Nabeul : Saisie record de plus d’un million de comprimés d’ecstasy !
La Direction générale de la Garde nationale a annoncé, aujourd’hui samedi, le démantèlement d’un réseau international de trafic de drogue, dans ce qui constitue la plus grande opération de saisie de stupéfiants de l’histoire de la Tunisie. Plus d’un million de comprimés d’ecstasy ont été interceptés, pour une valeur dépassant les 40 milliards de dinars.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la criminalité organisée, en particulier contre le trafic et la distribution de substances stupéfiantes.
Sur la base d’informations précises recueillies par la Direction du renseignement et des enquêtes de la Garde nationale, les forces de l’ordre ont été alertées sur les activités d’un réseau international qui ciblait les milieux éducatifs et les jeunes à travers la distribution de comprimés d’ecstasy. Une opération de sécurité coordonnée, impliquant différentes unités, a été lancée à partir d’une délégation du gouvernorat de Nabeul, permettant l’arrestation de plusieurs membres du réseau.
Lors de cette intervention, environ 1,2 million de comprimés d’ecstasy ont été saisis, ainsi que plusieurs voitures de luxe utilisées pour le transport de la marchandise, et une importante somme d’argent. Cette opération de grande envergure a été menée à l’issue d’un travail de surveillance minutieux qui s’est prolongé sur plusieurs mois. Des enquêtes ont été immédiatement ouvertes pour des faits liés à l’importation, la médiation, le trafic de stupéfiants et le blanchiment d’argent. L’enquête est toujours en cours.
Tataouine : Réussite d’une première opération de résection tumorale de l’estomac par laparoscopie
L’événement a eu lieu à l’hôpital régional de Tataouine qui vient d’enregistrer un succès historique en réalisant pour la première fois une opération de résection tumorale de l’estomac par laparoscopie, sans recourir à la chirurgie traditionnelle.
Cette intervention, réalisée la semaine dernière, marque un tournant majeur dans le développement des services de santé dans la région, ce qui va permettre de réduire les saignements et les complications, tout en accélérant la période de rétablissement.
Ligue 1 (27e J.) : L’Etoile confirme ses prétentions
La première manche de la 2e journée de la Ligue 1 a vu l’Etoile du Sahel submerger la JS Omranienne au Zouiten, alors que les autres résultats ont été conformes à la logique.
Les Sahéliens, revenus en force lors de la phase retour, ont conforté leur place dans le groupe de tête, dans l’attente de leur match à rejouer contre El Gawafel de Gafsa. L’Etoile a été sans pitié pour la JSO, en nette difficulté depuis plusieurs journées. Grâce notamment à un triplé de son buteur Firas Chawat, l’ESS a facilement gagné (1-4), confirmant ses prétentions pour le sacre final.
A Sfax, le CSS n’a pu que limiter les dégâts face à l’ES Métlaoui (1-1), alors que le ST n’a récolté qu’un point (0-0) de sa confrontation avec l’Olympique de Béja.
L’ES Zarzis a clôturé cette première manche par une nette victoire face à l’US Tataouine, la lanterne rouge.
K.Z.
Résultats
JSO – ESS (1-4)
OB – ST (0-0)
CSS – ESM (1-1)
ESZ – UST (3-0)
Affaire du complot contre la sûreté de l’État : Des peines allant de 4 à 66 ans de réclusion
Le verdict est tombé dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 avril dans l’affaire du complot contre la sûreté de l’État. Les peines s’étendent de 4 à 66 ans de réclusion.
La sanction la plus sévère, soit 66 ans de réclusion, a été infligée à l’homme d’affaires Kamel Letaïef, tandis que l’homme politique Khayam Turki a été condamné à 48 ans de prison.
Par ailleurs, les figures politiques Issam Chebbi, Ridha Belhadj, Ghazi Chaouachi, Jawhar Ben Mbarek et Chaïma Issa ont chacun écopé d’une peine de 18 ans de détention.
Cette affaire implique plusieurs personnalités politiques, hommes d’affaires et avocats, dont certains sont actuellement en fuite.
Il y a lieu de rappeler que le collectif de défense dans cette affaire a annoncé, ce samedi 19 avril, son rejet des peines prononcées à l’encontre des accusés. Il considère que le procès "n’a pas respecté les conditions d’un procès pénal ni les garanties d’un procès équitable".
Mois du patrimoine (18 avril-18 mai 2025) : Sous les auspices de Tanit, la dame des lieux
Par Imen Abderrahmani
Du site archéologique de Kerkouane (gouvernorat de Nabeul), le coup d’envoi de la 34ème édition du mois du patrimoine sera donné cet après-midi, à partir de 17h30. Détails !
