Gros plan sur l’expérience d’art et de vie de l’artiste Suisse Anne Francy et son projet « De la briqueterie à la Hafsia : l’aventure de 1001 briques »
Mille et une mains, mille et une briques se sont entrelacées donnant forme à une œuvre où chaque détail porte l’empreinte d’un geste humain et d’un esprit créatif.
Après une fresque murale en céramique en 2019, c’est désormais une fresque murale en briques, en 2024, qui poursuit l’aventure collaborative « La ville dans tous ses états », menée sous la direction de l’artiste plasticienne et visuelle suisse Anne Francey.
Ce projet sera au cœur d’une conférence intitulée « De la briqueterie à la Hafsia : l’aventure de 1001 briques », programmée pour le mercredi 19 mars 2025 à Dar Ben Gacem Kahia-médina de Tunis.
La soirée autour de l’architecture, de l’art et du patrimoine urbain, sera marquée par la projection du documentaire d’Anne Francey, avec des témoignages d’experts explorant le voyage de la brique, de la briqueterie traditionnelle jusqu’à son intégration dans le paysage urbain de la Médina de Tunis.
S’inscrivant dans le cadre de la quatrième édition du festival « La Médina des Lumières » (15-22 mars 2025), la rencontre organisée en collaboration avec l’ambassade de Suisse en Tunisie, sera une occasion pour revenir sur une expérience d’art et de vie, qui a donné naissance en juin 2024 à une fresque murale en bas-relief dans le jardin Sidi Mfarej, au cœur du quartier emblématique de la Hafsia, dans la Médina de Tunis.
Dans un ballet de signes, de lignes, de symboles, de formes et de couleurs, chaque variation laisse place à l’expression personnelle, composant un véritable kaléidoscope artistique. A l’image du conte des « Mille et Une Nuits », ce projet en briques assemblées, révèle des histoires, des lieux et des émotions formant une mosaïque vivante, témoin d’une richesse artistique et humaine partagée.
Dirigée par Anne Francey, cette aventure collective a fédéré plusieurs partenaires, dont la municipalité de Tunis et l’Association de Sauvegarde de la Médina de Tunis. Elle a impliqué près de 500 jeunes du quartier de la Hafsia, ainsi que des élèves de diverses institutions. Plusieurs associations y ont pris part, notamment l’Association Générale des Insuffisants Moteurs (Agim-La Marsa) et le Centre de Défense et d’Intégration Sociale de Mellassine, aux côtés d’étudiants de l’Ecole Nationale d’Architecture et d’Urbanisme (ENAU) et de l’Ecole Supérieure d’Architecture, d’Audiovisuel et de Design (ESAD).
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la première expérience artistique « 1001 mains », qui avait abouti, en 2019, à la création d’une fresque murale en céramique de 42 mètres carrés sur la façade de la Maison de la Culture Ibn Rachiq à Tunis, une création conçue en collaboration avec le Centre National de la Céramique d’Art (CNCA-Sidi Kacem Jellizi), et réalisée par plus de 600 intervenants issus de divers horizons.
Le Quotidien avec TAP
Réforme de la formation : Un Conseil de l’éducation et beaucoup d’ambitions…
Par Hassan GHEDIRI
En orientant et en donnant une meilleure visibilité aux réformes, le futur conseil supérieur de l’éducation espère aider les élèves à recevoir des formations qui leur ouvriront les portes d’un emploi durable.
Le gouvernement dit placer la dynamisation de l’emploi en tête de ses priorités. Ainsi, lors du Conseil des ministres tenu mercredi, l’accent a été mis sur les nouvelles orientations adoptées dans le cadre de la stratégie nationale pour l’emploi visant à développer et multiplier les opportunités professionnelles en faveur des jeunes et à mieux adapter les formations aux mutations de l’économie. Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement multiplie les actions destinées à améliorer le climat d’affaires et à stimuler les investissements. L’éducation et la formation, deux piliers fondamentaux de la politique nationale de l’emploi desquels dépendaient la qualité des qualifications cumulées par futurs demandeurs d’emploi et d’une manière générale l’employabilité, l’entrepreneuriat et l’adaptabilité aux besoins de l’économie, forment dans ce sens un chantier prioritaire de réforme.
Au vu les projets examinés lors du même Conseil ministériel, l’on peut estimer que le gouvernement accorde un intérêt particulier à une structure nouvellement instituée. Il s’agit d’une institution qui jouera un rôle essentiel en ce qui concerne la réforme du système de l’éducation et de la formation. L’objectif étant d’enclencher un processus vertueux de formation de compétences garantissant une employabilité optimale qui aidera à moyen et à long termes à résorber le chômage dans le pays. Il s’agit du Conseil Supérieur de l’Education et de la Formation (CSEF) qui sera une instance consultative placée sous l’égide du ministère chargé de l’Eduction, regroupera des experts, des représentants du gouvernement, des enseignants, ainsi que des acteurs du secteur privé et de la société civile.
Ce conseil devrait agir comme un catalyseur pour des réformes globales et continues du système éducatif. En se basant sur l’expérience de pays comme la France avec son Conseil National de l’Éducation ou encore le Maroc avec son Conseil Supérieur de l’Éducation, le CSEF s’impliquerait dans l’élaboration et l’implémentation des réformes selon les besoins réels du marché du travail, et aiderait à faire évoluer les politiques publiques sur le long terme. Cela permettrait à la Tunisie de mieux répondre aux exigences contemporaines de l’éducation et de la formation, tout en s’appuyant sur des évaluations régulières.
