L’auteur soaudien Oussama Al Muslim invité de Foire internationale du livre de Tunis : Créera-t-il l’engouement à Tunis comme à Rabat et Alger?
Par Imen ABDERRAHMANI
Il a une seule rencontre avec le public, le 1er mai. Invité da la Foire internationale du livre de Tunis (FILT), l’auteur saoudien Oussama Al Muslim porte les espoirs des organisateurs de voir les milliers de lecteurs se bousculer devant les portails du Kram pour une dédicace. Mais qui est-il?
Un vrai phénomène éditorial. Jeune auteur saoudien avec au compteur presque une quarantaine de livres malgré son jeune âge (né en 1977), Oussama Al Muslim crée l’évènement là où il passe, bouleversant les critiques comme les éditeurs.
Invité des salons du livre de Rabat et d’Alger, l’année précédente, l’auteur a réussi à mobiliser les jeunes, drainant les foules à tel point qu’on parlait de files d’attente interminables, de bousculades, d’évanouissements (Eh oui!) et des interventions des forces de l’ordre. Mais qui est cet écrivain phénoménal qui a réussi à attirer les jeunes, à les faire oublier les écrans et les réseaux sociaux, rejetant le mythe de la froideur de la relation entre le livre et la nouvelle génération, la Gen Z?
Agé de 47 ans, le Saoudien est l’un des rares auteurs non-occidentaux influents dans le genre de la science-fiction. Son univers littéraire est fait de sorcières, de monstres et de djinns et ses écrits sont bien dosés de fantasy mélangés avec un zeste de liberté et un brin de mystères à l’orientale... Un savant mélange qui a émerveillé les jeunes en Arabie Saoudie comme ailleurs, trouvant dans ces écrits en langue arabe des échos de Harry Potter et d’autres sagas occidentales. Et c’est cette touche orientale et ses univers mystérieux reprenant des codes de l’imaginaire arabe qui ont permis à cette plume saoudienne de s’imposer. Genre rarement exploré dans les écrits des romanciers arabes ( bien qu’il y ait de belles plumes qui méritent l’attention du lecteur dans le monde arabe, dont nous citons à titre d’exemples Ahmed Mourad (Egypte), Samy Mokkadem, Mansour Chalendi, Malek Ben Ezzedine, Jasser Aid et Zied Bouchoucha qui proposent d’intéressantes aventures, finement écrites dans les différentes collections de «Pop Libris»(Tunisie), la fantasy, nourrie d’une ambiance orientale est le chemin emprunté par cet écrivain saoudien qui cartonne ces dernières années.
Soulevant les passions, suscitant l’engouement, Oussama Al- Muslim a su élargir sa base populaire, profitant des réseaux sociaux avec presque un demi-million d’abonné(e)s sur Instagram sans compter le nombre de vues de ces montages qu’il publie sur TikTok, présentant ses oeuvres ou également annonçant son programme de rencontres comme c’est le cas pour sa rencontre avec les lecteurs tunisiens ou également commentant des détails du quotidien comme la dégustation du thé marocain, lors de sa participation au Salon international de l’édition et du livre de Rabat.
Fuyant l’image classique des écrivains coupés du monde extérieur et retirés dans leur tour d’ivoire, bannissant la communication classique, Oussama Al-Muslim a su intéresser la nouvelle génération. Diplômé en littéraire anglaise, Oussama Al- Muslim a réussi à se frayer un chemin, pour devenir l’une des figures marquantes de la scène littéraire saoudienne et arabe.
L’écrivain et ses oeuvres parmi lesquelles on cite «La peur», «Les Jardins d’Arabestan», «L’épopée des sept mers» seront au coeur de cette seule rencontre-dédicace proposée le 1er mai, entre 15h00 et 17h00. Alors Al- Muslim parviendra-t-il à faire bouger la foire? Nouvelle aventure à suivre!
I.A.
Copa del Rey : Le Barça s’impose au bout du suspense
De l'électricité, un suspense fou, et finalement la délivrance pour le Barça. Les Catalans ont remporté la finale de la Copa del Rey au terme d'un match complètement fou samedi à Séville (3-2). Jules Koundé a inscrit le but décisif en fin de prolongation pour délivrer les hommes de Hansi Flick. Le Real Madrid doit désormais faire un miracle en Liga pour sauver sa saison.
Irrespirable, indécise, presque interminable. Le FC Barcelone a remporté la finale de la Coupe du Roi, au terme d'un match sous haute tension face au Real Madrid (3-2), samedi à Séville. Dominateurs en première période et logiquement devant au score, les Blaugrana ont failli tout gâcher après la pause, en s’endormant un peu trop. Les Merengue sont revenus, grâce notamment à Kylian Mbappé, et sont même repassés devant, avant que Jules Koundé enfile le costume du héros du soir lors de la deuxième prolongation.
Édito : Trump refait les règles... sans lire la notice - Par Jalel HAMROUNI
Le bras de fer commercial entre les États-Unis et la Chine a repris avec une vigueur inquiétante. «America First», version 2025. Le discours de président américain Donald Trump est connu, la stratégie aussi: ériger des barrières pour relocaliser, renforcer la production nationale et créer de l’emploi. En ligne de mire, la Chine, premier fournisseur des États-Unis et puissance rivale dans presque tous les domaines. Trump accuse Pékin de pratiques commerciales déloyales et veut frapper là où ça fait mal.
