Le taux de fécondité en baisse : Pourquoi les Tunisiens ne veulent plus d’enfants…?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le taux de fécondité en Tunisie est en baisse alors que le vieillissement démographique s’accélère. Un paradoxe qui inquiète les spécialistes… Est-il si inquiétant?
C’est lors d’une table ronde intitulée “Lecture des transformations démographiques en Tunisie sous l’angle de l’égalité entre les sexes”, organisée mardi à Tunis, que les démographes ont débattu de la question de la baisse de fécondité en Tunisie. Le taux de fécondité en Tunisie se situe en effet entre 1,6 et 1,7 en 2023 alors que ce taux doit être compris entre 2 et 2,4. Un taux qui serait idéal pour maintenir une structure démographique jeune et équilibrée. Selon, par ailleurs, le président- directeur général de l’Office national de la famille et de la population, Mohamed Douaaji: «Le déclin du taux de fécondité est lié à plusieurs facteurs, tels que l’intensification de l’émigration des Tunisiens à l’étranger, l’augmentation des divorces et la baisse des taux de mariage. Ce qui explique la diminution de la fécondité en Tunisie par «un changement dans les aspirations des jeunes». Et d’ajouter: «Les jeunes préfèrent aujourd’hui garder leur indépendance et la réalisation de leurs projets personnels à avoir de nombreux enfants». Selon, également, les chiffres de l’Institut national de la statistique (INS), le nombre de mariages annuels en Tunisie est à la baisse, «les mariages sont passés de près de 110.000 en 2014 à seulement 77.000 en 2021», révèle le dernier bulletin de l’INS.
L’autre chiffre qui inquiète les chercheurs est celui du nombre des familles. En effet, le noyau moyen d’une famille tunisienne avait diminué pour passer de plus de cinq personnes durant les années 1990 à moins de quatre personnes aujourd’hui. Les chiffres montrent aussi une baisse considérable de la fertilité de la femme qui avait l’habitude d’avoir six enfants en 1975 contre moins de deux enfants actuellement. L’âge moyen durant lequel les femmes se mariaient est passé de 24 ans au cours des années 1980 à trente ans actuellement. Le nombre annuel des nouveaux-nés est passé de 225.000 en 2014 à 160.000 en 2021. Quels sont, de fait, les risques de ce phénomène sur le plan social et économique?
Une bombe à retardement …
Tous les démographes le disent: «Le défi démographique le plus redoutable auquel le monde fait face n’est plus la croissance de la population, mais son vieillissement. Une préparation soigneuse, combinant modification des comportements, investissements dans le capital humain et les infrastructures, réformes des politiques et des institutions et innovations technologiques, peut permettre aux pays de relever le défi et tirer parti des possibilités offertes par l’évolution démographique». Qu’en est-il, alors, en Tunisie?
Les prévisions démographiques indiquent que les personnes âgées de 60 ans ou plus devraient représenter 18% de l’ensemble de la population à l’horizon 2030, alors que l’espérance de vie à la naissance devrait poursuivre sa progression pour atteindre 77,5 ans pour les hommes et 82 ans pour les femmes. Pour l’universitaire Salem Chérif: «Ces chiffres montrent bien que la tendance est au vieillissement de la société tunisienne. Une tendance qui a un coût notamment au niveau économique. Des personnes âgées qui ne produisent pas constituent, justement, un frein pour la croissance. L’on sait, par ailleurs, que le vieillissement pourrait avoir une incidence sur l’épargne, ce qui pourrait influer sur l’investissement et, par conséquent, sur la productivité, l’innovation et, en fin de compte, le revenu par habitant. Aussi, le vieillissement de la population va lourdement peser sur les finances publiques. Un document de travail de l’OCDE publié à la fin de l’année 2022 indiquait que les dépenses de santé publique, de soins de longue durée et de retraite publique allaient augmenter de 5 points de PIB entre 2021 et 2060. Alors, il faut anticiper ce phénomène et désamorcer cette bombe avant qu’elle n’explose».
M.B.S.M.
