Icône de la résistance palestinienne, Israa Jaabis dédicace ses deux livres à la Foire internationale du livre de Tunis
Libérée en novembre dernier, après avoir passé huit ans en prison, Israa Jaabis, la plus célèbre des prisonnières palestiniennes, Israa Jaabis sera le 04 mai à la rencontre du grand public de la Foire internationale du livre de Tunis et ce à partir de 13h00. La rencontre qui aura au stand de « Hkeyet Editions » portera sur ses deux livres écrits dans les geôles israéliennes, en signe de résistance. « Fadhfadhatt » (qu’on peut traduire par « Confidences ») et « Mawjouaa » (qu’on peut traduire par « J’ai mal ») ainsi s’intitulent les deux livres de cette écrivaine palestinienne, emblème de résistance et dont la photo de son visage en partie brûlé a été largement diffusée pour faire entendre la voix des prisonniers palestiniens et pour revendiquer le traitement inhumain et dégradant que subissent les Palestiniens dans les prisons israéliennes.
Il est à rappeler que Israa Jaabis a été condamnée à 11 ans de prison en 2015, pour avoir blessé un policier israélien à un poste de contrôle, dans une explosion d’une bouteille de gaz dans sa voiture, qui lui a également brûlé une partie du visage et lui a causé la perte de ses huit doigts.
Beaucoup d’émotions rythmeront cette rencontre qu’organise « Hkeyet Editions » en collaboration « Lady Of The Earth Fondation » au 1714 (Hall 1).
Imen.A.
Foire internationale du livre de Tunis : A l’aventure avec Tamra, une chienne pas comme les autres…
Un livre pour enfant ? Un livre que vous pouvez partager avec vos enfants avec un personnage-clé aussi sympathique et fort ? « L’Odyssée de Tamra » pourrait-être ce livre dont vous avez longtemps cherché !
Voilà un beau livre pour la jeunesse que vous pouvez le découvrir en deux formats : papier et audio, au grand bonheur de lecteurs. La sortie de cet ouvrage, accompagnée de sa version audio chez La voix du livre, sera au cœur d’une rencontre qu’accueillera le stand de l’Institut français de Tunisie (IFT), au 1603 (Hall 1), à la Foire internationale du livre de Tunis.
Cette rencontre réunira Issam Marzouki (auteur), Atelier Izotop (illustrateurs), Ahlem Ghayaza (narratrice) et Zakia Bouassida (éditrice) et sera une occasion pour dévoiler quelques péripéties de cette belle aventure éditoriale.
Recommandé pour les enfants âgés de 8 ans et plus, l’ouvrage raconte l’histoire de Tamara, arrachée à sa famille. « Elle décide de traverser les montagnes et les oueds de la Tunisie pour revenir vers ceux qu’elle aime. L’Odyssée de Tamra est un récit à partager avec ses enfants. Une histoire de fidélité, de courage et d’amour, racontée dans un livre jeunesse illustré, à lire à voix haute… ou à écouter », lit-on sur le site de Livox.
Docteur en littérature, ancien directeur du Département de français à l’Institut Supérieur des Langues de Tunis, écrivain pour la jeunesse, cadre associatif et animateur d’ateliers théâtre amateur, Issam Marzouki s’associe au duo d’Izotop Molka Braiek et Helmi Bardaa, graphistes-illustrateurs, développant une approche innovante, pour raconter le voyage de Tamara…
Universitaire et poétesse, Ahlem Ghayaza sera de la fête pour raconter, lors de ce rendez-vous, sa collaboration dans ce projet pour jeunes lecteurs.
Spécialiste dans la production de livres audio, Zakia Bouassida et co-fondatrice de Livox, partagera lors de cette rencontre quelques secrets de ce projet qui a permis de porter ce livre du papier à l’audio. La rencontre sera suivie d’une séance de dédicaces illustrées et elle aura lieu entre 14h00 et 15h00.
Il est à rappeler que cet ouvrage a bénéficié du soutien du Programme d’aide à la publication de l’Institut français de Tunisie (IFT).
Imen.A.
