Décès du Dr Zakaria Bouguerra : Une enquête judiciaire ouverte
Le Parquet près le Tribunal de première instance de Tunis a ordonné, ce jeudi 17 avril, l’ouverture d’une enquête judiciaire suite au décès du médecin Zakaria Bouguerra, retrouvé mort à son domicile situé dans la région de La Marsa dans la banlieue nord de la capitale.
Selon des sources proches de la famille du défunt, le corps sans vie du praticien a été découvert dans sa salle de bain par un membre de sa famille, qui a immédiatement contacté les autorités. Les unités de la police technique et scientifique se sont rendues sur les lieux afin de procéder aux premiers constats. Les circonstances entourant le décès restent pour l’instant floues.
Le Dr Zakaria Bouguerra était une figure éminente du secteur médical tunisien, reconnu pour son engagement sans faille dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. Spécialiste en médecine préventive, il s'est distingué par ses interventions médiatiques concernant la pandémie, appelant à des mesures sanitaires rigoureuses pour contenir la propagation du virus. Il a notamment alerté sur la présence probable de variants préoccupants en Tunisie.
Editorial : Le temps des demi-mesures est révolu - Par Hassan GHEDIRI
L’effondrement du mur du lycée secondaire de Mezzouna à Sidi Bouzid, qui a tué trois élèves, est un accident qui peut arriver n’importe où et à n’importe quel moment. Il ne peut toutefois pas être traité comme un simple fait divers, tellement il symbolise un mal incurable qui ronge notre pays depuis des décennies entières. Certes, il s’agit d’un drame qui aurait pu être évité si les alertes répétées sur l’état de délabrement des infrastructures scolaires avaient été entendues. Mais c’est en même temps un reflet d’une marginalisation systématique des régions de l’intérieur. C’est un drame qui vient tracer les traits d’une Tunisie à deux vitesses dans laquelle la citoyenneté semble perdre de sa valeur au fur et à mesure que l’on s’éloigne du littoral.
Cette discrimination territoriale n’est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence de la centralisation des politiques de prise de décision, d’une gestion douteuse des ressources publiques et d’une défaillance flagrante des mécanismes de contrôle. Combien de projets de développement promis pour ces régions et annoncés en grandes pompes dans les plans quinquennaux qui ont fini aux oubliettes pour manque de volonté politique? Combien de milliards initialement programmés pour ce qui est supposé être des zones de développement prioritaire avaient été réorientés vers des régions mieux loties? La réponse résonne, aujourd’hui, dans les centaines d’écoles et d’hôpitaux délabrés et sous-équipés et des kilomètres de routes impraticables qui accentuent l’isolement d’une bonne partie du territoire national et la marginalisation des pans entiers de la population.
Derrière cette injustice se cache un long cortège de responsables irresponsables: des décideurs politiques qui programment des projets sans assurer leur financement, des cadres administratifs qui bloquent ou retardent les décaissements par négligence ou complicité, des entrepreneurs qui réalisent des travaux en favorisant leurs bénéfices au détriment des normes qualité et de sécurité, en toute impunité. Un véritable enchaînement de dysfonctionnements profondément ancrés dans les rouages de l’Etat renforcé par l’absence de sanctions et de reddition des comptes
L’affaire de Mezzouna doit marquer un tournant. Il ne s’agit plus seulement de dénoncer, mais d’exiger des comptes. Où sont passés les fonds alloués à l’entretien des écoles? Pourquoi les rapports d’inspection alertant sur les risques ne débouchent-ils jamais sur des actions concrètes? Jusqu’à quand tolérera-t-on que des vies soient sacrifiées sur l’autel de la gabegie administrative et de la corruption? La solution exige une rupture radicale avec les pratiques actuelles à travers une décentralisation dotant les collectivités locales de réels moyens d’action. Un audit transparent est également indispensable pour mettre au grand jour, une fois pour toutes, le sort des centaines de projets abandonnés et des fonds qui leur avaient été alloués. Il incombe, ensuite, à la justice de déterminer les responsabilités et de sanctionner tous ceux ayant failli à leur devoir, sans complaisance aucune et quel que soit leur statut.
Le temps des demi-mesures est révolu. Chaque jour perdu dans l’inaction aggrave le fossé entre les régions et rend incertaine la volonté de reconstruire une société sur la base de l’équité et de justice. La Tunisie ne pourra pas avancer tant qu’une partie de Tunisiens sont traités en citoyens de second degré.
H.G.