Mais le projet va bien au-delà de la Chine. Des sanctions ont visé aussi les pays qui importent des biens chinois pour les réexporter vers les États-Unis. Autrement dit, les alliés commerciaux traditionnels de Washington n’ont pas été épargnés.
À première vue, cette stratégie protectionniste pourrait sembler cohérente avec la ligne «America First» que Trump n’a jamais cessé de revendiquer. L’objectif affiché: relocaliser la production, réduire la dépendance aux importations chinoises, protéger l’industrie américaine et créer de l’emploi. Pourtant, les effets de ces mesures risquent fort de se retourner contre les États-Unis eux-mêmes et bien au-delà de leurs frontières.
La Chine, première puissance manufacturière mondiale, n’a pas tardé à réagir. Pékin a, en représailles, taxé les exportations américaines, notamment dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture et les technologies de pointe et a restreint l’accès de certaines entreprises américaines à son vaste marché. Ce jeu de sanctions et de contre-sanctions rappelle la guerre commerciale initiée par Trump lors de son premier mandat, dont les conséquences avaient déjà été sévères: perturbations des chaînes d’approvisionnement, hausse des coûts pour les entreprises et inflation sur les biens de consommation.
Mais le contexte mondial en 2025 est bien différent de celui de 2018. L’économie mondiale sort à peine d’une période de ralentissement post-pandémie, marquée par des tensions géopolitiques multiples, notamment autour de Taïwan et de l’Ukraine, une inflation persistante dans de nombreuses économies avancées, et une défiance croissante vis-à-vis du commerce multilatéral. Dans un tel climat, l’instauration de nouvelles barrières commerciales ne peut qu’aggraver les fragilités existantes.
Les répercussions se font déjà sentir. Plusieurs entreprises américaines ont exprimé leur inquiétude quant à l’augmentation du coût des composants importés, ce qui pourrait se traduire par une hausse des prix à la consommation et freiner la reprise économique. Les marchés financiers ont également réagi avec nervosité, anticipant un possible escalade qui affecterait la croissance mondiale. L’Europe, prise entre deux géants, risque, elle aussi, d’en faire les frais. Certaines entreprises européennes redoutent d’être les victimes collatérales de cette rivalité, en perdant des parts de marché ou en subissant une pression sur leurs chaînes logistiques.
Plus profondément, ce retour au protectionnisme met en péril les principes mêmes du commerce international fondé sur la coopération et la prévisibilité. Il alimente une logique de blocs opposés où chaque nation chercherait à défendre ses intérêts au détriment du bien commun global. Or, dans un monde interconnecté, les grands défis économiques, changement climatique, régulation technologique, sécurité énergétique, nécessitent une coordination internationale, non une fragmentation accrue.
Ainsi, il est essentiel de rappeler que les tensions sino-américaines dépassent le simple champ économique. Elles traduisent une rivalité stratégique de long terme entre deux visions du monde. En cela, la politique commerciale devient un instrument de puissance, voire de confrontation idéologique. Mais si les États-Unis veulent réellement peser face à la Chine, ils doivent le faire en s’appuyant sur des alliances solides et un cadre multilatéral rénové, pas en se lançant seuls dans une croisade tarifaire.
Le monde a changé, et la solution ne viendra ni d’un retour en arrière vers un isolationnisme forcené, ni d’une escalade des sanctions. Il est temps de construire une nouvelle architecture du commerce mondial, plus équitable, plus résiliente, et adaptée aux défis du XXIe siècle. Face à la tentation du repli, l’heure est à la coopération.
Ce bras de fer économique entre les Américains et les Chinois rappelle une réalité incontournable: dans le commerce mondial, il n’y a pas de gagnant absolu. Chaque coup porté à l’autre finit toujours par revenir, d’une manière ou d’une autre.
L’avenir dépendra de la capacité des grandes puissances à renouer le dialogue, à établir des règles équitables et à éviter une nouvelle spirale de sanctions. Car si les logiques de confrontation l’emportent, c’est l’ensemble de l’économie mondiale qui en paiera le prix.
J.H.
Coupe de Tunisie : L'EST, l'USM et l'ESZ premiers qualifiés aux quarts de finale
Par Jamel Belhassen
La première partie des huitièmes de finale de la coupe de Tunisie a vu L'Espérance de Tunis et l'USMonastir se qualifier sans peine, alors que l'ESZarzis a ramené une qualificationde Gabes. Les Sang et Or se sont imposés dans la banlieue sud de Tunis face au CSHLif par ( 4-0), œuvres de Derbali ( 38e), Mouhli (43e) , Maacha ( 49e) et Khoudhai ( 86e). A Monastir, l'Union locale s'est promenée face aux divisionnaires de l'ASJelma (5-0) grâce aux buts de Abdelli (16e), Dridi (38e), Khlifa (45+2), Chikhaoui ( 46e) et Bouattay ( 87e). A Gabes , l'ESZarzis a réussi à prendre l'avantage après la pause par Snana sur penalty ( 65e)avant que Douihech ne double la marque en fin de match (90+4e)(2-0) .Les autres matches du tour sont programmés pour demain et mercredi. Quant au tirage au sort des quarts de finale, il aura lieu demain soir lors de l'émission Dimanche Sports.
