Tournoi de Rome: Ons Jabeur se qualifie aux seizièmes de finales
La Tunisienne Ons Jabeur s'est qualifiée aujourd'hui aux seizièmes de finale en battant par forfait la Tchèque Petra Kvitova qui a abandonné la compétition. Ons Jabeur jouera le seizième de finale ce samedi 10 mai contre in adversaire qui reste à déterminer.
J.B.
Consommation : L’inflation recule (légèrement) grâce aux soldes…
Par Hassan GHEDIRI
La hausse des prix à la consommation a poursuivi son ralentissement durant le mois dernier, pour ramener l’inflation à son niveau enregistré en 2020.
Selon les nouveaux chiffres de l’Institut national de la statistique (INS) publiés lundi soir, l’inflation a continué à fléchir durant le mois d’avril en se maintenant dans la courbe baissière dessinée depuis l’automne dernier. Et si l’indice des prix à la consommation a (officiellement) entamé l’année 2025 en descendant une première marche, au mois de février, pour tomber pour la première fois depuis 2020 en dessous de 6 %, la hausse des prix a poursuivi son ralentissement durant le mois dernier ouvrant la voie à un éventuel nouvel assouplissement monétaire. La BCT, qui a réduit, le mois dernier, son taux directeur de 50 points de base pour la première fois depuis plus de deux ans, va apparemment être contrainte à opérer un autre allègement. Mais cela dépendra de la manière par laquelle son conseil d’administration appréciera l’évolution de l’inflation et les causes réelles du nouveau fléchissement.
À considérer le bulletin de l’INS, l’on peut néanmoins estimer que les soldes d’hiver avaient joué un rôle crucial dans le nouveau petit recul de l’inflation. Toujours d’après les chiffres de l’autorité de la statistique publique, le ralentissement de la hausse des prix a été remarquablement plus important dans le secteur de l’habillement que dans celui de l’alimentation. Dans ces deux postes de consommation qui constituent les deux principales sources de dépenses agissant directement sur le pouvoir d’achat des ménages, le rythme de la hausse des prix a baissé de 0,5 % dans le groupe des produits alimentaires et de 2,3 % dans l’habillement.
Modération
Ceci dit, l’inflation a reculé en avril sur la base mensuelle sous l’effet notamment des soldes d’hiver 2025 qui se sont déroulés durant sept longues semaines. De manière générale, l’expérience observée dans de nombreux pays montre que les saisons de soldes ont souvent un effet temporaire de désinflation. En effet, pendant les périodes de rabais organisés, un grand nombre de commerçants proposent des réductions de prix importantes pour écouler leurs stocks invendus. Cette dynamique entraîne une baisse ponctuelle des prix dans plusieurs segments de la consommation, notamment dans l’habillement, les chaussures, l’électronique et parfois certains articles ménagers.
Comme les indices d’inflation mesurent les variations de prix à la consommation sur une période donnée, les baisses observées lors des soldes se traduisent mécaniquement par une modération, voire une baisse, du taux d’inflation mensuel. Cela est d’autant plus visible lorsque les soldes couvrent une large gamme de produits et qu’ils durent plusieurs semaines, ce qui a été le cas cet hiver en Tunisie. Il faut dire aussi que la concurrence pendant cette période incite beaucoup d’opérateurs économiques à modérer leurs prix pour rester compétitifs, ce qui tend à se répercuter positivement sur l’indice des prix.
Cet effet reste, toutefois, généralement temporaire. Une fois la période des rabais achevée et la consommation revenue à des comportements saisonniers normaux, la tendance naturelle des prix peut reprendre, en fonction notamment des pressions sur l’offre, des coûts de production et de la demande globale. Bien que l’inflation montre un recul encourageant, beaucoup d’observateurs croient que les fondamentaux économiques, notamment l’évolution des prix alimentaires et les fluctuations des prix sur les marchés internationaux; rendent imprévisible la tendance inflationniste en Tunisie. La balle est désormais dans le camp de la BCT pour apprécier si le ralentissement du rythme de la hausse des prix constitue une tendance durable ou bien un phénomène conjoncturel qui ne justifie pas un nouvel assouplissement monétaire et donc une réduction des taux d’intérêt.
H.G.
