Tournoi de Miami- 1/32e : Ons Jabeur bat Katerina Siniakova ( 2-0) et passe le tour
Par Jamel belhassen
32e au classement WTA, la Tunisienne Ons Jabeur a réussi ses débuts au tournoi de Miami en battant ce soir la Tchèque Katerina Siniakova , 57e mondiale par deux sets à zéro. Ons a remporté le premier set 6-4 en 34 minutes connaissant des hauts et des bats mais elle a fini par avoir gain de cause grâce à beaucoup de lucidité et de concentration. Au second set, la mission était plus délicate. La Tchèque a tenu le coup cherchant à remporter le set pour rester dans le match. A 5-5, tout était possible pour les deux protagonistes. A 6-6, le tie break était nécessaire pour les départager. A ce jeu stressant, Ons Jabeur a eu le dernier mot 9-7. Elle se qualifie au tour suivant où elle affrontera l'italienne Jasmine Paolini, 7e au classement WTA. Un match dur en perspective.
J.B.
Gaza : la barbarie des bombardements israéliens reprend et fait plus de 400 martyrs palestiniens
Le génocide commis par l’entité sioniste continue. Les bombardements israéliens replongent les Palestiniens de Gaza dans un cauchemar. Mardi 18 mars, une caméra d’Al-Jazira a filmé les dépouilles mortelles alignées, enveloppées de couvertures, dans la cour de l’hôpital Al-Ahli, dans la ville de Gaza. Un homme montre un corps plus petit, avec un pull rose − « des enfants ! », crie-t-il. Selon le journaliste sur place, Anas Al-Sharif, une cinquantaine de corps ont été amenés dans cet hôpital, après une série de bombardements sur la ville. Le ministère de la santé de l’enclave a annoncé dans la matinée que 404 dépouilles mortelles avaient été transportées dans les hôpitaux ainsi que 562 blessés.
« Dieu que c’est dur, c’est plus dur qu’avant », s’écrie Mohamed Daher, un jeune Gazaoui de 24 ans, étudiant en droit avant la guerre. Les autorités israéliennes interdisent toujours l’accès de l’enclave palestinienne à la presse étrangère. Cet homme est revenu camper dans les ruines de sa maison, dans le quartier de Chadjaya, l’une des zones les plus dévastées de l’enclave car proche du territoire israélien, dans le Nord-Est. « On a été réveillés par une série de bombardements, raconte-t-il. J’étais tétanisé par la peur. J’ai vécu des guerres et je suis habitué aux explosions. Mais ces bombardements étaient terrifiants. » Dans la même zone, des centaines de familles ont dû de nouveau quitter la ville de Beit Hanoun après des ordres d’évacuation forcée émis par l’armée israélienne, qui a qualifié la région de « zone de combats dangereuse ».
Dans un message vocal publié sur le réseau social X par l’ONG britannique Medical Aid for Palestinians, la pédiatre américano-palestinienne Tanya Haj-Hassan décrit le « chaos » au sein du service des urgences de l’hôpital Nasser, le plus important du sud de Gaza. « Les patients étaient partout au sol, rapporte-t-elle. Il y avait peut-être trois hommes, les autres étaient tous des enfants, des femmes, des personnes âgées. Ils avaient été surpris dans leur sommeil, encore enveloppés dans leurs couvertures. Tous les lits en urgences pédiatriques sont occupés ».
L'histoire des Prophètes : Houd, le survivant de la tempête divine du vent
Longtemps après l’envoi du prophète Noé (Nouh) , certaines personnes ont adoré autre qu'Allah . Ainsi, Allah a envoyé un Prophète d’entre les arabes qui était au Yémen et s’appelait Houd . Sa tribu se nommait Aad. Houd est l’un des quatre prophètes arabes envoyés par Allah , les trois autres étant Salih, Chouayb et Mohammed .
Envoyé par Allah à ses semblables, Houd leur transmit le message de l’unicité et les appela à n’adorer qu'Allah , soit le même message transmis par tous les prophètes prédécesseurs. Houd dit à son peuple : "Et (Nous avons envoyé) au 'Aad, leur frère Hūd qui leur dit : Ô mon peuple, Adorez Allah, Vous n’avez point de divinité à part Lui."..." (Coran 11/50). Houd appartenait à l’ancienne civilisation des Aad (Aad fils d’Awss, fils d’Iram, fils de Sem, fils de Noé), habitant El-Ahkaf, région au Yémen entre Oman et Hadramaout. Ce fut le premier peuple arabe à adorer les idoles, après le déluge.
Allah dit : " Il dit : "Ô mon peuple, il n'y a point de sottise en moi ; mais je suis un Messager de la part du Seigneur de l'Univers. Je vous communique les messages de mon Seigneur, et je suis pour vous un conseiller digne de confiance. Quoi ! Vous vous étonnez qu'un rappel vous vienne de votre Seigneur à travers un homme issu de vous, pour qu'il vous avertisse ? Et rappelez-vous quand Il vous a fait succéder au peuple de Noé, et qu'Il accrut votre corps en hauteur (et puissance). Eh bien, rappelez-vous les bienfaits d'Allah afin que vous réussissiez." (Coran 7/67-69)
Allah dit : "Ô mon peuple, implorez le pardon de votre Seigneur et repentez-vous à Lui pour qu'Il envoie sur vous du ciel des pluies abondantes et qu'Il ajoute force à votre force. Et ne vous détournez pas (de Lui) en devenant coupables". " (Coran 11/52)
Allah dit : "... "Il dit : "Je prends Allah à témoin - et vous aussi soyez témoins - qu'en vérité, je désavoue ce que vous associez, en dehors de Lui. Rusez donc tous contre moi et ne me donnez pas de répit. Je place ma confiance en Allah, mon Seigneur et le vôtre. Il n'y pas d'être vivant qu'Il ne tienne par son toupet. Mon Seigneur, certes, est sur un droit chemin. Si vous vous détournez... voilà que je vous ai transmis (le message) que j'étais chargé de vous faire parvenir. Et mon Seigneur vous remplacera par un autre peuple, sans que vous ne Lui nuisiez en rien, car mon Seigneur, est gardien par excellence sur toute chose". " (Coran 11/54-57)
Allah dit : 'Ils dirent : "Es-tu venu à nous pour que nous adorions Allah seul, et que nous délaissions ce que nos ancêtres adoraient ? Fais donc venir ce dont tu nous menaces, si tu es du nombre des véridiques"." (Coran 7/70)
Mais, en gens arrogants qu’ils étaient, les Aad regardèrent Houd avec mépris et regardèrent autour d’eux avec fierté, pour lui signifier qu’ils étaient déjà la nation la plus puissante de leur époque. Ils se disputèrent avec Houd sur la nature du Jour du Jugement. Ils croyaient qu’après la mort, les corps devenaient poussière, puis étaient balayés par le vent. Comme beaucoup de gens, de nos jours, ils croyaient que la raison d’être de l’existence était l’accumulation de richesses et l’atteinte du prestige. Houd leur fit remarquer qu’ils étaient très éloignés d'Allah , ils le traitèrent de fou. Ils ne comprenaient pas pourquoi cet homme, qui vivait parmi eux, buvait et mangeait comme eux, voyait la vie de manière si différente de la leur.
