Festival du film francophone : Une escale à Sfax, cet après-midi
L’Institut français de Sfax abritera aujourd’hui à 14h00 et à 16h00 la projection de deux films et ce dans le cadre du Festival du film francophone. Sorti en 2024, d’une durée de 80 mn, « Sauvages » est un film d’animation (stop motion) signé par Claude Barras d’après un texte co-signé avec Catherine Paillé. Film d’aventure, « Sauvages » est le récit d’une opération de sauvetage d’une forêt.
« A Bornéo, en bordure de la forêt tropicale, Kéria recueille un bébé orang-outang trouvé dans la plantation de palmiers à huile où travaille son père. Au même moment, Selaï, son jeune cousin vient trouver refuge chez eux pour échapper au conflit qui oppose sa famille nomade aux compagnies forestières. La forêt ancestrale est plus que jamais menacée. Ensemble, Kéria, Selaï et le bébé singe baptisé Oshi vont alors braver tous les obstacles pour lutter contre la destruction programmée », lit-on dans le synopsis de ce film destiné à tous publics.
Salué pour son engagement écologique et social, abordant des thèmes tels que la déforestation à Bornéo et les droits des peuples autochtones, « Sauvages » a reçu plusieurs distinctions et nominations depuis sa sortie en 2024. Cette projection est assurée par l’ambassade de Suisse en Tunisie.
Le 2ème film au programme de cet après-midi cinématographique est « Favoriten » de Ruth Beckermann. Documentaire de 1h58, « Favoriten » est un film sur l’apprentissage et l’enseignement. « Favoriten est le nom du quartier le plus multiculturel de Vienne. Durant trois ans, la réalisatrice autrichienne Ruth Beckermann y a filmé le quotidien des élèves d’une classe de primaire dont l’allemand n’est pas la première langue. Un documentaire en immersion, fin et doux-amer à la fois, sur le vivre ensemble vu à hauteur d’enfant », explique le synopsis de ce film.
Une résidence de création des parcours artistiques augmentés au Centre culturel de Hammamet
Le Centre Culturel International de Hammamet (CCIH) accueille, depuis le 6 et jusqu’au 18 mai 2025, une résidence de création pour la conception d’un parcours de découverte artistique augmenté.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Arts et Patrimoine: Mémoire du Futur », qui fusionne les arts traditionnels (comme la sculpture sur marbre) avec les technologies immersives (réalité augmentée, son interactif, intelligence artificielle).
S’articulant autour de l’idée « l’art pour réactiver le patrimoine, ré-enchanter les lieux, et renforcer les liens entre mémoire collective et innovation », ce projet réunit artistes visuels, designers, développeurs XR, chercheurs en patrimoine, étudiants en arts numériques, jeunes professionnels du secteur culturel, médiateurs et grand public curieux d’expériences nouvelles. Il est porté par le Centre Culturel International de Hammamet, en collaboration avec des artistes résidents, des experts du numérique, des acteurs culturels locaux ainsi que des institutions partenaires nationales et internationales.
La résidence « Mémoire du Futur » prend la forme d’ateliers collaboratifs et créatifs, conçus comme des laboratoires de terrain transdisciplinaires. L’objectif étant d’apporter des réponses sensibles et innovantes aux enjeux de valorisation du patrimoine, de mémoire des lieux et de leur activation contemporaine, à travers la création d’un parcours artistique augmenté au cœur des jardins du Centre, en dialogue avec les œuvres existantes et l’histoire du site, lit-on sur la page facebook du Centre culturel international de Hammamet.
Cette résidence mettra particulièrement l’accent sur la relecture artistique des sculptures en marbre issues des anciennes résidences du CCIH, sur l’intégration de technologies immersives ainsi que sur la co-conception d’une œuvre murale en graffiti AR et de deux sculptures digitales destinées à enrichir le parcours.
