De la poésie tunisienne contemporaine, ce soir, à l’IFT Sousse
Toujours dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la poésie, l’Institut français de Sousse vibrera ce soir aux rythmes d’une rencontre réunissant des poètes de profils différents. Il s’agit de Emna Louzir, Moëz Majed, Jihen Souki et Mohamed Arbi. Ce
Quatuor sera accompagné par Mahdi Chaker au handpan.
Cette soirée dédiée à la poésie tunisienne contemporaine sera également une occasion pour présenter et célébrer la parution d’un dossier spécial ce mois-ci dans la revue « Exit » (Montréal) dédié à la Tunisie et ses poètes.
S’inscrivant dans le cadre du Printemps des Poètes et du Mois de la Francophonie, Ce rendez-vous poétique aura lieu, à partir de 21h00, à la salle d’exposition, à l’IFT de Sousse.
Transport aérien : Lancement officiel de la ligne Enfidha- Djeddah
L'aéroport international d'Enfidha-Hammamet a fêté le jeudi 20 mars 2025, le lancement de son premier vol vers Djeddah marquant le premier voyage de la Omra.
Cette initiative stratégique, fruit d'un partenariat étroit avec Saudia Airlines et Kounouz Travel, témoigne de l'engagement de l'aéroport à miser sur la proximité pour répondre davantage aux besoins et aux exigences des pèlerins dans toutes les régions du pays, mais aussi pour promouvoir une offre de transport aérien moderne, sûr et confortable, répondant aux attentes d'une clientèle en quête d'excellence.
Les premiers vols entre Enfidha et Djeddah sont programmés le jeudi 20 et vendredi 21 mars 2025, alors que les vols retour Médine-Enfidha sont programmés le mardi 8 et le mercredi 9 avril 2025.
Les vols Enfidha-Djeddah et Médine-Enfidha s'effectueront à bord d'appareils Airbus A330 de dernière génération, offrant une capacité comprise entre 360 et 426 sièges..
Au-delà de l'enrichissement de son réseau, l'ouverture de ces lignes confirme la volonté l'aéroport d'Enfidha-Hammamet de se positionner comme un véritable hub aérien régional, attractif capable d'offrir des solutions de transport qui incarnent l'excellence et l'innovation au service du tourisme religieux et du développement régional.
Au Théâtre El Hamra : un concert rock à l’affiche de ce soir
Le Théâtre El Hamra-Théâtre de tous les arts- accueille demain soir, à partir de 21h30, le collectif de musiciens Rocks Midnight Pin avec au programme ses deux projets : « Implosion/Mazel Ghodwa » et « Geno-suite ».
Surfant sur différents genres du rock alternatif au tribal en passant par l’expérimental, le groupe fondé en 2014, se compose de Mina Achir au chant, Saifeddine Nessib au chant et à la guitare, de Ahmed Gara à la basse et Sélim Bouladi à la Batterie. Depuis sa création, le groupe évolue sur la scène rock dans plusieurs régions (Tunis, Hammamet, Sousse, Monastir, Jendouba…).
Son premier album « Implosion » sorti en 2022, rassemble des titres en arabe et en anglais sur la santé mentale et les valeurs d’une génération désenchantée, en quête de sens. Son deuxième projet « The Geno-suite » est un EP de titres engagés.