Editorial : Faire bien mieux - Par Hassan GHEDIRI
L’Algérie et la Tunisie partagent l’eau qui coule dans plusieurs oueds parcourant leur territoire. Au cours de ces dernières années et alors que la sécheresse frappe sévèrement les deux pays, la gestion des flux hydriques est devenue un sujet sensible. Pourtant, la «grande sœur» n’a jamais hésité à multiplier les ouvrages hydriques en faisant sortir de terre de nouveaux barrages sur la longueur des fleuves qui traversent les frontières communes avec notre pays. Au cours de ces derniers jours, un des plus importants barrages en Algérie a été déclaré plein à 100%, ce qui a donné lieu à des lâchers massifs vers la Tunisie. Un évènement qui a suscité des réactions mitigées mettant au grand jour le débat sur l’épineuse problématique de l’eau transfrontalière.
En fait, l’Algérie a considérablement renforcé son infrastructure hydraulique au cours de la dernière décennie. Depuis 2015 jusqu’à aujourd’hui, pas moins d’une trentaine de nouveaux barrages ont été construits dans les différentes wilayas du pays, dont plusieurs en amont des oueds partagés avec la Tunisie, tels que l’oued El Kebir et oued Mellègue. A l’heure actuelle, notre voisin de l’ouest dispose de plus de 80 barrages opérationnels totalisant une capacité de stockage d’environ 9 milliards de mètres cubes d’eau..A titre de comparaison, la Tunisie ne compte que la moitié de ce nombre pour une capacité globale de rétention dépassant à peine les 2 milliards de m3. Ce déséquilibre marquant au détriment de la Tunisie qui voit sa marge de manoeuvre se rétrécir considérablement sous l’effet d’un stress hydrique chronique auquel elle s’expose et qui réduit de manière drastique la disponibilité de l’eau douce par habitant qui est aujourd’hui largement inférieure à celle de l’Algérie. En fait, tandis qu’Alger peut toujours compter sur des ressources annuelles avoisinant 12 milliards de mètres cubes, la Tunisie se trouve obligée de se contenter de ressources de plus en plus infimes.
Au cours de ces dernières années, l’Algérie a notamment renforcé l’un des plus vastes barrages d’Afrique du Nord, en l’occurrence celui de Beni Haroun qui a vu sa capacité croitre de plusieurs millions de mètres cubes. Plusieurs autres ouvrages majeurs avaient cependant été construits ou renforcés dans des régions limitrophes de la Tunisie. L’on peut par exemple citer les wilayas de Tébessa, Souk Ahras, Khenchla et El Tarf dans lesquelles émergent de grands barrages et où prennent source de nombreux oueds traversant ensuite la frontière avec la Tunisie. Des barrages situés à quelques encablures du territoire tunisien et qui permettent à l’Algérie de contrôler des quantités colossales d’eau avant qu’elles ne traverse la frontière. En effet, on peut compter aujourd’hui environ une quinzaine de barrages et de retenues d’eau dans les wilayas frontalières, totalisant une capacité de plusieurs centaines de millions de mètres cubes dépassant largement celles des barrages tunisiens comme Bouhedma situés à l’autre côté de la frontière et érigés sur le même chemin emprunté par l’eau dans son long voyage vers le littoral. La Tunisie, qui s’active à rattraper son retard qu’elle accuse par rapport à son voisin limitrophe dans cette course aux barrages, dispose de 40 barrages d’une capacité totale de rétention, (réduite par l’envasement) estimée à plus de 2 milliards de m3. Soit à peine le quart de la capacité algérienne plaçant notre pays en-dessous du seuil critique fixé par l’ONU en ce qui concerne l’accès de la population à l’eau potable.
La politique hydrique appliquée en Algérie axée sur les ressources alternatives telles que le dessalement mais aussi sur les solutions conventionnelles caractérisées par la multiplication des barrages soulève des interrogations légitimes du côté tunisien. Les lâchers massifs comme ceux opérés cette semaine vont certes permettre d’alimehter les nappes et les barrages, soulève des interrogations légitimes du côté tunisien. Les lâchers massifs enregistrés récemment vont certes permettre de ravitailler nappes et barrages en Tunisie mais ils reposent avec insistance la question de la gestion concertée des eaux transfrontalières qui devient plus que jamais une urgence stratégique.