Partant de l’idée que le patrimoine n’est plus seulement un témoin du passé mais un levier pour réinventer notre rapport au temps, à l’espace et à la création, Dar Sebastian devient ici un terrain d’exploration. Les douze sculptures en marbre, créées lors de résidences précédentes, seront réintégrées dans des dispositifs artistiques immersifs variés dont un parcours WebAR interactif avec sculptures visibles via smartphone, un photobooth AR (stations photographiques immersives avec œuvres numériques) et une fresque en graffiti numérique visible uniquement en réalité augmentée, ajoute la même source.
QNB soutient les hôpitaux « Aziza Othmana » et « Béchir Hamza »
QNB Tunisia a annoncé son soutien aux travaux d’aménagements et d’équipements à l’hôpital Aziza Othmana et à l’hôpital d’enfants Béchir Hamza à Tunis, afin de pallier le manque d’équipements essentiels.
Cette initiative, menée par QNB en partenariat avec l’Association Carthage Horizon et en coordination avec le ministère de la Santé, s’inscrit dans le cadre de la stratégie de la banque en matière de responsabilité sociétale et de son engagement envers le secteur de la santé.
Dans ce cadre, QNB a fourni des équipements au service d’hématologie de l’hôpital Aziza Othmana. Parallèlement, la banque a soutenu la réhabilitation des espaces dédiés aux mères et aux enfants hospitalisés au sein du service pédiatrique de l’hôpital Béchir Hamza, contribuant ainsi à améliorer la qualité des soins et à offrir un environnement sain aux patients.
Ces services ont été inaugurés le 5 mai 2025 en présence du Ministre de la Santé, Dr Mustafa Al-Ferjani, qui a souligné l’importance du soutien du secteur privé, représenté ici par QNB et la société civile, pour améliorer les conditions d'accueil des patients et leur offrir une meilleure qualité de soin.
QNB Tunisia est présente dans 11 gouvernorats avec 25 agences dont deux agences dédiées à la clientèle Premium situées sur l'avenue Mohammed V à Tunis et à Sousse ainsi que 3 centres d'affaires pour les entreprises à Tunis et Sousse, et un bureau de change à l'aéroport de Tunis-Carthage.
La crise des jeunes médecins : Qui peut arrêter cette hémorragie ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Les jeunes médecins ont annoncé dans un communiqué publié samedi dernier de durcir leur mouvement de protestation contre le désintéressement des autorités à répondre à leurs revendications…
La tension est montée d’un cran entre l’Organisation tunisienne des jeunes médecins et le ministère de la Santé. Et c’est ce que les jeunes médecins appellent « le mépris systématique du ministère face à leurs revendications » qui est à l’origine de cette escalade qui a vu les jeunes blouses blanches descendre dans la rue dans une marche de protestation pendant laquelle les internes et les résidents ont exprimé leur colère avant que leur organisation ne décide samedi dernier une série de mesures dont une grève de cinq jours sans fixer une date précise pour ce mouvement qui touchera, selon le communiqué, tous les hôpitaux de la République. L’organisation a également décidé de boycotter le processus de choix des centres de stage pour toutes les spécialités médicales, y compris la médecine de famille, à partir du 1er juillet 2025. «Nous mettons en garde les autorités que les hôpitaux universitaires seront privés de médecins résidents avec les conséquences que cela peut avoir sur le bon fonctionnement de ces hôpitaux», peut-on lire dans ce communiqué.
Pour comprendre les raisons de cette nouvelle escalade, nous avons contacté le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, Wajih Dhakkar. Ce dernier nous a confié : « Les jeunes médecins ont fait, tout au long de ces cinq dernières années, preuve de raison et de patience préférant le dialogue et les négociations avec le ministère de la Santé sans réaliser aucune avancée ni au niveau salarial ni au niveau des conditions de travail. D’ailleurs, le slogan que nous avons choisi pour ce nouveau mouvement «Tmarmedna» (humiliés) traduit bien la situation des jeunes médecins marquée par les bas salaires, les longues journées de travail, les heures non payées, les mauvaises conditions de sécurité et les conditions de vie ». Pourquoi la Tunisie traite ces médecins de cette manière alors qu’ils sont très demandés à l’étranger et que faire pour retenir nos docteurs en médecine par ces temps de pénurie de cadres médicaux ?