Le palmarès du Festival International du Film pour l’Enfance et la Jeunesse de Sousse - FIFEJ
Après près d’une semaine de bouillonnement cinématographique, précédée du 4 au 9 avril de la tenue d’ateliers d’apprentissage aux techniques du cinéma et de ses différents volets, et cela au profit des enfants, des étudiants et des jeunes de la région, c’est hier, le samedi 12 avril 2025, que la cérémonie de clôture de la 14ème édition du Festival a eu lieu avec la remise des prix pour les différentes compétitions et qui a donné le palmarès suivant :
*Compétition officielle des courts-métrages – FIFEJ 2025
Perle d’Or : « La main de ma mère » de Kardian Hemn (Irak)
Perle d’Argent : « Zoo » de Tariq Rimawi (Jordanie-Allemagne)
Perle de Bronze : « La distance » d’Avalan Alley (Azerbaïdjan)
*Compétition officielle des longs-métrages – FIFEJ 2025
Perle d’Or : « Passing Dreams » de Rashid Masharawi (Palestine)
Perle d’Argent : « Le mouton de Sada » de Pape Lopy (Sénégal)
Perle de Bronze : « The bridge » de Walid Mattar (Tunisie)
Mention spéciale : « Le lac bleu » de Daoud Aoulad-Syad (Maroc)
Prix spécial du jury : « Samar… avant la dernière photo » d’Aya Yusuf (Egypte)
*Compétition officielle des films courts des jeunes (– 30 ans)
Perle d’Or : « Crépuscule » de Roméo De Melo Martins (Syrie)
Perle d’Argent : « Carpenter » de Xelil Sheragerd (Iran)
Perle de Bronze : « Bayuza » de Mohsen Dastgerdi (Danemark)
Prix de la meilleure actrice : Mohadeseh Hesami dans « Anarchy » (Iran)
Prix du meilleur acteur : Assaâd Abdelmagid, dans « Transit » (Syrie)
Prix de la meilleure image : Basel Sarawelji, dans « Scrap » (Syrie)
Prix du meilleur montage : Wadiî Klaï, dans « Ther was one » (Tunisie)
Prix du meilleur scénario : Yassir Moussa, dans « Transit » (Irak)
Prix de la meilleure réalisation : Dorra Sfar, dans « Mima » (ISAMM-Tunisie)
Prix du jury : le réalisateur Houssein Haidar, de « Picture » (Liban)
Liverpool : Mohamed Salah prolonge pour deux autres saisons et offre ce contrat à sa fille Makka
Mohamed Salah s'est longuement exprimé après avoir mis fin aux spéculations sur son avenir à Liverpool en signant un nouveau contrat de deux ans.
La signature par Salah d'un nouveau contrat de deux ans pour prolonger son engagement avec les Reds à une décennie complète a mis fin à une saga contractuelle qui, si elle n'était pas tout à fait en danger de faire dérailler la campagne sous Arne Slot, s'avérait très certainement une distraction indésirable.
L'attaquant avait depuis longtemps exprimé clairement son désir de poursuivre au club. Maintenant que les détails clés de l'accord ont été finalisés, Salah a désormais l'occasion de consolider sa place dans les annales d'Anfield.
Mais ce n'est pas la raison pour laquelle le joueur de 32 ans tenait tant à rester chez les Reds. « Je crois que l'équipe peut gagner des trophées », déclare Salah. « Si je n'y croyais pas, je n'aurais pas signé. Avec le soutien des supporters et de la ville, et celui qu'ils nous apportent toujours en match, je suis convaincu que nous pouvons remporter de nombreux trophées dans les années à venir. »
« Bien sûr, je suis très enthousiaste. Nous avons maintenant une excellente équipe. Avant, nous avions également une excellente équipe. Mais j'ai signé parce que je pense que nous avons une chance de remporter d'autres trophées et de profiter de mon football. »
« C'est génial, j'ai vécu mes meilleures années ici. J'ai joué huit ans, j'espère que ce sera dix. Je profite de ma vie ici, je profite du football. »
Liverpool reste le grand favori pour ajouter la Premier League au palmarès de Salah, avec 11 points d'avance sur Arsenal à sept journées de la fin. Et l'envie de remporter un deuxième titre – et de célébrer un premier devant ses supporters – a été un moteur pour l'Égyptien, auteur de 27 buts et 17 passes décisives en 31 apparitions en première division cette saison : « Je crois que j'ai dit en début de saison que je voulais gagner la Premier League plus que tout », dit-il. « Je le veux tellement, pour être honnête. Les supporters le méritent. La dernière fois que nous avons gagné (en 2020), nous n'avons pas trop fêté. Ils méritent d'en profiter après tout ce temps, en célébrant à Anfield et dans la rue, et en savourant notre victoire en Premier League. J'espère que nous y parviendrons cette fois. Il reste encore sept matchs à jouer, ce ne sera pas facile car Arsenal est également en train de rattraper son retard. Nous allons tout donner et espérons pouvoir finalement gagner ».
« C'est quelque chose qui me motive chaque jour : venir travailler, me dépasser et pousser les autres joueurs aussi, car nous sommes plus proches que jamais maintenant que nous pouvons gagner d'une manière exceptionnelle ».
Interrogé sur son plaisir de travailler avec Slot, Salah ajoute : « Tellement. Lui et moi, je pense que nous entretenons une bonne relation. Nous nous comprenons sur et en dehors du terrain, ce qui est très important. Nous communiquons bien, nous discutons de presque tout ce qu'il souhaite que j'améliore et attend de moi. Et même si j'ai un doute, je vais lui en parler ».
En plus d'être favori pour remporter le Soulier d'Or de la Premier League pour la quatrième fois, un record égalé, Salah est également pressenti pour remporter les prix du Joueur de l'année de la PFA et du Footballeur de l'année, ainsi que pour être l'un des favoris pour le Ballon d'Or.
La réaction enthousiaste des supporters de Liverpool à la signature du nouveau contrat de Salah a été égalée par la réaction lorsque l'attaquant l'a annoncé à sa famille : « Ils se sentent comme chez eux », dit-il à liverpoolfc.com. « Ils étaient très heureux, Magi et les enfants, ils étaient ravis que nous restions encore deux ans. On s'y sent comme à la maison, donc tout le monde était content. Je pense que Makka (ma fille aînée) était la plus heureuse de la famille. Elle voulait que nous restions. Bien sûr, nous voulions tous rester, mais Makka aussi, parce que ses amis sont ici et à l'école. L'ambiance était très bonne après ma signature.