Allah dit : " Ils dirent : " Ô Hūd, tu n'es pas venu à nous avec une preuve, et nous ne sommes pas disposés à abandonner nos divinités sur ta parole, et nous n'avons pas foi en toi. ". (Coran 11/53-54).
Le prophète ayant à cœur son peuple n'attendait rien en retour de ces conseils et exhortations, il avait pour mission de transmettre un message qu'Allah lui avait assigné.
Allah dit : " Ô mon peuple, je ne vous demande pas de salaire pour cela. Mon salaire n'incombe qu'à Celui qui m'a créé. Ne raisonnez-vous pas ? " (Coran 11/51)
Allah dit : "Voilà les 'Aad. Ils avaient nié les signes (enseignements) de leur Seigneur, désobéi à Ses messagers et suivi le commandement de tout tyran entêté. Et ils furent poursuivis, ici-bas, d'une malédiction, ainsi qu'au Jour de la résurrection. En vérité les 'Aad n'ont pas cru en leur Seigneur. Que s'éloignent (périssent) les 'Aad, peuple de Hūd !" (Coran 11/59-60)
Allah dit : "Puis, voyant un nuage se dirigeant vers leurs vallées ils dirent ; "Voici un nuage qui nous apporte de la pluie". Au contraire, c'est cela même que vous cherchiez à hâter : C'est un vent qui contient un châtiment douloureux, détruisant tout, par le commandement de son Seigneur". Puis, le lendemain on ne voyait plus que leurs demeures. Ainsi rétribuons-Nous les gens criminels. En effet, Nous les avions consolidés dans des positions que Nous ne vous avons pas données. Et Nous leur avions assigné une ouïe, des yeux et des cœurs, mais ni leur ouïe, ni leurs yeux, ni leurs cœurs ne leur ont profité en quoi que ce soit, parce qu'ils niaient les signes d'Allah. Et ce dont ils se moquaient les cerna." (Coran 46/24-26)
Allah pour les châtier, fit abattre sur eux une sécheresse, puis la chaleur suffocante se transforma en froid glacial et le vent se mit à souffler de plus en plus fort. Alors, les Aad furent détruit par un vent furieux qu'Allah leur envoya durant sept nuits et huit jours consécutifs, au terme desquels les membres de cette société furent retrouvés gisant au sol, inertes et éparpillés comme des troncs de palmiers desséchés. "Et quant aux 'Ad, ils furent détruits par un vent mugissant et furieux qu'(Allah) déchaîna contre eux pendant sept nuits et huit jours consécutifs ; tu voyais alors les gens renversés par terre comme des souches de palmiers évidées." (Coran 69/6-7).
Au premier signe de l'orage, Le Prophète Houd a rassemblé ses partisans et famille et les a emmenés vers un lieu sûr, et ils furent les seuls survivants de la terrible punition d'Allah . Quant l'orage s'est arrêté, le Prophète Houd a conduit ses compagnons vers Hazramaut où ils passèrent le reste de leur vie.
Allah dit : "Or, Nous l'avons sauvé, (lui) et ceux qui étaient avec lui par miséricorde, de Notre part, et Nous avons exterminé ceux qui traitaient de mensonges Nos enseignements et qui n'étaient pas croyants." (Coran 7/72)
Allah dit : "Et quand vint Notre Ordre, Nous sauvâmes par une miséricorde de Notre part, Hūd et ceux qui avec lui avaient cru. Et Nous les sauvâmes d'un terrible châtiment." (Coran 11/58).
Sources : Les histoires des Prophètes d'Ibn Kathir
Editorial : L’arme des faibles …
Par Hassan GHEDIRI
Il faut arrêter de croire que nos problèmes, quasiment tous, sont l’œuvre de «parties» invisibles ne cherchant qu’à nuire à notre pays et qui passent leur temps à nourrir les tensions et à fomenter les troubles. Notre problème, nous tous, c’est le refus de reconnaître la réalité et cette tendance de continuer de se réfugier, avec abstinence, dans le déni. La manière de percevoir, d’analyser et d’interpréter les origines de la crise des émigrés subsahariens qui enfle et qui menace de se transformer en catastrophe sécuritaire et humanitaire est, aujourd’hui, la meilleure illustration de cette dangereuse attitude.
Petit à petit, en l’absence d’une investigation digne de ce nom qui lève le voile sur les sources du problème et qui aurait certainement permis de circonscrire la crise à son commencement, l’on se trouve dans un terrain propice aux manipulations et aux tromperies. Un climat idéal pour cultiver et faire pousser le complotisme. Il y a, en effet, une définition donnée par un professeur français de Sicences-Po et spécialiste du conspirationnisme qui semble décrire à la perfection l’enchaînement à travers lequel a évolué le traitement de la crise des subsahariens en Tunisie. Si aujourd’hui le problème est devenu ingérable, c’est parce que les Tunisiens, gouvernants et gouvernés (à quelques exceptions près), ont cédé aux théories du complot. C’est en effet exactement ce que suggère l’approche dudit spécialiste du conspirationnisme, selon laquelle ces théories surgissent à chaque fois qu’un événement est complexe à assimiler pour une société.