Déesse mère qui a été toujours considérée comme la déesse de la fertilité, Tanit veille jusqu’aujourd’hui sur Kerkouane comme le fait une mère pour ses enfants. Faisant de la résistance, défiant les tempêtes et les orages, témoignant de tant d’évènements, Tanit continue à exister non seulement dans les annales des historiens et des chercheurs mais dans tant de pratiques et de célébration. Donnant son nom aux plus prestigieux prix des plus anciens et prestigieux festivals de la Tunisie les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) et les Journées théâtrales de Carthage (JTC) et voyageant dans toutes les villes du monde, accompagnant à chaque édition, les heureux lauréats, « fécondant » leurs idées et rêves, Tanit est également présente dans notre quotidien à travers ces parures reprenant son symbole mais aussi et surtout dans les fêtes du mariage où la mariée est invitée, lors de la cérémonie de « jelwa », à lever ses bras, simulant le symbole de Tanit, un triangle, surmonté d’un trait horizontal dont les extrémités sont relevées, et sur lequel repose un cercle. Et à Kerkouane, elle avait et elle a encore sa maison que le visiteur peut l’apercevoir facilement en déambulant dans ce site, à l’écoute des chants d’oiseaux et des murmures de la vague.
Kerkouane, une Cité d’exception
Surnommée la Dame de Carthage, ou également « la Dame de Kerkouane », Tanit et toute la Cité punique de Kerkouane seront aujourd’hui célébrées dans le cadre du mois du patrimoine, placée sous le thème « Patrimoine et art : mémoire de civilisation ». A son 34ème édition, le mois du patrimoine qui change d’une année à une autre des sites d’ouverture et des musées où se clôturent l’évènement, accompagnant deux dates phares du calendrier international : la Journée internationale des monuments et des sites, le 18 avril, et la Journée internationale des musées, le 18 mai, tentera de mettre sous les projecteurs la richesse de cette Cité.
Alors, avec un décalage d’une journée, s’ouvrira cet après-midi, le mois du patrimoine à Kerkouane, en présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, avec l’espoir de donner une meilleure visibilité à cette Cité qui « offre les seuls vestiges d’une ville phénico-punique qui ait subsisté. Ses maisons ont été construites selon un plan type, suivant un modèle d'urbanisme très élaboré », lit-on sur le site de l’UNESCO.
Inscrite depuis le 28 novembre 1986 sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO, cette Cité, située à l’extrémité du Cap Bon sur une falaise qui domine la mer, apporte un témoignage exceptionnel sur l’urbanisme phénico-punique.
« La cité punique de Kerkouane a préservé toutes ses composantes architecturales et urbanistiques et ces composantes sont situées dans la limite du bien. Après sa destruction par Regulus vers 255 av. J.-C, la ville a été abandonnée et, contrairement aux autres cités puniques qui après la chute de la métropole carthaginoise ont été romanisées et ont perdu leur aspect punique, le sol de Kerkouane n’a jamais été réoccupé (…).La « punicité » de Kerkouane se reflète parfaitement dans l'architecture, l’urbanisme, le genre de vie (il semble avoir été essentiellement citadin), la vie socio-économique (diversité et richesse des activités économiques), ainsi que certaines pratiques religieuses et funéraires. La relation fonctionnelle des deux parties du bien, la cité et la nécropole, doit être également perçue en termes visuels », lit-on toujours sur le site de l’UNESCO.
Outre le site qui offre au visiteur non seulement un voyage dans le temps mais aussi une belle sensation d’envol et de liberté vu son emplacement, entretenant un beau dialogue entre ciel et terre, le musée situé à côté permet mille et une découvertes.
L’architecture typique reprenant le style d’une maison punique à cour centrale, le musée témoigne de la richesse de cette Cité.
Une clôture au musée de Slakta
S’agissant toujours de cette ouverture « festive », le programme propose des performances musicales et artistiques, une visite guidée du musée près du site, une exploration virtuelle de la cité punique, ainsi qu’une mise en scène en intelligence artificielle, intitulée « Sayyidet Kerkouane » (La Dame de Kerkouane), avec une chanson en langue punique, spécialement produite pour l’occasion.
Pour la clôture de cette édition, prévue le 18 mai 2025, elle aura lieu au musée archéologique de Salakta, village côtier du Sahel tunisien, situé à cinq kilomètres de Ksour Essef, au sud de la ville de Mahdia. Le nom de Salakta est dérivé du toponyme latin Sullecthum.