Face aux multiples défis liés à la sécurité hydrique, la Tunisie et l’Algérie doivent faire bien mieux dans un cadre de concertation renforcée. D’où la nécessité d’une coopération claire et permanente pour éviter aux deux pays les malentendus et les tensions. Il est en effet impératif de placer la question de l’eau au centre du dialogue bilatéral. L’eau doit rester un facteur de rapprochement et de solidarité, et jamais un sujet de discorde.
H.G.
Calcul mental : Le Tunisien Lyass Maâli remporte la 2e place au championnat mondial en Chine
L’enfant tunisien Lyass Maâli, âgé de 10 ans et représentant officiel de la Tunisie au championnat mondial de calcul mental, a remporté la deuxième place mondiale lors de la compétition internationale, tenue le 5 mai 2025 à Taïwan - Chine, avec la participation de plus de 30 pays dans sa catégorie d’âge.
Lors de ce prestigieux événement scientifique, Lyass s’est distingué par des capacités mentales exceptionnelles, résolvant des opérations de calcul avec une rapidité et une précision remarquables, sans recourir à aucun outil ou calculatrice. Sa performance a impressionné le jury et lui a valu le respect des participants venus du monde entier.
Cet exploit inédit fait la fierté de la Tunisie et prouve que le génie tunisien peut rivaliser et exceller à l’échelle internationale lorsque les opportunités lui sont offertes.
Ligue des champions : Ce sera PSG-Inter en finale
Cinq ans après, le PSG s'est qualifié pour la deuxième finale de Ligue des champions de son histoire ! Déjà vainqueurs à l'aller, les hommes de Luis Enrique ont battu Arsenal (2-1) dans un Parc des Princes gâté par un grand Gianluigi Donnarumma et des buts de Ruiz (27e) et Hakimi (72e). Saka a réduit le score, en vain (76e). Paris tentera de remporter sa première C1 face à l'Inter Milan, le 31 mai à Munich.
L’Inter, qui a éliminé le FC Barcelone après deux magnifiques matches, a été en finale en 2022, alors que le PSG a disputé la finale en 2020. Une belle occasion s’offre aux deux formations pour dompter la coupe aux grandes oreilles.
A Beït Al-Hikma : La rationalité et la liberté en débat
Le Département des Lettres de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, « Beït al-Hikma » organise, le samedi 10 mai 2025, une journée d’étude sur le thème «Rationalité et liberté».
Cette journée s’inscrit dans le cadre des activités du groupe de recherche sur la modernité scientifique, philosophique, éducative et politique, et obéit à une démarche plus globale, visant à interroger l’époque moderne. Qu’est-ce qui constitue sa véritable nature ? Ses concepts théoriques, scientifiques, philosophiques, éducatifs et artistiques ; ses valeurs politiques et morales concrètes ; ses pratiques technologiques ; ainsi que ses modes de production économique. Dans la recherche d’une vision globale qui puisse aider notre nation à s’approprier avec justesse les lois de son temps, afin qu’elle puisse bien se positionner, la solide combinaison de la rationalité et de la liberté est l’un des moyens les plus efficaces pour atteindre cet objectif. L’évènement se tiendra au Palais de l’Académie, sis à Carthage-Hannibal, à partir de 09H00.
L’Algérie a émis deux mandats d'arrêt internationaux contre l'écrivain franco-algérien Kamel Daoud
La France a été informée de l’émission, par la justice algérienne, « de deux mandats d'arrêts internationaux » contre l’écrivain franco-algérien Kamel Daoud, a annoncé mercredi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
La France a été informée de l’émission, par la justice algérienne, « de deux mandats d'arrêts internationaux » contre l’écrivain franco-algérien Kamel Daoud, a annoncé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères ce mercredi 7 mai.
« Nous suivons et nous suivrons l’évolution de cette situation avec attention », a ajouté Christophe Lemoine, soulignant que Kamel Daoud était « un auteur reconnu et respecté » et que la France était attachée à la liberté d’expression.
En novembre dernier, un tribunal algérien avait accepté une première plainte contre l’écrivain et son épouse psychiatre pour avoir dévoilé et utilisé l’histoire d’une patiente pour l’écriture de son roman « Houris », récompensé par le Prix Goncourt 2024, récompense la plus prestigieuse de la littérature française.
Deux recours
Deux recours avaient alors été déposés contre Kamel Daoud et son épouse qui a soigné Saâda Arbane, une rescapée d’un massacre pendant la décennie noire de guerre civile en Algérie (1992-2002, 200.000 morts).
