Contrebande : Les saisies se multiplient et les solutions radicales s’imposent …
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Dans un communiqué publié hier, les services de la Garde douanière de Médenine ont annoncé la saisie de marchandises diverses d’une valeur totale estimée à un million de dinars. Que faire pour lutter efficacement contre le fléau de la contrebande ?
Des faux bijoux aux cigarettes en passant par l’électroménager et les produits alimentaires ainsi que le carburant voire des médicaments, des pièces détachées, la contrebande coûte à l’Etat tunisien quelques milliards de dinars chaque année. A tire d’exemple et selon une étude menée par la Banque mondiale en 2013, la contrebande et le commerce parallèle font perdre à la caisse de l’Etat 1,2 milliard de dinars annuellement, dont 500 millions de dinars en recettes douanières, «Il faut multiplier ces chiffres par deux voire par trois aujourd’hui. Avec l’inflation et les pénuries enregistrées au niveau de certains produits, la contrebande et le marché parallèle n’ont jamais été aussi «performants que ces dernières années», nous dira le cadre bancaire Houssine Chalghaf.
Et d’ajouter : «Il faut savoir que le risque principal de ce fléau est préjudiciable pour les règles de la concurrence et contribue à semer la confusion dans la périodicité de l’approvisionnement. Il peut nuire même aux efforts déployés par l’Etat au niveau de l’approvisionnement et la régulation du marché. A cela s’ajoutent les autres impacts qui comprennent souvent la perte de revenus (la contrebande est un acte d’évasion fiscale qui prive l’Etat de recettes pour les dépenses publiques), la distorsion des prix du marché des marchandises introduites en contrebande dans le pays souvent vendues beaucoup moins cher que les marchandises introduites sur le marché par les bonnes procédures et le blanchiment d`argent, puisque les activités de contrebande permettent aux trafiquants d’en tirer des profits imaginaires au détriment de l`économie nationale». Que faire, de fait, pour lutter efficacement contre ce fléau ?
Stratégie nationale et coopération internationale…
En plus de ces effets négatifs sur l’économie, la contrebande constitue aussi un risque sécuritaire.
«Les réseaux criminels qui se mettent en place peuvent ainsi contribuer au financement du terrorisme et au trafic d’armes. Il faut donc considérer la contrebande comme une partie d’un ensemble plus vaste», a indiqué notre interlocuteur du jour. Selon, également, le cadre bancaire, Houssine Chalghaf : «Une lutte efficace contre le fléau de contrebande exige aujourd’hui une stratégie nationale, mais aussi une coopération internationale. Récemment, l’expert international en la matière, Nicoals Tenzer, a montré que pour répondre au problème de la porosité des frontières, les contrôles doivent se multiplier désormais dans les principaux points d’arrivage ou de transit des marchandises. Le Protocole sur les trafics illicites dans le domaine par exemple du tabac, porté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), se veut à cet égard un instrument juridique unique au monde pour combattre et, à terme, éliminer une activité criminelle très perfectionnée. Concrètement, il exige des Etats des mesures de contrôle de la chaîne logistique, ainsi qu’une coopération internationale sur le plan de la traçabilité, qui doit être indépendante des fabricants de tabac. Le protocole impose par ailleurs de prévoir des sanctions lourdes pour les contrevenants. L’essentiel est désormais de renforcer ce système aux niveaux international et national et de l’étendre de plus en plus à des produits autres que le tabac, l’alcool et les denrées alimentaires, pour lesquels les réglementations nationales deviennent de plus en plus contraignantes. Une mise à niveau des pays en développement sur ce point est essentielle. Si cet aggiornamento a un coût (celui des agents et technologies nécessaires à la traçabilité des biens), il pourra rapidement être financé par les recettes fiscales supplémentaires ainsi engendrées. Avant un retour sur investissement potentiellement colossal pour les caisses des Etats».
M.B.S.M.
Responsabilité sociale : Tunisie Telecom s’associe à la clinique Carthagène pour offrir les meilleurs soins de santé à ses collaborateurs
Compte tenu de la place prioritaire et de l’importance de la santé en tant que facteur majeur de bien-être, Tunisie Telecom annonce la signature d’une convention de partenariat avec Le Centre Hospitalier International Carthagène pour offrir à ses employés actifs et retraités ainsi qu’à leurs familles plusieurs avantages et facilités sur leurs soins.
D’une durée de trois ans, la convention a été signée par Monsieur Lassâad Ben Dhiab, Président - Directeur Général de Tunisie Telecom et Professeur Boubaker Zakhama, Président-Directeur Général de la Clinique Carthagène, le vendredi 25 avril 2025 au siège de l’opérateur national.
Monsieur Lassâad Ben Dhiab a souligné l’engagement indéfectible de Tunisie Telecom pour offrir les meilleurs avantages sociaux à ses collaborateurs. « Ce partenariat stratégique et innovant avec Le Centre Carthagène témoigne encore une fois de l’importance que nous accordons à la santé et au bien - être de nos collaborateurs. Nous nous réjouissons de cette convention, étant donné les progrès que le Centre Hospitalier International Carthagène connaît dans le secteur des soins de santé en Tunisie. » a poursuivi le Président - Directeur Général de Tunisie Telecom.
