Cannes 2025 : la réalisatrice tunisienne Erige Sehiri en Sélection Officielle, dans « Un certain regard », avec « Promis, le ciel »
Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes et Iris Knobloch, Présidente, ont annoncé, aujourd’hui, le jeudi 10 avril, les films qui composeront la 78ème édition du Festival de Cannes. La réalisatrice tunisienne Erige Sehiri figurera dans la compétition officielle, dans la section « Un certain regard », avec son nouveau film « Promis le ciel ».
Réalisatrice et productrice d’origine tunisienne, Erige Sehiri a choisi après des études en administration des affaires au Canada s’est tourné vers le 7ème art, réalisant des courts- métrages et des documentaires pour la télévision. En 2012, elle réalise un documentaire de création, « Le Facebook de mon père ». En 2013, elle co- fonde le webzine d’investigation Inkyfada. Son premier film « La Voie Normale » l’a bien présenté à la scène cinématographique. Son 2ème film « Sous les figues » a été sélectionné à Cannes à La Quinzaine des Réalisateurs en 2022, remportant de nombreux prix y compris le Tanit d’argent des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), en 2022.
Beït al-Hikma : Le réformateur tunisien Sulayman al-Hara’iri tiré de l'oubli
Par Imen Abderrahmani
La réforme est toujours une question d'actualité. Un colloque international mettant au clair les idées du penseur tunisien Sulayman al-Hara’iri (1824- 1877) et racontant tout un mouvement est à l'affiche de Beït al-Hikma les 11 et 12 avril 2025.
Nombreux sont les penseurs et les réformateurs tunisiens qui ont tenté à leur époque le changement, s'opposant à tant de préjugés et de vieilles idées, voulant libérer la société de tant de chaînes. Le penseur tunisien Sulayman al-Hara’iri (Tunis, 1824 – Paris, 1877) est l'un des hommes qui ont essayé avec leurs écrits de faire évoluer la société tunisienne. Un diplôme de la Zitouna en poche, Sulayman al-Hara’iri a étudié l'arabe et le français, les sciences religieuses, la médecine, la physique et les mathématiques et s'est intéressé la traduction. Installé à Paris où il a enseigné l'arabe à l'Ecole des langues orientales et a assumé la direction du journal « Briggs Paris », Sulayman al-Hara’iri a marqué son époque.
Le colloque qu'abritera "Beït al Hikma" apportera des éclairages sur non seulement le parcours de ce réformateur mais aussi sur tout une époque.
"Sulayman al–Hara’iri et les pionniers du réformisme tunisien" ainsi s'intitule ce colloque international, organisé à l’occasion du 200ème anniversaire de la naissance de ce penseur par l’Académie "Beït al-Hikma", en partenariat avec Ksar Saïd, Palais des Lettres et des Arts et l’Organisation Mondiale islamique pour l’Education, les Sciences et la culture (ICESCO). Notons que la Chaire ICESCO « Ibn Khaldoun pour la culture et le patrimoine » au Centre des Arts, de la Culture et des Lettres à Ksar Said fait partie du Réseau de l’Organisation des Chaires Internationales de la Pensée, des Lettres et des Arts, lit-on sur le programme de ce colloque, publié sur le site de Beït al-Hikma.
Au total: cinq séances scientifiques rythmeront le programme du colloque qui sera marqué par la participation d’éminents penseurs et chercheurs tunisiens et étrangers parmi lesquels Mahmoud Ben Romdhane, président de l’Académie Beït al-Hikma, Abdelhamid Henia, chef du département des Sciences humaines et sociales à Beït al-Hikma.
Parmi les intervenants, nous citons: Faouzi Mahfoudh, Pierre Agéron, Noureddine Dougui, Mohamed Mahjoub, Zouhair Ben Youssef, Mahdi Abdeljaouad, Mahdi Abdeljaouad, Raja Ben Slama, Alain Messaoudi, Mounir Fendri, Ons Debbeche, Fadhel Bachraoui, Larbi Bouguerra, Amariya al-Hafnaoui, Ibrahim Jadla et Fethi Qasmi.
Focalisant sur le "Contexte réformiste du milieu du XXème siècle", cette première séance situera ce réformateur tunisien dans son époque, apportant des éclairages sur les contemporains de Sulayman al–Hara’iri.