Quand se taisent les spécialistes et se désengagent les politiciens donnant libre court aux interprétations extravagantes des personnes incompétents et irresponsables, fleurissent alors les théories du complot et se propagent grâce à leur pouvoir attractif, car elles prétendent dévoiler la vérité. Ces prétendus «initiés» qui remplacent le discours officiel se forgent une fausse légitimité en agissent face à une foule profane. Celui qui dévoile le complot est celui qui sait. Il faut dire que les théories de complot sont souvent plus excitantes, plus inquiétantes et troublantes que les faits réels. Elles trouvent donc meilleur écho chez le commun des mortels qui s’informe sur les réseaux sociaux sans aucune capacité de faire la distinction entre les sources sérieuses et un statut écrit basé sur des croyances et des faits invérifiables. Mais ce ne sont souvent point de simples rumeurs qu’on aime propager sous couvert de l’anonymat. Les théories de complot peuvent parfois se fondre dans les discours politiques et «s’officialiser». Un dérapage qui trahit l’échec et qui confirme l’idée selon laquelle la théorie du complot est l’arme des faibles.
C’est une arme à double tranchant, par ce qu’en se laissant séduire par les récits simplistes, nous nous détournons des véritables enjeux et des solutions concrètes qui pourraient nous aider à surmonter les crises. La crise des émigrés subsahariens ne sera pas résolu en accusant des forces obscures ou en cherchant des boucs émissaires. Elle exige une analyse rigoureuse, une coopération régionale et internationale, ainsi qu’une gestion humaine et responsable. Les théories du complot ne font qu’aggraver les divisions et affaiblir notre capacité à résoudre les problèmes. C’est une manipulation déguisée de l’opinion publique et un alibi pour les officiels pour se dérober à l’obligation de rendre compte, tout en alimentant un climat de suspicion généralisée.
La rupture avec les théories du complot est un combat qui exige du courage. Car, en définitive, ce n’est pas en cherchant des coupables imaginaires que nous construirons un avenir meilleur. Mais en assumant nos responsabilités pour surmonter les défis et avoir le courage de regarder la réalité en face et à agir en conséquence.
H.G.
Grande Mosquée de Djenné : Un style architectural unique
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
La Grande Mosquée de Djenné est situé à Djenné, au Mali, dans la plaine alluviale du Bani, affluent du Niger. Cette mosquée est le plus grand édifice du monde en adobe ou banco (terre crue) ; elle est considérée comme la réalisation majeure du style architectural soudano-sahélien, tout en reflétant des influences islamiques.
Un premier édifice fut construit en ce lieu au XIIIe siècle, mais la construction actuelle date seulement de 1907. Marquant le cœur de l’agglomération de Djenné, c’est aussi l’un des symboles les plus remarquables de l’Afrique subsaharienne. Avec la ville de Djenné elle-même, elle est inscrite depuis 1988 à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Construction de la mosquée
La Grande mosquée de Djenné se distingue des autres mosquées d’Afrique occidentale en ce qu’elle a été construite en un lieu vierge de tout autre édifice religieux antérieur : cet endroit était précédemment occupé par un palais. Le roi Koi Kunboro (ou Komboro), fraîchement converti à l'Islam, fit démolir sa résidence et en 1238 fit construire à son emplacement la grande mosquée.
Les autres mosquées ont été construites habituellement à la place d’édifices pyramidaux coniques, en pisé ou en pierre, censés représenter les esprits protecteurs des ancêtres. Des experts en architecture islamique tels que Labelle Prussin pensent que ces constructions coniques furent intégrées dans la conception des mosquées dans tout le Mali, et considèrent que la Grande mosquée de Djenné en est l’exemple le plus révélateur.
Djenné devint, par la suite, l’une des principales villes des empires du Mali puis du Songhai.
Destruction de la grande mosquée en 1819
Le conquérant peul Amadou Lobbo, qui enleva Djenné, en 1819, à la suite d’une guerre sainte, fit démolir la grande mosquée de Koi Koumboro, dont la beauté offensait l’islam dépouillé qu’il prêchait et en fit construire une nouvelle. Il estimait que le bâtiment d’origine, qui était un palais transformé, était trop riche. Seul fut conservé un enclos contenant les tombes de chefs locaux.
Une restitution de l’édifice, à l’identique, fut terminée en 1896, mais fut ensuite démolie à nouveau pour faire place au bâtiment actuel alors que Djenné relevait du territoire de l’Afrique-Occidentale française.
Reconstruction de la mosquée de Koi Kunboro
En 1906, le gouverneur colonial français William Ponty accepta, à la demande du marabout Almamy Sonfo, de reconstruire à l’identique l’ancienne mosquée du roi Koi Kunboro.
La construction de celle-ci commença en 1906 et fut achevée en 1907. Elle fut dirigée par le chef de la corporation des maçons de Djenné, Ismaïla Traoré. L’autorité française aida administrativement et économiquement la construction de la mosquée1 ainsi que d’une madrassa voisine.
De nombreuses mosquées du Mali ont reçu des installations électriques et d’adduction d’eau. Dans certains cas, les parois extérieures ont même reçu une couverture de tuiles dénaturant leur apparence traditionnelle et mettant parfois en danger leur intégrité structurelle.
Bien que la Grande Mosquée ait été équipée d’un système de haut-parleurs, les habitants de Djenné ont privilégié la conservation de l’intégrité historique du monument par rapport à une modernisation hasardeuse. Les efforts faits dans ce sens ont reçu l’approbation des tenants de l’authenticité et cette tendance s’est accrue depuis les années 1990.
L’édifice a été fermé aux non-musulmans après qu’un photographe de mode eut pris, sur le toit et à l’intérieur, des photos qui ont choqué ou ont été considérées comme outrepassant l’accord passé avec les autorités locales.
Toute la communauté des habitants de Djenné prend une part active à l’entretien de la mosquée, dans le cadre de festivités annuelles, avec musique et restauration traditionnelles. L’entretien régulier de la mosquée est rendu indispensable par les caractéristiques du matériau fragile utilisé, qui subit une forte érosion par l’action conjuguée de la pluie, de l’insolation et des changements de température (générateurs de craquelures).
Pendant les jours qui précèdent les festivités, on prépare des quantités adéquates d’enduit, ce qui nécessite plusieurs journées de travail. L’enduit pâteux doit être remué périodiquement, ce qui revient généralement à de jeunes enfants qui jouent dedans – ce qui assure l’agitation nécessaire.
La mosquée originelle abritait l’un des centres d’enseignement islamique les plus importants d’Afrique pendant tout le Moyen Âge. Des milliers d’étudiants sont passés par les madrassas de Djenné pour y étudier le Coran. Les quartiers anciens de la ville, y compris la mosquée, ont été inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1988, compte tenu de leur signification culturelle exceptionnelle.
M.B.S.M.