Le roi d'Égypte n'abdique pas encore. Puisse-t-il régner longtemps.
Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous : Les bonnes nouvelles se succèdent
Encore du nouveau au Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous qui vient de renforcer considérablement ses capacités médicales. Depuis le jeudi 10 avril 2025, un nouvel appareil d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est officiellement entré en service au sein du service de radiologie, à la suite de travaux d’extension et d’aménagement d’un coût total de 850 000 dinars.
Doté d’une technologie de dernière génération et d’une haute précision, cet équipement permettra d’accélérer les examens et d’améliorer la qualité des diagnostics, offrant ainsi un meilleur suivi aux patients.
Autre nouveauté : le service de médecine légale du centre est désormais pleinement opérationnel. Entièrement équipé, il assurera cette prestation au niveau du gouvernorat de Ben Arous, réduisant le besoin de transfert vers d’autres structures situées en dehors de la région.
Ces améliorations s’inscrivent dans une dynamique de modernisation du centre, visant à rapprocher les services de santé des citoyens tout en renforçant l’équité d’accès aux soins spécialisés.
Il y a lieu de rappeler que dans le cadre de son programme de modernisation des infrastructures hospitalières et de renforcement de l'efficacité des soins, le ministère de la Santé a indiqué l'intégration de nouveaux équipements médicaux de haute technologie dans ce Centre.
Le département de chirurgie orthopédique a ainsi bénéficié de l'installation d'un système de navigation 3D, une avancée technologique permettant de renforcer la précision des interventions chirurgicales et d'accélérer le processus de guérison des patients.
Par ailleurs, le service de chirurgie nerveuse a été équipé d'un appareil de suction des tumeurs par ultrasons ainsi que d'un nouvel outil pour les endoscopies, améliorant ainsi la précision des opérations tout en réduisant les risques liés aux interventions.
Editorial : La fin d’un long et horrible cauchemar ?
Par Chokri BACCOUCHE
Le ministre israélien des Affaires étrangères a le blues. Il n’est pas du tout content et il le fait comprendre à ceux qui veulent bien prêter une oreille attentive à ses jérémiades. La récente déclaration d’Emmanuel Macron portant sur la prochaine reconnaissance par la France de l’Etat palestinien a fait l’effet d’un coup de barre durement ressenti par le chef de la diplomatie de l’entité sioniste qui ne trouve plus, depuis, le sommeil la nuit. Complètement sonné par la nouvelle, Gideon Sarr a critiqué mercredi dernier au soir, la déclaration du président français en estimant, pince sans rire qu’une « reconnaissance d’un Etat palestinien fictif par la France serait une récompense pour le terrorisme et un coup de pouce pour le Hamas».
Echec et… diplomate, serait-on tenté de dire. Les propos saugrenus de Gideon Sarr constituent non seulement une insulte au bon sens et à l’intelligence mais également une tentative malveillante et d’une naïveté déconcertante de travestir la réalité. L’homme feint d’ignorer que les Palestiniens luttent pour leur survie et leur liberté et que le régime d’Apartheid qu’il représente incarne aux yeux du monde entier le terrorisme d’Etat par excellence. Un terrorisme abject, inhumain et d’une cruauté indicible. Jamais dans l’histoire, l’humanité n’a vécu une tragédie aussi écœurante que celle des Palestiniens. Un drame kafkaïen sans nul autre pareil. Un holocauste délibérément orchestré et exécuté au nom d’une idéologie sioniste raciste et suprémaciste où des milliers de femmes et d’enfants sont délibérément massacrés, affamés, assoiffés et traités comme des rebuts de l’humanité. Le génocide perpétré par l’entité sioniste dans les territoires occupés n’a épargné personne. Pas même les journalistes, les cadres médicaux et paramédicaux et les membres des organisations humanitaires internationales. Tous ont été bombardés sans ménagement et sans distinction quant ils n’ont pas été pris pour cibles par les snipers de «l’armée la plus morale du monde».
Ces vérités d’une cruelle évidence n’ont pas été inventées. Elles ont été rapportées par le son et l’image par de valeureux reporters qui ont pris le risque de divulguer au monde ce qui se passe réellement au péril de leur propre vie. Des centaines d’entre eux ont été tués par les soldats israéliens qui ont reçu l’ordre de leur supérieur de liquider ces témoins gênants dans le cadre d’une politique de l’omerta semblable à celle de la pègre de la pire espèce. Et pour couronner le tout, ces pratiques mafieuses et génocidaires se sont déroulées inlassablement dans un mépris total de la moralité, la légalité et toutes les conventions internationales.
Gideon Sarr feint d’ignorer que les masques sont tombés, que la Cour pénale internationale a émis un avis de recherche pour crimes de guerre à l’encontre de son patron Netanyahu et son ex-ministre de la Défense Gallant et que le monde connaît désormais cette vérité à force d’être abreuvé à longueur de journées par les images effroyables provenant de Gaza ou de la Cisjordanie. En cela, il tente désespérément de défendre une cause hyper perdue, car l’écrasante majorité des peuples de la planète ont découvert aujourd’hui le pot aux roses et le visage hideux et incroyablement dangereux pour la paix et la stabilité au Moyen-Orient et ailleurs du sionisme dont les visées expansionnistes et vicieuses sont d’ailleurs connues de tous.