Des traductions de ce penseur découvertes à la Bibliothèque universitaire des langues (Bulac et civilisations) à Paris, de ses travaux inédits et de ses œuvres traitera la 2ème séance scientifique.
Les rapports de ce penseur a étudié à Tunis et qui a vécu pour des longues années en France, avec le monde culturel, religieux et politique", de quelques polémiques qui se sont éclatées à l'époque et de la question de la renaissance parlera les conférenciers, mettant en lumière une vie riche en écrits et en combats.
Il est à noter que la Bibliothèque nationale tunisienne (BNT) a publié en 2023, en deux tomes, un ouvrage portant sur le parcours de ce premier journaliste et réformateur tunisien et signé par deux éminents chercheurs: Mahdi Abdeljaouad et Pierre Ageron.
Cet ouvrage, est préfacé par la professeure Raja Ben Slama et présenté par le professeur Zouheir Ben Youssef.
I.A.
Jeune Chambre Internationale (JCI)-Sfax : Le patrimoine pilier du développement durable
A l’heure où les enjeux écologiques se conjuguent à ceux de la préservation de la mémoire collective, la Jeune Chambre Internationale (JCI) de Sfax propose, du 13 avril au 18 mai 2025, une programmation culturelle et ludique autour du thème « Patrimoine et Environnement », qui consiste en une série d’événements prévus dans des lieux emblématiques de la ville de Sfax, mêlant ateliers, débats, spectacles et expositions.
Le coup d’envoi sera donné le 13 avril avec une journée dédiée aux enfants, conjuguant éveil musical, ateliers ludiques et balades à la découverte de sites historiques. Entre Borj Kallel et Borj Kammoun, les plus jeunes exploreront les liens entre nature, patrimoine et jeu, dans une ambiance à la fois éducative et festive.
Le 25 avril, la réflexion s’élargira aux adultes avec une table ronde réunissant experts et habitants autour de la valorisation des Jnens – jardins traditionnels qui façonnent l’identité de Sfax- et des perspectives offertes par l’économie circulaire à travers un échange participatif sur l’avenir durable du patrimoine paysager.
Le 11 mai, les sens seront à l’honneur avec un parcours immersif mêlant produits du terroir, plantes locales, démonstrations artisanales et instants chorégraphiques inspirés par la nature. Ce voyage sensoriel viendra souligner la richesse des ressources locales et leur potentiel artistique.
Du 15 au 18 mai, le salon de l’artisanat et du terroir mettra en lumière les savoir-faire régionaux avec pour point d’orgue de cette célébration, un grand spectacle d’échecs vivants en plein air.
Institut national du patrimoine : la géoarchéologie, pour mieux comprendre l’occupation humaine
Dans une démarche visant à renforcer la recherche scientifique en géo-archéologie, l’Institut National du Patrimoine (INP), sous l’égide du ministère des affaires culturelles, organise une séance académique intitulée "La Géoarchéologie : Bilan des recherches et études de cas”, le mercredi 16 avril 2025, à partir de 9h30, au siège de l’Institut.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’ouverture de l’INP aux nouvelles avancées de la recherche interdisciplinaire, notamment celles où les sciences de la Terre croisent les études archéologiques, afin de mieux comprendre l’histoire de l’occupation humaine et de reconstituer le paysage naturel et culturel de la Tunisie à travers les âges.
Le programme de cette séance comprend une série d’interventions scientifiques présentées par des professeurs et des experts en géomorphologie et géoarchéologie, issus de différentes universités tunisiennes.
Ces interventions scientifiques porteront notamment sur les résultats des recherches géo-archéologiques menées sur les côtes tunisiennes, la contribution de l’approche géomorphologique aux études géo-archéologiques, ainsi qu’une lecture géo-archéologique du site de Degla-Bir Jeddy, situé dans le Cap Bon. L’apport de la géoarchéologie à la reconstitution des paléo-environnements autour de l’antique Gigthi au sud-est tunisien sera également abordé.
Ligue 1 : Le derby de la capitale le 19 ou le 20 avril
La Commission fédérale des compétitions au sein de la Fédération tunisienne de football a fixé la date du derby de la capitale entre le Club Africain et l'Espérance sportive de Tunis qui aura lieu soit le samedi 19 avril, soit le20 avril, à un horaire qui sera déterminé ultérieurement.