De son côté, le Professeur Boubaker Zakhama a déclaré « Nous sommes très heureux de collaborer avec Tunisie Telecom, le leader national des télécommunications pour faire bénéficier ses employés des meilleurs soins de santé avec les tarifs les plus compétitifs»
A cette occasion les partenaires ont signé un protocole d’accord technologique en vertu duquel Tunisie Telecom offrira au centre une panoplie de ses services de télécommunications .
La cérémonie s’est déroulée en présence de quelques responsables de Tunisie Telecom et de la clinique.
A l’IFT : quatre courts à l’affiche
Cinéphiles et vous cherchez une séance de projection, voilà ces quatre courts-métrages qui seront projetés demain à l’Institut français de Tunisie (IFT), à partir de 18h00.
- « Omnibus » de Sam Karmann (1992, 8’) : Pour notre homme, l'armature de sa vie, c’est son emploi. Malheureusement, la clef de voûte de son emploi, c'est la SNCF. Qu'un jour celle-ci s'arroge le privilège de modifier ses horaires, et voilà que la vie de notre homme est bouleversée. La pluie tombe, l'hiver est triste, pourquoi faut-il en plus que l’enfer de notre quotidien soit pavé de bonnes intentions ?
- « Malmousque » de Dorothée Sebbagh (2021, 26’) : À Malmousque, ancien quartier de pêcheurs à Marseille, se côtoient nouveaux habitants et baigneurs déferlant de toute la ville. Virginie arpente les rues à la recherche de son chat, tandis qu’Élina est convaincue que son mari a mis un logiciel espion sur son téléphone portable. Les deux amies partent en kayak pour se parler sans risquer d’être entendues.
- « Erratum » de Giulio Callegari (2021, 18’) : Florence, enseignante chercheuse, découvre incrédule une inscription anachronique en français moderne sur la fresque gallo-romaine qu’elle vient d’exhumer. Lorsqu’elle réalise que cette inscription date bien de l’antiquité, sa rationalité est mise à rude épreuve.
- « Apnées » de Nicolas Panay (2023, 16’) : Pierre fait de son mieux pour mener à bien le chantier chaotique dont il est responsable. Les corps sont épuisés par les délais intenables. Pourtant, le chantier doit continuer sans relâche. Et sans accident.
Résilience agricole et environnementale : En quête de solutions innovantes
Par Hassan GHEDIRI
Quoi que beaucoup mieux arrosée depuis l’automne, la Tunisie a intérêt à saisir toutes les opportunités qui permettent de renforcer sa résilience en matière d’eau et des sols
Les universités et les institutions de recherches intéressées par les problématiques de résilience environnementale et plus particulièrement celles qui concernent la restauration des écosystèmes à travers le développement des solutions innovantes fondées sur la nature auront l’occasion de bénéficier d’un soutien technique et financier très important. Ceci est possible à travers la nouvelle édition du programme de partenariat pour la recherche et l’innovation dans la région méditerranéenne (PRIMA). Il s’agit d’un programme européen qui vise à financer des projets collaboratifs entre pays méditerranéens pour répondre aux défis communs de l’agriculture durable, de la gestion de l’eau et de la sécurité alimentaire
En effet, les institutions tunisiennes intéressées peuvent bénéficier d’un financement très conséquent dans le cadre de la nouvelle édition du PRIMA. C’est le ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui veille sur la mise en œuvre du programme en Tunisie. PRIMA 2025 s’inscrit justement dans une dynamique de résilience environnementale et de restauration des écosystèmes. Un axe particulièrement vital pour la Tunisie. Notre pays est aujourd’hui confronté à une accumulation de crises : la raréfaction et la surexploitation des ressources hydriques, la dégradation des sols agricoles et une dépendance croissante des importations alimentaires. L’agriculture tunisienne, qui absorbe près de 80 % des ressources en eau, repose en grande partie sur des cultures intensives en irrigation aggravant la pression sur les nappes phréatiques et accélérant la salinisation des terres.
Gestion intelligente
Face à cette situation critique, PRIMA 2025 se propose de financer des projets capables d’apporter des réponses concrètes et innovantes. Trois axes prioritaires guident les appels à projets, en l’occurrence la gestion intelligente de l’eau grâce aux nouvelles technologies (intelligence artificielle, capteurs connectés, modélisation numérique), la modernisation des systèmes agricoles en promouvant l’agriculture de précision et les pratiques respectueuses de la biodiversité, et enfin le renforcement de la chaîne agroalimentaire par des solutions de traçabilité et la valorisation de produits durables.
La Tunisie n’en est pas à sa première participation. Depuis le lancement de PRIMA en 2018, des équipes tunisiennes ont été impliquées dans plusieurs projets financés. Parmi eux, des initiatives pour valoriser les sols salins avec des plantes adaptées, la réutilisation des eaux usées en agriculture, ou encore l’amélioration de la conservation de cultures emblématiques comme le figuier. Pour cette année, le programme est structuré en deux sections de financement. La première, financée directement par l’Union européenne, cible des projets d’envergure avec un budget moyen de 2,7 millions d’euros, soit environ 9,1 millions de dinars tunisiens par projet. La seconde section, financée par les États participants dont la Tunisie, soutiendra environ 20 projets avec un budget moyen de 1,5 million d’euros, soit près de 5 millions de dinars tunisiens par projet.
Les porteurs de projets tunisiens ont jusqu’au 8 juillet prochain pour déposer leurs candidatures et saisir cette opportunité stratégique pour la Tunisie. En fait, il ne s’agit pas seulement de développer des solutions innovantes qui resteront cloisonnées entre les murs des laboratoires, mais de contribuer effectivement à la transformation de agriculture nationale pour la rendre plus résiliente, capable de faire face aux pressions climatiques croissantes.