Construit dans les années 1980, à côté d’une nécropole romaine, le musée expose des objets archéologiques provenant de l’antique Sullectum ainsi que d’autres agglomérations côtières avoisinantes, lit-on sur le site de l’Institut national du patrimoine (INP).
I.A.
Institut supérieur de l’histoire de la Tunisie contemporaine (ISHTC) : la nouvelle bibliothèque inaugurée
La nouvelle bibliothèque de l’Institut supérieur de l’histoire de la Tunisie contemporaine (ISHTC) a été inaugurée, mercredi, et ce à l’occasion de la première Conférence annuelle des anciens directeurs de l’ISHTC coïncidant avec la création de l’Institut le 16 avril 1990.
La bibliothèque renferme une collection de 3500 ouvrages, cartes et manuscrits offerts par l’historienne française spécialiste de l’histoire contemporaine en Algérie et au Maghreb Annie Rey-Golzeiguer (12 décembre 1925- 17 avril 2019) de son vivant.
Dans une déclaration à la correspondante de TAP à Manouba, le directeur de l’Institut, Khaled Abid, a rappelé l’œuvre de l’historienne française réputée pour son engagement dans les mouvements de libération nationale, notamment en Tunisie, son pays de naissance, et en Algérie où elle s’est ralliée aux rangs du Front de Libération nationale (FLN). Annie Rey-Golzeiguer, née le 12 décembre 1925 à Tunis, a fait ses études dans les établissements scolaires en Tunisie, alors sous occupation française, a-t-il dit.
Il a présenté une collection d’ouvrages qui vient enrichir les archives de l’ISHTC dont on célèbre aujourd’hui sa date de création, le 16 avril 1989, à travers la première édition de Conférence annuelle de ses anciens directeurs de cette institution qui était à l’origine un programme national de recherche sur l’histoire du mouvement national (PNR) créé en 1979.
Créé en 1989 sous le nom de l’Institut Supérieur d’histoire du mouvement national, l’Institut a été rebaptisé en 2014 « Institut supérieur de l’histoire de la Tunisie contemporaine ». Selon son directeur, l’Institut célèbre aujourd’hui les différentes étapes historiques ayant marqué son expérience dans la restitution des archives nationales de France, un projet qui se poursuit depuis son lancement dans les années 70.
Il a fait état de “plus de deux millions de documents d’archives, bien conservés, contenues dans cette institution académique, d’archives, de recherche et d’enseignement académique relevant de l’Université de la Manouba ». Cette large collection d’archives microfilmées, audiovisuels et photographiques, sur le colonialisme et l’histoire contemporaine de la Tunisie date d’avant 1881 (date de la signature du traité de protectorat) jusqu’en 1956 (date de l’Indépendance) et au- delà.
Il a indiqué que l’Institut compte intensifier ses efforts en matière de publication, en se dirigeant davantage vers la numérisation des Sciences humaines. A cet égard, il a annoncé la parution du dernier numéro du magazine « Rawafid » disponible en ligne.
La tenue de la première Conférence annuelle des anciens directeurs de l’ISHTC coïncide avec la date de création de l’Institut en vertu de la loi n 89 du 16 avril 1990 et dont les fonctions ont été fixées par le décret n 633 du 16 avril 1990.
L’Institut supérieur d’histoire de la Tunisie contemporaine est destiné à promouvoir l’enseignement et la recherche dans le champ de l’histoire contemporaine de la Tunisie. Il dispose d’un large répertoire documentaire sous forme de bandes miniatures reproduites à partir d’archives françaises liées à la période coloniale.
La bibliothèque de l’Institut met à la disposition des chercheurs et des étudiants, les archives illustrées liées à l’histoire de la Tunisie, notamment pendant la période coloniale, ainsi que des enregistrements oraux pendant la période contemporaine.
Le Quotidien avec TAP
Les musiques des films cultes revisitées par le Carthage Symphony Orchestra
Le concert « Musique de films », devenu un rendez-vous annuel incontournable du Carthage Symphony Orchestra (CSO), sera le 26 avril, à l’affiche du Théâtre Municipal de Tunis, et ce à 19h30.
Comme chaque année, sous la baguette du maestro Hafedh Makni et avec la participation du chœur dirigé par Mourad Gaaloul, cette soirée organisée à l’initiative de l’association « Musique sans Frontière » promet un véritable voyage cinématographique et musical à travers des œuvres cultes du grand et du petit écran.
Au programme : des chefs-d’œuvre signés du compositeur John Williams (Etats-Unis), du maestro Hans Zimmer (Allemagne), de l’inoubliable Ennio Morricone (Italie), de Alan Silvestri (Etats-Unis), ou encore de Klaus Badelt (Allemagne). L’univers coloré de Disney croisera les mélodies légendaires d’ABBA (Suède) dans « Mamma Mia ».