L’urgence d’une prise de conscience …
Alors que nos hôpitaux se vident à cause du départ massif de nos médecins à l’étranger, le président de l’Organisation des jeunes médecins, Wajih Dhakkar, appelle à une prise de conscience de la part des autorités afin de mettre fin aussi biens aux «souffrances» des jeunes médecins qu’à cette hémorragie liée au départ de nos docteurs en médecine à l’étranger, «A cause de la désinvolture des autorités, nos hôpitaux se vident, ce qui va provoquer dans un futur très proche une crise sans précédent». Et d’ajouter: « Au vu des conditions de travail et le manque de visibilité concernant leur avenir, les jeunes médecins préfèrent partir et chercher d’autres opportunités plus motivantes. Et pourtant ces mêmes jeunes médecins souhaitent rester en Tunisie et servir leur pays. Malheureusement, certains cherchent à noyer le poisson. Je pense, alors, que ce mouvement est la dernière chance pour tout le monde et s’il ne va pas aboutir, aucun jeune médecin ne va rester. La balle est à mon avis dans le camp du ministère qui doit se pencher sérieusement sur nos revendications dont notamment les critères de validation des stages qui sont reconnus dans le monde entier sauf en Tunisie. Il faut savoir qu’aujourd’hui le sort d’un jeune médecin est entre les mains du chef de service qui peut ou non valider son stage sans se baser sur des critères objectifs et clairs».
M.B.S.M.
Editorial : Dépolluez nos assiettes ! - Par Hassan GHEDIRI
En France, l’inquiétude de la communauté scientifique monte à l’idée de réduire les prérogatives de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES). Cette haute autorité à laquelle est confié, par la loi, le pilotage du processus d’autorisation de mise sur le marché des pesticides utilisés dans l’agriculture est sur le point de voir son pouvoir de régulation mis en cause par un projet de loi suggérant la réintroduction des pesticides interdits depuis des années. La proposition de loi dite «Loi Duplomb», du nom du sénateur Laurent Duplomb, préoccupe les scientifiques parce qu’elle entend instaurer un principe de priorisation en vertu duquel des pesticides particulièrement nocifs pour la santé et l’environnement et pour lesquels on estime qu’il n’y a pas d’alternative peuvent être réautorisés. Les protestataires dénoncent par ailleurs la création d’une nouvelle structure d’«orientation pour la protection des cultures» prévue par la loi Duplomb qui vise, selon eux, d’affaiblir le rôle de l’ANSES. Lorsqu’elles se réfèrent à cette structure d’orientation qui aura le pouvoir de désigner qui seront considérés comme des «pesticides prioritaires» n’ayant pas d’alternative, les autorités se passeront de l’avis scientifique de l’ANSES. Ceci dit, plus d’un millier de chercheurs et médecins français ont diffusé, hier, une pétition pour dénoncer la loi Duplomb qui constitue un «recul pour la santé publique» et une remise en cause très grave de la place de l’expertise scientifique dans le processus d’autorisation des pesticides. La polémique ne cessera pas d’enfler dans l’hexagone jusqu’à l’examen du projet de loi au Senat prévu à la fin du mois de mai. Cette question de priorisation de la protection des cultures au mépris des exigences sanitaires est toutefois loin d’être une problématique propre à la France. Elle tend à devenir une préoccupation universelle dans un contexte caractérisé par la multiplication des défis environnementaux et sanitaires liés au phénomène du réchauffement du climat et son impact sur le rendement agricole et la sécurité alimentaire.
