Drogue : Que cache la récente saisie d’une quantité record de pilules d’Ecstasy ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Encore une importante saisie de drogue et le démantèlement d’un réseau international réalisé par les forces de l’ordre. Pourquoi la Tunisie est-elle visée par les cartels locaux et internationaux et que faire pour lutter efficacement contre ce fléau ?
Tellement les quantités saisies sont énormes que c’est le président de la République en personne qui a salué les efforts déployés par les forces de l’ordre ayant réussi le démantèlement d’un réseau international de trafic de drogue opérant à Nabeul, dans ce qui constitue la plus grande opération de saisie de stupéfiants de l’histoire de la Tunisie. Plus d’un million de comprimés d’ecstasy ont été, en effet, saisis, pour une valeur dépassant les 40 millions de dinars. «Ces réseaux ne se contentent pas d’opérer dans le narcotrafic mais plutôt ils se sont fixé pour dessein de déstabiliser le tissu social du pays», a indiqué le chef de l’Etat, Kais Saied, en s’entretenant lundi dernier avec le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur chargé de la sécurité nationale, Sofiène Bessadok, et les directeurs généraux de la sûreté et de la garde nationales. Alors, pourquoi la Tunisie est-elle visée par les cartels internationaux d’autant que jusqu’à un passé récent, le pays est considérée comme un point de passage vers les pays européens et non pas un marché pour les narcotrafiquants ?
Selon le président de l’Association internationale de défense des droits de l’Homme et des médias, Ridha Karouida: «Les chiffres parlent d’eux-mêmes et confirment que la Tunisie est plus que jamais visée par les narcotrafiquants. Rien en effet qu’en 2024, 10 mille kg de cannabis, 497 mille comprimés psychotropes de type A et B, 25 kg de cocaïne, 961 gr d’héroïne ont été saisis. Dans la foulée, 14 mille personnes ont été interpellées dont 12 mille ont été mises en détention. Alors, on ne peut plus parler d’un pays de transit pour les narcotrafiquants, mais réellement d’un marché». Quelles sont, par ailleurs, les raisons de cette explosion au niveau de la consommation de drogue en Tunisie ?
Sociales, mais aussi politiques …
Selon notre interlocuteur: «Comme vient de le souligner le chef de l’Etat, Kais Saied, ces réseaux ne se contentent pas d’opérer dans le narcotrafic mais plutôt ils se sont fixé pour dessein de déstabiliser le tissu social du pays. Au fait, on cible toutes les catégoriques sociales à partir des enfants jusqu’aux adultes. 16% des enfants en âge scolaire ont, en effet, indiqué que l’accès aux stupéfiants est très facile. 10% d’entre-deux ont, par ailleurs, avoué qu’ils ont consommé au moins une fois de la drogue. L’on déduit par ces chiffres que le milieu scolaire est devenu un terrain de chasse pour les dealers d’où leur stratagème qui vise à détruire toute une génération». Que faire, de fait, pour lutter efficacement contre ce fléau?
A cet effet, l’activiste Salem Chérif nous a indiqué: «Les saisies de drogues, les raids de police et les opérations ciblées doivent être accompagnés par toute une stratégie de prévention. Le traitement et la réadaptation contribuent néanmoins à réduire la gravité du problème des drogues. «L’offre et la demande sont des maux d’égale ampleur, auxquels il faut s’attaquer simultanément et avec une vigueur et une conviction identiques, indiquent, en effet, les Nations Unies dans son dernier rapport sur la drogue. A cet égard, les programmes les plus efficaces sont à long terme, approfondis et inscrits dans les programmes scolaires existants. Bien entendu, il est aussi nécessaire de cibler les jeunes qui ne fréquentent pas l’école. Les efforts menés pour les atteindre dans la rue sont souvent utiles».
M.B.S.M.
La muse de Fassbinder Hanna Schygulla ce soir à l’Institut Goethe
L’actrice, chanteuse et écrivaine allemande Hanna Schygulla, qui a marqué de son empreinte l’histoire du cinéma européen sera ce soir, à partir à 19H00, à la rencontre du grand public. Ce rendez-vous exceptionnel sera suivi de la projection du chef-d’œuvre « Le Mariage de Maria Braun » du célèbre réalisateur allemand Rainer Werner Fassbinder, film dans lequel elle tient le rôle principal.
Muse de Fassbinder, Hanna Schygulla incarne dans ce film classé entre drame historique et mélodrame, le rôle de Maria Braun avec une intensité et une complexité qui lui ont valu une reconnaissance internationale. Sa performance dans ce film est l’une des plus emblématiques du cinéma européen. Egérie du cinéma d’auteur, Schygulla a collaboré avec de nombreux réalisateurs de renom, notamment Jean-Luc Godard, Wim Wenders et Fatih Akin.
