Eco-infos - Investissement : Convention de partenariat entre le TIA et la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Suisse
L’Instance Tunisienne de l’Investissement (TIA) et la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Suisse viennent de signer une convention de partenariat visant à renforcer les liens de collaboration entre elles, indique un communiqué publié, jeudi, par l’Instance.
La cérémonie de signature qui s’est déroulée au siège de la TIA à Tunis, a été l’occasion de mettre en lumière les différentes pistes de collaboration entre les deux institutions, notamment dans le domaine de l’investissement et la facilitation du parcours de l’investisseur.
D’autre part, la TIA a mis en avant son rôle clé dans l’accompagnement des investisseurs et la facilitation de leurs démarches et procédures ainsi son rôle stratégique d’amélioration de l’environnement de l’investissement en collaboration avec le secteur privé.
LG renforce son leadership en matière d'innovation et de normalisation 6G
LG Electronics consolide son positionnement de leader mondial dans le domaine des communications 6G, une technologie-clé pour l’avenir de la connectivité à très haute vitesse.
LG est déjà un acteur reconnu dans l’écosystème 6G grâce à son implication au sein de la Next G Alliance, pilotée par l’Alliance for Telecommunications Industry Solutions, où elle siège activement dans plusieurs groupes de travail stratégiques.
LG tient à accélérer ses efforts de recherche et développement pour faire avancer la normalisation de la 6G.
La 6G représente une révolution technologique majeure, intégrant l’intelligence artificielle, la communication en temps réel à très faible latence et des débits ultra-rapides. LG entend en faire un pilier de ses innovations futures dans des domaines-clés comme la maison connectée, la mobilité intelligente et les usines automatisées.
Pionnière dans le domaine, LG a ouvert dès 2019 le premier centre académique de recherche 6G en Corée du Sud, en partenariat avec le KAIST. Elle a également établi des collaborations stratégiques avec des institutions de renommée mondiale comme le Fraunhofer Institute en Allemagne et le KRISS (KoreaResearch Institute of Standards and Science) afin de développer des technologies de rupture.
Technologie : Samsung domine les marchés des téléviseurs haut de gamme et ultra-larges
Samsung Electronics a annoncé avoir confirmé sa position de leader mondial sur le marché des téléviseurs pour la 19e année consécutive.
Selon le cabinet d’études de marché Omdia, Samsung détient une part de marché de 28,3 % sur le marché mondial des téléviseurs en 2024, conservant ainsi la première place qu’elle occupe depuis 2006. Ce succès renouvelé est le fruit de l’engagement de l’entreprise en faveur de l’innovation en matière d’écrans haut de gamme et ultra-larges, ainsi que de l’introduction de téléviseurs dotés de l’IA à la pointe de la technologie.
« Si Samsung domine le marché mondial des téléviseurs depuis 19 ans, c’est grâce à la confiance et au soutien de nos clients », a déclaré Hun Lee, vice-président exécutif de la division Visual Display Business de Samsung Electronics.
Samsung a consolidé sa position de leader sur le marché des téléviseurs haut de gamme, en particulier dans les segments haut de gamme (2 500 $ et plus) et ultra-large (75 pouces et plus) :
• Téléviseurs haut de gamme (2 500 $ et plus) – Samsung a obtenu une part de marché de 49,6 %, représentant près de la moitié du marché mondial des téléviseurs haut de gamme.
• 75 pouces et plus – Samsung domine la catégorie des appareils ultra-larges avec une part de marché de 28,7 %.
Samsung a également réussi à maintenir sa forte position dans les segments QLED et OLED.
Le génocide continue à Gaza : La mission de sauvetage qui a tourné au carnage !
Les corps de quinze secouristes palestiniens, tués par l’armée israélienne, ont été retrouvés dimanche dans une fosse commune, une semaine après avoir disparu. Le Croissant-Rouge palestinien accuse l’Etat hébreu de les avoir abattus de « sang-froid ».
Une foule nombreuse s’est rassemblée, lundi 31 mars, à Khan Younès, dans la bande de Gaza, pour accompagner les corps de quinze secouristes – huit travailleurs du Croissant-Rouge, six membres de l’unité d’urgence de la défense civile de Gaza et un employé de l’UNRWA, l’agence des Nations unies (ONU) pour les réfugiés palestiniens. Ils ont été tués par les forces sionistes alors qu’ils menaient une mission de sauvetage à Rafah, dans le sud du territoire palestinien. Leurs corps ont été retrouvés dimanche, enterrés dans une fosse commune improvisée et apparemment labourée par les bulldozers des forces de l’Etat hébreu. Ils étaient portés disparus et présumés morts depuis le dimanche précédent, le 23 mars.