H.G.
Foire internationale du livre de Tunis : La BD en Afrique racontés par quatre bédéistes du Continent
Quatre auteurs ont participé, dimanche, à une rencontre « autour de la Bande dessinée, illustration et caricature de presse en Afrique » organisée dans le cadre de la Foire internationale du Livre de Tunis.
Réunis au pavillon de l'Institut français de Tunisie (IFT), au parc des expositions du Kram, le Béninois Hector Sonon, l’Algérien Kamal Zakour et les Tunisiens Seif Eddine Nechi et Abir Gasmi, sont des auteurs qui viennent d'univers différents.
Cette génération de caricaturistes, illustrateurs, bédéistes, scénaristes et peintres, milite pour instaurer une forme d'art et d'expression peu valorisée par « les décideurs culturels et les éditeurs ».
Le rendez-vous a permis de jeter la lumière sur une expression artistique qui peine à trouver sa place en Afrique.
Parcours croisés dans la BD et la caricature de presse
En visite en Tunisie pour la première fois, Hector Sonon est revenu sur les conditions ayant favorisé sa passion pour le dessin et la caricature de presse. « J’ai compris, très tôt, qu’avec le dessin, on peut s'exprimer… », a déclaré le dessinateur béninois.
Enfant, « je m’enfermais et je dessinais beaucoup », dit-il. Cependant, son orientation vers la BD s’est révélée dans un stade ultérieur de sa vie d’adulte. Son talent dans la caricature lui a permis de collaborer, depuis son jeune âge, avec un journal local où il commence à dessiner dans la presse à l'âge de 17 ans puis remporter des bourses pour perfectionner son art à l'étranger.
En plus de sa vocation d’artiste peintre, Hector Sonon travaille pour l’hebdomadaire satirique « Le Déchainé du Jeudi » paraissant à la ville de Cotonou, tous les jeudis. La peinture, le dessin de presse et la Bande Dessinée sont des disciplines qui n’ont pas de secret pour cet artiste au parcours diversifié.
Idem pour Seif Eddine Nechi qui a fait le même parcours précoce dans la caricature de presse quand il avait à peine 15 ans. « Je faisais des caricatures pour un quotidien dans la rubrique faits-divers ». Pour lui être caricaturiste, était une passion et un métier d'avenir, un rêve qu'il devra plus tard y renoncer.
Autour de sa passion pour la BD, Seif Eddine Nechi, psychologue de formation ayant fait ses débuts dans la publicité, explique : « après avoir fréquenté le milieu artistique, je me suis retrouvé, par hasard, dans le cinéma d'animation », assurant une vocation qu'il devra aussitôt adopter et s'y investir pleinement.
Dessinateur de bande dessinée et illustrateur, l'Algérien basé à Tunis, Kamal Zakour, assure avoir toujours était intéressé par la BD, un art auquel il était assez accoutumé depuis son jeune âge. Actuellement son travail est beaucoup plus en tant qu'illustrateur que bédéiste.
Quels défis pour la BD en Afrique ?
Cette génération d'artistes africains est en train de se frayer un chemin pour instaurer une forme d'art et d'expression peu valorisée par les décideurs culturels, les éditeurs et en manque de visibilité auprès du grand public.
Les jeunes sont beaucoup plus portés sur cet art en vogue dans les studios hollywoodiens et dans des pays comme le Japon, sa culture manga et son célèbre studio d'animation Ghibli fondé il y a quatre décennies.
Les jeunes sont beaucoup plus portés sur cet art très en vogue dans les studios hollywoodiens et dans des pays comme le Japon, sa culture manga et son célèbre studio d'animation Ghibli.
En Afrique et dans le monde arabe, la réalité est toute autre. Abir Gasmi, scénariste plusieurs fois primée, membre d'un collectif de la BD, a parlé de « l’effervescence générale ayant suivie le printemps arabe et la naissance de beaucoup de collectifs de Bande dessinée… »
Ce qui unit ces quatre artistes est la même question celle de comment promouvoir un art en quête de reconnaissance, comme elle l'a déclaré Abir Gasmi tout en affichant son regret du fait que « les autorités culturelles ne considèrent pas la Bande Dessinée en tant que discipline artistique ».
Ce genre d'art, la BD, est face à « un marché désorganisé et un manque de données sur les tendances dans le secteur de l’édition, comme l’a expliqué Seif Eddine Nechi, constatant la perception générale de ce qu'est vraiment la Bande Dessinée, absente du registre officiel comme étant une forme d'art à part entière, et souvent assimilée à un genre destiné uniquement à l'enfance ».
Le problème de distribution constitue un handicap pour ces auteurs au niveau de la créativité et la distribution de leurs créations, surtout avec la réticence des éditeurs à publier des livres de BD, a fait constater l'artiste béninois.
« La BD africaine n'existe pas. Les auteurs ne manquent pas, c'est plutôt une question en lien avec toute la chaîne du livre qui fait défaut », a-t-il estimé. « Face à cette situation assez complexe, il a affirmé que les auteurs de la Bande Dessinée continuent à exister grâce à d'autres métiers parallèles et leur passion ».