Le monde s’est rendu surtout à l’évidence que l’entité sioniste porte en horreur la perspective d’une paix juste et durable qui tienne compte des aspirations légitimes des Palestiniens de vivre en liberté dans un Etat indépendant. Yitzhak Rabin, le seul dirigeant israélien qui a accepté de concrétiser un accord de paix avec les Palestiniens, a d’ailleurs payé de sa vie cet « outrage » et cette « hérésie ». Il a été assassiné par un fanatique religieux, formé dans le même moule extrémiste que celui de l’actuel ministre des Finances du gouvernement Netanyahu, Bezalel Smotrich. Tout cela pour dire qu’on ne peut rien attendre de bon de l’actuel gouvernement israélien qui cherche ni plus ni moins qu’à éradiquer toute présence du peuple palestinien sur la terre de ses ancêtres par tous les moyens quitte à le massacrer jusqu’au dernier.
Mieux vaut tard que jamais, la France de la Déclaration universelle des droits de l’homme nuance sa position du «clair-obscur» et reprend ses esprits. La reconnaissance par l’Hexagone de l’Etat palestinien, initialement prévue en juin prochain à l’occasion d’une conférence que la France coprésidera avec l’Arabie saoudite aux Nations unies à New York, est un pas positif dans le bon sens. Le sens de la justice et de la légalité internationale s’entend. Le sens de l’humanisme et du droit. La France des grands de Gaule et Chirac ne peut rester indéfiniment indifférente face à l’effroyable tragédie des Palestiniens qui dure depuis voilà plus de 70 ans. Elle va rejoindre, nous l’espérons, la cohorte des 150 pays qui ont déjà franchi le pas aux côtés des tout derniers à savoir l’Irlande, l’Espagne, la Norvège et la Slovénie et inscrire ainsi son nom sur la liste des nations justes. La prise de conscience de la communauté internationale sonne plus que jamais l’espoir de voir le triomphe de la justice et la fin proche d’un long et horrible cauchemar…
C.B.
Loi 52 : Vers l’allégement des peines relatives à la consommation de la drogue…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Alors que le débat autour de la consommation des stupéfiants est toujours d’actualité en Tunisie, une proposition de loi vient d’être déposée près de la Commission de la législation au sein de l’ARP. Quelles sont les nouvelles dispositions de cette réforme?
Déposée en février par quinze députés, cette proposition comprend 17 articles dont la révision du fameux article 4 de la loi 52 qui prévoit une peine de prison de un à cinq ans. Les députés proposent de supprimer cette disposition. Le juge pourrait alors choisir entre une peine de prison ou une simple amende. L’objectif est de mieux adapter la sanction à chaque situation. Selon, en effet, une étude menée par l’Organisation Human RightsWatch: «Depuis près d’un quart de siècle, les lois sur les stupéfiants en Tunisie ont imposé de longues peines de prison pour des délits liés à la consommation ou possession de drogue, ce qui a eu pour résultat d’augmenter le nombre de détenus au sein des prisons tunisiennes. Les longues peines de prison sont cruelles, disproportionnées et contre-productives pour les usagers de stupéfiants à des fins récréatives. Les personnes condamnées pour usage ou possession de stupéfiants sortent de prison avec un casier judiciaire qui les empêche souvent d’obtenir un emploi et les expose à la stigmatisation sociale».
Les chiffres, qui datant de l’année 2015, indiquent que 7.451 personnes ont fait l’objet de poursuites pour des infractions liées à la drogue dont 7 306 hommes et 145 femmes, selon l’Administration générale des prisons et de la réhabilitation du ministère de la Justice. Environ 70% de ces personnes – soit environ 5.200 personnes – ont été reconnues coupables d’utilisation ou de possession de cannabis, connu en Tunisie sous le nom de «zatla». Les infractions relatives aux drogues représentaient 28% de la population carcérale totale de l’Etat. Et les drames liés à ces délits en disent long sur les effets de ces condamnations sur les consommateurs de stupéfiants, notamment les jeunes.
Quand des vies partent en fumée à cause d’un joint …
En 2021, une affaire avait suscité un tollé en Tunisie. Trois jeunes, approchant la trentaine, ont été condamnés à trente ans de prison pour avoir consommé du cannabis par le tribunal de première instance du Kef, dans le nord du pays. Par ce jugement, «le tribunal a appliqué la loi à la lettre», s’est désolée à l’époque Amna Guellali, directrice pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient d’Amnesty International, en faisant référence à la loi 52, particulièrement répressive. L’affaire de la jeune Amina est toujours d’actualité, également. La jeune fille a été condamnée à 1 an de prison pour avoir été analysée positive lors d’un contrôle policier. Selon son avocat, la vie de cette jeune fille a été brisée pour avoir fumée un «simple joint». Depuis, des activistes se mobilisent pour réformer cette loi 52 qui apporte un lourd tribut pour des milliers de jeunes Tunisiens qui prennent du cannabis et autres drogues récréatives – même si c’est pour la première fois. Pour Farhat Othman, un ancien diplomate tunisien et chercheur en sociologie: «La Loi est une tragédie quotidienne que de nombreux jeunes tunisiens ont à traverser. Cette loi devrait être abolie, comme il criminalise les jeunes qui sont victimes des «vrais délinquants », à savoir les trafiquants de drogue».