Une plainte émane de Saâda Arbane qui les accuse d’avoir utilisé son histoire sans son consentement, et une autre de l’Organisation nationale des victimes du terrorisme. L’émission d’un mandat d’arrêt fait partie de la procédure d’usage selon le code de procédure pénale algérien.
« Si l’inculpé est en fuite ou s’il réside hors du territoire de la République », le juge d’instruction peut émettre un mandat d’arrêt international, selon la loi régissant ce cas de figure.
Assigné en justice en France
Kamel Daoud a également été assigné en justice en France pour non-respect de la vie privée par Saâda Arbane.
Kamel Daoud avait affirmé mi-décembre sur la radio publique France Inter que cette histoire était « publique » en Algérie mais aussi que son roman « ne raconte pas (la) vie » de Saâda Arbane. Son éditeur Gallimard avait lui dénoncé les « violentes campagnes diffamatoires orchestrées (contre l'écrivain) par certains médias proches d'un régime dont nul n'ignore la nature ».
Distinction : Walid Ben Salah élu président de la Fédération panafricaine des experts comptables
Le président de l’Ordre des Experts Comptables de Tunisie (OECT), Walid Ben Salah, a été élu président de la Fédération Panafricaine des Experts Comptables (PAFA), pour le mandat 2025-2027. L’élection a eu lieu à l’issue de l’Assemblée générale de la PAFA, tenue le 6 mai 2025 à Kigali - Rwanda.
A cette occasion, Walid Ben Salah a remercié, dans un post facebook, tous ses collègues présidents, CEO et représentants des ordres professionnels et organisations comptables africaines des 47 pays membres de la PAFA, pour leur confiance et leur soutien. Il a remercié également les membres du Conseil d'administration de la PAFA sortant pour les performances réalisées au cours du mandat passé.
A rappeler que la PAFA est un organisme continental rassemblant les corporations professionnelles africaines, ayant pour but de développer la profession comptable sur le continent. Créée en 2011, elle compte 58 organisations comptables professionnelles relevant de 47 pays africains.
« Mon patrimoine dans mon école » : Le changement commence par l’école…
Par Imen Abderrahmani
De Tataouine, l’aventure a commencé pour se clôturer le 13 mai à Mahdia. Depuis, l’équipe de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de la promotion culturelle (AMVPPC) a rencontré une centaine de nos élèves, lors d’une opération de charme intitulée « Mon patrimoine dans mon école ».
Lancé depuis le 19 avril 2025, la caravane « Mon patrimoine dans mon école » poursuit son bon chemin, invitant des élèves des écoles primaires à découvrir la richesse du patrimoine tunisien et surtout certains sites archéologiques qui sont à quelques mètres de l’école. Des lieux magiques pleins de charme qu’ils n’ont pas très souvent eu la curiosité de s’interroger sur son histoire ou qu’ils n’ont pas même été invités par leurs enseignants ou leurs familles pour aller faire la découverte, pour de nombreuses raisons (méconnaissance, sécurité…). C’est dans cette perspective visant à familiariser les écoliers avec leur entourage, avec ces sites qui s’élèvent pas loin de l’école, racontant quelques péripéties de l’histoire de la Tunisie que ce programme a été lancé.
Au-delà des discours sur la responsabilité collective de préserver le patrimoine et de le transmettre de génération en génération, il a fallu commencer par les plus jeunes, par les futur(e)s citoyens et citoyennes, ces futur(e)s responsables de la Tunisie.
Organisée conjointement par (AMVPPC), l’Institut National du Patrimoine (INP), et les délégations régionales de l’Education et des Affaires culturelles dans les gouvernorats ciblés lors de cette 2ème édition, cette opération a démarré à Tataouine Nord avec les élèves de l’école primaire « Béni Blel ». Depuis, l’équipe de l’AMVPCC est allée à la rencontre d’autres écoliers à El Guettar à Gafsa, Sidi Amer à Regueb (Sidi Bouzid) et à Sidi Mechreg à Sejnane (Bizerte). La clôture de cette tournée sera à Mahdia, le 13 mai.
Cherchant à sensibiliser les enfants à l’importance de la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel, le programme de chaque escale repose sur deux axes essentiels : une visite virtuelle aux sites et monuments emblématiques de la Tunisie et ce à l’aide de nouvelles technologies et une visite sur le terrain d’un site situé à proximité de l’école.
