Programme riche pour « Les nuits de Ramadan à Kairouan »
La délégation régionale des Affaires culturelles de Kairouan propose une programmation variée pour la neuvième édition de l’événement « Les Nuits de Ramadan à Kairouan », qui se déroulera du 19 au 28 mars 2025 avec des spectacles (22H00) répartis sur tous les espaces culturels de la région.
La programmation, informe la délégation, coïncide cette année avec la célébration du cinquantième anniversaire du complexe culturel Assad Ibn Fourat, une institution qui a été un soutien pour plusieurs générations d’artistes dans divers domaines de l’art et de la créativité.
Les festivités des « Nuits de Ramadan à Kairouan » débuteront, ce soir, le 19 mars avec une soirée de Eya Daghnouj au complexe culturel Assad Ibn Fourat.
Le 20 mars, le programme propose au complexe culturel deux spectacles, à savoir une soirée avec l’artiste Adel Soltane, et un spectacle de « Soulamiya » par Mohamed Hammouda.
La soirée du 21 mars sera marquée par une performance théâtrale de la comédienne Wajiha Jendoubi au complexe culturel, et un autre spectacle de « Soulamiya » par Maher Sabri, qui se déroulera sur la place Bab el Jalladine.
Le 22 mars, le public pourra re/découvrir le spectacle « Ziara » de Sami Lajmi à la salle couverte Aziz Miled.
Le 23 mars, la soirée débutera au Mausolée de Abou Zamaa el Balaoui avec un concert de la troupe Sidi Ali Nouri, suivi d’un spectacle musical de la troupe « Hanin » au complexe culturel. La soirée se terminera avec un spectacle de « Soulamiya » par Walid El Qahouaji sur la place Bab el Jalladine.
La soirée du 24 mars sera consacrée à la célébration du cinquantième anniversaire du complexe culturel Assad Ibn Fourat, à travers une soirée artistique réunissant une pléiade d’artistes pour ne citer que Soulef, native de Kairouan, Mouna Noureddine, Jalloul Jelassi, Béchir Selmi etc.
Le 25 mars, la place Bab El Jalladine accueillera le chanteur Ahmed Jelmam, tandis que le complexe culturel présentera un concert musical intitulé « Sehr Ettoubou » par la Rachidia de Sousse.
Le 26 mars, le public assistera à la performance « Sirr Feh » de Hédi Ainino sur la place Bab el Jalladine, et un spectacle de « Soulamiya » au Mausolée d’Abou Zamaa el Balaoui.
Le 27 mars, à l’occasion de la Journée mondiale du théâtre, le complexe culturel Assad Ibn Fourat organisera diverses activités, à commencer par la lecture du message de la Journée mondiale du théâtre, (rédigé cette année par Theodoros Terzopoulos, directeur de théâtre, pédagogue et auteur grec) suivie par la représentation de la pièce « Terminus ».
La soirée se clôturera par une cérémonie de remise de prix à plusieurs figures du théâtre, à savoir Ali Khemiri, Lazhari Sbai, Mohamed Sassi Ktari, Rim Abroug, Saloua Rebhi, Taoufik Aissaoui et Sadok Guizani. Le programme prévoit également une exposition photographique et un spectacle de « Soulamiya » à la place Bab el Jalladine.
La soirée de clôture, le 28 mars, mettra en vedette le concert de l’artiste Zine Haddad au complexe culturel, suivi de la représentation théâtrale « Abouda Show » par l’artiste Riadh Nahdi à la place du Maghreb arabe.
Le Quotidien avec TAP
Billet : La gabegie publicitaire
Par Imen ABDERRAHMANI
Nerf de nos télévisions privées et publiques, la publicité explose bel et bien pendant le mois sacré de Ramadan, au grand bonheur non pas des téléspectateurs-consommateurs, mais des services commerciaux de nos chaînes de télé.
Lésés souvent par le contenu «impudique» de certains spots, comme c’était le cas, il y a quelques jours pour un spot d’un opérateur téléphonique, diffusé évidemment en prime time et dont les spectateurs ont été indignés par les allusions sexuelles qu’il contient, alors qu’ils sont encore à table et en famille, coincés entre le marteau et l’enclume. Il y a de quoi! Avec des spots d’affilée, le spectateur se sent ennuyé. Son expérience télévisée est gâchée et son temps est perdu surtout que certaines pauses dépassent les dizaines de minutes.
Perplexe, le spectateur se trouve parfois dans l’obligation de ne pas suivre la série ou le programme, préférant se tourner vers les plateformes qui lui permettent de voir ce qu’il veut quand il veut sans être dérangé. Il faut dire qu’auparavant, la Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle (HAICA) assurait un certain contrôle, réglementation ce secteur pendant le mois de Ramadan, qui connait toujours une explosion sans pareille de publicité et qui draine de nombreux annonceurs cherchant à mettre en lumière leurs produits et à gagner le pari de la concurrence. Critiquée pour son faible rendement et son rôle limité qui n’a pas dépassé très souvent le rôle de celui qui inflige des punitions, surtout, contre les chaînes privées qui ne respectent pas le règlement, la HAICA, dont le destin n’est pas clair, a laissé le terrain vide devant les programmateurs et les annonceurs. Pour le spectateur, il n’a qu’à subir cette «punition», en gardant toujours le sourire et l’espoir, et surtout les nerfs froids pour pouvoir digérer tant d’abus dans les contenus.