Le Croissant-Rouge palestinien affirme que les secouristes et leurs véhicules portaient clairement la mention « personnel médical et humanitaire » et il accuse les troupes israéliennes de les avoir tués « de sang-froid ». Selon la Croix-Rouge internationale, il s’agit de l’attaque la plus meurtrière visant son personnel ces huit dernières années dans le monde.
Région MENA : Des opportunités pour booster l’intégration de l’économie nationale
La Tunisie, pays charnière entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient, voit son déficit commercial s’aggraver, atteignant des niveaux relativement élevés malgré les efforts pour le maîtriser.
En 2024, ce déficit s’est situé à près de 20 milliards de dinars, marquant une hausse de 10,8% par rapport à l’année précédente. Face à cette situation, la diversification des échanges avec la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) apparaît comme une piste stratégique pour inverser la tendance.
Défis persistantes
Malgré les accords commerciaux régionaux tels que le Grand Marché Arabe ou l’accord d’Agadir, les échanges de la Tunisie avec ses voisins restent entravés par des barrières non tarifaires.
Les réglementations techniques, les normes sanitaires et phytosanitaires divergentes, ainsi que les procédures douanières complexes, limitent l’intégration économique. Par exemple, les exportations tunisiennes vers l’Égypte ou le Maroc subissent des retards administratifs qui augmentent les coûts et réduisent leur compétitivité.
Les enjeux de la logistique
Les coûts logistiques élevés constituent un autre obstacle significatif. Les infrastructures portuaires et de transport, bien que relativement développées, souffrent d’inefficacités qui allongent les délais et augmentent les frais.
Les formalités douanières, souvent bureaucratiques, ajoutent une couche de complexité pour les entreprises locales. Cette situation pénalise les exportateurs tunisiens, qui peinent à rivaliser avec les concurrents régionaux comme le Maroc ou la Turquie.
Intégration prometteuse
La dépendance accrue aux importations, notamment énergétiques, et la faible diversification des exportations ont creusé le déficit commercial. Les produits manufacturiers et agricoles tunisiens, bien que de qualité, ne parviennent pas à pénétrer efficacement les marchés de la région MENA. Pourtant, ces marchés représentent un potentiel de croissance considérable. Pour en tirer profit, la Tunisie doit diversifier ses partenariats commerciaux et investir dans des secteurs à forte valeur ajoutée.
Pour réduire son déficit commercial, la Tunisie doit engager des réformes structurelles ambitieuses. Simplifier les procédures douanières, harmoniser les normes régionales, moderniser les infrastructures logistiques et diversifier les partenariats commerciaux sont des étapes essentielles. Ces mesures, bien que complexes, pourraient dynamiser davantage l’économie tunisienne et ouvrir de nouvelles perspectives de croissance dans une région aux ressources économiques prometteuses.
QNB Tunisia sur la voie de la Croissance et le Retour à la Rentabilité
L'année 2024 a été une année décisive dans la restructuration et l’exécution de la nouvelle stratégie de QNB Tunisia, filiale de la plus grande institution financière au Moyen-Orient et en Afrique. Grâce à une gestion rigoureuse et une stratégie axée sur l'efficacité opérationnelle, la banque a consolidé sa performance et prépare activement son retour à la rentabilité en 2025.
Une Poursuite de la Croissance et des Indicateurs en Amélioration Continue
Au terme de l'exercice 2024, l'encours des engagements de QNB Tunisia a enregistré une progression de 12% pour atteindre 1887 millions de dinars, confirmant ainsi le rôle actif de la banque dans le financement de l'économie tunisienne. Les engagements envers le secteur public ont continué à croître atteignant 466 millions de dinars. Le portefeuille d'investissement en Bons du Trésor et en Emprunt National s'est également renforcé pour atteindre 558 millions de dinars en 2024, illustrant l'engagement de la banque à participer dans la stabilité économique nationale.
Par ailleurs, la qualité du portefeuille de crédit a poursuivi son amélioration avec une réduction significative des engagements classés, qui se sont contractés de 91 millions de dinars pour se situer à 514 millions de dinars. Le taux des créances accrochées s'est amélioré pour atteindre 27,3 %, poursuivant sa tendance baissière amorcée depuis 2021 conformément à la feuille de route mise en place par la banque.