Passons à l’action !
S’agissant du premier axe, dans une ambiance ludique, amusante, bien encadrée par l’équipe de l’AMVPCC, les élèves essaient le casque VR, partant à la découverte de tant de villes et de monuments. Une expérience immersive qui leur permettra d’explorer différemment l’histoire de la Tunisie et de saisir même autrement les cours de l’histoire qui abordent la période punique, romaine, aghlabide… En jouant, en s’amusant, certes ces enfants ils ont appris de nouvelles choses et surtout ils ont appris à aimer cet héritage.
Quant au 2ème axe, il a permis aux élèves de découvrir, au-delà des murs de l’école, l’environnement dans lequel ils évoluent. Bien accompagnés, par leurs enseignants, et également par l’équipe de l’AMVPPC, ils ont visité les sites situés parfois à quelques mètres de l’école. Des explications portant sur l’historique du lieu et l’histoire de la région ont été fournies dans un style simple et pédagogique, nourrissant leurs mémoires mais aussi renforçant leur sentiment d’appartenance et leur fierté d’être aujourd’hui des « témoins » de l’histoire et des gardiens de la mémoire.
La dernière visite sera à Mahdia, précisément à l’école primaire de « Chehimet nord » à Ouled Chamekh (Mahdia). Objectif : outre la visite virtuelle racontant la Tunisie à travers ses sites et monuments, inviter les élèves à découvrir le bassin de Chehimet, imposant ouvrage hydraulique remontant à l’époque aghlabide.
La clôture de cette 2ème édition de ce programme lancé dans le cadre de la célébration du mois du patrimoine ne peut qu’être un début d’un autre plus développé et plus ambitieux s’ouvrant sur d’autres écoles même dans la capitale afin de mieux sensibiliser les enfants à l’importance de cet héritage et les inciter à visiter les musées, toujours en usant de ce magique casque VR.
I.A.
Transfert temporaire des Centres des arts dramatiques et scéniques aux bâtiments relevant du ministère des Affaires Culturelles
Les questions foncières et juridiques des Centres des Arts Dramatiques et Scéniques dans les certaines régions ont été au cœur d’une séance de travail qui a eu lieu, mardi 6 mai, au siège du ministère des Affaires Culturelles.
Selon un communiqué de son département publié, mercredi 7 mai, en fin de matinée, la ministre des Affaires Culturelles, Amina Srarfi, a appelé à céder les biens immobiliers locatifs abritant certains Centres qui seront, temporairement, transférés dans des bâtiments relevant du ministère des Affaires Culturelles.
Cette décision s’inscrit dans le cadre la rationalisation des dépenses, indique la même source.
La ministre a souligné la nécessite de trouver des solutions juridiques urgentes pour ces centres qui renforcent la dynamique culturelle et créative dans les régions en vue de leur permettre de réhabiliter le rôle du secteur du théâtre à travers la formation et la production, lit-on encore.
Moez Mrabet, Directeur Général du Théâtre national Tunisien (TNT), Nissaf Ben Hafsia, Directrice Générale des arts scéniques et des arts audio-visuels et certains cadres au ministère des Affaires culturelles, ont pris part à cette réunion ayant permis d’examiner les différentes questions foncières et juridiques qui entravent le travail de ces centres en vue de trouver les solutions adéquates qui leur permettent de fonctionner convenablement.
Ligue 1- programme de la 29e journée : Il fera chaud à Rades, à Beja et à Monastir
La Ligue Nationale de Football Professionnel a rendu public le programme de la vingt- neuvième journée de la Ligue 1 qui comporte un classique entre le CA et l'Etoile à Rades , deux matches intéressants à Beja et à Monastir où les L'Espérance et l'USMonastir jouent pour le titre alors qu'à Gafsa, El Gawafel joue pour le maintien contre un concurrent direct, l'ASGabes. Voici, le programme en détails :
Samedi 10 mai 2025 - 15h00
ASS- ESZ
JSO -USBG
EGSG- ASG
UST- ST
Dimanche 11 mai 2025
CA -ESS
OB -EST
USM- ESM
CSS- CAB
J.B.
Forum Pharmaceutique International - 1er et 2 mai 2025 : Voilà la 24eme édition en Tunisie...
Tunisie hôte du monde mais surtout du continent Africain ; dans la logique de la coopération économique Sud/Sud.