J.B.
L’exposition « La Magna Mater de Zama à Rome » : un nouveau tournant dans l’histoire de Carthage et Rome
Une trentaine de pièces archéologiques trouvées lors des fouilles du site archéologique de Zama Regia (Siliana) sera visible du 5 juin au 5 novembre 2025, dans le cadre de la coopération archéologique tuniso-italienne.
En prévision de la tenue de l’exposition archéologique itinérante intitulée « La Magna Mater de Zama à Rome », les artefacts archéologiques qui y seront exposés du 5 juin au 5 novembre 2025, à Rome, ont été transférés en Italie, depuis mars dernier, en vue de leur restauration dans les laboratoires du Parc Archéologique du Colisée.
Des travaux de restauration, des sessions de formation, de recherche et d’étude sont au centre du protocole d’accord autour de cette exposition itinérante qui sera organisée cinq mois durant au « Parco archeologico de Colosseo », à Rome et, par la suite, au « Musée national du Bardo », à Tunis, et ce en partenariat entre l’INP et le Parc archéologique du Colisée.
L'exposition sera composée de 30 artefacts, -faisant partie d’objets archéologiques découverts sur le site de Zama Regia dans le gouvernorat de Siliana-, présentés le 28 février dernier au Musée du Bardo à Tunis, par l’Institut national du patrimoine (INP) qui avait dévoilé un échantillon d’objets mis à jour sur le site de Zama et les résultats scientifiques des fouilles réalisées sur des étapes à partir 1996.
Les artefacts qui seront exposées à Rome sont composés de sculptures et d'instruments rituels utilisés dans les rites religieux à l'intérieur des temples antiques. Ces artefacts font partie d’une large collection datant de différentes époques, -avant et après J.C-, composée de temples et de lieux de culte et qui témoignent de la richesse de la vie religieuse, culturelle et sociale dans l’ancienne Zama.
Lors de la présentation de ces pièces de haute valeur archéologique et scientifique au Bardo en février dernier, le Directeur Général de l’INP a déclaré, rassurant les Tunisiens qu’ « avant leur transfert de Tunis vers Rome, tous les objets archéologiques à exposer seront couverts par une assurance internationale d’une valeur de 3,4 millions d’euros »
Une équipe de l’INP à Rome
Dans son intervention, jeudi, au Musée du Bardo, à la deuxième et dernière journée d'études sur les missions archéologiques tuniso-italiennes, Sondess Douggui-Roux, chargée de recherche à l’Institut national du patrimoine (INP), a annoncé qu’une équipe de conservateurs est partie à Rome « depuis le 10 mars dernier pour effectuer un plan de travail et de restauration des œuvres » à exposer.
Elle a rappelé la convention cadre signée en septembre 2024, entre l’INP et le Parc archéologique de Rome, suivie d’une autre convention-cadre, signée en février 2025, autour de cette exposition de trente œuvres provenant du site de Zama, -fruit de trente ans de fouilles par les équipes des deux institutions.
« Cette convention sera suivie d’une deuxième convention qui a pour objectif le site lui-même, notamment une zone où les fouilles ne sont pas achevées », a encore annoncé, la spécialiste du monde punique à l'époque hellénistique et de l'histoire de l'art, responsable scientifique du gouvernorat de Siliana. Elle a souligné « un travail d’urgence à effectuer » sur cette zone, en commençant par « la restauration et la consolidation » de ses composantes.
La chercheuse a présenté un vaste projet de partenariat entre l’INP et le parc archéologique de Rome autour du site de Zama Regia, qualifiant un « site majeur du gouvernorat de Siliana, connu par son histoire riche romaine mais aussi médiévale et avant tout la période préromaine numide et punique ».
« Ce projet réfléchi et effectué après la visite du Directeur Général de l’INP, Tarek Baccouche, au site de Zama, a-t-elle dit, où il a pu constater de près la richesse du site, des réserves et du site lui-même résultat de recherches effectuées de 1996 jusqu'au 2016. ». Baccouche « a souhaité même une stratégie de travail bien claire, pour mettre en valeur et surtout faire sortir Zama non seulement sur le plan national mais aussi international, dans le domaine scientifique, culturel et touristique.
« Pour l'INP, l'intérêt est d'investir non seulement dans les fouilles, mais surtout dans la mise en valeur de ce qui a été trouvé, à Zama, il fallait qu'elle devienne à côté de Carthage partout dans le monde », comme l'a affirmé Sondess Douggui-Roux.
Le Président de la République préside la cérémonie de réouverture de la maison de la culture Ibn Khaldoun
Le Président de la République, Kais Saied, a présidé, vendredi soir, la cérémonie de réouverture de la maison de la culture Ibn Khaldoun, à Tunis, un établissement dont il a ordonné la restauration, indique un communiqué de la présidence de la République publié dans la nuit de vendredi à samedi.
Le Chef de l'Etat avait ordonné la réalisation de travaux de rénovation de cet espace culturel au cœur de la Capitale.