De fait, les activistes appellent à lutter contre les trafiquants au lieu de ruiner les vies des victimes d’autant que selon les statistiques de l’Institut national de la santé 7% des enfants tunisiens ont consommé de la drogue et 10% d’entre eux ont consommé la première prise avant leurs 13 ans, en 2022. L’accès est facile si bien que 16,3% des élèves estiment que l’achat des drogues est simple. 5,2% des enfants tunisiens ont «sniffé» du benzène ou de la colle.
M.B.S.M.
Ligue 1 -26e J. : L’USM tient bon, l’EST retrouve le sourire
Par Kamel ZAIEM
Cette 26e journée était fortement attendue pour voir le comportement du leader, l’US Monastirienne, qui jouait en déplacement face à une US Tataouine en besoin urgent de points pour assurer son maintien.
Les Usémistes ont fait l’essentiel pour garder leur fauteuil de leader alors que l’Espérance de Tunis a renoué avec la victoire et gardé sa position.
A Tataouine, le leader a attendu plus d’une heure pour prendre la mesure d’une coriace équipe locale qui jouait son avenir parmi l’élite. Un but de Louay Traii (68’) a suffi pour les Monastiriens pour rentrer avec les trois points de la victoire et voir la suite de la compétition avec plus de confiance et d’assurance.
Juste derrière, les Sang et Or, avec une formation très remaniée, n’ont pas forcé pour arracher une précieuse victoire, à Rades, face à El Gawafel qui s’est bien battue. Le but réussi par le revenant Rodrigo (32’) a décidé du sort d’un match très moyen de la part des deux équipes.
A Bizerte, le CAB n’a pas été tendre avec la JS Omranienne. Les Bizertins ont cartonné (4-1) et ont assuré leur maintien face à un adversaire qui n’a pas goûté à la victoire depuis de très longues journées.
Le dernier match au programme a permis à l’AS Soliman de s’éloigner encore plus de la zone de relégation après sa victoire (1-0) face à un Olympique de Béja en perte de vitesse. Le but réussi par Mariano (79’) s’est avéré décisif pour les locaux.
K.Z.
Résultats
EST – EGSG (1-0)
CAB – JSO (4-1)
UST – USM (0-1)
ASS – OB (1-0)
Classement
1) US Monastirienne 56 pts
2) Espérance de Tunis 56 pts
3) Club Africain 53 pts
4) Etoile du Sahel 51 pts
5) Espérance de Zarzis 47 pts
6) Stade Tunisien 44 pts
7) Club Sportif Sfaxien 37 pts
8) ES Métlaoui 35 pts
9) CA Bizertin 29 pts
10) Olympique de Béja 28 pts
11) AS Soliman 26 pts
12) JS Omrane 22 pts
13) US Ben Guerdane 21 pts
14) AS Gabés 21 pts
15) EGS Gafsa 18 pts
16) US Tataouine 18 pts
Le célèbre écrivain égyptien Ahmed Mourad en Tunisie : Ces rendez-vous à ne pas manquer
Par Imen ABDERRAHMANI
Il est l’une des figures de proue de la scène littéraire égyptienne et arabe, Ahmed Mourad sera à Tunis pour une série de rencontres et d’ateliers. Détails.
Connu en Tunisie par les lecteurs comme par les cinéphiles, Ahmed Mourad aura, sur son agenda tunisien, quatre rendez-vous dont l’un est réservé aux passionnés de l’écriture et aux écrivains en herbe.
Orchestrées dans le cadre du programme «Massari. Projet», ces rencontres sont placées sous l’égide de l’association «Safahat» et s’articuleront sur deux volets: la formation et le débat.
Le 1er rendez-vous est un atelier d’écriture prévu du 15 au 19 avril, au siège de l’association, au 27, rue des Arcs, Bab Lakwess (Tunis). Destiné aux jeunes auteurs et autrices ayant à leur compte au moins une publication et ayant en tête de nombreuses idées, cet atelier vise à aider les participants à explorer les techniques de la narration moderne, à affiner leur style d’écriture, à développer leurs idées, à mieux construire leurs personnages, les dialogues... L’atelier sera une immersion dans l’univers d’un écrivain dont les œuvres connaissent un grand succès et un moment de partage et d’échange avec l’un des maîtres du récit contemporain, une plume qui fuit les sentiers battus et le déjà-lu.
Il est ainsi à rappeler qu’un appel à candidatures a été lancé sur les réseaux sociaux comme sur les sites de «Massari. Projet» et l’association «Safahat», annonçant les différents détails de la modalité de participation à cet important atelier et permettant de mieux sélectionner les bénéficiaires de cette formation accélérée et approfondie.
Outre cette première rencontre réservée aux professionnels et qui s’inscrit au cœur de la stratégie de «Safahat», visant non seulement à promouvoir l’édition en Tunisie et à encourager les auteurs comme les éditeurs mais aussi à soutenir les talents en herbe, le programme de Ahmed Mourad comporte une présentation-dédicace des œuvres de l’auteur, qui seront à cette occasion disponibles au siège de l’Association. Ouverte au grand public, aux lecteurs, cette rencontre est prévue le 15 avril, à partir de 18h00, toujours au siège de «Safahat».
