L'EST s'envole samedi à destination de Pretoria : Une mission très délicate
Par Jamel Belhassen
Le représentant tunisien en Ligue des champions d'Afrique retrouve cette joute prestigieuse le 1er avril prochain avec un déplacement en Afrique du Sud où l'attend de pied ferme Mamelodi Sundowns, entraîné par Miguel Cardoso, ancien coach des Sang et Or. La délégation esperantiste s'envole samedi à bord d'un vol régulier avec une escale à Dubai. L'arrivée à Pretoria est programmée pour dimanche. Dirigée par le nouvel entraîneur, Maher Kanzarri, L'Espérance qui a beaucoup souffert ces derniers temps de la cascade de blessés, ne pourra récupérer que Ben Said, Mouhli, Bouzaiene, Toughai, et peut-être bien Jabri et Ben Ali en attendant Rodrigues et Aholo. Pour préparer ce quart de finale aller, L'Espérance a livré deux matches amicaux, samedi et mardi , ponctuée par deux victoires contre l'ASMarsa (2-0) et le CAB (5-3). Deux rendez-vous qui ont permis de constater l'efficacité retrouvée de Diakite, auteur de trois buts contre les Bizertins mais aussi, la fragilité d'une défense fragilisée par l'absence des deux piliers Meriah et Toughai pour blessure. C'est dire que beaucoup de travail attend Maher Kanzari avant cette double confrontation contre Sundowns qui tient à prendre sa revanche après son élimination de la dernière édition en demi-finale contre cette même équipe esperantistes. Voilà deux rencontres qui seront certainement très difficiles pour les camarades de Ben Hamida, en proie au doute ces derniers temps et qui souffrent de plusieurs absences.
J.B.
Editorial : La politique prédatrice de tous les dangers…
Par Chokri BACCOUCHE
Si quelqu’un s’avise à dire au président américain qu’il est possible de résoudre une guerre par la voie politique et diplomatique, il y a de fortes chances que l’auteur de cette proposition soit renvoyé sur les roses, voire sévèrement tancé. La raison? Donald Trump a sa propre méthode, une sorte de recette miracle d’un type particulier, fruit de son imagination débordante, qui consiste à s’approprier tout simplement les lieux qui se trouvent au cœur des conflits. La dernière annonce en date de cette politique prédatrice typiquement trumpienne a été faite il y a quelques jours par la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, qui a indiqué que la solution à la cruciale question de la sécurisation des centrales énergétiques ukrainiennes, c’est qu’elles passent sous contrôle américain. Bien avant cette «idée géniale», il y a eu bien évidemment la fameuse proposition très controversée qui a suscité un tollé international, consistant à déporter les populations de Gaza sans droit de retour et de reconstruire l’enclave palestinienne sinistrée pour la transformer en «Riviera du Moyen-Orient». Homme de l’aubaine et de l’opportunisme, Donald Trump inaugure ainsi l’ère de la paix inique par la force et de la protection de façade par la prédation. Il remet en fait au goût du jour et de manière assez brutale, un néocolonialisme par l’économie sur fond d’une politique transactionnelle qu’il affectionne particulièrement.
Après la mondialisation, un concept imposé par l’Amérique conquérante au reste de la planète au nom d’un néolibéralisme à tout crin qui s’est développé au détriment des populations les plus vulnérables dans le monde, place donc avec le retour de Trump au pouvoir outre Atlantique à une sorte de banditisme politique qu’on peut qualifier de rapace. Semblable aux pratiques mafieuses qui ont fait la réputation des plus grandes organisations criminelles. Le parallélisme à ce niveau trouve tout son sens dès lors que les organisations mafieuses imposent à leurs victimes la loi du milieu qui consiste à payer une redevance communément appelée pizzo en contrepartie d’une prétendue protection. En homme d’affaire avisé peu porté sur la menue monnaie, Trump voit plus grand encore que les petits raquetteurs de chez Cosa Notra car lui, il veut accaparer des centrales nucléaires et énergétiques stratégiques et des terres rares en échange de ses services de «gardiennage». La démarche est la même en somme mais c’est seulement le gain ou le profit qui change. Et on peut dire qu’il est bigrement plus conséquent et diablement plus volumineux.
Sans excès aucun, on peut dire qu’on est actuellement sur la crête du cynisme et une marche forcée vers l’inconnu car avec le trumpisme qui n’est pas près de révéler toutes ses extravagances, ses absurdités et ses égocentrismes qui frisent le délire, il faut désormais s’attendre à tout. Non sans raison d’ailleurs car la philosophie qui anime le président américain et sa vision atypique des choses prend les allures funestes d’une véritable guerre déclarée au droit. La vertu suprême du trumpisme est fondée en effet sur l’imposition de l’ordre par la force, une politique de la brutalité autrefois sacralisée par le fascisme pur et dur cher au dictateur italien Benito Mussolini. Et gare à celui qui ose contredire ou s’opposer au diktat léonin de son auguste majesté car il en subira inévitablement les dures représailles. C’est le sort qui a été réservé d’ailleurs à des juges américains dont le seul tort est d’avoir remis en cause les oukases du locataire de la Maison-Blanche. Les sanctions décidées récemment par Trump contre la Cour pénale internationale, coupable à ses yeux d’avoir commis le «crime suprême de lèse-majesté» pour avoir émis un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Netanyahu et son ministre de la Défense Gallant pour crime de guerre, entrent dans le même cadre. Bref, Donald Trump incarne la négation totale du droit. Qu’il s’agisse du droit international et autres droits à l’autodétermination, à l’indépendance et tutti quanti, c’est du pareil au même. Il n’y a pas de droit qui vaille en fait dans le nouveau désordre mondial version Trump si ce n’est celui de l’ordre fondé sur la puissance et l’arbitraire.
Dans ce capharnaüm planétaire qui ne prédit rien de bon, la question est: que peut et doit faire le reste du monde pour se prémunir contre les effets pervers de cette méga-dictature unique dans les annales de l’histoire ? Faut-il se résigner et accepter le fait accompli ou au contraire défendre les valeurs de justice et de droit pour l’instauration desquelles des générations d’humains ont milité et consenti d’énormes sacrifices ? La réponse à ces questions incombe en fait à tous les peuples de la planète dans leur diversité idéologique et religieuse plurielle. Il y va de leur devenir commun dans cette nouvelle phase inédite de l’histoire tourmentée de l’humanité…
C.B.
Grande mosquée de Paris : Un monument religieux et symbolique
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
La grande mosquée de Paris (GMP) est une mosquée française construite dans le style hispano-mauresque avec un minaret de 33 mètres. Elle est située dans le quartier du Jardin-des-Plantes du 5e arrondissement de Paris.
