Le FAO appelle la Tunisie à redoubler de vigilance : Après la sécheresse faut-il se méfier d’une « peste acridienne » ?
Par Hassan GHEDIRI
La Tunisie doit intensifier davantage les prospections sur le terrain dans les régions offrant des conditions favorables à la formation des essaims de criquets menaçant les cultures et les pâturages…
Alors que les autorités en Tunisie assurent avoir pris toutes les précautions pour contenir la progression des criquets pèlerins dans le sud du pays, le FAO croit que notre pays doit renforcer la vigilance au vu de l’augmentation de l’activité acridienne au centre de l’Algérie et l’ouest de la Libye où sont signalées des infestations plus importantes que d’habitude. L’organisation onusienne a en effet alerté au début de la semaine, après avoir observé une migration massive des groupes de criquets adultes et de petits essaims originaires du Sahel vers le sud du Sahara. Le FAO croit que les pluies de l’hiver et du début du printemps ont créé des conditions très propices à la reproduction des criquets ce qui oblige les pays concernés à doubler les efforts et à intensifier les prospections dans les zones où la reproduction des criquets est susceptible de se produire.
Dans le sud de la Tunisie, plusieurs régions offrent en effet des conditions favorables à la formation des essaims de criquets, ce qui représente une grande menace pour les cultures et les pâturages. Depuis le début le mois de mars, les vents et les précipitations ont facilité la propagation, au sud du pays, des criquets-pèlerins qui représentent, selon les spécialistes, des ravageurs migrateurs des plus destructeurs au monde. Grâce, ou à cause des pluies, les criquets deviennent en effet capables de se reproduire des centaines de fois plus que d’habitude. Leurs dégâts deviennent alors pire que la sécheresse.
Se déplaçant en des essaims formés de plusieurs centaines de millions d’individus, les criquets migrateurs peuvent détruire des champs de culture s’étendant sur plusieurs hectares. Un seul essaim contenant jusqu’à 80 millions d’adultes est en effet capable de consommer en une seule journée l’équivalent de la nourriture de 35 mille hommes.
Eviter les dommages irréparables
La FAO qui a appelé depuis le début du printemps la Tunisie et ses voisins à la vigilance croit aujourd’hui que la lutte doit être mieux coordonnée à l’échelle du pays et avec les pays voisins afin de contenir cette peste acridienne qui se profile à l’horizon et qui menace de causer des dommages irrémédiables aux cultures, aux pâturages et mettre en péril la sécurité alimentaire.
Depuis le mois de février, les services du ministère de l’Agriculture, en coordination avec les Commissariats régionaux au développement agricole (CRDA) de Médenine, Tataouine et Kébili, ont intensifié les campagnes de prospection dans les zones sensibles, notamment dans les régions frontalières. Des équipes spécialisées sont mobilisées pour assurer une surveillance permanente de la progression des criquets et prendre les mesures appropriées en cas de détection d’essaims. Jusqu’à fin avril, la superficie totale traitée a avoisiné les 7900 hectares, couvrant principalement les zones de reproduction et de transit des criquets. Cette action aurait permis d’éviter une multiplication incontrôlée des essaims, mais les autorités savent qu’un relâchement aura des conséquences irréparables
La présence au sud de la Tunisie de ces ravageurs représente une menace pour les cultures de céréales, les plantations maraîchères, les palmeraies ainsi que pour les pâturages naturels, essentiels pour l’élevage ovin et caprin dans la région. Une infestation incontrôlée pourrait provoquer d’importantes pertes économiques pour les agriculteurs et aggraver les difficultés de ces régions, déjà lourdement fragilisées par plusieurs années de sécheresse.
H.G.
Editorial : Un cas de «Conscience» planétaire ...
Par Chokri BACCOUCHE
L’attaque au drone, avant-hier, contre un navire de la Coalition de la flottille de la liberté est un nouveau forfait d’une extrême gravité qui vient s’ajouter à la longue liste à rallonge des crimes de guerre perpétrés par l’armée sioniste. Des militants de 21 pays étaient à bord du cargo qui se trouvait au moment des faits dans les eaux internationales au large de Malte. Ils devaient participer à ce qu’ils appellent une «mission pour contester le blocus illégal et meurtrier de Gaza imposé par Israël et pour livrer une aide humanitaire vitale, désespérément nécessaire» aux habitants de l’enclave palestinienne sinistrée. Pris pour cible à deux reprises, le «Conscience», un navire pourtant civil et non armé, a été gravement endommagé par cette lâche attaque qui a provoqué un incendie et une importante brèche dans la coque.