« Le Mariage de Maria Braun » (Die Ehe der Maria Braun, 1979) qui sera projeté avec un sous titrage en français, est l’un des chefs-d’œuvre de Rainer Werner Fassbinder, figure majeure du Nouveau Cinéma Allemand. Le film retrace le destin de Maria, une femme dont le mariage avec un soldat allemand est célébré en pleine Seconde Guerre mondiale, quelques heures avant que celui-ci ne reparte au front. Lorsque son mari est porté disparu, Maria doit apprendre à survivre seule dans l’Allemagne d’après-guerre, dévastée mais en pleine reconstruction économique. Ambitieuse, indépendante, souvent déchirée entre passion et raison, elle incarne à elle seule les contradictions de toute une époque.
Avec une mise en scène puissante et une critique sociale acerbe, Fassbinder signe un portrait poignant de la société allemande de l’après-guerre, à travers le destin d’une femme aussi forte que tragique.
Au Musée national du Bardo : les soixante ans de coopération archéologique tuniso-italienne célébrés
A l’occasion du soixantième anniversaire de la première mission archéologique conjointe entre la Tunisie et l’Italie, l’Institut National du Patrimoine (INP), l’Ambassade d’Italie en Tunisie et l’Institut Culturel Italien de Tunis organisent des journées d’études avec comme thème « 60 ans de coopération archéologique tuniso-italienne : bilan et perspectives »et ce aujourd’hui et demain, au Musée National du Bardo.
« Le travail conjoint des chercheurs italiens et tunisiens a permis, au fil des décennies, d’étudier et de valoriser des sites d'une richesse historique et culturelle exceptionnelle, couvrant une large chronologie : Préhistoire, Antiquité et Moyen Âge », lit-on sur la page facebook de l’INP.
« Avec quatorze missions archéologiques conjointes, l’Italie peut s’affirmer aujourd’hui comme le premier partenaire de la Tunisie dans ce domaine », rapporte l’Institut culturel italien à Tunis. Une collaboration fondée sur un modèle d’échange alliant recherche scientifique, chantiers de prospection, formation à la restauration, à la conservation et à la valorisation du patrimoine, ajoute la même source.
Ce partenariat s’illustre notamment à travers les accords de coopération signés avec des institutions italiennes de premier plan, telles que le Parc archéologique du Colisée, l’Institut Central pour la Restauration (ICR), l’Institut Central pour l’Archéologie, ainsi qu’avec de grandes universités italiennes pour ne citer que celles de Bologne et La Sapienza de Rome.
Ces journées d’étude interviennent peu après le lancement, en mi-avril 2025, de la mission du Parc archéologique du Colisée de Rome à El Jem consacrée à la documentation photographique et graphique des mosaïques du Musée archéologique d’El Jem et au relevé de la domus romaine. Réalisée en collaboration avec l’INP et l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC), cette initiative s’inscrit dans le cadre du jumelage entre l’amphithéâtre d’El Jem et le Colisée de Rome, officialisé par un accord-cadre signé en avril 2024.
Journée internationale de la danse 2025 : les écoles de danses en Tunisie en fête
La célébration de la Journée internationale de la danse 2025, prévue comme chaque année le 29 avril, sera bien rythmée au Théâtre municipal de Tunis qui accueillera, le samedi 27 avril 2025 à partir de 18h00. Une soirée réunissant les élèves de cinq écoles de danses en Tunisie est annoncée pour marquer cette journée, offrant au grand public une belle sélection de tableaux chorégraphiques, allant de la danse classique aux danses contemporaines et urbaines.
La soirée verra la participation de l’École de danse classique « Sergueï Diaghilev », l’École de ballet russe « Matroshki », l’École de danse classique « Little Ballerina », l’École des arts « Ivan Aïvazovsky » et le studio de danse urbaine « Disasters Crew Club » de Béja.
La Journée internationale de la danse est une célébration mondiale datant de 1982, instituée par le Conseil international de la danse (CID) auprès de l’UNESCO et l’Institut international du théâtre (ITI).
La Journée internationale de la danse est célébrée dans plus de 150 pays chaque année. Son objectif est de susciter l’intérêt pour la danse et d’en faire un moyen de dialogue et d’unité entre les peuples. Chaque année, le message de la célébration est confié à un artiste de renom qui a marqué de son empreinte la scène chorégraphique, contribuant au développement de la danse non seulement dans son pays ou dans le pays où il réside mais aussi dans le monde.
Pour l’édition 2025, le message officiel a été rédigé par le légendaire Mikhaïl Barychnikov, figure emblématique de la danse du 20ème siècle. Danseur étoile, chorégraphe, acteur et directeur de ballet, Barychnikov incarne à lui seul la passion, l’excellence et l’engagement artistique que cette journée internationale célèbre. Sa passion pour la danse et également son dévouement se résume dans cette déclaration, devenue célèbre « Quand je danse, je ne cherche à surpasser personne d’autre que moi ».
