Les steppes tunisiennes entre histoire, mémoire et recherche scientifique, au coeur d'un colloque international à Sbeïtla
Les travaux du huitième colloque international sur l’histoire des steppes tunisiennes ont démarré se clôturent aujourd’hui. Organisé dans le cadre de la 34ème édition du Mois du Patrimoine, l’événement a démarré le 8 mai 2025, avec la participation de nombreux chercheurs et intervenants de Tunisie, ainsi que de plusieurs pays maghrébins et européens.
Le colloque est organisé par le ministère des affaires culturelles, l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC), en collaboration avec la délégation régionale des affaires culturelles dans le gouvernorat de Kasserine.
La séance d’ouverture qui a réuni de nombreux universitaires et de spécialistes dans les domaines de la recherche historique, anthropologique et sociale, s’est déroulée en présence notamment de Hatem Dalleli, délégué régional des affaires culturelles dans le gouvernorat de Kasserine et Hatem Riahi, délégué de Sbeitla, rapporte l’AMVPPC sur sa page officielle.
En guise d’introduction, le professeur Lotfi Naddari a souligné l’importance de cet événement scientifique pour promouvoir les échanges de savoirs et d’expériences, mettant l’accent sur la nécessité de développer la recherche sur l’histoire des steppes, afin de mieux comprendre leur histoire.
Prenant la parole (au nom du directeur général de l’INP), Mounir Fantar directeur de la coopération internationale, de la formation et de la publication à l’INP a souligné l’importance de ce colloque scientifique en tant que plateforme de dialogue académique et de réflexion collective autour de l’histoire des steppes. Il a appelé à soutenir les recherches pluridisciplinaires permettant de mieux comprendre les transformations économiques, sociales et culturelles qu’a connues la région.
Intervenant au nom de la directrice générale de l’AMVPPC, Daouda Sow, directeur des études, de la programmation et de la coopération internationale à l’AMVPPC a mis l’accent sur l’apport académique historique de ce colloque depuis sa première édition en 1998, mettant en exergue l’importance stratégique de la région des steppes tunisiennes, non seulement comme zone de passage historique, mais aussi comme territoire vital ayant largement contribué à la formation des spécificités de la civilisation tunisienne et méditerranéenne. Il a ainsi relevé que le patrimoine ne constitue pas seulement un élément de la mémoire collective, mais représente un levier de développement à valoriser face aux enjeux contemporains tels que les changements climatiques, l’identité et le déséquilibres en matière de développement.
Les travaux de cette rencontre scientifique qui se clôturent aujourd’hui a vu la présentation d’une série de communications et de débats académiques, en vue de contribuer à une meilleure compréhension de l’histoire des steppes et à l’élaboration d’approches scientifiques novatrices en rapport avec le patrimoine et le développement.
Le Quotidien avec TAP
El Jem, aujourd’hui et demain, en temps des romains
La 8ᵉ édition du festival « Thysdrus – Les journées romaines d’El Jem » se tient aujourd’hui et demain, événement culturel majeur dédié à la célébration du riche héritage archéologique de la région. Cette manifestation proposera un programme varié mêlant animations historiques, ateliers pédagogiques et expositions artisanales. Le festival s’ouvrira par la projection d’un documentaire sur le musée d’El Jem, mettant en valeur le rôle des musées locaux dans la conservation du patrimoine romain et la préservation de la mémoire historique de la Tunisie centrale.
Un défilé militaire romain symbolique traversera les rues de la ville aujourd’hui, le samedi 10 mai, depuis la mairie jusqu’au jardin de l’amphithéâtre d’El Jem, suivi de reconstitutions de combats de gladiateurs. De nombreux ateliers seront proposés durant ces deux jours, notamment de mosaïque, poterie, calligraphie latine, artisanat traditionnel, peinture, bijouterie, ainsi que des jeux romains.
Cette édition proposera également des expositions dédiées à l’artisanat inspiré de l’époque romaine, dont une exposition de peinture gréco-romaine et une autre sur les fibres végétales. Un espace de vente de produits artisanaux et agricoles romains ainsi qu’un espace promotionnel pour les partenaires du festival complèteront l’événement.
Photo : Yassine Gaidi
Le Parlement en deuil : Le député Nabih Thabet n'est plus
Nabih Thabet, député à l’Assemblée des représentants du peuple et président de la commission de la santé, de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes en situation de handicap, est décédé ce vendredi, selon un communiqué publié par l’Assemblée.
Le défunt avait été élu député pour le gouvernorat de Tozeur, dans la circonscription de Degache – Hammet El Jerid – Tamaghza.
L’Assemblée des représentants du peuple a adressé ses condoléances les plus attristées à la famille et aux proches du défunt, implorant Dieu Tout-Puissant de lui accorder Sa miséricorde infinie, de l’accueillir dans Son vaste paradis, et d’apporter à sa famille et ses proches patience et réconfort.
