoire d’une femme qui brode son histoire...
Asma s’intéresse fondamentalement au paysage en tant que notion esthétique, où l’expérimentation est mise au service de son art. Son travail explore les thèmes de l’habitat, de la transmission, de l’architecture, des espaces intérieurs et extérieurs, des transformations sociales et du patrimoine local, faisant écho à la relation entre la construction environnementale et les expériences personnelles.
Mehdi Benedetto : C'est l'histoire d'un homme qui se cherche...
Mehdi Alexandre Benedetto est depuis plus de vingt ans mosaïste et sculpteur maniant le marbre et les pierres semi-précieuses. Il conçoit et réalise des articles de décoration en marqueterie de marbre et mosaïque. Il expose régulièrement depuis l’an 2000. En 2004 et 2005, il a été choisi pour décorer les vitrines mythiques de Hermès à Paris.
Sellama Goucha Essayem : C’est l’histoire d’une femme qui balade ses cartons…
Grandie entre deux continents, deux pays, deux nationalités, deux langues maternelles, Sellama est une citoyenne du monde… Peinture acrylique, encre acrylique, aquarelles ou encore pastels pour le dessin, elle explore sans cesse un champ immensément grand. Chacune de ses œuvres représente un instantané d’une émotion capturée. La découverte de la sculpture n’a fait que renforcer son envie de continuer à explorer un univers infini, un monde riche de surprises et de possibilités.
Skander Khelil : C’est l’histoire d’un homme qui travaille de 7h à 12h...
Tout commence il y presque 40 ans. Autodidacte, Skander fait de la sculpture sur pierre son métier et passion. On peut dire aujourd’hui qu’aucune pierre -marbre, albâtre, calcaire, serpentine, sélénite, grés…- ne lui résiste. Il joue avec les formes, mettant en valeur les textures de la matière, sorte de jeu entre lui et son œuvre. 3 D, bas-relief, haut-relief, tout l’amuse, la fatigue, l’inspire !
Irane Ouanes : C’est l’histoire d’une femme qui rêve…
Artiste sculptrice tunisienne autodidacte et éclectique. Ancienne enseignante de langue et littérature françaises, elle a exercé pendant vingt ans avant de se consacrer pleinement à sa passion artistique à partir de 2017. Son univers est marqué par une approche libre, engagée et profondément humaine, mêlant matériaux bruts, humour, critique sociale et poésie visuelle.
Olivia Grasshoff Rassas : C’est l’histoire d’une femme qui unifie pigments, matière et couleurs...
Diplômée de l'École Supérieure des Arts et Techniques de la Mode (ESMOD) à Paris, Olivia a été, pendant 32 ans, professeure de stylisme à ESMOD Tunis. Elle y développe parallèlement une passion pour les arts visuels, avec plusieurs expositions dans les domaines de la céramique, de la peinture et de la création vestimentaire.
Reem Saad : C’est l’histoire d’une femme qui veut vivre et non survivre...
Reem Saad est une artiste visuelle et pédagogue tunisienne. Depuis 2006, elle développe une pratique artistique singulière, mêlant aquarelle, dessin, photographie et création artisanale. En 2012, elle initie ses « Aquarelles Introspectives » (AI fait-main), une technique minutieuse basée sur la représentation de cellules colorées, évoquant des mosaïques organiques à l’eau.
Hada Saïdani : C’est l’histoire d’une femme qui lutte...
Pendant longtemps, nous sommes allés, avec mes enfants, à la montagne récupérer la terre. Puis, c’est devenu trop physique et trop fatiguant pour nous, et avons excavé dans notre jardin. Quand, la météo le permet, je descends dans le trou et récupère de la terre. D’ailleurs, la réserve pour l’hiver prochain est prête. L’amour de la terre pour moi, est quelque chose de naturel, ça circule dans tout mon être. Cela s’est enraciné en moi.
Laurence Bauza Peyron : C’est l’histoire d’une femme qui aime la vie...
Artiste autodidacte, ses créations en argile modelée sont inspirées par la nature et le vivant : personnages, animaux et arts primitifs, utilisant un mélange harmonieux de techniques et de matériaux. Son approche libre et exploratoire lui a permis de développer un style spontané et intuitif, influencé par son parcours de vie autour du monde : Algérie, Chili, Canada, Espagne, Grèce, France et Tunisie.