Eaux internationales ou pas, civil ou pas, c’est du pareil au même. L’armée sioniste «la plus morale du monde» s’en prend à tout ce qui bouge, dans un mépris total du droit et de toutes les conventions admises par tous les pays. Il ne faut pas être surpris outre mesure si le «Conscience» a été délibérément attaqué par une entité dont les dirigeants n’ont aucune… conscience morale, encore moins un sens de l’honneur et de la dignité humaine. L’objectif recherché à travers cet ignoble assaut est bien évidemment d’empêcher la livraison par ces braves militants d’une aide humanitaire vitale à une population civile palestinienne délibérément affamée par ses bourreaux sionistes. La famine, justement, selon les propres aveux du ministre israélien des Finances, l’extrémiste devant l’Eternel Bezalel Smotrich, est la nouvelle arme de guerre utilisée par l’Etat hébreu dans l’hypothétique espoir de mettre à genoux les Palestiniens. Ce châtiment collectif constitue un déni des conventions de Genève qui interdisent formellement le recours à la famine comme méthode de guerre contre les populations civiles. Affamer délibérément des civils dans ce cas de figure est assimilé, à très juste titre, à un crime de guerre. Mais les sionistes n’en ont cure bien évidemment de toutes ces considérations «terre à terre». Habitués à violer toutes les lois ainsi que les accords pour lesquels ils s’étaient engagés en toute impunité, ils ont imposé un sévère blocus à Gaza. Cela fait plus de deux mois en effet que pas un camion d’aide humanitaire n’a pu pénétrer dans l’enclave palestiniennes sinistrée où plus de deux millions d’individus dont des femmes et des enfants de faim. Des milliers de bambins palestiniens sont victimes de malnutrition sévère et beaucoup d’entre eux en sont morts. Les cris d’alarme se multiplient sur la situation critique dans ce territoire martyr, soumis dans le même temps à l’intensification des bombardements israéliens.
Ce qui se passe à Gaza dépasse, à bien des égards, l’imagination et tout entendement. C’est une concentration de barbarie extrême, de crimes en tout genre, de haine morbide et d’inhumanité sournoise et vicieuse. Un holocauste en règle délibérément orchestré et exécuté par l’entité sioniste contre les populations civiles palestiniennes dans un déni et un mépris total et abject du droit international. L’ampleur de la tragédie n’a pas laissé insensible l’Organisation mondiale de la santé qui a qualifié, jeudi dernier, «d’abomination» la situation à Gaza, exprimant sa colère face à l’inaction pour venir au secours de sa population.
L’odieuse attaque contre les courageux militants du «Conscience» qui ont essayé, au péril de leur vie, de voler au secours d’une population palestinienne en détresse, est un motif valable en principe susceptible d’éveiller la… conscience de la communauté internationale. A quelques rares pays près qui ont osé briser l’omerta, la communauté des nations ne fait pas assez ou très peu pour mettre un terme à ce terrible drame où se mêlent génocides, crimes de guerre et d’effroyables exactions perpétrés par une entité sioniste hors les lois et qui pratiquent délibérément le terrorisme d’Etat.
Un Etat voyou qui n’est pas à son premier méfait du genre comme le prouve l’assaut meurtrier lancé en 2010 par un commando sioniste contre le « Marmara », un navire d’une flottille internationale d’aide humanitaire venant de Turquie pour tenter de briser le blocus israélien imposé à Gaza. Neuf militants avaient été tués par les forces israéliennes. Le triomphe de la justice et l’application stricte de la légalité internationale est l’unique voie passante pouvant inciter l’Etat hébreu à cesser de mener le monde en bateau et faire répondre ses dirigeants de leurs abominables crimes perpétrés contre les Palestiniens. La responsabilité historique de cette nécessité impérieuse incombe à l’ensemble de la communauté internationale dans l’intérêt bien compris de tous les pays. La paix et la stabilité dans le monde en dépendent dans une très large mesure…
C.B.
Patrimoine - «Berbérités, des origines aux influences» de Pierre Gassin Passionnément, le sud tunisien ...
Par Imen ABDERRAHMANI
Il a sillonné la Tunisie du nord au sud, captivant des instants aussi magiques du quotidien tunisien, immortalisant la richesse de son patrimoine. A Kerkennah, il expose actuellement «Berbérités, des origines aux influences». Détails.
Il y a quelques années, Pierre Gassin, photographe français de renom et galeriste, a tout laissé derrière lui, quittant son pays, sa famille et ses amis, poursuivant son rêve. Arrivant en Tunisie, s’installant à Djerba puis à Sfax, sa passion pour la nature et sa quête d’une vie simple et paisible l’ont conduit à Kerkennah où il s’est installé depuis un bon temps. A l’archipel, Pierre Gassin a trouvé tout ce qu’il cherche pour mettre noir sur blanc tant d’idées et de projets qui bouillonnent dans sa tête. Les palmiers qui gardaient l’archipel, les chants des marins, des plats succulents tirés du fond du terroir basés majoritairement et essentiellement sur les produits marins...et un riche savoir-faire ancestral qui fait tourner les têtes. Pour l’artiste qu’il est, Kerkennah a été la muse. Des expositions, des collaborations, des livres d’art portant sur le patrimoine tunisien, les traditions, l’art culinaire, l’architecture traditionnelle... ont depuis son installation à Kerkennah vu le jour.
Porté par ses rêves d’artiste, ayant une vision aussi particulière de l’action culturelle, Pierre Gassin a lancé, il y a juste deux ans, sa galerie d’art où il organise périodiquement des expositions et des rencontres artistiques et culturelles.
« Berbérités, des origines aux influences», la nouvelle exposition que signe Pierre Gassin et qu’il présente à la salle des fêtes Ramla- Kerkennah, transformée à l’occasion en une galerie et un espace pour les festivités marquant la célébration du mois du patrimoine. Elle s’inscrit également dans la continuité avec les projets que mène l’artiste à l’archipel et sa vision culturelle particulière.