Journées nationales de la lecture et de l’information : Focus sur la place de la bibliothèque publique
La 33ème édition des Journées nationales de la lecture et de l’information démarrent aujourd’hui pour se poursuivre jusqu’au 23 mai 2025, avec comme slogan « La bibliothèque publique, un espace de savoir et un pilier du développement culturel ».
Organisée par la Direction générale du livre et de la Direction de la lecture publique relevant du ministère des Affaires culturelles, cette édition met en lumière le rôle essentiel des bibliothèques dans l’enrichissement de la pensée, le développement culturel et social et la construction d’un lectorat cultivé et ouvert. A cette occasion, des ateliers, conférences et rencontres seront organisés pour valoriser les missions des bibliothèques et faire connaître leurs services auprès d’un large public.
Le programme prévoit des espaces de débat et de réflexion permettant d’aborder les grandes questions sociétales. Des partenariats avec les différents acteurs culturels sont envisagés afin de faire de la bibliothèque un centre vivant, en interaction permanente avec son environnement et ce notamment à travers l’usage de la technologie pour promouvoir les services de la bibliothèque.
Cette édition ambitionne également de mettre en place des clubs au sein des bibliothèques pour accompagner les usagers dans le développement de leurs compétences tout en veillant à assurer un accès équitable pour tous.
L’accent sera mis sur l’importance d’associer les personnes en situation de handicap, les résidents des maisons de retraite, ainsi que les détenus dans les établissements pénitentiaires, chaque fois que cela est possible, afin que la bibliothèque publique soit un espace de vie culturelle et d’expérience humaine.
Finalement, le match EGSG-ESS en présence de la VAR
Le triste feuilleton de la VAR a connu enfin son épilogue en début de soirée. La majorité des clubs ont voté pour l'utilisation de la VAR pour ce fameux match à rejouer entre EGSGafsa et l'Etoile du Sahel . Seul un club a voté contre. Rappelons que l'idée du vote des clubs de la Ligue 1 a été proposée par la FIFA. Le Bureau Fédéral de la FTF a donc donné son accord et la Direction Nationale d'arbitrage a désigné Oussama Ben Ishak comme arbitre de la VAR alors que Mehrez Melki a été maintenu comme arbitre central. De son côté, l'Etoile du Sahel a demandé à ses supporters de ne pas effectuer le déplacement à Gafsa pour ce match dont le coup d'envoi sera donné à 15 heures.
J.B.
Salon de l’Emploi 2025 : Innovation et opportunités au rendez-vous
Véritable carrefour entre talents, innovation et opportunités, l’édition 2025 du Salon de l’Emploi de l’Université Centrale s’est tenue avec éclat au Palais des Congrès de Tunis. L’événement a rassemblé plus de 1000 visiteurs, 55 employeurs partenaires de renommée nationale et internationale en une seule journée.
Occupant un Palais des Congrès entièrement investi par les stands d’entreprises partenaires, ce salon est devenu une manifestation économique de référence, fortement attendue par les recruteurs et les étudiants, et saluée par des personnalités diplomatiques et institutionnelles de haut niveau, telles que S.E. Mme Lorraine Diguer, ambassadrice du Canada, S.E. Bechir Mohamed Abudher, ministre plénipotentiaire à l’ambassade de Libye, et Mme Victorine Solange Nseke, deuxième secrétaire auprès de l’ambassade du Cameroun.
Dans un contexte où plus de 90 % des jeunes Tunisiens de moins de 30 ans expriment le souhait d’une mobilité à l’international, le Salon de l’emploi de l’université centrale 2025 a proposé une thématique audacieuse : « Des talents pour l’avenir : compétences et innovation pour des carrières en Tunisie et à l’international ».
Au-delà de la recherche d’emploi, l’Université Centrale encourage ses étudiants à franchir le cap de l’entrepreneuriat, en devenant eux-mêmes créateurs d’emplois. Ce positionnement innovant, entre employabilité classique et entrepreneuriat, répond aux mutations du marché et aux aspirations d’une jeunesse prête à se projeter au-delà des frontières.
Les jeunes médecins en grève : La détresse du système de santé en Tunisie…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Pendant que la Tunisie accuse un manque important au niveau de ses besoins en médecins, le dossier des jeunes blouses blanches est plus que jamais d’actualité avec cette grève nationale observée hier. Pourquoi tant d’insouciance aux revendications des jeunes médecins?