Editorial : De Pol Pot à Bibi …
Par Chokri BACCOUCHE
Le Premier ministre israélien, qui a maille à partir avec la justice de son pays pour son implication directe dans une multitude d’affaires scabreuses, n’a jamais voulu la paix. En fait, il la redoute plus que tout au monde car il sait, dans son for intérieur, que cette perspective va signer inévitablement son arrêt de mort politique et amorcer une descente aux enfers de la déchéance et la décrépitude. Critiqué de toutes parts, vilipendé par ses propres concitoyens et tenu directement pour responsable des atrocités commises à Gaza contre les Palestiniens, l’homme qui a gagné haut la main les sinistres lauriers du plus grand criminel de guerre du 21e siècle sait, au fond de lui-même, qu’il n’a plus rien à perdre. C’est la raison pour laquelle il tient coûte que coûte à poursuivre la guerre dans l’hypothétique espoir de gagner du temps, en attendant un providentiel renversement de situation en sa faveur. Au moment où d’âpres négociations visant à prolonger le fragile cessez-le-feu se tiennent au Caire et à Doha, Netanyahu a pris de court tout le monde dans une tentative manifeste de saborder cette initiative qui aurait pu déboucher sur un résultat tangible. Il a torpillé l’espoir de voir aboutir ces négociations, en bombardant sans discernement pour la millionième fois les populations civiles palestiniennes en plein mois de Ramadan. Ce nouveau carnage, le énième depuis le déclenchement de la guerre le 7 octobre 2023, a fait plusieurs centaines de morts dont de nombreuses femmes et enfants accentuant les heurts et malheurs des Gazaouis et ravageant encore plus l’enclave palestinienne sinistrée.
Le marquis de Sade est un enfant de chœur comparé à Netanyahu qui a poussé le sadisme le plus abject et la haine morbide à leur paroxysme. Jamais dans l’histoire, l’humanité n’a assisté à un tel degré de cruauté indicible concentrée chez un homme sans foi ni loi dont le délire destructeur a dépassé le seuil de l’humainement supportable. Affranchi de tout sentiment humain, Netanyahu incarne en fait le prototype de la bestialité. Il est du genre à enfoncer un couteau dans la plaie de sa victime en la regardant droit dans les yeux et tire un sadique plaisir à la voir se tordre de douleur. Le tyran sanguinaire cambodgien Pol Pot, qui a massacré plus d’un million de ses propres concitoyens, parait un nabot face à celui que ses aficionados surnomment «Bibi». La raison en est que le Premier ministre sioniste a une imagination encore plus fertile en matière de cruauté. Non content de larguer ses bombes à tout va sur ses victimes civiles, il prend aussi la peine de les priver d’eau, de nourriture, d’électricité et de médicaments.
Où veut en venir Netanyahu? La réponse à cette question est d’une simplicité puérile ! Il veut décimer jusqu’au dernier les Palestiniens au prétendu motif d’éradiquer le mouvement de résistance palestinien Hamas. Selon sa perception délirante, le Hamas c’est toute la population palestinienne. Qu’il s’agisse de femmes ou d’enfants, c’est du pareil au même à ses yeux. Tous doivent impérativement disparaître de la surface de la terre afin qu’il puisse concrétiser son rêve fou faussement messianique mais véritablement génocidaire. Bien adossé à l’administration Trump qui le soutient à bras-le-corps, il pense qu’il a les coudées franches pour achever le «job», comme se plaisent à le qualifier ses mentors néoconservateurs d’outre Atlantique. Le job en question consiste à décimer bien évidemment les Palestiniens comme ce fut le cas, de triste et sinistre mémoire, pour les Amérindiens au 19e siècle. L’histoire, décidément, est un éternel recommencement. Les pratiques bestiales et les dénis des lois et de la légalité sont toujours de rigueur et on pourrait même dire que la situation empire car, aujourd’hui, il n’y a plus aucune limite à l’imposition des diktats par la force des armes et le recours à la violence. Toc, toc, y a-t-il quelqu’un dans le monde qui puisse s’interposer pour mettre un terme à cette effroyable injustice dont sont victimes les Palestiniens? Malheureusement, il n’y a pas âme qui vive, capable de répondre à ce pressant appel et faire preuve d’humanisme. Tout au plus, on a droit à une chétive réunion du Conseil de sécurité de l’ONU qui va certainement pondre une énième résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat mais qui restera comme «d’hab» lettre morte. Elle n’aura pas plus d’effet d’ailleurs sur les dirigeants sionistes qu’une vulgaire piqûre de moustique sur un pachyderme. Délaissés par le monde dit civilisé, les braves Palestiniens savent qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Quoique Netanyahu fasse, ils ne comptent pas en démordre et sont prêts à se sacrifier jusqu’au dernier pour forcer leur destin. Le Premier ministre israélien sait au fond de lui-même qu’il ne pourra pas de toute façon se dérober éternellement à l’inévitable, encore moins casser la détermination de ce peuple héroïque qui lutte pour sa survie et sa liberté depuis voilà plus de 70 ans…
C.B.