Outre la HAICA qui brille, lors de ce Ramadan, par son absence, l’Organisme tunisien des droits d’auteur et des droits voisins (OTDAV) semble choisir le silence. Aucune réaction sur les chansons et les compositions qui meublent les spots, ni encore sur ces chansons interprétées ici et là, dans les soirées d’animations ramadanesques ou encore dans les festivals qui semblent connaître, cette année, une vraie explosion et qui nous mènent à une question aussi classique. N’est-il pas temps de réviser la carte des festivals et surtout améliorer leur contenu pour qu’ils ne soient pas des «copier-coller» d’autres et pour qu’ils aient une spécificité?
Revenons à l’OTDAV qui d’habitude mène de nombreuses campagnes de sensibilisation et qui diffuse même des chiffres, permettant d’attirer l’attention du citoyen tunisien sur la question des droits d’auteur, et surtout à l’enraciner dans la mémoire pour qu’elle se traduise par la suite dans des pratiques, a laissé aux annonceurs la liberté de violer, chacun à sa guise, le répertoire musical tunisien... Supposant que tous ces spots ont bien respecté les droits d’auteur (pratique étonnante!), il faut le dire pour donner l’exemple à d’autres. Idem pour ces artistes et pseudo-artistes qui ne font qu’interpréter et réinterpréter les chansons des autres sans se soucier des droits d’auteur...
Dans cette anarchie audiovisuelle, dans ces imbroglios, le contrôle s’impose au moins de la part des chaînes de télé, sans pour autant toucher à la liberté de créativité. Un rappel à l’ordre de la part de l’OTDAV même avant Ramadan ne peut que sensibiliser sur le dossier des droits d’auteur en Tunisie, un dossier épineux qui n’avance pas aussi vite tant que la mentalité n’a pas changé.
I.A.
Editorial : Responsabilité partagée - Par Hassan GHEDIRI
Vendredi 21 mars, la communauté internationale célébrera la Journée mondiale contre le racisme. L’évènement résonnera différemment en Tunisie eu égard à cette montée de tension sur fond d’une très mauvaise gestion de la crise des émigrés subsahariens qui perdure et empire depuis plus de deux ans. Dans un communiqué diffusé samedi dernier, la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) a exprimé de grandes inquiétudes face à la situation alarmante dans laquelle se trouvent des milliers de migrants subsahariens en Tunisie. De plus en plus nombreux, ces derniers sont confrontés, selon la Ligue, «à des violations de leurs droits, à la précarité et à des violences» qui menacent leur dignité et leur sécurité.
La Tunisie, pays historiquement ouvert et tolérant, se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. D’un côté, elle doit faire face à une crise migratoire qui s’intensifie, avec un nombre croissant de migrants subsahariens en situation irrégulière. Ces derniers, souvent visibles dans des camps de fortune dépourvus d’eau et de nourriture, sont devenus une réalité dans pratiquement toutes les régions du pays. De l’autre côté, la réponse sécuritaire adoptée jusqu’à présent montre ses limites. Les arrestations d’activistes de la société civile accusés de faciliter l’émigration illégale illustrent une approche répressive qui ne résout pas les causes profondes du problème.
Ce qui est sûr, c’est que cette situation est en partie le résultat de l’accord conclu entre la Tunisie et l’Union européenne, qui a renforcé les contrôles en mer et réduit les flux migratoires vers l’Europe. Si cet accord a permis de limiter les départs clandestins, il a également conduit à une concentration de migrants sur le territoire tunisien, sans que des solutions durables ne soient proposées pour leur prise en charge. Respecter les droits humains et combattre toutes les formes d’exclusion et d’intolérance ne signifie toutefois pas devenir une terre d’accueil pour des centaines de milliers d’émigrés fuyant leur pays. La Tunisie n’hésitera toutefois pas à s’engager dans une démarche qui garantit une gestion rationnelle des flux migratoires dans le respect des droits humains et qui tient en compte la réalité socioéconomique et sécuritaire du pays.
Ceci exige une coopération renforcée avec tous les acteurs impliqués dans le problème migratoire sur la double échelle locale et internationale. Des collaborations qui permettent de mettre en place des mécanismes de répartition équitable des responsabilités entre les pays, en évitant que la charge ne repose uniquement sur les nations frontalières comme la Tunisie.
Il est également indispensable de développer des programmes internationaux de protection et d’assistance aux migrants, en particulier dans les pays d’origine et de transit. Ces programmes doivent viser à améliorer les conditions de vie des migrants, à lutter contre les réseaux de traite et à promouvoir des voies légales de migration. En parallèle, la Tunisie doit continuer à plaider pour un soutien financier et logistique accru de la part de la communauté internationale, afin de mieux gérer les flux migratoires sur son territoire sans compromettre sa stabilité interne.
A l’occasion de la cette Journée mondiale contre le racisme, il est important de rappeler que la dignité humaine est universelle et que la gestion des migrations doit reposer sur des principes de solidarité et de responsabilité partagée par tous les pays. La Tunisie ne peut et ne doit pas assumer seule cette responsabilité. Une coordination internationale est le garant d’une gestion réussie de la crise migratoire qui réserve les droits des migrants dans le respect de la souveraineté et les spécificités de chaque pays.
H.G.
Mosquée Al-Azhar : Lieu de culte, université et référence politique
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
La mosquée Al-Azhar, fondée en 970, est une des plus anciennes mosquées du Caire et le siège de l'université al-Azhar, la plus ancienne université islamique encore active au monde après Quaraouiyine au Maroc et l'université Zitouna en Tunisie. Elle a été fondée lors de la conquête de la ville par les Fatimides.