Pour une nouvelle lecture
Au total: 45 tableaux capturés entre Kerkennah et les villes et villages du sud tunisien sont visibles sur les cimaises de cette galerie d’art. Ces tableaux constituent une plongée visuelle dans les traditions tunisiennes et une exploration photographique et ethnographique de la mémoire tunisienne vivante. Le voyage que propose Pierre Gassin mène son visiteur à Médenine, Ghomrassen, Chenini, Zammour ou Tamezret, l’invitant à ouvrir l’oeil et à contempler nombreux détails à commencer par ses différents motifs qui ornent divers tissages traditionnels utilisés quotidiennement ou occasionnellement (lors des cérémonies du mariage) jusqu’au mouvement des doigts et traits du visage.
Outre ces villes que le photographe raconte à travers son objectif, l’exposition rend également à Kerkenah, à son patrimoine et à ses habitants qui continuent avec passion à sauvegarder un riche héritage culturel de toute forme de disparition... L’expo est également une invitation à relire autrement le quotidien, à être à l’écoute de la nature, et surtout à penser à la transmission. Seule la transmission pourrait sauver ces traditions de la perdition, de l’oubli. Dans les notes de présentation de cette exposition et également sur sa page officielle sur «facebook», l’artiste-photographe note que le projet est également destiné à la nouvelle génération et que des visites guidées et commentées organisées avec les écoles et la société civile sont à l’ordre du jour de cette exposition visible jusqu’à la fin de ce mois. Il est à noter que cette exposition est organisée avec le soutien notamment de la délégation des affaires culturelles de Sfax, l’Institut Français de Sfax, le Palais de la Photographie, les Editions 55 et la Galerie Gassin à Kerkennah.
I.A.
Affaire de l’envoi des jeunes vers les zones de tension : Le sort flou des combattants tunisiens arrêtés à l’étranger…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Les lourdes peines prononcées à l’encontre des accusés dans l’affaire de l’envoi des jeunes vers les zones de tension relance le débat autour du sort des Tunisiens arrêtés notamment par les autorités syriennes. Où en sommes-nous justement dans cette affaire ?
Le Tribunal de première instance de Tunis a condamné vendredi dernier l’ancien Premier ministre tunisien et dirigeant du mouvement islamiste Ennahdha, Ali Larayedh, à 34 ans de prison pour son implication dans l’envoi de jihadistes tunisiens vers l’Irak et la Syrie quand Ennahdha était au pouvoir en Tunisie. Outre Ali Larayedh, qui fut aussi ministre de l’Intérieur après la révolution de 2011, le tribunal a également condamné Fathi Beldi et Abdelkrim Laabidi, anciens membres des forces de sécurité, à 26 ans de réclusion. Les peines prononcées à l’encontre des huit autres accusés vont de 18 à 36 ans de réclusion. Où en sommes-nous justement dans cette affaire et quel est le sort des jihadistes tunisiens arrêtés notamment en Syrie quand Bachar Al Asssad était au pouvoir ?
Selon la porte-parole du groupe de travail des Nations unies spécialisé dans les activités des mercenaires, le nombre de jihadistes tunisiens dans les zones de tension en 2015 a été estimé à 4000 en Syrie, entre 1000 et 1500 en Libye, 200 en Irak, 60 au Mali et 50 au Yémen. Comment, de fait, ces jihadistes ont été recrutés ?
Selon, également, la députée Fatma Mseddi, ce dossier porte sur quatre volets, à savoir le recrutement des jeunes et leur envoi vers la Syrie avec l’implication de certains Imams tels que Ridha Jaouadi et Habib Ellouze ainsi que des associations. Le deuxième volet concerne la partie sécuritaire ayant assuré l’envoi des jeunes en Syrie et falsifié les passeports. Le troisième volet se rapporte au financement de l’opération, a-t-elle encore expliqué pointant associations, sociétés et partis politiques. Enfin, le quatrième volet de la plainte concerne le lien entre l’envoi des jeunes vers les zones de conflit et les attaques terroristes perpétrées sur le sol tunisien dont, notamment, l’attaque terroriste du Bardo en mars 2015.
Blocage …
L’on sait que depuis la chute du régime de Bachar Al Assad, les contacts entre les autorités tunisiennes et syriennes sont rompus et le sort de milliers de jihadistes tunisiens, notamment ceux arrêtés par l’armée syrienne, reste inconnu. Du coup, c’est l’Observatoire national de défense de la civilité de l’Etat qui a mis en garde contre le retour de ces combattants en Tunisie. Dans un communiqué relayé par Business news, l’observatoire a qualifié la chute de ce régime ainsi que l’avalanche de conflits que connaît le Moyen-Orient de «changement majeur dans la carte de la région, avec l’utilisation d’éléments islamistes extrémistes soumis au projet américano-sioniste désormais clairement dessiné ». L’Observatoire national s’inquiète de la situation dégradée dans la région, où des terroristes mercenaires sont impliqués. Il met en garde contre un retour massif des Tunisiens envoyés en Syrie par des islamistes radicaux tunisiens pour rejoindre l’opposition syrienne affiliée aux différents groupes radicaux. «Maintenant qu’ils ont été libérés des prisons syriennes, l’Observatoire appelle les autorités tunisiennes à faire preuve d’une vigilance extrême quant à leur retour dans le pays et à élaborer des plans judicieux pour les gérer. Non seulement en raison de l’extrémisme religieux violent qu’ils incarnent, représentant une grave menace pour le caractère civil de l’État tunisien, mais également à cause des missions qu’ils pourraient être chargés d’exécuter par des parties colonialistes dominatrices », a conclu le communiqué. Face à un tel danger et pour traiter le phénomène dans la durée, « il semble donc important de compléter les mesures répressives par des mesures aidant les personnes radicalisées à abandonner l’idéologie jihadiste et à se réinsérer dans la société », nous dira l’universitaire Salem Chérif.