Une Croissance Continue de la Collecte de Dépôts
QNB Tunisia a enregistré une progression notable de sa collecte de dépôts en 2024, soit une évolution de 14,4% par rapport à l'année précédente, atteignant un encours total de 1582 millions de dinars. Cette performance a été portée par l'évolution du volume de tous les types de dépôts, avec une croissance de 12% de l'épargne pour atteindre 146 millions de dinars, une évolution de 13% des dépôts à terme atteignant 992 millions de dinars et une progression de 11% des dépôts à vue pour atteindre 376 millions de dinars. La banque a également renforcé ses offres de dépôts pour les particuliers, les entreprises et les institutionnels, contribuant ainsi à l'amélioration de sa liquidité.
Dans un contexte de maîtrise des coûts, QNB Tunisia a mis en place une politique de gestion optimisée des ressources. La diversification des sources de dépôts, notamment à travers des produits à faible coût et une meilleure structuration des dépôts à terme, a permis d'améliorer la rentabilité de la banque et de renforcer sa position concurrentielle sur le marché.
Vers un Retour à la Rentabilité en 2025
La stratégie de redressement de QNB Tunisia mise en place depuis 2021 commence à porter ses fruits. En 2024, le Produit Net Bancaire (PNB) a poursuivi sa croissance avec une évolution de 25,7% par rapport à l'année précédente atteignant 70 millions de dinars. Cette progression résulte d'une amélioration soutenue de la marge d'intérêt, portée par une gestion optimisée des ressources, ainsi que d'une diversification stratégique des sources de revenus, renforçant ainsi la résilience et la compétitivité de la banque.
La maîtrise des charges opérationnelles et la poursuite de la réduction du coût du risque ont permis d'atténuer davantage le déficit du résultat net de 36% soit une amélioration de 25 millions de dinars. Fort de cette dynamique positive, QNB Tunisia se projette désormais vers un retour à la rentabilité en 2025, confirmant ainsi l'efficacité des efforts consentis pour repositionner la banque sur son marché.
En outre, les fonds propres de la banque ont atteint 282,9 millions de dinars, consolidant ainsi sa solidité financière. Les ratios de solvabilité (25,5 %) et de liquidité (245,9 %) restent largement au-dessus des exigences réglementaires, garantissant ainsi la résilience de QNB Tunisia face aux évolutions du marché. Le ratio de couverture des crédits par les dépôts a atteint 104% contre 120%, le plafond exigé par la Banque Centrale de Tunisie.
La restructuration de la banque et la mise en place d’une bonne gouvernance en conformité avec les circulaires de la Banque Centrale de Tunisie et les politiques de la banque mère, ont permis à la banque la maîtrise des risques principalement liés aux crédits, à la liquidité et au marché, ainsi que les risques opérationnels.
Un Modèle de Développement Responsable
L'engagement de QNB Tunisia envers le développement durable s'est intensifié en 2024 à travers plusieurs initiatives ESG majeures. La banque a renforcé son soutien à la microfinance avec plus de 57,3 millions de dinars alloués au financement des institutions de microfinance et de petites entreprises, favorisant ainsi l'inclusion financière et la création d'emplois.
De plus, QNB Tunisia a étendu ses services bancaires à des populations sous-bancarisées à travers de nouveaux canaux digitaux, permettant ainsi à une large frange de la population d'accéder aux services financiers.
Sur le plan sociétal, la banque a initié plusieurs actions en faveur de l'éducation et de l'autonomisation des jeunes entrepreneurs, notamment par des programmes d’éducation financière.
La chercheuse et universitaire Leïla Ben Hamad remporte le Prix Emile Benveniste
L’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres a décerné le Prix Emile Benveniste à Leïla Ben Hamad pour son ouvrage « L’expression de la simultanéité en français. Le cas des locutions conjonctives ».
L’ouvrage se propose de penser, dans la langue et à travers la dynamique discursive, l’expression de la simultanéité en français, à partir du cas des locutions conjonctives, lit-on sur le site de la Société Internationale de Diachronie du Français (SIDF).
Cette entreprise prête à équivoque puisque l’expression s’effacerait et, en un sens, se nierait elle-même dans ces « syncatégorèmes », qui ne signifient rien per se. Mais on se trouve avec cette approche, a priori paradoxale, à une croisée centrale qui sous-tend la description grammaticale dans la tradition occidentale. Elle permet de reconsidérer les outils conceptuels nécessaires à l’analyse du phénomène central de la nature humaine qu’est le sens linguistique, et représente nolens volens l’occasion de mener une réflexion sur la vie d’un sens, qui recueille ses fondements dans l’histoire de la langue et participe de la construction du discours, précise la même source.