Les univers de l’auteur en débat
Un 3e rendez-vous avec cet auteur scénariste égyptien est annoncé sur le programme de l’Institut français de Tunisie (IFT), le 16 avril, à 18h00. La rencontre qui sera modérée par l’éditeur et auteur tunisien Sami Mokaddem sera une belle occasion pour découvrir l’univers de cet auteur dont quelques œuvres ont fait l’objet de traduction comme d’adaptation.
De « Vertigo», qui a bien introduit Ahmed Mourad à la communauté des auteurs, de «Fil Azrak» (L’éléphant bleu), «Locandat Bir Wataouit» (L’auberge de Bir Wataouit), «Tourab Almes» (Poussières de diamant), «ArdhouIllah» (Terre de Dieu), «Mawsem Said Ghizlane» (La saison de la chasse aux gazelles», «1919», Sami Mokkadem et son invité parleront lors de ce rendez-vous.
Le dernier rendez-vous sur l’agenda de cet auteur égyptien sera avec une rencontre-débat sur les défis des projets de lecture et des perspectives de la lecture à l’ère numérique. Cette rencontre aura lieu à l’espace Maken, au Centre Fadhel Ben Achour pour la culture et l’art, à La Marsa, le 17 avril à 18h00.
Écrivain, graphiste, photographe et scénariste, Ahmed Mourad cumule les expériences en art comme en littérature. Diplômé de l’Institut supérieur du cinéma du Caire, il a commencé sa carrière en tant que photographe personnel de Hosni Moubarak, l’ancien président égyptien, pour se tourner en 2007 vers l’écriture qui a été pour lui la seule échappatoire pour évacuer sa colère, sa révolte, pour fuir le superficiel et exister autrement, différemment. C’est ainsi que «Vertigo» est né. Un thriller passionnant, pour une grande part autobiographique, dénonçant les abus de ceux qui ont été au pouvoir...
Définir par Richard Jacquemond, professeur de langue et littératures arabes modernes, comme un «écrivain pop», Ahmed Mourad a réussi à avoir son propre style. Son roman «Vertigo» a été adapté à la télévision, sous forme de feuilleton avec à l’affiche l’actrice Hend Sabry. Ses romans «L’éléphant bleu», «Poussières de diamant» et «1919» ont été adaptés au cinéma.
I.A.
Édito : Guerre d’influence - Par Jalel HAMROUNI
La guerre d’influence en Syrie s’intensifie entre la Turquie et l’entité sioniste. En fait, les tensions entre les deux parties ne cessent de monter d’un cran en Syrie qui est devenue une nouvelle arène de leur rivalité. Une tension qui alimente les craintes d'une dérive vers une confrontation directe, qui aurait probablement des répercussions désastreuses pour la région. Cela s'inscrit dans le contexte des attaques sionistes répétées contre la Syrie, que la Turquie considère comme une obstruction aux efforts visant à établir la stabilité, alors que les sionistes affirment travailler à protéger leurs intérêts en matière de sécurité.
Certes, le contexte de l’escalade entre la Turquie et l’entité sioniste est complexe et dépend de facteurs géopolitiques et des politiques nationaux.
Depuis la chute de Bachar al-Assad fin 2024, l’armée sioniste a lancé des centaines de frappes en Syrie, affirmant avoir ciblé des installations militaires, des bases navales et des bases aériennes, dans le but, d'empêcher la nouvelle administration de s'emparer de l'arsenal de l'ancienne armée. Les forces israéliennes ont également pénétré dans la zone tampon du plateau du Golan.
Israël, qui craint l'influence d'Ankara sur Damas, s'efforce d'atteindre ses objectifs en Syrie depuis le renversement de Bachar al-Assad. Après avoir pris le contrôle de territoires dans le sud-ouest du pays et déclaré être prêt à protéger la minorité druze, elle a fait pression sur Washington pour maintenir une Syrie faible et a détruit une grande partie des armes lourdes et du matériel militaire syrien dans les jours qui ont suivi la chute d'Al-Assad.
Le Premier ministre sioniste a, même, appelé en février dernier à la démilitarisation complète du sud de la Syrie, avertissant que son gouvernement n'accepterait pas la présence de forces de sécurité affiliées aux nouvelles autorités syriennes près de ses frontières.
La Turquie, quant à elle, a appelé Israël à se retirer de la Syrie, et à cesser d'entraver les efforts visant à établir la stabilité dans ce pays. Le ministère des Affaires étrangères à Ankara a déclaré qu'Israël «est devenu la plus grande menace pour la sécurité dans la région» et qu'il «déstabilise la stabilité stratégique, provoque le chaos et alimente le terrorisme».
Jusqu’ici, tout laisse à croire qu’une confrontation directe entre la Turquie et Israël est non envisageable pour le moment. Mais il est certain que les Turcs s'efforcent de contrecarrer le projet sioniste dans la région qui menace un enjeu majeur pour la Turquie, représenté par le projet de gazoduc qatari. En fait, le contrôle par l’entité sioniste de ce qu'elle appelle le "couloir de David" bloquera ce projet d'envergure, censé traverser la Syrie et atteindre la Turquie et l'Europe. Il s’agit, donc, d’un conflit stratégique majeur autour des ressources et des richesses de la Syrie.