Inaugurée le 15 juillet 1926, elle est la plus ancienne des mosquées de France métropolitaine servant au culte. Elle a été construite au nom de la Société des habous et lieux saints de l'islam, présidée par Kaddour Benghabrit. Elle est vaste de 7 500 m2 et peut accueillir jusqu'à 1 000 personnes.
La grande mosquée de Paris occupe une place symbolique importante pour la visibilité de l'islam et des musulmans en France. Elle est réputée comme proche de l'Algérie.
La décision de construire une mosquée à Paris se concrétise au lendemain de la Première Guerre mondiale : il s'agit de rendre hommage aux dizaines de milliers de morts de confession musulmane qui ont combattu pour la France. À la même époque et pour la même raison, le ministère des Armées fait publier La Vie de Mohammed, prophète d'Allah d'Étienne Dinet. Néanmoins, pour la chercheuse et autrice d'une thèse sur la grande mosquée de Paris Dorra Mameri-Chaambi, « il s'agissait aussi de conforter la France en tant que puissance musulmane d'Europe de pouvoir garder un œil sur les Indigènes établis en métropole. »
La Grande Mosquée est bâtie à l'emplacement de l'ancien hôpital de la Pitié, qui avait été détruit en 1912, dont le terrain est offert par le conseil municipal de Paris, à proximité du Jardin des plantes de Paris. La mosquée est inaugurée le 16 juillet 1926, en présence du président de la République, Gaston Doumergue, et du sultan du Maroc, Moulay Youssef.
La mosquée de Paris fait office de mosquée-mère des mosquées françaises. En 1993 est fondé l'Institut Al-Ghazali, institut d'enseignement religieux destiné à la formation des imams et aumôniers musulmans. En 1994, Charles Pasqua, alors ministre de l'Intérieur chargé des cultes, accorde à la grande mosquée de Paris l'autorisation de labelliser la viande halal.
Inspirée de la Université Al Quaraouiyine de Fès (une des plus importantes mosquées du Maroc et une des plus anciennes au monde), la Grande mosquée de Paris est une mosquée d'architecture hispano-mauresque inspirée du courant de l'art almohade, dynastie ayant régné sur le Maghreb et Al-Andalus entre le milieu du XIIe et le XIIIe siècle. La mosquée a été construite en béton armé, son décor et en particulier les zelliges étant réalisé par des artisans spécialisés du Maroc à Fès et à Meknès avec des matériaux traditionnels. Le minaret est inspiré de la mosquée Zitouna, en Tunisie, lui-même de style almohade. La plupart des sources lui donnent une hauteur de 33 mètres. La grande porte de la mosquée de Paris est ornée de motifs floraux stylisés dans le plus pur style islamique.
La mosquée, sur un terrain de 7 500 m2, rassemble : une salle de prière ; une madrassa (école) ; une bibliothèque ; une salle de conférence ; des jardins d'une superficie totale de 3 500 m2 et des annexes : restaurant, salon de thé, hammam et boutiques.
La mosquée, ainsi que le centre islamique, ont été inscrits sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 9 décembre 1983. L'édifice reçoit également le label «Patrimoine du XXe siècle».
La mosquée de Paris peut accueillir 1 000 personnes et dispose de salles d'ablutions ainsi que d'un accès pour handicapés.
M.B.S.M.
Startups tunisiennes : Écosystème et instances d’appui
Une startup n'est pas obligée de faire appel à une structure d'accompagnement ou d’appui, mais cela peut s'avérer extrêmement bénéfique. Les structures d'accompagnement, comme les incubateurs, les accélérateurs et les pépinières d'entreprises, offrent des ressources précieuses telles que le mentorat et conseil, le réseautage, le financement et les infrastructures.
Dans le monde trépidant des startups, les structures d’accompagnement pour startups en Tunisie jouent un rôle crucial dans le parcours des jeunes entreprises innovantes. Mais qui sont ces acteurs ? Ces structures d’accompagnement pour startups en Tunisie comprennent plusieurs types d’organisations. Incubateurs, accélérateurs, SSO et technopoles sont devenus des termes familiers, mais leur rôle reste parfois méconnu.
Alors, qui fait quoi dans ce vaste écosystème tunisien ? En levant le voile sur leurs spécificités, cet article explore les rouages de ces structures incontournables pour les entrepreneurs en quête de succès en Tunisie.
Conception des projets innovants
Un incubateur est souvent le premier point d’ancrage pour une startup qui commence à structurer son projet. Ces organisations fournissent aux entreprises émergentes des ressources essentielles, notamment des conseils stratégiques, un réseau de mentors et des infrastructures adaptées.
Selon une étude spécialisée, près de 90% des entreprises passées par un incubateur réussissent à franchir les premières étapes critiques de leur développement. Ainsi, les incubateurs se multiplient en jouant un rôle central dans la maturation des projets innovants. En Tunisie, les incubateurs soutiennent de jeunes pousses prometteuses dans divers secteurs, allant du numérique à l’agroalimentaire.
En parallèle, les accélérateurs offrent une approche différente. Là où les incubateurs se concentrent sur les premières étapes de la création d’une entreprise, les accélérateurs interviennent lorsque le produit ou service est déjà validé.
Leur mission est claire : propulser les startups vers une croissance rapide. Les entreprises qui rejoignent un programme d’accélération bénéficient non seulement de financements, mais également d’un accompagnement intensif pendant plusieurs mois. Ces programmes de courte durée ont un impact profond : selon des enquêtes, les startups passées par un accélérateur multiplient par 2,5 leurs chances de lever des fonds.
Structures d’appui
Les Structures de Soutien Officiel (SSO), quant à elles, occupent une place singulière dans l’accompagnement des startups. Officiellement reconnues par l’État, ces structures offrent un cadre formel pour aider les entrepreneurs à travers divers programmes d’accompagnement.
En Tunisie, le label SSO Partners regroupe des entités qui sont certifiées pour soutenir les startups à travers des programmes spécifiques. Elles garantissent un accompagnement personnalisé et un accès facilité aux financements, à la formation et aux conseils administratifs. En 2022, le programme Startup Tunisia a d’ailleurs dévoilé la liste des structures d’appui officielles, soulignant ainsi leur importance dans l’écosystème entrepreneurial tunisien.
Enfin, les technopoles viennent compléter ce tableau en offrant des espaces dédiés à l’innovation et à la recherche. En Tunisie, Elgazala Technopark ou encore Sfax Technopole représentent des centres névralgiques où convergent les talents technologiques et scientifiques. Ces zones spécialisées permettent aux startups d’accéder à des infrastructures de pointe et à des ressources partagées pour accélérer leur innovation. Cela se traduit par une concentration d’entreprises technologiques à fort potentiel, renforçant ainsi la compétitivité du pays dans le secteur numérique.