Figure emblématique du théâtre tunisien et arabe, Anouar Chaafi n’est plus
Grand artiste qui a marqué de son empreinte la scène théâtrale nationale, et a contribué à la formation de nombreuses générations, Anouar Chaafi vient de tirer sa révérence, après un long et courageux combat avec la maladie. Hospitalisé ces derniers mois, à maintes reprises, suite à la détérioration de son état de santé, Anouar Chaafi est parti en silence, avec la conviction que ses semences théâtrales fleuriront un jour.
Le parcours riche en productions théâtrales, Anouar Chaafi est plus qu’un metteur en scène, une école du théâtre expérimental, le parrain de nouvelles générations d’artistes… Présent toujours aux représentations théâtrales, ouvert à toutes les idées et les approches, il ne cesse d’encourager et d’orienter les jeunes metteurs en scène, partageant en toute générosité et humblement une expérience qui s’étale sur plus de quatre décennies. Une expérience où l’académique et le pratique s’entremêlent avec une grande passion nommée théâtre.
Ayant à son actif une vingtaine de pièces de théâtre, Anouar Chaafi qui a été au jury de plusieurs festivals de théâtre, a également assuré la direction du Théâtre national tunisien (TNT) entre 2012 et 2014.
Passionné du 4ème art, Anouar Chaafi, un diplôme de l’Institut supérieur des arts dramatiques (ISAD), en 1988, en poche, a choisi de partir ici et là en Europe, notamment en Allemagne, intégrant des compagnies, rejoignant des formations et ce pour élargir ses horizons et affûter son talent et sa vision, commençant par le théâtre gestuel, s’orientant par la suite vers le théâtre expérimental, devenu son genre de prédilection et surtout sa spécialité. De retour, il a créé la troupe de théâtre d’expérimentation à Médenine en 1989, mettant à l’épreuve des idées et des connaissances acquises au fil de sa formation, choisissant d’aller encore loin, créant le Festival national du théâtre expérimental en 1992, devenu un rendez-vous permanent et incontournable de la scène théâtrale nationale. Honoré au Caire au Festival du théâtre expérimental du Caire, et évidemment aux Journées théâtrales de Carthage, Anouar Chaafi a été également le premier directeur fondateur du Centre des arts scéniques et dramatiques de Médenine en 2011.
Encyclopédique, Anouar Chaafi qui vit par et pour le théâtre a été présent, ces dernières années, sur les scènes du Festival international de Carthage, du Festival international de Hammamet… et au Festival du théâtre méditerranéen de la Goulette avec son « Cauchemar d’Einstein », production du Théâtre de l’Opéra (Cité de la culture).
Il a également publié, fin 2024, un ouvrage intitulé « Lectures théâtrales ». Paru aux Editions Khraïef, l’ouvrage qui a été présenté lors des Journées théâtrales de Carthage (JTC) 2024, offre à lire une série d’analyses des œuvres théâtrales tunisiennes.
Anouar Chaafi est parti, ses œuvres resteront une référence, une lumière qui guide les pas des jeunes praticiens et qui illuminent les écrits des jeunes chercheurs.
Imen ABDERRAHMANI
Coupe d'Afrique des clubs 2025 : L'Espérance rate de peu le sacre devant Souihli ( 2-3)
Par Jamel Belhassen
Dans une salle archicomble et devant un public libyen tout acquis à la cause de ses représentants, la finale de la coupe d'Afrique des clubs 2025 a été intense et disputée entre un Souihli renforcé par trois bras Égyptiens et une Espérance confiante après avoir éliminé Al Ahly d'Égypte en demi-finale. Le premier set a été remporté par Souihli (25-21) Face à une Espérance qui semblait fatiguée après les efforts déployés la veille. Le second set a été dur pour les deux clubs mais ce sont les Sang et Or qui ont puisé dans leurs ressources pour égaliser (25- 23) après un suspense insoutenable grâce aux coups des Nagga, Mbarki et Karamosli. Au troisième set, les Libyens , plus frais, ont pris une avance consistante avant de remporter la mise (25- 21) avec un Ahmed Salah et Ahmed Said, en grande forme. Au quatrième set, les poulains de Kaabi, dos au mur, ont bien résisté à la pression pour réussir à gagner (25-21) et ont mérité de jouer le cinquième set comme c'était le cas, la veille contre Al Ahly. Physiquement au points, les Libyens prennent une large avance ( 8-4) puis ( 10-6)avant de reporter le dernier set (15-11) devant une galerie en délire . Leur supériorité est évidente en cette fin de match et c'est dans la logique des choses qu'ils remportent ce set décisif .La qualité des joueurs, l'apport des trois Égyptiens et le soutien du public ont eu raison d'une Espérance forte techniquement mais qui a payé cher sa lassitude physique.