D'un autre côté, ladite commission se réunira dans les 48 prochaines heures pour arrêter le calendrier des journées restantes du Championnat de Ligue 1 et fixer la date du match à rejouer entre El Gawafel sportive de Gafsa et l’Étoile sportive du Sahel.
Le C.Africain saisira le TAS
Réuni en urgence cet après-midi après les deux points retirés au classement de la Ligue 1 par la commission d'appel de la FTF, le Bureau Directeur du Club Africain a pris les décisions suivantes: saisir le Tribunal d'Arbitrage du Sport avec comme exigence la récupération des deux points, porter plainte contre la FTF et sa commission d'appel pour mauvaise gestion des procédures surtout que les membres de ladite commission sont nommés et non élus tout en appelant les supporters du club au calme.
J.B.
24 milliards d’argent liquide circulent en Tunisie : Ce jeu de «cash cash» qui tue l’économie …
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Plus de vingt-trois milliards de dinars circulent actuellement entre les mains des Tunisiens. Comment expliquer cette explosion de l’usage du liquide et quel est l’impact de ce fléau sur l’économie?
C’est le spécialiste des affaires bancaires, Sofiane Ouerimi, qui l’a révélé récemment: «La masse monétaire en circulation connaît une croissance annuelle stable de 9 à 10%. Toutefois, l’atteinte du seuil des 23 milliards de dinars entre le 31 décembre 2024 et le 25 février 2025 représente un phénomène inédit, avec une tendance à la hausse qui pourrait perdurer, notamment lors des périodes festives et événementielles où l’usage de l’argent liquide augmente». Selon le spécialiste, la nouvelle loi relative aux chèques et la dépénalisation du délit de l’émission des chèques sans provision dont le montant ne dépasse pas les 5000 DT est l’une des raisons qui explique cette tendance. «Même si la nouvelle loi relative aux chèques est à l’origine de la hausse de la masse monétaire, l’absence de la culture du paiement électronique et l’usage de la carte bancaire sont également deux facteurs qui expliquent cette tendance», nous dira l’autre expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi. Et d’ajouter: «Les chiffres montrent que l’utilisation des cartes bancaires reste au-dessous des attentes. Selon, en effet, le bulletin «Les paiements en chiffres en Tunisie» publié par la Banque centrale de Tunisie (BCT), le nombre total de transactions par carte bancaire a atteint 163 millions en 2024, générant un montant global de 27,8 milliards de dinars. C’est peu et il faut créer une dynamique autour de l’usage de la carte bancaire et le paiement en ligne en général. Le cas échéant, l’usage excessif du cash aura un impact négatif comme le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale». Que faire, alors, pour renverser cette tendance?
Baisser les frais …
Aujourd’hui, tous les experts s’accordent à dire que le cash n’a plus de raison d’être. Pour l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi: «A mon avis, le principal mal de l’économie tunisienne est l’argent en liquide qui encourage les fraudes. Dans un article paru anonymement le 23 août 2015 et intitulé «Pour en finir avec une autre relique barbare», le Financial Times a publié un long plaidoyer laissant à considérer que les problèmes économiques actuellement seraient la conséquence de la thésaurisation d’argent liquide par les ménages. Le journal suggère de forcer les ménages à dépenser plutôt que d’épargner en donnant aux banques centrales le pouvoir d’imposer des taux d’intérêt négatifs. Bien entendu, une telle politique est impossible si les citoyens conservent la liberté de convertir leur épargne bancaire en argent liquide. La solution consiste donc purement et simplement à interdire le cash. Cet article s’inscrit dans une longue suite d’interventions d’économistes et de politiques allant dans le même sens. Ainsi, dans un autre article du Financial Times, l’économiste américain Kenneth Rogoff vante l’économie du zéro cash («Paper money is unfit for a world of high crime and low inflation»). Cette idée est présentée comme le moyen de relancer la croissance dans une économie où les taux d’intérêt sont – et devraient rester encore longtemps – à zéro ou proches de zéro. Outre les avantages économiques en termes de relance, les adversaires du cash mettent en avant les risques de transport de billets, le coût de l’argent liquide pour les banques qui doivent renouveler les billets et les pièces, le transfert de fond et l’alimentation des banques et des distributeurs. Mais plus pernicieux est l’argument moral avancé: l’utilisation du cash équivaut à du travail au noir, à l’évasion fiscale, c’est ce que nous dit l’expert en droit bancaire, Hubert de Vauplane dans un article publié sur le site RB». Pour notre expert, il faut, alors, baisser les frais relatifs à l’utilisation des cartes bancaires et démocratiser le paiement en ligne.