Journée mondiale de la poésie: Beït al-Hikma explore la place du poète à l’ère de l’IA
Par Imen Abderrahmani
La célébration de la Journée mondiale de la poésie sera à l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts l’occasion pour discuter de la poésie à l’ère de l’intelligence artificielle, en présence des poètes et des chercheurs.
Un poème est plus qu’un algorithme. C’est avant tout un souffle, une sensibilité. « La poésie est le miroir brouillé de notre société. Et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l’embue », disait Louis Aragon. Aujourd’hui, avec ces nombreux chercheurs qui se penchent sur l’étude des poèmes créés par l’intelligence artificielle et à la comparer aux créations humaines, et ces articles scientifiques vantant la capacité de ces IA à simuler le style de nombreux poètes, la réflexion sur la capacité créatrice de ces « machines » sophistiquées, demeure d’actualité.
L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts « Beït al-Hikma », précisément le département des arts, a choisi de soulever la question de « La poésie et la créativité artistique à l’ère de l’intelligence artificielle », lors d’une soirée ramadanesque, programmée à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la poésie, le 21 mars.
Cette causerie poétique qui aura lieu, le même jour, au siège de l’Académie, entre 21h00 et 23h00, sera animée par la professeure Rachida Triki, professeure de philosophie, spécialisée en esthétique, critique d’art et commissaire d’expositions qui s’est intéressée ces dernières années, dans le cadre des colloques internationaux organisés par Beït al-Hikma aux problèmes contemporains de la création. La nouvelle rencontre qui cherche à explorer les mutations et les bouleversements qu’induisent les nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle (IA), sur l’acte créatif, s’inscrit dans la continuité avec les précédents rendez-vous, abordant cette thématique.
L’homme face à la machine
« Dans un monde où les algorithmes standardisent les formes et remettent en question la singularité de la création, la poésie servira de prisme pour interroger ces mutations. Quel sera désormais le rôle du poète face aux machines génératives capables de produire du texte en simulant la pensée? L’émotion humaine peut-elle survivre à l’automatisation du langage ? La poésie deviendra-t-elle un refuge, un espace de résistance ou, au contraire, un terrain fertile pour réinventer notre rapport à l’inspiration, à la sensibilité et à l’originalité ? », ces questions évoquées dans la note de présentation de ce rendez-vous et d’autres qui seront évoquées au fil des discussions rythmeront cette célébration de la Journée mondiale de la poésie.
Cette causerie réunira plusieurs intervenants de profils différents, notamment des chercheurs, académiciens et artistes. Parmi les participants à cette causerie, nous citons : le poète, essayiste, chercheur et ancien professeur de littérature française aux Universités de Tunis et de La Manouba Kamel Gaha, le professeur et docteur en intelligence artificielle Khaled Ghedira ainsi que le peintre Naceur Ben Cheikh et l’homme de cinéma, le réalisateur Hichem Ben Ammar, également poète qui à cette occasion, il présentera ses deux nouvelles publications « En veux-tu ? En voilà », paru aux Contraste Éditions et « Entretien avec l’intelligence artificielle », publié au Sud Editions. Le premier est un recueil de poèmes alors que le second est une réflexion insolite sur l’acte d’écrire et ses défis actuels.
Célébrant le pouvoir des mots, et l’une des « formes d’expression et d'identité linguistique et culturelle les plus précieuses de l’humanité », selon le texte de l’UNESCO, pratiquée à travers l'histoire, dans toutes les cultures et sur tous les continents, cette journée est une occasion pour mettre en avant et en lumière tant de talents et d’expériences.
Proclamée en 1999 par l’Unesco, cette célébration se veut une ode d’amour et de reconnaissance à ce poète qui est « un monde enfermé dans un homme », à ces poètes et poétesses qui sont les voix de ceux qui n’ont pas de voix…
I.A.
Ouverture de « Biben El Medina »: Un regard contemporain sur la médina et ses monuments
La médina de Tunis s’est parée d’une lumière exceptionnelle dans la soirée du mercredi 19 mars 2025, inaugurant la troisième édition de « Biben El Medina », manifestation qui réinvente ce lieu magique.
Cette expérience immersive où la technologie réinvente l’histoire et où l’industrie créative revisite la mémoire, offre un regard artistique contemporain sur la ville ancienne.
L’événement a été officiellement inauguré par la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, à Dar Hussein, siège de l’Institut national du patrimoine (INP), ainsi que dans plusieurs monuments et édifices historiques de la médina de Tunis.
Organisée par le Centre international de Tunis pour l’économie culturelle numérique (TICDCE), en collaboration avec l’Institut national du patrimoine, cette manifestation en sons et en lumières se poursuivra jusqu’au 23 mars 2025.
Suivant le parcours interactif, la ministre a assisté à un spectacle du hakawati (conteur) avant de se rendre au « Marché des startups », où plusieurs projets numériques innovants mettant en valeur le patrimoine culturel national ont été présentés.
Elle s’est ensuite rendue sur la place de la mosquée El Ksar, où elle a découvert l’expérience du laboratoire créatif itinérant « Madad », avant de visiter « Dar el-sfaksia », qui abrite « Légendes de la Médina », une exposition de photographies générées par intelligence artificielle.
A l’Institut national du patrimoine -Dar Hussein-, le spectacle musical interactif « Electro Koufi » a proposé un voyage à travers l’histoire et l’évolution de l’écriture, où la lettre et la calligraphie deviennent un guide à travers le temps.
Elle a également assisté à des projections numériques et à une présentation sur l’histoire de Tunis et de ses portes emblématiques donnée par l’historien Abdessattar Amamou.
A Dar El Haddad, -siège de la division muséographique- a été présenté le projet « Alissa » revisitant les légendes mythologiques en réalité augmentée.
Dans une déclaration à la presse, la ministre a souligné l’importance de telles initiatives pour sensibiliser les jeunes générations à la richesse historique et civilisationnelle du pays, en s’appuyant sur les nouvelles technologies. Elle a également mis l’accent sur le soutien apporté aux startups culturelles, qui participent activement à la valorisation du patrimoine à travers des expériences numériques immersives, contribuant ainsi à mettre en valeur la médina et ses monuments de manière pédagogique et innovante.