De la série américaine « Game of Thrones » au film d’aventure « Interstellar », de la saga « Pirates des Caraïbes » au film féérique « Aladdin » en passant par le film culte « Back to the Future » et « Gladiator », le programme prévoit pour les mélomanes et nostalgiques une soirée où chaque note ravivera souvenirs et émotions.
Editorial : Sauver une mémoire collective en déperdition …
Par Chokri BACCOUCHE
Le tragique effondrement du mur d’enceinte d’un lycée à Mezzouna, ayant causé, lundi dernier, la mort de trois jeunes élèves, est venu nous rappeler le grave danger que représentent les centaines d’immeubles qui tombent en ruine dans la capitale et les plus grandes villes du pays. Un petit détour dans les faubourgs de Tunis à travers la médina et certaines artères névralgiques suffit pour dresser à l’œil nu un constat des plus alarmants. En effet, le patrimoine urbain de la Tunisie est dans un état déplorable. Nombre d’édifices datant du début du siècle dernier tiennent encore debout comme par miracle. Laissés à l’abandon depuis des années, ils ont subi inévitablement l’usure du temps et représentent aujourd’hui une véritable bombe à retardement et une menace pour la sécurité des occupants et des passants. Le constat n’est pas du tout exagéré comme nous le rappelle d’ailleurs le drame survenu à Sousse en 2017 suite à l’effondrement d’un immeuble qui a fait six morts et plusieurs blessés. Selon les statistiques officielles, plus de 5800 édifices situés dans les différents gouvernorats du pays sont menacés d’écroulement dont 30% constituent un réel danger pour les citoyens. La municipalité de Tunis compte à elle seule 818 constructions sur le point de crouler dont une centaine nécessite une évacuation immédiate. Elle est talonnée par le gouvernorat de Mahdia qui se classe à la 2e position avec environ 425 bâtiments menaçant ruine et le gouvernorat de Jendouba qui en compte 228.
Pourquoi le patrimoine urbain de la Tunisie, qui constitue pourtant une richesse historique et culturelle indéniable et un vecteur de promotion touristique de premier plan, part-il en vrille ? Parce qu’on ne fait rien ou presque pour le sauver. Parce que, chez nous, on a pris l’habitude de laisser pourrir les choses faute et lieu de restaurer et de réhabiliter ce patrimoine en déperdition. Un peu par négligence bureaucratique et beaucoup par calcul mesquin et délibéré. Un vieux immeuble situé dans une zone stratégique ou une artère névralgique attise, en effet, les convoitises des affairistes et autres lobbies de l’immobilier qui n’attendent que la première occasion pour s’en emparer et bâtir à sa place un édifice à plus forte valeur ajoutée commerciale. D’ailleurs et suite à l’effondrement de l’immeuble de Sousse, le ministère de l’Equipement s’est saisi illico du drame et avait élaboré, rappelons-le, un projet de loi pour détruire les immeubles menaçant ruine dits IMR. Pour étayer ses arguments, le ministère diffusait une vidéo alertant sur l’imminence du danger. Mais c’était sans compter la réaction immédiate de l’Association Édifices et Mémoires qui a non seulement dénoncé une approche «douteuse et précipitée» mais également lancé une campagne «Winou el patrimoine ?» («Où est le patrimoine ?») pour la revalorisation du capital architectural tunisien en péril. Les principaux griefs retenus par cette organisation tiennent du fait que le projet de loi entre en contradiction avec le Code du patrimoine en vigueur depuis 1993, qui privilégie la sauvegarde et la réhabilitation des IMR à leur démolition. Et qui confie à la Culture, et aux institutions sous sa tutelle, la mission de protéger les sites et les monuments. Il occulte également les expériences réussies de réhabilitation, qui ont apporté pourtant une plus-value culturelle et commerciale à des zones historiques en décrépitude. La requalification de l’avenue Bourguiba à Tunis, la réhabilitation du quartier andalou, des rues Sidi ben Arous et Dar-el-Jeld dans la médina, les interventions de sauvegarde à Kairouan et les quatre prix Aga Khan d’architecture obtenus par la Tunisie en sont autant d’exemples. Sous la pression de la société civile, ce projet de loi a été finalement suspendu mais le problème garde toute son intensité.