J.B.
La TRANSTU renforce sa flotte
La flotte de la Transtu vient d’être bien renforcée. A l’occasion de la visite à Tunis de Mme Valérie Pecresse, présidente de la Région Île-de-France, une cérémonie de don de 165 bus adaptés de la RATP/Île-de-France Mobilités à la Société des Transports de Tunis (TRANSTU), s’est tenue ce lundi 28 avril au Centre de formation de la TRANSTU à Ben Arous.
Certes, il s’agit de bus déjà utilisés, mais dans le contexte actuel et dans l’attente de la mise en exécution des futurs projets de la TRANSTU pour améliorer la flotte actuelle, une telle initiative vaut mieux que rien.
Espagne et Portugal : L'électricité revient progressivement
L’électricité a été presque entièrement rétablie dans la péninsule ibérique dans la nuit de lundi à mardi, après de longues heures d’une coupure “exceptionnelle”, d’origine inconnue, qui a semé le chaos. La presse espagnole a appelé le gouvernement de Pedro Sánchez à faire rapidement toute la transparence sur les raisons de la panne.
Une panne d'électricité sans précédent a paralysé une grande partie de l'Espagne et du Portugal lundi, entraînant l'arrêt des trains, la coupure des services téléphoniques et la fermeture des feux de signalisation et des distributeurs automatiques de billets pour des millions de personnes dans la péninsule ibérique.
Toutefois, on apprend que l’électricité est revenue progressivement en Espagne et au Portugal dans la nuit du lundi 28 au mardi 29 avril, après de longues heures d’une coupure de courant “exceptionnelle”, d’origine inconnue, qui a semé le chaos dans les deux pays : à quatre heures du matin, le courant avait été rétabli à près de 90 % côté espagnol, tandis qu’au Portugal 6,2 millions des 6,5 millions de foyers avaient été reconnectés au réseau en milieu de nuit. L’approvisionnement a été partiellement rétabli grâce aux interconnexions avec la France et le Maroc, et la réactivation des centrales à gaz et hydroélectriques.
Succès médical historique : Greffe de foie pour un enfant à l’hôpital Fattouma Bourguiba de Monastir
Il s’agit d’un exploit médical majeur. L’équipe de chirurgie pédiatrique de l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba de Monastir, en collaboration avec une équipe de l’hôpital Necker en France et sous l’égide du Centre national de promotion des transplantations, a réalisé avec succès une greffe de foie sur un enfant de 8 ans. Ce dernier a reçu un don d’organe de la part de son père, qui lui a donné une partie de son propre foie.
L’opération, qui a eu lieu le vendredi 25 avril 2025, a été réalisée avec l’aide de diverses équipes médicales et paramédicales spécialisées et a abouti à une réussite complète. Actuellement, le petit patient et son père bénéficient d’une suivi médical rigoureux et sont en bonne voie de rétablissement.
Alors que la nouvelle loi des chèques continue à faire débat : Pourquoi tarde-t-on à valoriser les autres modes de paiement… ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le chiffre d’affaires dans le secteur du voyage est en baisse de 30% à cause de la nouvelle des chèques. Pourquoi tarde-t-on à mettre en place de nouveaux modes de paiement ou valoriser ceux qui existent déjà ?