Alors que le génocide continue à Gaza : que sait-on des otages toujours détenus par le Hamas ?
Après la reprise des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 mars, la principale association des familles d’otages a demandé à Benyamin Netanyahou d’« arrêter de tuer » les captifs. Parmi les 58 otages toujours détenus par le Hamas, 24 sont présumés vivants.
Des Israéliens appellent à la libération des otages détenus dans la bande de Gaza et affirment que la reprise des combats met leurs proches en danger, devant le Parlement israélien, à Jérusalem, le mardi 18 mars 2025.
L’accord de cessez-le-feu dans l’impasse. Presque deux mois jour pour jour après l’entrée en vigueur de la trêve entre Israël et le Hamas, l’État hébreu a repris les bombardements dans la bande de Gaza dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 mars, faisant « au moins 413 morts », d’après un bilan du ministère de la santé du gouvernement du Hamas actualisé en fin de matinée.
Une reprise des hostilités mal accueillie par le Forum des familles. La plus grande association de proches d’otages en Israël a demandé au premier ministre, Benyamin Netanyahou, d’« arrêter de tuer » les captifs. Près d’un an et demi après leur enlèvement par le Hamas, le 7 octobre 2023, 58 otages restent toujours aux mains du mouvement islamiste palestinien dans la bande de Gaza.
Vingt-quatre d’entre eux, tous des hommes, sont « présumés vivants », bien qu’aucune certitude n’existe sur leur sort. La plupart ont moins de 30 ans. Le plus âgé, Omri Miran, un résident israélo-hongrois du kibboutz Nahal Oz, a 47 ans.
L'actualité du monde décryptée par La Croix : question qui fâche, tour d’horizon des informations à connaître, focus sur les personnalités influentes, analyses… pour lever les flous sur les actus clés des quatre coins du monde.
Parmi les otages « présumés vivants », vingt-deux sont israéliens. Au moins dix sont binationaux, comme le soldat israélo-américain Edan Alexander. Le Hamas s’est dit prêt à le relâcher le 14 mars, une proposition qu’Israël a qualifiée de « manipulation ».
34 otages déclarés morts
Deux otages n’ayant pas la nationalité israélienne ne sont pas concernés par les négociations de l’accord de trêve : un étudiant népalais Bipin Joshi (24 ans) et un ouvrier agricole thaïlandais Natthapong Pinta (35 ans au moment de son enlèvement).
Sur les 58 personnes toujours détenues par le Hamas, 34 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.
Lors de l’attaque du Hamas et de ses alliés dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023, les commandos du mouvement islamiste palestinien avaient enlevé 251 personnes. Fin novembre 2023, une courte trêve entre Israël et le Hamas a permis à 105 premiers otages de rentrer, surtout des femmes, des enfants et des personnes âgées.
À la faveur de l’accord de cessez-le-feu entre le Hamas et Israël, entré en vigueur le 19 janvier dernier, le mouvement islamiste palestinien a rendu 33 otages supplémentaires, dont huit dépouilles, en échange de la libération de 1 800 détenus palestiniens. Au total, au cours de ces deux trêves, 145 otages ont recouvré leur liberté et 48 corps ont été rapatriés.
La deuxième phase de l’accord entre Israël et le Hamas prévoyait le rapatriement des derniers otages et dépouilles toujours détenus à Gaza, mais les deux parties ont échoué à s’accorder. Avec la reprise des bombardements israéliens en territoire palestinien, cette perspective s’éloigne encore un peu plus.