Au lieu d’une clôture, cet ouvrage promeut une ouverture réflexive sur des points problématiques au cœur des sciences du langage. Il amène à revenir sur la discussion toujours renouvelée autour de l’invariance ou la variation du sens des formes linguistiques, leur autonomie, leur rapport au monde ou à la pensée. Aussi invite-il à repenser la notion de locutions conjonctives, à interroger le statut épistémologique de la catégorialité et à prolonger la réflexion sur les théories du changement et des variations linguistiques, le rôle du (ou des) contexte(s) ou encore la question de la périodisation, souligne le comité du prix.
Leïla Derbel-Ben Hamad est enseignante-chercheuse. Elle enseigne les Sciences du langage à l’Université de Sousse (Tunisie). Ses travaux de recherche portent notamment sur l’analyse longitudinale de l’émergence et de l’évolution des mots grammaticaux sur plus d’un millénaire de langue française, sur l’étude de toutes les dimensions constitutives des faits de sens : sens structurel, sens grammatical, sens lexical, « sens sémantique », sens discursif, sens contextuel ainsi que sur la réévaluation, le réexamen ou l’affinement des enjeux traditionnels, non seulement dans les domaines morphologique et syntaxique, mais également dans ceux de l’évolution sémantique et pragmatique de la langue.
Prix Comar du roman tunisien : Encore deux jours pour participer
La compagnie Comar Assurances annonce la prolongation des délais de participation à la 29e édition des Prix Comar du roman tunisien, en arabe et en français. Les auteurs et éditeurs ont désormais jusqu’au 4 avril 2025 pour soumettre leurs candidatures.
La cérémonie de remise des prix est prévue pour le 17 mai 2025, selon le communiqué publié sur le site officiel de la compagnie.
Ce concours prestigieux, ouvert à tous les romans écrits par des auteurs tunisiens, publiés en Tunisie ou à l’étranger entre le 1er avril 2024 et le 31 mars 2025, récompense l’excellence littéraire dans les deux langues.
Les candidats doivent remplir une fiche d’inscription auprès du Département Marketing de Comar Assurances et fournir sept exemplaires de leur ouvrage.
Trois catégories de prix pour chaque langue :
- Prix Comar d’Or (10 000 DT)
- Prix Spécial du Jury (5 000 DT)
- Prix Découverte (2 500 DT)
Les lauréats sont désignés par deux jurys indépendants, l’un pour le roman en arabe, l’autre pour le roman en français.
Pour le jury du roman, il se compose Ridha Kefi, Mokhtar Sahnoun, Azza Filali, Amina Chenik, et Mohamed Harmel.
Le prix du roman en arabe, il est composé Mohamed El Khadi, Neziha Khelifi, Saadia Ben Salem, Ahmed Gasmi et Hafedh Mahfoudh.
Les anciens lauréats peuvent concourir à nouveau pour un même prix, à condition qu’un délai de cinq ans minimum soit respecté. Le Prix Découverte, quant à lui, ne peut être attribué qu’une seule fois au même auteur.
L’autrice tunisienne Amira Ghenim décroche le Prix Fragonard de littérature étrangère
Nouvelle consécration s’ajoute au parcours de l’autrice tunisienne Amira Ghneim et à son roman « Le désastre de la maison des notables ». L’autrice vient de remporter le Prix Fragonard de littérature étrangère a récompensé la Tunisienne Amira Ghenim et sa traductrice Souad Labbize pour « Le Désastre de la maison des notables » (éd. Philippe Rey), distingué parmi dix finalistes, précise le site Actualitté.
Doté de 5 000 € pour l’autrice et 2 000 € pour la traductrice, ce prix récompense une œuvre écrite par une femme, traduite et publiée en français entre août 2024 et février 2025, précise la même source.
Le jury, présidé par des personnalités comme Clara Dupont-Monod, Liya Kebede et Jakuta Alikavazovic, a salué cette fresque historique tunisienne. Le roman plonge dans les années 1930, où un scandale oppose deux familles – les Naifer (conservateurs) et les Rassaa (progressistes) – après qu’une jeune épouse est accusée d’adultère avec Tahar Haddad, militant pour les droits des femmes.
À travers des récits entrelacés, Ghenim dévoile les répercussions de ce drame sur cinquante ans d’histoire tunisienne, de la colonisation à la révolution de 2011, en explorant les luttes pour l’émancipation féminine.
Ligue des champions : L’ambassade de Tunisie à Pretoria au secours des supporters de l'Espérance, dépouillés de leurs passeports
L'ambassade de Tunisie à Pretoria, en Afrique du Sud, a annoncé que les supporters de l'Espérance sportive de Tunis qui ont perdu leurs passeports à l’issue du match qui a opposé leur club à Mamelodi Sundowns, en ligue des champions, doivent faire une déclaration de vol et contacter l'ambassade, demain mercredi, pour obtenir leur laisser-passer et rentrer en Tunisie. La même source a souligné que des membres de la représentation diplomatique tunisienne à Pretoria s'activent pour arrêter la liste des supporters qui ont perdu leurs passeports lors des évènements qui ont suivi le match.