Le chiffre est alarmant et choque plus d’un. Près de 90 % des jeunes médecins tunisiens ne pensent en effet qu’à quitter le pays. Et c’est le vice-président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM), Baha Eddine Rabii, qui dans une déclaration au site Business news tire la sonnette d’alarme sur l’exode massif des médecins tunisiens. Il a révélé que 90% des jeunes praticiens «envisagent ou souhaitent quitter le pays». «La migration est devenue une réalité incontournable pour les médecins. La principale motivation est l’amélioration de la qualité de vie, et on ne peut le reprocher à personne. Les conditions de travail, souvent précaires dans de nombreux services hospitaliers, les poussent également à partir», a-t-il expliqué. Il a souligné qu’après sept années d’études et de stages, un jeune médecin perçoit un salaire mensuel de 1.200 à 1.300 dinars, avec des gardes rémunérées à seulement 1,1 DT de l’heure, lorsqu’elles sont payées. «Deux tiers des hôpitaux ne versent pas les indemnités de garde aux jeunes médecins, alors que ces derniers effectuent des semaines de travail pouvant atteindre 80 à 90 heures, bien au-delà des 48 heures légales. À cela s’ajoutent les agressions, qui se sont multipliées après la révolution. Face à ces difficultés, il est logique que les jeunes médecins, dès la fin de leur spécialité, cherchent de meilleures conditions ailleurs», a-t-il déploré. Face à cette insouciance et pour exprimer leur colère, les jeunes blouses blanches ont observé hier une grève nationale qui, selon les organisateurs, a été largement suivie par les jeunes médecins. Comment les autorités vont réagir, par ailleurs, à ce mouvement?
Urgence …
Interrogé à ce sujet, Dr Ahmed Fouad Rekik nous a confié: «La situation des jeunes médecins témoigne de la crise qui secoue le secteur de la santé en Tunisie. Abandonné pratiquement tout au long de la dernière décennie, le secteur exige aujourd’hui une intervention en profondeur afin d’éviter l’effondrement de tout le système. D’ailleurs, la situation des jeunes médecins témoigne de cette crise. Si on n’intervient pas d’urgence, on risque de voir ces jeunes médecins que nous avons formés pendant de longues années opter pour la migration. C’est aussi comme offrir gratuitement nos compétences aux pays étrangers. De fait, c’est aux autorités compétentes de se pencher sur les risques de cette migration en masse de nos jeunes médecins sur qui repose 60% le secteur de la santé. Cela a un coût et c’est à l’Etat d’en faire une priorité absolue». Et d’ajouter: «Un jour, j’ai lu un témoignage d’un jeune médecin et c’est triste de constater que la détresse qui s’empare de tout ce corps. Selon ce jeune médecin «les jeunes médecins tunisiens, en voie de spécialisation, vivent une situation peu enviable. En cause, un cadre juridique boiteux, des conditions de travail extrêmes et un concours de spécialisation plutôt hasardeux. Au choix, certains choisissent de quitter le pays afin d’exercer sous de meilleurs cieux, les autres continuent à servir de main-d’œuvre qualifiée et bon marché, aux hôpitaux publics tunisiens». Pour ce jeune médecin comme beaucoup d’autres d’ailleurs, «de nombreux jeunes médecins tunisiens sont tentés de «prendre la fuite». Quitter le pays pour obtenir leurs diplômes de spécialisation en Europe et ailleurs semble une option alléchante pour nombre d’entre eux. La France et l’Allemagne sont les deux destinations les plus prisées pour cette jeunesse qui, une fois partie, a toutes les chances de vouloir exercer dans le pays d’accueil. Un véritable manque à gagner pour l’Etat tunisien».
M.B.S.M.
Editorial : La réponse sécuritaire est essentielle, mais insuffisante - Par Hassan GHEDIRI
Les brigades anti-drogue de la Garde nationale viennent de réussir ce que l’on peut appeler une belle prise: plus d’un million de comprimés d’ecstasy, une drogue de synthèse au pouvoir hautement addictif, ont été saisis dans le gouvernorat de Nabeul. Il s’agit, d’après les autorités, de la plus grande prise jamais réalisée dans notre pays. Un record synonyme d’une prouesse sécuritaire, mais qui donne en même temps froid dans le dos. Le démantèlement du réseau de narcotrafiquants d’une envergure internationale opérant en Tunisie, qui n’est plus un pays de transit mais bel et bien un marché de consommation très juteux à cause d’une demande croissante. Il nous attend un avenir cauchemardesque quand on voit la prolifération de drogues qui cible, en priorité, ce que nous avons de plus précieux, notre jeunesse. La quantité d’ecstasy saisie qu’un réseau parfaitement rodé de dealers était en effet prêt à faire écouler dans le milieu scolaire, d’après ce qu’on a pu apprendre de la direction générale de la Garde nationale, donne le tournis.