Intervenant récemment, sur les ondes de radio Mosaïque fm, le président de la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV), Ahmed Bettaieb, a révélé que la réforme législative sur les chèques a provoqué un recul de 30 % du chiffre d’affaires du secteur du voyage. Selon Bettaib, cette nouvelle loi pourrait affecter tout le secteur du tourisme pendant que la Tunisie espère atteindre lors de la saison actuelle les 11 millions de touristes. A noter que d’autres secteurs continuent même de critiquer cette loi N° 41-2024, promulguée le 2 août 2024, modifiant et complétant certaines dispositions du code de commerce et portant, principalement, sur la nouvelle réglementation des chèques. Pourquoi tarde-t-on, de fait, à mettre en place de nouveaux de paiement ou valoriser ceux qui existent déjà ?
Officiellement, la Tunisie dispose de plusieurs modes de paiement, à savoir en espèce, par chèque, par traite ou lettre de change, par virement bancaire ou par carte de crédit/débit, «méconnus ou non acceptés par les commerçants et autres prestataires de services, certains modes de paiement sont peu utilisés en Tunisie, notamment les traites», nous dira l’expert en économie et en finances Mohamed Salah Jennadi. Et d’ajouter : «La cause de ces défaillances est tout naturellement juridique puisque l’émission d’une traite n’a pas d’effet pénal en cas de non paiement». Que dit, justement, la loi concernant les traites ?
Lourdes de conséquences …
Méconnue par le grand public, le Code du commerce prévoit plusieurs sanctions en cas de non -paiement d’une traite. A cet effet, l’avocat Me Houssem Eddine Ben Atia nous a indiqué : «L’article 317 du Code du commerce stipule : «Indépendamment des formaliés prescrites pour l’exercice de l’action en garantie, le porteur d’une lettre de change contestée, faute de payement, peut, par ordonnance sur requête, obtenir la permission de saisir conservatoirement les effets mobiliers des tireurs, accepteurs et endosseurs. Il peut également obtenir contre l’accepteur de la lettre de change une injonction de payer exécutoire vingt-quatre heures après sa notification nonobstant appel. Le porteur de la lettre de change peut également exercer le même recours à l’encontre des autres obligés s’il a le droit de se retourner contre eux. Le président du tribunal devant lequel est porté l’appel peut, si l’exécution est de nature à entraîner un dommage irréversible, ordonner exceptionnellement un sursis à l’exécution de l’injonction de payer objet du recours, et ce, pour une durée d’un mois. L’ordonnance de sursis à exécution ne peut être rendue qu’après audition des parties. La décision du président du tribunal n’est susceptible d’aucune voie de recours».
Et pourtant, la traite bancaire peine à s’imposer en tant que mode de paiement fiable, «même si la nouvelle loi des chèques a relancé l’usage de la traite bancaire comme mode de paiement, le chèque demeure toujours le moyen de paiement préféré par les Tunisiens», nous explique l’expert en économie et en finances Mohamed Salah Jennadi. Selon notre interlocuteur : «Les dernières données de la Banque centrale de Tunisie (BCT), publiées au mois de novembre dernier, révèlent une évolution significative dans les modes de paiement. Les transactions effectuées via traites ont augmenté de 0,7 %, atteignant 1,3 million d’opérations pour une valeur totale de 25 087,8 millions de dinars. En revanche, les paiements par chèque ont reculé,avec 18,52 millions d’opérations représentant une valeur de 95 616,86 millions de dinars».
M.B.S.M.
Editorial : Construire sur des bases solides … - Par Hassan GHEDIRI
Le projet d’amendement du Code du travail initié par le ministère des Affaires sociales, visant à interdire la sous-traitance de main-d’œuvre, constitue un tournant important dans la protection des travailleurs en Tunisie. En s’attaquant à ce que le président Kaïs Saïed qualifie d’«esclavage moderne», cette réforme ambitionne de garantir à chaque employé un travail digne et convenablement rémunéré.
Cependant, cette démarche, bien qu’animée par de nobles intentions, soulève de sérieuses interrogations quant à la méthode adoptée. L’élaboration du projet s’est faite sans concertation avec les partenaires sociaux : ni l’UGTT, principale centrale syndicale du pays, ni l’UTICA, représentant les employeurs, n’ont été associés aux discussions. Le choix de passer outre le dialogue social risque de fragiliser la réforme de compromettre son aboutissement.