Alors que de plus en plus de startups font appel à ces structures pour se développer, il est essentiel de comprendre leur complémentarité. Les incubateurs aident à poser les bases, les accélérateurs propulsent la croissance, les SSO encadrent et structurent, tandis que les technopoles créent un écosystème favorable à l’innovation.
Prix des cinq continents 2026 : Les maisons d’édition tunisiennes sont éligibles
Les candidatures sont ouvertes pour l’édition 2026 du prix des cinq continents de la Francophonie jusqu’au 31 juillet 2025.
Mis en place par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le prix des cinq continents récompense un roman, récit ou recueil de nouvelles écrit en français, quelle que soit la nationalité de son auteur ou autrice et où qu’il soit publié dans le monde. Le ou la lauréat-e reçoit la somme de 15 000 €, 5 000 € sont par ailleurs destinés à l’auteur ou autrice recevant la mention spéciale.
Le prix vise à mettre en lumière des talents littéraires reflétant l’expression de la diversité culturelle et éditoriale en langue française sur les cinq continents. L’OIF poursuit, à travers le prix, l’objectif de faire rayonner les talents littéraires présents dans son vaste espace (88 États et gouvernements) mais aussi de manière plus générale, de favoriser, à travers le trait d’union qu’est la langue française, le dialogue des cultures qui la composent. Elle tient à mettre en exergue les valeurs qu’elle incarne, l’ouverture à la diversité des cultures, au dialogue et à l’altérité, la paix et l’inclusion ainsi que la jeunesse, en tant que priorité institutionnelle.
Les livres éligibles pour le prix des cinq continents 2026 sont les romans, récits et recueils de nouvelles écrits en français et publiés à compte d’éditeur entre le 1er juillet 2024 et le 30 juin 2025, par une maison d’édition francophone ayant un circuit de distribution en librairie.
Les dossiers de candidatures peuvent être déposés exclusivement par les maisons d’édition (et non par les auteurs ou autrices) sur la plateforme : http://litteratures.francophonie.org
Chaque maison d’édition peut déposer deux titres au maximum.
Une fois les livres inscrits, les maisons d’édition ont jusqu’au 31 juillet 2025 pour faire parvenir leurs ouvrages à l’organisation du prix.
Ramadan en Afrique du Sud : Ambiance particulière à l’heure de l’Iftar
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
Au coucher du soleil du premier jour du mois de Ramadan, les musulmans de l'Afrique du Sud sont réunis autour du repas de l’Iftar, vêtus de leurs plus belles tenues.
Vu l’abondance de restaurants halals à Durban, au Cap et à Johannesburg, la majorité d’entre eux s’y rendent pour se régaler.
La plupart des musulmans vivant en Afrique du Sud sont d'origine indienne, car les colons ont apporté leurs ancêtres de Gujurat et d'autres régions d'Inde pour travailler dans les plantations de canne à sucre et aussi comme ouvriers. Ils ont été en Afrique du Sud pendant de si nombreuses générations, que leur Iftar n'est plus seulement constitué de plats traditionnels, mais est réellement un mélange de tout.
Certains musulmans sont originaires d'Indonésie ou de Malaisie, surtout dans la région du Cap, où leur cuisine traditionnellement épicée s’est fondue dans la cuisine traditionnelle du Cap. La brise du bord de mer du Cap rappelle aux croyants la grandeur de leur Créateur.
Bien que le nouveau gouvernement a été mis en place depuis plus d'une décennie, les traces de l'apartheid persistent. La société reste très communautaire, ceci vaut aussi pour les musulmans. Ceux d'Inde, d’Afrique, ou d’Asie du Sud-est ne se mêlent les uns aux autres que très peu et ceci est une question qui nécessite une plus grande attention, du temps et plus d'efforts.
Malgré ces contraintes, La communauté arabe en Afrique du Sud accueille et vit le mois sacré du Ramadan comme il se doit. En plus des incontournables plats et habits traditionnels, l’arrivée de ce mois béni apporte déjà une atmosphère de spiritualité et de quiétude.
Vivant depuis de longues années dans le pays de Nelson Mandela, les musulmans ne lésinent pas sur les moyens pour revivifier les moments uniques et enchanteurs de ce mois sacré empreint de valeurs nobles et de saveurs exquises.
Partout où elle se trouve, les membres de la diaspora arabe et musulmane d’Afrique du Sud attendent avec impatience ce mois sacré pour se ravitailler des valeurs essentielles qui vont les accompagner durant le reste de l’année, à savoir la patience, la solidarité, le partage, la piété et la tolérance. Pendant le Ramadan, ils sont toujours heureux de pouvoir pratiquer leurs rituels religieux, sentir la chaleur familiale et renouer avec les traditions ancestrales dans une ambiance de gaieté et la liesse.
M.B.S.M.
Appel à candidatures : des bourses pour les professionnels des musées
Le Centre international de recherches et d’échanges muséographiques du Conseil international des musées (ICOM-IMREC) offre des bourses de recherche en leadership numérique ainsi que 10 bourses entièrement financées pour des masters en études du patrimoine culturel.
Les bourses de recherche en leadership numérique visent à aider les professionnels des musées à faire progresser la transformation numérique.
Les bourses pour les masters en études du patrimoine culturel sont destinées à aider exclusivement les membres de l’ICOM à poursuivre leurs études de maîtrise au sein de la prestigieuse école du patrimoine culturel et de la gestion de l’information de l’université de Shanghai. Notons que les candidats pour les bourses d’étude sont invités à soumettre leur candidature par le biais des canaux officiels de l’Université de Shanghai.
Les candidatures pour les deux appels sont ouvertes jusqu’au 31 mars 2025.
De plus amples détails sur la procédure de candidature sur le site de l’ICOM en cliquant sur les liens suivants : httpss://icom.museum/fr/news/appel-a-propositions-bourses-de-recherche-en-leadership-numerique-dicom-imrec/
httpss://icom.museum/fr/news/licom-imrec-offre-des-bourses-entierement-financees-pour-des-masters-en-patrimoine-culturel/
L’initiative de bourses de recherche en leadership numérique vise à mettre en place un réseau mondial de leaders dans le domaine de la numérisation stratégique des musées. Les boursiers travailleront avec des experts de renommée mondiale, bénéficieront d’un mentorat individuel et présenteront leurs projets à Shanghai/Suzhou en 2026.
Cet appel est ouvert aux PDG, directeurs et cadres supérieurs anglophones de grands musées ayant un projet de numérisation à un stade précoce. Les candidats doivent être membres de l’ICOM.