Pendant cinq soirées ramadanesques, les visiteurs sont invités à parcourir un itinéraire interactif à travers des sites emblématiques, où projections, mapping, spectacles, vibrations et expériences numériques et sonores offrent un regard nouveau sur des lieux chargés d’histoire. De la coupole Abdallah at-Tarjuman à la Tombe du Soldat inconnu, de la Kasbah à Bab Bhar…autant de symboles d’histoire et d’architecture, se métamorphosent sous l’effet des jeux d’ombres, de lumières et de sons, offrant une odyssée immersive au cœur de la médina de Tunis.
Le Quotidien avec TAP
Ramadan à La Mecque : Adoration et générosité
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
N’importe où dans le monde, lorsque le soleil se couche, ceux qui ont jeûné se tournent vers un seul et unique endroit : la Ka'bah, la maison sacrée, au centre de la ville de La Mecque.
La voix de cristal du familier appel à la prière mecquois résonne à travers la ville où le Prophète Muhammad, sallallaahu alayhi wa Sallam, a ressenti tant de bonheur et de tristesse.
À La Mecque, l'esprit du don et du rappel d’Allah est omniprésent au cours du mois de Ramadan. L'accent est mis sur les actes d’adoration et non pas sur la gastronomie et les festivités comme dans beaucoup d'autres endroits. C'est une chose incroyable que de voir des milliers de personnes logés à la même enseigne : des dates et du lait. Une fois l’appel à la prière commencé, on ne peut échapper à la générosité des Mecquois.
Il n'est pas rare de voir un homme avec un pick-up rempli de riz et de poulet le distribuant à tous les passants. Les riches offrent l’Iftaar et des vêtements pour les pauvres et les associations de charité redoublent d’activités.
La Mecque durant cette période est remplie de visiteurs accomplissant une 'Umrah. Pour eux, c'est le Ramadan de leur vie.
La ville habituellement calme est bouleversée. "Le trafic connait un pic et la routine de la ville est bouleversée» déclare un résident de La Mecque. "Le jour devient la nuit et la nuit devient le jour. Les gens dorment jusque tard le matin et les magasins restent ouverts tard dans la nuit."
Au cours du mois de Ramadan, la récitation du Noble Coran est la plus intense car c’est dans cette ville qu’il a été révélé.
Les Mecquois brisent généralement leur jeûne dans leurs foyers, en famille ou entre amis. Le petit-déjeuner débute par des soupes de toutes sortes, puis par les traditionnels Samboosah et Soubia.
Une des traditions des Mecquois est d’apporter de la nourriture à la mosquée de leur quartier et au cours de ce mois elle atteint son paroxysme, au point qu’il est difficile de trouver un musulman qui a faim au cours de ce mois béni.
Les familles apportent de leur nourriture à la Mosquée sacrée et y brisent leur jeûne puis célèbrent la prière du Maghreb. Plus tard dans la nuit, au cours de la prière de Taraaweeh, la mosquée sacrée est presque aussi brillante que le jour.
Il est étonnant de penser, que dans presque tous les endroits sur la terre quelqu'un de cette communauté jeûne. Aucune autre religion ne peut prétendre à une telle union et un tel acte de culte de la part de ses fidèles. Dans l'esprit de ce mois, nous ne devons pas oublier nos frères et sœurs. Faisons l'effort de nous les rappeler dans nos invocations, car peu importe où nous résidions, nous partageons quelque chose de très spécial. Nous serons toujours une seule et même communauté sous le manteau de l'islam.
M.B.S.M.
Chirurgie reconstructrice : Une technique tunisienne félicitée par une prestigieuse revue
Par Hassan GHEDIRI
Tandis que des milliers de médecins tunisiens partent en quête d’une reconnaissance sous d’autres cieux, certains démontrent que l’on peut rayonner sans quitter le pays…
Réparer à la perfection la malformation congénitale du «cou palmé» est un exercice de prédilection pour Docteur Imen Mehri Turki. Sa technique innovante, promettant de rendre le sourire et de redonner confiance à des milliers de personnes dans le monde, ne finit pas de faire parler d’elle. Après Le Quotidien (novembre 2023) et beaucoup d’autres journaux en Tunisie qui ont consacré plusieurs colonnes à sa prouesse chirurgicale hors pair, l’honorable spécialiste en Stomatologie et Chirurgie Maxillo-faciale vient de recevoir la reconnaissance d’une des plus prestigieuses revues spécialisées dans le monde, a vu sa technique mériter la distinction des éminents experts de la revue Facial Plastic Surgery Journal, et ce grâce à la précision et la singularité de l’approche chirurgicale employée pour rectifier cette malformation congénitale rare qui se manifeste par un excès de peau de chaque côté du cou.
Demeurant la solution la plus efficace pour traiter cette malformation, la chirurgie pose néanmoins beaucoup de défis pour les chirurgiens du point de vue fonctionnel qu’esthétique. Les techniques les plus courantes débouchent généralement sur des résultats imparfaits, notamment en matière de symétrie, de cicatrices ou de durabilité. C’est à ce niveau que se démarque la technique mise au point par le Dr Mehri Turki, qui se distingue par une précision inédite et un résultat esthétique exceptionnel. C’est en fait ce même constat qui a amené les experts de Facial Plastic Surgery Journal à reconnaitre cette technique en tant que l’une des meilleures garantissant une apparence plus naturelle du cou et une meilleure répartition des cheveux. Des aspects qui étaient des sources de complications dans les anciennes techniques.
La reconnaissance de l’innovation du Dr Mehri Turki par la revue Facial Plastic Surgery Journal est d’une importance capitale, non seulement pour le rayonnement de cette technique, mais aussi pour la validation scientifique et internationale de son efficacité. Cette revue, l’une des plus prestigieuses et respectées dans le domaine de la chirurgie plastique et esthétique, est un acteur clé dans la diffusion des avancées thérapeutiques et des meilleures pratiques chirurgicales à l’échelle mondiale.
Facial Plastic Surgery Journal est soutenu par l’American Academy of Facial Plastic and Reconstructive Surgery (AAFPRS), une organisation de renommée mondiale qui regroupe les meilleurs spécialistes dans ce domaine. Cette revue est un véritable forum scientifique, où les chirurgiens plasticiens, les chercheurs et les experts partagent leurs découvertes, leurs recherches et leurs expériences. Elle est publiée par Thieme, une maison d’édition allemande reconnue pour sa rigueur scientifique et son engagement envers l’excellence en matière de publication médicale. Sa réputation, acquise au fil des décennies, fait d’elle une plateforme incontournable pour toute avancée en chirurgie faciale et reconstructive.