S’il faut reconnaitre que certains immeubles sont condamnés et ne peuvent plus être réhabilités, tel n’est pas le cas pour de nombreux autres édifices situés notamment à Tunis et dans les grandes villes du pays et qui méritent qu’on leur donne une seconde vie. Qui plus est, ces bâtiments sont de véritables pépites irremplaçables avec leur architecture typiquement andalouse, art déco, rococo et liberty d’une beauté à couper le souffle et qui donnent un cachet particulier aux centres de Tunis, Bizerte et Sousse. Il importe aujourd’hui de tout faire donc pour sauver ce legs historique d’une valeur inestimable et éviter que ce trésor patrimonial ne tombe entre les mains des spéculateurs immobiliers dont le seul souci est de réaliser le maximum de profit. La rareté du foncier qui a conduit à l’envolée des prix au mètre carré ne doit pas se faire au détriment de notre histoire et notre patrimoine urbain. Tout doit être fait pour réhabiliter cet héritage historique irremplaçable dans la célérité requise qui constitue la mémoire vivante de notre passé commun et un important vecteur de développement dans un pays à vocation touristique…
C.B.
Les Journées cinématographiques de Carthage du 13 au 20 décembre, sous la direction de Tarek Ben Chaâbane
Maître de conférences et également scénariste, Tarek Ben Chaâbane est le nouveau directeur des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), dans sa 36ème édition qui se tiendra du 13 au 20 décembre 2025.
Enseignant-chercheur à l’École supérieure de l’audiovisuel et du cinéma (ESAC-Université de Carthage), il a également collaboré avec plusieurs journaux et magazines en tant que journaliste culturel. Il a fait partie de l'équipe de Sud Ecriture. Délégué général des JCC 2010, il en est le directeur artistique en 2017. En tant que scénariste, il a collaboré avec Ridha Béhi, Moufida Tlatli, Nawfel Saheb Etabaa et Mohamed Damak. Il a été consultant au scénario sur les deux collections « Dix courts, Dix regards » (2006 et 2008).
Il a dirigé la Cinémathèque Tunisienne en 2020 et il est l’auteur d’ouvrages sur l’histoire du cinéma tunisien, notamment « Le Cinéma tunisien d'hier et d'aujourd’hui ».
Aymen Dahmen suspendu par la LNFP
La Ligue Nationale de Football Professionnel vient d'annoncer son verdict à propos du geste jugé obscène commis par le gardien Aymen Dahmen lors du match ST- CSS de samedi dernier. Comparu hier devant la commission de discipline , il a dû attendre jusqu'à cet après-midi pour connaître la nature de sa suspension. Il a écopé de deux matches et il ne rejouera qu'après trois rencontre vu qu'il a à son passif trois cartons jaunes. Il sautera donc les matches contre l'ESMetlaoui, l'USBGuerdane et L'Espérance de Tunis.
J.B.
La Tunisie exporte la totalité de son quota de thon rouge : L’UTAP propose de consacrer 10% au marché local
Par Hassan GHEDIRI
La pêche illicite, le partage du quota du thon rouge, l’indemnisation du repos biologique et la géolocalisation. Voilà les plus gros sujets de discorde entre l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) et le ministère de tutelle.
Ils ont été exposés hier lors d’une conférence de presse, par Salah Hdider, le vice-président de l’organisation syndicale chargé de la pêche. Il faut dire que c’est toujours le sujet du thon rouge qui attise toutes les convoitises et suscite beaucoup de curiosités. Le quota de la Tunisie fixé à 3000 tonnes par an est aujourd’hui réparti entre une quarantaine de thoniers et est exclusivement destiné à l’exportation. L’UTAP pense, toutefois, que les consommateurs tunisiens devraient pouvoir bénéficier de cette richesse. «Nous appelons les autorités à ce que 10% du quotas soit destiné à la consommation locale», a annoncé le vice-président de l’UTAP.
Après avoir adopté une méthode de répartition des quotas de thon rouge au cours des années 2018, 2019 et 2020 de manière participative et transparente dans le cadre d’un accord-cadre entre l’UTAP et le ministère de l’Agriculture, ce dernier a fait marche arrière, en 2024, avec sa gestion unilatérale du dossier du thon rouge qui est appliquée cette année. D’après le conférencier, le ministère refuse d’élargir le champ d’application du système de quota en attribuant une part aux navires de pêche au filet selon des critères bien définis
Hdider pense que le secteur de la pêche est le parent pauvre des politiques agricoles. Pourtant, il s’agit du troisième secteur agricole après l’huile d’olive et les dattes, en ce qui concerne les exportations qui s’élèvent à près de 850 millions de dinars par an. Ce secteur revêt également une grande importance en termes d’emploi et de moyens de subsistance pour plus de 120 mille familles, directement et indirectement.