M.B.S.M.
Pluviométrie : Les barrages atteignent leur plus haut niveau de remplissage depuis 6 ans
Le niveau de remplissage des 37 barrages a atteint, jusqu’à vendredi 2 mai 2025, 914 millions de m3, et ce, pour la première fois depuis 6 ans, a indiqué le Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la pêche, chargé des Ressources hydrauliques, Hamadi Habaieb.
Dans une déclaration à l’Agence TAP lors d’une visite de travail effectuée, vendredi, au gouvernorat de Kairouan pour prendre connaissance de l’ensemble des projets hydrauliques, il a ajouté que la situation des barrages s’est améliorée et que les dernières pluies qui ont concerné l’ensemble des régions, ont eu un effet positif sur la nappe phréatique ainsi que sur les cultures et les plantations.
Evoquant les projets d’approvisionnement en eau potable dans le gouvernorat de Kairouan, Habaieb a souligné qu’un certain nombre de projets (forage de puits profonds, construction des réserves.) sont, actuellement, en cours de réalisation.
Et de poursuivre que ces projets, qui devraient être prêts avant l’été, visent à réduire les coupures répétitives d’eau.
Envoi des jeunes vers les zones de conflit : 34 ans de prison pour Ali Laarayedh
La cinquième chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme a rendu, ce vendredi 2 mai, son verdict dans l’affaire de l’« envoi de jeunes Tunisiens vers les zones de conflit ».
Les huit accusés, tous en état de détention, ont été condamnés à des peines allant de 18 à 36 ans de prison, assorties d’une mise sous surveillance administrative pendant cinq ans, a indiqué le premier substitut du procureur de la République près le Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, à l’agence TAP.
Selon la même source, les prévenus sont poursuivis pour plusieurs chefs d’inculpation, notamment : La formation d’un groupe terroriste, l'utilisation du territoire national pour commettre des actes terroristes à l’encontre d’un pays étranger et de ses citoyens, ainsi que le recrutement de personnes en vue de commettre des crimes terroristes à l’étranger.
Ils sont, également, accusés d’avoir facilité, légalement ou clandestinement, la sortie du territoire tunisien de personnes dans le but de participer à des actes terroristes, d’avoir incité au départ à cette fin, et d’avoir fourni ou collecté des fonds en connaissance de cause pour financer ces opérations.
Les accusés dans cette affaire ont écopé des peines de prison suivantes :
- Ali Laarayedh, vice-président du mouvement Ennahdha, ancien chef du gouvernement et ancien ministre de l’Intérieur : 34 ans
- Fathi Baldi : 26 ans
- Abdelkarim Laabidi : 26 ans
- Noureddine Gendouz : 36 ans
- Lotfi Hammami : 28 ans
- Hichem Essadi :36 ans
- Sami Chaâr : 18 ans -
- Seifeddine Raies : 24 ans
Ligue 1: 28e journée, première tranche) : L'Espérance remporte le Clasico et fausse compagnie à l'USMonastir
Par Jamel Belhassen
En battant le CSSfaxien à Rades (1-0) grâce à un but de Sasse à la 16e, l'Espérance a fait d'une pierre deux coups. Un nouveau pas vers le titre et deux points de plus que l'USMonastir , tenue en échec au Bardo, par le Stade Tunisien ( 0-0) malgré quelques opportunités nettes ratées notamment en première période. De son côté, l'ESMetlaoui à pris le dessus sur l.O.Beja (2-0) grâce aux buts de Hajji et Sylla. Enfin, l' USBGuerdane a partagé les points avec l'ESZarzis ( 2-2). Belwafi et Yacoubi ont marqué pour les locaux et Snana par deux fois a marqué pour les visiteurs. La seconde tranche de la journée aura lieu demain, dimanche.
J.B.
Selon RSF : Recul de la liberté de la presse en Tunisie et dans le monde
Reporters sans frontières a déposé quatre plaintes auprès de la Cour pénale internationale contre l’entité sioniste, pour avoir pris pour cible les journalistes a déclaré vendredi le responsable plaidoyer au sein de l’organisation Oussama Bouajila. Dans les prochains mois, l’organisation compte poursuivre en justice toutes les personnes impliquées dans la guerre génocidaire contre les habitants de Gaza responsables, en recourant aux instruments juridiques internationaux, a-t-il ajouté.
S’exprimant en conférence de presse, au siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), à Tunis, pour présenter le rapport annuel de l’organisation sur la liberté de la presse et des médias, Bouajila a souligné que la Tunisie a connu une régression en matière de liberté de la presse dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Le pays occupe aujourd’hui le 129e rang, soit une perte de 11 places par rapport à l’année dernière. En général, l’année 2024 a été la plus critique en termes d’indicateurs de liberté de la presse et de possibilités d’exercice du métier à travers le monde.