Mais si en France et dans beaucoup de pays dans le monde, la place des agences d’expertise scientifique, telles que l’ANSES qui commence à être remise en cause en ce qui concerne la surveillance et l’évaluation de la dangerosité des pesticides, suscite un débat houleux, c’est plutôt dans une atmosphère obscure et ambiguë que fonctionne le mystérieux marché des pesticides en Tunisie.
Si, en France, l’ANSES est l’autorité qui est jusqu’ici mandatée pour évaluer la dangerosité des pesticides, mais aussi pour autoriser ou non leur mise sur le marché en toute indépendance scientifique, son équivalent tunisien, en l’occurrence l’Instance Nationale de la Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (INSSPA), est supposée remplir la même mission. Avant qu’il ne soit mis sur le marché, un pesticide doit ainsi être soumis à plusieurs tests pour vérifier sa conformité aux exigences phytosanitaires, c’est-à-dire évaluer son impact sur l’environnement et la santé humaine. Or, si l’on se fie à la liste des pesticides homologués en Tunisie publiée par le ministère de l’Agriculture et disponible en ligne, l’on peut affirmer sans risque de se tromper que tous les tests de laboratoires destinés à vérifier la toxicité ne sont pas réalisés. La dernière liste des pesticides homologués en Tunisie qui date du mois de mai 2024 révèle la présence de plusieurs substances actives jugées dangereuses pour la santé humaine. Parmi elles, des substances déjà interdites dans l’Union européenne.
Le maintien de ces produits sur le marché tunisien et l’absence d’une mise à jour rigoureuse des normes d’homologation exposent les consommateurs à beaucoup de dangers. C’est à l’Etat qu’incombe la responsabilité d’empêcher ces poisons de polluer nos assiettes.
H.G.
Etats-Unis : L'administration Trump promet 1 000 dollars aux clandestins qui partent volontairement !
Le gouvernement de Donald Trump a annoncé ce lundi 5 mai qu'il allait payer des immigrés en situation irrégulière pour qu'ils s'"auto-expulsent", c'est-à-dire qu'ils retournent eux-mêmes vers leur pays d'origine.
Il prévoit de prendre en charge leurs frais de transport et de leur allouer une somme de 1 000 dollars, versée après leur retour dans leur pays, selon un communiqué du ministère de la Sécurité intérieure (DHS).
Dans son communiqué, le ministère estime que cette procédure "va permettre de baisser les coûts d'une expulsion d'environ 70%". Selon lui, le coût moyen de l'arrestation, la détention et l'expulsion d'un immigré en situation irrégulière est actuellement de 17.121 dollars. Une personne du Honduras aurait déjà utilisé le programme pour retourner dans son pays.
Donald Trump, qui avait promis pendant sa campagne de mener "la plus grande opération d'expulsions de l'histoire du pays", a fait de la lutte contre l'immigration clandestine l'une de ses priorités depuis son retour au pouvoir en janvier.
Yémen : Israël a frappé des infrastructures des Houthis à Hodeïda
Des frappes aériennes israéliennes ont été menées, lundi, sur des infrastructures des Houthis dans le port d'Hodeïda, a annoncé Israël dans un communiqué militaire.
L'armée sioniste a annoncé, lundi 5 mai, avoir mené des frappes aériennes sur des infrastructures des Houthis à Hodeïda, dans le sud du Yémen, au lendemain d'un tir de missile sur l'aéroport international de Tel-Aviv revendiqué par ces rebelles alliés de l'Iran.
Pappelons qu’un missile est tombé ce dimanche 4 mai dans l’enceinte de l’aéroport international de Tel-Aviv. Le tir, en provenance du Yémen, a provoqué une brève interruption du trafic aérien et la suspension temporaire, pour quelques jours, de vols pour plusieurs compagnies aériennes.
« Les enfants Rouges » doublement primé, mention spéciale pour « Bord à bord » au Festival du Film Arabe de Malmö
« Les enfants Rouges » de Lotfi Achour a été, doublement, primé à la 15ème édition au Festival du Film Arabe de Malmö (MAFF), en Suède, en remportant le prix du meilleur réalisateur et le prix spécial du jury.