Ligue 1 - 30e journée : La 4e place, unique enjeu
Par Wahid SMAOUI
A brûle-pourpoint, le baisser de rideau s’invite pour abréger une saison de toutes les frasques. Avec au menu de cette première demi-journée, un duel à distance entre le CA et l’ESZ pour la cueillaison d’une quatrième place toujours bonne à prendre.
C’est dans la perspective d’une possible participation à la coupe de la CAF que ce rang est convoité et ce, au cas où l’une des trois premières équipes remporterait la coupe de Tunisie, attendu que les deux premières places sont qualificatives à la Ligue des champions et que l’héritier du troisième rang compostera son billet pour la coupe de la Confédération africaine. Et concernant ce challenge, ce sont le CA et l’ESZ qui sont concernés et qui se livrent pour le compte de cet épilogue un duel à distance, a priori à l’avantage du CA. Nantis de deux points d’avance, les Clubistes n’auront besoin que d’un point pour officialiser leur 4e rang (1-0 à l’aller, 0-1 au retour +17 contre +8 au goal-avérage avant cette ultime ronde). Les Rouge et Blanc ne devraient toutefois pas se contenter d’une peu glorieuse parité, au regard de l’inracontable courroux que ressentent leurs supporters, exaspérés par le déshonorant parcours de l’équipe qui a essuyé dimanche dernier sa troisième défaite consécutive. C’est dire que seule une victoire, assortie de surcroît d’une probante prestation, est à même de tempérer un tant soit peu leur irascibilité et de les rasséréner dans l’optique de l’exigeant match de coupe qui les attend à Monastir, peut-être la dernière chance d’expiation de l’équipe aux yeux de leurs inconsolables inconditionnels. Par ailleurs, qu’en sera-t-il du staff technique qui dirigera l’équipe après les échos concordants faisant état du limogeage de David Bettoni? Quoi qu’il en soit, un succès à Gabès est loin d’être donné face à des Carreleurs encore exaltés par leur retentissante prouesse d’il y a quelques jours, consistant à ramener une victoire en or, synonyme de maintien, de Gafsa même, au détriment d’un rival direct. Une Zliza qui aura à cœur de prouver toute l’étendue de son mérite d’appartenir à l’élite et ce, en s’offrant le scalp d’un antagoniste aussi baraqué que le CA. Dans le même temps, les Akkaras s’attelleront à l’emporter, tout en tendant une oreille attentive du côté de leur voisin dont ils attendent un providentiel cadeau. Quant à l’adversaire des Sang et Or du Sud, une JSO auréolée de son maintien assuré au forceps, il essaiera de terminer en beauté, sinon au plan du résultat, très malaisé à cristalliser, du moins à celui de la manière.
Baroud d’honneur
Les deux derniers matchs au programme de ce soir donneront à voir les deux équipes vouées aux gémonies du purgatoire, l’UST et EGSG, de plus, toutes deux à l’épreuve du déplacement. Une sorte de baroud d’honneur pour des Tataouiniens et des Gafsiens qui s’escrimeront à laisser les meilleures impressions en guise de prélude à un retour rapide parmi les ténors. La même envie d’exprimer leur gratitude à leurs supporters animera les hôtes de nos deux infortunés relégués, l’ESM, le récent bourreau de l’USM, et l’USBG, faiseur malgré lui de bonheur du côté de Jebel Lahmar, en concluant le présent exercice par une victoire parfaitement dans leurs cordes.
W.S.
Un pressoir à huile datant de l’époque romaine tardive découvert sur le site de Bechni à Kebili
Un pressoir à huile datant de l’époque romaine tardive a été récemment découvert sur le site de Bechni, au gouvernorat de Kebili, par des archéologues de l’Institut National du patrimoine (INP).
Mourad Chtioui, représentant de l’INP à Kebili, a déclaré, mardi, à l’agence TAP que les résultats des fouilles en cours dans cette petite communauté qui faisait partie de la délégation d’El Fouar, ont révélé l’existence d’un pressoir à huile datant de la fin de l’époque romaine tardive ».
Le chercheur auteur de cette découverte a assuré que « le matériel archéologique trouvé lors des fouilles, notamment de la céramique antiques, confirme qu’il s'agit bien d’un pressoir à huile datant de l’époque romaine tardive » qui s’étend du IIIème au VIIème siècle dans le bassin méditerranéen.
Les fouilles de sauvetage menées sur le site de Bechni, situé à 24 Km à l’ouest de la ville de Douz, sont dans leur deuxième tranche du 7 au 21 mai 2025, a fait savoir le représentant de l’INP.