Le blanc, le rouge... Couleurs dominantes celles des globules blanches et rouges... Celles de la vie que l'on retrouve dans le sigle : l'Afrique en rouge avec au Nord le blanc portant les esquisses stylisées en Rouge des différentes écoles médicales, des sciences humaines et le Serpent en vert.
C'est au palais des congrès que s'est tenu l'événement : tapis rouge sur les marches à l'entrée, et, nous voilà pénétrant l'histoire... Brisant la temporalité et cela dans le même souffle ensemble... Nous remémorons notre authenticité. Notre mémoire.
Des colonnes de part et d'autre du tapis, sur l'esplanade également, la statue de Déméter, déesse grecque de la fertilité... Et le portail électronique... La fausse note... Filtrant l'accès, les voix des temples de la prise en charge thérapeutique : vers Carthage.
La Carthage Punique
La Carthage Romaine
La Carthage Chrétienne
La Carthage source de déploiement de l'expansion et de la diffusion du Savoir grâce et également à travers les diverses époques : Abbasside, Fatimide, Omeyyade, Ottomane.
Mais d'abord un clin d'œil discret à Elyssa fondatrice de Carthage et par la suite aux femmes ayant marquée les strates réelles du pays.
Se mouvoir... À travers les passages balisés de bustes : Galien, Hippocrate, Socrate, Hannibal... Plongeaient et entretenaient la véritable nourriture du savoir.
Des mosaïques dont la Dame de Carthage.
Ces voies menaient vers les salles portant les noms de la prise en charge curative : des diverses époques : Ibn Al Jazzar, Tanit, Hannibal
Les colonnes Doriques, Ioniques, et voilà Dougga, El Jem... Salammbô... Amilcar...
L'identité civilisationnelle de la Tunisie avec la continuité Arabe, Ottomane, coloniale, et indépendante.
L'école médicale de Kairouan, la nutrition, Ishak Ibn Suleyman, le régime méditerranéen.
Le rôle de la femme sur les pas d'Elyssa; et, parée de ses atours la Dame de Carthage recevant ses invités en toute beauté pérennisant l'élégance de sa coiffure et de son style vestimentaire ; représentée sur la célèbre mosaïque du musée du Bardo, ouvrant la galerie des portraits : Menchari, Ons Jabeur, Taouhida Becheikh...
Les bustes, les colonnes, les statues étaient en carton mâché, en résine et en liège, le tout recouvert d'enduit blanc.
L'atmosphère du vécu compétitif de la rivalité des écuries... Du challenge et voilà le char Romain encadré par un soldat et un gladiateur en tenue d'époque. Le Colisée d'El Jem et le masque de Carthage.
Le parfum de l'Orient... Celui de la civilisation Musulmane :
De son art de vivre...
De son architecture...
De ses jardins...
De ses fontaines...
De sa subtilité... Entretenue... Feutrée dans les décors en Djeliz de ses murs. Un véritable florilège historique. Une échappée, escapade nous menant aussi dans le monde de la toilette de la mise et des atours masculins et féminins de continent Africain. Une profusion de couleurs... Une luxuriance de tissus brodés... Une abondance de modèles... Une dimension africaine de la culture authentique traditionnelle adaptée à la circonstance.
Ce forum Pharmaceutique International a été un Magistral "Master Class" d'histoire ayant comblé remarquablement les lacunes du Savoir sur la Tunisie : son autobiographie grâce à une capacité et à une portée financière... À portée de main impressionnante une échappée... une escapade bien lointaine du thème de ce forum Pharmaceutique International traitant de l'apport de l'intelligence artificielle dans le secteur pharmaceutique.
Échappée qui en fait nous interpelle remettant les pendules à l'heure. Ce fut l'objet de mon intervention lors du débat le 2mai 2025 au sein de la salle Ibn Al Jazzar après les conférences de messieurs Cazenave, Guitouni et Minoux plaidant la réalité du terrain et de ses besoins :
En corrigeant la signification du mot intelligence
En banque de données
En invoquant aussi
Et en faisant revivre les structures sociales de la thérapie sur le continent africain : à savoir :
Les Mama Benz
les Gourous,
la médecine traditionnelle,
les médicaments de la rue
et de la capacité financière du patient.
Mais posant le problème de la prise en charge thérapeutique holistique et de l'intégration de ses diverses spécificités culturelles, régionales, appropriées à cette banque des données permettant en quelque sorte des échanges responsables et rapides.