La réouverture de la maison de la culture Ibn Khaldoun a coïncidé avec l'ouverture de la 39ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT) qui se tient du 25 avril au 4 mai 2025 sous le slogan « Lire pour construire ».
Le Président de la République donne le coup d’envoi de la Foire internationale du livre de Tunis
Le président de la République, Kais Saied, a présidé hier, le vendredi, au parc des expositions du Kram, l’ouverture de la 39ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT), qui se tient du 25 avril au 4 mai 2025 sous le slogan « Lire pour construire ».
Le chef de l'Etat a été accueilli par la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, le gouverneur de Tunis, Imed Boukhris, ainsi que par le directeur de la Foire, Mohamed Salah Kadri, qui l’ont accompagné dans sa visite des différents pavillons. Plusieurs ambassadeurs et représentants de missions diplomatiques accrédités en Tunisie étaient également présents pour son accueil.
Le Président de la République a entamé sa visite par l’exposition du caricaturiste Aly Abid, composée d'une série de caricatures représentant de grandes personnalités arabes, ainsi que des dessins à forte charge patriotique.
Le président s’est ensuite rendu au pavillon du ministère des Affaires culturelles, où il a pris connaissance de plusieurs documents mettant en valeur l'importance de la calligraphie arabe et les efforts entrepris par le ministère pour restaurer les manuscrits anciens, rappelant à cette occasion le projet de création d'un centre international des arts de la calligraphie, ainsi que le lancement de clubs de calligraphie dans les établissements scolaires, pour initier les jeunes à cet art.
Le chef de l'Etat s'est par la suite rendu au pavillon de la République populaire de Chine, invitée d’honneur de cette 39ème édition, où il a été accueilli par l’ambassadeur de Chine à Tunis, Wan Li, et plusieurs participants chinois. Le président a assisté au lancement officiel des activités du pavillon chinois et a consulté plusieurs ouvrages traduits du chinois vers l'arabe.
Le président de la République a ensuite parcouru les stands de nombreux pays frères et amis. Il a également pris connaissance des contenus présentés par plusieurs institutions publiques, notamment le ministère de l'Education, dont les représentants lui ont présenté plusieurs publications en braille éditées par le Centre National Pédagogique.
Kais Saied a pris connaissance d'un modèle d'atelier numérique organisé par le Centre national des technologies en l'éducation (CNTE) à travers notamment l'application « Kahoot » permettant à des élèves issus de différentes régions de Tunisie de participer à distance à une activité interactive autour de l’usage responsable de l’intelligence artificielle.
Il a ensuite visité le stand de l'Agence Tunis Afrique Presse (TAP), où il a consulté une collection du fonds documentaire dont regorge la photothèque de l'agence. Il a souligné l’importance d'achever le projet de numérisation des archives photos, rappelant le rôle historique et national de l'agence depuis sa création. A cette occasion, il a évoqué les grandes étapes de l’évolution de l’agence TAP en matière de fonctionnement et de diffusion, et a pris connaissance des dernières publications de la rédaction exposées au stand. Il a également visité le stand de « Dar Assabah » et de « la SNIPE-La Presse », où il a consulté un ensemble de documents et d'articles retraçant les principales étapes de l'histoire des deux institutions.
Le chef de l’Etat a poursuivi sa visite en s’arrêtant sur plusieurs autres stands d'exposants, où il a consulté des chefs-d'œuvre de la littérature classique, tels que « La Muqaddima » (Les Prolégomènes) et « Kitab al-‘Ibar » (Le Livre des exemples) d'Ibn Khaldoun, ainsi que les dernières parutions dans les domaines de la pensée et de la littérature.
Il a également visité les stands du Centre de publication universitaire (CPU), de l'Université de La Manouba, de la Poste tunisienne et des Nations Unies, avant de se rendre au pavillon du ministère de la Défense nationale, où il a pris connaissance des activités du ministère ainsi que des photos, publications et actions menées par ses différentes structures, telles que le Centre national de la cartographie et de la télédétection ainsi que la Direction du patrimoine, de l'information et de la culture.
Au terme de sa visite, le président de la République s'est rendu à l’espace destiné aux enfants, où il a assisté à une prestation musicale de la chorale de l’école « Ennour » pour les enfants malvoyants.
La 39ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis, ouverte depuis vendredi après-midi au public jusqu'au 4 mai 2025, au Parc des expositions du Kram, accueille 313 exposants et propose plus de 110 000 titres. Elle réunit également 183 penseurs et intellectuels, dont 50 auteurs et écrivains de divers pays, parmi lesquels le romancier libyen Ibrahim Al-Kouni, la traductrice et écrivaine franco-algérienne Souad Labbize, l'écrivain yéménite Habib Abdulrab Sarori, ou encore l'auteur saoudien Oussama Muslim, aux côtés de nombreuses figures de la pensée et de la littérature arabe et internationale.
Le Quotidien avec TAP
Ligue des champions d’Afrique : Al Ahly éliminé, Sundowns et Pyramids en finale
Donné favori pour aller en finale, Al Ahly du Caire a été éliminé par les Sud-Africains de Sundowns, tombeurs de l’Espérance sportive au tour précédent. Pourtant, les Egyptiens, qui ont préservé leurs chances à l’aller (0-0), pensaient avoir fait le plus dur lorsque leur attaquant Tahar Mohamed Tahar a ouvert le score. Ils ont mené au score jusqu’aux arrêts du jeu et tenaient la qualification en finale en main lorsque leur défenseur Yasser Ibrahim a tout gâché en marquant contre son camp. Avec ce but marqué à l’extérieur, Sundowns a arraché in-extremis sa place en finale.