D’après les informations recueillies de Pretoria, plusieurs supporters Sang et Or ont été victimes d'actes de violence et de vol de la part du public local, après le coup de sifflet final.
L'EST saisit la CAF
En marge de ce qui s’est passé à Pretoria, le club de Bab Souika a annoncé qu'il prépare un dossier contenant tous les documents qui prouvent que son public a été agressé au Loftus Versfeld Stadium et que l'organisation a fait preuve de défaillances et de négligences, dont l'ouverture de la tribune séparant les supporters des deux clubs, contrairement à l'accord conclu lors de la réunion technique. Le dossier sera, ensuite, envoyé à la Confédération africaine de football (CAF).
Sundowns-Espérance ( 1-0) : Le prix de choix très discutables
Par Jamel Belhassen
A court de solutions en attaque en raison de choix défensifs excessifs, l'Espérance n'a pu éviter une défaite bien frustrante, car les meilleures cartes offensives n'ont pas été exploitées. Le représentant tunisien a abordé le match avec un bloc bas comptant sur deux récupérateurs, Ogbelu et Guennichi alors qu'en première ligne , Blaili a été placé en pointe, un poste qui ne lui sied guère. Des choix qui ont fait que l'attaque, sans soutien, est restée isolée. Lors de la première période, la possession était à l'actif des Sud Africains et les occasions rares. Ben Said s'interpose sur coup franc direct (15e) et Sasse, dans l'autre camp, Sasse rate son tir final ( 38e). Mais, à la reprise, Sundowns arrive à trouver le chemin des filets par Shalulube (53e) suite à un service de la gauche dans une défense figée. Un but qui récompense les efforts des locaux et punit les visiteurs. Les changements opérés par Kanzari étaient assez tardifs pour pouvoir changer le cours des choses. L'Espérance devra montrer un visage plus offensif et davantage convaincant pour espérer renverser la tendance en sa faveur au match retour à Rades.
Formation de L'Espérance : Ben Said, Bouchniba, Ben Hamida, Toughai, Jelassi, Ogbelu, Guennichi ( Rodrigues 80e), Konate ( Tka 71e). Sasse ( Jebali 71e), Blaili et Mokwana.
J.B.
Ligue des champions - Sundowns- Espérance : Les Sang et Or en quête d'exploit
Par Jamel Belhassen
Ce lundi à partir de 14h, le représentant tunisien en Ligue des champions d'Afrique, L'Espérance, aura à négocier la première manche du quart de finale Face à Mamelodi Sundowns à Pretoria: un match difficile vu la valeur de l'adversaire qui évolue dans son jardin devant un public tout acquis à sa cause sans oublier qu'il est entraîné par le Portugais Miguel Cardoso, qui connaît bien L'Espérance pour l'avoir dirigée la saison dernière avec à son actif un titre de champion, une finale en Ligue des champions et une qualification à la coupe du monde des clubs. De son côté, le club Sang et Or, entraîné par le nouveau coach Maher Kanzari, dont c'est le premier match sur le banc, connaît ces derniers temps des difficultés au niveau de l'effectif et surtout dans le compartiment défensif. En deux semaines, il a pu récupérer Ben Said, Toughai, Jabri et Rodrigues. Des éléments au talent indéniable mais reste à savoir s'ils ont retrouvé leurs meilleures sensations. C'est le souhait de tous les esperantistes qui continuent à espérer un exploit de leurs favoris comme ce fut le cas, la saison dernière et une bonne sortie de la défense qui a pris beaucoup de buts ces dernières semaines. Les camarades de Ben Hamida sauront-ole relever le défi? Réponse ce lundi vers 16 heures .
Formation probable: Ben Said, Bouchniba, Ben Hamida, Jelassi, Toughai, Ogbelu, Tka, Konate, Mokwana, Jabri et Belaili.
J.B.
Aïdkom Mabrouk
A l'occasion de la fête de l'Aïd el Fitr, toute l’équipe du site lequotidien.com.tn souhaite à tous ses lecteurs, à tous les Tunisiens et Tunisiennes, ainsi qu'aux étrangers vivant parmi nous, une très bonne fête de l'Aïd, priant Allah pour exaucer nos vœux, expier nos péchés, accepter notre jeûne, nous procurer bonheur et santé et préserver notre beau pays.