Paix à son âme.
Fonction publique : La grande purge va-t-elle bientôt commencer ?
Par Myriam BEN SALEM-Missaoui
En appelant à relancer le recrutement dans la fonction publique, le président de la République a exprimé aussi sa volonté de continuer la purge dans ce secteur. Où en sommes-nous dans l’assainissement du secteur des intrus et que faire pour rendre à notre administration son efficacité ?
Lors d’une rencontre tenue lundi dernier au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le président Kaïs Saïed a abordé plusieurs axes majeurs liés à la gestion des services publics. Cette réunion a permis de faire le point sur l’état de fonctionnement de divers établissements étatiques, dans un contexte de crise institutionnelle et de pressions sociales croissantes. Le président a insisté, selon un communiqué relayé par le site Webdo, sur la nécessité d’«assainir» l’administration, pointant du doigt ceux qu’il considère comme ayant accaparé des postes dans le secteur public sans légitimité, et qui perçoivent la responsabilité comme une source de privilèges plutôt qu’un devoir.
Ce discours s’inscrit dans la continuité d’une rhétorique présidentielle centrée sur la moralisation de la vie publique. Dans le prolongement de cette démarche, Kaïs Saïed a appelé à rouvrir les portes de l’emploi dans la fonction publique, une revendication récurrente des jeunes diplômés chômeurs. Ce signal pourrait annoncer un changement de cap, après des années de gel des recrutements imposé par les contraintes budgétaires et les engagements internationaux. Où nous en sommes dans l’assainissement de la fonction publique des intrus et que faire pour rendre à notre administration son efficacité?
Retard et flou...
Interrogé à ce sujet, l’universitaire Salem Chérif nous a confié : « Malheureusement, il faut que le chef de l’Etat intervienne en personne pour faire avancer ce genre de dossier, or il relève de la compétence des autres instances gouvernementales d’appliquer la loi.
En effet, depuis 2023, une loi existe. Il fallait alors l’appliquer. Il s’agit du décret n°591 de l’année 2023, daté du 21 septembre 2023, relatif à la réalisation d’un audit global sur les recrutements dans les institutions et les entreprises publiques, ainsi que toutes les autres structures publiques, ayant eu lieu entre le 14 janvier 2011 et le 25 juillet 2021. Ce décret a été publié jeudi 21 septembre dans Journal Officiel de la République tunisienne (JORT). Rappelons que le président de la République, Kais Saïed, avait appelé, le 5 mai 2023, lors de sa réunion avec l’ancienne Cheffe du gouvernement, Najla Bouden, la ministre de la Justice, Leïla Jaffel, les ministres de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires étrangères à assainir l’administration publique des intrus qui bloquent son fonctionnement ordinaire.
«Les ministères, les établissements publics et les autres administrations ne peuvent pas travailler, alors qu’il y a des éléments qui agissent pour le compte de parties qui ne veulent pas servir l’intérêt public», avait-il indiqué. Récemment, le chef de l’Etat a, également, souligné la nécessité de préparer un projet de décret relatif à la purge de l’administration de ceux «qui s’y sont illégalement infiltrés, il y a plus d’une décennie, et qui se sont transformés en obstacle qui entrave le bon fonctionnement de l’Etat». Il a, également, appelé à l’assainissement de l’administration des personnes devenues un obstacle pour l’exécution de tout projet économique ou social. Il est donc plus qu’impératif d’assainir l’administration des «intrus » et opérer une ‘’purge’’ de l’administration qui devienne une priorité politique, spéciale et économique ». A noter que depuis 2023, 543 affaires portant sur des recrutements et des diplômes falsifiés ont été examinées par la justice. On ingore toutefois le nombre exact des impliqués dans ces affaires.
M.B.S.M.
Editorial : Cette paix de guerre lasse…
Par Chokri Baccouche
Si elle est célébrée de manière quelque peu timide en Europe, la commémoration des 80 ans de la victoire des Alliés contre l’Allemagne nazie prend en revanche une dimension nationale de la plus haute importance dans la Fédération de Russie. Parée de ses plus beaux atours, la célèbre Place rouge à Moscou sera au cœur des festivités marquant la victoire du pays des tsars sur le régime hitlérien durant ce que les Russes appellent la «Grande Guerre patriotique». Elle accueillera, en cette matinée du vendredi 9 mai, le traditionnel défilé militaire en présence des dirigeants et des représentants de 29 pays. La liste des invités comprend notamment les présidents chinois Xi Jinping, brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, vénézuélien Nicolas Maduro et égyptien Abdel Fattah el-Sissi. Les dirigeants de l'Azerbaïdjan, de l'Arménie, de la Biélorussie, du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Tadjikistan, du Turkménistan, de l'Ouzbékistan, de l'Abkhazie, du Zimbabwe, du Congo, de Cuba, du Laos, de la Mongolie, de la Serbie, de la Slovaquie, de l'Ethiopie... ont également reçu des invitations pour assister au défilé moscovite. Les démonstrations de forces militaires et diplomatiques vont se côtoyer donc tout à l’heure offrant ainsi une opportunité pour le Kremlin de démontrer que la Russie est loin d’être isolée du reste du monde en raison de la guerre en Ukraine.