Malgré la tentative de certains éditeurs à publier pour des bédéistes, la réalité de la BD en Algérie est identique et le manque des financements, a également indiqué Kamal Zakour. Dans un monde de plus en plus dominé par l'Intelligence Artificielle, le métier de dessinateur et caricaturiste est face à de véritables défis. Le Japon, par exemple, cherche à instaurer un cadre législatif sur les droits d'auteurs et la réglementation de l'usage de l'IA, a-t-on indiqué.
Les conférenciers ont souligné la nécessité d'intégrer cet art dans les manuels d'enseignement et l'adoption d'approches pédagogiques. En parallèle, ils ont préconisé davantage d'implication des mécènes et la mise en place d'une politique qui encourage à initier et à éduquer les gens à cet art.
Le Quotidien avec TAP
L’éditeur tunisien « Arcadia Editions » et l’éditeur chinois « Beijing Publishing Group » : tant de beaux projets pour l’avenir
Dans le cadre de la Foire Internationale du Livre de Tunis (FILT), un accord de coopération tuniso-chinois a été conclu, dimanche après-midi, entre l’éditeur tunisien « Arcadia Editions » et l’éditeur chinois « Beijing Publishing Group ». Cet accord est le 4ème pour « Arcadia Editions » qui affiche ses ambitions de porter vers l’arabe tant des œuvres des romanciers et des poètes chinois et vice-versa.
Cet accord prévoit, outre la traduction d’ouvrages et de publications des deux pays, notamment ceux édités par les deux institutions, la promotion d’ouvrages et de publications tunisiens en Chine. Dans une allocution prononcée à l’occasion,
Le fondateur et directeur général d’Arcadia, Walid Ahmed Ferchichi, écrivain et poète de son état, a souligné que ce nouvel accord s’inscrit dans la continuité avec le projet entamé l’année dernière lors de la Foire du livre de Pékin par sa maison d’édition, affirmant que la traduction est plus qu’une passerelle entre les langues, les peuples et les civilisations mais un outil nécessaire, une clé, pour diffuser la connaissance, la science et le savoir.
I.A.
Prix de la 39ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis : la short-liste en attendant l'annonce officielle des lauréats
Le Comité directeur de la 39ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT) a dévoilé, samedi soir 26 avril, les œuvres présélectionnées dans la liste de ses prix littéraires et intellectuels dans 6 catégories.
Tous les œuvres sont en arabe avec deux ouvrages en français (« À la recherche d’un Humanisme perdu » d’Abdelaziz Kacem et « Le jardin de Luxembourg » de Salwa Rachdi), figurent dans la liste publiée sur la page Facebook du FILT qui se tient du 25 avril au 4 mai 2025 au Parc des Expositions du Kram.
L’annonce du palmarès complet des œuvres gagnantes aura lieu le 30 avril.
Participent à ce concours, les éditeurs tunisiens proposant de nouvelles œuvres d’auteurs de nationalité tunisienne, publiées après le 1er janvier 2024. Les candidatures pour cette année sont en hause avec 126 œuvres candidates contre 84 en 2024, a récemment annoncé le Directeur de la Foire.
Trois œuvres ont été présélectionnées dans chacune de de ces 5 catégories : Poésie, Roman, Nouvelle, Etudes en littérature et sciences humaines et Etudes philosophiques. Deux œuvres sont en lice pour le Prix de la Traduction.
Chacun de ces prix est doté de 15 000 dinars.
Aucune œuvre n’a figuré dans la présélection au « Prix Abdelkader Ben Cheikh des nouvelles pour enfants et jeunesse », ainsi que pour le « Prix Noureddine Ben Khedher du meilleur éditeur tunisien » (dotés de 10 000 dinars chacun).
Organisé chaque année par le ministère des Affaires culturelles, la Foire internationale du livre de Tunis regroupe les éditeurs, les écrivains, les poètes, les intellectuels et un large public de lecteurs.
Le FILT organise chaque année une compétition littéraire nationale annuelle au cours de laquelle sont décernés divers prix pour les œuvres littéraire et intellectuelles récentes en plus de prix pour les maisons d’édition.
Les œuvres candidates dans chacun des prix de l’édition 2025, sont présélectionnées par des jurys composés de professionnels du livre et de l’édition, de critiques, créateurs et universitaires tunisiens.
La Foire décernera des prix dans les genres Roman, Nouvelle, Etudes philosophiques, recherches en humanités et littéraires, Poésie, Traduction ainsi qu’un prix de l’Edition.
Liste des œuvres dans la « Short list » avec traduction des titres des ouvrages en arabe :
*Prix Mustapha Khraief de la créativité littéraire en poésie (3 œuvres) :
▪ « La porte qui ne voit pas » de Saif Ali (Editions Abajadiat 2025)
▪ « Plumeau pour les séquelles du temps » de Fathi Bouzidi (Editions Almokaddima, 2025)
▪ « Invention du monde » de Mohammed Larbi (Mayara publishing & distribution 2025.
*Prix Béchir Khraief pour le roman (3 œuvres) :
▪ « Les femmes de Hobbit dix nuits » de Hafidha Karabiben
▪ « Un dîner pour quatre personnes » de Samar Mezghanni (Coedition des éditions al moutawasset et la maison du livre, 2024)
▪ « Les fantômes de la skifa » de Maher Abderrahmene (Meskeliani Editions, 2024)
*Prix Ali Douagi pour la nouvelle (3 œuvres) :
▪ « Sendaiana » de Besma Belhaj Yahia (editions Dar Yas, 2025)
▪ « Juste une douleur » de Fayka Guenfali (Editions Kayan 2025)
▪ « Le musée du conte perdu » de Mohamed Ftoumi Editions Abjadiat, 2025).