Dès son arrivée en Égypte, Jawhar ben Abdalah al-Siqilli, le général qui venait de conquérir le pays en 969, pour le quatrième calife fatimide Al-Muizz li-Dîn Allah, entama la construction d’une nouvelle capitale, Al-Mansûriyyah, au nord d'Al-Fustât, l'ancien fleuron de l'Empire abbasside. Lorsque Al-Muizz se rendit sur place pour visiter sa nouvelle conquête, il décida que la capitale s'appellerait Al-Qâhirah (c'est-à-dire « la victorieuse », actuel Le Caire) plutôt qu’Al-Mansûriyyah.
Lorsque Jawhar al-Siqilli posa la première pierre de la nouvelle capitale, il avait prévu la construction d’une grande mosquée où serait célébrée la prière sous le règne de son maître Al-Muizz. Cette mosquée fut d’abord appelée Jâmaâ Al-Qâhirah (la mosquée du Caire). La mosquée d'origine comprenait une cour entourée de trois bas-côtés. Elle avait un seul minaret et occupait la moitié de l’espace qu’elle occupe aujourd’hui. Elle a par la suite été nommée « Al-Azhar » pour rendre hommage à Fatima Zahra, la fille de Mahomet. Elle est située au sud du Khan el Khalili, dans Le Caire islamique.
Sa construction commença le 4 avril 970 et dura deux ans. La première pierre fut posée le 22 juin 9721. Après sa construction, Al-Azhar fut directement financée par les califes fatimides, et devint la mosquée officielle pour la prière du vendredi. Les habitants des villes à proximité du Caire, comme Misr ou Al-Qata'i (en) se dirigeaient tous les vendredis vers Al-Azhar pour écouter le sermon (al-Khutbah), donné par le calife fatimide, et accomplir la prière en congrégation. Par ailleurs, des Égyptiens aisés participaient à son financement en lui léguant une part de leur fortune ou des propriétés privées.
Une école est ouverte près de la mosquée en octobre 9752, puis en 988, elle devint une université où étaient enseignées le droit et la théologie (madrasa). En 1005, sous le califat d'Al-Hakim elle devient une « maison du savoir » (arabe دار العلم [dār al-`ilm], maison de la science, ou دار الحكمة dār al-hikma, maison de la sagesse), munie d'une importante bibliothèque publique, où la chimie, l'astronomie et la philosophie sont enseignées en plus des disciplines strictement religieuses comme la connaissance des hadiths et du Coran3. L’éducation à Al-Azhar incluait la jurisprudence chiite-ismaélite, la grammaire arabe, la littérature et l’histoire. Elle devient alors le centre de diffusion de la da’wa (propagande) chiite fatimide.
À la fin de la dynastie des Fatimides (VIe siècle de l’hégire - XIIe siècle), la partie couverte de la mosquée a été élargie. Un couloir fut ajouté de chaque côté de la cour intérieure, dont les arcades reposent sur des colonnes de marbre.
En 1303, plusieurs bâtiments sont complètement reconstruits après les destructions causées par un tremblement de terre4.
À la suite de l'occupation de l'Égypte par les troupes françaises, le 22 octobre 1798, pendant que Bonaparte est dans le Vieux-Caire, un soulèvement est provoqué : la population de la capitale se répand en armes dans les rues, se fortifie sur divers points, et principalement dans la grande mosquée Al-Azhar. Excités par les cheikhs et les imams, ces Égyptiens jurent par leur prophète d’exterminer tous les Français. Tous ceux qu’ils rencontrent, soit dans leurs maisons, soit dans les rues, sont impitoyablement égorgés. Bonaparte n’est point déconcerté par l’orage qui le menace de toutes parts. Il poursuit lui-même les révoltés de rue en rue, et les oblige à se concentrer dans la grande mosquée. Il ordonne à ses canons de foudroyer la mosquée. Les Français en brisent les portes et, animés par la fureur et la vengeance, ils massacrent les Égyptiens. Quelques cheikhs, plusieurs Turcs ou Égyptiens, convaincus d’avoir trempé dans le complot, sont exécutés.
Le 1er juin 1801, Al-Azhar ferme ses portes sur une Égypte occupée par les Français, et exactement une année et un jour plus tard, le 2 juin 1802, rouvre pour le service du vendredi, en la présence du grand vizir ottoman.
D'abord méfiante vis-à-vis de la révolution de 2011, Al-Azhar engage rapidement un dialogue avec toutes les factions de l'opposition anti-Moubarak (« libéraux, intellectuels, femmes, Frères musulmans, salafistes… »). Cela lui permet de publier en juin de la même année un document de dix pages, La déclaration d'Al-Azhar sur l'avenir de l'Égypte, où l'institution défend la démocratie, les droits de l'homme et les libertés individuelles. En janvier 2012, elle retrouve son indépendance par un amendement à une loi de 1961 : le grand imam n'est plus choisi par le pouvoir mais par un comité d'oulémas, et doit quitter son poste à 80 ans. En juin 2012, un Frère musulman, Mohamed Morsi, est élu à la présidence d'Égypte. Les relations, déjà tendues avec les islamistes, se corsent alors que le nouveau pouvoir tente plusieurs fois de mettre la main sur Al-Azhar, par des limogeages et campagnes de dénigrement contre le grand imam. En conséquence, l'institution rechigne à soutenir certains projets de loi et lorsque les Frères s'opposent à l'ONU sur la question du statut de la femme, Al-Azhar organise un symposium sur les droits des Égyptiennes, où des thèmes controversés comme la lutte contre l'excision ou le mariage précoce sont évoqués. En juillet 2013, à la suite des manifestations rassemblant plusieurs millions de personnes contre le régime de Morsi, le grand imam soutient la prise du pouvoir par l'armée.
M.B.S.M.