L’opération a nécessité plusieurs mois d’enquête et a permis de démanteler un réseau international opérant entre la Tunisie et d’autres pays. Cela révèle l’ampleur du phénomène, qui ne se limite plus à quelques délinquants isolés. Il s’agit d’organisations structurées, puissantes, qui profitent des failles de notre système sécuritaire, judiciaire, mais aussi social et éducatif. Si cette saisie est la plus grande jamais réalisée en Tunisie, elle ne représente peut-être que la partie émergée de l’iceberg. En matière de drogue, un principe est bien connu des spécialistes: les quantités saisies ne sont qu’un infime pourcentage de ce qui circule réellement. Ce million de comprimés n’est donc peut-être qu’un échantillon de ce qui inonde déjà nos rues, nos quartiers, nos écoles.
La liste des drogues disponibles s’allonge chaque jour: cannabis, cocaïne, héroïne, ecstasy, drogues de synthèse aux noms exotiques ou inquiétants. Et si toutes les classes sociales sont concernées, ce sont les adolescents qui en deviennent les principales cibles. Ils sont vulnérables, influençables, parfois en quête de repères dans une société en crise. Les trafiquants l’ont bien compris. Ils font des établissements éducatifs, véritables maillons faibles, leur terrain de prédation. Les spécialistes, qui constatent que de plus en plus de jeunes sont aujourd’hui victimes d’addiction en Tunisie, n’ont pas cessé d’alerter sur un fléau qui ravage la société. La réponse sécuritaire est essentielle mais insuffisante sans des politiques de prévention et des programmes de prise en charge efficaces. Le président de la République, Kaïs Saïed, a appelé à plusieurs reprises à intensifier les efforts sécuritaires pour enrayer ce phénomène. Mais il faut aller plus loin. Car la répression seule ne suffira pas. Ce combat ne peut être gagné que par une approche globale, qui combine prévention, éducation, accompagnement thérapeutique et réinsertion.
Le tableau est déjà très sombre, celui qu’avaient dressé les études menées ces dernières années. Près d’un quart des lycéens tunisiens âgés de 15 à 17 ans déclarent, en effet, avoir déjà consommé une substance psychoactive. Des chiffres glaçants qui en disent long sur l’ampleur du fléau dans notre société. La drogue est désormais installée dans notre quotidien, banalisée, parfois même acceptée ou ignorée.
Face à ce constat, la société tout entière doit se mobiliser. Les familles doivent parler, écouter, comprendre. L’école doit redevenir un lieu sûr, protégé, encadré. L’État doit agir et investir dans des programmes de prise en charge efficaces, durables et adaptés à la nouvelle réalité. Si nous continuons à fermer les yeux, à n’agir qu’après coup, nous risquons de perdre une génération. Et avec elle tout l’avenir de la Tunisie.
H. G.
Heifel ben Youssef et son « Startup » à l’IFT
L’Institut français de Tunisie (IFT) propose demain, à partir de 18h00, la projection du nouveau film de Heifel Ben Youssef « Startup ».
« Zina est une jeune femme de 30 ans, pleine d’ambition, résolue à faire prospérer son projet entrepreneurial.
Zakaria, un homme d’affaires de 32 ans, arrive pour la première fois à Djerba, assailli par son passé. Entre le désir ardent de Zina et le pragmatisme de Zakaria, une romance remplie de moments émouvants et humoristiques émerge, le tout sous le charme singulier de l’île et de ses traditions », lit-on dans le synopsis de ce film qui raconte autrement Djerba.
Réalisateur, producteur, scénariste, Heifel Ben Youssef a étudié à l’École supérieure des sciences et technologies du Design (Université de la Manouba-ESSTED), choisissant par la suite de se spécialiser dans l’écriture et la réalisation à l’École Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma ESAC (Gammarth-Tunisie). Il a signé les scénarios de plusieurs productions télévisées et il a à son actif plusieurs films, parmi lesquels nous citons : « Gahaf », « Weldek Rajel », « Manda » et « Acess denied » qui a eu une Mention spéciale, lors de la 33ème édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC-2022).
Les années de « La Ligue des Etats Arabes à Tunis » noir sur blanc
« La Ligue des États Arabes à Tunis (1979-1990) » est l’intitulé d’un ouvrage en arabe de l’écrivain et journaliste Mohamed Mamoun Abassi, paru aux Editions Santillana, fin mars 2025.
Dans cet ouvrage de 200 pages, Mamoun Abassi revient, à travers sept chapitres, sur différents aspects de l’action arabe commune dont il a été témoin, de 1979 à 1990, en tant qu’attaché de presse au cabinet du Secrétaire général de la Ligue Arabe, feu Chédli Klibi (6 septembre 1925 – 13 mai 2020).
« Le livre contient des photos et des documents liés à cette étape, ainsi qu’un aperçu des contextes arabes, régionaux et internationaux qui ont caractérisé cette période », indique son auteur, ancien journaliste à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP).