*Prix Tahar Haddad des études en littérature et sciences humaines (3 œuvres) :
▪ « De la rhétorique tunisienne » de Saleh Ben Romadhane (Editions Maison de la Méditerranée, 2024)
▪ « La photo en photographie » de Hedi Khelil (Editions dar Khraief, 2024)
▪ « À la recherche d’un Humanisme perdu » ouvrage en français d’Abdelaziz Kacem (Editions Leaders, 2024).
*Prix Fatma Haddad des études philosophiques (3 œuvres) :
▪ « Le temps qui ne passe pas » d’Abdelhamid Ben Aziza (Editions kalima, 2024)
▪ « Dans la philosophie politique » d’Abdelaziz Ayadi (Editions kalima, 2024)
▪ « La philosophisation une affaire personnelle » de Moncef : Weslati (Editions kalima, 2024).
*Prix Sadok Mazigh de traductions de et vers l’arabe :
▪ « Le jardin de Luxembourg » de Salwa Rachdi (Editions dar Nachr Aladab alwajiz, 2024)
▪ « Introduction dans la Linguistique générale », Institut de traduction de Tunis, 2024).
Premier League : Un Liverpool mode show pour un 20e sacre
Liverpool n'avait besoin que d'un point, mais les Reds ont tenu à faire bien les choses devant leurs fans, en torpillant Tottenham (5-1), malgré l'ouverture du score de Solanke pour les Londoniens, afin d'ajouter un 20e titre de Premier League à leur palmarès, ce dimanche à Anfield. De son côté, Tottenham végète à la 16e place.
Cette fois, les Reds peuvent fêter leur titre de champion d'Angleterre avec leurs supporters. Liverpool a été sacré, dimanche, lors de la 34e journée de Premier League en dominant largement Tottenham à Anfield (5-1). C'est le 20e titre pour le club des bords de la Mersey, le premier depuis celui acquis en 2020 en pleine pandémie.
Editorial : Quand le monde casse un câble…
Par Chokri Baccouche
Dire que la planète va mal est malheureusement un euphémisme. En effet, la situation dans le monde est plus que détestable et les observateurs avertis, qu’ils soient économistes ou analystes politiques chevronnés, s’accordent à penser que l’humanité se trouve aujourd’hui dans l’antichambre d’une 3è guerre mondiale dont les signes avant-coureurs commencent à se profiler à l’horizon. Les preuves de ce scénario catastrophe s’accumulent au fil des jours. Elles se vérifient d’abord à l’aune de l’épuisement des ressources naturelles telles que l’eau potable, les énergies fossiles et les terres arables, auxquelles s’ajoute une dégradation accélérée de l’environnement. Pour ne rien arranger les choses, le tarissement de ces ressources intervient au moment où la demande explose en raison de l’augmentation drastique de la population mondiale qui compte aujourd’hui près de 8 milliards d’individus. Le nombre des bipèdes qui peuplent la planète atteindra 9,7 milliards en 2050 selon les prévisions. 9,7 milliards d’habitants donc, soit autant de bouches à nourrir représente en fait un sacré challenge extrêmement difficile à remporter surtout si l’on sait l’état déplorable de l’environnement mondial marqué par l’épuisement des ressources halieutiques dû à une surexploitation des mers et des océans. Le réchauffement climatique y rajoute une bonne couche et les cycles de sécheresse qui vont se multiplier à l’avenir menacent de corser davantage la situation. L’agriculture qui nourrit des milliards d’individus est le premier secteur stratégique à subir les effets pervers des sautes d’humeur de Dame nature avec des conséquences incalculables pour l’ensemble de l’humanité.
Les tensions géopolitiques qui marquent la scène internationale depuis quelque temps découlent justement de cette situation peu enviable et de la crise majeure qui secoue l’économie mondiale. En même temps qu’elle génère des tensions sociales à l’intérieur des pays, la récession économique favorise également la montée en puissance des idéologies extrémistes et des mouvements nationalistes comme on peut le remarquer d’ailleurs un peu partout dans le monde et plus particulièrement en Europe. Les crises économiques nourrissent les peurs du lendemain et favorisent également l’émergence de ce que les sociologues appellent les replis identitaires des sociétés. Résultat des courses, l’étranger devient le parfait bouc émissaire et tenu pour responsable de tous les torts et tous les problèmes que connaissent les populations autochtones dans les pays d’accueil.
Aussi étrange que cela puisse paraître, la guerre commerciale déclenchée par le président américain Donald Trump le 2 avril n’est pas sans rappeler le scénario ayant précédé l’effroyable Seconde Guerre mondiale. Les racines de ce terrible conflit mondialisé remontent en effet à la fameuse crise de 1929 qui a provoqué comme on le sait l’effondrement des marchés financiers et plongé le monde dans une récession économique dévastatrice ayant balisé le terrain pour la montée au pouvoir de triste et sinistre mémoire d’un certain Adolf Hitler. Certes, le contexte n’est pas le même mais le protectionnisme exacerbé de Trump risque de conduire inévitablement à des résultats similaires, à savoir une aggravation de la récession économique et de l’inflation à l’échelle mondiale, deux facteurs susceptibles de provoquer une explosion des tensions, déjà à leur comble, et précipiter ainsi la planète dans une 3è guerre mondiale. Le bras de fer économique aux relents géostratégiques que se livrent les Etats-Unis et la Chine risque d’être le catalyseur de ce conflit potentiellement nucléarisé qui pourrait être fatal pour l’ensemble de l’humanité.