Réduire les écarts
Un des principaux défis rencontrés par la Tunisie est l’inadéquation entre les formations offertes par les établissements éducatifs et les compétences requises sur le marché de l’emploi. Le CSEF pourrait jouer un rôle déterminant dans la réduction de cet écart en développant des programmes de formation adaptés aux secteurs prometteurs, tout en prenant en compte les besoins locaux et régionaux. Par exemple, les expériences des pays ayant mis en place des conseils similaires montrent que ces institutions peuvent influencer la formation des curricula en collaboration avec le secteur privé, permettant ainsi aux étudiants de sortir des universités et écoles professionnelles avec des compétences recherchées par les entreprises.
De plus, l’intégration des technologies numériques dans les formations pourrait être facilitée par des conseils qui travaillent main dans la main avec les industries technologiques pour garantir que les étudiants sont formés aux outils et aux logiciels utilisés dans les secteurs économiques clés. L’un des objectifs primordiaux d’un tel conseil serait de favoriser l’employabilité des jeunes diplômés. Grâce à un suivi rapproché des secteurs économiques et des tendances du marché du travail, le CSEF pourrait contribuer à la professionnalisation de la formation dans les institutions d’enseignement et à la promotion des stages en renforçant la collaboration entre les établissements éducatifs et les entreprises. Un tel système d’accompagnement favorise une meilleure insertion professionnelle des jeunes diplômés dans le tissu économique, ce qui est de nature à réduire de manière significative le chômage, en particulier chez les jeunes. Un système de « bourses emploi » ou de partenariats avec les entreprises privées pour former des apprentis pourrait ainsi être mis en place. En s’inspirant des modèles d’autres pays comme le Portugal, qui a établi des liens solides entre l’éducation, la formation et l’industrie, la Tunisie pourrait espérer réduire significativement son taux de chômage, tout en améliorant la compétitivité de son économie.
H.G.
Laboratoires de la Mer Rouge (Red Sea Labs) : l’appel à candidatures pour « SeriesLab » lancé
L’appel à candidatures pour participer à la 3ème édition des «SeriesLab» des Laboratoires de la Mer Rouge (Red Sea Labs) est ouvert aux créateurs de contenus arabes.
Les Red Sea Labs sont organisées par la Fondation du Festival International du Film de la Mer Rouge (RSIFF) en partenariat avec « Film Independent ».
La date limite pour envoyer les dossiers de candidature est fixée au 22 mars 2025. Les projets peuvent être présentés par un duo de scénariste et coscénariste ou producteur, scénariste et coscénariste ou scénariste et producteur.
Seize projets des régions arabe, africaine et asiatique seront retenus à ces 3èmes SeriesLab qui se dérouleront à Djeddah (Arabie saoudite) et à Los Angeles (États-Unis).
Pour obtenir plus amples d’informations sur ce programme, les créateurs peuvent visiter le site du festival à l’adresse suivante : httpss://redseafilmfest.com/en/the-series-lab-third-edition/
« SeriesLab » soutiendra 16 créateurs de contenu émergents du monde arabe, d’Afrique et d’Asie grâce à un programme de résidence hybride, virtuel et en personne, en trois parties.
Le programme leur fournira ainsi les compétences, les connaissances, le réseautage et le mentorat nécessaires pour terminer et présenter leur pitch de séries télévisées.
Les candidats sélectionnés suivront trois ateliers à partir d’Avril jusqu’à décembre 2025, qui se dérouleront entre Djeddah (Arabie saoudite) et à Los Angeles (États-Unis). Le dernier atelier se tiendra du 1er au 11 décembre 2025 lors de la 5ème édition du Festival international du film de la mer Rouge, à Djeddah.
Les candidats auront l’occasion de participer à des ateliers et des master- classes, animés par des mentors américains de renommée qui les aideront à travailler sur leurs projets.
Les projets sélectionnés auront la possibilité de présenter leurs projets au Souk de la mer Rouge organisé chaque année en parallèle avec la tenue du festival RSIFF à un public d’acheteurs, de studios, de réseaux et de producteurs internationaux.
À la fin du programme, chaque participant recevra une adhésion à Film Independent qui offrira des avantages éducatifs et de projection pendant un an.
Meurtre à Tebourba : Il tue sa femme avant de se rendre à la police
La région de Dkhila, dans la délégation de Tebourba, du gouvernorat de Manouba, vient de vivre, ce vendredi, un drame familial. Un citoyen a été l’auteur d’un acte dramatique puisqu’il a tué sa femme à la suite, très probablement, de différends familiaux.
Après avoir commis le meurtre, l’agresseur s’est rendu aux autorités en se livrant à la police nationale de Tebourba. Le mari a été placé en garde à vue par les forces de sécurité pour les enquêtes nécessaires, alors que la victime a été transportée à la morgue pour déterminer les causes exactes de son décès.
EST : Reghacampf prend la porte !
C’était dans l’air et le comité directeur de l’Espérance de Tunis n’a pas beaucoup surpris. Suite aux derniers résultats de l’équipe et des prestations timides du onze Sang et Or en Ligue 1 malgré la première place, les responsables espérantistes ont décidé de réagir et le coach roumain Reghacampf vient d’être remercié.
L’annonce a été faite dans la soirée du vendredi. Qui va succéder à Reghacampf ? Pour le moment, des noms circulent mais rien d’officiel n’a filtré à part des ajustements dans le staff technique et l’encadrement. Ainsi, l’ex latéral droit Sameh Derbali sera l’accompagnateur de l’équipe séniors et l’ex attaquant Wajdi Bouazzi est pressenti pour intégrer le futur staff.
EST: une séparation en vue avec Reghecampf et des contacts avec Maaloul et Sahli
Suite aux derniers mauvais résultats accompagnés de mauvais choix techniques, L'Espérance est sur le point de se séparer de son entraîneur, le Roumain Laurentiu Reghecampf. Des discussions entre les deux parties sont en cours sur le plan financier, sachant que le contrat liant le Roumain avec le club court jusqu'en juin 2026. Selon quelques échos, des contacts avec Nabil Maaloul et Mohamed Sahli sont en cours pour le remplacer . On a appris aussi que Sameh Derbali occupera le poste d'accompagnateur des seniors.