Dans un communiqué parvenu, lundi 21 avril, Mohamed Mamoun Abassi présente « un travail essentiellement documentaire dont la finalité n’est point d’évaluer l’action menée par la Ligue Arabe, au cours de cette étape, tâche qu’il considère être du ressort des historiens».
Il évoque « une contribution à la préservation de la mémoire d’une étape de l’action arabe commune». Sa principale motivation est d’enrichir la bibliothèque arabe, partant de son constat du « manque d’ouvrages traitant de la période tunisienne de l’histoire de l’action arabe commune en général, et de la Ligue arabe, en particulier ».
La date de publication de ce livre coïncide avec le quatre-vingtième anniversaire de la fondation de la Ligue des États Arabes, le 22 mars 1945, et le quarante-sixième anniversaire de l’adoption de la résolution relative au transfert du siège de la Ligue des États Arabes du Caire à Tunis, et ce en application de la recommandation du IXe Sommet Arabe, tenu en novembre 1978 dans la capitale irakienne Bagdad.
Notons que Chédli Klibi est le quatrième Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes. Il a occupé ce posté de 1979 à 1990, date de sa démission avec le déclenchement de la guerre du Golfe pour exprimer son refus de l’invasion irakienne du Koweït.
Cette figure de proue et l’un des bâtisseurs de la Tunisie moderne, avait occupé des postes clés à l’intérieur et à l’extérieur du pays dont la direction générale de l’institution de la Radio et la Télévision tunisienne (ERTT), en 1958, le ministère de la Culture dont il était le bâtisseur en 1961. Il était également Chef du cabinet présidentiel sous Bourguiba qui lui avait attribué encore une fois la valise culturelle en 1976. Deux ans plus tard, il a été nommé en 1978 à la tête du ministère de l’Information.
Mohamed Mamoun Abassi est auteur d’un premier ouvrage, paru en février 2024, « Itinéraire d’un journaliste à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) et à la Ligue des États Arabes » dans lequel il passe en revue certains aspects de l’action arabe commune, au sein de la Ligue Arabe durant l’étape de Tunis.
Son nouvel ouvrage, « La Ligue des États Arabes à Tunis (1979-1990) », sera présenté lors d’une séance de dédicace, le 27 avril.
Le Quotidien avec TAP
« Silentium » de Nidhal Chatta : Plus qu’un film, un cri …
Par Imen ABDERRAHMANI
Il sortira demain, en salles. « Silentium », le nouveau long-métrage de Nidhal Chatta ne manque ni de poésie ni de douceur malgré la brutalité des histoires qu’il expose. A voir !
Après une tournée promotionnelle, le film sera à partir de demain dans nos salles obscures. Une sortie qui porte toutes les ambitions du réalisateur, du producteur et également de toute l’équipe qui a résisté, contre vents et marées, pour pouvoir partager enfin, le film, avec le grand public.
Choquant pour les âmes sensibles, bouleversant, « Silentium » interroge la société tunisienne, et également l’humanité, en braquant des lumières sur ces récits « malheureux » des femmes tunisiennes de différents âges et de divers profils.
A quelques kilomètres de la capitale, précisément au Kram, Nidhal Chatta nous mène, dans un immeuble résidentiel, situé en face de la mer. Aux apparences, bel endroit qui promet de voir naître tant de belles histoires… ou le contraire. Délabré de l’intérieur, l’immeuble est sous la surveillance de Mounir, présenté en tant que concierge serviable, bref le maître des lieux et l’intermédiaire entre le propriétaire et les locataires. Des locataires dont le passé comme le présent sont chargés de douleurs et malheurs. Petit à petit, Nidhal Chatta fait découvrir à son spectateur les différents univers dans lesquels évoluent ses personnages.