Le programme prévoit six ateliers en ligne dirigés par des experts (juin-juillet 2025) et quatre sessions de mentorat individuelles (août 2025 – février 2026).
En mars 2026 auront lieu les présentations finales qui se dérouleront à l’Université de Shanghai et au Musée de Suzhou.
Le programme de bourses pour les masters en études du patrimoine culturel vise à former la prochaine génération de professionnels des musées en leur fournissant les compétences et les connaissances nécessaires pour relever les défis actuels dans ce domaine et apporter des contributions significatives au secteur culturel.
Chaque bourse couvre les frais de scolarité, d’hébergement et de subsistance pendant toute la durée du programme de master de trois ans. Les bourses sont exclusivement réservées aux membres de l’ICOM, ce qui renforce l’engagement à soutenir le développement professionnel au sein de la communauté muséale de l’ICOM.
Le conseil académique et de programmation de l’IMREC examinera méticuleusement et sélectionnera les bénéficiaires de la bourse sur la base de leur mérite académique, de leur expérience pertinente et de leur passion avérée pour le domaine du patrimoine culturel.
Le Centre international de recherche et d’échange sur les musées de l’ICOM (ICOM-IMREC) est une plateforme internationale de recherche et d’échange concernant le domaine des musées et ses secteurs connexes.
L’idée est née après la Conférence générale de l’ICOM, Kyoto 2019, entre l’ICOM et l’Université de Shanghai en Chine, pour mettre en œuvre la résolution 2 de l’Assemblée générale visant à intégrer l’Asie dans la communauté de l’ICOM. C’est un partenariat créé pour encourager les musées du monde entier à s’engager dans un dialogue culturel plus diversifié, inclusif et démocratique et dans une collaboration entre l’ICOM et la communauté muséale mondiale.
L’ICOM-IMREC offre également des possibilités de recherche et d’échange de connaissances aux membres de l’ICOM du monde entier, en particulier aux jeunes responsables de musées des pays émergents.
L’ICOM est l’organisation internationale des musées et des professionnels de musée vouée à la recherche, à la conservation, à la pérennité et à la transmission à la société, du patrimoine naturel et culturel mondial, présent et futur, matériel et immatériel.
La Tunisie est parmi les membres de l’ICOM qui regroupe 57 208 membres dans 129 pays avec un total de 120 comités nationaux, 34 comités internationaux, 7 Alliances régionale et 21 organisations affiliées.
Le Quotidien avec TAP
Journée internationale du jazz 2025 : Abou Dhabi, épicentre de la célébration mondiale
L’édition 2025 de la Journée internationale du jazz sera célébrée le 30 avril dans plus de 190 pays, avec Abou Dhabi comme capitale mondiale. Organisée par l’UNESCO et le Herbie Hancock Institute of Jazz, cette célébration comprendra des concerts et des activités éducatives et culturelles, lit-on dans le communiqué de presse de l’UNESCO.
Abou Dhabi (Émirats arabes unis), ville créative de l'UNESCO pour la musique, sera le cœur vibrant de cette célébration mondiale. Pendant cinq semaines, une série de concerts de jazz, d’activités éducatives et d'événements pour toutes les communautés se dérouleront dans la ville. Le « All-Star Global Concert » de la Journée internationale du jazz 2025, aura lieu le 30 avril à l’Etihad Arena, la plus grande salle de spectacle de la région, et diffusé dans le monde entier.
Sous la direction du légendaire pianiste Herbie Hancock, ce concert animé par l’acteur oscarisé Jeremy Irons réunira de célèbres artistes de jazz, de blues, de musique classique et de hip-hop, du monde entier dont Arqam Al Abri (Émirats arabes unis), John Beasley (États-Unis), Dee Dee Bridgewater (États-Unis), A Bu (Chine), Terri Lyne Carrington (États-Unis), Kurt Elling (États-Unis), José James (États-Unis), Rhani Krija (Maroc), John McLaughlin (Royaume-Uni), Hélène Mercier (France/Canada), Marcus Miller États-Unis), Linda May Han Oh (Australie), John Pizzarelli (États-Unis), Dianne Reeves (États-Unis), Arturo Sandoval (États-Unis), Naseer Shamma (Irak), Danilo Pérez (Panama), et Varijashree Venugopal (Inde). D'autres artistes seront annoncés dans les semaines à venir, ajoute la même source.
Retransmis en direct, le concert sera accessible à des millions de personnes dans le monde sur les plateformes des Nations Unies (UNTV), de l’UNESCO et d'autres partenaires médiatiques internationaux, ainsi que sur jazzday.com, Facebook et YouTube.
La Journée internationale du jazz 2025 donnera lieu à des milliers d'événements dans le monde, au sein des grandes comme des petites villes, sous la forme de grands concerts dans des centres culturels de premier plan comme de représentations intimes. Des artistes, des éducateurs et des institutions du monde entier organiseront des master-class, des séances d’improvisation, des tables rondes et des ateliers pédagogiques, afin de mettre en lumière l'impact profond du jazz et son pouvoir fédérateur.
Un mois entier d’événements à Abou Dhabi
Dans le sillage de la Journée internationale du jazz, le Mois du jazz d’Abou Dhabi prolongera les festivités mondiales et renforcera la présence du jazz dans la région. Sa célébration inclura l’accès à des spectacles en direct, des concerts itinérants, des ateliers, des résidences d'artistes et des événements éducatifs qui souligneront les liens du jazz avec différentes traditions musicales et disciplines artistiques.
Des activités seront organisées dans les principales institutions culturelles et éducatives, notamment le Louvre Abu Dhabi, Berklee Abu Dhabi et New York University Abu Dhabi, ainsi que dans des hôpitaux, des maisons de retraites, des bibliothèques pour enfants et des écoles. Des représentations spéciales consacrées au jazz associé à des instruments traditionnels tels que l’oud, le qanun et le ney, souligneront le dialogue permanent entre le jazz et les expressions culturelles locales.
L’accueil de la Journée internationale du jazz 2025 coïncide également avec le Sommet de la culture d’Abou Dhabi, un rassemblement mondial qui réunit tous les ans un collectif d’artistes et de décideurs issus des secteurs de la culture et des industries créatives. À l’occasion de la célébration de cette journée internationale, le sommet comprendra des activités spéciales telles que des tables rondes et des sessions d’échanges avec Herbie Hancock et d’autres artistes de renom.
À propos de la Journée internationale du jazz
Créée par la Conférence générale de l’UNESCO en 2011 et reconnue par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Journée internationale du jazz rassemble les pays et les communautés du monde entier tous les ans, le 30 avril. Cette célébration annuelle de la Journée internationale du jazz met en lumière le pouvoir du jazz et son rôle dans la promotion de la paix, du dialogue entre les cultures, de la diversité et du respect de la dignité humaine.