Jamel Belhassen
Editorial : Des lendemains qui déchantent…
Par Chokri Baccouche
Tout comme la Libye voisine après la chute de Mouammar Kadafi, la Syrie est bien partie pour sombrer à son tour dans le chaos après le départ de Bachar el Assad. Le même scénario funeste est en passe, en tout cas, d’être réédité comme le confirme le bilan ahurissant des combats qui opposent depuis jeudi dernier des loyalistes au régime déchu aux forces de sécurité du nouveau gouvernement de transition. Au moins 600 personnes auraient été en effet tuées dont des femmes et des enfants, majoritairement issus de la minorité alaouite lors des accrochages particulièrement violents qui ont eu lieu ces derniers jours dans l’ouest du pays. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme, une ONG basée à Londres, rapporte que des «exécutions sur des bases confessionnelles ou régionales», assorties de «pillages de maisons et de biens», ont été enregistrées dans l’ancien bastion de la minorité musulmane alaouite, dont est issu le clan Assad. Ces violences, les plus meurtrières depuis la prise du pouvoir par le nouvel homme fort du pays, Ahmed al-Chareh, issu du groupe islamiste radical Hayet Tahrir Echam, font ressurgir le spectre de la guerre civile qui a ravagé le pays durant la dernière décennie. Elles sont annonciatrices de lendemains qui déchantent dans un pays qui est loin d’être malheureusement au bout de ses peines. Un pays composé d’une mosaïque de minorités ethniques et religieuses aux intérêts diamétralement opposés et dont l’unité précaire fait craindre le pire.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, les affrontements les plus récents ont commencé lorsque les forces gouvernementales ont tenté d’arrêter une personne recherchée près de la ville de Jableh et sont tombés dans une embuscade tendue par les loyalistes d’el Assad. On peut supposer que ces derniers ont fait acte de légitime défense si on ose dire, surtout que les forces gouvernementales ont ratissé large s’adonnant à des arrestations arbitraires voire des exécutions sommaires sans aucune forme de procès d’anciens responsables de l’ancien régime.Tout porte à croire que cette descente musclée dans un fief alaouite, où les nerfs des populations qui craignent le pire sont déjà à fleur de peau, a mis le feu aux poudres. La suite n’est pas du tout bonne à voir ni à entendre: des hommes armés fidèles au nouveau gouvernement ont alors pris d'assaut les villages de Sheer, Mukhtariyeh et Haffah près de la côte, tirant sur tout ce qui bouge pour laver l’affront, n’épargnant ni femmes ni enfants dans un déchainement de violence vindicative inouï. Passés les salamalecs de circonstance et le pacifisme de façade des premiers jours post-Bachar el Assad, les combattants de chez Hayet Tahrir Echam retrouvent ainsi leurs instincts primaires démontrant au passage leur propension naturelle à donner la mort sans ménagement.
Après ce carnage lourd de conséquences, le président intérimaire Ahmed Al Shareh a tenté de calmer le jeu appelant ses fidèles à éviter de commettre de telles exactions au prétendu motif de ne pas donner aux «résidus de l’ancien régime» des prétextes pour semer le chaos et la zizanie dans le pays. Manque de pot pour lui, le mal est déjà fait, car cet incident particulièrement sanglant est de nature à booster les défiances envers son régime qui aura bien du mal à recoller les morceaux brisés. Le problème commun chez tous les groupes islamistes radicaux, que ce soit en Orient ou dans d’autres contrées en Afrique du Nord ou ailleurs, c’est qu’ils agissent avec une mentalité propre aux sectes. Une fois tombé sous leur coupe en règle, ils considèrent le pays conquis comme un vulgaire butin de guerre et ne manquent pas au passage de s’adonner à toutes sortes de dépassements et de pratiques illicites et amorales. Cela va de l’enrichissement illicite des membres de la «communauté et de leurs ouailles» aux tentatives visant la mise en place d’un régime théocratique sans partage du pouvoir qu’ils s’obstinent à diriger d’une main de fer. La démocratie, les valeurs de justice, la liberté d’expression et tutti quanti ne figurent pas dans le glossaire et les convictions profondes de ces groupes radicaux, comme on l’a pu le remarquer d’ailleurs dans les régimes qui ont émergé dans le sillage de ce qu’on appelle prosaïquement «printemps arabe». La Syrie d’Al Chareh fera-t-elle exception à la règle en déjouant tous les pronostics pessimistes liés à la gouvernance de l’islamisme radical. Même s’il est quelque peu prématuré de répondre à cette question, on peut dire que ce qui s’est passé ces derniers jours du côté du bastion alaouite annonce d’ores et déjà la couleur. Une couleur plutôt sombre qui n’a rien à voir avec le rose fuchsia, comme veulent le faire croire le big boss président de Hayet Tahrir Echam ainsi que les sponsors étrangers qui l’ont soutenu à bras-le-corps, armé et intronisé pour servir de marionnette attitrée de leur plan sournois à visée bassement géopolitique qui se propose de changer complètement la face du Moyen-Orient…
C.B.
Le secteur automobile : un levier incontournable de croissance
Alors que le pays cherche à renforcer sa position sur la scène internationale, plusieurs initiatives et partenariats stratégiques émergent pour propulser le secteur automobile vers de nouveaux horizons.
Contexte d’activité dynamique
Le secteur automobile en Tunisie est un moteur important de l'économie, offrant un nombre significatif d'emplois. Actuellement, on estime que le secteur génère entre 100 000 et 110 000 emplois, dont environ 12 000 à 15 000 sont spécifiquement destinés aux ingénieurs.