Consommation: Situation actuelle et perspectives d'évolution
Les tendances de consommation en Tunisie traduisent une adaptation rapide des Tunisiens à un environnement changeant.
La maîtrise de l'inflation, l'essor du e-commerce et le dynamisme des échanges commerciaux montrent que les consommateurs et les entreprises tunisiennes disposent des moyens d'évoluer face aux défis économiques et technologiques, forgeant ainsi l'avenir de la consommation en Tunisie.
Faits marquants
La Tunisie enregistre une décélération remarquable de l'inflation clairement illustrée par la tendance baissière de l'indice des prix à la consommation observée récemment et confirmée début mars courant à la suite de l'annonce de l'Institut National de la Statistique (INS) du recul de l'indice des prix à la consommation à 5,7% à la suite de la diminution des prix de plusieurs produits de grande consommation.
En outre, cette baisse résulte de la bonne tenue de la politique des autorités publiques notamment en matière de maîtrise de la demande et de rationnement des concours à l'économie. La baisse de l'inflation ouvre de nouvelles perspectives pour l'économie tunisienne, particulièrement en ce qui concerne l'investissement et la reprise économique.
La baisse de l'inflation pourrait donner un coup de pouce au pouvoir d'achat, bien que certains secteurs continuent de ressentir les effets de la hausse des prix. Cette évolution est particulièrement favorable pour les consommateurs tunisiens qui voient leur pouvoir d'achat légèrement renforcé, bien que la situation reste tendue dans certains secteurs, notamment l'alimentation et l'énergie.
Mutation profonde
Les tendances de consommation au pays au début de cette année traversent une transformation profonde. Sous l'effet des mutations économiques et de la transition numérique, les consommateurs tunisiens ajustent leurs priorités et explorent de nouvelles manières de consommer. Et pour cause, l’inflation semble ralentir structurellement tandis que le commerce en ligne gagne en popularité.
Un des facteurs marquants des mutations de la sphère de la consommation en Tunisie est la montée en puissance du commerce électronique. Environ 30 % des consommateurs se tournent désormais vers les achats en ligne pour des produits tels que l'électronique et les services de divertissement. Ce développement, examiné par plusieurs études spécialisées , illustre une transition rapide vers la digitalisation, notamment auprès des jeunes consommateurs qui privilégient la commodité des achats en ligne.
Parallèlement à la montée en puissance du commerce en ligne, une autre tendance émergente concerne la consommation responsable. De plus en plus de Tunisiens, en particulier parmi les jeunes générations, optent pour des produits locaux, bio, ou écoresponsables. En fait, les consommateurs tunisiens sont de plus en plus conscients de l'impact environnemental de leurs achats et privilégient les marques qui adoptent une démarche durable. Cette évolution s'inscrit dans une volonté de soutenir l'économie locale tout en prioritaire l'empreinte écologique.
Parallèlement à ces changements dans les habitudes de consommation, la Tunisie continue de démontrer une capacité d'adaptation remarquable malgré un contexte économique mondial difficile . Cette résilience est également visible dans la manière de réorganisation des entreprises locales pour répondre aux besoins d'une clientèle de plus en plus exigeante en matière de digitalisation et de services en ligne.
Il est fort probable que, dans les années à venir, les jeunes générations continueront à jouer un rôle clé dans cette transformation. Leur adoption précoce des nouvelles technologies, associée à une volonté accrue de consommer de manière responsable, pourrait remodeler le paysage économique tunisien de manière significative.
Huile d’olive : Baisse du prix moyen de 54,9%
Le prix moyen de l’huile d’olive durant le mois de février 2025 a baissé de 54,9% par rapport à la même période de la campagne précédente avec une variation de 8,5 DT/kg à 18,7 DT/kg selon les catégories et ce, selon la note de suivi des exportations de l’huile d’olive tunisienne publiée hier lundi 17 mars 2025 par l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI).
Sous ce même angle, la note révèle que le suivi des exportations de l’huile d’olive tunisienne au cours des quatre premiers mois de la campagne 2024/2025 montre que les quantités exportées depuis le début de la campagne à fin février 2025 ont atteint 132,2 mille tonnes contre 87,5 mille tonnes au cours de la même période de l’année précédente d’où une hausse de 40,8%.
La quantité de l’huile d’olive conditionnées représente seulement 10,2%, le reste est exporté en vrac (89,8%). On note ainsi une quasi-stagnation de la part du conditionnée par rapport à la même période de la campagne précédente (2023/2024).
Par ailleurs, la catégorie extra vierge représente à elle seule 83,5% du volume total exporté. En termes de valeur, la recette des exportations enregistrée durant la campagne en cours est de 1691,4 MD à fin février 2025 contre 2309,8 MD durant la même période de la campagne précédente d’où une baisse de 26,8%. Sachant que seulement 16,0% de la recette proviennent des exportations de l’huile d’olive conditionnées.
La 3ème édition de « Tunis Théâtres du Monde »: une odyssée théâtrale métissée du 20 au 27 mars 2025
Sous l’égide du Ministère des Affaires Culturelles, le Théâtre National Tunisien (TNT) organise la troisième édition de l’événement « Tunis Théâtres du Monde », qui se tiendra du 20 au 27 mars 2025 à la Salle Le 4ème Art, en plein cœur de Tunis.
Ce rendez-vous, qui célèbre la Journée Mondiale du Théâtre le 27 mars, métamorphose Tunis en un carrefour vibrant de cultures théâtrales multiples, où la créativité s'épanouit et le théâtre devient le langage vivant du dialogue et de la découverte.