Malgré son importance économique et sociale, le secteur reste confronté à des problèmes chroniques aggravés par la politique d’exclusion pratiquée par la tutelle. L’UTAP dénonce la passivité des autorités compétentes face à la pêche illicite malgré les nombreux appels à mettre en œuvre un plan d’action pour la préservation des ressources halieutiques et la lutte contre les dépassements qui se prolifèrent en l’absence de la surveillance et la démission de l’administration. Une intervention urgente et ferme est indispensable pour stopper l’hémorragie.
Géolocalisation défaillante?
Le vice-président de l’UTAP met d’autre part l’accent sur les dysfonctionnements caractérisant le système national de surveillance de l’activité des navires de pêche maritime par satellite (VMS). Ce système de géolocalisation qui permet de suivre la position des bateaux de pêche de plus de 15 mètres est opérationnel depuis 2021. Il présente, toutefois, aujourd’hui plusieurs anomalies techniques qui sont en train de nuire aux intérêts des pêchers. Cette application longtemps revendiquée par les professionnels est devenue un cauchemar à cause des pénalités qui leur sont indument infligées. «L’échec du système VMS est le résultat direct du manque de transparence dans l’attribution de la responsabilité de l’exploitation du système, qui a été monopolisé par une entreprise privée qui n’a pas respecté ses engagements et est devenue une épée de Damoclès suspendue au cou des professionnels», déplore-t-on du côté de l’UTAP qui pense que beaucoup d’amendes sont injustifiées.
Le repos biologique représente un autre sujet de discorde entre la profession et l’administration. L’organisation syndicale ne comprend pas les motifs ayant poussé l’autorité de tutelle à écarter les représentants de la profession des comités nationaux et régionaux chargés de la sélection des bateaux bénéficiant des subventions relatives au repos biologique
L’administration a également modifié arbitrairement et sans consulter l’UTAP la période du repos biologique, fixée cette année du 15 juillet au 15 octobre, au lieu du 1er juillet au 1er octobre. Un changement décidé de façon unilatérale qui aura, selon le responsable de l’UTAP, des répercussions négatives sur les stocks de poissons, et ce d’après l’avis des scientifiques et l’expérience des pêcheurs.
Créé en 2009 et financé exclusivement par la profession (2 % de la valeur à l’exportation et 1 % en cas de vente locale), le fonds du repos biologique, censé servir à indemniser les pécheurs opérant dans le golfe de Gabès pendant la cessation de leur activité, ne remplit plus sa fonction selon le responsable de l’UTAP. «Seul un tiers de ses ressources est distribué sous forme de subvention à la catégorie de bateaux concernés par le bénéfice du fonds, tandis que les autres fonds alloués (environ 12 millions de dinars par an en plus des revenus de la capture et de l’engraissement du thon rouge) ne sont pas gérés dans la transparence. Pour pallier cette anomalie, l’UTAP appelle à la création d’un comité national paritaire entre la profession et les autorités de contrôle, dont les travaux sont encadrés par un texte réglementaire. Sa mission est d’envisager la diversification des sources de financement du Fonds de repos biologique et d’élargir ses interventions à d’autres secteurs et régions touchés.
H.G.
Le célèbre flûtiste serbe Ljubisa Jovanovic en concert de sortie de résidence demain au Théâtre des jeunes créateurs
Invité en Tunisie pour encadrer une master-class dédiée aux instruments à vent, dans le cadre du programme du Théâtre de l’Opéra de Tunis visant à renforcer les compétences techniques des musiciens tout en favorisant la création de petites formes de spectacle, le flûtiste serbe de renommée internationale Ljubisa Jovanovic se produira en concert de sortie de résidence aux côtés de ses talentueux participants, demain, le samedi 19 avril 2025 à 18h00 au Théâtre des Jeunes Créateurs, à la Cité de la Culture Chedly Klibi.
Organisé par le Théâtre de l’Opéra de Tunis, en collaboration avec l’ambassade de Tunisie en Serbie et sous le patronage du ministère des Affaires culturelles, cet événement marque la rencontre entre excellence artistique et transmission de savoir.
Professeur titulaire de flûte à la Faculté de musique de Belgrade et directeur artistique et chef d’orchestre de l’Orchestre Philharmonique des Enfants, Ljubisa Jovanovic a joué dans les plus grands festivals de l’ex-Yougoslavie ainsi qu’en France, Suisse, Italie, Chine, Autriche, Allemagne, Russie, Roumanie, Grande-Bretagne, Algérie, Finlande, Danemark, Ukraine, Afrique du Sud, Norvège et Argentine.