M.B.S.M.
Ouverture de la 14ème édition du Festival International du Film pour l’Enfance et la Jeunesses de Sousse (FIFEJ)
Dans une ambiance de fête, devant le majestueux Théâtre Municipal de la ville, les Majorettes de Sousse ont donné, hier, le coup d’envoi de la 14ème édition du FIFEJ de Sousse, en présence d’un public nombreux, d’officiels et d’invités de marque, de journalistes et d’hommes de lettres et des arts.
A l’intérieur de l’hémicycle, et sur l’écran de la salle, l’affiche du festival et des différents partenaires ont été projetés sur fond de chants engagés, suivis d’un compte-à-rebours qui donna le signal à cette ouverture.
Après l’hymne national, la parole a été au président du festival, Aymen Jelili, qui a remercié tous ceux qui ont aidé à la renaissance du FIFEJ, après une éclipse de cinq ans, promettant, avec l’aide et la contribution de tous, y compris le large public, à redonner à cet important rendez-vous cinématographique la place qui lui revient de par son passé et son apport à la promotion de l’acte cinématographique sous tous ses aspects.
Président de l’Association du FIFEJ, Hassen Alilech a rappelé dans son intervention a rappelé l’historique de ce festival né en 1991 et les grands noms du cinéma qui sont passés par cette manifestation. Il a tenu également à préciser que son association a poursuivi ses activités dans le domaine du 7ème Art, même durant la trêve du festival, particulièrement dans les institutions éducatives, et ce, dans le cadre du programme de formation continue par l’image, en organisant des ateliers à l’intention des élèves, en collaboration avec le ministère de l’Education entre autres.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par des hommages rendus aux fondateurs de ce festival, à l’instar de Abdelaziz Belaïd, Hichem Ben Saïd, Mohamed Khalfallah, Ezzedine Knani, Anouar El Feni et Fethi Ben Sassi.
Un hommage- posthume à Feu Néjib Ayed, l’une des personnalités les plus remarquables dans le secteur du cinéma, ayant, par ailleurs, présidé Le FIFEJ auparavant a été rythmé cette première soirée du festival.
Les animateurs des ateliers programmés pour cette édition, Tahar Ben Ghedhifa pour « L’école du cinéma » et Souad Ben Slimane pour « L’audiovisuel » ont pris la parole donnant un aperçu sur leurs activités et les parties concernées, jeunes et moins jeunes, participant à ces ateliers.
Les membres des deux jurys, celui de la compétition officielle et celui de la compétition des films jeunes, ont été de la fête, présentant les principaux axes et les orientations de cette manifestation.
La cérémonie s’est clôturée en beauté, avec « Matula », un long-métrage documentaire du réalisateur tunisien Abdallah Yahia, présent à cette cérémonie.
Editorial : Chassez le nazisme, le sionisme revient au galop …
Par Chokri BACCOUCHE
Il règne actuellement dans le monde un sacré fatras. Les problèmes s’accumulent pour l’ensemble de l’humanité traînant dans leur sillage des tensions à n’en plus finir. Le quotidien des bipèdes est marqué en effet par des informations pas du tout rassurantes, consommées jusqu’à n’en plus soif et pour le moins déprimantes. Certaines d’entre elles sont carrément effroyables et dépassent les limites de l’humainement supportable. Elles ont pour théâtre depuis voilà plus d’une année et demie Gaza. Dans cette enclave palestinienne sinistrée, oubliée des dieux et des hommes justes, l’humanité a perdu son humanisme. Lundi dernier, l’armée israélienne y a perpétré pour la millionième fois un horrible massacre en bombardant délibérément une tente abritant plusieurs journalistes, tuant au moins deux d’entre eux et blessant d’autres. La vidéo de ce crime de guerre abject a fait le tour de la Toile et provoqué un choc émotionnel intense. Elle montre une insoutenable séquence d’un jeune journaliste palestinien brûlé vif et décédé, peu de temps après, dans de terribles souffrances. Ces images qui se passent de tout commentaire donnent à bien des égards la preuve formelle du degré de bestialité des dirigeants sionistes, devenus les maîtres incontestés et incontestables des pratiques génocidaires, au vu et au su de tous et dans l’impunité la plus absolue.