Grande mosquée du sultan Qabus (Oman) : Un tapis pas comme les autres
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
La grande mosquée du sultan Qaboos, située à l'ouest de Mascate, près de Bawshar, est la principale mosquée d'Oman.
Financée et commandée par le sultan Qabus ibn Saïd, elle est commencée en 1994 et inaugurée le 4 mai 2001. Elle est particulièrement connue pour avoir le 2e plus grand tapis fait main d'une seule pièce (70 sur 60 mètres) (le plus grand est à Abu Dhabi) et le plus grand chandelier du monde, serti d'or 24 carats.
Histoire
En 1992, le sultan Qabus ibn Saïd prend des dispositions pour la construction d'une nouvelle mosquée, voulue la plus grande du pays. Un concours d'architecture est lancé en janvier 1993. Parmi les huit concurrents internationaux en lice, deux se distinguent nettement. Il s'agit d'une part du cabinet Architects International basé à Washington, D.C. et à Oman, ainsi que d'autre part de Mohamed Makiya et du cabinet londonien Quad Design. Ces derniers l'emportent.
Les travaux commencent en décembre 1994 et durent plus de six ans.
Tapis
Le tapis persan de la grande salle de prières est exceptionnel à de nombreux points de vue. Il mesure 70 x 60 m et pèse 21 tonnes. Les fils de laine et de coton sont déclinés en 28 couleurs dont la plupart ont été obtenues à partir de teintures végétales. Pour réaliser 1,7 milliard de nœuds, 600 tisserandes de la province iranienne de Khorassan ont travaillé pendant quatre ans, encadrées par 15 techniciens. Pour finir, les 58 morceaux ont été réunis et assemblés dans la grande salle par des spécialistes. Ce tapis est considéré comme le plus grand tapis persan artisanal réalisé dans le monde, une pièce unique de 5.625 m2 (plus grand qu'un terrain de football), à partir de 38 tonnes de laine et de coton.
Luminaires
Un soin particulier est apporté aux éclairages, notamment grâce à 35 lustres en cristal Swarovski et en métal plaqué or. Le plus spectaculaire est le lustre central de la grande salle de prières. Son diamètre est de 8 m, sa hauteur de 14 m. Il pèse huit tonnes. Il doit son éclat aux 1 122 ampoules qui le constituent.
Vitraux
Les vitraux sont réalisés selon la technique traditionnelle, c'est-à-dire avec des verres antiques, un sertissage au plomb, des motifs gravés et peints avec grisailles, jaune à l'argent et cuits au four pour vitrification, par une entreprise française, France Vitrail International.
M.B.S.M.
Editorial : Sauver une compagnie en agonie…
Par Chokri BACCOUCHE
Tunisair va mal? On ne le sait que trop. Depuis le temps qu’on entend parler des déboires du transporteur aérien national, on a fini par apprendre la leçon par cœur. Cela fait des années que Tunisair tire le diable par la queue. Les spécialistes qui se sont portés à son chevet ont diagnostiqué, depuis belle lurette, le mal qui la ronge à petit feu, plombant son présent et hypothéquant son avenir. La Gazelle souffre, comme tout un chacun sait, d’un effectif pléthorique à l’origine de son déficit chronique. La mauvaise gouvernance et la corruption y rajoutent une bonne couche et ont fini par donner l’estocade à la compagnie aérienne qui était considérée naguère comme l’un des fleurons les plus en vue des entreprises publiques. La descente aux enfers de Tunisair se mesure à l’aune d’une flotte réduite à sa portion congrue avec seulement une dizaine de zincs en service qui trouvent bien du mal à assurer normalement les dessertes. Le reste de la flotte est cloué au sol par manque de pièces de rechange que les concessionnaires refusent de fournir à crédit, parce qu’ils n’ont pas été payés pour les nombreuses commandes précédentes. Avec un nombre aussi réduit d’aéronefs, il ne faut pas s’étonner outre mesure si les retards et les suppressions de vols, pourtant programmés longtemps à l’avance, deviennent un label qui fait désormais la spécificité de Tunisair et porte gravement préjudice à son image de marque.
Les heurts et malheurs de Tunisair reviennent comme un leitmotiv et figurent parmi les sujets prioritaires évoqués à chaque changement de gouvernement. Depuis la chute de l’ancien régime, les chefs de gouvernement et les ministres qui se sont relayés ont tous promis de réformer en profondeur cette compagnie malade, longtemps considérée comme une vache à lait. Une pauvre génisse qui a été tellement pompée par le clientélisme, le favoritisme et les pratiques douteuses qu’elle n’arrive plus aujourd’hui à tenir sur ses pattes. Triste destin de celle qui fut un temps promise à un bel avenir mais qui se retrouve dans une situation peu amène et un avenir plus qu’incertain. Les paroles n’engageant que ceux qui leur prêtent une oreille attentive, les promesses de restructurer Tunisair sont toutes restées, malheureusement, lettre morte. Sitôt les lampions s’éteignent-ils sur les réunions ministérielles consacrées à ce sujet que tout le monde se replie la conscience tranquille avec le sentiment du devoir accompli. Dans la pratique, il n’en fut rien bien évidemment. On prend soin d’évoquer le sujet et c’est tout. Et c’est déjà pas mal si on en parle. Comme un disque rayé, mais pour rien.