Les cérémonies commémoratives, on le sait, ont pour but d'honorer la mémoire de ceux qui ont combattu et sacrifié leur vie pour la liberté et l’intégrité de leur pays, de rendre hommage à toutes les victimes des guerres mais aussi de transmettre la mémoire des conflits du XXe siècle aux jeunes générations. Pour le cas d’espèce, la Seconde Guerre mondiale a été particulièrement destructrice. Elle a généré des dégâts matériels et humains incommensurables. Plus de 120 millions de personnes y ont trouvé en effet la mort, sans compter les terribles souffrances endurées par les populations civiles. Le bilan de ce conflit mondialisé est particulièrement lourd : des millions d'Européens se sont retrouvés sans domicile, sans vivres, survivant dans le plus grand dénuement. Les dégâts matériels et les pénuries ont accentué les peines des populations désœuvrées : le charbon manque, les vivres sont rationnées et certains sont morts de famine ou de froid après l'armistice. Tout le monde convient que la guerre est une chose affreuse, terrible et horrible. Mais force est de constater malheureusement que l’humanité n’a pas retenu les douloureuses leçons du passé comme le prouve d’ailleurs la multiplication des foyers de tension et des conflits qui font rage actuellement un peu partout à travers le monde.
Le bruit des bottes et les déflagrations des bombes continuent malheureusement à rythmer l’actualité sur la planète, via notamment la guerre civile en Ethiopie, le conflit ukrainien et le génocide sioniste à Gaza. Aussi paradoxal que cela puisse paraitre et selon une récente étude de l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (Prio), la violence dans le monde n’a jamais été aussi élevée depuis la fin de la guerre froide. Sur les 59 conflits dénombrés par les chercheurs du Prio durant la période s’étalant entre 1945 et 2023, près de la moitié (28) a eu lieu en Afrique. Le nombre de conflits étatiques sur le continent noir a «presque doublé» en dix ans, faisant plus de 330 000 décès au cours de ces trois dernières décennies. Viennent ensuite l’Asie, avec 17 conflits armés, le Moyen-Orient (10), l’Europe (3) et les Amériques (1), où le nombre de conflits non étatiques est le plus élevé.
Bref, on est tenté de dire qu’on aura beau chasser le naturel belliqueux des bipèdes, il finit toujours par revenir au galop. D’ailleurs, à la fin des conflits qui ont marqué l’histoire tourmentée de l’humanité, les dirigeants du monde se réunissent en fanfare et s’engagent à ne plus commettre les mêmes erreurs et faire tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter de telles tragédies. Mais dans la pratique, il n’en est rien bien sûr, car peu de temps après les armes reprennent du service de plus belle pour une raison ou une autre. Les récentes escarmouches militaires entre l’Inde et le Pakistan qui risquent de déboucher sur un conflit armé majeur entre ces deux puissances nucléaires confirment ce constat. Les tensions qui prévalent depuis quelques jours dans le sous-continent indien n’incitent pas du tout à l’optimisme et font peser une lourde menace sur la paix et la stabilité précaire non seulement dans la région mais également dans le monde. Ainsi va la vie sur la planète : un conflit cache toujours un autre et les cycles de violence se suivent, se ressemblent et reviennent comme un leitmotiv. A croire que les humains portent les germes de leur propre destruction. C’est malheureux de le constater, mais c’est vraiment le cas de le dire. Le triomphe du droit international et la résolution des différends entre les pays par la voie politique est la seule voie passante à même de permettre à l’humanité de sortir du dangereux cercle vicieux des guerres. La communauté international serait bien inspirée de cesser de tourner le dos à cette alternative qui constitue l’unique voie de salut dans un monde actuellement aux abois et sous haute tension…
C.B.
La Libye comme prochaine destination pour les migrants expulsés des U.S.A. : Une menace pour toute la région
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Selon la chaîne CBS news, l’administration Trump envisage la Libye comme prochaine destination pour les migrants expulsés, notamment des criminels dangereux. Quel est l’impact de cette mesure sur la stabilité non seulement de la Libye, mais aussi de toute la région ?