La Commission d'appel maintient la suspension de deux matches pour Youssef Belaili
Réunie en début d'après-midi après avoir écouté Youssef Blaili, attaquant de L'Espérance, et son avocat, la commission d'appel de la Fédération Tunisienne de Football a confirmé la suspension de deux matches décidée auparavant par la Ligue Nationale de Football. Ainsi, après avoir sauté le match contre EGSGafsa, dimanche dernier, Blaili ne jouera pas ce dimanche contre le Club Africain.
J.B.
Modernisation de l’infrastructure scolaire : Un grand chantier qui doit impliquer tout le monde…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Pendant que les appels se multiplient pour moderniser l’infrastructure scolaire, quel rôle peuvent jouer la société civile et autres partenaires sociaux dans cet effort national?
Le drame du lycée de la ville de Mezzouna a remis au-devant de la scène l’état de délabrement dans lequel se trouve l’infrastructure scolaire en Tunisie. Pourtant, la Tunisie s’est toujours vantée d’avoir mis en place un système scolaire moderne, performant et surtout accessible à tous. De l’avis de tous les spécialistes, cette bonne volonté ne peut pas suffire à elle seule aujourd’hui à relever ce défi à cause notamment de l’état de délabrement dans lequel se trouve l’infrastructure scolaire, «une infrastructure qui demande aujourd’hui des travaux d’entretien afin de continuer de jouer son rôle et offrir un espace scolaire accueillant et sûr», nous dira l’universitaire Salem Chérif. Et d’ajouter: «Il s’agit d’un effort national qui doit impliquer tous les acteurs, y compris les composantes de la société civile et le reste des partenaires sociaux tels que les banques, le secteur privé et les bailleurs de fonds nationaux».
Selon notre interlocuteur: «Seuls quelques partenaires ont prêté la main jusqu’ici à l’Etat dans cet effort national. Je cite l’initiative citée par GIZ Tunisie qui a lancé un vaste projet ciblant sept écoles primaires en milieu rural qui ont bénéficié de travaux d’entretien. Plus de 1 500 élèves profitent ainsi aujourd’hui de cette mesure, qui porte sur la modernisation des équipements sanitaires, la remise en état des salles de classe et le réaménagement des terrains de sport et des cours d’école. Six autres écoles primaires ont été dotées de nouvelles cantines. 50 cantines scolaires ont été également équipées de réfrigérateurs pour garantir la qualité des produits alimentaires, même en cas de forte chaleur. Il est ainsi possible de mieux nourrir les enfants et les familles ont une raison de plus d’envoyer leurs enfants à l’école». De fait, comment généraliser ce genre d’initiative et inciter les partenaires sociaux à adhérer dans ce vaste chantier?
Elan national…
Interrogé à ce sujet, l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi, estime que «le secteur privé dans les banques et les entreprises doivent acquérir cette nouvelle culture de partenaires économiques et sociaux de l’Etat et ne peuvent se contenter d’accroître leurs chiffres d’affaires et amasser les gains. Idem pour les composantes de la société civile qui ne remplissent convenablement pas leur rôle de partenaire. La société civile et les ONG sont aujourd’hui des acteurs à part entière du développement durable. Ils constituent un maillon essentiel dans la réalisation des objectifs du développement durable. Mieux encore, la société civile a un rôle important à jouer dans la création des environnements favorables à la croissance économique, en veillant à la transparence des programmes mis en œuvre. Aujourd’hui, notre pays a besoin d’un vaste chantier participatif entre le secteur privé et le secteur public. De multiples missions peuvent être proposées dans le cadre d’un chantier participatif qui relève de domaines variés: environnement et développement durable, dynamique locale et animation culturelle, sauvegarde et valorisation du patrimoine, solidarité et mixité sociale, etc. Cela peut passer par l’engagement des banques et des entreprises privées pour l’éducation comme ce projet qui s’inscrit dans le cadre du partenariat privé/public signé entre le ministère de l’Education et l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), pour participer à la première action commune du secteur bancaire tunisien affilié à l’APTBEF en faveur des établissements scolaires publics. Il concerne la réhabilitation et la prise en charge des travaux d’aménagement de 42 établissements scolaires répartis sur 15 gouvernorats. Un exemple à suivre…».
M.B.S.M.
Voyance, charlatanisme et exorcisme : Une proposition de loi pour neutraliser les arnaqueurs ...
Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
L’ARP débattra prochainement d’un projet de loi portant sur la lutte contre la sorcellerie et le charlatanisme. Que prévoit ce projet et quel est le sort des pratiques religieuses telles que la Roqya si cette proposition législatives est adoptée?