A Gaza, les valeurs universelles de justice, de démocratie et de liberté sont massacrées sans aucune forme de procès et enterrées dans des fosses communes. L’ineptie de la communauté internationale a encouragé les dirigeants sionistes à accélérer la cadence pour réaliser leur macabre projet de décimer tous les Palestiniens. Bezalel Smotrich, le trublion ministre extrémiste des Finances du gouvernement Netanyahu, lui, est partisan de la «solution finale». Il propose en effet de parquer les survivants palestiniens de Gaza dans un immense camp de concentration gardé par l’armée de son pays qui aura le droit de tirer à vue sur tous ceux qui tenteraient d’échapper à cet enfer. Impression du déjà-vu ? Très certainement ! Les descendants des camps nazis d’Auschwitz et de Birkenau, de triste et sinistre mémoire, y ont trouvé une source d’inspiration et se proposent à leur tour de faire subir à leurs victimes palestiniennes les mêmes atrocités endurées par leurs ancêtres durant la Seconde Guerre mondiale. A cette grande différence près, c’est que si le monde dit libre est intervenu pour faire cesser la souffrance des juifs à cette époque, tel n’est malheureusement pas le cas pour le martyre des Palestiniens qui sont livrés à la barbarie sioniste sans que personne n’ose bouger le petit doigt pour leur porter assistance.
Affranchi de tout sentiment humain, le criminel de guerre Smotrich affectionne particulièrement la cruauté indicible qui constitue chez cet homme une seconde nature. Lundi dernier, celui par qui tous les coups bas bestiaux arrivent a d’ailleurs reconnu ouvertement l’utilisation de la famine comme une arme contre les Palestiniens, déclarant «qu’aucun grain de blé n’entrera à Gaza». Les propos de cet énergumène qui crache sa haine pour les Palestiniens par tous les poils de sa barbe hirsute sont intervenus en réponse à un rapport publié par le journal israélien Yedioth Ahronoth, selon lequel les forces d’occupation se préparaient à autoriser l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza. Doté d’un sadisme inégalé qui ferait rougir de jalousie le Marquis de Sade, Smotrich se croit investi d’une mission messianique. C’est la raison pour laquelle il n’hésite pas à laisser libre cours à son délire expansionniste et pense dur comme fer que son pays envisage de faire main basse sur le Liban, la Jordanie, la Syrie et une bonne partie de l’Egypte pour concrétiser le fameux projet du «grand Israël», cher à l’idéologie sioniste raciste et suprémaciste.
Les divagations de Smotrich donnent, en tout cas, la preuve formelle que l’entité sioniste est un danger permanent pour la paix au Moyen-Orient. Elle ne cherche pas seulement à faire main basse sur les territoires palestiniens mais à chasser et asservir d’autres peuples de la région dans le cadre d’une stratégie sournoise qui n’est pas sans rappeler paradoxalement la politique expansionniste de «l’espace vital» d’un certain Adolf Hitler. Décidément, il y a des similitudes frappantes entre le sionisme et le nazisme. A cette grande différence près c’est que le premier est en passe de dépasser le second dans tous les domaines de l’horreur et ce en créant même un four crématoire grandeur nature à la dimension de Gaza où les femmes et enfants sont bombardés nuit et jour et où des êtres humains sont brûlés vifs. En cela, l’holocauste des Palestiniens dans les territoires occupés fait de l’ombre à la tragédie du peuple juif dans les camps de concentration d’Auschwitz et de Burkinau. Décidément, l’histoire des génocides est un éternel recommencement. Seule la «marque déposée» change et porte cette fois-ci l’emblème d’une étoile qui vole la vedette à la croix gammée…
C.B.
Coupe de Tunisie - Tirage au sort des 8e de finale : Deux confrontations entre clubs de Ligue 1
Le tirage au sort des huitièmes de finale de la coupe de Tunisie effectué cet après-midi dans les locaux d'une radio privée a donné lieu à deux matches qui opposent deux clubs de la Ligue 1. Il s'agit de ASGabes- ESZarzis et USBGuerdane et CSSfaxien. Ailleurs, on aura un certain JSK- ESS et un CSHL- EST qui rappellent bien des souvenirs sans oublier un derby ST- JSManouba. Voici par ailleurs la liste des huit matches au programme :
ASGabes- ESZarzis
USMonastir ASJelma
EGSGafsa- ASSoliman
JSKairouan ESSahel
C.Africain- CSMsaken
USBGuerdane- CSSfaxien
S.Tunisien- JSManouba
CSHL- vainqueur Espérance ST- ASKasserine
J.B.