Relayée par l’agence turque, Anadolu agency, l’information a été révélée le 4 mai par la chaîne CBS News. L’administration Trump se prépare, en effet, « à entamer une vaste opération d’expulsion de migrants vers la Libye, ce qui pourrait donner lieu à une extension de sa stratégie d’expulsion massive vers ce pays déchiré par les conflits», a rapporté CBS News, mardi dernier. Deux responsables américains ont révélé à CBS News que «les expulsions pourraient commencer dès cette semaine et qu’elles seraient probablement effectuées par l’armée américaine, dans le cadre d’une extension d’un programme déjà controversé». Selon la même source, «il n’est pas encore clair quels migrants pourraient faire l’objet d’une expulsion dans le cadre du plan proposé, ni s’ils seraient placés en détention par les autorités libyennes à leur arrivée». Depuis, par ailleurs, le retour de Donald Trump à la Maison Blanche des ressortissants de pays tiers d’Asie et d’Afrique ont été envoyés dans des pays d’Amérique centrale comme le Costa Rica et le Panama. Un groupe de Vénézuéliens accusés d’appartenir à des gangs a été envoyé même au Salvador, qui les a transférés dans une prison de haute sécurité. A noter que le Département d’État américain déconseille au même moment, en revanche, aux Américains de ne pas se rendre en Libye, citant des risques tels que «la criminalité, le terrorisme, les mines unipersonnelles non explosées, les troubles sociaux, les enlèvements et les conflits armés». Quel est l’impact, de fait, de cette mesure sur la stabilité non seulement de la Libye, mais aussi de toute la région ?
Menaces tout azimuts…
Alors que la représentante spéciale des Nations unies pour la Libye, Hanna Tetteh, avait déclaré le 6 avril dernier devant le Conseil de sécurité des Nations unies que les citoyens libyens étaient confrontés à des crises quotidiennes, notamment à des difficultés économiques, à l’insécurité et à l’instabilité politique, les experts s’interrogent, alors, comment un pays déchiré comme la Libye pourrait gérer ce nombre important de migrants qui comptent parmi eux des criminels très dangereux. Pour l’universitaire et activiste, Salem Chérif : «Paradoxalement, le rapport annuel sur les droits de l’Homme publié l’année dernière, le Département d’Etat américain a dénoncé les «conditions de détention dures et dangereuses pour la vie» ainsi que les «arrestations ou détentions arbitraires» en Libye. Comment, de fait, expliquer cette décision américaine d’extrader de migrants et de détenus vers un pays qui ne respecte pas les droits de l’Homme si ce n’est, vraisemblablement, par un marché politique entre les USA et certains dirigeants politiques libyens qui n’ont qu’un seul objectif, à savoir rester au pouvoir quitte à faire des concessions dont les retombées sont lourdes de conséquences non seulement pour la Libye, mais aussi pour toute la région».
Et d’ajouter : «L’on sait que déjà la Libye comme ses voisins tunisiens, algériens et marocains peinent à trouver des solutions pour le flux sans précédent de migrants subsahariens, comment, alors, un pays comme la Libye va gérer ce nouveau flux. A mon avis, notre pays doit anticiper et demander des éclaircissements aux autorités libyennes sur les lieux de ces camps de détention de migrants expulsés des USA qui devraient être loin de nos frontières».
M.B.S.M.
Protection du domaine public maritime : L’APAL affûte ses armes…
Par Hassan Ghediri
Devant la multiplication des atteintes au domaine public maritime, l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral (APAL) cherche à renforcer ses outils de surveillance…
Loin d’être des cas isolés, les violations aux règlements régissant les domaines d’Etat sont monnaie courante en Tunisie. Sur toute la longueur de nos côtes qui s’étendent sur près d e1300 kilomètres, les dépassements ont pris une proportion alarmante, encouragés par le sentiment d’impunité et le manque de fermeté dans l’application des lois. La diversification et la multiplication des atteintes aux côtes est telle que l’Agence de protection et de l’aménagement du littoral (APAL), le gendarme du domaine public maritime; s’est trouvée impuissante avec les moyens logistiques et humains mis à sa disposition. Il était alors devenu obligatoire et urgent de la doter des solutions lui permettant de remédier à ses défaillances. C’est dans cette optique que s’inscrit le projet de perfectionnement du dispositif de la surveillance à travers la mise en place d’une solution technologique qui permet de simplifier la détection des infractions, la transmission des données et la prise de décision.
L’APAL vient en effet de lancer une consultation pour la fourniture et l’installation d’une solution de transmission sécurisée des données de son réseau de surveillance déployés sur le littoral du pays. L’agence cherche à être plus vigilante et surveille en temps réel le domaine public maritime pour mieux contrecarrer les dépassements.
La solution recherchée doit garantir la sécurisation de la collecte des données par des capteurs installés sur les plages et lors de leur transmission instantanée par l’intermédiaire des puces électroniques de télécommunication vers les serveurs de l’APAL. Les données mieux structurées et sécurisées sont directement intégrées au système informatique de l’agence permettent leur déchiffrage et leur exploitation efficace et une conversion rapide et fiable, ce qui facilitera la prise de décision en matière de prévention des dépassements et de l’aménagement.