La Journée internationale du jazz est devenue un mouvement mondial qui touche chaque année plus de 2 milliards de personnes sur tous les continents grâce à des programmes éducatifs, des spectacles, des campagnes de sensibilisation, des programmes radio et télé, des retransmissions, et grâce aux médias en ligne, à la presse écrite et aux réseaux sociaux. Le Herbie Hancock Institute of Jazz est la principale organisation à but non lucratif chargée de planifier, promouvoir et organiser la Journée internationale du jazz
chaque année.
Plongée, ce soir, dans la mémoire orale populaire tunisienne avec « Communions »
La salle le Rio accueille, ce soir, la projection du film « Communions » du programme documentaire « Itinérances » écrit par Ali Saidane et réalisé par Khaled Barsaoui. Deux séances de projection sont annoncées, la première à partir de 21h30 et elle sera suivie d’un débat avec l’équipe du film alors que la 2ème est à partir de 23h45.
Le film suit à la trace, les éléments qui ont participé d’une façon ou d’une autre à façonner une image de soi à partir de l’ensemble des expressions populaires traditionnelles qui ont contribué, générations après générations, à la formation de cette mosaïque multicolore de mélodies, de chants, de danses, de rythmes et de rituels sacrés et Profanes.
Produit par West Side Movies, avec le soutien notamment du Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI), du Fonds d’Encouragement à la création littéraire et artistique et en partenariat avec le Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes (CMAM, Ennejma Ezzahra), le projet « Rehlet el wijden » est un programme de films et de séries documentaires conçus pour le cinéma et la télévision entamé avec Ali Saidane, depuis 2003.
Ce projet a été lancé dans le but de collecter les expressions poétiques et musicales populaires traditionnelles des différentes régions du pays afin de préserver et valoriser le patrimoine culturel. « Communions » est le premier film de la série documentaire, de 70 minutes, sur les expressions musicales soufies.
Editorial : Fixer les interdits et libérer l’initiative - Par Hassan GHEDIRI
La commission de l’organisation et du développement de l’administration, de la transition numérique, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a examiné la semaine dernière le projet de loi n°42 de l’année 2024 portant régulation du marketing et du commerce sur le web et les réseaux sociaux en Tunisie. Selon ses auteurs, l’initiative permettrait de combler les lacunes de la loi 2000-83 du 9 août 2000 relative aux échanges et au commerce électronique. Le nouveau texte sera discuté très prochainement en plénière du parlement.
Il faut dire qu’en Tunisie, le commerce électronique connaît, ces dernières années, une forte expansion. Plusieurs facteurs semblent contribuer à cette évolution tels que le développement des infrastructures numériques, l’accès généralisé à internet et l’engouement de la population majoritairement jeune et technophile. Comme dans tous les pays, la pandémie du Covid-19 et le confinement imposé par les gouvernements pour juguler la circulation du virus ont été très favorables au développement du e-commerce. Les restrictions de mobilité qui ont grandement réduit les transactions commerciales traditionnelles ont incité les Tunisiens à se tourner vers l’achat en ligne.
L’explosion des transactions s’effectuant à travers les réseaux sociaux a toutefois relevé les limites des législations en vigueur en ce qui concerne l’application des règles de la transparence et de la protection des droits des consommateurs outre la non-conformité fiscale et le manque à gagner colossal subi par la trésorerie publique.
Le législateur tunisien s’est trouvé donc obligé à redéfinir les règles et à rétablir le cadre légal encadrant le commerce électronique pour le faire sortir de l’informalité et prescrire clairement les droits et les devoirs de tous les protagonistes. Le défi consiste à assurer la numérisation de l’économie du pays et garantir sa meilleure intégration dans un commerce mondial de plus en plus digitalisé.
L’un des plus grands obstacles pour les consommateurs et les entreprises tunisiennes est la difficulté d’accéder aux plateformes internationales comme Ali Baba ou Amazon en raison de l’absence de solutions de paiement adaptées. Cela limite les opportunités d’exportation pour les produits locaux et prive les consommateurs de la possibilité de profiter de produits et services étrangers à des prix compétitifs. Dans plusieurs pays similaires à la Tunisie, l’assouplissement des règles régissant les paiements internationaux a permis de dynamiser le secteur. Un exemple probant est celui du Maroc qui, à partir de 2017, a facilité l’accès à des solutions de paiement en ligne telles que PayPal et les cartes bancaires internationales. Cette initiative a non seulement boosté les ventes en ligne locales, mais elle a aussi facilité l’accès des consommateurs marocains aux plateformes mondiales de commerce électronique. Depuis, le Maroc a vu une hausse significative des transactions en ligne et une meilleure insertion de ses entreprises dans le commerce mondial. Ce modèle pourrait être adapté à la Tunisie pour permettre une meilleure fluidité des paiements transfrontaliers et favoriser ainsi l’exportation et l’intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de valeur mondiales.
La réforme des lois du commerce électronique en Tunisie devrait s’intégrer comme un pilier primordial de la stratégie publique visant à stimuler les investissements et améliorer l’attractivité de l’économie nationale. L’enjeu est d’autant plus crucial pour l’accélération de l’innovation. De plus, l’assouplissement des réglementations relatives aux transactions transfrontalières pourrait permettre à des centaines d’entreprises tunisiennes de se positionner sur les marchés internationaux, tout en créant des emplois dans des secteurs stratégiques comme la logistique, le marketing numérique et le développement de logiciels. Il s’agit donc de trouver la bonne équation qui garantit le respect des droits et des devoirs, fixe les interdits non sans libérer les initiatives.
H.G.
Djamaâ El Djazaïr (Alger) : La plus grande mosquée d’Afrique et le plus haut minaret au monde
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
Djamaâ El Djazaïr est un joyau de l’architecture islamique et un édifice religieux, civilisationnel et scientifique qui œuvrera à préserver l’identité nationale et le référent religieux fédérateur de la Nation.
Classée troisième plus grande mosquée au monde, derrière Al-Haram à la Mecque et la mosquée Al-Nabawi à Médine, et déployé sur une superficie totale de plus de 27 hectares, Djamaâ El Djazaïr constitue un véritable pôle attractif à caractère religieux, culturel et scientifique.
Se distinguant à l’échelle internationale par son minaret, le plus haut au monde avec ses 265 mètres, ce pôle civilisationnel et religieux dispose d’une salle de prière de 20.000 m2 pouvant accueillir jusqu’à 120.000 fidèles.
Djamaâ El Djazaïr dispose également de 12 bâtiments indépendants dont une grande bibliothèque riche d’un million d’ouvrages et pouvant recevoir jusqu’à 3.500 personnes.