Centre islamique de Washington : Une histoire de… funérailles !
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
Le Centre islamique de Washington est une mosquée et centre culturel islamique à Washington DC. Il est situé sur Massachusetts Avenue, juste à l'Est du pont au-dessus de Rock Creek. Lors de son ouverture en 1957, il s'agissait de la plus grande mosquée de l'hémisphère occidental.
Le centre fut conçu en 1944, lorsque l'ambassadeur de Turquie Münir Ertegün mourut sans qu'une mosquée puisse accueillir ses funérailles. Le projet resta en sommeil durant les années de guerre jusqu'à ce que Kamil Abdel Rahim soit nommé ambassadeur d'Égypte aux États-Unis d'Amérique en 1948, succédant à l'Ambassadeur Mahmoud Hassan.
L'ambassadeur d’Égypte, Kamil Abdul Rahim fut nommé président de la fondation de la mosquée et de son comité exécutif. Il se chargea de rassembler tous les émissaires accrédités des pays musulmans aux États-Unis et fit plusieurs voyages en l'Arabie saoudite, au Koweït et dans des pays musulmans afin de lever des fonds pour la construction de la mosquée.
Howar (Mohammed Issa Abu Al Hawa, 1879-1982) et d'autres diplomates musulmans aidèrent à financer rapidement un comité afin de construire une mosquée dans la capitale américaine. En 1948, Howar, en plaçant un dollar en argent sur le sol pour porter chance, lança la construction du site.
La mosquée fut achevée en 1954 et inaugurée par le Président Dwight Eisenhower, le 28 juin 1957.
La communauté diplomatique de Washington a joué un rôle de premier plan dans l'effort de construction. L’Égypte fit don d'un lustre en bronze et envoya des spécialistes qui écrivirent les versets coraniques qui ornent les murs et le plafond de la mosquée. La Turquie envoya des tuiles ainsi que des experts pour les assembler. Les tapis persans viennent d'Iran. Le projet a également été soutenu par la communauté américaine musulmane. Le site fut acheté en 1946 et la pierre angulaire posée le 11 janvier 1949. Le bâtiment a été conçu par l'architecte italien Mario Rossi.
La mosquée est l'un des trois bâtiments assiégés durant le siège Hanafi de 1977, durant lequel des musulmans hanafis armés ont détenu des otages et fait plusieurs demandes, exigeant que le film Le Message soit détruit parce qu'ils le considéraient comme sacrilège.
La mosquée a été visitée par de nombreux dignitaires, dont plusieurs présidents.
En plus de la mosquée, le centre contient une bibliothèque et des salles de classe où sont dispensés des cours sur l'Islam et de langue arabe. La direction du centre est composée de différents ambassadeurs. Autour du bâtiment sont disposés les drapeaux des nations Islamiques du monde.
M.B.S.M.
Pour une gouvernance efficiente du secteur de l’eau
La Tunisie s'apprête à adopter un nouveau code des eaux, visant à réformer profondément la gestion de ses ressources hydriques.
Ce projet, en cours de finalisation, s'inscrit dans un contexte où la rareté de l'eau devient de plus en plus préoccupante. Les autorités tunisiennes ambitionnent de mettre en place un cadre législatif moderne pour assurer la sécurité hydrique des générations futures.
Un nouveau code de l'eau
Le projet de code des eaux prévoit la création d'un Conseil suprême de l'eau rattaché à la présidence du gouvernement. Cet organe vise à renforcer la participation des entités régionales dans la gestion de l'eau, en leur offrant davantage d'opportunités pour débattre des questions hydriques au niveau des commissions régionales.
Cette approche décentralisée devrait améliorer la gestion et l'assainissement de l'eau potable. Par ailleurs, la mise en place d'une Agence de protection de l'eau publique est également prévue pour surveiller et protéger les ressources hydriques.