Pendant huit jours, les passionnés du quatrième art vivront une expérience unique et sensorielle avec des spectacles tunisiens et internationaux, alliant théâtre classique et expérimental. Bien qu'elles diffèrent par leur forme et leur approche, ces œuvres sont guidées par un même esprit, nourries par une même essence : l'humanité et la défense des causes universelles et justes.
Un voyage théâtral protéiforme
Le festival s’ouvrira le jeudi 20 mars 2025 avec « Le Jardin des Hespérides », une création de la metteuse en scène espagnole Alicia Soto. Ce spectacle hispano-marocain, combinant danse et narration théâtrale, revisite un mythe grec sous un prisme contemporain, révélant les luttes humaines profondes.
La programmation tunisienne sera largement représentée. Le vendredi 21 mars, le public découvrira « Violon mon amour » (jranti laâziza, titre en arabe), une œuvre de Fadhel Jaziri, produite par le Nouveau Film. Alliant théâtre et musique, la pièce retrace le parcours d’un violoniste de la radio nationale, explorant à travers des fragments de sa vie artistique et politique une atmosphère où se mêlent nostalgie et dilemmes.
Le samedi 22 mars, la scène sera ouverte à Leila Toubel qui présentera « Ad vitam », une coproduction entre le Théâtre National Tunisien et la compagnie « Résist'Art ». Cette pièce suit Donia, une fillette de cinq ans, qui entend une voix mystérieuse l’appelant à quitter le monde des humains pour retourner aux profondeurs de la terre. Alors qu’elle s’apprête à partir, elle disparaît dans des circonstances énigmatiques, laissant ses proches dans une quête déconcertante pour la retrouver et comprendre ce qui s’est réellement passé.
Créations internationales audacieuses et engagées
Le dimanche 23 mars, la scène prendra vie avec « Sucre – Une glace pour un joli crime » (An Ice Cream for a Nice Crime), une œuvre du chorégraphe ivoirien Abdoulaye Trésor Konaté. Cette pièce hybride, entre théâtre et danse, aborde la justice et la culpabilité à travers une mise en scène visuelle puissante.
Le lundi 24 mars, le Centre des Arts Dramatiques et Scéniques du Kef présentera « Sous pression », une mise en scène de Rayane Kairouani. Ce spectacle raconte l’histoire d’un metteur en scène qui parvient à convaincre des comédiens amateurs de monter une pièce politique. Cependant, ils se retrouvent bientôt confrontés à une censure écrasante, transformant leur représentation en un véritable combat pour la liberté d'expression.
Le mardi 25 mars, place au thriller psychologique avec « Confession », de Mohamed Ali Ben Said. La pièce met en scène un tueur en série qui a assassiné quinze jeunes filles sans éprouver le moindre remord. Alors que les familles des victimes tentent de surmonter leur douleur, une mère décide de lui rendre visite en prison, ouvrant un dialogue troublant sur le pardon et la vengeance.
Prométhée : le mythe revisité
Le mercredi 26 mars, la production italienne « Prométhée – Le Kangourou Bleu », mise en scène par Simone Mannino, offrira une réinterprétation moderne de la tragédie d’Eschyle. Dans cette version, Prométhée n’est plus enchaîné à un rocher mais jeté à la mer, condamné à errer dans un monde où les dieux ont été remplacés par les humains. La pièce évoque les crises environnementales et humanitaires en Méditerranée dans une scénographie à la fois poétique et critique.
La clôture de ce rendez-vous sera en apothéose, le jeudi 27 mars, date de célébration la Journée Mondiale du Théâtre. Le tomber de rideau de l’événement « Tunis Théâtres du Monde » 2025 sera avec « La Suivante », une pièce d’une icône du théâtre tunisien, Taoufik Jebali. Cette œuvre satirique et incisive interroge les contradictions sociétales et le rapport ambigu entre réalité et fiction.
Il est à rappeler que tous les spectacles débuteront à 21h30 à la Salle Le 4ème Art, Avenue de Paris-Tunis.
Le Quotidien avec communiqué
Islam et humanisme : L’ouverture d’esprit a toujours prévalu
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
Si le mot « humaniste » évoque d’abord l’Europe de la Renaissance, les principes qui le sous-tendent sont par nature universels, et des propositions équivalentes ou approchantes, qui n’utilisent pas forcément la même dénomination, ont existé sous d’autres cieux et à d’autres époques. Il est vraisemblable, même si cela reste à démontrer, que toute civilisation humaine a, par réflexe ontologique, développé un « humanisme » qui lui est propre. Cette étude s’attache à nourrir une réflexion sur l’une de ces propositions humanistes extraeuropéennes : l’humanisme spirituel de l’islam.
Il y a à peine un demi-siècle que les sciences humaines se sont penchées sur l’humanisme en contexte islamique. Pour en tracer les contours, la grande majorité de ces études, historiques et philosophiques, se sont fondées sur les postulats de l’humanisme européen tels qu’ils ont été définis par les Lumières. Si un tel choix épistémologique est pertinent en ce qu’il donne une méthode commune d’analyse d’un même sujet dans deux contextes différents, il tend cependant par son systématisme à gommer, lorsqu’il ne les exclut pas, des différences de fond avec, comme pierre d’achoppement, les rapports entre la « foi » et la « raison », et le primat donné à cette dernière. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, interrogeons d’abord le vocable « humaniste », sa pertinence pour le sujet qui nous occupe, et ses équivalents arabes.