Des apparences trompeuses …
D’abord, il s’agit de Malek, jeune et belle archéologue, discrète, qu’on découvre au fil de l’histoire que, enfant, elle a été victime d’un viol et que son entourage, surtout sa famille, la juge coupable. Traumatisée, elle a pris son courage entre ses mains, essayant de trouver son chemin dans la vie…
Dans cette galerie de portraits, Nidhal Chatta propose une mosaïque étrange mais aussi audacieuse d’individus marginalisés ou également rejetés par la société tels que Jihen, qui vient du sud, et dont la famille de son bien-aimé la refuse parce qu’elle est une femme de couleur, Mona, jeune femme divorcée avec une fille en charge, qui se trouve dans l’obligation de se prostituer pour pouvoir répondre aux besoins de sa famille, surtout que son ex refuse de payer la pension de divorce. Il y a aussi Fatma, l’épouse de Lotfi, un taxiste violent et soulard et Khaled, un banquier homosexuel qui apporte son soutien à toutes ces femmes-victimes qui partagent avec lui l’immeuble…
A chacune de ses femmes, à chacun de ses hommes, son histoire, ses secrets que le réalisateur livre à son spectateur au fil d’un récit qui raconte une violence quotidienne, transformant l’immeuble aux apparences poétiques à un lieu horrible, effrayant… Et voilà que le malheur ne vient jamais, seul, comme on dit. On assiste au viol de Malek par Mounir, le concierge, aux apparences calmes, à l’avortement de Jihen, seule dans sa chambre. On est témoin de la souffrance de Fatma, battue jour et nuit… Et pour Nidhal Chatta, et son scénariste, il a fallu briser la chaîne du silence, il a fallu arrêter ces maux et faire taire ces voix qui retentissent non seulement dans cet immeuble délabré mais dans les têtes de tous ses résidents. Il a fallu faire preuve de solidarité et sauver Malek de Mounir, porté par un amour maladif, obsessionnel, il passe son temps à guetter comme un monstre affamé le corps de Malek.
Nidhal Chatta fait tomber les masques. L’apparition de Lotfi Abdelli donne un autre tournant à l’histoire et met en lumières d’autres histoires et pratiques cachées. Discret et silencieux, dans le rôle d’un agent de police, Lotfi Abdelli a été « l’ange- sauveur » de Malek, qui, suite à l’incitation de ses amis, est allée porter plainte contre son agresseur. Faisant l’objet de moqueries des agents de police, Malek a été violentée verbalement, en lui demandant à plusieurs reprises sur un ton goguenard, de décrire la scène du viol… Sauvée par Lotfi Abdelli en deux temps (du poste de police et après la disparition brusque de Mounir et son doigt coupé retrouvé dans la scène du crime), Malek a trouvé dans la mer, le bon confident, et dans les sites archéologiques, qui font de la résistance, d’où tirer la force et la résilience.
Le cri …
Bouleversant, « Silentium », tiré d’une histoire vraie qui a eu lieu en 1991, selon les notes de la production et qui a été écrit avec beaucoup de sensibilité par Sophie Haoues, s’interroge sur cette violence qui envahi notre quotidien, sur ces « monstres » déguisés en hommes, qui guettent leurs proies… De l’enfance menacée, nous parle le film à travers le passé de Malek et le présent de Lili, fille de Mona, enfant de divorce qui souffre de la relation toxique entre son père et sa mère… Malgré ces douleurs, ces hurlements qui déchirent le silence du film, malgré ce sang qui coule, et ces regards effrayés de victimes, le film laisse dégager une certaine poésie de quelques scènes comme celles réunissant Malek et Lili sur la plage, ou également de la vue panoramique du toit de l’immeuble, donnant directement sur la plage, ou des déambulations de Malek dans les sites archéologiques de Carthage et d’Oudhna.
Porté par des excellents acteurs : Rym Hayouni (Malek), Mohamed Dahech (Mounir), Abdelomonem Chouayat (Lotfi), Lamine Blekhodja (Khaled), Besma El Euchi (Fatma), Oumaima Bahri (Jihen), Fatma Felhi (Azza) et Lotfi Abdelli, le film mérite l’attention.
I.A.
La Tunisie récupère 11795 artefacts archéologiques des Etats Unis d’Amérique
Une collection de près de 11795 artefacts archéologiques, en provenance des États-Unis d'Amérique ont été restitués à la Tunisie, a annoncé, lundi, l'Institut national du Patrimoine (INP). Ces pièces ont été restituées par l’Université de Géorgie (Etats Unis d’Amérique) et ont été envoyées en 1990 dans le cadre d’une coopération scientifique. Et depuis, elles n’ont jamais retournées.
Selon le communiqué de presse de l’INP, publié sur les réseaux sociaux, la restitution de ces pièces est le résultat des efforts continus et des échanges entre l’institution tunisienne et l’université américaine avec l’appui diplomatique. La même source a mis l’accent sur le grand rôle joué par l’ambassadrice de Tunisie aux Etats-Unis d’Amérique dans l’obtention des autorisations nécessaires et sur le rôle de la Douane tunisienne dans la simplification et la rapidité des procédures, permettant le rapatriement de ces pièces dans les brefs délais et les bonnes conditions.
Selon toujours ce communiqué de presse, cette collection se compose de :
- 3460 pièces de monnaie de bronze
- 2715 objets en ivoire (Bijoux, accessoires, outils de la vie quotidienne)
- 2825 pièces en verre
Selon la même source, une autre opération de restitution est déjà prévue, le 25 avril 2025. Il s’agit de 3825 pièces de monnaie romaines en bronze qui ont été conservées par le Randolph College, aux Etats Unis d’Amérique.