Le nouveau code des eaux inclut des dispositions renforçant l'aspect pénal des atteintes au domaine public hydrique.
Les sanctions seront plus sévères, avec des peines pouvant aller jusqu'à l'emprisonnement en cas d'infractions graves. De plus, le projet vise à garantir la sécurité sanitaire et à valoriser les ressources hydrauliques sur le plan économique et environnemental. Cela s'inscrit dans une politique globale visant à consacrer le droit à l'eau potable et à l'assainissement, conformément à la Constitution de juillet 2022.
Vers une gestion inclusive
Le projet de code des eaux prévoit également l'adoption d'une gestion intégrée des ressources en eau, tenant compte des périodes d'abondance et de sécheresse. La valorisation des eaux non conventionnelles et le rechargement des nappes phréatiques sont également au cœur de cette stratégie.
L'implication du secteur privé est encouragée à travers des mécanismes de licence ou de partenariat public-privé pour l'utilisation du domaine public hydrique. Ces mesures visent à assurer une gestion durable et équitable des ressources en eau, essentielle pour le développement économique et environnemental du pays.
Le nouveau code des eaux en Tunisie marquera une étape importante dans la réforme de la gestion des ressources hydriques. En renforçant la gouvernance, en améliorant la sécurité sanitaire et en adoptant une gestion intégrée, la Tunisie s'engage sur la voie d'une utilisation plus efficace et plus responsable de ses ressources en eau. Cette démarche devrait contribuer à assurer la sécurité hydrique pour les générations futures, tout en préservant l'équilibre environnemental et économique du pays.
Turquie : des milliers de manifestants soutiennent le maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, après son arrestation
Le principal opposant au président Recep Tayyip Erdogan est détenu depuis le 19 mars. Il a demandé, dans un message transmis par ses avocats, aux citoyens et la justice de son pays de « ne pas se taire »
Des milliers de manifestants ont afflué jeudi devant le siège de la municipalité d’Istanbul pour la deuxième journée d’affilée en soutien au maire d’opposition, Ekrem Imamoglu. Principal opposant au président Recep Tayyip Erdogan, le maire d’Istanbul, qui a été arrêté mercredi pour corruption et terrorisme, a appelé, jeudi 20 mars, la nation turque à réagir et les juges de son pays à « ne pas se taire », en accusant le président de ne jamais rendre de comptes.
« J’en appelle aux membres du pouvoir judiciaire (…). Vous devez agir et vous occuper de cette poignée de collègues qui ternissent notre système judiciaire, nous humilient sur la scène internationale et détruisent notre réputation », a écrit l’édile dans un message posté sur X par ses avocats, au lendemain de son placement en garde à vue.
S’adressant sans le nommer au chef de l’Etat, M. Imamoglu lui a reproché « d’innombrables taches dont vous ne pouvez pas rendre compte, ni dans votre pays ni à l’étranger ». Dès l’après-midi, des manifestants, majoritairement étudiants des universités de la ville, ont convergé vers l’hôtel de ville d’Istanbul où le parti du maire, le Parti républicain du peuple (CHP), a invité à un nouveau rassemblement en soirée, pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « coup d’Etat ».
Importante mobilisation
Des milliers de personnes se sont rassemblées devant l’hôtel de ville d’Istanbul jeudi soir. La police turque a fait usage de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes en direction des manifestants, ont constaté des correspondants de l’Agence France-Presse – sans qu’aucun blessé ne soit signalé.
Les policiers ont ainsi voulu bloquer un groupe de jeunes manifestants qui tentaient de se diriger vers la place Taksim, rendue inaccessible par les forces de l’ordre. Juché sur un bus, le président du CHP Özgür Özel, qui avait convoqué à ce rassemblement, a interpellé la police. « Je ne veux pas voir de balles en caoutchouc ici. Sinon, la police d’Istanbul sera tenue pour responsable de ce qui se passera », a-t-il prévenu. « Qui êtes-vous pour asperger de gaz l’espoir de la Turquie ? », a-t-il poursuivi, accompagné par les huées de la foule qui appelait à la démission du président.