Dans l’autre demi-finale, qui opposait également un club égyptien, Pyramids, à un club sud-africain, Orlando Pirates, le suspense a plané jusqu’au bout. Les Egyptiens, menés au score à deux reprises, ont su coller au score pour s’imposer (3-2) grâce au but de Fiston Mayele à la 84’.
En finale, on aura une belle affiche entre un ancien vainqueur, le Mamelodi Sundowns, et un néophyte aux dents longues, le Pyramids FC.
K.Z.
Tournoi de Madrid 1/32e : Ons Jabeur perd devant Moyuka Uchima(1-2) et quitte vite la scène
Par Jamel Belhassen
La Tunisienne Ons Jabeur , 28e au classement WTA a ouvert dans le tournoi de Madrid aujourd'hui face à la Japonaise Moyuka Uchima, 56e. Les débuts de Ons étaient réussis avec une victoire au premier set ( 6-4) avant de baisser pavillon au second où elle a subi le jeu de son adversaire pour céder (3-6). Le troisième était décisif pour départager les deux protagonistes. Après une avance de la Japonaise (1-3), Ons est revenue à (3-4) puis à (4-5) tentant de renverser la tendance en sa faveur vainement, perdant le set (4-6). Elle quitte prématurément le tournoi de Madrid qu'elle a remporté dans un passé pas lointain quant elle était au sommet de sa forme. Dommage.
J.B.
Coupe de Tunisie- programme des huitièmes de finale
La Direction Nationale d'arbitrage a annoncé les noms des arbitres qui dirigeront les matches des huitièmes de finale de la coupe de Tunisie de football qui se joueront ce week-end et mercredi prochain. En voici les détails :
Samedi 26 avril 2025 - 14h30
ASG- ESZ : Hamza Jaied
CSHL- EST :Seif Ouertani
USM- ASJelma :Mohamed Aguel
Dimanche 27 avril
USBG- CSS :Haythem Trabelsi
EGSG- ASS :Amine Fegaier
CA -CSMsken :Houssem Ben Sassi
JSManouba- ST :Sofiane Ouertani
Mercredi 30 avril 2025
JSK ESS : Khalil Jery
J.B.
Projet de loi portant sur les augmentations des droits douaniers en Libye : Quel impact sur l’économie tunisienne ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le projet de loi portant sur l’augmentation des droits douaniers en Libye à 26 pays dont la Tunisie montre que l’Ordre commercial mondial est chamboulé depuis que les USA ont déclenché la guerre de taxation. Comment la Tunisie peut protéger ses intérêts ?
Selon le texte officiel consulté par l’agence utellienne «Agenzia Nova», la proposition du ministère de l’Economie et du Commerce du Gouvernement d’unité nationale (GUN) de Libye transmise au Conseil des ministres prévoit une taxation variable entre 10 et 25 pour cent en fonction du pays d’origine.
Le document, signé par le ministre Mohammed al-Huwaij, justifie la mesure comme une initiative visant à «protéger les produits locaux», à encourager la production industrielle nationale et à réduire la dépendance aux importations. L’intervention fiscale n’est cependant pas encore opérationnelle : il s’agit d’une proposition qui devra être discutée et approuvée par le Conseil des ministres pour entrer en vigueur.
Cette décision, précise la note, s’inscrit dans un contexte d’instabilité régionale et vise à rééquilibrer la balance commerciale de la Libye. Selon les documents joints à la proposition – également examinés par « Nova » – la taxe s’appliquerait à une large gamme de produits commerciaux et industriels. Les pays soumis à l’impôt comprennent également l’Allemagne (19 %), la France (19,6 %), la Grèce (21 %), l’Espagne (21 %), la Turquie (20 %), l’Égypte (14 %), la Tunisie (20 %), la Chine (17 %), les États-Unis (21 %). Et lorsqu’on sait que les exportations tunisiennes vers la Libye ont enregistré une croissance annuelle significative de 18,75 % entre 2020 et 2024, l’on comprend les effets d’une telle augmentation des droits de douanes sur l’économie tunisienne. Interrogé, justement, à ce sujet, l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi, estime que «les exportations vers la Libye, estimées à 2.5 milliards de dinars, pourraient être réduites de 15 à 25 % à cause de la hausse des prix des produits made in Tunisia générée par cette nouvelle imposition douanière d’où l’urgence de la mise en place de mesures de nature à rendre notre économie plus compétitive. En d’autres termes, la Tunisie doit anticiper tout changement de l’Ordre commercial mondial en protégeant ses intérêts».