En mai 2023, Mourad Chtioui avait annoncé la découverte de traces archéologiques tout près du mausolée de Sidi Ali Ben Slimane à Bechni lors des travaux de construction d’une chambre à proximité du mausolée. Les constats préliminaires avaient alors révélé l’existence d’un bassin ancien qui pourrait remonter à la période romaine ».
Chtioui a qualifié « une découverte archéologique importante issue de ces fouilles qui attestent l’existence d’un pressoir à huile dans une zone désertique qui n’est pas actuellement réputée par la production d’olives ».
« Cette nouvelle découverte est inédite car le site de Bechni n’est pas mentionné dans les cartes ou dans l’atlas géographique », a fait savoir l’archéologue. Le pressoir à huile témoigne de l’histoire d’une zone désertique qui probablement produisait les olives dans l’antiquité ».
Mourad Chtioui a présenté une découverte qui « confirme l’existence d’une colonie romaine aux frontières de l’Empire romain sur la ligne de Limes, qui représente la frontière sud de la frontière romaine ».
« Frontières de l’Empire romain : Limes du Sud tunisien » sont des éléments proposés par la Tunisie, depuis le 17 février 2012, pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial.
« Les ouvrages du limes du sud tunisien ont préservé leur authenticité et les rares interventions de restauration ou de les quelques moments de réutilisation temporaire n’ont pas altéré leur intégrité », peut-on lire dans le dossier tunisien.
Selon le site de l’Unesco, le « limes romain » représente la ligne frontière de l’Empire romain à son apogée au IIe siècle après J.-C. Le limes s’étendait sur 5 000 km depuis la côte atlantique au nord de la Grande-Bretagne, traversant l’Europe jusqu’à la mer Noire et, de là, jusqu’à la mer Rouge et l’Afrique du Nord, pour revenir à la côte atlantique. Il s’agit de vestiges de murs bâtis, de fossés, de forts, de forteresses, de tours de guet et d’habitations civiles. Certains éléments de la ligne ont été découverts lors de fouilles, d’autres reconstruits et quelques-uns détruits.
En Tunisie, le limes romain s’apparente davantage à un système de surveillance du territoire et de contrôle des mouvements des personnes qu’à une ligne de défense s’opposant à une menace militaire effective. Au plus fort de la domination romaine, la zone du limes s’étendait sur pas moins de 80 000 km2 allant des monts de Gafsa au Nord jusqu’au Grand Erg au Sud.
Le Quotidien avec TAP
Musulmans de France, vous pouvez toujours attendre...!
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
«L’assassinat d’Aboubakar Cissé dans une mosquée fin avril dernier a suscité émotion et interrogations. La lenteur des réactions officielles et la faiblesse des réponses politiques posent une question sensible: la France prend-elle pleinement la mesure des actes visant ses citoyens musulmans?».
Une interrogation qui trouve tout son poids dans le silence des autorités françaises qui pourtant ne cessent pas de faire taire d’autres langues condamnant les horreurs commises dans la bande de Gaza. De fait, musulmans de France, vous pouvez toujours attendre...!
M.B.S.M.
Au programme du pavillon tunisien au festival de Cannes
Trois événements majeurs sont au menu du pavillon tunisien au village international Pantiaro, en marge de la 78ème édition du Festival de Cannes qui se déroule du 13 au 24 mai 2025 dans la ville de Cannes, en France.
Le pavillon représentant la Tunisie est placé sous la direction du Centre National du cinéma et de l’image (CNCI) relevant du ministère des Affaires Culturelles.
Le Centre indique que « cette participation s’inscrit dans le cadre d’une stratégie qui traduit l’engagement de la Tunisie à soutenir la créativité dans le 7ème art, l’encouragement des jeunes cinéastes et l’ouverture sur de nouveaux marchés en vue de renforcer le rayonnement du cinéma national dans les manifestation internationales».
Dans un communiqué publié, hier, sur sa page facebook, le CNCI a annoncé la tenue d’une cérémonie qui sera organisée demain, le jeudi 15 mai à 17h00, en l’honneur de l’équipe du film « Promis le ciel » d’Erige Sehiri, sélectionné dans « un certain regard », section parallèle du Festival de Cannes programmée du 16 au 24 mai 2025.