Le maire de la plus grande ville et capitale économique du pays devait être intronisé dimanche candidat du CHP (social-démocrate), première force d’opposition au parlement, à la présidentielle de 2028. Mais l’annulation, mardi, de son diplôme le prive de facto de toute possibilité de briguer la magistrature suprême. Aussi met-il en garde les Turcs : « Les mêmes qui se sont emparés de mon diplôme s’attaqueront à vos biens, à votre honneur (…). En tant que nation, nous devons rester unis contre ce mal ».
Des policiers barrent la route à des étudiants participant à une manifestation contre la détention du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, à Istanbul, le 20 mars 2025. UMIT BEKTAS / REUTERS
La place Taksim et le parc adjacent de Gezi, lieux emblématiques de la contestation au cœur d’Istanbul, restaient interdits d’accès jeudi pour prévenir tout rassemblement, par ailleurs défendus jusqu’à dimanche par le gouverneur de la métropole. De même, l’accès à plusieurs réseaux sociaux et messageries dont X et WhatsApp était toujours restreint jeudi à Istanbul, a constaté l’AFP. Et le ministre de l’intérieur, Ali Yerlikaya, a annoncé l’arrestation de 37 personnes pour des « messages provocateurs » sur les réseaux sociaux.
Vague d’arrestations
Outre M. Imamoglu, plus de 80 personnes ont été interpellées mercredi et une vingtaine d’autres sont recherchées. Parmi elles, six personnes sont également accusées de « soutien à une organisation terroriste », le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mouvement armé interdit qui s’est récemment engagé à déposer les armes. Selon les médias locaux, les interrogatoires des gardés à vue n’ont commencé que jeudi matin.
Cette nouvelle vague d’arrestations touchant l’opposition a fait baisser la livre turque à des niveaux jamais atteints jusqu’à mercredi. La Banque centrale turque a fait savoir dans un communiqué qu’elle puiserait le cas échéant dans ses réserves de change pour empêcher toute chute de la monnaie nationale, comme elle l’a fait mercredi selon des économistes.
M. Imamoglu, qui a ravi en 2019 la municipalité d’Istanbul, est vu comme le principal rival du chef de l’Etat, qui s’est abstenu pour l’heure de tout commentaire. Les maires de plusieurs capitales et grandes villes européennes, ainsi que les ministères des affaires étrangères français et allemand ont condamné son interpellation, mettant en garde contre les conséquences pour la démocratie turque.
Mercredi soir déjà, malgré le froid, plusieurs milliers de personnes avaient répondu à son appel à se mobiliser en scandant, entre autres, « Imamoglu, tu n’es pas seul ! ». L’épouse du maire, Dilek Imamoglu, a affirmé que « le seul crime d’Imamoglu est (…) d’avoir conquis le cœur des gens. Son seul crime est qu’il sera le prochain président ! ».
Ramadan à Médine : Sous le signe de la piété et du don
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
Al-Medeenah Al-Munawwarah (la ville éclairée) devient plus vivante, au cours du mois de Ramadan. Au cours de ce béni mois, tous les marchés et centres commerciaux autour de la Mosquée du Prophète, sallallaahu alayhi wa Sallam, sont remplis de visiteurs et sont ouverts jusque tard dans la nuit.
Le mois de Ramadan à Médine, la ville du Prophète, sallallaahu alayhi wa Sallam, est vraiment magnifique. Imaginez, tout le monde autour de vous qui tente d’être aussi agréable et aussi généreux que possible. Des Musulmans debout aux portes de la mosquée du Prophète, sallallaahu alayhi wa Sallam, invitant les étrangers à rompre le jeûne avec eux, d'autres distribuant de l'eau et les dates à ceux qui quittent la mosquée, les uns qui disent aux autres qu'ils s’aiment pour l'amour d’Allah le Très-Haut. La récitation du Noble Coran est perceptible dans tous les coins de la ville : dans les bureaux, les magasins, les maisons, les voitures...