Et de ne pas être les consommateurs de la culture de la "colonialité".
Nous bipèdes du continent Africain rejetons ce ronronnement continu et entretenu de son confort.
Cherifa Ammar
Membre honoraire de la Société Tunisienne d'histoire de la médecine et de la pharmacie
Tournoi de Rome : Ons Jabeur ouvre contre la Tchèque Kvitova
Désormais 36e au classement WTA après sa sortie prématurée du tournoi de Madrid, la Tunisienne Ons Jabeur reprend sa raquette demain au tournoi de Rome. Elle aura comme adversaire au second tour la Tchèque Petra Kvitova, classée 830e. Il faudra s'attendre à une qualification aisée de Ons Jabeur vu la différence de classe entre les deux joueuses, en attendant des adversaires plus aguerries lors des tours suivants. Reste à espérer voir la Tunisienne dans une belle forme physique pour qu'elle puisse développer son meilleur tennis.
J.B.
Editorial : Madame Claude et le deal de la honte…
La nouvelle a de quoi faire pousser un cactus californien sur la tête d’un chauve, tellement elle est absurde et terriblement piquante. Qu’on en juge : selon les médias américains, l’administration Trump a entamé des discussions avec certains pays tiers comme la Libye, le Rwanda et le Salvador pour examiner la possibilité d’envoyer des immigrants ayant un casier judiciaire et se trouvant aux Etats-Unis vers ces pays. Dans le cadre de ce même projet en gestation qui ne prédit rien de bon, l’ancienne Jamahiriya fait l’objet d’un traitement de faveur. En plus de renvoyer vers ce pays les migrants ayant un casier judiciaire aussi vierge que les filles de joie de Madame Claude, les responsables US espèrent également entamer des négociations formelles avec leurs homologues libyens pour conclure un soi-disant «accord de pays tiers sûr» qui permettrait aux Américains de renvoyer en Libye les demandeurs d’asile appréhendés à la frontière américaine. Y a pas à dire, les gars d’outre Atlantique ont de la suite dans les idées. Des idées saugrenues s’entend. Pour se débarrasser une bonne fois pour toutes des migrants clandestins qui affluent par milliers aux Etats-Unis, ils envisagent de les transférer tout simplement vers d’autres pays vulnérables qui ont la particularité de tirer déjà le diable par la queue. De gré si possible, par les pressions et l’intimidation si nécessaire. Les médias américains ne le disent pas bien sûr, mais on peut le deviner facilement car aucun gouvernement sensé ne peut, logiquement, accepter de gaieté de cœur un cadeau aussi empoisonné.
Plus vicieux et sournois que ce projet, il n’y en a pas. La Libye, pour ne citer que ce pays, nage déjà dans un marécage de problèmes. Livré au chaos et à l’anarchie suite à l’intervention armée des pays de l’OTAN qui a précipité la chute du régime de Mouammar Kadafi, notre voisin du Sud peine à sortir depuis de l’ornière. Les rivalités interlibyennes et les convoitises des puissances étrangères se sont posées en obstacles pour un retour de la paix et de la stabilité dans ce pays exsangue, ravagé par la guerre et devenu par la force des choses un terrain de confrontation d’intérêts diamétralement opposés. Et comme si la Libye n’avait pas assez de problèmes, sécuritaires et autres liés à l’émigration irrégulière des Subsahariens, voilà que les Américains envisagent d’enfoncer encore plus le clou. Ils se proposent en effet de transférer vers ce pays non seulement tous les migrants indésirables qui affluent à leurs frontières mais également la crème de la crème des détenus qui croupissent dans leurs prisons. Dans le tas, on trouve surement des narcotrafiquants, des assassins, des truands et des violeurs. Bref des zigs infréquentables portés sur la violence et la gâchette qui viendront mettre, inévitablement, un peu plus d’ambiance dans le pays aux côtés des fanatiques barbus déjà présents sur le terrain.