Le dossier de Tunisair est de nouveau à l’ordre du jour. Mardi dernier au palais de Carthage, le président de la République est sorti de ses gonds en évoquant en présence du ministre des Transports, Rachid Amri, et la chargée de la direction générale de Tunisair, la situation catastrophique de la compagnie. Kaïs Saïed a souligné une nouvelle fois la nécessité de prendre des «mesures urgentes» en vue de mettre fin à l’agonie de Tunisair et ordonné de mettre sur pied un «plan de sauvetage» afin que la Gazelle retrouve son éclat d’antan. Le chef de l’Etat a réitéré au passage sa ferme opposition à tout plan de cession, totale ou partielle, de Tunisair, coupant ainsi l’herbe sous les pieds de ceux qui travaillent en catimini pour concrétiser cette option afin de servir leurs intérêts personnels et mettant fin aux rumeurs persistantes qui courent périodiquement à ce sujet. Les intentions sont bonnes bien évidemment, car il importe, pour des raisons à la fois économiques et stratégiques, que Tunisair demeure dans le giron national. Mais il reste l’essentiel, c’est-à-dire l’impérieuse nécessité de lier la parole à l’acte et passer sans plus tarder dans le vif du sujet. Habitués à faire du surplace et d’écrire noir sur blanc leurs promesses sur le dos de la poiscaille comme on dit, nos responsables sont tenus, cette fois-ci, de respecter leurs engagements s’ils aspirent véritablement à sauver Tunisair de la décrépitude et la déliquescence. Comment mettre en route le plan de restructuration de Tunisair qui a connu ces dernières années des vertes et des pas mûres pour des raisons obscures? Aura-t-on droit cette fois-ci à un échéancier clair avec des objectifs bien définis? Comment compte-t-on s’y prendre pour permettre à Tunisair de voler de ses propres ailes faute et lieu d’être maintenue en vie sous perfusion grâce à l’argent des contribuables injecté par l’Etat? C’est à toutes ces questions lancinantes que les responsables chargés de ce dossier brûlant doivent répondre sans plus tarder. Il y a à la fois une urgence extrême et une obligation de résultat, car chaque jour qui passe dans le statu quo complique encore plus la situation du transporteur national dont l’état déplorable ne peut plus endurer davantage de laxisme et de tergiversation qui menacent proprement sa survie et compromettent sérieusement son existence…
C.B.
Prolifération des forages sauvages : Le nouveau code des eaux durcira-t-il les sanctions pénales?
Par Hassan GHEDIRI
La bonne pluviométrie qui a fortement amélioré le taux de remplissage des barrages du pays ne doit pas détourner l’attention des autorités sur un fléau qui passe presque inaperçu.
La Tunisie, déjà confrontée à un stress hydrique chronique, est confrontée à la multiplication des forages illicites. Ces puits sauvages, creusés sans autorisation ni contrôle, exacerbent la surexploitation des nappes phréatiques, fragilisant davantage des réserves d’eau souterraine déjà mises à rude épreuve par des années de sécheresse répétées.
Les forages sauvages, réalisés sans études préalables ni suivi technique, perturbent les équilibres hydrologiques. Contrairement aux puits réglementés, ces ouvrages clandestins ne font l’objet d’aucun test de pompage permettant d’évaluer l’impact sur la nappe. Résultat: les réserves souterraines, pourtant vitales pour l’agriculture et pour l’eau potable, s’épuisent à un rythme alarmant.
Selon le dernier rapport du Bureau de planification et des équilibres hydrauliques, la Tunisie compte aujourd’hui plus de 201 813 points d’eau, dont 48 762 forages. Parmi eux, 32 575 seraient illicites, soit près du double du nombre de forages autorisés. En 2023, le volume d’eau extrait illégalement des nappes a atteint 800,6 millions de m³, sur un total de 3 203 millions de m³ exploités.