Un projet ambitieux, l'« Automotive Smart City », devrait également contribuer à cette dynamique en prévoyant la création de 150 000 nouveaux emplois d'ici 2027. Ce projet s'inscrit dans une stratégie nationale visant à renforcer la position de la Tunisie dans l'industrie automobile mondiale et à améliorer les exportations de composants automobiles.
En plus des emplois directs, le secteur automobile comprend également des milliers d'emplois indirects, notamment dans les entreprises de composants et d'équipements. Actuellement, environ 67 000 emplois directs sont recensés dans ce domaine, avec une croissance continue grâce à l'implantation de nouvelles entreprises et à l'augmentation des capacités de production.
Compétitivité et partenariats internationaux
L'industrie automobile tunisienne a su établir des partenariats internationaux stratégiques qui renforcent sa position sur le marché mondial. Parmi ces collaborations, l'Allemagne, la France, la Roumanie et l'Italie se distinguent comme les principaux acteurs.
La France, en particulier, joue un rôle central dans cette dynamique, représentant une part significative des exportations tunisiennes de pièces automobiles. En effet, environ 80 % des exportations industrielles automobiles tunisiennes sont destinées à l'Europe, ce qui souligne l'importance de cette région pour le secteur. L'Allemagne est également un partenaire clé, contribuant à l'intégration de la Tunisie dans la chaîne de valeur automobile européenne. Les discussions récentes au sein de la Tunisian Automotive Association (TAA) mettent en avant la nécessité d'accroître les collaborations avec ces pays pour favoriser l'innovation et répondre aux exigences croissantes en matière de durabilité et d'électromobilité.
En outre, la Tunisie bénéficie d'accords de libre-échange avec plusieurs marchés, notamment ceux d'Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, ce qui ouvre encore plus d'opportunités pour les entreprises locales. Des entreprises comme COFICAB se sont établies comme des partenaires technologiques importants, collaborant avec des géants de l'industrie automobile pour développer des solutions innovantes.
Cette approche collaborative est renforcée par un engagement fort du gouvernement tunisien à soutenir le secteur à travers des initiatives publiques-privées.
L'avenir de l'industrie automobile en Tunisie semble prometteur. Grâce à une combinaison d'initiatives publiques et privées, le pays est bien positionné pour relever les enjeux contemporains du secteur tout en capitalisant sur ses atouts stratégiques. La volonté d'innover et d'intégrer des pratiques durables devrait permettre à la Tunisie de se démarquer sur le marché international et d'attirer davantage d'investissements dans les années à venir.
La Grande Mosquée de Kairouan : Le plus bel édifice de la civilisation musulmane au Maghreb
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
La Grande Mosquée de Kairouan, également appelée mosquée Oqba Ibn Nafii en souvenir de son fondateur, est l'une des principales mosquées de Tunisie, située à Kairouan. Historiquement première métropole musulmane du Maghreb, Kairouan, dont l'apogée sur les plans politique et intellectuel se situe au IXe siècle, est réputée comme étant le centre spirituel et religieux de la Tunisie ; elle est aussi parfois considérée comme la quatrième ville sainte de l'islam sunnite.
Représentant l'édifice emblématique de la cité, sa Grande Mosquée reste le sanctuaire le plus ancien et le plus prestigieux de l'Occident musulman. Figurant, depuis le décret beylical du 13 mars 1912, sur la liste des monuments historiques et archéologiques classés et protégés en Tunisie, elle a également été classée, avec l'ensemble historique de Kairouan, au patrimoine mondial de l'Unesco en 1981.
Bâtie, initialement, par Oqba Ibn Nafii à partir de 670 (correspondant à l'an 50 de l'hégire), alors que la ville de Kairouan est fondée, elle est agrandie et reconstruite aux VIIIe et IXe siècles. Elle est considérée, dans le Maghreb, comme l'ancêtre de toutes les mosquées de la région, aussi bien que l'un des plus importants monuments islamiques et un chef-d'œuvre universel d'architecture.
D'un point de vue esthétique, la Grande Mosquée de Kairouan apparaît comme le plus bel édifice de la civilisation musulmane au Maghreb. Son ancienneté et la qualité de son architecture font d'elle un joyau de l'art islamique. Nombreux sont les ouvrages et les manuels d'art musulman qui font référence à la mosquée.
Au-delà de son importance artistique et architecturale, elle a joué, selon l'universitaire et islamologue tunisien Mohamed Talbi, « un rôle capital dans l'islamisation de tout l'Occident musulman, y compris l'Espagne, et la diffusion du malikisme ».
Sous le règne de la dynastie des Aghlabides (IXe siècle), de grands travaux de reconstruction et d'embellissement donnent à la mosquée sa physionomie actuelle. Remarquable par son unité d'ensemble ainsi que par ses vastes dimensions, la renommée et le prestige de ce lieu de prière provient, en outre, de sa contribution dans l'acquisition et la transmission du savoir, notamment entre les IXe et XIe siècles. L'université, constituée de savants et de juristes qui dispensent leurs enseignements au sein de la mosquée, est un centre de formation aussi bien pour l'instruction de la pensée musulmane que pour les sciences profanes. Avec le déclin de Kairouan, amorcé à partir de la seconde moitié du XIe siècle, le centre de formation intellectuelle se déplace par la suite vers l'université Zitouna de Tunis.
Le monument est un vaste quadrilatère irrégulier, allongé dans la direction nord-sud, qui est plus long (avec 127,60 mètres) du côté oriental que du côté opposé (avec 125,20 mètres) et moins large (avec 72,70 mètres) du côté nord, au milieu duquel se dresse le minaret, que du côté opposé (avec 78 mètres). Il s'étend sur une superficie totale d'environ 9 000 m2.