Aujourd’hui, se contentant d’exprimer son regret et son amertume, la jadis superpuissante organisation syndicale a pu garder, jusqu’à pas trop longtemps, ce qui semblait être une confiance en soi et un engagement à préserver le statut de partenaire social que l’on devait consulter dans les sujets touchant aux droits des travailleurs. En juillet dernier, lorsque l’idée de la réforme du Code du travail pour l’abolition de la cotraitance et des CDD commençait à devenir un sujet de préoccupation majeur pour le président de la République, l’UGTT n’avait-elle pas annoncé d’un ton menaçant que la «révision unilatérale du Code de travail» était une «ligne rouge» ? La centrale syndicale avait alors publié un communiqué pour exprimer son opposition à ce qu’elle considérait comme une négation des travailleurs et de leurs représentants légitimes que sont les syndicats. Se posant en farouche défenseur des droits de tous les travailleurs à un travail décent, l’UGTT rappelle militer depuis plus de 18 ans pour une révision du Code du travail tunisien, afin de mettre un terme à toutes les formes de travail précaire et d’assurer la dignité et la sécurité de l’emploi, conformément à la Constitution et aux normes internationales. Aujourd’hui, un silence assourdissant règne à la place Mohamed Ali Hammi, et la réforme du Code du travail poursuit son petit bonhomme de chemin.
Si l’UTICA observe pour l’instant un silence prudent, l’absence de mobilisation forte de la part des syndicats et du patronat laisse planer un doute sur l’appropriation collective de ce changement majeur. Or, l’avenir du travail en Tunisie ne saurait être déterminé de manière durable sans l’implication active de ceux qui façonnent quotidiennement la sphère économique et sociale : travailleurs, employeurs et pouvoirs publics.
La réussite de toute réforme touchant aux droits économiques et sociaux exige l’adhésion de l’ensemble des acteurs concernés. Elle repose sur un dialogue sincère et constructif, seul à même de concilier les impératifs de protection des travailleurs avec ceux de compétitivité et de pérennité des entreprises. En écartant les partenaires sociaux, on prend le risque d’imposer une réforme perçue comme déséquilibrée, générant crispations et résistances au lieu de fédérer autour d’une vision partagée du progrès social. Le Code du travail, pilier fondamental de la régulation des relations professionnelles, mérite mieux qu’une révision imposée d’en haut. Il doit être le fruit d’un véritable débat national, où chacun, travailleurs, employeurs, État trouve sa place et sa voix, dans le respect mutuel et l’intérêt général.
Garantir aux travailleurs un emploi digne et sécurisé, tout en assurant aux entreprises des conditions propices à leur développement, exige un contrat social renouvelé, fondé sur la confiance et la responsabilité collective. La concertation n’est pas un luxe, mais un des socles sur lesquels se construisent les sociétés solides…
H.G.
A la Cité de la culture : Laissez-moi danser…
Par Imen Abderrahmani
La célébration de la Journée internationale de la danse, aujourd’hui, le 29 avril, sera à la Cité de la culture synonyme de rencontres-débats, mémoire et créativité. Un programme ambitieux est tracé pour toute la journée. Détails !
Les artistes tunisiens ne manqueront plus cette occasion pour rencontrer le grand public et surtout pour poursuivre leur marche pour une reconnaissance officielle du métier de danseur-chorégraphe, au-delà des regards dénigrants des uns et des préjugés des autres.
La célébration de la Journée internationale de la danse sera alors une fête d’une « révolution » chorégraphique en marche, une ode à la vie, au geste, au corps libre… Alors pour marquer cette journée et saluer ces esprits libres transformant l’idée en une danse, le Pôle Ballets et Arts chorégraphiques du Théâtre de l’Opéra de Tunis propose aujourd’hui, à partir de 10h00, une série de rendez-vous où la danse est racontée dans tous ses états, et célébrée par différentes générations d’artistes.