Même si la loi prévoit actuellement des peines lourdes contre toutes les pratiques portant sur la sorcellerie et le charlatanisme ainsi que l’exorcisme, le phénomène est tellement répandu en Tunisie que certains spécialistes avancent le chiffre de 1 milliard de dinars généré chaque année par ce trafic qualifié jurdiquement par la loi comme un délit d’escroquerie, «par ces temps de crises, tous les moyens sont bons pour savoir ce que l’avenir nous réserve», nous dira Sinda qui n’hésite pas à consulter sa voyante préférée à chaque fois que «les choses vont mal».
Selon un sondage réalisé en 2018, 7 Tunisiens sur 10 disent avoir consulté un voyant, lire son horoscope voire subir une Rogya au moins une fois dans sa vie. Alors, les dérapages sont monnaie courante dans ce secteur. En témoigne l’affaire du guérisseur de l’Ariana qui a abusé de plus de 800 femmes, «Il s’appelle Belgacem. Il se présente en tant que guérisseur doté de pouvoirs surnaturels. A son actif, des centaines de victimes. Sur sa page Facebook, il prétend des miracles grâce à son «sperme béni». Débarrasser ses clients des mauvais esprits et des sorts qu’on leur aurait lancés», peut-on lire sur le site de Business news.
Manipulation et lavage de cerveau sont ses atouts. D’après le témoignage de l’une de ses victimes, son jeu consiste à convaincre des jeunes filles «désespérées» qu’elles sont possédées par des démons, en particulier de djinn achek (un esprit qui, dans le folklore arabo-musulman, tombe amoureux d’un être humain et l’habite l’empêchant ainsi de construire des relations de couple». Et c’est justement ce genre de dérapage qui est à l’origine de cette proposition de loi visant à lutter par le biais d’un texte juridique contre ces charlatans et autres faux guérisseurs...
Sensibilisation ...
Selon la députée Fatma Mseddi, à l’origine de ce projet de loi: «Les charlatans profitent aujourd’hui du vide juridique existant pour abuser, soustraire de l’argent et arnaquer leurs victimes. Malheureusement, l’article 221 du code pénal qualifie ce genre de pratiques de délits d’escroquerie, ce qui a créé un flou dans l’interprétation du texte. De fait, cette proposition de loi vise à combler ce vide». Quel est le sort, en effet, des pratiques religieuses telles que la Roqya si cette proposition législative est adoptée?
Pour les spécialistes en théologie: «La Roqya (arabe : الرقية), ou Ruqiya charia, est une utilisation de la parole divine propre à l’Islam. Elle fait partie d’un corps large de la médecine islamique appelé «médecine prophétique». Il s’agit ainsi d’un ensemble de méthodes spirituelles qui consisteraient, selon ses adeptes, à guérir des maladies occultes, comme la possession, par la récitation de versets coraniques.
Et même s’il s’agit d’un rituel musulman, la Rogya est aussi au centre de plusieurs polémiques. En effet, au mois de décembre 2019, une jeune femme a porté plainte contre l’imam de Montpellier, en France, Mohamed Khattabi, proche de Tariq Ramadan, pour des agressions sexuelles et des viols qui se seraient produits lors de séances d’exorcisme.
Janvier 2021, Mohamed Khattabi est poursuivi en justice par sa belle-fille qui porte plainte. Elle l’accuse de l’avoir agressée sexuellement durant 2 ans lorsqu’elle avait 14 ans, lors de séances de roqya.
M.B.S.M.
Ce soir, à la Cité de la Culture : « Fayrouz, la liberté sacrée »
Célèbre spectacle chorégraphique de la Libanaise Lamia Safieddine, « Fayrouz, la liberté sacrée » sera donné, ce soir, à 19h00, au Théâtre des régions (Cité de la culture).
En hommage à la Diva de la chanson arabe la Libanaise Fayrouz et son riche répertoire musical engagé, le Théâtre de l’Opéra de Tunis a annoncé un spectacle de plusieurs parties qui aura lieu, à partir de 19h, au Théâtre des régions. Au programme, la projection de « Ma danse pour Fayrouz » de Dominique Delapierre autour d’une chorégraphe de la Libanaise Lamia Safieddine.
« Ma danse pour Fayrouz » est un voyage à travers l’univers de Fayrouz sur les pas de danse de Lamia Safieddine. Une expérience qui doit sa puissance à celle de l’œuvre de la Diva, à laquelle le projet rend hommage, et à la démarche chorégraphique originale et exigeante de Lamia Safieddine.