Sa bibliothèque, qui inclut en son sein un laboratoire de restauration des manuscrits, est chargée notamment de promouvoir les fondements de la civilisation islamique et d’établir des relations de coopération avec les établissements culturels et scientifiques similaires à l’échelle nationale et internationale.
Un Centre culturel et une maison du Coran « Dar El Coran », dédiée aux étudiants en post-graduation algériens et étrangers en sciences islamiques et sciences humaines, font également partie l’édifice.
« Dar El Coran », baptisée « Ecole nationale supérieure des sciences islamiques », est chargée d’assurer, entre autres, une formation spécialisée de haut niveau au profit des diplômés des établissements de formation et d’enseignement supérieurs et la formation des cadres qualifiés dans le domaine des sciences humaines et sociales.
Plusieurs autres structures sont affiliées à Djamaâ El Djazaïr dont le Conseil scientifique, chargé de diffuser « le rayonnement religieux et scientifique » à l’échelle nationale et internationale et ce, en mettant en exergue « la spécificité religieuse de la société algérienne », le Centre de recherche en sciences religieuses et dialogue des civilisations, qui a pour mission par exemple, de réaliser les programmes de la recherche scientifique et des études relatifs, notamment, à la promotion des valeurs de modération, au développement des valeurs de tolérance et à la promotion du dialogue interreligieux ».
De plus, Djamaâ El Djazaïr dispose du Musée de la civilisation islamique en Algérie qui expose au public, les fonds historiques muséographiques conservés, les documents, les images, les enregistrements, les films et tout ce qui se rapporte à la civilisation islamique et à la pratique religieuse authentique en Algérie.
La Sûreté urbaine de Djamaâ El-Djazaïr qui comprend des équipes de la sécurité publique, de la police judiciaire et de la police générale, ainsi que des structures sociales réservées à l’hébergement des forces de police chargées de sécuriser les visiteurs et l’ensemble des structures et des espaces, a été aussi mise en place.
M.B.S.M.
Investissement : Focus sur les filières prometteuses
Alors que la Tunisie multiplie ses efforts pour la restructuration de sa réglementation économique, les opportunités d'investissement en Tunisie en 2025 se démarquent comme une chance à saisir pour de nombreux investisseurs nationaux et internationaux.
Que ce soit dans le secteur des technologies, de l'agriculture ou encore de l'énergie renouvelable, le pays s'efforce de devenir une destination d'investissement compétitive et dynamique. Des incitations gouvernementales, des collaborations public-privé renforcées et des partenariats internationaux boostent aujourd'hui l'attrait des secteurs émergents en Tunisie, qui offrent des rendements élevés et un potentiel de croissance à long terme.
Restructuration et avantages sectoriels
Les autorités tunisiennes ont lancé des réformes et des mesures incitatives ciblées pour attirer les capitaux étrangers dans des industries stratégiques. D'après l'instance Tunisienne d'Investissement (TIA) , l'objectif est de lever les barrières fiscales et de renforcer le soutien réglementaire dans des secteurs porteurs comme les technologies de l'information, l'agriculture, les énergies renouvelables et l'industrie manufacturière.
Ces domaines représentent des opportunités d'investissement en Tunisie en 2025 , offrant aux investisseurs un cadre favorable pour développer leurs activités.
Le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) attire particulièrement l'attention. La Tunisie, avec une main-d'œuvre qualifiée et des coûts d'exploitation compétitifs, aspire à devenir un pôle technologique pour la région. Des investissements massifs dans l'infrastructure numérique renforcent aujourd'hui la connectivité, encourageant l'essor de services numériques et de solutions en cybersécurité.
Pistes de développement
Cette direction s'inscrit dans la Stratégie de Développement 2035 , qui vise à moderniser l'économie tunisienne et à attirer des entreprises technologiques de premier plan.
L'agriculture est également un secteur prometteur, notamment avec l'émergence de l'agriculture durable et de l'agro-industrie. Le potentiel pour moderniser ce secteur est immense, allant de l'irrigation de précision aux cultures biologiques, comme le souligne une étude spécialisée. Avec des efforts pour adopter des pratiques modernes et augmenter la valeur ajoutée, les opportunités d'investissement en Tunisie en 2025 dans le domaine agricole se renforce, offrant un cadre idéal pour les acteurs recherchant des marchés verts et biologiques.
Le secteur des énergies renouvelables est une autre priorité pour la Tunisie, qui vise à réduire sa dépendance aux énergies fossiles et à promouvoir les sources d'énergie plus durables. Avec son ensoleillement exceptionnel et ses ressources naturelles, la Tunisie dispose de tous les atouts pour devenir un acteur majeur dans la production d'énergie solaire et éolienne.
Le Le Pacte pour la Compétitivité et l'Équité Sociale adopté par le gouvernement témoigne de cette volonté de transition énergétique, avec des programmes de subventions et des incitations fiscales qui visent à attirer des capitaux étrangers dans ce secteur crucial pour l'avenir.
Enfin, l'industrie manufacturière continue d'attirer des investissements, notamment dans des secteurs de haute valeur ajoutée comme l'électronique, l'automobile et l'aéronautique. Avec des zones franches offrant des avantages fiscaux et un accès privilégié aux marchés européens et africains, la Tunisie présente des opportunités d'investissement en 2025 qui répondent aux attentes des entreprises cherchant à produire et exporter efficacement. Des initiatives récentes renforcent cette dynamique et soutiennent le développement d'une industrie manufacturière plus diversifiée.
A la bibliothèque diocésaine de la Médina de Tunis : Ibn Khaldoun, hier et aujourd’hui
« Ibn Khaldoun, une pensée pour notre temps » est l’intitulé de la deuxième séance du séminaire « Dynamiques économiques au Maghreb au regard des sciences sociales » qu’abritera, le jeudi 27 mars, à 21h00, la bibliothèque diocésaine de la Médina de Tunis.
Ce rendez-vous est organisé par l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) en partenariat avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD), l’Université Tunis El Manar et l’Association des économistes tunisiens.
Abdelhamid Larguèche, Professeur émérite en histoire et patrimoine (UMA) et Elyès Jouini, Professeur d’économie – Université Paris Dauphine-PSL sont les intervenants à cette rencontre qui sera modérée par Mohamed Ali Marouani, MCF en économie, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
« Ibn Khaldoun, une pensée pour notre temps » est une rencontre axée sur la pensée d’Ibn Khaldoun, grande figure de la pensée arabe et auteur de La Muqaddima (Les prolégomènes) qui englobe de larges dimensions de la vie humaine tant sur le plan social que politique et culturel. Cette œuvre universelle était à l’origine de l’émergence de la sociologie humaine qui sert à comprendre le comportement humain.