«La fête des bergers» à Semmama : Grandeur nature !
Par Imen ABDERRAHMANI
Le printemps au centre culturel des arts et des métiers de Djebel Semmama (Kasserine) est synonyme de célébrations. Premier rendez-vous du calendrier printanier, «La fête des bergers» se veut un espace de promotion des initiatives culturelles éco responsables.
Une nouvelle édition et de nouveaux enjeux à relever dans cette région tunisienne, dans ces montagnes qui continuent à faire de la résistance contre toutes formes d’obscurantisme et de marginalisation. A sa 13è édition, «La fête des bergers» continue à célébrer la transhumance en tant que culture et mode de vie.
Pour ce nouvel épisode de cette manifestation, de cette aventure menée au cœur de la montagne et qui a permis à Semmama de faire entendre sa voix en Tunisie et à l’étranger, le comité d’organisation, piloté par Adnen Helali, enfant du Jbel et maître des lieux, «La fête des bergers», ce festival pluridisciplinaire célèbrera la rencontre des arts et de l’écologie pour imaginer un futur vivable, offrant aux artistes-artisans de nouveaux horizons.
La 13è édition accueillera une délégation italienne spéciale de Pescara de la région des Abruzzes formée des bergers, d’artistes et de conférenciers et ce dans le cadre d’une fenêtre sur le monde, permettant aux participants locaux et étrangers d’échanger sur tant de questions culturelles, économiques et écologiques relatives à la transhumance.
Ambitieuse et surtout d’actualité, l’édition 2025 placera les enjeux environnementaux au cœur de sa programmation, focalisant sur les créations engagées dans l’économie circulaire et sur l’art de recyclage.
Programme alliant le festif et l’écologique
Le festival qui a adopté un regard spécial sur l’art et l’écologie s’ouvrira, aujourd’hui, avec au programme une table ronde intitulée «Semmamons ensemble», favorisant les échanges entre les participants tunisiens et étrangers et mettant en lumière les différents projets qui ont été menés sous le toit du Centre culturel de Semmama. La 2è journée sera bien rythmée avec le démarrage des ateliers green, qui constituent la colonne vertébrale de la politique de ce centre culturel privé, perché dans la montagne. Marionnettiste chevronné, Mohamed Nouir accompagnera les participants dans la création des marionnettes écologiques qui respectent la nature. Les participants et surtout les artistes et artisans locaux pourront également affûter leurs talents et acquérir de nouvelles connaissances et compétences. Au programme, des ateliers d’initiation aux «accessoires recyclés», assurés par «Jadila_craft» (Italie), aux «Costumes de carnaval en fibres et peau de mouton» qui sera encadré par Fatima Lucignano (Italie), aux «Accessoires en halfa», avec Manel Xarles (Espagne), d’«Illustrations des visages du village» avec Camino Fernandez (Espagne), de photographie chapeauté par le trio Giovanni Schisano, Gregorio Falbo et Armando Rotilli, de «Halfa plastique» avec Khaled Khayat (Tunisie), d’architecture écologique assuré par le duo Saïda Hemami et Rania Hemami (Tunisie) et Primiano Calà (Italie) et de création de «costumes par des éléments naturels» mené par le quatuor Ines Issaoui, Farah Limam, Yousri El Ghazali et Ranim Ghanoubi, sous la direction d’Imane Sallem et Amal Cheria.
Parmi les nouveautés de cette édition, le conseil scientifique «AgoRagoba» qui comportera une conférence de l’anthropologue italien Alessandro Rivera intitulée «Semmama, rhizome vivant». La musique sera au cœur de cette célébration avec une série de concerts assurée par des artistes locaux, italiens, français et algériens.
Talentueuse créatrice dont les œuvres ont fait le bonheur des hôtes du Jbel, Zineb Helali verra ses créations, ses poupées d’halfa, au cœur d’un projet littéraire et artistique réunissant l’écrivaine turque Öngül Zehra Kaya et illustratrice Camino Fernandez.