Dominique Delapierre, réalisateur et directeur de la photographie depuis 1988, a réalisé de documentaires et captations de spectacles (Passions écrites, Cargo, Corps de mots du groupe Têtes raides…) présentés dans de prestigieux espaces parisiens tels que l’Olympia, l’Unesco et le musée du Quai Branly.
Le cinéaste créateur de lumière des spectacles de Lamia Safieddine depuis 1994, a mis également en lumière de nombreux documentaires, fictions ou émissions de divertissement pour les chaînes françaises, européennes, libanaises et marocaines.
Une lecture dans l’œuvre des frères Rahbani et la place de la terre et de la femme dans les chansons de Fayrouz, légende vivante de la chanson arabe, sera au centre d’une rencontre-débat animée par Lotfi Bahri, avec la participation de la chanteuse Leila Hejaiej.
Lamia Safieddine, spécialiste de la danse arabe contemporaine, évoquera la présence scénique de Fayrouz et la relation entre sa voix et ses mouvements. Fayrouz, de son vrai nom Nouhad Haddad, est née le 21 novembre 1934 à Beyrouth. La diva de la musique arabe moderne a fait ses débuts dans les années 50 en interprétant des œuvres composées par les frères Rahbani, Assy et Mansour, devenu son mari, et a par la suite collaboré avec son fils le compositeur Ziad Rahbani. Elle est mondialement connue pour son style de musique assez unique à influences orientale et occidentale, largement apprécié en région arabe.
Fayrouz, passionnément
Lamia Safieddine est l’unique chorégraphe à avoir mis en scène les chansons lyriques de Fayrouz (hors répertoire des danses traditionnelles), peut- on lire dans le site de l’Institut du monde Arabe à Paris où la chorégraphe s’est produite, en 2022. Elle a chorégraphié, tout au long de ses spectacles, plusieurs chansons devenues d’incontournables classiques comme « A‘tini nâya wa ghanni », « Btétloj eddini », « Alqusu fil bâl », « Tarîq ennahel », « Fî zalâm elleil… »
Chorégraphe et danseuse, originaire du Liban, Lamia Safieddine danse sur scène dès l’âge de 6 ans. A dix-huit ans, elle entreprend de développer un style qui lui serait propre et éloigné de tout formalisme académique, peut-on lire dans la biographie publiée sur le site de l’artiste.
Dans son désir d’embrasser un art total qui unifierait ses multiples appartenances et influences, façonnés au gré de ses voyages et des péripéties de sa vie, Lamia Safieddine choisit une voie qui se distingue par la synthèse de différentes danses des mondes arabe, africain, latino et européen.
Lamia Safieddine allie sa parfaite maîtrise du corps et du rythme à la grâce des danseuses de l’Orient. Remarquable par sa virtuosité technique, son travail du corps et sa gestuelle élégante, séduit également par l’expressivité de son visage, qui reflète toutes les émotions de l’âme, souvent oubliées dans l’interprétation des danses traditionnelles arabes.
Elle réussit à préserver l’essence de la danse traditionnelle arabe en la dotant d’une dimension nouvelle, moderne.
Elle a dansé avec les plus grands compositeurs arabes et sur le meilleur répertoire de la musique traditionnelle et contemporaine arabe, du Machreq (Orient) au Maghreb. Chorégraphe, elle a mis en scène plusieurs spectacles et réalisé plusieurs tournées en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Amérique Latine.
Après avoir fondé en 1998 « La Compagnie de danses du monde AICOO », Lamia Safieddine crée en 2004 « La compagnie Lamia Safieddine » dont l’objet est de promouvoir la recherche, l’étude, la documentation, la formation professionnelle, la création de spectacles et l’organisation de toutes sortes d’activités et de manifestations culturelles dans les domaine de la chorégraphie, de «la danse du monde» et, à une échelle plus large, dans le domaine théâtral et musical, misant sur les musiques de compositeurs arabes qui ont su allier l’authenticité de leurs origines à un ancrage dans les temps modernes.
Le Quotidien avec TAP
L’universitaire et art-thérapeute Lassaad Jamoussi représente la Tunisie au Sommet d’Art-Thérapie francophone
Organisé pour la cinquième année consécutive, le Sommet d’Art-Thérapie Francophone rassemblera en ligne, du 25 au 28 avril 2025, des experts internationaux et un large public autour du thème : « Les arts-thérapies pour soigner le traumatisme et l’état de stress post-traumatique ».