Lauréat de nombreuses distinctions prestigieuses, il a notamment reçu le Prix annuel de l’Association des artistes musiciens serbes, le Prix du Fonds culturel de Belgrade pour les meilleurs concerts donnés dans la capitale, ainsi que le Prix de la Ville de Belgrade.
Il a donné des master-class dans de nombreux pays à travers le monde, d’Allemagne à l’Afrique du Sud, en passant par l’Argentine, la Chine, l’Italie, la Norvège ou encore l’Ukraine. Il a enregistré plus de 50 CD et a donné plus de 80 premières mondiales de compositions pour flûte et musique de chambre d’auteurs serbes.
Pendant 25 ans, il a été flûtiste solo au sein de grandes formations dont l’Orchestre de l’Opéra et du Ballet de Belgrade, l’Orchestre symphonique de la Radio-Télévision serbe et l’Orchestre philharmonique de Belgrade.
Le Quotidien avec TAP
CarnaJloud II : une clôture verte et créative pour la Fête des Bergers 2025
Pour clore la Fête des Bergers 2025, le Centre Culturel de Djebel Semmama, en partenariat avec la Confédération allemande pour l’éducation des adultes (DVVI), a présenté une deuxième édition de CarnaJloud placée sous le signe de l’écologie et de l’innovation.
Cette « édition verte » s’est illustrée par un défilé de mode éco-culturel alliant artisanat local et design contemporain, imaginé par de jeunes créateurs de l’Institut Supérieur de la Mode de Monastir : Farah Limam, Asma Belkacem, Inès Aissaoui et Yousri Gharbi, accompagnés par leur enseignante Imen Sallem. Leurs créations, confectionnées à partir de peaux de mouton et de fibres de halfa tressées par les artisanes du Djebel Semmama, ont donné vie à un spectacle engagé et poétique.
Comparée à la première édition de juillet 2024, cette seconde mouture marque un net renforcement de la dynamique créative locale, portée par une collaboration étroite entre artistes, artisans et designers.
L'événement a aussi séduit des invités internationaux, dont les créatrices italiennes Jalida Kraft et Fatima Lucignano, l’artiste espagnole Camino Fernandez et le journaliste italien Vito Collela (Radio Potenza), qui ont salué la créativité et l’ancrage identitaire des jeunes designers tunisiens.
Le partenariat entre Djebel Semmama et la DVVI s’impose désormais comme un modèle de coopération interculturelle durable, valorisant à la fois les ressources naturelles du territoire et son patrimoine humain. Djebel Semmama s’affirme ainsi comme un lieu d’expérimentation, de création et de résilience.
Festival international du Théâtre au Sahara : 30 pays au rendez-vous
Le Festival International du Théâtre au Sahara pose, du 30 avril au 4 mai 2025, ses valises au cœur du désert, entre les palmeraies de Fatnassa et les dunes de Debebcha dans le gouvernorat de Kébili.
A près de vingt- cinq kilomètres de la ville de Kébili, le village et ses alentours se transformera en une scène créative accueillant une trentaine de pays, dont, pour la première fois, la Nouvelle-Zélande et la Croatie, annoncent les organisateurs sur la page du festival.
Vingt-trois représentations théâtrales sont au programme, accompagnées de sept ateliers de formation et de workshops animés par des experts tunisiens et étrangers. L’ouverture sera marquée par un carnaval haut en couleur, mêlant traditions locales et formes contemporaines de la scène, selon la même source.
Fondé et dirigé par le metteur en scène Hafedh Khalifa, ce rendez-vous théâtral et artistique au cœur du désert mise sur la culture comme levier de développement, face à de nombreux défis qui se posent et liés notamment au manque d’infrastructures hôtelières, d’équipements techniques adaptés aux spectacles et de subventions suffisantes.
Les organisateurs lancent à cette occasion un appel aux investisseurs et aux institutions pour valoriser le potentiel culturel et touristique dans le sud tunisien. L’objectif : transformer ce rendez-vous artistique en moteur de croissance culturelle et touristique et de rayonnement durable pour la région.
La 39e édition de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT) : Tout sur le programme… ou presque
Par Imen ABDERRAHMANI
La 39e édition de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT) a dévoilé hier, lors d’un point de presse organisé à la Cité de la culture, ses grands axes de programmation, promettant aux lecteurs et aux professionnels un bond qualitatif et quantitatif.
Elle aura lieu du 25 avril au 4 mai 2025, comme à l’accoutumée, au palais des expositions au Kram. Manifestation tant attendue par les lecteurs comme par les professionnels, pilier du calendrier culturel national, la foire est, cette année, placée sous le thème «Nous lisons pour construire», traduisant les aspirations du comité directeur comme des organisateurs.