À l’époque classique, les termes arabes voisins renvoient aux notions de convenance (adab) et de vertus (akhlâq), avec comme idée sous-jacente une façon d’être au monde, une attention particulière portée sur soi et son environnement. Nous retiendrons pour notre propos la proposition de définition que donne l’islamologue Éric Geoffroy : « L’humanisme de l’islam s’incarne dans une éthique qui place constamment l’homme, l’individu, dans une relation dynamique entre liberté et responsabilité, droits et devoirs6 ». Une éthique de vie intégrale qui englobe également une éthique de la pensée. En arabe, le terme le plus adéquat pour définir l’humaniste serait donc adîb, car il prend le double sens de « lettré » et de « convenance » morale.
L’humanisme intellectuel, tel qu’il a été défini à la Renaissance, est une réalité ancienne dans le monde musulman (dâr al-islâm). L’islamologue Mohammed Arkoun (m. 2012) souligne que, très tôt, s’est « esquissé un mouvement vers une intellectualisation des disciplines scientifiques (al-‘ulûm) en général, de la science religieuse normative (al-‘ilm) en particulier ». Ce processus s’amorce dès le IXe siècle à travers le genre littéraire arabe al-Munâzara, la disputation de la chrétienté, où la confrontation d’idées donne sa part à l’esprit critique et permet le développement d’une littérature philosophique grâce à la « libéralisation de l’activité cognitive ». Un phénomène qui se renforce à mesure de l’imprégnation sur les penseurs musulmans de la culture grecque, avec pour conséquence au XIe siècle l’esquisse d’une ligne de démarcation entre les « gestionnaires du sacré » et l’« humanisme philosophique ». Notons au passage que Mohammed Arkoun suppose ici que l’exaltation de la raison et l’initiation d’un humanisme rationalisant éclosent d’abord dans le monde musulman avant de s’épanouir dans la Chrétienté. Le caractère « islamique » est réduit aux contextes culturel et religieux dans lequel évolue cet humanisme rationaliste. Selon lui, c’est l’instauration d’une méthode de traitement du savoir qui initie l’attitude humaniste dont le critère central est le processus de laïcisation » induit par les études grecques. À l’évidence, cette définition calquée sur le modèle européen relativise l’apport de l’islam comme religion et spiritualité. En posant la primauté de la raison instituée par les Lumières, Arkoun exclut implicitement d’autres formes de perception possibles de la réalité, et nous savons combien cette question est fondamentale dans le développement d’un système de représentations du monde et de l’humanité.
À l’âge classique de l’islam, la religion et la science, considérées comme deux systèmes distincts et complémentaires, n’ont pas été placées dans un rapport d’opposition. Alors que la science pose la question de savoir comment s’articule la réalité phénoménale, la religion produit du sens sur la finalité du monde et de l’homme. Et si les débats entre les deux instances pouvaient être vifs – le cas de la disputation entre Ibn Rushd (Averroès) et l’œuvre d’al-Ghazâlî (Al Gazal) au XIIe siècle a marqué les annales latines –, ils n’ont cependant pas pris la tournure d’un procès et d’une condamnation comme dans le cas d’un Galilée. Dès le Moyen Âge, des témoins européens, notamment parmi les traducteurs et les étudiants en sciences arabes, ont souligné le respect en terre d’islam accordé au savoir fondé sur l’étude critique. Ainsi l’un d’entre eux, le bénédictin Adélard de Bath (m. 1160), proclamait à l’adresse de ses supérieurs : « J’ai appris de mes maîtres, les Arabes, à suivre la lumière de la raison, tandis que vous êtes guidés par la bride de l’autorité ». Cette ouverture d’esprit n’aurait pas été possible sans la caution de l’autorité religieuse musulmane, qui elle-même se fondait sur les sources scripturaires. Loin d’être conspuée, la diversité d’opinions était au contraire bien considérée et accueillie comme un enrichissement des sources du savoir. De la même manière, la curiosité intellectuelle et l’aspiration au savoir étaient encouragées. Ainsi les versets coraniques qui invitent à la spéculation intellectuelle sont fréquents, tout comme les traditions prophétiques – « Cherchez la science du berceau à la tombe », « Cherchez la science serait-ce jusqu’en Chine », « L’encre du savant vaut mieux que le sang du martyr », « Celui qui prend un chemin à la recherche d’une science, Dieu lui facilite une voie vers le paradis »… Cette éthique du savoir a un double objectif : exercer les facultés intellectuelles à percer les mystères de la nature et à déceler les signes de Dieu (âyât). Dans cette quête spéculative, théologiens et savants ne perdaient jamais de vue le principe de l’Unicité (Tawhîd), tout comme ils étaient lucides face au caractère inépuisable du savoir.
Alors que la raison spéculative, comme moyen et comme finalité, occupe progressivement le sommet et le cœur de l’humanisme européen, dans le contexte islamique sa position est différente. Célébrée comme un don de Dieu pour explorer la réalité phénoménale, la raison (al-‘aql) n’a cependant pas été sanctifiée, la cause première étant son inaptitude pour saisir la transcendance divine.
M.B.S.M.
Une mention spéciale pour « A moitié d’âme » de Marwen Trabelsi au Taxifilmfest à Berlin
Le court-métrage tunisien « A moitié d’âme » de Marwen Trabelsi a décroché la Mention spéciale du jury lors de la deuxième édition du « Taxifilmfest » 2025 à Berlin (Allemagne). Ce film fait partie des six œuvres particulièrement remarquées par le festival, en plus des lauréats officiels. Bien que le thème du taxi ne soit pas directement abordé dans le film, « A moitié d’âme » évoque de manière poignante des situations qui rappellent le sort des chauffeurs de taxi, appauvris par l’ubérisation (Uber), l’insécurité et l’exploitation économique ».