L’importance de cette revue réside dans le fait qu’elle sert de référence pour des milliers de praticiens dans le monde entier. Sa sélection rigoureuse des articles et des techniques publiées garantit que seules les innovations les plus pertinentes et les plus fiables sont mises en avant. Lorsqu’une technique, telle que celle du Dr Turki, est validée et saluée par Facial Plastic Surgery Journal, elle bénéficie d’une large reconnaissance au sein de la communauté médicale internationale. Cela permet non seulement de confirmer son efficacité, mais aussi d’encourager d’autres praticiens à l’adopter, contribuant ainsi à l’amélioration continue des soins et des traitements dans le domaine de la chirurgie esthétique et reconstructive.
Pour les chirurgiens, être publié dans une revue de cette envergure est un gage de qualité et de crédibilité. Cela témoigne de la solidité scientifique de la méthode, validée par des experts et des pairs dans un environnement de haute exigence. Par conséquent, l’impact de cette publication va bien au-delà du simple prestige: elle participe activement à l’évolution des standards de la pratique chirurgicale et ouvre la voie à une meilleure prise en charge des patients à l’échelle mondiale.
L’impact de cette reconnaissance ne se limite pas seulement à la sphère médicale. Elle fait rayonner la Tunisie sur la scène internationale, prouvant que la recherche et l’innovation sont au cœur des progrès en médecine.
H.G.
Editorial : Et si tout le monde mettait la main à la pâte?
Par Chokri BACCOUCHE
Le problème généré par la crise migratoire en Tunisie revient par intermittence au-devant de la scène nationale comme une plaie qui refuse de se cicatriser. Il s’assagit relativement un temps mais gagne en intensité illico au gré des événements ou plutôt des incidents qui se produisent ça et là, particulièrement dans certaines régions du pays réputées pour être l’épicentre des flux de migrants subsahariens dont notamment El Amra et Jebeniana. Ces deux villes relevant du gouvernorat de Sfax sont régulièrement le théâtre de tensions opposant les populations locales à des migrants qui donnent lieu parfois à des confrontations violentes. Les réseaux sociaux, faute d’une communication claire de la part des pouvoirs publics, y rajoutent une bonne couche en se faisant les relais de la crainte ressentie par de nombreux citoyens. Bref, loin de se résorber, la crise s’aggrave au fil des jours et impose au pays des défis majeurs au triple plan humanitaire, social et sécuritaire.
Tout récemment, la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, s’est fendue d’un large sourire lors de sa dernière sortie médiatique en déclarant que le nombre des migrants qui ont débarqué ces derniers mois sur les côtes italiennes a considérablement baissé. Meloni qui avait fait de la lutte contre l’émigration irrégulière son principal cheval de bataille tout au long de sa campagne électorale qui l’a conduite à la tête de la Primature de la Botte voisine, a toutes les raisons de jubiler car son plan initial semble marcher à merveille. Les mesures de contrôle sévères aux frontières imposées par les autorités tunisiennes ont largement contribué à cette inespérée embellie qui donne la preuve formelle que la Tunisie a pleinement rempli ses engagements. Seulement voilà, la médaille a un sacré revers car s’ils sont moins nombreux à braver les périls de la mer dans l’hypothétique espoir de rejoindre l’eldorado européen, le nombre de desperados coincés en Tunisie est, en revanche, de plus en plus massif et atteint, semble-t-il, des proportions alarmantes. Selon les statistiques officielles du ministère tunisien de l’Intérieur, environ 23 mille migrants en situation irrégulière seraient actuellement présents sur le territoire national. Des estimations non officielles suggèrent toutefois que ce nombre pourrait dépasser les cent mille personnes. El Amra et Jebeniana, les deux régions les plus touchées par ce phénomène, abriteraient à elles seules près de 60 mille migrants subsahariens qui vivotent dans des camps anarchiques et insalubres. Les conséquences d’une telle présence massive de migrants livrés à eux-mêmes se mesurent à l’aune des actes de vandalisme qui ont touché les infrastructures publiques ainsi que la destruction de nombreux pieds d’oliviers, sans compter les attaques qui ont ciblé des biens privés.
Il ne faut pas s’étonner outre mesure dans ces conditions extrêmes et abracadabrantes si la coexistence entre les migrants et les populations locales deviennent aussi tendus. Les citoyens de ces régions assez déshéritées qui ont déjà du mal à s’en sortir digèrent très mal le fait d’être privés d’exploiter leurs maigres biens et d’accepter un fait accompli qu’ils n’arrivent pas à comprendre, encore moins à concevoir. Voilà en gros où on en est aujourd’hui, c’est-à-dire qu’on est confronté à une situation déplaisante, de plus en plus difficile à gérer et qui pourrait dégénérer à tout moment si des mesures efficientes et urgentes n’étaient pas prises pour résoudre durablement le problème. Sans verser dans l’alarmisme, il est impératif d’adopter une approche plus réaliste et pragmatique pour résorber cette satanée crise migratoire qui pourrait se corser davantage au fil des jours. Il faut reconnaître que la Tunisie, qui est déjà confrontée à de nombreux problèmes économiques et sociaux, est incapable, objectivement parlant, de gérer seule une situation aussi explosive. Seule une action concertée et collective qui engage l’ensemble des organismes internationaux ainsi que les pays émetteurs de migrants est susceptible de résoudre ou à tout le moins atténuer l’ampleur de cette crise humanitaire majeure. Dans ce cadre, l’Europe, en tant que première destination concernée par ce problème, peut et doit faire mieux pour porter assistance aux pays situés en première ligne dont la Tunisie et auxquels elle doit en fait une fière chandelle. Le vieux continent serait d’ailleurs bien inspiré de mettre davantage la main à la pâte car si la Tunisie – que Dieu nous en garde – était complètement débordée par cette crise, c’est l’ensemble des pays de la rive sud de la Méditerranée qui en subiraient inévitablement ses effets pervers au double plan social et sécuritaire. Les dirigeants européens, qui ont cherché d’une manière ou d’une autre à exporter le problème vers d’autres pays, croyant bien faire, doivent se rendre à l’évidence que «l’enfer de l’émigration irrégulière» n’est pas seulement les autres. Ils seraient d’ailleurs naïfs de penser qu’ils seront éternellement à l’abri de la déferlante en se contentant de fournir quelques maigres subsides à ceux à qui ils ont confié la charge d’assurer la sécurité de leurs propres frontières…
C.B.