Inefficacité
Depuis plusieurs années, le domaine public maritime tunisien fait l’objet de dépassements systématiques. Dans la région d’Hammamet, réputée par ses plages attractives, des établissements touristiques ont empiété sur le littoral, érigeant des structures fixes sur des plages censées rester libres d’accès. À Mahdia, des remblais sauvages ont été opérés pour étendre artificiellement des propriétés privées sur le domaine maritime, bouleversant les écosystèmes côtiers fragiles. À Sfax et Gabes, la pollution industrielle a rendu plusieurs plages infréquentables, tandis que dans le Grand Tunis et à Bizerte, les règles délimitant l’occupation du domaine public maritime sont bafouées sous le nez et la barbe de tout le monde. Des exemples qui illustrent l’ampleur des pressions sur le littoral qui prolifèrent sur fond de la spéculation foncière, l’urbanisation incontrôlée et le laxisme des autorités dans l’application des lois.
L’inefficacité des outils de surveillance et de la logistique de prévention empêche depuis longtemps l’APAL de remplir convenablement sa mission. Les solutions technologiques constituent ainsi une meilleure réponse aux multiples exigences auxquelles s’expose l’agence en ce qui concerne la rapidité de la constatation des infractions et la proclamation des sanctions appropriées.
Dans le monde, la numérisation de la surveillance du littoral a aidé plusieurs pays à mieux surveiller l’évolution de l’érosion côtière et à anticiper les risques liés au changement climatique et à mieux protéger les zones sensibles. Pour l’APAL, le défi est double. D’un côté, il s’agit de préserver un littoral constituant une ressource économique de premier ordre, notamment pour le tourisme, la pêche et l’équilibre des écosystèmes naturels, et de l’autre côté de réaffirmer la souveraineté du domaine public maritime de plus en plus mise en cause par les intérêts privés. En investissant dans des solutions technologiques, l’agence se dote d’un instrument qui lui permet de mieux s’acquitter de sa mission de protection mais cette tâche demeure insuffisante sans l’investissement dans les ressources humaines et la sensibilisation des citoyens pour la création d’une conscience collective valorisant le respect du domaine public maritime.
H.G.
Festival des Roses à l’Ariana : La rose pour lutter contre la civilisation du béton
Par Imen Abderrahmani
Une nouvelle édition du Festival des Roses est annoncée, à partir d’aujourd’hui, à l’Ariana, surnommée la ville de la rose, qui, à l’occasion, se transforme en un jardin fleuri où la rose est à l’honneur.
Comme chaque année et à cette même période, l’Ariana célèbre son emblème floral avec l’espoir de voir de nouveau cette plante qui a fait sa renommée investir les jardins et les balcons, et plongeant les rues et les ruelles de la ville dans un univers floral exceptionnel et offrant une expérience olfactive hors du commun.
Chantée par Lotfi Bouchnak, l’une des voix emblématiques de la Tunisie, la rose de l’Ariana est célébrée dans le cadre d’un festival. Placée sous le thème «Avec les roses d’Ariana… La Tunisie est plus belle », la 29ème du Festival des roses de l’Ariana s’ouvre cet après-midi à partir de 17h00. La manifestation qui se poursuivra jusqu’au 25 mai se veut à la fois un évènement écologique, culturel, économique, social et sportif, mêlant tradition et modernité, et ouvrant le débat sur des questions quotidiennes comme l’engagement citoyen en faveur de l’environnement et la responsabilité citoyenne et collective dans l’embellissement de la ville.
Le festival qui ambitionne rendre à la ville son aura d’antan, et sa renommée florale de longue date, propose cette année la plantation de deux milles rosiers et l’aménagement de nombreux espaces délaissés dans des institutions publiques tels que les écoles, les lycées, les hôpitaux en des jardins fleuris. Cette action à la fois écologique et esthétique est également consolidée par la vente avec des prix raisonnables même symboliques des rosiers et ce afin d’encourager les visiteurs du Parc de Sidi Belhassen qui se transforme lors du festival en un magnifique et grand jardin fleuri, où se répandent tant de superbes senteurs et où règnent le sens du beau, du poétique, du romantique…
La célébration de la rose ne passe pas sans également évoquer la relation fusionnelle et historique de cette ville avec cette fleur. Des ateliers de peinture et de transformation du papier en fleurs, un carnaval des roses, une exposition artistique racontant la rose, des spectacles célébrant la rose et certaines traditions et un concours du design rythmeront cette 29ème édition qui également proposera une série de formation et de rencontres à vocation économique. Côté sport, quatre tournois sont annoncés, au grand bonheur des sportifs.
Le festival est également une bonne occasion pour les artisans surtout qui se sont spécialisés dans la distillation des roses et d’autres fleurs et plantes aromatiques afin qu’ils proposent non seulement leurs produits mais également leur savoir-faire artisanal.