La formation en danse en Tunisie et les subventions et financements des projets chorégraphiques en Tunisie et à l’international, deux sujets qui seront abordés lors de la rencontre-débat prévue ce matin et qui sera axée sur deux parties, avec comme invités d’honneur Malek Sebai, Abdelkader Drihli, Nawel Skandrani et Cyrine Kalai qui partageront avec les danseurs et les passionnés de la danse des fragments de leurs expériences et qui mettront en lumière les circuits et les réseaux qui permettront à tout danseur porteur d’un projet d’avoir du financement.
D’hier et d’aujourd’hui
Suite à cette rencontre qui réunira la communauté de danseurs, les organisateurs convient le grand public et également les professionnels à découvrir un bouquet de créations fraiches. Au programme de cette parenthèse dansante prévue entre 16h00 et 19h45 : « Right now » de Oumaïma Manai, « Ana win ? » de Tarek Bouzid, « Le rythme de la révolution » de Ghazi Chebbi, « Partitions » de Anne Marie Sellami et « Aarboûn » de Imed Jemaâ.
Célébration du patrimoine chorégraphique tunisien, et de la mémoire de la danse en Tunisie, la 3ème partie de cette journée exceptionnelle sera avec un hommage-posthume rendu à une pléiade d’artistes tunisiens qui ont contribué au développement de la pratique chorégraphique en Tunisie et qui ont marqué la mémoire des Tunisiens, à savoir, Hamadi Laghbebi, Ismail Hattab, Ridha Amroussi, Zina et Aziza et Néjib Khalfallah.
D’autres artistes pionniers seront également à l’honneur, lors de ce rendez-vous qu’accueille le Théâtre de l’Opéra à partir de 20h00 : Zohra El Khemiri (alias Zohra Lambouba), Khira Dhaoui, Esmahen Chaari, Anne Marie Sellami, Nawel Skandrani, Imed Jemaa, Inna Bouchnak, Jalel Douma et Malek Sebai.
La clôture de cette célébration sera avec « La soirée des écoles », offrant à voir quelques tableaux chorégraphiques signés dans ces établissements dans différents styles : Breakdance, danse classique, danse orientale, danse africaine… La soirée des écoles se veut aussi la soirée de découvertes de jeunes talents qui assureront la relève. Une soirée aussi rythmée et riche en danses et performances ne peut se clôturer qu’avec la Troupe nationale des arts populaires, gardienne de la mémoire chorégraphique et vestimentaire tunisienne, depuis plus de 62 ans, date de sa création par Feu Salah Mehdi.
La danse, mémoire du corps
Créée en 1982 par le Comité international de la danse de l’Institut international de théâtre de l’UNESCO, la Journée internationale de la danse (JID) est célébrée le 29 avril, en hommage à l’anniversaire de naissance de Jean-Georges Noverre (1727-1810), éminent chorégraphe à l’origine d’importantes réformes dans la production de ballets. Le message de cette année est signé par le danseur-chorégraphe et acteur Mikhail Baryshnikov.
« Il est souvent dit que la danse peut exprimer l'ineffable. La joie, le chagrin et le désespoir deviennent visibles ; expressions incarnées de notre fragilité partagée. La danse peut alors éveiller l’empathie, inspirer la bonté et susciter le désir de guérir plutôt que de blesser » a-t-il écrit.
« Plus encore aujourd'hui, quand des centaines de milliers de personnes endurent la guerre, traversent des bouleversements politiques et se lèvent pour protester contre l’injustice, une réflexion honnête est plus que vitale. C'est certes un lourd fardeau pour le corps, la danse et l'art.
Pourtant, l’art reste le meilleur moyen de donner forme au non-dit, et c’est le moment de nous poser ces questions : Où est ma vérité ? Comment m’honorer moi-même et honorer ma communauté ? À qui suis-je en train de donner la réplique ? », s’interroge l’artiste, situant la danse dans un contexte contemporain, au cœur de l’actualité politique mondiale.
I.A.
Semaine culturelle tunisienne en Roumanie
Dans le cadre du renforcement de la diplomatie culturelle entre la Tunisie et la Roumanie, ainsi que de la promotion de la richesse et de la diversité du patrimoine culturel et civilisationnel tunisien, l’ambassadeur de la République tunisienne en Roumanie, Sami Nagga, a présidé, samedi 26 avril 2025, la cérémonie d'ouverture de la « Semaine culturelle tunisienne », organisée au Musée National du Village « Dimitrie Gusti » à Bucarest, du 26 au 30 avril 2025, avec le soutien du ministère roumain de la Culture, annonce l’ambassade de Tunisie en Roumanie sur sa page officielle.