Le film de fiction « Bord à bord » réalisé par l’artiste visuelle et cinéaste Sahar El Euchi a eu une mention spéciale de la compétition des courts- métrages.
Le palmarès complet de cette 15ème édition du MAFF, tenue du 29 avril au 5 mai, a été dévoilé, dimanche, au cours d'une cérémonie organisée au cinéma Le Royal, dans la ville de Malmö.
Les deux films tunisiens lauréats ont été primes aux 35èmes Journées Cinématographiques « de Carthage (JCC) tenues du 14 au 21 décembre 2024 à Tunis. « Les enfants Rouges » (Red Path, titre en anglais) avait décroché le Grand prix, le Tanit d'Or, et le prix du public, ex aequo, avec le film syrien « Salma » de Joud Said. « Bord à bord » (« On The Edge », titre en anglais) avait eu le Tanit de Bronze aux JCC 2024.
« The Bridge » (Le pont) de Walid Mattar, prix du meilleur long métrage de fiction de la compétition nationale aux JCC 2024, a été présenté au MAFF dans la section non compétitive « Arabian Nights » avec un film saoudien, « Il Signor » d’Aymen Khoja.
« Les Enfants rouges » est une plongée onirique dans la psyché blessée d’un enfant et son incroyable capacité à surmonter le traumatisme. Sélectionné dans plus de 50 festivals à travers le monde et ayant raflé plus d'une quinzaine de prix, ce film est sorti dans les salles tunisiennes le 23 avril 2025. Sa sortie française est prévue demain, le mercredi 7 mai 2025.
« Bord à bord » était parmi 11 films dans la compétition des courts- métrages dont le jury a rassemblé la réalisatrice émiratie Aisha Alzaabi, la productrice égyptienne Sherin Magdy et l’acteur jordanien Monther Rayhnah.
Le programme du MAFF 2025 était composé de 35 films (23 longs métrages et 12 courts métrages) produits par 12 pays arabes, avec des coproductions de 10 pays occidentaux. Cette 15ème édition a rassemblé une sélection des meilleures productions cinématographiques arabes récentes, reflétant la diversité culturelle et la richesse créative des cinéastes arabes.
Fondé en 2011, le MAFF (Malmö Arab Film Festival) est l’un des plus importants festivals dédiés au cinéma arabe en Europe. Le festival sert de plateforme aux cinéastes arabes pour présenter leur travail, s'engager dans un dialogue interculturel et se connecter avec des professionnels internationaux de l'industrie.
Le fondateur et président exécutif du Festival du Film arabe de Malmö, le suédois d’origine palestinienne Mouhamad Keblawi, a annoncé la date de la prochaine édition du festival qui se déroulera du 20 au 26 avril 2026.
Le Quotidien avec TAP
Les histoires secrètes des grains de sable, à « Fahrenheit 451 »
Passionnés des expositions, « Grain de sable » de Amel Ghroum, visible encore pour deux jours, à la librairie « Fahrenheit 451 » pourrait être votre bon plan avec ces photos racontant le désert dans tous ses états. « Grain de sable » est un bouquet de récits croisés sur le Sahara, sa faune et flore, capturés par l’objectif de cette passionnée de photographie. Après une première exposition dédiée à la mer, l’artiste convie les visiteurs de cette librairie-galerie d’art à se plonger au cœur du désert, à se laisser aller, avec les chants de grains de sable dansant aux rythmes du vent. « La photographie est pour moi une fenêtre ouverte sur deux mondes captivants : Le désert et la mer. D’une mer à l’autre, deux immensités sans barreaux, en perpétuels mouvements, sculptées par le vent et les caprices du temps.
Le désert est un royaume de silence et d’immensité. La lumière éclatante du jour et les ombres allongées au crépuscule révèlent des textures et des formes fascinantes. Chaque grain de sable raconte une histoire et chaque ombre dessine des formes éphémères.