Risques pour les petites économies …
Depuis le déclenchement par le président américain, Donlad Trump, de cette guerre portant sur l’augmentation des droits de douane, tous les spécialistes sont unanimes quant à l’impact de cette escalade des tensions commerciales sur les économies les plus pauvres et les plus vulnérables. A cet effet, l’expert Mohamed Salah Jennadi nous a confié : «On assiste aujourd’hui un peu partout à des annonces de relèvement des droits de douane. «Dans cette compétition, les pays les plus pauvres sont les plus mal lotis et les moins à même de se défendre. Ces droits de douane vont également faire chuter la production. Certaines commandes en provenance des pays importateurs peuvent être annulées. Cela a de graves conséquences pour les populations les plus pauvres. Les gouvernements de leurs pays manqueront de recettes en devises pour offrir des services de base adéquats en matière de santé, d’éducation, et d’autres domaines importants». Comment, de fait, un pays comme la Tunisie peut protéger son économie ?
Selon, notre expert : «Il faut renforcer dans un premier temps le dialogue avec l’Union européenne qui reste le principal partenaire commercial de la Tunisie, absorbant environ 70% de nos exportations et ce dans le but de maintenir les règles qui régissent jusqu’ici les conventions qui nous lient aux Européens. Nos autres partenaires comme les USA voire nos voisins libyens, algériens et marocains, j’estime que des privilèges vont être accordés à la Tunisie».
M.B.S.M.
Le manque de perspectives démotive les compétences et freine l’industrie … : Et si on changeait de cap ?
Par Hassan GHEDIRI
La désindustrialisation de la Tunisie caractérisée par une baisse de la part de l’industrie manufacturière dans le PIB national, exige une réorientation des choix stratégiques…
Chaque année, près de 12 mille ingénieurs et plus de 60 mille diplômés de l’enseignement supérieur sortent des universités tunisiennes, dont un grand nombre dans les domaines des technologies de l’information, de l’électronique, de la mécanique et de l’énergie. Le pays compte également une trentaine d’établissements d’enseignement supérieur spécialisés en ingénierie, dont l’École Nationale d’Ingénieurs de Tunis (ENIT), reconnue à l’échelle régionale. Malgré ce réservoir de compétences, la Tunisie fait face à un paradoxe inquiétant qui est la fuite des cerveaux. Environ 3 mille ingénieurs quittent en effet le pays chaque année, attirés par les opportunités offertes à l’étranger, en particulier en Europe et dans l’Amérique du Nord. Un phénomème dont les causes sont désormais connues par tous, en l’occurrence les obstacles réglementaires, le manque de perspectives professionnelles et l’insuffisance de débouchés industriels à forte valeur ajoutée.
C’est dans l’objectif d’inverser cette tendance que s’inscrivait l’initiative de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) en collaboration avec l’agence allemande de la coopération internationale (GIZ) visant à promouvoir les secteurs promoteurs et économiquement très porteurs sur lesquels la Tunisie doit miser pour freiner le processus de la désindustrialisation et créer une dynamique de développement à forte intensité technologique.
À l’heure où la Tunisie tente avec beaucoup de difficultés à repositionner son économie sur des bases solides et durables, le document intitulé Guide d’idées de projets porteurs recense une quarantaine d’initiatives industrielles innovantes et durables, pensées pour accompagner la transition économique du pays vers une industrie plus compétitive, plus verte et plus connectée. La dynamique de désindustrialisation observée depuis plus d’une décennie, marquée par une baisse de la part de l’industrie manufacturière dans le PIB national, invite aujourd’hui à repenser les choix sectoriels. L’accent est mis sur des créneaux technologiques, circulaires et à forte valeur ajoutée, capables de générer de l’emploi qualifié, d’augmenter les exportations et de réduire la dépendance aux importations.
Créneaux technologiques
Parmi les projets mis en avant, les technologies liées à l’électromobilité et à la robotique industrielle occupent une place de choix. La fabrication de bornes de recharge pour véhicules électriques, le montage de batteries lithium ou encore la production de drones et de robots industriels s’inscrivent pleinement dans les grandes transitions mondiales. Ces créneaux combinent innovation, utilité publique et forte demande régionale. De même, le textile technique, bien au-delà du prêt-à-porter traditionnel, se réinvente avec des projets autour des textiles non-tissés pour l’industrie ou la santé, des vêtements techniques ou encore des chaussures de sport haut de gamme destinées à l’export.
L’économie circulaire, autre pilier de cette stratégie, inspire une série de projets allant du recyclage du cuir et du verre à la production de sacs biodégradables à base d’amidon. Ces solutions écologiques répondent non seulement à une conscience environnementale croissante mais aussi aux nouvelles exigences des marchés européens. Le secteur du bâtiment n’est pas en reste avec des matériaux innovants et durables comme les briques en terre crue ou le plâtre médical, adaptés aux réalités climatiques tunisiennes. L’agroalimentaire, quant à lui, offre des perspectives inédites à travers l’exploitation intelligente de ressources locales comme la figue de barbarie ou les dattes. Le développement de produits dérivés à usage cosmétique, thérapeutique ou nutritionnel permet à beaucoup de cultures ancestrales de bien se positionner sur les marchés local et à l’international. Pour soutenir ces initiatives, l’Etat tente de remédier aux dysfonctionnements et d’enlever les entraves à travers les réformes et la mise en place des mécanismes d’accompagnement et d’aides à l’investissement. Certaines primes peuvent couvrir jusqu’à 50 % de l’investissement initial pour certains projets innovants ou technologiques, en plus d’exonérations fiscales et d’un accès facilité à des dispositifs de financement. Il tâche également à simplifier l’accompagnement des porteurs de projets par les différents organismes publics et privés, de centres techniques et de pépinières d’entreprises. Le guide de l’APII expose ainsi les bons leviers d’investissement qui intègrent les tendances de l’industrie 4.0, de l’économie verte et des technologies propres, par le biais desquelles la Tunisie peut redevenir un acteur industriel de premier plan en Méditerranée et en Afrique.