La cérémonie officielle qui s’est ouverte par les hymnes tunisien et roumain s’est déroulée en présence de l’ambassadeur Sami Nagga, du secrétaire d’Etat auprès du ministère roumain de la Culture, Andras Demeter, et de la directrice générale du Musée du Village roumain, Paula Popoiu. Dans leurs allocutions d'ouverture, ils ont mis l'accent sur « l’excellence des relations de coopération et d'amitié entre la Tunisie et la Roumanie, réaffirmant l'importance de cet événement culturel pour faire connaitre la richesse et la diversité de la scène culturelle tunisienne et pour consolider la coopération bilatérale en soutenant les échanges culturels et en mettant en avant les valeurs communes et l’ouverture à l'autre à travers les différentes expressions artistiques et créatives » selon la même source.
Rehaussée par une forte présence notamment d’ambassadeurs et de représentants des missions diplomatiques et d'organisations internationales accréditées en Roumanie, la cérémonie a également réuni des responsables au ministère roumain de la Culture, des personnalités d’institutions culturelles et universitaires en Roumanie, ainsi que plusieurs journalistes et médias roumains et arabes.
Un défilé de costumes traditionnels tunisiens, ainsi que des expositions de différentes pièces, créations et œuvres d'art ont rythmé la cérémonie d’ouverture, offrant un aperçu vivant de la richesse et de la diversité de la scène culturelle tunisienne.
A cette occasion, les artistes et créateurs participants ont été honorés, en reconnaissance de leur précieuse contribution et de leur engagement à faire réussir cet événement culturel où céramique, arts plastiques, calligraphie et mode aux couleurs de la Tunisie sont à l'honneur dans l'écrin authentique du Musée du Village roumain à Bucarest.
Un voyage au cœur de la créativité tunisienne au pluriel
Contacté par l’agence TAP, l’artiste et calligraphe Abderrazak Hamouda, chargé de la coordination artistique, a tenu à souligner que cette semaine, « organisée par l’ambassade de Tunisie en Roumanie, avec la collaboration du ministère tunisien des affaires culturelles, se voulait une opportunité de partage, de rapprochement et d'échange entre les deux pays, à travers l'art et la culture ».
Avec pour invité d’honneur l’artiste plasticien roumain Razvan Hoinaru, cette semaine, a-t-il ajouté, donne à voir dans le cadre des différentes expositions, une pluralité d'expressions et d'esthétiques visuelles. Les arts plastiques sont représentés par six artistes, en l'occurrence Sonia Lakhoua, Syrine Adhadhi, Rim Ben Abdallah, Hamda Dniden, Tarek Souissi, ainsi que Sadok Touil, peintre-calligraphe et directeur de l'Institut supérieur des arts et métiers de Gabès (ISMAG).
Outre les créations en céramique d’Imen Hadidan, l’art de la calligraphie arabe est présent avec les œuvres de Slim El Elmi et d’Abderrazak Hamouda, mettant à l'honneur cet art ancestral à travers des visions plurielles.
Outre les expositions, le programme est enrichi au fil de la semaine, d’ateliers et de démonstrations, notamment de calligraphie, qui ont captivé l'attention de nombreux visiteurs au Musée du Village roumain où ils ont pu découvrir et admirer les différentes œuvres et pièces exposées ainsi que les dix modèles de la créatrice de mode Hounaida El Ghoul présente avec une collection intitulée « Fiyéna » (finesse), où se rencontrent l'âme des traditions vestimentaires tunisiennes et l’esprit créatif.
Depuis son lancement, la Semaine culturelle tunisienne a offert au public roumain et à la communauté tunisienne en Roumanie un véritable voyage au cœur de la créativité au pluriel, portée par une mosaïque de styles et d'expressions, dans un esprit de dialogue interculturel et d'amitié entre les deux pays.