De ce qui précède, on peut affirmer sans exagération aucune que tous les ingrédients d’un avenir incertain pour tous les peuples de la planète sont actuellement et malheureusement réunis. Décidément, l’histoire est un éternel recommencement. Aussi paradoxal et révoltant que cela puisse paraître, les humains s’obstinent à commettre les mêmes erreurs et rechignent à tirer les leçons du passé. L’état de la planète est au plus mal, l’environnement se dégrade, les ressources naturelles, énergétiques et halieutiques s’épuisent du fait de l’exploitation abusive, mais pour toute réponse à ce magma de problèmes existentiels, on choisit la fuite en avant vers l’inconnu et le dépérissement. De là à penser que les humains portent les germes de leur propre destruction est une évidence et un pas que de nombreux penseurs ont déjà franchi depuis belle lurette. On ose espérer tout de même qu’on n’en arrivera pas là, car la perspective d’une 3è guerre nucléarisée n’est pas du tout bonne pour la santé des 8 milliards d’individus qui peuplent le monde. Un monde fou mais qui doit se faire tout de même une raison pour éviter le pire et sauver ses propres meubles avant qu’il ne soit trop tard…
C.B.
Coupe de Tunisie – Tirage des quarts : Le choc aura lieu à Monastir
Le tirage au sort des quarts de finale de la Coupe de Tunisie a réservé un choc de taille qui mettra aux prises l’US Monastirienne au Club Africain, deux équipes du haut du tableau qui misent beaucoup sur cette compétition. Voici, par ailleurs, le résultat de ce tirage au sort :
USM – CA
EST – ESZ
ESS ou JSK – ST
USBG – EGSG
Les matches auront lieu les 17 et 18 mai 2025.
Huitièmes de finale Coupe de Tunisie : Le CSS out, le CA a souffert
Par Kamel Zaïem
Il n’y a pas de véritables surprises lors de cette seconde partie des matches des huitièmes de finale de la Coupe. Les principaux favoris sont toujours là…
Il n’y a que le CSS qui a quitté la course. Les Sfaxiens, qui misaient beaucoup sur cette compétition pour sauver leur saison ont été battu par une coriace formation de l’US Ben Guerdane sur un but de Ghazi Abderrazak en fin de match.
Le Club Africain a dû recourir aux prolongations pour se débarrasser d’une attachante équipe du CS Msaken qui a pu égaliser et obliger les Rouge et Blanc à jouer 120 minutes pour finalement trouver la faille par Ait Malek (99’).
Le Stade Tunisien a fait l’essentiel avec deux buts en première mi-temps face à la JS Manouba, mais la manière n’y était pas face à des divisionnaires qui méritaient mieux.
A Gafsa, El Gawafel a profité de ce match de coupe pour oublier ses soucis en championnat. Un but de Ajmni sur penalty a suffi au bonheur des Sudistes face à l’AS Soliman.
K.Z.
Calamités agricoles : Les agriculteurs réclament une indemnisation plus juste et correcte
Par Hassan GHEDIRI
Le Fonds d’indemnisation des dégâts agricoles causés par les catastrophes naturelles n’indemnise que les inondations, les vents violents, la sécheresse, la neige et le gel.
Les agriculteurs tunisiens, déjà fragilisés par la faiblesse des mécanismes de couverture, sont de plus en plus exposés aux effets du changement climatique. Les aléas se multiplient et deviennent plus intenses : des canicules prolongées aux périodes de sécheresse imprévisibles, en passant par des pluies torrentielles localisées ou des épisodes de grêle dévastateurs. Ces phénomènes, qui n’étaient autrefois que sporadiques, sont devenus quasi récurrents, affectant gravement les rendements, détruisant les récoltes, fragilisant les sols et mettant en péril la survie économique de nombreuses exploitations. Dans ce contexte, le régime actuel d’indemnisation s’avère très limité, rendant urgente une réforme qui prenne en compte la réalité climatique actuelle.
Avant-hier, le président de la république a présidé un Conseil des ministres lors duquel a été examiné un projet de décret relatif aux conditions d’intervention du Fonds d’indemnisation des dommages agricoles causés par les catastrophes naturelles et aux modalités de sa gestion. Institué en 2017 en vertu de la loi n°66-2017 du 18 décembre 2017, le Fonds est supposé renforcer le dispositif de financement des activités agricoles et de la la pêche formé jusque-là de quatre fonds. Il est destiné à mieux protéger les agriculteurs et les professionnels de la pêche face à ces aléas difficilement prévisibles et qui se font plus nombreux
Opérationnel depuis 2018, le fonds a été d’abord géré par la Caisse tunisienne d’assurance mutuelle agricole (CTAMA), avant que cette tâche ne soit confiée à des commissions au niveau des gouvernorats, présidées par les délégués régionaux de l’agriculture.
Tarek Makhzoumi, membre du bureau exécutif de l’UTAP, a toutefois expliqué au «Quotidien» que l’indemnisation ne couvre par tous les sinistres pouvant toucher les exploitants agricoles. Seulement les pertes dues à la tempête, le gel, la neige, l’inondation et la sécheresse sont en effet couverts par le Fonds d’indemnisation des dégâts agricoles causés par les catastrophes naturelles. Pourtant, les agriculteurs se trouvent souvent gravement endommagés par des calamités autres que celles indemnisées par le Fonds.