Ouvert à tous, que ce soit aux professionnels (psychologues, éducateurs, travailleurs sociaux), aux étudiants ou aux particuliers, cet événement propose une programmation variée comprenant 16 conférences, 4 ateliers pratiques et 3 panels en direct. Le professeur universitaire et art-thérapeute, Lassaad Jamoussi, unique représentant tunisien et arabe à ce sommet, a déclaré, ce mercredi à l’agence TAP, qu’il animera une conférence sur le potentiel thérapeutique du jeu dramatique.
Il a indiqué que chaque année, le sommet attire plus de cinq mille participants, confirmant ainsi son statut incontournable dans le domaine des thérapies par l’art.
Alliant approches scientifiques et démonstrations concrètes, ce sommet explore comment la création artistique aide à retranscrire et transformer les vécus traumatiques, a-t-il précisé.
Alors que, selon l’OMS (2023), une personne sur deux est exposée au moins un traumatisme au cours de sa vie, cette édition mettra en lumière des méthodes innovantes, telles que le dessin bilatéral, la musicothérapie, le journal créatif, ou encore des pratiques inspirées de la pensée jungienne
Cette édition vise à renforcer les échanges au sein de la communauté francophone tout en démocratisant l’art-thérapie comme outil complémentaire en santé mentale.
Le Quotidien avec TAP
Luis Godinho arbitre du derby
Comme toujours, le derby tunisois est un match très spécial et chaque détail nourrit les discussion plusieurs jours avant et beaucoup plus après. Le nom de l'arbitre , très attendu, est enfin dévoilé. Il s'agit du Portugais Luis Godinho qui a dirigé le match aller sanctionné par une parité de deux buts partout. Une désignation qui devrait satisfaire tout le monde, du moins pour le moment.
J.B.
Nouvel horaire pour le derby CA-EST
La Ligue Nationale de Football Professionnel vient d'accéder à la demande du Club Africain, club recevant , de changer l'horaire du coup d'envoi du derby de ce dimanche 20 avril. Initialement programmé pour 14h30, le match entre les Rouge et Blanc et le les Sang et Or débutera à 16 heures.
J.B.
L’Alecso décerne la médaille du Mérite culturel arabe à Cheikh Sultan Al-Qasimi
La médaille du Mérite culturel arabe, dans la catégorie excellence, a été décerné, jeudi à Tunis, à Cheikh Sultan bin Mohammed Al-Qasimi, membre du Conseil suprême et Souverain de Sharjah, aux Émirats Arabes Unis, « en reconnaissance de ses efforts dans la promotion de la culture arabe et le renforcement de l’identité civilisationnelle de la Nation ».
Cette distinction lui a été attribuée au cours d’une cérémonie officielle organisée au siège de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (Alecso) à Tunis, en présence de plusieurs diplomates et personnalités du secteur culturel arabes.
La médaille du Mérite culturel arabe a été remise à Abdullah bin Mohammed Al Owais, chef du Département de la culture de l’émirat de Sharjah, au nom du Cheikh Sultan bin Mohammed Al Qasimi.
Abdullah bin Mohammed Al Owais a transmis les salutations de Cheikh Cheikh Sultan bin Mohammed Al-Qasimi, soulignant que cette récompense est « une reconnaissance internationale des efforts et du leadership de Sharjah dans l’avancement de la culture arabe ». Cheikh Sultan bin Mohammed Al-Qasimi a consacré plus de cinquante ans de sa vie au service de la pensée et de la créativité arabes à travers des projets et des initiatives grandioses, a encore déclare le représentant émirati.
Dans son intervention lors de la cérémonie, Mohamed Ould Amar, directeur général de l’Alecso, a souligné que cette distinction est “la première du genre dans le Monde arabe”. Il a qualifié une récompense pour un « parcours de plusieurs décennies dans la promotion de la culture et du savoir de Cheikh Sultan Al Qasimi qui est l’un des pionniers les plus éminents de la renaissance culturelle en région arabe ».
Mohamed Ould Amar a rappelé les initiatives du souverain Emirati de Sharjah qui ont contribué à renforcer la visibilité de la culture arabe au niveau international, citant à cet égard « le soutien aux projets intellectuels et la création d’institutions culturelles et éducatives». “Le dictionnaire de la langue arabe de l’Académie arabe de la langue arabe à Sharjah (Arabic Language academy in Sharjah) constitue « le projet de l’époque et la plus grande réussite linguistique de l’histoire de la nation », a-t-il fait savoir.