Marwen Trabelsi a su capturer des images puissantes pour « décrire cette perception d’une réalité marquée par la désillusion et le désespoir. Dans un monde où le matérialisme prime et où l’humanité semble déclinante, la vente d’âmes devient une activité prospère. Les personnes suicidaires proposent leur âme en échange d’une somme d’argent destinée à leur famille. L’histoire fantastique du film raconte celle d’un père qui, dans un acte désespéré, se voit contraint de vendre son âme pour sauver la vie de sa fille mourante ».
Le photographe et réalisateur, a été récompensé pour la qualité artistique et « les images impressionnantes pour décrire cette perception d’une situation, qui rend malade par son caractère désespéré ».
Après des études en audiovisuel, Marwen Trabelsi a réalisé plusieurs films expérimentaux, deux longs-métrages et trois documentaires. Son travail cinématographique lui a permis de récolter de nombreux prix tant au niveau national qu’international. Il a notamment remporté le premier prix aux « Douz Doc Days », le premier prix du documentaire au « Cam Film Festival » en Egypte en 2015, et plusieurs prix pour son dernier long-métrage « L’homme qui est devenu un musée », réalisé en 2019.
La deuxième édition du « Taxifilmfest » s’est tenue à Berlin (13 au 22 février 2025) a mis en lumière des films et des vidéos liés au monde des chauffeurs de taxi, offrant au public un aperçu de cet univers souvent méconnu. Les projections ont eu lieu dans divers lieux de la ville, notamment à bord d’un taxi spécialement aménagé sur la Potsdamer Platz, ainsi que dans les locaux de compagnies de taxis berlinoises.
Le Quotidien avec TAP
L’exposition « Ecrire en français » débarque à Bizerte
« Ecrire en français. Histoires de langues, voyages de mots » est l’intitulé d’une exposition qui se déroulera à l’Alliance Française de Bizerte du 20 mars au 14 avril 2025.
Organisée par l’Alliance française de Paris en 2024, l’exposition a permis de découvrir l’histoire de 100 autrices et auteurs venu(e)s du monde entier, qui ont toutes et tous choisi la langue française comme moyen d’expression et de transmission.
A travers des citations tirées de leurs ouvrages et des témoignages écrits et vidéos inédits, une multitude de parcours et d’expériences ont été mis en lumière par Bernard Magnier, journaliste et écrivain français et Sabyl Ghoussoub, écrivain, journaliste, photographe et commissaire d’exposition.
Pour cette escale en Tunisie, l’exposition met en lumière des écrivain(e)s venus des quatre coins du monde : Buenos Aires, Tokyo, Kaboul, Dakar, Beyrouth, Saïgon…Autant de villes parfois éloignées de la sphère francophone, mais où la langue française a pourtant marqué leur parcours de manière indélébile. Entre destin, hasard, histoires personnelles et collectives, ces autrices et auteurs se sont approprié le français à travers des drames, des amours, des rencontres.
Pourquoi ont-ils choisi d’écrire en français ? Comment l’ont-ils reçue, apprise, façonnée, enrichie ? L’exposition explore ces questions à travers une approche multimédia immersive : extraits d’œuvres, citations, entretiens filmés exclusifs, sélectionnés par Bernard Magnier et Sabyl Ghoussoub.
Des visites guidées et des ateliers spécialement conçus pour les scolaires seront organisés à l’Alliance Française de Bizerte.
Exposition « SALAMMBÔ et ses terres d'origine » : Un riche patrimoine carthaginois à valoriser
Organisée par Maya Luxury et L.I.V Advisory, l’exposition artistique baptisée « SALAMMBÔ et ses terres d'origine » a démarré officiellement le 14 mars 2025 à l’hôtel Dar El Jeld (Medina de Tunis) et se poursuit jusqu’au 20 mars de 10h à 17h et de 20h30 à 23h.
Inspirée du célèbre ouvrage de Gustave Flaubert qui retrace la riche histoire de Carthage à travers la déesse Salammbô, cette exposition a été rehaussée par la présence des ambassadeurs de l’Allemagne, de l’Inde, de l’Union Européenne, de Suisse, de Belgique, de Malte et de l’Espagne, des représentants des ambassades de Suisse (Attachée culturelle, Assistante de l’ambassadeur…), de Palestine (Chargée des affaires culturelles et relation extérieure) et des Etats Unis.
Ayant pour but de valoriser le patrimoine et héritage Carthaginois, la designer Sarra Hefaiedh, fondatrice de la marque Maya Luxury, a invité un collectif d’artistes à collaborer avec elle dans son univers créatif afin d’ajouter davantage de valeur et de magie pour cette édition. Il s’agit de Yassine Ben Miled, Imen Bouden, Juan Carlos Carillo, Alia Derouiche Cherif, Lydia Lhote Lazaar, Mouna Abida, Laetitia Scialla, Majed Zalila, Hela Chadi, L'Atelier du Figuier, Maya Lucury et Yasss Handmade.
Cet événement promet d’être une célébration inédite qui vous plongera dans les univers de l’art, de l’artisanat et du design, en l’occurrence l’art de la table à travers des œuvres fascinantes, et en prime une performance captivante d’un sculpteur de renommée internationale vient également sublimer cette expérience. Il réalise en direct une œuvre emblématique inspirée de l’histoire de Carthage : la cuirasse de Ksour Essaf, pièce emblématique rattachée aux expéditions du général carthaginois Hannibal.
Ce moment unique vous plonge au cœur du processus créatif de nos talentueux artistes et vous offre l’occasion d’admirer et d’acquérir des pièces d’exception.