Axant les rencontres sur les thèmes du rôle du livre dans la promotion de la diplomatie culturelle, la traduction et l’interculturalité, l’industrie du lecteur, les métiers du livre et également la création du contenu et de l’apport des multimédias aujourd’hui, la 39è édition de la foire sera marquée par une belle présence chinoise, célébrant des décennies d’amitié et une volonté commune de croiser la route de la soie avec la route de Carthage.
Invitée d’honneur de l’édition, la Chine sera bel et bien présente avec des livres et des maisons d’édition évidemment et la présence d’une centaine de personnalités culturelles et artistiques chinoises qui participeront à une série de rencontres qui mettront en lumière les spécificités culturelles et éditoriales de ce pays asiatique. Des accords de partenariat et de traduction des œuvres en chinois vers l’arabe et d’autres tunisiennes vers le chinois seront signés lors de la Foire du livre», a précisé l’universitaire Mohamed Salah Kadri, directeur de cette 39è édition. Par la même occasion, le musée national d’art moderne et contemporain, MACAM, accueillera une exposition de l’artiste peintre chinoise Lin Yu du 26 Avril au 08 mai 2025, au grand bonheur des visiteurs.
Outre la Chine, la Palestine sera comme toujours au cœur de toutes les manifestations culturelles et artistiques tunisiennes, notamment la Foire internationale du livre de Tunis (FILT) qui réserve à ce pays frère et ami une place de choix. «Le roman et la résistance» et «Le romancier et la résistance: témoignages», deux rencontres qui rythmeront la 2è journée de la foire, soit le 26 avril et qui seront organisées respectivement à 10h00 et à 13h00. Une pléiade d’écrivains palestiniens sera également présente et à l’honneur, précise le directeur de la FILT. Parmi ses plumes palestiniennes, nous citons: Walid Charfa, Mohamed Naïm Farhat et Abdelfatah Doula.
Au programme culturel
Comme le veut la tradition, des récitals de poésie ou des lectures poétiques ponctueront la programmation, offrant aux poètes l’occasion d’entrer en interactivité avec le grand public de la foire et aux éditeurs l’occasion de promouvoir tant de publications.
Parmi les moments forts de la foire : la cérémonie de remise des prix de la FILT. Cette année, la cérémonie aura lieu le 30 avril, à 15h00. La short-liste sera annoncée le 26 avril 2025, a déclaré le comité d’organisation. Quant à la composition du jury, elle sera dévoilée le jour-même pour une meilleure transparence. Au total: six pour la créativité littéraire et intellectuelle et la traduction, et deux pour l’édition seront décernés. Le nombre de candidatures reçues a atteint 126, contre 84 candidatures lors de l’édition précédente, a souligné le directeur de la foire.
Le célèbre écrivain saoudien Oussama Muslim dont les rencontres connaissent un grand engouement, partout dans le monde, sera de la fête. Une seule rencontre est annoncée, le 1er mai 2025, à 15h00. Avec 38 ouvrages au compteur, il est parmi les rares auteurs non-occidentaux influents dans le genre de la science-fiction.
Le 150e anniversaire de la création du collège Sadiki ne passera pas sous silence. Une rencontre-débat intitulée «Le collège Sadiki: 150 ans après» est annoncée le 2 mai, à 15h00.
Un hommage sera rendu à l’artiste Aly Abid, lors de la foire, à travers l’exposition d’un échantillon de ses œuvres réalisées tout au long de sa carrière. «Cet hommage vient saluer une expérience unique et exceptionnelle, qui a transformé la caricature en une force créatrice, faisant de cet art un véritable espace d’expression. Aly Abid a ouvert à la caricature de nouveaux horizons, marqués par un engagement profond en faveur des grandes causes de la société et de l’humanité, au premier rang desquelles la cause palestinienne», lit-on dans le dossier de presse.
Une belle sélection de figures marquantes de la scène littéraire tunisienne, arabe et internationale sera au rendez-vous. Parmi ces noms, nous citons: Rachid Boudjedra (Algérie), Mohamed Mesbah (Tunisie), Ibrahim Al-Koni (Libye), Habib Abdulrab Sarori (Yémen), l’écrivain et ancien prisonnier palestinien libéré Abdelfattah Doula, Mazarine Pingeot (France), Liviu Jicman (Roumanie), Koichi Honda (Japon), Cao Wenxuan (Chine),
Hou Yuxiang (Chine), Huang Ying (Chine), Chiara Comito (Italie), Manuel Vilas (Espagne), Salah Zamanan (Arabie Saoudite) et bien d’autres.
I.A.
