Selon Oussama Bouajila 80 % des institutions médiatiques tunisiennes sont menacées de fermeture en raison de difficultés financières et de l’absence d’un climat de travail encourageant. Il a, d’autre part, pointé les intrus du secteur qui, selon lui, ont porté atteinte aux fondamentaux du journalisme professionnel et indépendant. Le responsable plaidoyer au sein de RSF recommande de soutenir les médias, moralement et matériellement et de prévoir des plans de sauvetage pour assurer leur pérennité.
Prenant le cas de la Palestine, il a souligné que ce pays constitue une des zones les plus dangereuses pour les journalistes, en raison des agressions sionistes contre la bande de Gaza et du blocus qui empêche la vérité de se répandre. En Jordanie, les indicateurs de la liberté de la presse ont également reculé dans le classement mondial. Le pays qui vient d’adopter une loi limitant les activités des correspondants étrangers sur son sol, se situe, selon le même rapport, au 147e rang, a-t-il indiqué. L’Égypte occupe, quant à elle, la 174e place mondiale en matière de liberté de la presse.
Édito : Faux prétexte -Par Jalel HAMROUNI
Hier à l'aube, l'armée sioniste a lancé une frappe aérienne sur les environs du palais présidentiel dans la capitale syrienne, Damas. Benjamin Netanyahu a déclaré que le raid envoyait un message clair au gouvernement syrien selon lequel «Israël ne tolérerait aucune menace contre les Druzes.»
Cette frappe représente, en termes d’implications, l’une des escalades les plus significatives de l’agression sioniste en Syrie depuis le renversement du régime déchu de Bachar al-Assad le 8 décembre.
Il s’agit d’une menace implicite contre le président Ahmed al-Sharaa et de montrer qu’il n’existe aucune ligne rouge qui dissuaderait l’entité sioniste d’aller trop loin dans son agression.
Le ciblage des environs du palais présidentiel, ainsi que l'investissement de l’entité sioniste dans la situation des Druzes et sa rhétorique continue sur les minorités en Syrie et la nécessité d'un soutien international pour elles, font partie d'une approche plus large, qui cherche à tester la capacité des nouvelles autorités syriennes à agir sous la pression de l'intimidation militaire et morale qu'Israël exerce, et à tester la volonté des Syriens de supporter les coûts d'un projet d'État unifié, à un moment où Israël tente d'utiliser la «question des minorités» comme monnaie d'échange avec Damas.
Cette ingérence sioniste flagrante dans ses affaires internes représente une menace existentielle pour la Syrie en tant qu’entité, et pour le processus de transformation en son sein. En fait, le faux prétexte humanitaire avancé par Netanyahu, à savoir la protection de ses «frères» druzes syriens contre les menaces posées par les groupes armés présents dans le sud de la Syrie, masque mal une réalité plus stratégique qu’humanitaire. Il s'agit en réalité d'un prolongement du processus d'annexion rampante du plateau du Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 et unilatéralement annexé par l’entité sioniste en 1981, annexion non reconnue par le droit international.
L'utilisation de la cause druze comme justification à une nouvelle occupation constituerait un dangereux précédent. Loin de constituer une action désintéressée de protection des droits humains, une telle manœuvre pourrait provoquer un effet domino: une réaction violente de la Syrie, une instrumentalisation par l’Iran ou la Turquie, et une escalade des tensions avec la Russie, présente militairement en Syrie. Pire encore, cela pourrait ouvrir la voie à d'autres puissances pour justifier leurs ambitions expansionnistes sous couvert d'intervention humanitaire.
Sur le plan du droit international, toute avancée militaire sioniste sur le territoire syrien constituerait une violation flagrante de la Charte des Nations unies et des résolutions du Conseil de sécurité. Le droit humanitaire prévoit certes des obligations de protection des civils, mais il ne donne aucun blanc-seing à un État pour occuper militairement le territoire d’un autre, sous couvert de protection. La communauté internationale a la responsabilité de rappeler avec fermeté ce principe fondamental.
Il est évident que l’entité sioniste n’abandonnera pas facilement ses objectifs en Syrie, même s’il est contraint de modifier sa rhétorique ou ses méthodes. Elle cherche à maintenir la Syrie dans un cycle de tension et de pression, lui permettant d’agir avec des coûts régionaux et internationaux minimes.
La sécurité des minorités dans les zones de conflit est un enjeu crucial qui mérite l’attention internationale. Mais la réponse ne peut être ni militaire ni unilatérale. Elle passe par le renforcement des mécanismes multilatéraux, la médiation diplomatique, et l’intervention des organisations internationales neutres.
En définitive, sous prétexte de protéger les Druzes, l’intention de l’entité sioniste d’étendre son emprise sur des territoires syriens constitue une dérive d’extrême gravité. Elle trahit, pour la énième fois, les principes du droit international et menace d’alimenter un nouveau cycle de violence dans la région du Moyen-Orient. Il est de la responsabilité de la communauté internationale, et en particulier des grandes puissances, de dénoncer avec clarté cette tentative d'instrumentalisation et de promouvoir une solution fondée sur la souveraineté et la justice.
J.H.