Toujours dans le monde de l’édition, «La fête des bergers » propose une rencontre de la présentation du livre «Jemna, Semmama, Al-Hawaidiya... Une révolution est passée par-là» de Fathi Ben Haj Yahya et Hichem Abdessamad, en présence de Taher Tahri, président de l’Association pour la protection des oasis de Jemna…
Les participants et les visiteurs découvriront tout au long de ces cinq jours «Ragoba de Don Quichotte», une exposition du sculpteur Yamen Ebdelli qui continue à créer avec le déjà-là, faisant renaître objets et matériaux. Le film-documentaire «Les épouvantails de la zone rouge» de Jalel Al-Faizi, cinéaste autodidacte qui a porté à l’écran des bribes du quotidien des habitants de Semmama, sera projeté à cette occasion.
Le sport ne sera pas exclu de ce rendez-vous. Une course dans la nature, un «Trail Sammama» est annoncé en collaboration avec l’Association militaire de Kasserine et l’Union tunisienne du sport pour tous. Et pour que la fête soit totale et pour que les participants aient l’occasion d’écouter les chants des montagnes et respirer à pleins poumons le printemps, un carnaval des bergers sera assuré lors de la dernière journée de la fête. «Spectacle carna-fou-lesque» dirigé par le metteur en scène italien Francesco Salvatore, avec la participation du groupe «Thaziri», des bergers de Semmama, du groupe d’Abruzzes et des brebis évidemment plongera la région dans la joie…
I.A.
La Commission d'appel de la FTF retire 2 points au CA et le match EGSG -ESS sera rejoué
Les décisions de la commission d'appel de la FTF ont été rendues publiques hier soir et ont été le moins qu'on puisse dire éclatantes. En effet, il a été décidé de retirer deux points au Club Africain et de retenir le résultat acquis sur le terrain du match CA- USBG, à savoir la parité de (0-0). Seconde décision importante : le match EGSG-ESS sera rejoué après les réserves formulées par les Étoilés contre le joueur Bangoura. Enfin, l'ASSoliman a pu récupérer les points qui lui ont été retirés dans un premier temps par la LNFP après ses deux matches contre l'ASG et l'USBG, quatre points au total.
Voici par ailleurs, le nouveau classement après 25 journées :
1) EST 53 pts
2) USM 53 pts
3) CA 50 pts
4) ESS 48pts ( 24j)
ESZ 48 pts
6) ST 43 pts
7) CSS 36 pts
8) ESM 35 pts
9) OB 28 pts
10) CAB 25 pts
11) ASS 23 pts
12) JSO 22 pts
13) USBG 21 pts
14) EGSG 18pts (24j)
ASG 18 pts
UST 18 pts
J.B.
Espérance- Sundowns ( 0-0) : Pas de demi-finale pour les Sang et Or
Par Jamel Belhassen
Manquant de fraîcheur et de solutions en attaque, l'Espérance a buté sur un Sundowns bien en jambes et bien organisé. Le match bien fermé n'a offert que peu de situations favorables pour les attaquants. A peine, une occasion ratée à la1ere minute par Toughai et quelques essais de Blaili sans résultat notable. L'adversaire a inquiété Ben Said par deux fois en fin de première mi-temps. Jabri a inscrit un but à la 62e qui aurait pu changer la donne mais la VAR a signalé une position de hors jeu. Le reste n'était que des essais timides au vu de la méforme de plusieurs éléments tels que Sasse, Rodrigues, Jelassi, Konate ou Blaili. L'Espérance quitte la scène laissant la place à Sundowns qui mérite sa qualification sur les deux matches.
Formation des Sang et Or
Ben Said, Bouchniba. Ben Hamida, Jelassi, Toughai, Ogbelu, Tka ( Hamrouni), Konate ( Jebali), Sasse , Rodrigues ( Jabri), Blaili.
J.B.
Coupe de Tunisie : le CSHLif se qualifie aux dépens du CSBembla
L'avant dernière tranche des seizièmes de finale de la Ligue coupe de Tunisie a vu le CSHLif, club de Ligue 2 s'imposer à l'extérieur sur le terrain du CSBembla, club de division amateurs par 4 buts à 2 dans un match disputé et animé de bout en bout. Entraîné par Amine Kamoun qui a porté les couleur du CSB en tant que joueur, le CSHLif , très ambitieux cette année, poursuit ainsi son aventure en coupe tout en Continuant à viser l'accession en Ligue 1 où il a évolué la plus grande partie de son histoire.
J.B.