La mer, quant à elle, m’attire avec son mouvement incessant et ses reflets scintillants. Photographier la mer, c’est sentir l’instant où l’horizon se mêle au ciel, où la nature se révèle dans toute sa puissance.
Ces deux passions nourrissent ma créativité pour parler et partager un pays et la beauté du monde », dit-elle, dévoilant quelques péripéties de cette passion qui semble la mener loin. Il est à noter que le finissage de cette exposition, demain, le 7 mai, sera marqué par un mini concert assuré par l’artiste compositrice et interprète Mariem Labidi.
Imen.A.
La Maison de la culture Kalaâ Sghira célèbre la calligraphie
La célébration du mois du patrimoine se poursuit dans les régions. Parmi les programmes marquants pour cette semaine, le lancement à la maison de la culture de la Kalaâ Sghira (Sousse) du salon de la calligraphie. Une première édition annoncée les 9, 10 et 11 de ce mois, avec la participation de célèbres calligraphes tunisiens, à savoir, Safouane Miled, Mohamed Zouari, Mohamed Baccar, Sofiène Slim et Hamadi Louhichi. Une série d’ateliers d’initiation à la calligraphie arabe, un colloque, et une exposition sont au programme de cette 1ère édition de ce salon qui célèbrera à la fois le talent des calligraphes tunisiens et qui tentera de former une nouvelle génération de calligraphes et assurer la transmission.
Institut national du patrimoine (INP) : Découverte, à Sbiba, des sépultures datant de l'Antiquité
Des vestiges de sépultures datant de l'Antiquité ont été découverts fortuitement lors du démarrage récemment des travaux de construction d'un hôpital régional à Sbiba, dans le gouvernorat de Kasserine, a annoncé l'Institut national du patrimoine (INP) samedi matin sur sa page officielle.
Une équipe de l'INP, relevant de la Division de l'inventaire général et des études, est intervenue pour effectuer une fouille de sauvetage. Celle-ci a permis de mettre au jour un nombre important de sépultures, documentées sur les plans topographique, archéologique et photogrammétrique. Les différents vestiges archéologiques et ossements découverts ont été transférés dans les dépôts régionaux de l'INP, en attendant le lancement d'études historiques et anthropologiques.
Selon l'INP, ces nécropoles se répartissent en deux ensembles. Le premier est composé de jarres ayant servi autrefois à l'inhumation d'enfants, une méthode funéraire répandue dans les civilisations anciennes. La plus grande nécropole utilisant cette technique en Tunisie, a été découverte à El Jem au début des années 1980. Le deuxième ensemble comprend des fosses contenant des ossements et de nombreux indices préliminaires laissent penser à ce stade que ces sépultures remontent à la fin de l'Antiquité, selon la même source.
Cette découverte, ajoute l'INP est d'une grande importance pour comprendre et étudier l'urbanisme historique de la ville antique de Sufes (l'actuelle Sbiba) à la période de l'Antiquité tardive. Elle vient s'ajouter à d'autres témoignages archéologiques importants sur l'histoire de cette région à cette époque, parmi lesquels le fort byzantin, les thermes romains, une fontaine publique, ainsi que plusieurs inscriptions en latin et en punique.
La mission, menée sous la coordination scientifique de Hamden Ben Romdhane, est composée de Nabil Hosni, Taoufik Hamzaoui, Wadhah Massaoudi et Taher Barhoumi (représentants de l'INP à Kasserine), avec la participation de Najd Chalghoumi (Laboratoire d'anthropologie au Musée de Carthage) et de l'étudiante Abir Daadaa (Université de La Manouba).
Edito : Un portail pour «sauver» l’administration - Par Kamel ZAIEM
Un portail unifié des services administratifs regroupant toutes les adresses des structures publiques, verra très bientôt le jour. Il sera lancé au cours de la première semaine du mois de mai courant, c'est-à-dire dans quelques jours, à en croire le ministre des Technologies de la Communication.