Ils réclament un lifting du métier : Les odontologues ne veulent plus mâcher leurs «maux» …
Par Hassan GHEDIRI
L’ambiance n’est décidément pas au beau fixe dans les rangs des médecins dentistes. L’humeur est plutôt au mécontentement et à la contestation…
Dans le secteur de la médecine dentaire, beaucoup de praticiens sont en désaccord profond avec l’autorité de tutelle autour des questions qui touchent des aspects fondamentaux de la profession. La tension a été presque palpable dans un communiqué diffusé par la plus haute autorité de régulation du métier de médecine dentaire en Tunisie. Le Conseil national de l’ordre des médecins dentistes de Tunisie (CNOMDT) a en effet décidé de geler la participation de ses représentants dans toutes les commissions ou travaux liés à la médecine dentaire au sein du ministère de la Santé, jusqu’à nouvel ordre. Une décision justifiable selon beaucoup de médecins dentistes en conclave, hier et aujourd’hui, à la faculté de médecine dentaire de Monastir à l’occasion de la 32è édition des «Entretiens odontologiques». Dans son communiqué diffusé le 22 avril dernier, le CNOMDT a tenu à rappeler à qui veut bien l’entendre qu’il demeure la «seule instance légale habilitée à organiser et superviser la profession de médecine dentaire». Un appel à l’ordre qu’il émet après la réunion tenue au siège du ministère de la Santé et qui a été consacrée «au développement du secteur de la médecine dentaire, en présence du doyen de la faculté de Monastir et d’un nombre de médecins et de spécialistes, selon le communiqué du ministère. Le conseil a vu dans cette réunion une «tentative de réforme» menée sans son approbation, considérant qu’elle constitue une «menace grave pour la profession et une violation de ses prorogatives».
Débattre des problèmes de la profession avec le doyen, c’est ce qui a provoqué le mécontentement du conseil de l’ordre et enflammé les discussions dans les groupes de médecins dentistes sur les réseaux sociaux. Etant pourtant dédiée au «suivi des programmes scientifiques et à la célébration du 50è anniversaire de la faculté, comme il est mentionné dans le communiqué du ministère, celle réunion avait débouché sur des décisions qui nécessitent normalement la concertation avec le conseil d’ordre, notamment celles portant sur la spécialisation dans le secteur de la médecine dentaire en Tunisie.
La spécialisation ? Oui, mais !
Le CNOMDT dit rejeter catégoriquement toute tentative d’instaurer de nouvelles spécialisations en médecine dentaire sans étude préalable et sérieuse et sans évaluation des besoins réels du secteur. Dans le même cadre, il trouve absurde le projet de création de ce que devait être une «commission nationale pour la promotion de la santé bucco-dentaire en Tunisie» alors qu’il existe bel et un bien département dédié à cet effet au sein du ministère de la Santé et qui ne demande que d’être réactivé.
Il semble, toutefois, que c’est autour de la question de la spécialisation odontologique qu’il y a une grande mésentente et beaucoup de zones d’ombre à éclaircir. Si dans son communiqué, le CNOMDT insiste sur « e rôle exclusivement académique» de la faculté de Monastir, estimant que cette institution, la seule dans le pays qui dispense une formation en médecine dentaire, doit s’acquitter de sa principale mission de formation des étudiants, son cursus soulève beaucoup d’interrogations. D’aucuns dénoncent, en effet, les ambiguïtés qui entourent aujourd’hui la formation de certaines spécialités très demandées et qui ont complètement bouleversé l’odontologie dans le monde. Cela concerne, essentiellement, l’implantologie qui évolue à un rythme très accéléré nécessitant des connaissances de plus en plus pointues et des matériaux et de matériels très évolués. Rendue inaccessible à tous les étudiants de la Faculté de médecine dentaire de Monastir, cette formation en implantologie tend à se transformer en un business très juteux puisqu’elle est aujourd’hui une discipline que l’on dispense dans le cadre des cycles de formation payante. Sur les réseaux sociaux, les médecins dentistes anciens et nouvellement diplômés de la fac sans une parfaite maitrise de toutes les techniques thérapeutiques implantaires se voient bombardés par les publicités de formation d’implantologie. Ce genre de formation est dispensé au sein même de la faculté de la médecine dentaire de Monastir dans le cadre des certificats d’études complémentaires (CEC). Sur le site web de la faculté est exposée une liste de 14 sessions de formation dont un grand nombre sont dédiées à la chirurgie implantaire, mais, notez-le bien, elles sont toutes payantes. Les frais d’inscription oscillent entre 500 et 4500 dinars.
H.G.
Hajj 2025 : Comment éviter les drames de l’année dernière... ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
10890 pèlerins tunisiens feront le déplacement cette année à la Mecque et avec toute une logistique de nature à leur permettre de s’acquitter de ce rituel. Que prévoit alors le ministère des Affaires religieuses pour éviter les problèmes survenus lors de l’année dernière ?
Intervenant au micro de radio Mosaïque fm, le directeur du Hajj et de la Omra au ministère des Affaires religieuses, Kamel Azzouz, est revenu sur la saison du pèlerinage 2025. On apprend de fait que la Tunisie bénéficie cette année d’un quota de 10.890 pèlerins. Le plus âgé a 92 ans, tandis que le plus jeune en a 23. Revenant, par ailleurs, sur la hausse des coûts du pèlerinage, Azzouz a indiqué qu’elle sera de +3,6 %, portant le prix à 20.700 dinars par personne. Il a expliqué, également, que les hôtels choisis cette année sont situés près de la mosquée Al-Harâm, le sanctuaire de la Kaaba. A noter que le premier vol en direction des lieux saints est programmé pour le 18 mai 2025.