Hier même, l'envoyé syrien à l'ONU, Qusay Dahhak, a déclaré lors d'une session du Conseil de sécurité sur la Syrie: «Damas réitère son droit inébranlable d'étendre sa souveraineté sur tous ses territoires et rejette toutes les tentatives israéliennes d'ingérence dans ses affaires intérieures». Il a dénoncé les tentatives sionistes visant à spolier les ressources en eau de la Syrie.
De ce fait, la région du Moyen-Orient fait face à des évolutions dangereuses. Les menaces sionistes se multiplient contre l'Iran, la Turquie et ses frappes se poursuivent en Syrie et au Liban, ce qui pourrait aggraver la situation et conduire à un conflit ouvert, que ce soit avec l'Iran, voire avec la Turquie. Cependant, la Turquie étant membre de l'OTAN, il est probable que l'Occident intervienne, pour éviter toute friction directe entre Ankara et Tel-Aviv.
J.H.
Internet haut débit : Bientôt, les satellites au secours des exclus …
Par Hassan GHEDIRI
Beaucoup de foyers tunisiens restent exclus du haut débit parce que se trouvant dans les «zones blanches» non raccordées aux réseaux…
Malgré l’étendue des réseaux des trois opérateurs de télécommunications et le développement de la qualité des services d’internet fixe et mobile dopée par la fibre optique et tout récemment par l’introduction de la 5G, beaucoup de foyers tunisiens restent exclus du haut débit parce que se trouvant dans les «zones blanches» non raccordées aux réseaux. Pour remédier à cette fracture numérique, l’Etat semble avoir d’ores et déjà une piste privilégiée, en l’occurrence l’internet par satellite.
Après des tests effectués en 2023 dans trois zones situées à Tunis et Gabès durant lesquels avaient été expérimentés des équipements de réception satellitaire appartenant à SpaceX d’Elon Musk, les résultats ont été concluants et satisfaisants. C’est en effet ce qui a motivé le ministère chargé des Technologies de communication à passer à l’étape qui consiste à étudier les besoins et identifier les opportunités de l’introduction en Tunisie de cette technologie et son déploiement dans les zones urbaines non desservies par l’internet fixe et mobile. C’est ainsi qu’a été lancé début mars dernier un appel d’offres international par l’Instance nationale des télécommunications (INT) pour charger un cabinet de conseil de mener une étude sur l’éventuelle introduction des services d’accès à internet haut débit via satellite en Tunisie.
Selon le calendrier établi par l’INT, l’ouverture des plis a, normalement, eu lieu avant-hier. L’Instance n’a pas encore communiqué le nom de l’établissement retenu pour réaliser ladite étude d’opportunités d’introduction des services d’accès fixe à Internet très haut débit par satellite en Tunisie. Il faut noter que, jusqu’ici, la Tunisie ne dispose encore pas de réglementation pour régir le déploiement et l’exploitation de l’internet par satellite. Ainsi, il sera également question dans le cadre de la même étude de proposer un ensemble de dispositions qui définissent les conditions de déploiement et d’exploitation de l’internet satellitaire dans notre pays.
Disparités
D’après les statistiques de l’Instance nationale des télécommunications pour 2024, le taux de pénétration de l’internet en Tunisie a franchi la barre des 85 %, grâce à une couverture mobile largement répandue et une adoption progressive de la fibre optique. Toutefois, des disparités régionales persistent. Les zones rurales, notamment au nord-ouest et au sud du pays, présentent encore des taux d’accès à internet très inférieurs à la moyenne nationale. Dans ces régions, ni l’ADSL ni la 4G ne parviennent à offrir une connectivité stable et performante. En cause: des coûts de déploiement élevés pour les opérateurs et une rentabilité jugée trop faible.
Face à ces difficultés structurelles, l’internet par satellite s’impose comme une option prometteuse. Contrairement aux technologies classiques, il ne nécessite pas d’infrastructure physique lourde sur le terrain (câblage, antennes, relais), ce qui en fait une solution rapide et adaptée aux zones isolées. Des fournisseurs comme Starlink, Eutelsat ou encore OneWeb proposent déjà des services commerciaux dans plusieurs pays africains avec des performances comparables à celles du haut débit terrestre. Pour la Tunisie, miser sur le satellite permettrait non seulement de réduire les inégalités numériques entre les régions côtières et l’intérieur du pays, mais aussi d’ouvrir de nouvelles perspectives en facilitant par exemple l’intégration des écoles rurales aux futures programmes de modernisation de l’éducation ou bien pour mieux lutter contre les déserts médicaux. De plus, un meilleur accès à internet pourra encourager l’innovation locale, le télétravail et la formation en ligne, autant de leviers pour dynamiser les économies locales.
H.G.