« Promis le ciel » est le deuxième long-métrage de la réalisatrice franco-tunisienne Erige Sehiri dont le premier long-métrage « Under the Fig Trees », était le candidat de la Tunisie aux 95èmes Academy Awards, dans la catégorie International Feature Film.
La conférence annuelle des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) au pavillon tunisien à Cannes sera organisée le samedi 17 mai à 11h00. Le nouveau Directeur des JCC, Tarek Ben Chaabane, annoncera les grandes lignes de la prochaine édition du festival qui aura lieu dans sa 36ème édition du 13 au 20 décembre à la Cité de la culture.
Une table ronde qui s’intitule « Le cinéma tunisien entre passé et présent » est prévue le lundi 19 mai, à 11h00, et verra la participation de professionnels et d’experts du secteur du cinéma.
Le Centre national du cinéma et de l’image affiche annuellement sa présence au pavillon tunisien dans le village International Riviera installée sur la Croisette et abritant plusieurs centres nationaux présents au festival de Cannes.
Le pavillon installé à l’occasion de ce grand rassemblement mondial annuel des professionnels du cinéma constitue une vitrine pour le cinéma tunisien mais aussi un espace d’échanges, de rencontres et de réseautage entre professionnels du film.
Super coupe d'Afrique de handball - Al Ahly - Espérance (24-15) : La loi du plus fort
Intraitable dans le championnat tunisien, l'Espérance de Tunis n'a pu rivaliser ce soir avec Al Ahly d'Égypte qui évolue à domicile devant son public. Adossé à un grand gardien de but, les Ahlaouis ont dominé en long et en large les Sang et Or. 11-8 à la pause et 24-15 à la fin du match: des scores qui reflètent bien la supériorité des Pharaons, robustes, efficaces et puissants.
J.B.
Allemagne : vaste opération policière contre une organisation d’extrême droite
Ce mardi matin, plusieurs centaines de policiers allemands ont mené une série de perquisitions dans sept Länder, dans le cadre d’une opération de grande ampleur visant à démanteler une organisation d’extrême droite armée. L’action a été coordonnée par le ministère de l’Intérieur, qui venait tout juste d’interdire le groupe visé : la mouvance dite “Kœnigreich Deutschland” ou “Royaume d’Allemagne”, décrite comme la plus importante émanation de la mouvance des “Reichsbürger” (Citoyens du Reich).
Une organisation jugée dangereuse et radicalisée
Le ministre de l’Intérieur, Alexander Dobrindt, a déclaré que ce groupe – fort d’environ 6 000 membres – avait établi une véritable “contre-état” au sein même de la République fédérale, remettant en cause l’autorité légitime de l’État allemand et sa souveraineté juridique.
Selon lui, les membres de cette organisation affirment leur autorité autoproclamée en diffusant des théories complotistes à caractère antisémite.
Des cibles multiples à travers le pays
Les perquisitions ont visé des domiciles appartenant à plusieurs figures majeures de cette organisation, ainsi que différents sites liés à son activité. L’opération s’est déroulée dans sept États fédéraux, illustrant l’ampleur de l’ancrage territorial du groupe et son potentiel de mobilisation.
Un groupe sous surveillance depuis 2016
Le ministère de l’Intérieur a précisé que l’interdiction de l’organisation avait été prononcée juste avant le lancement des perquisitions. Cette mouvance, qui rejette la légitimité de la démocratie allemande contemporaine, est sous surveillance des services de renseignement intérieur depuis 2016. Cette décision faisait suite à un incident grave au cours duquel un membre de la mouvance avait ouvert le feu sur un policier lors d’une perquisition.
Une idéologie héritée du passé impérial
Les “Reichsbürger” refusent de reconnaître l’État fédéral allemand actuel, le considérant comme une construction illégitime. Ils prétendent être citoyens d’un empire allemand encore existant de jure, malgré son abolition officielle après la Première Guerre mondiale. Cette vision révisionniste et fantasmée de l’histoire constitue l’un des fondements idéologiques de leur mouvement.
Un défi sécuritaire croissant pour l’Allemagne
Cette intervention musclée s’inscrit dans une politique renforcée de lutte contre l’extrémisme de droite en Allemagne, dont les autorités alertent régulièrement sur la menace croissante. Le démantèlement de cette structure illégale marque une nouvelle étape dans cette stratégie de fermeté.
Trump: « Ce serait stupide de refuser l'avion présidentiel offert par le Qatar » !