Plus qu’une célébration florale, et une festivité à multiples vocation, le Festival des Roses d’Ariana est un acte de résistance écologique pour sauver la ville qui sombre jour après jour dans le béton et la pollution.
Rappeler le passé floral de la ville ne peut qu’être un appel pour engager les citoyens, les autorités officielles et la société civile dans un projet en commun, un projet durable, permettant à cette belle ville de reprendre de nouveau son souffle et retrouver son aura d’antan. Passionnés des roses, et si vous habitez le grand Tunis, le Festival des Roses de l’Ariana, et précisément le Parc de Sidi Belhassen ne peut qu’être votre bon plan.
I.A.
Trois bourses de résidence artistique au Centre des Arts Vivants de Radès
Le ministère des Affaires culturelles a invité, dans un communiqué de presse, les artistes plasticiens à déposer leurs candidatures pour bénéficier de trois bourses de résidence artistique d’une durée de onze mois au Centre des Arts Vivants de Radès, à compter du 1er novembre 2025. Ces résidences sont destinées aux artistes plasticiens tunisiens créant dans les spécialités suivants : peinture, céramique, tissage, sculpture, gravure et photographie.
Les artistes plasticiens intéressés sont invités à déposer les dossiers de candidature au plus tard le 30 mai 2025, à la Direction de la Formation et du Recyclage (4, rue de la Meuse-Bellevue, 1009 Tunis), ou au ministère des Affaires culturelles (Bureau d’ordre central, rue 02 mars 1934, 1006 La Kasbah – Tunis), ou envoyés par courriel à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
Le dossier doit comporter : une demande adressée à la Ministre des Affaires culturelles, une fiche de candidature (disponible à la Direction de la Formation et du Recyclage), un CV, un programme détaillé des activités artistiques envisagées durant la résidence, un dossier d’œuvres récentes (sur support audiovisuel), accompagné d’articles de presse, deux enveloppes timbrées portant le nom et l’adresse du candidat et une copie de la carte d’identité nationale
Les candidats retenus devront se consacrer exclusivement à la réalisation de leur projet artistique dans les ateliers mis à leur disposition pendant toute la durée du séjour, précise le ministère. Pour le formulaire de candidature, il est disponible sur demande par téléphone : 71496821, ou par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Ligue 1- 29e journée : finalement, l'O.Beja recevra l'Espérance au Kef devant 300 suppoerters
Après avoir refusé le déroulement du match entre l'O.Beja et L'Espérance au stade du Kef, ce dimanche, les autorités sécuritaires ont fini par donner leur accord, hier soir, mais à une condition : seuls 300 supporters seront autorisés à assister à cette rencontre alors que les Bejaois ont demandé la présence de mille spectateurs. Ils ont même proposé de changer de stade pour aller jouer à Bizerte. Finalement, ce match se jouera donc au Kef, dimanche à partir de 15 heures et sera arbitré par Nidhal Letaief.
J.B.
A Ennejma Ezzahra : La musique savante entre nations et mémoires
Dans le cadre de ses salons artistiques, le Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM) organise un concert-conférence intitulé « Miroirs d’Ecoute : musique savante entre nations et mémoires », qui sera donné par la pianiste et compositrice Sana Trabelsi, accompagnée du guitariste Anas Bouras, et ce aujourd’hui, à 11h00, au Palais d’Ennejma Ezzahra à Sidi Bou Saïd.
Pensé comme une conférence en musique, cet événement propose un voyage poétique au cœur de la musique savante, dans sa diversité culturelle et historique. Entre enracinement, exil, mémoire et création contemporaine, les œuvres choisies dialoguent au-delà des frontières. Tout en mettant en miroir les traditions européennes, arabes et méditerranéennes, à travers deux instruments, en l’occurrence le piano et la guitare, qui tissent ensemble des récits sonores évoquant des paysages, des époques et des gestes musicaux emblématiques.
La première partie, intitulée « Racines et exils : la danse comme souvenir national », explore le lien entre la musique et l’identité culturelle à travers des œuvres telles que la Polonaise en ut mineur de Michał Kleofas Oginski, Malaguena d’Ernesto Lecuona, une sélection de Polonaises de Frédéric Chopin, et la création de Sana Trabelsi intitulée « Romance Tunisienne ».
La deuxième partie, « Résonances orientales : entre mythe, mémoire et éclat », propose un imaginaire nourri d’évocations orientales avec Capricho Arabe de Francisco Tárrega, A Tale of Strange Lands d’Aram Khachaturian, la célèbre Asturias d’Isaac Albéniz, ainsi que des créations contemporaines de Sana Trabelsi telles que « Vers la lumière oblique » et « Jourjna ».
Le programme comprend également l’œuvre emblématique du répertoire de guitare classique « La Cathédrale » d’Agustín Barrios Mangoré.