Histoire et évolutions
Lors de la fondation de Kairouan en 670, le général et conquérant arabe Oqba Ibn Nafii (lui-même fondateur de la ville) choisit l'emplacement de sa mosquée au centre de la cité, à proximité du siège du gouverneur. Ce lieu de culte initial est élevé entre 670 et 675. Peu de temps après sa construction, la mosquée ne semble pas avoir souffert, entre 683 et 686, durant l'occupation éphémère de Kairouan par les Berbères menés par Koceïla48,. Par la suite, elle est reconstruite par le général ghassanide Hassan Ibn Numan en 703.
Avec l'accroissement progressif de la population de Kairouan et devant l'augmentation conséquente du nombre de fidèles, la mosquée ne suffisant plus à les contenir, Hicham, calife omeyyade de Damas, fait effectuer par l'intermédiaire de son gouverneur Bichr Ibn Safwan de nombreux travaux d'aménagement dans la ville. Ces derniers incluent la rénovation et l'élargissement de la mosquée aux alentours des années 724-728. En vue de son agrandissement, il procède, d'abord, à l'achat de terrains voisins appartenant au Banu Fihr, clan quraychite dont son plus illustre représentant est Oqba Ibn Nafii. Il fait ensuite abattre puis reconstruire la mosquée à l'exception de son mihrab ; c'est sous son égide que débute l'édification du minaret. En 774, une nouvelle reconstruction accompagnée de remaniements et d'embellissements, a lieu sous la direction du gouverneur abbasside Yazid Ibn Hâtim.
Sous le règne des souverains aghlabides, Kairouan est à son apogée et la mosquée profite de cette période de calme et de prospérité. En 836, Ziadet Allah Ier (817-838) fait reconstruire à nouveau, et pour la dernière fois, la mosquée ; c'est à cette époque que l'édifice acquiert, tout au moins dans sa globalité, l'aspect qu'on lui connaît aujourd'hui.
L'état actuel de la mosquée remonte donc au IXe siècle, au règne des Aghlabides. Au cours du XXe siècle, plusieurs actions de conservation et de restauration sont effectuées, d'abord entre 1910 et 1920 par le Service des antiquités et des arts de la Régence, puis lors de la première moitié des années 1960, notamment, en 1964-1965 par la direction des monuments historiques de l'Institut national d'archéologie et d'art.
En 1967, des travaux de restauration de grande ampleur, étalés sur cinq ans, sont lancés sur l'ensemble du monument. Ces derniers, menés par la direction des monuments historiques de l'Institut national d'archéologie et d'art avec la collaboration des architectes italiens Riccardo Gizdulich et Paolo Donati, s'achèvent par une réouverture officielle de la mosquée, en présence de Habib Bourguiba, premier président de la République tunisienne, et de son homologue algérien Houari Boumédiène, lors de la célébration du Mouled de l'année 1972. L'édifice connaît, au milieu des années 1980, des travaux complémentaires de restauration qui concernent essentiellement les murs extérieurs et leurs contreforts, les plafonds de la salle de prière, ainsi que le minaret.
M.B.S.M.
La liberté religieuse en tant que droit de l'homme dans l'Islam
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
La « Liberté » est une des caractéristiques des droits de l'homme en Islam. Les autres caractéristiques sont : l'égalité et la justice.
Pour les croyants, la soumission à Dieu est une libération de l'être humain vis-à-vis de ses semblables, et d'autres soumissions qui peuvent porter atteinte à sa dignité et à sa personnalité. C'est d'abord, une « libération spirituelle » qui est traduite, ensuite, par une capacité de choisir, compte tenu de ce que Dieu nous a dotés de raison et de la possibilité d'agir selon notre choix.
La liberté religieuse est un composant essentiel de la liberté en Islam. Et, cette liberté est reconnue, garantie et défendue par les deux sources principales de la Charria ou le droit musulman, à savoir : le Coran (I), et la Sunna ou la tradition du Prophète Muhammad (II). Il n'en reste pas moins qu'il y a quelques sujets délicats liés à la liberté religieuse en Islam (III). Enfin, quelques textes adoptés par les organisations islamiques traitent de la liberté religieuse (IV).
I - La liberté religieuse dans le Coran
Le Coran se divise en 30 chapitres, et en cent quatorze sourates avec 6236 versets. Quatre-vingt cinq sourates révélées à Muhammad au cours de douze années, cinq mois et treize jours : la durée de son séjour à La Mecque. Ces sourates qui sont appelées les sourates mecquoises établissent le dogme musulman. Vingt-neuf sourates révélées à Médine après l'émigration (hégire) (1) du Prophète à cette ville, appelées les sourates médinoises concernent les rapports entre les musulmans, traçant les règles de la vie sociale et familiale, et contiennent les dispositions générales du droit (pénal, international, etc.). Ce sont, en un mot, les règles de la Cité musulmane. Il est à noter qu'il n'y a que cinq cents versets dans le Coran concernant les questions juridiques. Par contre, il y a 1300 versets concernant les cieux et la terre.
Les sourates du Coran n'ont pas été révélées en une fois, mais quand le besoin s'imposait, à savoir à l'occasion d'un événement particulier. La révélation a été faite par des versets longs ou courts. Selon les docteurs musulmans, cette façon de révéler le Coran raffermissait le cœur du Prophète, et d'autre part, permettait aux compagnons du Prophète d'apprendre par cœur les versets du Coran. A la fin de sa vie, le Prophète a dicté les codifications actuelles du Coran selon l'ordre de Dieu.