Le Quotidien avec TAP
Liverpool : Mohamed Salah est devenu le cinquième meilleur buteur de l’histoire de la Premier League
Mohamed Salah a une nouvelle fois prouvé qu’il était un grand buteur en Angleterre. Face à Tottenham (5-1), ce dimanche 27 avril, l’attaquant égyptien de Liverpool a inscrit son 185e but en Premier League. À l’origine de la quatrième réalisation des siens dans cette rencontre, il est à nouveau rentré dans l’histoire à titre individuel, en intégrant le top 5 des meilleurs buteurs du championnat.
L’ailier droit de 32 ans se positionne derrière Alan Shearer (260 buts), Harry Kane (213 buts), Wayne Rooney (208 buts) et Andy Cole (187 buts), les quatre meilleurs buteurs. Et il devance tout de même l’ancien de Manchester City, Sergio Agüero (184 buts). Cette saison, Mohamed Salah est en tête du classement des buteurs avec 28 buts en 34 matches.
Cette 185e réalisation de sa carrière en Premier League a également participé au nouveau sacre de son équipe. Les Reds ont décroché leur 20e titre face aux rivals des Spurs. À quatre journées de la fin de la saison, Liverpool (82 points) a 15 points d’avance sur Arsenal (67).
Volleyball: coupe d'Afrique des clubs 2025 : L'Espérance bat Al Ahly ( 3-2) et file en finale
Par Jamel Belhassen
Encore une fois le duel Espérance - Al Ahly a été intense et disputé de bout en bout. Les Tunisiens ont remporté les deux premiers sets avant de voir les Égyptiens revenir dans le match pour égaliser ( 2-2). Le cinquième set a vu les Sang et Or sortir le grand jeu pour avoir gain de cause et remporter la mise 15-7 au prix d'efforts gigantesques et de réussite insolente. Les camarades de Nagga, étincelant d'efficacité, retrouveront le club libyen d'Al Souihli en finale de cette coupe d'Afrique.
J.B.
Ligue 1: Programme de la 28e journée
Les matches de la 28e journée du championnat professionnel de Ligue 1 se dérouleront le samedi 3 et le dimanche 4 mai 2025 à partir de 15 heures, selon le programme suivant :
Samedi 3 mai 2025
Espérance sportive de Tunis - Club sportif sfaxien
Stade tunisien - Union sportive monastirienne
Etoile sportive de Métlaoui - Olympique de Béja
Union sportive de Ben Guerdane - Espérance sportive de Zarzis
Dimanche 4 mai 2025
Avenir sportif de Soliman - Union sportive de Tataouine
Club athlétique bizertin - Club africain
Etoile sportive du Sahel - El Gawafel sportives de Gafsa
Avenir sportif de Gabès - Jeunesse sportive d'El Omrane
Meurtre d'un musulman dans une mosquée en France : le meurtrier s’est rendu à la police en Italie
Olivier H, celui qui a asséné des dizaines de coups de couteau à Aboubakar Cissé, un fidèle dans la mosquée de La Grand-Combe, dans le Gard, s’est rendu à la police dans la région de Florence, en Italie.
Vendredi, le meurtrier, né en 2004 à Lyon, avait porté des dizaines de coups de couteau à un jeune homme, Aboubakar Cissé, un citoyen français d’origine malienne, en train de prier, dans la mosquée de la petite commune gardoise de La Grand-Combe. Puis il avait filmé sa victime agonisante avec son téléphone portable, en répétant à deux reprises : « Je l’ai fait […] » et tenant des propos insultants envers l’Islam. Le procureur de la République d’Alès, Abdelkrim Grini, a confirmé ces propos à l’AFP, précisant qu’il était désormais « primordial » d’interpeller au plus vite le suspect, « potentiellement extrêmement dangereux » : dans ses « propos très décousus », sur sa vidéo, l’homme aurait en effet « manifesté son intention de recommencer », a expliqué le magistrat.
Face à ce drame qui touche un citoyen musulman en France, le gouvernement français a réagi de manière très timide, à l’image du laxisme montré par son ministre de l’Intérieur, qui pourrait encourager des drames similaires !
