Ligue 1: Le CA et l'ESS ,vainqueurs, mettent la pression sur les leaders
Par Jamel Belhassen
La première partie de la 26e journée à été assez animée cet après-midi dans les quatre stades. Le CA , vainqueur sans gros soucis à Metlaoui face à une Etoile locale étrangement passive. Ali Youssef puis Ait Malek ont inscrit les buts clubistes de la tête dans une défense adverse figée avant de voir Bouassida réduire le score à la 67e. A Sousse , l'Etoile a vite fait de prendre une avance de deux buts par Abdrrazek auteur d'un but contre don camp. En seconde periode, Yacoubi a réduit le score d'un tir puissant et a même failli égaliser en fin de match. Grâce à ces deux victoires, Clubistes et Étoilés restent dans le sillage des leaders, l'EST et l'USM qui jouent demain. Au Bardo, le Stade Tunisien et le CSSfaxien ont fait match nul (1-1). Ce fut la rencontre des penalties. Sakouhi a marqué le sien pour le CSS , Ayadi en a fait de même, à la avant de voir Aifi rater la sentence en fin de match. Son tir ayant été arrêté par Dahmen. Enfin, à Gabes, les locaux ont remporté trois points précieux face à l'ESZarzis ( 2-0). Les buts étaient inscrits par Beji et Mansour. La suite de la journée aura lieu, demain, dimanche.
J.B.
Suspension de Blaili : l'Espérance interjette appel et suspend toute relation avec la LNFP
Réagissant à la décision de la LNFP de suspendre son joueur Youssef Blaili pour deux matches, L'Espérance a fait appel et de ladite décision et a invité la commission d'appel à se réunir au cours de la semaine prochaine autrement dit avant le derby de dimanche 20 avril. En parallèle, l'administration du club Sang et Or a décider de suspendre toute relation avec la Ligue Nationale de Football Professionnel tout en demandant une réunion urgente avec le Bureau Fédéral de la FTF.
J.B.
Gabès Cinéma Fen, c’est bientôt
Plus qu’un simple festival avec un catalogue de projections, Gabès Cinéma Fen est un espace d’exploration de nouvelles possibilités artistiques et esthétiques, d’encouragement des jeunes talents, d’appui des projets et surtout d’engagement artistique et écologique.
La 7ème édition qui aura lieu du 26 avril au 1er mai ne déroge pas à la règle. Elle sera comme toujours une tribune d’expression libre et un cadre pour dynamiser la ville et contester la pollution et ce à travers tant d’initiatives, notamment les projections de la section Terre qui se dérouleront, comme le veut la tradition, dans l’un des oasis de Gabès. Edition non-compétitive dont la programmation sera dévoilée dans quelques jours, Gabès Cinéma Fen vient d’annoncer la composition de son comité directeur, promettant tant de nouveautés et de belles surprises surtout pour la section « K OFF », dédiée aux artistes émergents tunisiens dans l’art vidéo. Des films qui ont marqué le cinéma arabe et mondial seront également sur le catalogue de cette 7ème édition, placée sous le thème de l’art et de l’engagement.
I.A.
Le programme « Territoires créatifs », aujourd’hui à Nabeul et le 16 avril à Kairouan
Sous l’égide du ministère des affaires culturelles, le Centre international de Tunis pour l’économie culturelle numérique (TICDCE) a annoncé le démarrage du programme « Territoires créatifs : implémentation des hubs créatifs dans les régions », soutenu par l’UNESCO. Ce programme cible trois gouvernorats pilotes et a commencé hier, le 11 avril, à Jendouba pour se poursuivre aujourd’hui à Nabeul et le 16 avril à Kairouan.
Organisé en partenariat avec la Direction générale de l’action culturelle (DGAC) et en collaboration avec les délégations régionales des affaires culturelles de Jendouba, Nabeul et Kairouan, ce projet, porté par le TICDCE, a été retenu dans le cadre du programme de contribution de l’UNESCO aux activités des Etats membres pour la période 2024-2025.
Le TICDCE, envisage à travers cette initiative, de renforcer sa mission en apportant un soutien continu aux acteurs locaux par la mise en place de hubs créatifs régionaux, dans le but de favoriser le développement de l’industrie créative, d’encourager l’innovation et la collaboration, et de renforcer la cohésion sociale et culturelle.
La Télévision tunisienne remporte le prix du meilleur documentaire au projet euro-arabe Inter-Rives 10
L’Etablissement de la télévision tunisienne a remporté le prix du meilleur documentaire à la 10ème édition du projet de coopération euro-arabe «Inter-Rives», organisé par l’Union des radiodiffusions des Etats arabes (Asbu) et la Conférence Permanente de l’Audiovisuel Méditerranéen (COPEAM).
Ce prix de la meilleure la production documentaire a été attribué à «Kinaou Alhayet» (littéralement le Masque de la vie) de Fadia Ben Henda, ex-aequo avec un documentaire espagnol.
Il s’agit de la deuxième distinction pour la Télévision nationale au projet « Inter-Rives », après celle de 2016 pour le documentaire «Babour» également réalisé par Fadia Ben Henda.
Treize documentaires, produits par autant de télévisions partenaires, étaient en lice pour la dixième édition d’Inter-Rives ayant sous thème « Le pouvoir de l’art : la créativité pour le changement ».
« Inter-Rives 10 » a pour objectif de mettre en lumière des histoires puissantes d’artistes de la région méditerranéenne, qui utilisent leur créativité pour remettre en cause les stéréotypes et favoriser un changement positif, en abordant importants sujets tels que l’égalité des genres, l’inclusion des minorités, la protection de l’environnement et l’autonomisation des jeunes, peut-on lire sur le site de la Copeam.
