En fait, le législateur a défini la catastrophe naturelle comme étant «tout dommage résultant de risques exclus du champ de l’assurance ordinaire, présentant un caractère exceptionnel en raison de variations anormales de l’intensité des facteurs naturels climatiques, qui ne peuvent être évités ou atténués par des moyens techniques de prévention ou de traitement, ou dont l’inefficacité ou l’obsolescence est avérée, et toute catastrophe engendrant des pertes matérielles considérables». En d’autres termes, trois critères sont exigés pour définir une catastrophe: son caractère exceptionnel, l’impossibilité de la prévenir ou de l’éviter par des moyens usuels et la gravité des pertes subies. Ceci dit, l’intervention du Fonds porte essentiellement sur l’indemnisation des sinistres dus aux inondations, vents violents, sécheresse, neige et gel. D’autres dommages très courants sont donc exclus du régime. Notre interlocuteur cite notamment la grêle et les incendies. Il espère que le décret examiné jeudi dernier par le Conseil des ministres remédiera à cette «anomalie» et intégrera ces deux sinistres dans les dommages indemnisables. Il aime d’ailleurs croire que cette initiative soit motivée par les gros dégâts causés par la grêle qui s’est abattue dernièrement sur des régions agricoles au Kef et Siliana. D’importants dommages ont été en effet constatés dans des exploitations de grandes cultures, d’oliviers et d’arbres fruitiers.
Le fonds est financé par une subvention de l’État à hauteur de 30 millions de dinars par an, par les contributions des agriculteurs adhérents au fonds, ainsi que par les dons et aides internes et externes, et par toute autre ressource mobilisable en sa faveur. Il est également alimenté par 20 % des ressources du Fonds de développement de la compétitivité du secteur agricole et de la pêche. De plus, il bénéficie d’une taxe de solidarité de 1% appliquée à une liste de produits: légumes et fruits, céréales collectées par l’Office des céréales, olives, produits de la pêche. Néanmoins, cela fait plus de deux ans que les indemnisations sont suspendues. Selon notre interlocuteur, les dernières indemnisations ont été versées au titre de la saison agricoles 2022/2023 au cours de laquelle beaucoup d’agriculteurs ont subi des pertes colossales à cause de la sécheresse. Pour la saison agricole en cours, les autorités tardent encore à ouvrir la souscription pour bénéficier du régime d’indemnisation. Au début de chaque campagne agricole, les agriculteurs peuvent adhérer au Fonds à travers une souscription renouvelable tous les trois ans.
H.G.
Fonds d’aide à la création «Elyssa» :Ces 19 heureux lauréats
Au total: 19 artistes bénéficieront de cette précieuse aide qui leur permettra de donner forme à leurs projets et d’aller encore loin.
L’Institut français de Tunisie (IFT) a annoncé les lauréats et lauréates du deuxième appel à candidatures à destination des artistes visuels et musiciens confirmés dans le cadre du Fonds d’aide à la création «Elyssa», visant à soutenir et à accompagner les artistes, émergents confirmés, résidant en Tunisie dans les domaines des arts visuels et des musiques.
Douze artistes ont été retenus dans la catégorie «Arts visuels» et sept musiciens en début de carrière dans la catégorie «Musiques», par un comité de professionnels composé de personnalités reconnues des scènes artistiques tunisienne, française et internationale.
Le comité «Arts visuels» est composé de Medhi Ben Cheikh, galeriste à la Galerie Itinerrance à Paris, Mohamed Ben Soltane, artiste visuel, commissaire d’exposition et co-fondateur de Jiser, Flora Boillot, cheffe de projets Arts visuels au Pôle des Saisons de l’Institut français à Paris, Julie Chenot, directrice de la Fondation Camargo, Elsa Despiney, historienne de l’art, Selma Feriani, galeriste à la Selma Feriani Gallery, Seif Eddine Nechi, illustrateur et auteur de bandes dessinées, ainsi que Beya Othmani, commissaire d’exposition et chercheuse au MoMA.
Le comité «Musiques» réunit quant à lui Mohamed Ben Said, fondateur d’AKACIA Production, Amine Bouhafa, compositeur de musiques de films, Khalil Hentati, compositeur, producteur et multi-instrumentaliste, Hamdi Makhlouf, luthiste, compositeur, poète et musicologue, et Amani Semaan, co-fondatrice et directrice de Beirut and Beyond.
Les lauréats dans le domaine des arts visuels sont Wafa Attiaoui (dessin, installation), Mariam Ayadi (peinture), Myriame Dachraoui (peinture), Kais Dhifi (sculpture, installation, land art), FYMA (binôme formé de Feriel Mesbah et Yosr Ammar, architecture), Achref Guesmi (vidéographie, photographie), Zeineb Kaabi (art lumineux, vidéo expérimentale, photographie et data visualisation), Bader Klidi (peinture, sculpture, installation, musique), Amira Lamti (photographie, vidéographie et installation), Mohamed Ali Ouertani (céramique, design écologique), Yassine Sellami (dessin, peinture, sculpture) et Bachir Tayachi (installation).
Du côté des musiciens, les artistes sélectionnés sont Nejia Abidi Malki (pop tunisienne), Soudani Chourouk (pop), Aymen Goubba (world music, traditionnel, electro), Mariem Hamrouni (ethno electro, deep folk), Dhirar Kefi (ethno electro jazz), Ahmed Litaeim (hybride, electro-acoustic fusion) et Chaima Mahmoud (Indie Pop).