La dernière partie, « Mémoire vive nationale et création contemporaine », célèbre la vitalité de l’héritage musical dans sa capacité à dialoguer avec le présent, à travers des pièces miniatures de compositeurs russes modernes, la « Mazurka en si majeur » de Chopin et une nouvelle composition de Sana Trabelsi intitulée « Parfums de la médina sous la braise », en guise de clôture de ce voyage musical métissé.
Ligue 1- Le match OB-EST n'aura pas lieu au Kef
Incroyable mais vrai. A 48 heures du match de la 29e journée de la Ligue 1 entre l'O.Beja et L'Espérance de Tunis, on ne connaît pas encore où se déroulera ce face à face. Désigné initialement au Kef, les autorités sécuritaires de la ville ont opposé cet après-midi un niet catégorique alors que tout était prêt sachant que le terrain du Kef a déjà abrité le match O.Beja-USMonastir. Les dirigeants bejaois ont vite fait de se tourner vers le stade 15 octobre pour recevoir les Sang et Or ce dimanche et attendent la réponse de la FTF et des autorités de la ville de Bizerte. Au cas où cette solution serait rejetée. Il ne reste plus que le Stade de Menzel Bourguiba. Et comme le temps presse, les deux clubs ont besoin d'une réponse urgente, au plus tard , demain matin, pour pouvoir se préparer en conséquence. Voilà comment est géré notre championnat professionnel.
J.B.
Tournoi de Rome : Ons Jabeur passe sans jouer et retrouvera Ostapenko
Pour son premier match au Tournoi de Rome, la tenniswoman tunisienne Ons Jabeur s’est qualifiée au troisième tour sans jouer suite au forfait de la Tchèque Petra Kvitova.
Au tour suivant, Ons va affronter la Lettone Jelena Ostapenko, la 17e joueuse mondiale. Il s’agit d’une vieille connaissance puisque les deux joueuses se sont affrontées à six reprises dans le passé, avec un avantage pour Ostapenko (4 victoires à 2). Cette dernière a éliminé, au tour précédent, la Slovaque Rebecca Sramkova en trois sets.
Lamis Redissi, Miss Tunisie 2025, en route pour Miss World: une ambassadrice aux multiples facettes
À l’occasion d’une conférence de presse tenue à Tunis, l’organisation Miss Tunisie a officiellement annoncé la participation de Lamis Redissi, élue Miss Tunisie 2025, à la 72e édition du concours Miss World, qui se tiendra le samedi 31 mai 2025 à Telangana, en Inde.
Lamis Redissi a profité de l’occasion pour exprimer sa joie de représenter la Tunisie à ce concours, avant d’ajouter : « C’est juste exceptionnel ce que je vis. J’espère être à la hauteur pour représenter dignement mon pays. »
Originaire de Djerba et âgée de 23 ans, Lamis Redissi est diplômée en Master de recherche en marketing à l’IHEC Carthage. Elle est aussi une athlète accomplie, ceinture noire de karaté, membre de l’équipe nationale tunisienne, et médaillée à l’échelle africaine et internationale. Elle incarne des valeurs de discipline, de persévérance et de dépassement de soi. Des qualités parfaitement alignées avec l’esprit du concours Miss World.
Mais au-delà de ses performances sportives, c’est son triple engagement citoyen, environnemental et culturel qui distingue la jeune Miss et justifie sa sélection pour porter les couleurs de la Tunisie à Miss World.
Dans le cadre de « Beauty With a Purpose », programme mondial phare du concours Miss World, Lamis porte un projet humanitaire d’envergure, centré sur l’amélioration du service pédiatrique de l’hôpital régional de Nabeul. Le projet vise à humaniser les soins, rendre l’environnement hospitalier plus accueillant pour les enfants, et mobiliser la société civile autour de la santé infantile, avec des actions concrètes et durables.
Très engagée pour la cause environnementale, Lamis développe à Djerba un projet de sensibilisation à la préservation du littoral tunisien, notamment à travers la lutte contre la pollution plastique.
Dans cette même logique, elle collabore avec l’entreprise locale "ECO DEC Djerba" dans un projet de compostage des déchets alimentaires des hôtels. Ce programme vise à valoriser les déchets organiques pour produire du compost, réduisant ainsi l’impact écologique du tourisme sur l’île.
À travers son troisième projet, intitulé « La Tunisie, au-delà des clichés », Lamis s’engage à promouvoir un tourisme durable, en mettant en lumière les trésors méconnus du sud tunisien et les initiatives locales axées sur la valorisation du patrimoine. L’objectif est de proposer une image authentique, inclusive et moderne de la Tunisie, loin des représentations stéréotypées.
Lamis Redissi représente une nouvelle génération de jeunes femmes tunisiennes déterminées, cultivées et impliquées dans les grands enjeux de société. Sa participation au concours Miss World 2025 est l’occasion pour la Tunisie de rayonner à l’international à travers une voix forte et porteuse de sens.