Les Tunisiens gardent toujours cependant en mémoire les douloureux incidents survenus lors de la saison du pèlerinage 2024. Une saison qui aurait fait plus de 550 morts, principalement du fait d’une chaleur extrême dont notamment le décès de 35 pèlerins tunisiens et la disparition de dizaines d’autres qui avaient provoqué la polémique, mettant en cause la gestion de l’événement par les services du ministère des Affaires religieuses.
A l’époque, le correspondant du magazine Jeune Afrique avait, en effet, écrit : « Pour les Tunisiens, rien ne s’est passé comme prévu. Les bus auraient quitté Arafat sans accompagnateur et sans aucun encadrement. Et à l’approche de Muzdalifah, les pèlerins, à moitié endormis et sans repères, auraient été débarqués au milieu de la nuit, loin de tout point de ralliement. Il faisait 57 degrés, des températures exceptionnelles qui ont impacté des individus souvent âgés et porteurs de maladies chroniques nécessitant un suivi, en particulier dans ces conditions extrêmes».
Défis et enjeux ...
Pendant que les autorités religieuses tunisiennes insistent sur la nécessité d’une organisation rigoureuse afin d’assurer le bon déroulement du Hajj et d’éviter les désagréments rencontrés lors de la précédente saison, les pèlerins et leurs proches espèrent que s’acquitter de ce rituel ne tournera pas au cauchemar. A cet effet, Habib Zerwali, guide de pèlerins depuis trois décennies, nous a confié : «Les incidents survenus lors de la saison dernière doivent servir de leçon pour notre ministère des Affaires religieuses afin de mettre en place la logistique nécessaire et prévoir le nombre suffisant d’accompagnateurs d’autant que la météo prévoit cette année des hausses records des températures. Il faut également prévoir un nombre suffisant de médecins et d’infirmiers ainsi que des urgentistes afin de mieux prendre en charge nos pèlerins ».
Dès lors, les ministres de la Santé et des Affaires religieuses ont pris une série de décisions visant à renforcer les préparatifs de la prochaine saison du hadj, selon un communiqué publié par le ministère de la Santé. Les ministères de la santé et des Affaires religieuses multiplient, depuis des semaines, les séances de travail conjointes pour évaluer la mission du hadj 2024 et examiner les mesures nécessaires pour assurer la réussite de la prochaine saison du hadj 2025. Il a été décidé également de doter la mission officielle de quantités suffisantes de médicaments et de matériel médical nécessaires afin de fournir des soins de santé rapides et efficaces.
Une cellule comprenant des représentants de toutes les parties intervenantes ont été mises en place et ce dans le but de collecter et d’actualiser rapidement les informations et de fournir des données précises sur le déroulement du hadj, outre l’affectation d’un porte-parole officiel au bureau des affaires des pèlerins tunisiens pour fournir les informations nécessaires et faciliter la communication avec les médias. Une formation spécialisée sera dispensée aux guides religieux accompagnant les pèlerins dans le domaine des premiers secours afin d’assurer une intervention rapide dans les situations d’urgence, outre la mise en place d’un système numérique comprenant les données personnelles et sanitaires des pèlerins, qui sera utilisé aux Lieux Saints afin d’améliorer le suivi sanitaire.
M.B.S.M.
Au Centre national d’Art Vivant de Tunis-Le Belvédère : Plongée dans l’univers vivifiant d’un artiste singulier
Par Imen Abderrahmani
Le geste spontané, l’esprit libre de toutes les théories, Jaber Al Mahjoub, artiste singulier, a réussi à captiver l’attention, exposant dans les plus célèbres galeries du monde. Toute l’histoire ou presque est à découvrir sur les cimaises de « Dar El Founoun ».
Le Centre national d’Art Vivant de Tunis, « Dar El Founoun » au Belvédère, propose à partir d’aujourd’hui (à 17h00) et tout au long de ce mois une exposition-hommage au peintre et sculpteur tunisien Jaber Al Mahjoub. « Le monde pour tous » ainsi s’intitule ce nouveau rendez-vous apportant des éclairages sur un artiste non-conformiste qui a réussi à se frayer un chemin en Europe et aux Etats- unis d’Amérique, devenant l’un des emblèmes de l’art brut. Une rencontre portant sur le parcours hors-pair de cet artiste sera annoncée dans les prochains jours, accompagnant l’exposition et apportant des éclairages sur quelques phases de sa carrière internationale.
Né en 1938 à M’saken, en Tunisie, Jaber Al Mahjoub a vécu une enfance difficile après avoir perdu son père à l’âge de trois ans et sa mère à l’âge de six ans. Elevé par sa sœur Zina qui n’avait pas des moyens financiers pour l’envoyer à l’école et qui a été bergère, Jaber décide en 1958, alors qu’il n’avait que 17 ans, de quitter la Tunisie pour Marseille où il a travaillé en tant que boulanger avant de s’installer à Paris.