Le directeur général de l’Alecso a également salué le rôle pionnier du Souverain de Sharjah dans le soutien au mouvement théâtral et artistique à travers la création de l’Autorité du théâtre arabe et son parrainage de festivals culturels, ainsi que la création de centres et d’instituts culturels à l’intérieur et à l’extérieur du Monde arabe, notamment en Europe et en Afrique.
La cérémonie a été marquée par la projection d’un documentaire qui retrace les grandes étapes de la vie de Cheikh Sultan bin Mohammed Al-Qasimi, ses réalisations et ses contributions les plus importantes. Un autre documentaire a été consacré à l’histoire de l’Alecso et ses domaines de compétences : la Culture, l’Education et les Sciences.
La médaille du Mérite culturel arabe est une récompense de haut niveau qui est décernée par l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences, une seule fois, à une personnalité ou une institution arabes ayant une contribution culturelle significative.
Deux œuvres peu connues du réformiste égyptien Mohamed Abduh sous la loupe
Le Département des Études islamiques de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, « Beït al-Hikma », organise, demain, le jeudi 17 avril 2025, une conférence ayant pour thème « Abduh et la tradition avicennienne : une histoire textuelle».
Le Pr Robert Wisnovsky de l’Institut d’études islamiques (Université McGill, Montréal, Canada) se propose d’explorer, en replaçant dans leur contexte, deux œuvres philosophiques, peu étudiées, d’une figure majeure du réformisme islamique contemporain, le penseur égyptien Mohamed Abduh, auteur du fameux Traité sur l’unicité divine, « Risalat at-Tawhid ».
L’intervenant abordera des questions relatives aux motivations qui auraient animé Abdu pour la rédaction de ses œuvres et fera la lumière sur les conceptions modernistes arabes de la fin du XIXème siècle concernant l’héritage philosophique islamique.
Une introduction à la conférence sera assurée par Pr Mokdad Arfa Mensia, membre de l’Académie.
L’événement se tiendra au Palais de l’Académie, sis à Carthage-Hannibal, à partir de 11H00.
Dahmen convoqué par la LNFP et Blaili par la commission d'appel
Nouvel épisode dans le feuilleton de notre triste décor footballistique. Aymen Dahmen, auteur d'un geste obscène samedi dernier lors du match ST- CSSa été convoqué pour comparaître demain devant les membres de le Ligue Nationale de Football Professionnel. De son côté, Youssef Blaili qui a été suspendu deux matches par la LNFP est convoqué demain aussi par la commission d'appel de la FTF après que L'Espérance eut fait appel de ladite sanction.
J.B.
Editorial : Chronique d’une catastrophe annoncée …
Par Chokri BACCOUCHE
Et ce que l’on craignait le plus est malheureusement arrivé : trois jeunes élèves ont trouvé la mort avant-hier dans l’effondrement du mur de leur école à Mezzouna dans le gouvernorat de Sidi Bouzid. Trois jeunes bourgeons à l’aube de la vie ont été ravis à l’affection de leurs parents, leurs amis et leurs proches. Le drame est kafkaïen et le choc émotionnel est intense, atroce et déchirant. Dans la Tunisie du 21ème siècle, les jeunes à la fleur de l’âge meurent bêtement. Parce qu’ils se sont trouvés au mauvais endroit, au mauvais moment et surtout, surtout à cause de la négligence. La perte cruelle de ces élèves n’est pas seulement un coup de la fatalité et du mauvais sort. Oh que non! C’est plutôt un mauvais coup du laisser-aller, du «je m’en foutisme», du laxisme et de l’irresponsabilité. Celle de nos responsables chargés du secteur éducatif dont l’infrastructure tombe tellement en désuétude qu’elle est devenue un piège mortel. Les médias et la société civile ne cessent depuis des années d’attirer l’attention sur la situation catastrophique d’un nombre incalculable d’écoles, collèges et autres lycées. Ces dernières années, les incidents et les accidents dus à l’effondrement qui du pan entier d’un toit ou d’un mur dans tel ou tel établissement éducatif se sont multipliés à un rythme fou. C’était des coups de semonce qui auraient dû alerter en principe les autorités compétentes et les pousser à agir dans la célérité et la promptitude requise pour sauver les meubles avant qu’il ne soit trop tard et éviter ainsi l’irréparable. Malheureusement, il n’en fut rien. Une fois l’alerte passée, tout le monde retourne à ses occupations coutumières comme si de rien n’était. Seulement voilà, la négligence à la longue tue. On feint d’ignorer que le pan du toit qui s’est affaissé sur le sol a des effets domino que tout esprit normalement constitué se devait d’interpréter en principe comme le signe avant-coureur d’un proche effondrement total de toute la structure qui peut intervenir à tout moment.