Tous ces signaux sont des démonstrations du mois sacré de Ramadan. Le soir, la plus belle des récitations qui soit émane de la Sainte Mosquée pour la prière Taraweeh.
Dans les dix dernières nuits de ce mois béni tous les musulmans effectuent la prière dans la Sainte Mosquée et redoublent d’efforts dans l’espoir de voir leurs péchés pardonnés et d’avoir accompli les meilleures actions possibles durant la Nuit du destin (Laylatul-Qadr).
M.B.S.M.
Ouverture de « Tunis Théâtres du Monde » avec « Le Jardin des Hespérides » : voyage à travers les méandres de l’univers féminin
La troisième édition de la manifestation « Tunis Théâtres du Monde » a été lancée, hier, le jeudi 20 mars à la salle « Le 4ème Art » à Tunis.
Organisé par le Théâtre National Tunisien (TNT), l’événement se poursuivra jusqu’au 27 mars, en célébration de la Journée Mondiale du Théâtre. Lors de la soirée d’ouverture, le public a assisté à une représentation théâtrale fruit d’une coproduction entre le Maroc et l’Espagne intitulée « Le Jardin des Hespérides », mise en scène par la réalisatrice espagnole Alicia Soto. Cette œuvre, mêlant théâtre, danse, narration visuelle et musique, a offert une expérience immersive explorant le monde intime des femmes à travers une approche alliant mythologie, poésie et jeu de mouvement.
Le titre du spectacle s’inspire du mythe grec des Hespérides, nymphes chargées de veiller sur un jardin renfermant des pommiers aux fruits d’or, symboles de protection, de féminité et d’immortalité. Ce clin d’œil mythologique est abordé dans la pièce comme une métaphore du monde intime des femmes, où les personnages oscillent entre sphères privée et publique, en quête de protection et d’émancipation.
« Le Jardin des Hespérides » s’est révélé comme une odyssée sensorielle et introspective, entraînant les spectateurs dans les méandres de l’âme féminine. Les émotions s’y entrelacent, oscillant entre douleur et joie, oppression et libération, soumission et résistance, dans un spectacle offrant ainsi une lecture renouvelée de l’expérience féminine dans le monde actuel.
Dans l’interprétation d’Alicia Soto, le jardin devient un sanctuaire intime, un espace où chaque femme abrite ses espoirs, ses désillusions et sa quête de lumière. Sur scène, les corps s’expriment comme un langage visuel, révélant les tensions entre le désir d’émancipation et les entraves imposées par la société. Entre ombre et éclats, mouvement et immobilité, la danse traduit avec force les luttes intérieures et les aspirations profondes de l’âme féminine.
Les chorégraphies alternent entre quiétude et agitation, révélant les tensions profondes qui habitent les protagonistes. Dans certaines scènes, des femmes allongées sur des tissus colorés semblent en parfaite harmonie avec leur environnement, évoquant la féminité, la fertilité et l’héritage ancestral. A l’opposé, d’autres tableaux prennent une dimension plus rituelle et expressive : les bras s’élèvent, se croisent et s’entrelacent dans un mouvement collectif de révolte, incarnant une lutte partagée contre l’oppression.
Des thématiques féministes universelles
Sur le plan artistique, le spectacle se distingue par une fusion subtile entre visuel et musicalité. L’éclairage, véritable outil narratif, façonne les émotions : des lumières tamisées évoquent l’isolement et les contraintes, tandis que des éclats lumineux symbolisent la quête de liberté et l’émergence de l’espoir.
La scénographie, pensée avec une précision minutieuse, s'imbrique harmonieusement dans l'univers du spectacle. A la fin de la représentation, les tissus colorés déployés sur scène se transforment en une métaphore vibrante de la richesse intérieure et de la pluralité des expériences féminines.