H.G.
Renversement de tendance et accroissement du produit net bancaire, Maitrise des charges d’exploitation bancaires et non bancaires
Au cours du premier trimestre de l'année 2025, la STB Bank a vu l'encours des dépôts de sa clientèle progresser de 110 millions de dinars, une augmentation constatée, outre la mobilisation des dépôts traditionnels sous forme de l’épargne, au niveau des dépôts à terme et qui correspond essentiellement à des renouvellements mais à des conditions tarifaires plus compétitives.
Les ressources d’emprunt se sont élevées à 571,9 millions de dinars à fin mars 2025, en régression de 77,0 millions de dinars ou 11.87% par rapport à leur niveau à fin mars 2024.
Pour ce qui est de l’activité de financement, l’encours des créances sur la clientèle a connu une légère baisse confirmant le choix de la Banque d’une politique sélective et prudente de distribution des crédits et d'une manière générale d'assainissement du portefeuille engagements. Toutefois, force est de souligner que la Banque a approuvé courant le trimestre en cours, une enveloppe importante de nouveaux financements au profit notamment de certaines relations publiques, qui sont en phase de mise en place.
Par ailleurs, la Banque affiche, au premier trimestre, une forte croissance de 375 millions de dinars ou 9,7% de l'encours du portefeuille titres pour s’élever à 4,2 milliards de dinars. La majeure partie de cette enveloppe additionnelle est constituée de Bons de Trésor Assimilables (BTA) en tant que portefeuille investissement, ce qui témoigne du rôle toujours important de la Banque en matière de financement de la dette publique.
L’évolution des indicateurs bilanciels sus énumérés, conjuguée à la baisse de plus en plus significative du recours de la Banque aux ressources monétaires a permis à la Banque de confirmer l'amélioration continue et le respect des seuils réglementaires de la BCT des ratios de transformation (LTD) et de liquidité (LCR) avec des niveaux très confortables, offrant un potentiel de plus en plus élevé pour développer l’activité de crédit.
Coté indicateurs de rentabilité, la politique adoptée en matière de mobilisation des ressources centrée autour des dépôts de la clientèle à faible rémunération a permis de stabiliser les charges y afférentes, lesquelles ont été ramenées de 187 MD à 185 MD. Cette situation a été également acquise grâce à l’important recul des charges décaissées au titre du refinancement sur le marché monétaire (-41%).
Néanmoins, la marge nette d’intérêt globale a accusé une diminution sous l’effet de la baisse de l'encours moyen des crédits et la constatation de l’impact du rabattement d’intérêt en application de l’article 412 de la loi 2024-41.
Quant aux commissions nettes, une quasi-stagnation de leur volume à 30 MD a été constatée tenant compte de la gratuité de certains services décidée par la BCT et de l’impact de la diminution des commissions sur chèques (-1,2 MD) .
Pour ce qui est des revenus du portefeuille titres et opérations financières, une augmentation de 29,4 MD ou 45% à 94,8 MD a été affichée et provenant notamment des placements en bons de trésor et emprunt national.
Les éléments sus indiqués ont permis à la Banque de renverser la tendance de son produit net bancaire qui a connu une amélioration de 7,6 millions de dinars ou 4,75% pour atteindre 167 MD au premier trimestre de l’année 2025.
Quant aux charges opératoires, elles ont baissé de 1,5 millions de dinars ou 2% pour s'établir à 80,9 millions de dinars à fin mars 2025 s’expliquant essentiellement par la diminution des frais de fonctionnement de 2,4 MD pour se situer à 22,8 MD au terme du premier trimestre 2025 témoignant des efforts déployés par la Banque pour la maitrise des charges opératoires et plus généralement pour l'amélioration de ses ratios de productivité.
Le coefficient d’exploitation s’est amélioré par conséquent, se situant à 48.34 % au terme du premier trimestre 2025 contre 51.63 % une année auparavant.
Editorial : A cœur vaillant rien d’impossible
Par Chokri Baccouche
Le syndrome protectionniste de Trump fait des émules, décidément, dans un pays qu’on croyait lié au nôtre par des liens de «fraternité» historique. Selon l’agence de presse italienne Nova, le ministère libyen de l’Économie et du Commerce, relevant du gouvernement d’union nationale d’Abdul Hamid Dbeibah, a soumis au Conseil des ministres un projet de décret visant à instaurer de nouveaux droits de douane sur les marchandises importées de 26 pays, dont la Tunisie qui se verra infliger un taux de 20%. Les responsables libyens présentent cette mesure comme une initiative visant à «protéger les produits locaux, encourager la production industrielle nationale et réduire la dépendance aux importations ». Ils la justifient également par «l’incapacité de la Libye à accéder à des accords de libre-échange multilatéraux comme l’Union douanière européenne ou la Zone arabe de libre-échange ».