Le comble c’est que personne n’a pris conscience de ce grave danger. C’est tout juste qu’on évoque de temps à autre le problème et c’est tout. On en parle par acquis d’un smig infime de conscience, juste pour marquer le coup, mais sans agir et réagir véritablement pour remédier au mal à la racine. Pourquoi toute cette effroyable négligence alors qu’il y va de la vie des occupants des établissements éducatifs? Mystère et boule de gomme. On nous gave de faux prétextes à longueur d’année du genre manque de budget. Un alibi irrecevable et inacceptable qui revient d’ailleurs comme un leitmotiv dans le discours des officiels à chaque fois que le sujet est évoqué. Et pour mieux convaincre les protestataires, on leur débite les sempiternelles promesses que tout va rentrer dans l’ordre incessamment et que les réparations nécessaires seront entreprises dans les plus brefs délais. Des promesses sans lendemain bien sûr car, chez nous, les projets d’intérêts publics sont vite légués aux oubliettes peu de temps après avoir été annoncés en grande pompe.
Manque de budget ? Il y a vraiment de quoi rire aux larmes. Des larmes de tristesse, d’amertume et de consternation. La perte tragique de ces trois élèves à l’aube de leur existence et promis peut-être à un bel avenir est non seulement bouleversante mais également révoltante. Révoltante, parce qu’en Tunisie, on trouve toujours les moyens pour ramener un guignol pour se produire sur la scène de l’amphithéâtre de Carthage dont le cachet se chiffre à plusieurs milliers de dollars, mais on n’a pas d’argent pour réparer une école, une route ou une autoroute défectueuse. On a les moyens pour importer des produits futiles et superflus ou des voitures rutilantes, mais on n’a pas d’argent pour importer les médicaments nécessaires pouvant soigner les patients atteints de maladies graves. Le grand paradoxe chez nous c’est que l’accessoire passe avant le nécessaire et l’essentiel. Le clientélisme et le favoritisme l’emportent sur les intérêts suprêmes de l’Etat et de la collectivité. Les mauvais réflexes ayant la peau dure, les mêmes pratiques sournoises et vicieuses persistent malheureusement. Et pour ne rien arranger les choses, la corruption à grande échelle, devenue un véritable sport national, ferme cette marche funeste vers l’inconnu et l’incertitude la plus absolue.
C’est ce désordre pour ne pas dire ce sacré fatras… dans l’ordre des priorités et cette incurie révoltante qui nous valent aujourd’hui cette tragédie qui a endeuillé des familles, choqué l’opinion publique et généré des troubles à l’ordre public. Le drame a provoqué en effet une grande colère des habitants de la région qui ont décidé de manifester, hier, à l’issue du cortège funèbre des trois jeunes victimes de cette catastrophe. Des vidéos publiées par des internautes montrent des citoyens de tout âge marchant dans les rues, où plusieurs pneus ont été incendiés. Déchirés par la douleur, certains manifestants criaient de dépit alors que d’autres sifflaient pour exprimer leur tristesse et leur indignation. Le drame est kafkaïen et la douleur est insupportable mais il s’agit aujourd’hui d’agir en conséquence et prendre toutes les mesures nécessaires pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus à l’avenir et faire répondre de leur négligence tous ceux qui sont impliqués, directement ou indirectement, dans cet incident gravissime…
C.B.
Espérance- ASKasserine (6-0) : Une promenade de santé des Sang et Or
Par Jamel Belhassen
Fortement amoindrie pour diverses raisons, L'Espérance n'a pas éprouvé des difficultés pour s'imposer face à l'ASKasserine, club de Ligue 2. Jouée sur une pelouse trempée et sous une pluie battante, le match était à sens unique. Après trois arrêts de classe de la part du gardien visiteur Ghanmi sur des tirs de Jabri, Azzouni et Hamrouni, les Sang et Or ont fini par trouver le chemin des filets grâce à Azzouni d'un tir lointain ( 28e), puis par un doublé de Jabri suite à un joli centre-tir et un autre but de près ( 32e et 42e). A la reprise, Azzouni marque de la tête le 4e but ( 51e) avant que Aissaoui ne réussisse un 5e à la ( 53e). Derbali va ajouter un 6e but de la tête à la (86e). Un festival offensif bon pour le moral en un match qui a permis aussi à Kanzari de donner du temps de jeu aux Memmiche, Ben Ali, Koudhai, Azzouni, Derbali, Bouzaiene, Mouhli, Hamrouni, Aissaoui, Jabri, Maacha et de laisser au repos la majorité des titulaires.. L'Espérance rencontrera le CSHLif aux huitièmes de finale.