Coupe du monde 2026 : La Tunisie bat le Liberia et consolide sa position dans le groupe H
Par Jamel Belhassen
Les Aigles de Carthage ont bien entamé les débats avec un but d'entrée inscrit par Hazem Mastouri dès la 4e minute sur un service de Abdi de la gauche. Une avance qui a mis les Tunisiens dans de bonnes conditions . Le même Mastouri aurait pu doubler la marque aux (12e et 38e) avec plus de lucidité. Dans l'autre camp, le gardien Dahmen s'est illustré en trois occasions (16e, 37e et 41e) en sauvant le but . Après la pause , Mastouri, en grande forme voit sa reprise de la tête repoussée par le gardien Songo (58e). La suite à été une bonne gestion des debats . Il fallait aussi composer avec la chaleur et l'humidité qui régnaient sur le stade. Ben Romdhane , entré en jeu, a failli doubler la marque sur un tir croisé mais le gardien liberien a sauvé le but ( 85e). Grâce à cette victoire, la Tunisie conforte sa position de leader du groupe avant le match de lundi prochain à Rades contre le Malawi. Formation des Tunisiens: Dahmen, Ghorbal, Abdi, Talbi, Bronn, Laidouni, Ben Slimane, Hannibal ( Ben Romdhane 75e) Letaief( Achouri 75e), Sliti ( Ghandri 87e)et Mastouri ( Chawat 80e).
J.B.
L'histoire des Prophètes : Ishaq, Le fils du vieux couple
Le prophète Ishaq (Isaac) alaihisalam naquit alors que son père avait cent ans et son frère Ismaïl quatorze. Quant A sa mère Sara, elle était âgée de quatre-vingt-dix ans. Allah azawajal a fait son éloge dans de nombreux versets de Son Livre saint.
Abou Hourayra a rapporté que, le Prophète saws, a dit : " Le noble, fils du noble, fils du noble, fils du noble, est Joseph, fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham". Allah azawajal dit : "Nous lui annonçâmes donc (la naissance) d'Isaac, et après Isaac, Jacob. " (Coran 11/71)
L'annonce de sa naissance a été faite lors d'une visite que les anges Djibril, Michaël et Israfil aleyhimSalam firent à Abraham alaihisalam et Sara. Ils se rendaient dans les cités du peuple de Loth pour les exterminer à cause de leur négation et leur libertinage ; mais ils firent une halte chez le couple béni pour lui faire l'annonce d'un nouveau bienfait.
Allah azawajal dit : "T'est-il parvenu le récit des visiteurs honorables d'Abraham ? Quand ils entrèrent chez lui et dirent : "Paix !", il (leur) dit : "Paix, visiteurs inconnus". Puis il alla discrètement à sa famille et apporta un veau gras. Ensuite il l'approcha d'eux ... " Ne mangez-vous pas ?" dit-il. II ressentit alors de la peur vis-à-vis d'eux. Ils dirent : "N'aie pas peur". Et ils lui annoncèrent (la naissance) d'un garçon plein de savoir. Alors sa femme s'avança en criant ; elle se frappa le visage et dit : "Une vieille femme stérile ... ". Ils dirent : "Ainsi a dit ton Seigneur. C'est Lui vraiment le Sage, l'Omniscient." (Coran 51/24-30).
Il est né alors que ses père et mère étaient très vieux. Allah azawajal a dit : "Sa femme était debout, et elle rit alors ; Nous lui annonçâmes donc (la naissance d') Isaac, et après Isaac, Jacob. Elle dit : "Malheur à moi ! Vais-je enfanter alors que je suis vieille et que mon mari, que voici, est un vieillard ? C'est là vraiment une chose étrange !" Ils dirent : "T'étonnes-tu de l'ordre d'Allah ? Que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions soient sur vous, gens de cette maison ! Ils est vraiment digne de louange et de glorification !" " (Sourate 11/71-73).
Le prophète Ishaq alaihisalam est le deuxième fils d'Ibrahim alaihisalam et de Sara, sa première femme. Allah lui a annoncé comme bonne nouvelle de la naissance d'un autre fils, le Prophète Ishaq alaihisalam.
Allah azawajal dit : "Nous lui fîmes la bonne annonce d'Isaac comme prophète d'entre les gens vertueux. Et Nous le bénîmes ainsi que Isaac. Parmi leurs descendances il y a (l'homme) de bien et celui qui est manifestement injuste envers lui-même." (37/112-113)
Le prophète Ishaq alaihisalam a aussi reçu la révélation comme son père et son frère. Allah azawajal dit : "Dites : "Nous croyons en Allah et en ce qu'on nous a révélé, et en ce qu'on n'a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac" (Sourate 2/136)
Allah azawajal dit : "... Nous lui fîmes don d'Isaac et de Jacob ; et de chacun Nous fîmes un prophète. Et Nous leur donnâmes de par Notre miséricorde, et Nous leur accordâmes un langage sublime de vérité." (Sourate 19/49-50)
Allah azawajal dit : "Et Nous lui donnâmes Isaac et, de surcroît Jacob, desquels Nous fîmes des gens de bien. Nous les fîmes des dirigeants qui guidaient par Notre ordre. Et Nous leur révélâmes de faire le bien, d'accomplir la prière et d'acquitter la Zakât. Et ils étaient Nos adorateurs." (Sourate 21/72-73)
Allah azawajal dit : "Et rappelle-toi Abraham, Isaac et Jacob ? Nos serviteurs puissants et clairvoyants. Nous avons fait d'eux l'objet d'une distinction particulière : le rappel de l'au-delà. Ils sont auprès de Nous, certes, parmi les meilleurs élus." (Sourate 38/45-47)
Allah azawajal dit : "Nous t'avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noé et aux prophètes après lui. Et Nous avons fait révélation à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob, aux Tribus, à Jésus, à Job, à Aaron et à Salomon, et Nous avons donné le Zabour à David." (Sourate 4/163)
Le Prophète Ishaq alaihisalam est né comme Allah azawajal l'a voulu. Il était le serviteur choisi d'Allah azawajal et ses descendants étaient des hommes de haut rang spirituel et de caractère. Il a été inspiré à faire des actions nobles et à établir un bon navire de guerre.
Sources : Les histoires des Prophètes d'Ibn Kathir
ZLECAf : La Tunisie consolide son intégration économique continentale
Pour améliorer son équilibre commercial, la Tunisie peut tirer parti de plusieurs initiatives africaines.