L’organisation Miss Tunisie appelle l’ensemble des institutions, entreprises, médias et citoyens à soutenir Lamis dans cette aventure qui dépasse largement le cadre d’un concours, pour devenir un véritable projet national. C’est ce que Mme Aida Antar, présidente de l’organisation Miss Tunisie, a rappelé, insistant sur l’importance de cette participation pour l’image et la visibilité de la Tunisie à l’échelle internationale. Elle a souligné que Miss Tunisie n’est pas seulement un concours de beauté, mais surtout une plateforme de rayonnement culturel et d'engagement sociétal qui accompagne de jeunes femmes tunisiennes à fort potentiel dans leur développement personnel et leur mission citoyenne.
Violence en milieu scolaire : Pourquoi les cas se multiplient ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La violence scolaire a atteint un niveau tel que les spécialistes tirent la sonnette d’alarme et appellent à se pencher sur la question avant que le milieu scolaire ne constitue un danger public. Que proposent les experts pour assainir nos établissements scolaires de la violence ?
Selon les statistiques des syndicats de l’enseignement de base et du secondaire, 978 incidents portant sur des actes de violence ont été enregistrés dans les différents établissements scolaires et ce depuis le début de l’année scolaire. Des chiffres qui en disent long sur la prolifération du fléau de violence dans le milieu scolaire. Le dernier incident a été révélé lundi dernier par la direction générale de la sûreté nationale qui, selon le site Business news, a annoncé l’arrestation de l’auteur de l’incendie qui a touché un lycée à Menzel Bouzelfa, dans le gouvernorat de Nabeul. Le feu avait touché deux salles de classe, un laboratoire, la porte de l’administration et une fenêtre de la salle des professeurs. L’enquête a permis d’identifier le responsable : il s’agit d’un élève inscrit dans le même établissement. Les agents de l’unité relevant de la direction de la police judiciaire d’El Gorjani, appuyés par des cadres sécuritaires de la région, ont procédé à son arrestation. Du matériel ayant servi à déclencher l’incendie a été saisi, ainsi qu’une vidéo retrouvée sur son téléphone, dans laquelle il documente les faits. Interrogé, l’élève a reconnu avoir volontairement mis le feu au lycée. Il a expliqué son geste par un différend avec le directeur de l’établissement, qui aurait refusé d’écouter sa plainte à la suite d’une altercation avec un camarade. Au milieu de la semaine dernière, une élève s’est suicidée après avoir été victime d’une campagne de dénigrement et d’intimidation de la part de ses camarades de classe dans un lycée relevant de la délégation de Thala. Quelles sont, par ailleurs, les causes de ce fléau et que proposent les experts pour assainir nos établissements scolaires de la violence ?
Alarmant …
Pendant que les syndicats accusent les autorités d’un manque de volonté réelle pour lutter contre le fléau, le secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire, Mohamed Essafi, qualifie la situation dans les écoles tunisiennes de «catastrophique» en raison de l’augmentation de la violence scolaire. Selon lui : «Les chiffres confirment la gravité de la situation, avec 23 800 cas de violence enregistrés durant l’année scolaire 2022-2023». Selon le dirigeant syndical : « Plusieurs facteurs expliquent cette violence, notamment des problèmes familiaux liés à l’augmentation des divorces, des problèmes psychologiques, ainsi que des facteurs économiques et sociaux comme la pauvreté et la prolifération de la criminalité autour des établissements scolaires, en particulier le trafic de drogue».
De fait, tout en tirant la sonnette d’alarme, les spécialistes appellent à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à ce fléau. A cet égard, le spécialiste en pédagogie, Fethi Essidiri estime qu’ «il est important de signaler que la violence scolaire est un problème mondial. Cependant, des remèdes standards ne seront pas efficaces dans la mesure où le degré de violence varie d’un pays à un autre et d’une région à une autre au sein de chaque pays. Dans tous les cas, la prise des mesures préventives sérieuses pour regeler la situation est de plus en plus urgente. Parallèlement à la prolifération de ce phénomène, une loi est censée naître dans le but de donner à l’affaire un statut juridique, c’est-à-dire créer une loi indépendante qui traite les cas de violence à l’école. Même si on ne peut pas infliger aux élèves auteurs d’agressions des peines de prison lorsqu’il s’agit de mineurs, des amendes peuvent être infligées aux parents des élèves qui commettent des actes violents. Les sommes à payer varient selon la gravité des cas. Dans le pire des cas, des peines de prison peuvent être aussi imposées aux parents. Ces mesures, bien que dures, peuvent donner de bons résultats car les parents dans ce cas vont être obligés de s’intéresser à leurs enfants pour les protéger et pour se protéger. L’attention sera double».
M.B.S.M.
