Qu’est-ce qu’on dit ? Merci ! Merci qui ? Merci M. Trump pour cette lumineuse et tendre pensée pour nos frères libyens. Après Gaza, vouée à devenir bientôt la « Riviera du Moyen-Orient », place donc à un projet pas du tout « Tripoli » sur les bords mais tout aussi « constructif ». Les Etats-Unis qui ont envoyé leur soldatesque par OTAN interposée pour zigouiller l’ancien Guide libyen, se proposent de parachever leur œuvre magistrale en transformant le pays qu’ils avaient livré à l’anarchie en un immense camp de rétention de desperados et autres repris de justice de la pire espèce. Le « rêve américain » s’africanise ou plutôt se libyanise au grand bonheur des pays voisins de la région qui risquent inévitablement de subir les effets pervers de ce projet atypique. Peste et choléra : les pays occidentaux ne vont pas, décidément, par quatre chemins pour régler leurs propres problèmes. Ils les déversent tout simplement sur les autres. Hello ! How are you ? Occupez-vous en les gars, sans faire trop de chichi et qu’on n’entende plus parler. L’ordre est direct, parfois sec, parfois prononcé avec un petit sourire diplomatique mais hypocrite, histoire de mettre un peu à l’aise les interlocuteurs pour mieux leur faire avaler la pilule amère.
Selon CNN, l’administration Trump a discuté de ce projet avec l’un des fils du maréchal Haftar, l’homme fort de la cyrénaïque. S’agit-il d’un deal fondé sur le « donnant-donnant » dans le sens que les Américains seraient prêts à accorder une contrepartie dont on peut imaginer d’ailleurs la teneur pour inciter le puissant maréchal à accepter leurs propositions ? L’hypothèse est fort plausible.
Ce qui est sûr en tout cas, c’est que ce projet qui tient apparemment à cœur les responsables américains est un véritable marché de dupes aux retombées potentiellement très dangereuses pour la stabilité précaire de la Libye. Aussi bien le camp de Khalifa Haftar que celui de son rival Abdelhamid Debaiba n’ont intérêt d’ailleurs à accepter ce deal, véritable attrape-nigauds, qui risque non seulement de plonger davantage la Libye dans les affres de l’incertitude mais également l’ensemble de la région…
C.B.
A l’IFT : « Philosopher en terre d’islam » avec Fathi Triki
Une rencontre-débat avec Fathi Triki, philosophe et universitaire, autour de son dernier livre « Philosopher en terre d’islam », édité en 2025 chez Nirvana Editions, est prévue demain, le 8 mai, à 18h00, à la Médiathèque de l’Institut Français de Tunisie (IFT).
« Philosopher en terre d’islam » a été présenté au stand de Nirvana à la Foire internationale du Livre de Tunis, tenue dans 39ème édition du 25 avril au 04 mai 2025.
Organisée en collaboration entre l’IFT et la libraire AlKitab, cette nouvelle rencontre avec l’auteur s’inscrit dans le cadre du cycle « Kteb Tounsi ».
Ce rendez-vous littéraire sera modéré par Mohamed Cherif Ferjani, politologue et islamologue. Une séance de dédicace est également au menu.
« Philosopher en terre d’islam » propose de contribuer à l’étude de la situation et du statut de la philosophie dans les pays du monde musulman. Il essaye de mettre en lumière les grandes orientations de la chose philosophique, son évolution et les faiblesses qui surgissent dans sa pratique, au niveau de l’éducation et dans la société civile. En même temps, il trace et élabore des scenarii de dépassement de ces faiblesses, et montre les possibilités du progrès de la réflexion philosophique en tenant compte de la spécificité des cultures des pays en question et des exigences de la civilisation islamique elle-même, lit-on sur le site de l’Institut français de Tunisie.
Professeur émérite de philosophie contemporaine à l’Université de Tunis, Fathi Triki est également titulaire de la Chaire UNESCO de philosophie pour le monde arabe. Il a étudié en France, où il a obtenu son doctorat sous la direction de Paul Ricœur, et s’est spécialisé dans les questions liées à l’identité, à la modernité, à la pensée islamique et à l’esthétique.
Triki a consacré une grande partie de son œuvre à réconcilier la tradition philosophique arabe avec la pensée moderne et occidentale. Il milite pour une philosophie du dialogue et une lecture critique de l’héritage culturel arabe à la lumière des défis contemporains (droits de l’homme, démocratie, éthique…).
Auteur prolifique, il a publié de nombreux ouvrages en arabe et en français, notamment sur l’art, la culture, la politique et la religion. Il est aussi une figure majeure du renouveau philosophique en Tunisie postrévolutionnaire.
