« Doué de ses mains et de sa voix, il façonne des sculptures et en parallèle compose, écrit et interprète des chansons jusqu’à enregistrer deux 45 tours chez Pathé Marconi. Sa carrière artistique prit son essor dans les années 1970. Sculpteur et peintre, il travaille principalement le papier et le collage, acquérant une renommée internationale grâce à des expositions dans des galeries prestigieuses comme l’ « American Center for Art and Culture » à Paris (1977), la galerie » Alif Ba » à Casablanca (1983) et « L’Œil de Bœuf » à Paris (1986) », lit-on sur le site Artsper. « Entre deux pauses, il compose avec soin, passion et rigueur, à partir de papiers mâchés des œuvres en trois dimensions particulièrement singulières, intrigantes et saisissantes. Véritable démiurge, il transpose sa terre au charbon de bois en forme d’oiseau, de poisson ou de fleur. Son métier de boulanger lui offre ce processus qu’il applique dans le champ de l’art : il use d’abord de ses mains pour donner corps à une forme et la faire cuire ensuite la pâte à pain. Il rajoute de la couleur à ses créations artistiques et un sens esthétique aigu », ajoute la même source, décrivant le talent de cet artiste au geste à la fois méticuleux et spontané.
Dans l’au-delà…
Artiste multidisciplinaire, autodidacte, Jaber Al Mahjoub connu dans la scène artistique sous le nom de Jaber a été également boxeur, chanteur, comédien, conteur, clown, jongleur et un « homme-orchestre ». Armé de son luth à trois cordes, il ne tarde pas à jouer quelques notes, à chanter, à improviser des petites et sympathiques histoires, à proposer des sketchs crées à chaud, semant la joie dans les rues de Paris comme dans les nombreuses galeries qui ont accueilli ses expositions célébrant le « flower-power » (Le pouvoir des fleurs).
Citoyen du monde, avec des séjours au Canada, au Maroc, en Egypte, en Arabie Saoudite… sans oublier la France et San Francisco (Etats unis d’Amérique) et d’autres villes européennes où ses œuvres ont été exposées, Jaber Al Mahjoub a pu tout au long de son chemin sortir de la marge pour être l’un des emblèmes de l’art brut, faisant parler de lui et de son art. Son œuvre est à son image: joyeuse, colorée, pleine d’humour et de gaieté… avec des fleurs ici et là, des poissons, un palmier… et un beau soleil.
Son œuvre fait l’objet d’acquisitions dans de nombreux musées dédiés à l’art brut ou l’art outsider à Berlin, Chicago, Amsterdam, Lausanne et Bruxelles. Lauréat du premier prix de peinture aux États-Unis en 1971, Jaber Al Mahjoub est décédé le 21 octobre 2021 à Paris et a été inhumé dans sa ville natale.
L’exposition qui accompagne le printemps et le beau temps se veut une célébration d’une carrière exceptionnelle et un hommage à un artiste très connu à l’étranger, peu connu dans son pays.
I.A.
Festival international du cinéma réalité- Tanger : « Mima » de Dorra Sfar concoure dans la section des écoles
Le court-métrage « Mima », réalisé par la jeune cinéaste tunisienne Dorra Sfar, a été sélectionné pour la compétition des films d’écoles lors de la 4ème édition du Festival international du cinéma réalité, qui se tiendra à Tanger (Maroc) du 14 au 18 mai 2025.
Réalisé en 2024, le court métrage (16 minutes) concourt pour les prix de cette section aux côtés de cinq autres films signés par des réalisatrices et réalisateurs originaires du Maroc, d’Egypte et d’Irak.
Le film « Mima » retrace le retour d’une jeune réalisatrice tunisienne dans sa ville natale pour tourner un film dans la maison où elle a passé son enfance. Elle découvre alors que la maison est mise en vente. Elle est tiraillée entre ses racines et le désir de fuir à nouveau vers d’autres cieux.
Parallèlement à la compétition des écoles de cinéma, le festival organise une compétition professionnelle réunissant 12 films en provenance du Maroc, d’Egypte, d’Arabie Saoudite, de Jordanie, d’Espagne, d’Italie, de Belgique et des Etats-Unis.
Le Festival international de cinéma réalité est organisé par l’association marocaine Les Lions du Nord pour la culture et l’art, avec le soutien du Centre cinématographique marocain et du Conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.
Le programme de cette édition où les Emirats arabes unis sont l’invité d’honneur, comprend également des conférences, des master-class ainsi que des projections des films en compétition dans les différentes sections officielles du festival.
Le Quotidien avec TAP
Ligue 1: Les arbitres de la 28e journée : Naim Hosni pour EST - CSS
La Direction Nationale d'arbitrage a désigné les arbitres qui vont officier les matches de la 28e journée de la Ligue 1. Elle a aussi fait appel à deux referees étrangers pour les matches au Bardo et à Gabes.
Samedi 3 mai 2025
EST -CSS :Naim Hosni
ST- USM: Samir Kazzaz ( Maroc)
ESM -OB :Sofiene Ouertani
USBG ESZ Fraj Abdellaoui
Dimanche 4 mai 2025
CAB- CA :Houssem Boulares
ESS -EGSG :Amir Ayadi
ASS -UST :Amir Loussif
ASG JSO :Mahmoud El Banna ( Egypte)
NB: Tous les matches se joueront à partir de 15h.
J.B.
Pas de tournoi WTA Jasmin Open cette année à Monastir
La WTA a décidé cette année de changer son programme des tournois. Ainsi, après trois éditions, Monastir n'aura de tournoi cette année. Cette joute a été accordée au Brésil. Ce sera le Sao Paolo Open du 8 ai 14 septembre 2025. C'est bien dommage pour la Tunisie et pour la ville de Monastir.
J.B.
