Plusieurs versets coraniques traitent de la liberté religieuse :
« Dis à ceux auxquels le Livre a été donné et aux infidèles : « Etes-vous soumis à Dieu ? » S'ils sont soumis à Dieu, ils sont bien dirigés ; s'ils se détournent. Tu es seulement chargé de transmettre le message prophétique » (2/20) (2).
« Pas de contrainte en religion », (2/256).
« Si Dieu l'avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu'il vous a fait » (5/48).
« A moi mes actes, à vous les vôtres. Vous désavouez ce que je fais, et je ne suis pas responsable de ce que vous faites » (10/41).
« Si ton Seigneur l'avait voulu, tous les habitants de la terre auraient cru » (10/99).
« La plupart des hommes ne sont pas croyants, malgré ton désir ardent » (12/103).
« Appelle les hommes dans le chemin de ton Seigneur, par la Sagesse et une belle exhortation ; discute avec eux de la meilleure manière » (16/125).
« Dis : « La Vérité émane de votre Seigneur. Quel celui qui le veut croie donc et que celui qui le veut soit incrédule » (18/29).
« Appelle donc les hommes à la foi ; marche droit comme on te l'a ordonné ; ne suis pas leurs passions ; dis : « Je crois à tout ce que Dieu a révélé en fait de Livre. On m'a ordonné d'être juste envers votre Seigneur ! A nous nos œuvres ; à vous vos œuvres. Qu'il n'y ait pas de discussions entre nous et vous. Dieu nous réunira ; vers lui sera le Retour » (42/15).
« Fais entendre le Rappel ! Tu n'es que celui qui fait entendre le Rappel et tu n'es pas chargé de les surveiller » (88/21-22).
«A vous votre religion ; à moi, ma religion » (109/6).
Nous voulons attirer l'attention sur quelques points très importants et très significatifs concernant ces versets, ce qui nous montre la façon dont le Coran garantit cette liberté :
La plupart de ces versets corniques sont des versets des sourates mecquoises (Sourates n° 10, 12, 18, 42, 88 et 109) ce qui signifie que le respect d'autres religions et la liberté religieuse d'autres croyants font partie de la croyance et de la foi des musulmanes, et du dogme musulman.
Les religions des « Gens du Livre », c'est-à-dire les religions juive et chrétienne, sont les religions reconnues par l'Islam.
Il y a une reconnaissance totale et un profond respect d'autres religions que l'Islam. Les versets coraniques parlant de la liberté religieuse commencent toujours par les autres religions avant de mentionner l'Islam, ex. «A vous votre religion ; à moi, ma religion » (109/6).
II - La liberté religieuse dans la Sunna
Plusieurs hadith du Prophète Muhammad traitent de la liberté religieuse et du respect d'autres religions :
« La foi consiste en ce que tu crois en Dieu, en ses anges, en ses livres, en sa rencontre, en ses Prophètes, et en la future résurrection ».
« Tout homme est atteint par le diable le jour où sa mère l'a enfanté à l'exception de marie et de son fils (Jésus).
D'autre part, le Prophète Muhammad n'a pas hésité à citer les paroles des « Livres » d'autres religions. Ainsi, il a dit :
« Il est écrit dans l'Evangile : « Ce que tu prêtes, on te le rendra, et avec la même mesure que tu pèses aux autres, ils pèseront pour toi ».
Il est écrit dans la Tora : « Celui qui veut jouir d'une longévité, et que ses biens s'accroissent, qu'il maintienne le lien de parenté ».
D'autre part, il ne faut pas oublier non plus que la liberté de changer de religion est un élément de la liberté religieuse dans son ensemble et cette liberté peut être restreinte pour différentes raisons à savoir, par exemple, la paix entre les hommes, le respect de l'ordre public.
M.B.S.M.
Rendez-vous avec ces « Plumes de paix »
Des auteurs et autrices comme la Tunisienne Amira Ghenim, le Français Vincent Lemire et l’Espagnole Elvira Navarro seront au rendez-vous, les 16, 17 et 18 mars, à l’espace culturel de l’église Sainte-Croix, à la Médina de Tunis.
Ces Rencontres prévoient notamment trois tables rondes nocturnes autour des thématiques suivantes : « Littérature et histoire », « Quand le papier rencontre le digital : défis et enjeux de la Littérature dans un monde connecté » et « Les 101 rôles de l’écrivain de la paix ».
« La chapelle Sainte-Croix se transformera en un carrefour d’idées, d’émotions et d’échanges autour de la littérature et de la création, indique la Commission de l’Union Européenne en Tunisie dans sa newsletter du lundi 11 mars 2025.
Trois jours rythmés par des rencontres d’écrivains, des lectures théâtralisées, des débats inspirants et des instants suspendus entre la BD, la poésie, la musique et la Médina de Tunis sont au menu de cette manifestation ramadanesque, précisent les organisateurs.
Amara Ghrab, pour ne pas oublier
Une rencontre-débat autour de l’artiste et architecte Amara Ghrab est prévue, ce soir, à la Maison des Arts du Belvédère, et ce à partir de 21h00, à l’occasion de la clôture de l’exposition rétrospective « Lignes en transe ».
La rencontre sera une occasion pour évoquer quelques dates phares du parcours de ce peintre et architecte épris de lumière et pour discuter d’un livre d’art qui a été publié à cette occasion. Ouvrage bilingue, richement illustré, comportant une série de textes, le livre s’articule autour de ces thèmes suivants : « Un rêveur suspendu entre ciel et terre », « Vers l’universel et le spirituel », « L’architecture, comme une passion », « Quand la couleur devient lumière spirituelle », « Land Art et citoyenneté » et « Amar Ghrab… l’artiste et l’architecte ».
Pour découvrir ce beau livre, n’hésitez pas à aller à la rencontre de Nadia Ghrab, veuve de l’artiste et sa confidente, à la Maison des arts du Belvédère et de faire le tour de l’exposition.