J.B.
Le dollar en perte de vitesse face au dinar : Ce qui va peut-être changer pour les Tunisiens…
Par Hassan GHEDIRI
Le billet vert est passé sous la barre symbolique de 3 dinars demeurant infranchissable pendant trois longues années. Une petite dégringolade qui aura de bonnes et de mauvaises répercussions.
Selon la Banque centrale de Tunisie, le dollar américain vaut désormais 2,99 dinars après s’être maintenu depuis avril 2022 au-dessus de 3 dinars. Le record a été atteint le 28 septembre de la même année quand le dollar s’est échangé à 3,323 dinars.
Au-delà de son aspect purement technique qui semble être, à première vue, l’apanage des experts de finances et autres dirigeants des institutions monétaires, lorsque le dollar américain dévisse, ne serait-ce que très légèrement par rapport à la monnaie nationale, cela constitue un évènement qui a de nombreuses implications économiques touchant aussi bien le porte-monnaie du citoyen lambda que les revenus des entreprises et du trésor public.
Pour mieux comprendre ce que cela signifie, nous avons fait appel à Sami Arfaoui, spécialiste des finances, pour une meilleure vulgarisation des effets de cette perte de vitesse du billet vert face au dinar tunisien. Il commence par expliquer quelques notions de base sur le fonctionnement des taux de change: «Le taux de change est tout simplement le prix d’une monnaie étrangère exprimé dans notre monnaie nationale. Lorsque ce taux baisse, comme c’est le cas aujourd’hui, cela veut dire que le dinar tunisien se renforce face au dollar. Autrement dit, avec le même montant en dinars, on peut désormais acheter un peu plus de marchandises en dollars».
Cette baisse du dollar est généralement la conséquence d’un ensemble de facteurs internationaux et locaux. Sur le plan mondial, poursuit notre interlocuteur, la devise américaine a récemment été fragilisée par les tensions commerciales et les mesures protectionnistes prises par le président Donald Trump, qui ont eu un effet de ralentissement sur le rythme des investissements. Parallèlement, les tensions géopolitiques et l’inflation mondiale, qui avaient auparavant renforcé le dollar en tant que valeur refuge, commencent à s’atténuer. Sur le plan local, il pense que la politique de gestion du change et des réserves en devises de la part de la BCT pourrait avoir contribué à soutenir le dinar.
La médaille et son revers…
Mais concrètement, qu’est-ce que cela change pour les Tunisiens? «D’un côté, c’est une bonne nouvelle pour les importateurs et les consommateurs», estime le spécialiste, car, rappelle-t-il, de nombreux produits importés par la Tunisie sont payés en dollars tels que les carburants, les matières premières, les équipements, et même certains produits de grande consommation. «Si le dollar baisse, ces produits vont automatiquement, coûter moins cher à l’Etat et aux importateurs privés, ce qui devrait à court et à moyen termes se traduire par une baisse, ou du moins un ralentissement des prix à la consommation.
En même temps, les entreprises qui achètent leurs matières premières en dollars verront aussi leurs coûts diminuer, ce qui peut améliorer leurs marges bénéficiaires et leur permettre d’investir davantage ou de maintenir les prix plus stables. «Cela pourrait également alléger, temporairement, la pression sur la balance commerciale tunisienne, qui souffre d’un déficit chronique», note notre interlocuteur.
Cette baisse peut néanmoins avoir son revers. Un dinar qui remonte la pente face au dollar rend les exportations tunisiennes plus chères et donc moins compétitives à l’étranger. Quand nos produits coûtent plus cher sur les marchés extérieurs, cela peut ralentir les ventes et impacter des secteurs stratégiques comme le textile, les produits agricoles ou le phosphate qui verront leurs revenus diminuer avec le nouveau taux de change. Pour dire que si la baisse du dollar face au dinar est de nature à offrir un répit pour les consommateurs et les importateurs dans un contexte de forte inflation, elle tend, cependant à fragiliser les exportateurs et à réduire les recettes en devises. Reste à savoir si cette tendance est durable ou passagère. Selon plusieurs analystes, un redressement du dollar est possible dans les semaines à venir.
H.G.
