Editorial : La confiance, meilleur antidote contre la défiance - Par Hassan GHEDIRI
La première campagne de vaccination contre le papillomavirus, infection responsable du cancer du col de l’utérus, a démarré hier en Tunisie. Cette maladie qui cause près de 200 décès chaque année sur environ 400 cas dépistés se situe en deuxième rang après le cancer du sein en termes de morbidité chez les femmes. Il a toutefois fallu plus de deux décennies à la Tunisie pour intégrer le vaccin antipapillomavirus dans son calendrier vaccinal national et devenir par le même fait le centième pays à adopter la vaccination comme moyen de prévention contre ce type de cancer. A voir certaines réactions et commentaires des gens sur les réseaux sociaux et dans l’espace public, l’on peut considérer que la campagne ne se déploiera pas avec la fluidité espérée. Une certaine hésitation s’empare de beaucoup de parents qui ne sont pas convaincus de l’utilité du nouveau vaccin et dont bon nombre d’entre eux vont jusqu’à émettre un refus catégorique de la vaccination antipapillomavirus. Dans un contexte de défiance quasi-généralisée envers l’Etat et ses institutions, les gens se montrent réticents envers certaines questions, notamment celles qui touchent la santé.
La pandémie du Covid-19 et les grandes divergences ayant caractérisé le comportement des gens vis-à-vis les vaccins peuvent expliquer l’attitude de beaucoup de parents, aujourd’hui, envers ce nouveau vaccin contre le cancer du col de l’utérins qui cible les jeunes filles. L’on se trouve, presque, en face des mêmes freins ayant motivé l’opposition à la vaccination contre le coronavirus, en Tunisie et un peu partout dans le monde. L’hésitation vaccinale qui a pris la forme, à partir de 2020, d’un mouvement d’opposition très puissant contre les vaccins développés par les laboratoires pharmaceutiques contre les souches particulièrement contagieuses et très virulentes du Sars-Cov-2, semble aujourd’hui être derrière ce qui risque de prendre de l’ampleur et devenir d’ici peu un refus massif du vaccin antipapillomavirus.
L’Etat, qui a attendu environ 20 ans avant de décider, enfin, de mettre la main à la poche et assumer le coût que nécessitera l’introduction du vaccin contre le cancer du col de l’utérus dans le calendrier vaccinal officiel, ne pouvait pas négliger le risque d’un éventuel refus de la vaccination. Déjà quand on est confronté à l’hésitation, c’est déjà un grand danger pour la santé publique. L’Organisation mondiale de la santé, classe d’ailleurs le phénomène de l’hésitation vaccinale parmi les 10 plus grandes menaces pour la santé mondiale. Pour atteindre un taux de couverture globale de 90%, qui est l’objectif déclaré les autorités sanitaires, il faut traverser un long parcours parsemé d’embuches.
Convaincre les parents hésitants nécessite une bonne communication. Car, l’expérience de beaucoup de pays dans le monde qui s’étaient heurtés à des «antivax» dans leur lutte contre papillomavirus a montré que la méfiance, le manque d’information sont les facteurs qui entravent grandement la progression de la vaccination. Généralement, les parents mal informés sont particulièrement influencés par la surmédiatisation, par des canaux de communication non officiels, des effets secondaires graves attribués à cette vaccination. Dans les sociétés conservatrices, la connotation sexuelle du vaccin peut constituer un obstacle infranchissable. Les risques liés au vaccin tendent alors à peser lourdement sur les parents qui ont beaucoup du mal à prendre leur décision. Ceci dit, des pays qui ont intégré depuis très longtemps la vaccination contre le cancer du col de l’utérus, peinent aujourd’hui à impliquer la population cible. En France, où cette vaccination est recommandée depuis 2017, les médias parlent d’un «échec» par rapport aux voisins européens. Malgré une campagne de vaccination contre le papillomavirus, lancée en 2023 par Emmanuel Macron, le faible taux de couverture inquiète énormément les professionnels de santé. Cette vaccination qui n’est pas obligatoire (comme c’est aussi le cas en Tunisie) reste inférieure à 30% d’après les chiffres de 2024. La Tunisie, qui ne veut certainement pas voir échouer son plan vaccinal antipapillomavirus, peut déjà commencer par s’inspirer des expériences comparées réussie et ratées qui démontrent que la confiance est un meilleur antidote contre la défiance.
H.G.