Même s’il n’est pas encore entré en vigueur, le projet lié à cette mesure fiscale a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Très remontés, certains internautes ont appelé les autorités tunisiennes à prendre des mesures similaires alors que d’autres ont sévèrement critiqué «l’ingratitude» des responsables libyens pour avoir oublié dans leur démarche les «liens historiques unissant les deux pays » et surtout, surtout, la «solidarité agissante exprimée par la Tunisie à l’égard du peuple libyen durant les différentes crises qui ont secoué la Libye, notamment après la chute du régime de Kadafi. Si ce projet venait à être officiellement adopté, il porterait immanquablement un coup dur aux échanges commerciaux bilatéraux et, par ricochet, aux économies très imbriquées et interdépendantes des deux pays. Dans la pratique, nombre d’entreprises tunisiennes qui réalisent avec notre voisin du Sud la part la plus importante de leur chiffre d’affaires risquent d’en faire les frais et subir de plein fouet les effets pervers de cette mesure fiscale actuellement en gestation. A l’échelle macroéconomique, l’imposition par l’ancienne Jamahiriya de droits douaniers pour les produits tunisiens va porter préjudice à la balance commerciale tunisienne qui traine déjà un grave déficit.
Par les temps qui courent, il n’y a pas de «fraternité» qui vaille. L’époque des relations qu’on croyait immuables et que rien ne pourrait «logiquement» altérer est bel et bien révolue. Les relations entre les Etats sont régies en effet et de plus en plus par les seuls intérêts. La décision libyenne est peut-être discutable et a froissé les sentiments de certains de nos concitoyens mais elle doit être interprétée, malgré tout, comme un acte de souveraineté nationale. Chaque pays a, en effet, le droit de prendre les mesures qu’il juge nécessaires pour préserver ses intérêts. Rien ne sert donc de se plaindre et de se lamenter car on va devoir, d’une manière ou d’une autre, composer avec les probables aléas que va imposer ce projet. En clair, nous devons nous préparer à l’avance pour faire face à tous les scénarios. Cette nouvelle donne doit impérativement inciter nos décideurs à explorer d’autres voies, des horizons nouveaux et envisager de nouvelles alternatives à même de préserver nos intérêts et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour l’économie. Le monde est grand comme on dit et les opportunités pour tisser des relations commerciales et établir des relations de partenariat avec les pays d’Asie, de l’extrême Orient ou d’Amérique du Sud foisonnent. Elles sont nombreuses et intéressantes à plus d’un titre. Il faut juste se donner la peine de baliser le terrain et d’agir en conséquence pour en tirer profit. La concrétisation de cet objectif salvateur dépend bien évidemment de notre capacité d’adaptation à un environnement économique international de plus en plus concurrentiel et qui se distingue par son hostilité croissante. Bref, un redéploiement total est nécessaire doublé d’un changement de mentalité qui doit animer l’action future de nos acteurs économiques qui doivent faire preuve d’audace, créativité et agressivité pour conquérir de nouveaux marchés. Le rôle de catalyseur incombe bien évidemment à l’Etat qui se doit d’accompagner ce mouvement d’ensemble par des mesures d’encouragement des investissements et de facilitation des procédures administratives dont les lourdeurs actuelles constituent un obstacle pour toutes les bonnes initiatives. Certes, le challenge ne sera pas une sinécure mais il reste tout de même largement à la portée pour peu de s’en donner les moyens et de s’y mettre sans plus tarder. A cœur vaillant rien d’impossible.
C.B.
La Roumanie pour la 1ère fois à la Foire du livre de Tunis et voici son programme
La Roumanie participera, pour la première fois, à la Foire internationale du livre de Tunis (FILT, 25 avril-4 mai 2025), avec une programmation littéraire ouverte sur le monde intitulée « Ecrivains et livres roumains sans frontières ».
Le programme s’ouvrira le 25 avril par une rencontre avec l’invitée d’honneur de la Roumanie à la 39ème édition de la FILT, Magda Cârneci, poétesse, romancière, essayiste et historienne de l’art, réputée pour son apport à la diffusion de la francophonie en Roumanie.
Elle participera au colloque sur la production des contenus culturels et la transition numérique, aux côtés notamment de Liviu Sebastian Jicman, directeur de l’Institut culturel roumain. Elle sera présente également dans le cadre d’une rencontre d’auteur le 26 avril pour un débat avec des enseignants et étudiants autour de la poésie roumaine.
Le 28 avril, le poète et traducteur tunisien Adam Fethi sera l’invité du stand roumain pour une rencontre-débat sur la traduction, ses opportunités et ses défis.
Pour les personnes intéressées par l’apprentissage de la langue roumaine, une rencontre est prévue le 29 avril avec Raluca Dimian, professeure au lectorat de langue roumaine à l’Institut Bourguiba des langues vivantes.
Les représentants des Conseils nationaux des recteurs de Roumanie seront présents les mercredi 30 avril et jeudi 1er mai pour fournir des informations sur les études en Roumanie.
Enfin, les 2 et 3 mai, Maria Zaibi, peintre et créatrice de vêtements populaires roumains, présentera l’art et la culture populaire roumaine.
