La situation est d’autant plus critique que la Tunisie subit de plein fouet les effets du dérèglement climatique. Les précipitations irrégulières et la baisse des apports hydriques ont entraîné une raréfaction des ressources. En ce début d’année 2025, les barrages affichent des taux de remplissage inquiétants, certains ne dépassant pas 30 % de leur capacité. Les nappes phréatiques, surexploitées depuis des décennies, accusent une baisse continue de leur niveau, avec des risques de salinisation accrue dans les zones côtières.
Des règlements plus répressifs
Face à cette crise, les autorités tentent de réagir. Le 25 février dernier, un Conseil ministériel a examiné la version finale du nouveau code des eaux, amendé pour répondre aux défis climatiques et économiques. Lors d’une séance plénière le 11 mars, le ministre de l’Agriculture a insisté sur la nécessité de renforcer les sanctions contre les forages illégaux et de garantir une gestion durable de l’eau, conformément à la Constitution de 2022.
Le projet de loi prévoit des mesures plus strictes pour dissuader les contrevenants, mais leur application reste incertaine. Entre la corruption, le manque de moyens de contrôle et la pression croissante des agriculteurs privés d’eau officielle, les défis sont immenses. Pourtant, sans une régulation efficace, la Tunisie risque de voir ses dernières réserves souterraines s’assécher d’ici quelques années, avec des conséquences dramatiques pour la sécurité alimentaire et la stabilité sociale.
La lutte contre les forages sauvages doit devenir une priorité nationale, car si rien n’est fait, l’exploitation incontrôlée des nappes souterraines avec les changements climatiques ne manqueront pas d’accélérer l’épuisement des ressources en eau, affectant directement la sécurité hydrique du pays. Ainsi, il est impératif que le gouvernement durcisse le contrôle et la lutte contre la prolifération des forages sauvages. Une démarche qui exige la mise en place des outils garantissant à la fois l’accès à l’eau à tous les Tunisiens et une exploitation durable et résiliente des ressources.
H.G.
Ramadan en Allemagne : Un mois illuminé malgré les difficultés
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
La communauté musulmane d’Allemagne, à l’instar de celle des pays musulmans, célèbre le mois de Ramadan. Cette communauté compte près de quatre millions de personnes. Ce sont les enfants qui commencent les préparatifs pour le mois de Ramadan, mais de manière différente que dans les pays d’origine des musulmans. Car dans la plupart des villes allemandes, la préparation de ce mois n’est pas perceptible.
En général, les circonstances de travail des jeunes de la communauté durant le mois de Ramadan ne leur permettent pas de rompre le jeûne en groupe, ce qui fait que le Ramadan n'est pas très différent des autres mois de l'année en Allemagne.
Pour de nombreuses personnes qui résident en Allemagne, passer le mois de Ramadan dans un pays d’émigration revient à s’abstenir de manger sans ressentir l'atmosphère spirituelle de ce mois. De plus, il y a une difficulté à déterminer le premier jour de jeûne, car il n’existe pas de consensus à ce sujet.
Si l’observation du croissant du mois de Ramadan est un problème pour les musulmans en Allemagne, la chose la plus difficile à laquelle ils doivent faire face reste l’absence de rituel marquant ce mois. Les préparatifs du Ramadan diffèrent en fonction de la nationalité de chaque résident. Cela va de l'acquisition des aliments et des produits nécessaires à la préparation d'une nourriture très spécifique, à l’encensement de la maison.
Lumière ramadanesque
C’est une première pour une ville européenne. La ville allemande de Francfort s’est revêtue de lumières de fête pour célébrer le mois sacré du ramadhan, une première nationale selon les autorités et les médias locaux. L’idée a été lancée en 2024 et elle se prolonge pour cette année pour devenir une tradition.
Un grand panneau indiquant « Joyeux ramadan » et un déploiement de lumières en forme d’étoiles, de lanternes et de croissants de lune ont été officiellement dévoilés lors d’une cérémonie en fin d’après-midi, illuminant une rue piétonne du centre-ville bordée de restaurants et de cafés.
L’ex- maire de Francfort, Nargess Eskandari-Gruenberg, qui a été à l’origine de cette initiative en 2024, a salué un geste « magnifique », qui témoigne de « la coexistence pacifique de tous les habitants de Francfort ». Elle ajoute : “Ce sont des lumières de l’unité, contre les réserves, contre la discrimination, contre le racisme anti-musulman et aussi contre l’antisémitisme.”
« En ces temps de crises et de guerres, cet éclairage est un signe d’espoir pour tous et renforce la cohésion de notre société urbaine et diverse », avait-elle déclaré.
La ville, centre financier de l’Allemagne, compte plus de 800 mille habitants dont environ 100 mille musulmans.
M.B.S.M.
