Lancé au mois d’octobre 2024, le programme «Elyssa» d’une durée d’un an est demi, a été pensé comme un espace où se rencontrent création artistique et entreprenariat culturel. Conçu comme un véritable tremplin à la création, ce projet accompagne les artistes visuels et les musiciens tunisiens depuis la conception de leurs projets jusqu’à la réalisation concrète de leurs initiatives.
Les artistes bénéficieront d’un accompagnement personnalisé, destiné à les guider dans leur processus de création, à renforcer leur visibilité et à favoriser la diffusion de leurs œuvres. De plus, un appui financier et logistique sera apporté aux artistes, adapté en fonction des besoins spécifiques de chaque projet.
Handball – Finale aller du championnat : Sérieuse option pour l’Espérance
Du suspense, il n’y en a eu que lors des ultimes secondes du match lorsque les Etoilés étaient proches d’une égalisation inespérée avant de subir la loi d’une Espérance qui a terminé cette première manche avec une avance de deux buts (27-29).
Les Sang et Or ont dominé ce match du début jusqu’à la fin, surtout lors de la première mi-temps qu’ils ont terminé avec une avance de six buts (10-16), mais ils ont fléchi vers la fin et l’Etoile n’en a pas profité.
L’Espérance a peut être fait le plus dur avec cette précieuse victoire ramenée de Sousse, mais rien n’est encore joué et le suspense ne manquera sûrement pas, mercredi prochain, à la salle Zouaoui.
K.Z.
Retour volontaire de migrants subsahariens : Qui va financer cette opération ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Des vols de rapatriement volontaire de migrants subsahariens seront effectués à raison d’un vol par semaine et à partir de mai prochain. S’agit-il là d’une nouvelle approche tunisienne dans la lutte contre l’émigration clandestine ?
C’est lors d’une interview accordée à la Radio nationale que le porte-parole de la Direction générale de la sûreté nationale, le général Imed Memaacha, a révélé l’information. Des vols de retour volontaire de migrants subsahariens seront organisés à raison d’un vol par semaine et ce à partir du mois de mai prochain, On apprend, également, qu’un vol à destination de la Guinée, transportant 149 migrants irréguliers originaires d’Afrique subsaharienne, dans le cadre d’une opération de retour volontaire, a décollé de l’aéroport international de Tunis-Carthage le 24 avril.
Tout en expliquant, par ailleurs, que la volonté des migrants africains de retourner volontairement dans leurs pays est le résultat des efforts combinés de divers ministères, ainsi que des efforts de sécurité pour démanteler les camps et les rassemblements d’Africains irréguliers à Sfax et dans d’autres régions, le porte-parole de la Direction générale de la sûreté nationale a souligné que le démantèlement des camps et des colonies de migrants illégaux se déroule dans le plein respect des principes des droits de l’Homme. S’agit-il là, en outre, d’une nouvelle approche tunisienne dans la lutte contre l’émigration clandestine et qui va financer cette opération ?
Selon, en effet, le général Imed Memaacha : «Un certain nombre de migrants partent volontairement sur des vols commerciaux réguliers en coordination avec l’Organisation internationale pour les migrations». A noter, également, que 7 250 migrants originaires d’Afrique subsaharienne ont bénéficié du programme de retour volontaire de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en 2024, contre un peu plus de 2 250 en 2023. Quel rôle peut jouer alors l’OIM dans cette nouvelle approche tunisienne dans la lutte contre l’émigration clandestine ?
Coopération internationale…
Interrogé à ce sujet, l’activiste Salem Chérif nous a confié : « Dans son dernier communiqué rendu public le 15 avril, le bureau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Tunisie a indiqué qu’il travaille en étroite collaboration avec le gouvernement tunisien afin de trouver des solutions pour accueillir les migrants dans le besoin tout au long de leur processus de demande d’assistance au retour volontaire et à la réintégration. Donc, la coopération entre l’OIM et la Tunisie ne s’est jamais arrêtée et ce contrairement à certaines sources qui avaient évoqué le gel de cette coopération entre les deux parties. Mieux encore, l’OIM a souligné qu’elle suit de près la situation migratoire actuelle en Tunisie et a augmenté sa capacité à fournir une assistance au retour volontaire et à la réintégration à tous les migrants dans le besoin et que les demandes peuvent être faites dans les bureaux de l’OIM à Tunis, à Sfax, et à Zarzis ». Et d’ajouter : « L’approche tunisienne doit, alors, s’aligner sur celle de l’OIM. A cet égard, le programme AVRR qui est mis en œuvre, en coordination avec les autorités tunisiennes, les représentations consulaires concernées, ainsi que les bureaux de l’OIM dans les pays d’origine, est un cadre idéal pour mieux lutter contre l’émigration clandestine. A noter, également, que ce programme bénéficie du soutien de divers bailleurs de fonds et partenaires internationaux, afin d’assurer une migration sûre, ordonnée et régulière, conformément aux lois, aux normes internationales et au Pacte mondial pour les migrations. Il faut aussi expliquer aux migrants que ces retours volontaires sont une solution au rapatriement forcé, leur offrant et aux demandeurs d’asile de nouvelles perspectives dans leurs pays d’origine».
M.B.S.M.
