C’est que les temps changent et l’administration, longtemps prisonnière d’anciens concepts qui ne font que bloquer ses services, va finalement épouser les nouveaux horizons d’une digitalisation qui aboutira, à court terme, sur la numérisation des procédures administratives. Le portail national unifié pour les services administratifs va faire beaucoup de bien aux services administratifs et faire gagner énormément de temps et de meilleure vision…
Le portail administratif unifié (service.gov.tn) vise à réduire la dispersion des adresses électroniques des structures publiques, à les regrouper et à fournir tous les services. Il fait partie des priorités du gouvernement et du ministère dans le domaine de la transition numérique et les axes de la stratégie numérique nationale qui repose, selon le ministère, sur l’inclusion sociale, le développement économique juste et équitable, la transparence et l’efficacité de l’administration tunisienne. Des objectifs dont on parle depuis un bon bout de temps et qui ont mis du temps pour aboutir, mais l’essentiel c’est que, finalement, on y est.
A travers ce nouveau système de gestion administrative, beaucoup d’anciennes et d’actuelles pratiques vont finalement disparaître, notamment dans le domaine de la révision des signatures et de l’authentification des documents, autrement dit la révision systématique du service de la signature légalisée et l’élimination progressive du mécanisme d’authentification des copies conformes à l’original, simplifiant ainsi les démarches administratives pour les citoyens.
Que peut-on attendre de la mise en place de ce portail national unifié pour les services administratifs ? Il va essentiellement permettre l’accès à de nouvelles et importantes réformes dont, surtout, la suppression et simplification des autorisations administratives en les remplaçant par des cahiers des charges et d’introduire des délais précis pour les services et autorisations administratives, conformément au décret gouvernemental n° 2018-417 relatif aux activités économiques soumises à autorisation.
Il contribuera, également, à l’harmonisation du cadre réglementaire des marchés publics pour répondre aux spécificités du secteur numérique, favorisant ainsi une meilleure adaptation aux besoins des entreprises et des citoyens.
C’est dire que cette nouvelle réforme va permettre de réaliser beaucoup d’objectifs visant à servir les intérêts du citoyen, stimuler l’investissement, favoriser une véritable relance économique et lutter plus efficacement contre la corruption.
Pour le citoyen lambda, rien que la révision systématique du service de la signature légalisée et l’élimination progressive du mécanisme d’authentification des copies conformes lui redonnent le sourire, tellement ces deux étapes administratives lui font perdre énormément de temps.
Ce qui compte, également, c’est de voir toute l’administration adhérer rapidement à cette importante réalisation. Souvent, les réformes mettent du temps, sans aucune raison, pour passer au mode exécutoire, et cette fois-ci, le gouvernement doit insister pour voir cette transformation numérique se généraliser dès les premières heures de la mise en place de ce portail sans tergiversations et perte de temps.
K.Z.
3e édition du Forum de la Mobilité Étudiante : La coopération universitaire franco-tunisienne rayonne dans les régions
La troisième édition du Forum de la mobilité pour étudier en France a connu un franc succès cette année en Tunisie, représentant une étape clé dans le développement de la coopération universitaire entre les deux pays.
L'événement a été organisé pour la première fois dans plusieurs régions, permettant ainsi de toucher un public plus large et d'ancrer l’enseignement supérieur international au cœur des territoires.
De Tunis à Sousse, en passant par Sfax, le forum a rassemblé plus de 5 000 participants, majoritairement des étudiants tunisiens futurs candidats à la mobilité et leurs familles. À Tunis, plus de 2 400 visiteurs ont été accueillis, suivis de 1 200 à Sousse, et près de 1 500 à Sfax.
Hosni Dakhlaoui, directeur de Campus France Tunisie, a souligné que l’un des points marquants de cette édition réside dans l’organisation du forum dans trois villes tunisiennes pour la première fois, afin de rapprocher l'information du plus grand nombre d'étudiants, notamment dans les régions.