Ces deux opérations de restitution s’inscrivent dans un grand programme de recensement et récupération des biens culturels tunisiens envoyés dans le cadre de la coopération scientifique entre la Tunisie et plusieurs institutions américaines, françaises, italiennes et canadiennes, et provenant des fouilles réalisées entre 1980 et 1990, dans le site archéologique de Carthage.
Lutte contre la criminalité économique et financière : La Tunisie au même rang que les USA, le Japon et l’Allemagne
Par Hassan GHEDIRI
Dans le dernier rapport Global Financial and Economic Crime Outlook 2025, la Tunisie figure parmi les «nations qui prennent des mesures concrètes de lutte contre la criminalité économique» bien qu’affichant encore des faiblesses règlementaires…
Décrochant une brillante huitième place à l’échelle du continent avec un score de 2,05 sur 4 dans l’indice mondial de la criminalité économique et financière, la Tunisie fait des progrès en matière de gouvernance et de règlementation anti-corruption lui permettant d’obtenir la 68è place mondiale dans le dernier classement que vient de rendre public le cabinet américain «Secretariat» spécialisé dans l’expertise financière, économique et juridique à l’échelle internationale.
Ainsi, malgré toutes les difficultés et la lenteur que connait le processus des réformes règlementaires destiné à assainir son climat d’affaires, notre pays a pu se positionner dans la catégorie des «acteurs vigilants». Ce groupe se compose de pays qui mettent activement en œuvre les mesures de lutte contre la criminalité économique et améliorent leurs cadres réglementaires. La Tunisie se trouve ainsi dans le groupe de 63 pays parmi lesquels l’on trouve de grandes puissances économiques telles que les Etats-Unis d’Amérique, le Japon et l’Allemagne. Si elle ambitionne de faire mieux et d’intégrer le club des «Titans transparents» exclusivement réservé aux pays notés de 0 à 1,5 point, la Tunisie doit consolider davantage son cadre de lutte contre la criminalité financière et mettre en place des mécanismes d’application et des lois beaucoup plus performants.
Dans le classement mondial de 2025 de la criminalité économique et financière, 177 pays ont vu leurs politiques et instruments juridiques passés au peigne fin par les experts du cabinet américain et ce en référant à trois indices internationaux mesurant respectivement les risques de blanchiment d’argent d’évaluation et de financement du terrorisme (Basel AMML Index), la perception de la corruption (Transparency International) et de la criminalité organisée (Initiative mondiale contre la criminalité transfrontalière). Les 177 pays ont obtenu des scores allant de de 0 point (risque minimal) à 4 points (risque maximal) et ont été classés dans quatre catégories.
Haut du podium
Avec son score de 2,05 sur une échelle de quatre points, la Tunisie occupe le haut du podium d’Afrique du Nord devant le Maroc, qui se classe 9è dans le continent. Le résultat, grosso-modo, acceptable de la Tunisie comparé à ses voisins, dans la lutte contre la criminalité économique, est le résultat des réformes juridiques engagées au cours de ces dernières années, notamment en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, la corruption et le financement du terrorisme. Des réformes institutionnelles ont permis de se mettre au niveau des standards internationaux bien que l’efficacité de certaines institutions telles que l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) ait perdu de son efficacité à cause du manque de moyens techniques et humains.
L’amélioration de la gouvernance publique a été toutefois un atout majeur ayant permis à la Tunisie de renforcer la vigilance et la transparence dans la gestion des marchés publics, d’améliorer les mécanismes de déclaration de patrimoine, et de promouvoir une meilleure traçabilité des flux financiers. Les projets engagés dans le cadre de la coopération internationale, notamment avec le Groupe d’action financière du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (GAFIMOAN), ont également permis à la Tunisie de progresser dans ses engagements internationaux. Malgré ces avancées, des faiblesses structurelles continuent tout de même d’entraver la lutte contre la criminalité économique et financière. L’urgence consiste notamment à renforcer les dispositifs de contrôle pour une meilleure coordination entre les différentes institutions impliquées et de remédier à la lenteur des procédures judiciaires, à travers la digitalisation de la surveillance financière.
H.G.
Le match à rejouer entre EGSG- ESS de ce mercredi sans VAR !
La Ligue Nationale de Football Professionnel a programmé le match à rejouer de la 13e journée de la Ligue 1 entre EGSGafsa et l'Etoile du Sahel a cause de l'affaire Bangoura est programmé pour ce mercredi à 15h à Gafsa. Il sera dirigé par l'arbitre Mehrez Melki mais ce dernier ne sera pas assisté par la VAR et pour cause. Les messieurs de la LNFP ont expliqué cette absence par le fait que lors de la phase aller tous les matches étaient joués sans VAR , question d'équité ! Encore une aberration à mettre sur le compte des organisateurs de notre championnat.
J.B.
