LNFP: le C.A. gagne son match sur tapis vert contre l'l'USBG et se retrouve à 1 point des leaders
La Ligue Nationale de Football Professionnel a annoncé aujourd'hui les résultats des différentes réserves techniques formulées par plusieurs clubs de la Ligue 1. Le Club Africain qui a déjà gagné le match aller contre l'USBGerdane par réserve a connu le même sort au match retour en empochant deux nouveaux points alors que sur le terrain, les deux matches se sont soldés par un résultat nul (2-2) et (0-0). Voilà une première dans les annales du football !!. Par ailleurs, la LNFP a rejeté les réclamations de L'Espérance de Tunis contre l'O.Beja, de l'USBG contre le C.Africain, de l'Etoile du Sahel contre EGSGafsaet du Stade Tunisien contre l'ASGabes. Par contre, l'ASSoliman a perdu sur tapis vert ses deux matches contre l'ASGabes et l'USBGuerdane. Les dirigeants Hamed Mbarek du CA et Ahmed Maazoun du CSS ont écopé d'une amende de 15 mille dinars en plus d'une interdiction de banc de quatre matches à cause de leurs déclarations à la presse. L'entraîneur du Stade Tunisien Maher Kanzari a écopé d'une amende de 15 mille dinars. Enfin. l'attaquant Youssef Belaili a été convoqué à comparaître devant les membres de la LNFP .
Le nouveau classement de la Ligue 1se présente comme suit:
1 EST 53 Pts
- USM 53 Pts
3 CA 52 Pts
4 ESS 49 Pts
5 ESZ 47 Pts
6 ST 43 Pts
7 CSS 36 Pts
8 ESM 35 Pts
9 OB 28 Pts
10 CAB 26 Pts
11 USBG 23 Pts
12 JSO 22 Pts
13. ASG 20 Pts
14 EGSG 19 Pts
15 ASS 19 Pts
16 UST 18 Pts
J.B.
EST: Maher Kanzai entame ses fonctions ce soir au Parc B
Maintenant que le départ du Roumain Reghecampf est confirmé, son successeur commence son travail à la tête de l'équipe Sang et Or ce soir au Parc B. Il aura comme collaborateur Chamseddine Dhaouadi, Sami Zammit, Wassim Naouara, Leo Djaoui, Hassen Ksouri en attendant la nomination d'un nouvel analyste. Kanzari aura comme premier objectif la préparation de l'équipe au quart de finale aller en Afrique du Sud contre Mamelodi Sundowns, le 1er avril prochain. Maher Kanzari revient ainsi sur le banc de L'Espérance douze ans après.
EN: Noureddine Farhati remplace Abdesselam Hlaoui, Elyes Skhiri, forfait
Par Jamel Belhassen
A quelques jours du match contre le Liberia dans le cadre des éliminatoires de la coupe du monde 2026, la sélection tunisienne enregistre la blessure du gardien Abdesselam Hlaoui, convoqué pour la première fois. Il a été vite remplacé par Noureddine Farhati, gardien de l'USBGuerdane. Un autre élément du groupe enregistré son absence pour blessure. Il s'agit de Elyes Skhiri, sauf que ce dernier ne sera pas remplacé. Rappelons que les Aigles de Carthage rencontreront le 19 mars le Liberia et le 24 le Malawi.
J.B.
Expo-vente au Violon Bleu pour soutenir la santé des femmes
Une exposition-vente au profit de la santé des femmes sera organisée, les 18, 19 et 20 mars, à la galerie Le Violon Bleu, à Sidi Bou Saïd.
Le Rotary Club Sidi Bou Saïd – Le Baron qui organise cet évènement a annoncé une exposition-vente exceptionnelle réunissant des œuvres d’artistes de renom. Le vernissage aura lieu le 18 mars à 21h.
Les artistes exposants sont : Farid Belkahia, Sosno, Hbib Bida, Marianne Catzaras, Hamadi Ben Saad, Houmam Al Sayed, Chahrazed Fekih, Mohamed Ghassen, Ymen Berhouma, Kaouther Kassou Jellazi, Shahnaz Hayder et Leila Elfourti Khadhar.
Cet événement où l’art se met au service d’une noble cause devra contribuer à financer une campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus. Chaque œuvre acquise contribue directement à cette action de prévention essentielle, indiquent les organisateurs.
Notons à cet égard que le Club Rotary mène des actions en adéquation avec ses objectifs, à travers des projets humanitaires, la promotion de l’éducation, la santé, et le développement communautaire.
Rappelons également que le ministère de la Santé a récemment annoncé le lancement d’une campagne de vaccination gratuite contre le virus du papillome humain (VPH), responsable du cancer du col de l’utérus. La vaccination débutera le 7 avril 2025 pour les filles en sixième année de l’enseignement de base.
Cette campagne de vaccination s’inscrit dans le cadre de l’adhésion de la Tunisie à la Stratégie mondiale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en vue d’accélérer l’élimination du cancer du col de l’utérus en tant que problème de santé publique.
Plus de 95 % des 660 000 cas de cancer du col de l’utérus qui surviennent chaque année dans le monde sont causés par le HPV. Toutes les deux minutes, une femme meurt de cette maladie évitable, et 90 % de ces décès surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. 19 des 20 pays les plus durement touchés par le cancer du col de l’utérus se trouvent en Afrique.
Au 10 septembre 2024, 57 pays mettaient en œuvre le schéma en dose unique, contre 37 en 2023. L’OMS estime que l’adoption de ce schéma a permis de vacciner au moins six millions de filles supplémentaires contre le HPV en 2023.
Le Quotidien avec TAP
