Notons qu’Abdelhamid Larguèche est le président du Comité de soutien pour l’inscription de la Muqaddima dans le registre de « La Mémoire du Monde ». Des universitaires et des chercheurs tunisiens et étrangers, membres du Comité œuvrent pour la réalisation de ce projet en guise de reconnaissance à l’importance de l’œuvre du père de la sociologie et l’impact universel de « La Muqaddima ».
Il y a près d’un an, le collectif avait lancé un appel dans lequel il « propose l’inscription conjointe de la Muqaddima sur le registre de la ‘Mémoire du Monde’ par tous les partenaires du Monde qui conservent ses manuscrits, qui les ont traduites, diffusées ou simplement valorisées par un travail critique ou analytique comme patrimoine en partage pour toute l’humanité ».
Ibn Khaldoun (27 mai 1332-17 mars 1406), de son nom complet Abderrahman Ibn Khaldoun al-Hadrami, est un philosophe, historien, économiste et sociologue arabe natif de Tunis, à l’époque des Hafsides. Son œuvre colossale est une référence en matière de philosophie, d’histoire et de littérature. Ibn Khaldoun a passé la majeure partie de sa vie dans la maison familiale à la Médina de Tunis, à la rue Tourbet el Bey, et a étudié à l’école du quartier à, Masjed el Qoba, puis à la grande Mosquée Zitouna. Cet érudit descendant d’une grande famille andalouse a vécu près de 25 ans en Egypte où il est mort à l’âge de 74 ans.
« La Muqaddima » ou les « Prolégomènes à l’Histoire Universelle » est l’un des ouvrages les plus importants d’Ibn Khaldoun, considéré comme étant le précurseur de la sociologie. Elle écrite en 1377 sur quatre ans au cours de ses multiples voyages entre la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et l’Egypte et plusieurs copies ont été offertes aux émirs de ces pays.
Les thèmes abordés dans « La Muqaddima » sont parfaitement ordonnés avec une introduction et six grands chapitres (abwab) qui se subdivisent à leur tour en plusieurs sections avec des sources écrites grecques, byzantines, et musulmanes. Elle est considérée comme une œuvre indépendante à caractère encyclopédique englobant l’ensemble des connaissances du XIVe siècle dont la géographie, la philosophie, l’histoire, l’économie, la sociologie, la politique, l’urbanisme, la médecine, et même le développement durable.
Festival international du Film pour l’Enfance et la Jeunesse de Sousse (FIFEJ) : Le retour
Par Imen Abderrahmani
Après une éclipse de cinq ans, le Festival International du Film pour l’Enfance et la Jeunesse connu communément par FIFEJ est de retour. Une nouvelle édition, la 14ème est annoncée du 8 au 12 avril, comme toujours à Sousse, où le festival est né et grandi, contribuant à la naissance de plusieurs talents.
Le programme de cette édition de relance a été présenté, hier, lors d’une conférence de presse, organisée à la Cité de la culture, et donnée par le directeur du festival Aymen Jlili. Saluant les efforts menés par l’association du FIFEJ pour relancer le festival, le directeur du festival a fait savoir que cette édition comportera trois compétions, celle officielle des longs-métrages, celle officielle des courts-métrage (pour professionnels), et la compétition officielle des films courts des jeunes de moins de 30 ans, avec trois prix à la carte : la Perle d’Or, la Perle d’Argent et la Perle de bronze.
Dix films dont deux tunisiens sont au programme de la première compétition. Quant à la 2ème, neuf films seront en lice. S’agissant de la troisième compétition consacrée aux jeunes, qui constitue le cœur battant du festival et sa spécificité, elle verra la projection de 28 films. Au total : 22 pays sont présents à cette édition à travers leurs films.
La soirée d’ouverture sera marquée par la projection du film documentaire tunisien « Matula » de Abdallah Yahya qui a remporté lors des Journées cinématographiques de Carthage 2024, le Tanit de bronze.
S’agissant des films tunisiens qui figurent dans les deux premières compétitions, il s’agit de « La couleur du phosphate » de Ridha Tlili et « The bridge » de Walid Mattar, pour la compétition des longs-métrages et « Au bout des doigts » de Aïda Chamekh, « Ziwen » de Mamdouh Ben Abdelghaffar et « Tout est là » de Chaker Kalai.
Pour la compétition destinée aux jeunes âgés moins de 30 ans, le catalogue comporte « Breaking news » de Gaith Bey, « Wartezimmer » de Abdelhamid Bessi et Yasmine Ben Salah, « Hawwa » de Hela Bargaoui, « Diogène et le policier » de Abdallah Jeradi, « Guichet fermé » de Mokhtar Ben Jediane, « Jusqu’au bout de la ligne » de Cherifa Benouda, « Jeudi noir » de Ali Zreli, « Coulisse » de Baraa Ben Turkia.
La Palestine et la fête des martyrs : séances spéciales
Deux séances spéciales sont au programme de cette 14ème édition. La 1ère mettra en lumière le projet mené par le réalisateur palestinien Rashid Masharawi pour sauver les histoires de la bande de Gaza et pour donner aux jeunes cinéastes l’occasion de s’exprimer et de raconter leur quotidien. « De la ligne zéro » ainsi s’intitule ce projet qui propose 22 courts-métrages réalisés en 2024, témoignant des agressions brutales de l’occupation israélienne contre Gaza et ses habitants civils, depuis octobre 2024.
La 2ème séance spéciale est programmée dans le cadre de la commémoration du 87ème anniversaire des événements du 9 avril 1938 « Fête des martyrs » et elle offre à voir « La Fontaine » (Ennafoura), un film réalisé par Salma Baccar et où la cinéaste croise le documentaire et la fiction pour raconter la Tunisie.
Des projections des films pour enfants sont annoncées. Organisées en collaboration avec la Cinémathèque tunisienne, cette programmation spéciale propose trois films d’animation français pour enfants : « Sirocco » de Benoît Chieux, « Le pharaon, le sauvage et la princesse » de Michel Ocelot et « Le voyage du Prince » de Jean-François Laguionie et Xavier Picard.
Les projections auront lieu dans quatre espaces : le Théâtre municipal de Sousse, la Maison de la Culture de Kalaa Sghira, la Maison de la Culture de Hammam Sousse et la salle de cinéma itinérante « CinémaTdour » qui s’associe à l’évènement, proposant d’autres films pour enfants, sachant que Sousse est actuellement sans salle de cinéma.
L’art : le débat et la pratique
Côté débat, le comité d’organisation propose deux colloques ayant pour thèmes : « Vers un nouveau modèle éducatif – L’importance d’intégrer les arts et l’analyse de l’image cinématographique dans les curricula scolaires » et « Perspectives de partenariat entre l’ICESCO et la société civile cinématographique en Tunisie ».