I.A.
L’étude sur « les pratiques culturelles et artistiques dans les zones marginalisées » : Premiers résultats révélés
Une rencontre de réflexion autour des résultats préliminaires d’une étude sociologique menée par le programme TACIR-Research sur les pratiques culturelles et artistiques dans les zones marginalisées », a été organisée, mardi soir, à Dar Bach Hamba, à la Médina de Tunis.
Initié par l’Association du Multimédia et de l’AudioVisuel (Amavi), une task-force dans le secteur des industries culturelles et créatives (ICC), TACIR est un programme réalisé avec l’appui de l’Ambassade de Suisse en Tunisie, la Fondation Drosos, le projet Maghroum’in, financé par l’Union européenne en Tunisie et mis en œuvre par l’AECID, la FIIAPP et le British Council Tunisia, la Fondation Abdelwaheb Ben Ayed (FABA) et le groupe Microcred, le Fonds international pour la diversité culturelle de l’UNESCO et l’Ambassade de France en Tunisie.
Un collectif d’universitaires et de chercheurs appartenant à différentes disciplines, a participé à cette étude qui s’intéresse à l’usage de l’art par les jeunes comme moyen de création, d’expression identitaire et de résilience sociale, tout en analysant les parcours souvent difficiles des jeunes engagés dans l’action culturelle dans plusieurs régions de l’intérieur du pays.
Les ICC vecteur de développement économique
A cette occasion, la responsable du programme TACIR, Chiraz Laatiri, a souligné l’importance des ICC en tant que vecteur de développement économique, encourager initiatives privées et promouvoir l’investissement dans ce secteur prometteur, notamment auprès des jeunes.
Le produit culturel ne doit pas se limiter au divertissement, a encore estimé l’ancienne ministre des Affaires culturelles, appelant à son exploitation optimale afin qu’il devienne une source de revenu et de richesse pour le pays.
Chiraz Laatiri a présenté un programme qui vise à soutenir le secteur public dans le développement des ICC en offrant des cycles de formation ciblés au profit des jeunes, en plus de leur accompagnement dans les différentes étapes de mise en œuvre de leurs projets et le lacement d’incubateurs de projets dans les zones marginalisées.
Les jeunes tunisiens, diplômés ou non, porteurs de projets créatifs et culturels peuvent en bénéficier, a-t-elle indiqué.
A cet égard, Laatiri a préconisé la possibilité d’initier des projets créatifs dans des secteurs comme le patrimoine, matériel et immatériel, national et sa valorisation à travers des visites virtuelles ou encore le secteur artistique et ses différentes branches tels que la fabrication des instruments de musique, la photographie, le théâtre, le cinéma et la conception des jeux vidéo.
Les difficultés qu’affrontent les jeunes créateurs
Les résultats préliminaires de cette étude sociologique ont révélé le sentiment d’inégalité des chances qui règne auprès de la jeunesse porteuse de projets culturels et créatifs dans certaines zones dites marginalisées et souligné leur difficulté à accéder à ce secteur prometteur, en raison notamment des maigres moyens financiers et du manque de formation en la matière.
A cet égard, l’étude souligne le manque de reconnaissance officielle pour les projets culturels et créatifs des jeunes dans les régions intérieures et les disparités en matière d’infrastructure culturelle. En vue de surmonter les différentes contraintes, ces jeunes trouvent refuge dans l’usage des technologies modernes afin de développer et libérer leur potentiel créatif, conclut l’étude.
La coordinatrice de cette étude, Kaouther Graidia, a présenté un projet dont les premiers résultats ont fait l’objet d’une une première présentation en décembre 2024.
En prévision d’une prochaine étape qui verra le lancement d’une enquête de terrain, ces résultats préliminaires constituent l’aspect qualitatif de l’étude qui tente de trouver une solution adéquate qui permettrait aux jeunes des « zones marginalisées » d’accéder à la culture, a-t-elle annoncé.
Ce nouveau rendez-vous vise à approfondir les échanges sur les premiers résultats de l’étude, menée dans le Grand Tunis, le Kef, Kasserine et Sidi Bouzid, dans le cadre de la composante « Research » (recherche) du programme d’accompagnement TACIR (Talents-Arts-Créativité-Inclusion-Recherche).
TACIR est un dispositif d’accompagnement destiné aux jeunes afin de réduire les inégalités d’accès à la culture et à la créativité. Il est animé par une task-force d’enseignants-chercheurs et d’experts du secteur des ICC au sein des espaces TACIR-Labs, implantés dans plusieurs régions.
La composante « Research » est l’une des cinq branches d’activités du programme. Elle vise à mener des recherches pour une meilleure compréhension des processus de création, d’innovation et de développement sociologique et socio-économique dans les ICC.
Il est important de souligner qu’il existe en Tunisie divers mécanismes et sources de financements pour les projets dans les ICC à travers notamment le ministère des Affaires culturelles et ses institutions spécialisées.
Le Quotidien avec TAP
Rencontre-débat : « Le Festival, et après ? »
En épilogue de cette 23ème édition du Festival de la Chanson Tunisienne qui vient de se tenir du 8 au 11 mars 2025, le comité d’organisation a programmé une rencontre d’évaluation, jeudi 13 mars 2025, au Théâtre des jeunes créateurs, à la Cité de la Culture.
Cette rencontre a réuni de nombreux acteurs dans le secteur musical, entre musiciens, poètes, compositeurs, chanteurs et autres journalistes.
Prenant la parole, le compositeur Tahar Guizani, directeur du festival et président du Comité d’organisation a présenté les grandes lignes qui ont guidé le festival et sa vision de cet événement consacré à la chanson tunisienne, et cela depuis sa nomination en octobre dernier à ce poste de responsabilité.