L'adhésion à la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) est particulièrement prometteuse. En effet, elle offre l'accès à un marché unifié de plus d'un milliard de consommateurs, facilitant ainsi l'augmentation des exportations vers les autres pays africains et réduisant progressivement sa dépendance aux marchés européens.
Appui à l’intégration des entreprises
Dans le cadre de l’appui à l’intégration des entreprises tunisiennes aux marchés africains, une série de formations sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) a été organisée récemment.
Destinée aux entreprises membres des Chambres de commerce et d’Industrie et aux représentants du secteur privé, cette initiative a couvert plusieurs régions du pays.
Ces sessions de formation ont été conçues pour répondre aux besoins spécifiques des entreprises tunisiennes souhaitant tirer parti des opportunités commerciales offertes par la ZLECAf, en mettant l’accent sur des aspects clés tels que les avantages tarifaires, la conformité aux règles d’origine et l’utilisation des outils numériques pour optimiser les exportations.
Objectif atteint
Les objectifs de la formation consistent principalement en l’exploration des opportunités offertes par la ZLECAf, la maîtrise des règles d’origine et la manipulation des outils de l’International Trade Centre ou Centre du commerce international pour optimiser l’exportation.
Les participants ont eu l’occasion d’expérimenter les outils de l’ITC tels que Market Access Map, Trade Map et Export Potential Map, ainsi que l’African Trade Observatory (ATO). À travers des exercices pratiques et des études de marché adaptées à leurs besoins, ils ont appris à analyser les tendances commerciales, à identifier les marchés cibles et à structurer leur stratégie d’exportation de manière plus efficace.
Alors que le monde se tourne vers de nouvelles alliances géopolitiques et économiques, il devient clair que développer des relations solides avec ses voisins proches peut constituer un atout majeur pour stabiliser et dynamiser son commerce extérieur. L'Afrique offre ainsi non seulement un potentiel immense mais aussi une opportunité unique pour redessiner la trajectoire économique future du pays autour d'une coopération régionale plus forte et plus durable.
Quelles conséquences du Trumpisme sur l'économie nationale ?
La réélection de Donald Trump en 2024 et la poursuite de sa politique "America First" ont redessiné le paysage économique mondial, avec des conséquences directes pour des pays comme la Tunisie.
Cette politique protectionniste, caractérisée par des droits de douane élevés et une stratégie monétaire agressive, impacte fortement les échanges commerciaux mondiaux. Pour la Tunisie, qui dépend largement des importations de biens et de matières premières, ces changements économiques internationaux se traduisent par une augmentation des coûts d'importation et une inflation importée, pesant sur le pouvoir d'achat des ménages.
Tensions économiques et monétaires
La politique commerciale de Trump, avec ses droits de douane élevés sur plusieurs produits, notamment chinois, affecte l'économie tunisienne de plusieurs manières. L'appréciation du dollar, qui s'est renforcée depuis la réélection de Trump, a augmenté le coût des importations pour la Tunisie, où environ 60% des transactions sont libellées en dollars. En 2024, les coûts de l'énergie ont grimpé de 18%, tandis que les prix des produits alimentaires ont augmenté de 12%, exacerbant ainsi la crise du pouvoir d'achat pour les ménages tunisiens.
L'appréciation du dollar sous la présidence de Donald Trump a des implications significatives sur la dette de la Tunisie. Cette appréciation, souvent liée aux politiques monétaires de la Réserve fédérale américaine et à la fuite des capitaux des marchés émergents, rend le service de la dette plus coûteux pour la Tunisie.
Impact sur l’endettement
La dette extérieure de la Tunisie est partiellement libellée en dollars américains, environ 26,5 %. Lorsque le dollar s'apprécie, le coût de remboursement de cette dette augmente, car il faut plus de dinars tunisiens pour acquitter les échéances en dollars. Cela met une pression supplémentaire sur les finances publiques tunisiennes, déjà fragiles, et accroît le risque de défaut.
La dépréciation du dinar par rapport au dollar réduit également la capacité de la Banque centrale de Tunisie à maintenir des réserves de change suffisantes. Les réserves en devises ont diminué de 9,9 % entre 2024 et 2025. Cette diminution des réserves limite la capacité de la Tunisie à stabiliser son taux de change et à faire face aux fluctuations monétaires, ce qui peut encore aggraver la situation de la dette.
Commerce extérieur et investissment
Le commerce extérieur tunisien, essentiellement basé sur des transactions en dollars, est fortement affecté par la politique protectionniste des États-Unis. Les secteurs clés comme le textile et l'agroalimentaire, qui dépendent fortement des importations, voient leur compétitivité sur les marchés internationaux se réduire en raison de l'augmentation des coûts des matières premières. Les exportations de textiles et d'huile d'olive, par exemple, pourraient être particulièrement touchées par l'augmentation des droits de douane prévue par la politique commerciale de Trump.
La Tunisie doit faire face à une incertitude économique accrue due à la politique de Trump qui pourrait conduire à une baisse des investissements directs étrangers, estimée à -15 % en 2025.
La réélection de Donald Trump et sa politique économique ont créé un environnement économique complexe pour la Tunisie, caractérisé par des pressions inflationnistes et une dépendance accrue aux importations. Pour sortir de cette situation, la Tunisie devra adapter ses stratégies économiques pour atténuer les impacts négatifs de la politique « America First » et renforcer sa résilience face aux fluctuations mondiales.
Accès gratuit aux musées et aux sites, demain, à l’occasion de la Fête de l’Indépendance
L'Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC) annonce que ce jeudi, le 20 mars 2025, l'accès aux sites, monuments et musées ouverts et dépendant de l'Agence de mise en valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle sera gratuit.
Bénéficient de la gratuité d’entrée tous les Tunisiens ainsi que les personnes étrangères résidentes en Tunisie sur présentation de la carte d’identité nationale ou de la carte de séjour durant les jours suivants : Le premier dimanche de chaque mois, le 18 avril : Journée internationale des sites et monuments, le 18 mai : Journée internationale des musées et les jours fériés.
Pour plus d’informations sur des musées, des sites archéologiques et des monuments historiques ouverts, n’hésitez pas à taper : https://tunisiepatrimoine.tn/accueil/ ou à visiter la page facebook de l’AMVPPC.
