Le festival profitera de quelques jours des vacances scolaires pour inviter les enfants et les jeunes à intégrer l’un de ces dix ateliers proposés, et qui sont une initiation à la création cinématographique. Ces ateliers se dérouleront les 4, 5, 6 et 9 avril prochain et permettant aux participants d’affûter leurs talents et même de monter leurs premiers films.
Des étudiants des Instituts d’audio-visuel et des Ecoles des Beaux-arts de Kairouan, Sousse et Nabeul seront également invités pour participer à ces ateliers.
Crée en 1991, pour être une plateforme de présentation et de promotion des films pour l’enfance et la jeunesse dans le monde arabe, le FIFEJ a été comme le Festival de Kélibia FIFAK, l’un des passages obligés pour les jeunes cinéastes tunisiens. Reporté lors de ces cinq dernières années à plusieurs reprises, pour différentes raisons, le festival est de retour, au grand bonheur des cinéastes et surtout du public.
I.A.
Ramadan en Mauritanie : les prières nocturnes, très fréquentées
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
Les avis des Mauritaniens divergent quant à l’observation de la nouvelle lune qui détermine le début du mois de Ramadan. En fait, l’Etat a désigné un comité spécial chargé de détecter la nouvelle lune et de trancher cette question. Cependant, des groupes de citoyens font fi des décisions de ce comité et ne commencent le jeûne qu’après la confirmation de certaines personnes de confiance, véridiques et dévouées, ou, de toute façon, après le trentième jour de Chaaban. La majorité des Mauritaniens, se réglant sur la Sunna, sortent pour observer la nouvelle lune.
Tout comme les autres peuples musulmans, les Mauritaniens accueillent le mois de Ramadan avec joie et en échangeant des félicitations.
L’échange de visites et le maintien des liens de parenté s’amplifient au cours de ce mois sacré, et les vieillards, les enfants, les jeunes et les femmes affluent vers les mosquées, dans la majorité desquelles des séances religieuses sont organisées.
Sur le plan officiel, le gouvernement envoie des camions chargés de denrées variées, telles que des dattes, du riz, du blé, du sucre, du lait et du beurre, à destination des différentes contrées de la République pour être distribuées aux jeûneurs au moment de la rupture du jeûne.
De leur côté, les associations et institutions caritatives s’emploient à distribuer des provisions et des couvertures aux malades hospitalisés, en plus des subventions octroyées aux habitants du désert et des régions lointaines.
Les Mauritaniens conservent certains usages ramadanesques : ils ont l’habitude de suivre la prière de Taraawiih, transmise en directe de la mosquée sacrée de la Mecque et de celle du Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, à Médine, en dépit du décalage de trois heures entre la Mecque et la Mauritanie. En fait, les Mauritaniens considèrent que cette transmission est une sorte de compensation spirituelle pour ceux qui sont incapables de se rendre en terre sainte pendant le mois de Ramadan. Certains d’entre eux enregistrent assidûment cette transmission quotidienne et se vantent d’imiter les lectures respectives des cheikhs Ali Al-Houdhayfi et ‘Abdol-‘Aziiz Ibn Saalih.
Les Mauritaniens observent dûment le Sahour, en tant que Sunnah. Parmi les repas les plus réputés qu’ils consomment au Sahour, figure « Al-‘Aich », semblable à la purée des Soudanais.
Ils observent également certains usages lors de la rupture du jeûne : ils commencent par la consommation de quelques dattes, puis passent à la soupe. Ils disent que pour le jeûneur, les mets chauds sont plus appropriés pour l’estomac que les froids. Ensuite, ils accomplissent la prière du Maghreb, soit à la mosquée soit chez eux, puis rentrent pour prendre leur repas principal, à commencer par une boisson appelée le « zrig », mélange de lait caillé, d’eau et de sucre. Mais le dessert le plus connu en Mauritanie consiste en des dattes sèches mélangées à du beurre. Ensuite, ils mangent le repas, composé principalement de viande, de pommes de terre et de pain. En fait, certains Mauritaniens consomment ce repas principal juste après l’accomplissement de la prière du Maghreb, d’autres après l’accomplissement des prières du ‘Ichaa’ et des Taraawiih. Après le repas principal, les Mauritaniens ont l’habitude de prendre du thé vert, une boisson très consommée dans ce pays, sauf bien sûr aux moments des prières.
La cuisine mauritanienne offre une grande variété de mets, dont les Tajines composés de viande cuite avec des légumes, et mangés avec du pain.
La prière des Taraawiih est accomplie dans toutes les mosquées du pays. La grande majorité des Mauritaniens assistent à la prière dans les mosquées, alors que les vieillards l’accomplissent chez eux. La majorité des mosquées achèvent la récitation du Coran la nuit du 27 Ramadan ; quelques-unes l’achèvent le dernier jour du mois, alors que d’autres l’achèvent tous les dix jours, c'est-à-dire un total de trois fois pendant le mois sacré. Il est remarquable de voir les femmes assister avec assiduité à la prière des Taraawih. Pendant cette prière nocturne, les Mauritaniens ont l’habitude de prononcer des évocations et des invocations et de réciter le Coran en commun. Quant aux séances religieuses organisées pendant la prière des Taraawiih, elles ne sont pas très fréquentées.
Après l’achèvement de la récitation entière du Coran, certains Mauritaniens apportent un récipient rempli d’eau, avec laquelle l’Imam se rince la bouche, puis les gens tirent bénédiction de cette eau.
Dès que les Mauritaniens ont fini de prendre leurs repas de rupture du jeûne et ont terminé la prière des Taraawiih, ils se dispersent pour échanger des visites avec les amis et les proches, converser et boire l’Atay, thé vert à la menthe.
Les Mauritaniens s’acquittent dûment de la Zakate Al-Fitr. D’habitude, les individus s’en occupent personnellement, car les institutions officielles ou caritatives qui se chargent de collecter les fonds de la Zakate pour les distribuer aux ayants droit font défaut. D’autre part, les personnes bienfaisantes tachent d’organiser des banquets de charité auxquels sont invités les pauvres et les démunis.
Ce qui est amusant, c’est que les Mauritaniens donnent à chaque décade du mois de Ramadan un nom différent. On entend donc parler de la décade des chevaux, de celle des chameaux et enfin de celle des ânes. Ces dénominations signifient que le premier tiers du mois de Ramadan passe à la vitesse des chevaux et que les jeûneurs ne sont pas victimes de l’ennui ou de la paresse, alors que le deuxième tiers passe à une allure plus lente, comme celle des chameaux… jusqu’au dernier tiers dont la lenteur est celle d’un âne !
