Donald Trump a fermement défendu lundi son choix d'accepter un Boeing offert par le Qatar aux Etats-Unis, assurant qu'il serait "stupide" de refuser un tel cadeau, dont il compte faire son nouvel avion présidentiel.
"C'est un beau geste venant du Qatar. Je suis très reconnaissant. Je ne suis pas du genre à refuser une telle offre. Je pourrais être une personne stupide et dire +Non, nous ne voulons pas qu'on nous donne un avion très cher+", a déclaré le président américain, qui doit faire étape au Qatar cette semaine dans le cadre d'une tournée dans le Golfe.
La famille royale de l'Emirat est en passe d'offrir aux Etats-Unis un Boeing 747-8, estimé à 400 millions de dollars par des experts et dépeint par des médias américains comme un "palace dans le ciel".
Interrogé par un journaliste, Donald Trump a assuré qu'il n'utiliserait pas l'avion à des fins personnelles après son mandat : "Vous devriez avoir honte de poser cette question", a-t-il répondu à un journaliste. "Ils nous donnent un avion gratuitement. Je pourrais dire « non, non, non, ne nous le donnez pas, je veux payer un milliard de dollars ou 400 millions de dollars, ou quoi que ce soit d'autre ». Ou bien, je pourrais dire, « merci beaucoup »", a-t-il continué.
Formation professionnelle : 9 centres à l’assaut de la certification ISO 21001
Dans une dynamique nationale de modernisation du secteur de la formation professionnelle en Tunisie, neuf centres publics, entament officiellement le processus de certification selon la norme internationale ISO 21001, dédiée aux systèmes de management des organismes d'éducation et de formation.
Les centres de formation professionnelle sélectionnés couvrent différentes régions de la Tunisie et représentent un large éventail de disciplines dans divers secteurs économiques.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet "Formation inter-entreprise avec le secteur privé - FIESP" mandaté par le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ Tunisie en coopération avec le ministère de l’emploi et de la formation professionnelle.
L'ISO 21001, un processus de certification qui transforme en profondeur
Le processus de certification comprend une analyse complète des systèmes de gestion existants, une formation spécialisée et ciblée du personnel et la mise en place de nouvelles procédures de gestion de la qualité.
En s'engageant dans cette démarche de qualité, les centres pilotes démontrent leur volonté de se conformer aux standards internationaux et de garantir un service de formation et d’apprentissage de haute qualité. Les premiers retours des diagnostics réalisés dans le cadre du projet FIESP sont très prometteurs, laissant présager une nouvelle génération de centres de formation transparents, efficaces et centrés sur l’impact.
"Cette activité structurante marque une avancée significative pour le secteur de la formation professionnelle, promettant une transformation positive et durable", a déclaré M. Mahmoud Osman Turki, coordinateur de projet FIESP lors de la cérémonie de lancement à Tunis. "Elle vient renforcer les orientations du ministère de l’emploi et de la formation professionnelle et apporte une reconnaissance internationale pour la mise en place d’une démarche d’assurance qualité dans le dispositif national de la formation".
Une première action pilote pour une démarche nationale fondatrice et inclusive
Le lancement d’une première action pilote de certification ISO 21001 n’est pas une simple expérimentation technique ou une démarche isolée, mais bien un acte stratégique fondateur qui s’inscrit dans une dynamique de transformation structurelle du système de formation professionnelle en Tunisie. Elle s’inscrit dans une vision plus large : celle d’un système de formation professionnelle modernisé, aligné sur les standards internationaux, orienté résultats et inclusif.
L’ISO 21001 devient ici un levier pour structurer les réformes, améliorer la gouvernance et asseoir la légitimité des centres de formation en tant qu’acteurs clés de la compétitivité nationale.
Dans un contexte où la formation professionnelle joue un rôle clé dans le développement économique et social, garantir la qualité des services des centres devient une priorité.
Aujourd'hui, certifier ces institutions selon les standards ISO 21001 représente une action stratégique majeure, et initier une première action pilote dans le cadre du projet FIESP permettra de documenter les bonnes pratiques, d'identifier les défis réels de la mise en œuvre et d'affiner les stratégies d’accompagnement pour une généralisation future.
Il est à noter que la norme ISO 21001 a été développée par l’Organisation internationale de normalisation (ISO) pour répondre spécifiquement aux besoins des organismes d’éducation et de formation. Elle établit un cadre pour un système de management de la qualité éducative, axé sur la performance, l’inclusion, la satisfaction des apprenants et l’amélioration continue.
