De-là, il a mis en place son programme pour bien mener cette mission accomplie dans la transparence totale et dans les moindres détails.
Tahar Guizani a tenu d’abord à remercier la ministre des Affaires culturelles pour la confiance placée en sa personne et le soutien qu’elle lui a apporté, ainsi que Hend Mokrani, Directrice générale de l’Etablissement national pour la Promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques (ENPFMCA) qui lui a facilité les différentes tâches administratives et logistiques.
Guizani a par la suite donné un aperçu sur le déroulement du festival et ses différentes étapes à partir du choix du contenu du spot où il était question de la femme (rôle joué par Sonia Younsi) et sa place dans la société, le message à transmettre à partir de l’aspect vestimentaire traditionnel, l’espace, s’agissant de la mythique avenue Habib Bourguiba et en face d’un symbole de la culture chez nous, le Théâtre de la Ville de Tunis, ainsi que l’heure tardive choisie où l’on peut se promener tard sans aucun souci sécuritaire ou autre.
Quant au choix du jury, Tahar Guizani a pris pour témoin l’artiste Aïda Niati, membre du jury de sélection et d’octroi des prix, qui a clairement exposé la manière avec laquelle les membres dudit jury avaient procédé aussi bien pour la sélection des participants que dans la désignation des lauréats.
Passant en revue les différents événements au programme de cette 23ème édition du Festival de la Chanson Tunisienne, Guizani a évoqué l’ouverture du festival avec l’Open-Mic qui s’est déroulé le 28 février dernier dans chaque gouvernorat, insistant sur son bon déroulement et sans incident aucun.
Une nouveauté dans cette fête de la chanson tunisienne qui a été suivie par une autre consistant en un débat entre tous les intervenants dans le secteur de la chanson qui s’est déroulé le 6 mars en cours au Centre des musiques arabes et méditerranéennes Ennejma Ezzahra, à Sidi Bou Saïd, sous le thème « La chanson, quels horizons ? ».
Quant à l’ouverture, le choix du spectacle de Karim Thlibi, « Imagine » », un 8 mars, fête de la femme aussi, a été plus que judicieux de l’avis de tous les présents et de ceux qui ont suivi le festival, a ajouté Tahar Guizani. Une œuvre de haut niveau aux différents aspects esthétiques et musicaux exécuté par un orchestre de choix dirigé par Mohamed Bousslama. Guizani a également félicité l’Orchestre national de musique sous la direction de Youssef Belhani pour ses performances durant les deux soirées des compétitions.
Quant aux choix des trois invitées d’honneur, Najet Attia, Nawel Ghachem et Nabiha Karaouli, l’intervenant a mis l’accent sur la place qu’occupe ce trio dans la scène musicale tunisienne et sur leur apport artistique.
Suggestions…
Dans leurs interventions, les présents ont évoqué les aspects positifs relevés lors de ce festival et certains points négatifs à dépasser pour les prochaines sessions, comme une meilleure aura pour le festival avec le déroulement du fameux tapis rouge par exemple, comme l’a proposé Béchir Laqqani, relevant l’absence de lumières et le côté festif.
Alors que Karim Trabelsi a insisté sur les recommandations à faire après ce débat, relevant la bonne initiative de réintroduire la compétition instrumentale (« Maâzoufet ») dans le festival.
Pour sa part, Maher Hammami a proposé le retour au Théâtre de la Ville de Tunis, symbole de notre culture, au moins pour quelques soirées du festival. Et au volet technique, Ahmed Ben Hassana a relevé la discordance au niveau du son où l’orchestre a dominé la voix des chanteurs, les privant d’une meilleure performance.
Et pour Imed Ktata, saluant la réussite de ce festival, il a évoqué la nécessité de prolonger le travail du même directeur et de son comité afin qu’il puisse réaliser les objectifs qu’il s’était fixé tout en améliorant la forme et le contenu.
Prenant la parole, Hend Mokrani a répondu à certaines doléances, expliquant que son département et les autres instances intervenant dans ce festival ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour la réussite de cet événement de première importance et qu’il a eu le soutien et la promotion qu’il méritait, sans avoir recours à ces aspects solennels comme le « tapis rouge »… La scène telle que aménagée et décorée, en plus des lumières et des écrans lumineux que l’on ne voit pas ailleurs ont donné une autre dimension à ce festival, a-t-elle ajouté.
D’autres points ont été soulevé comme le besoin de soutenir les œuvres des lauréats ainsi que celles des candidats sélectionnés et ayant participé à la compétition, et cela, par une large diffusion des chansons présentées lors du festival, le rôle des médias et des nouveaux outils de communication étant essentiel pour la promotion de la chanson tunisienne.
Sami Trabelsi annonce la liste des sélectionnés : première de Hlel, Hlaoui, Mastouri et Ben Abda
En prévision des rencontres des éliminatoires de la coupe du monde 2026 contre le Liberia et le Malawi les 19 et 24 mars courant, Sami Trabelsi a annoncé aujourd'hui la liste des joueurs convoqués. Cette liste enregistre le retour des Majbri, Sassi et Chawat mais surtout la première convocation de Sami Hlal, Hlaoui, Ben Abda, Mastouri et Houssem. Ben Romdhane. Voici par ailleurs la liste complète des sélectionnés : Dahmen, Hlaoui, Hlal, Ghorbal, H.Ben Romdhane, Bronn, Talbi, Ghandri, Ben Abda, Abdi, Ben Ouannes, Skhiri, Mohamed Ali Ben Romdhane, Laidouni, Sassi, Ben Slimane, Mejbri, Saad, Letaief, Khadhraoui, Achouri, Jaziri, Mastouri et Chawat.
J.B.