Il a également rappelé que la communauté estudiantine tunisienne en France est l’une des plus importantes en proportion de la population, et qu’en 2024, plus de 5 000 visas étudiants ont été délivrés via la procédure Campus France. Il a précisé que 85 % des demandes de visa ont été acceptées, ce qui témoigne de l’efficacité et de la qualité du parcours officiel.
Enfin, M. Dakhlaoui a adressé un message de vigilance aux étudiants et à leurs familles, les incitant à vérifier la reconnaissance officielle des établissements français auprès desquels ils souhaitent postuler, en consultant les sites officiels du ministère de l’Enseignement supérieur français, afin d’éviter les diplômes non reconnus.
Au Théâtre municipal de Tunis : Une « Jeunesse en Harmonie »
Sous la direction de Hafedh Makni et avec la participation de Mourad Gaaloul, chef de chœur, l'Orchestre Symphonique Scolaire et Universitaire (OSSU) en collaboration avec le Carthage Symphony Orchestra et le Chœur des Enfants du Boulevard des Arts réunit sur scène une centaine de jeunes talents dans un programme vibrant et inspiré. Une « Jeunesse en Harmonie » ainsi s’intitule ce rendez-vous, prévu le 10 mai, et qui offrira à de nombreux jeunes et doués musiciens l’occasion de se produire en public.
Deux jeunes et talentueuses musiciennes seront à l’honneur : Lina Ammari, pianiste tunisienne brillante évoluant au Canada et Nadine Krid, jeune violoniste tunisienne de 17 ans à la musicalité prometteuse.
Le programme de ce concert qui débutera à 19h30 sera riche, bien rythmé, avec des œuvres emblématiques de Jean Sebastian Bach et de Mozart, d’autres à la légèreté dansante de Franz Lehàr… Ce voyage musical avec les grands classiques se poursuivra lors de cette soirée exceptionnelle, placée sous le signe de la virtuosité et de la jeunesse avec les rythmes envoûtants de Johann Strauss et la poésie musicale de Tchaïkovski.
Le Chœur des enfants du Boulevard des Arts offrira à l’assistance une interprétation des chants populaires et classiques aux accents universels. Une soirée portée par la passion, la jeunesse, et l’excellence musicale est à savourer.
Cécile Oumhani raconte « Les Tigres ne mangent pas les étoiles » à l’Institut français de Sousse
Pour ceux qui n’ont pas encore découvert « Les Tigres ne mangent pas les étoiles » (Éd. Elyzad, 2024), l’Institut français de Sousse vous invite demain, à18h00, à la rencontre de son auteure Cécile Oumhani.
Poète et romancière franco-britanno-tunisienne, lauréate de plusieurs prix littéraires, Cécile Oumhani est aussi membre du comité de rédaction de la revue Apulée (Éd. Zulma). Elle a à son actif de nombreux romans parmi lesquels nous citons : « Le café d’Yllka », « L’atelier des Strésor », « Une odeur de henné », « Tunisie, carnets d’incertitude » et « Les racines du mandarinier ».
Remportant le prix littéraire « Frontières », « Les Tigres ne mangent pas les étoiles » est le récit d’une rencontre fortuite entre deux femmes d’univers différent.
« À l’aéroport de Bahreïn, une correspondance ratée vient bousculer le voyage de la narratrice qui fait route vers l'Inde, pays d'enfance de son père. Elle se voit contrainte de passer la nuit dans un hôtel où elle lie connaissance avec une Afghane, Meena, qui se rend à Kaboul au chevet de son propre père.
La narratrice est happée par le récit de Meena évoquant l’Inde, l’Afghanistan, la guerre, puis le départ par de périlleuses routes de montagne vers Berlin où il faut faire sa place. Des résonances inattendues, telles des lueurs dans la nuit, rapprochent les deux femmes », lit-on sur la 4ème de couverture.
Il est à noter que cette rencontre littéraire sera modérée par Mouna Fradi.
Imen.A.
