Du point de vue sonore, la musique fusionne avec finesse les mélodies traditionnelles marocaines et les rythmes contemporains occidentaux, tissant ainsi un pont entre les cultures et conférant à l'œuvre une portée universelle qui transcende les frontières géographiques et culturelles.
Au-delà de son esthétique soignée, « Le Jardin des Hespérides » aborde des enjeux cruciaux liés à la condition féminine à travers diverses sociétés. La pièce met en lumière la tension entre la liberté individuelle et les normes sociales oppressantes, la lutte identitaire des femmes dans un monde régi par des structures patriarcales, ainsi que le lien symbolique profond qui unit la femme à la nature.
Le spectacle soulève également des interrogations essentielles sur la quête existentielle des femmes à travers les âges, explorant leur cheminement initiatique vers l’émancipation et la réappropriation de leur identité. « Le Jardin des Hespérides » ne se contente pas de rendre compte des luttes féminines ; il célèbre leur résilience, leur capacité à se réinventer et à se relever face aux défis imposés par la société.
Un projet artistique au croisement des cultures
Ce spectacle s’inscrit dans une dynamique de coopération culturelle entre l’Espagne et le Maroc. Avant de faire escale en Tunisie, il a été présenté en Espagne, au Portugal et au Maroc, dans le cadre de festivals internationaux dédiés au théâtre et à la danse.
Cette collaboration met en lumière l’universalité des enjeux féminins, soulignant que la lutte pour les droits des femmes transcende les frontières et touche toutes les sociétés, quelle que soit leur origine culturelle, sociale ou géographique.
A travers une fusion subtile de mythe et de modernité, de mouvement et de narration, d’oppression et d’espoir, « Le Jardin des Hespérides » s’affirme comme une œuvre profondément engagée, porteuse d’un message d’émancipation et de solidarité féminine. En capturant la complexité de l’expérience féminine dans toute sa richesse, ce spectacle dévoile une réalité où mémoire, résistance et rêve s’entrelacent pour dessiner les contours d’un avenir plus libre et plus juste.
La manifestation « Tunis Théâtres du Monde » se poursuivra jusqu’au 27 mars, marquant la célébration de la Journée mondiale du théâtre. Il est à noter que tous les spectacles se déroulent à partir à 21h30, toujours à la Salle « Le 4ème Art », Avenue de Paris-Tunis.
A Beït al-Hikma : les enjeux du local et de l’universel dans les sciences humaines et sociales
Le Département des Sciences humaines et sociales de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, « Beït al-Hikma », a organisé, le mardi 18 mars 2025, un séminaire portant sur le thème «Enjeux du local et de l’universel. Perspectives croisées en sciences humaines et sociales».
Réunissant les membres de l’Académie les professeur-e-s Abdelhamid Henia, Fathi Triki, Yadh Ben Achour, Mohamed Mahjoub, Jellal Abdelkafi, Sihem Debbabi et Essedik Jeddi, le séminaire a exploré les deux pôles, traditionnellement en tension en sciences humaines et sociales, que sont le local et l’universel.
Le local, renvoyant aux identités et traditions spécifiques, et l’universel, qui concerne des principes communs à toute l’humanité, sont au cœur d’une opposition qui soulève des débats en sociologie, notamment sur l’influence de la mondialisation et l’adaptation des cultures locales.
Les conférenciers, plutôt que de les opposer, ils se sont attelés à les traiter dans leur interdépendance : les dynamiques mondiales influencent le local, qui, à son tour, façonne l’universel. L’enjeu consiste à trouver un équilibre entre diversité culturelle et principes communs et à légitimer une morale humaniste universellement acceptable, reconnaissant les libertés et les droits fondamentaux des individus.
L’accent a été mis sur la nécessité que l’universel doit émerger d’un dialogue entre différentes cultures et visions du monde. À ce titre, une critique de l’universel comme instrument de domination occidentale a dénoncé ce concept comme une projection d’un modèle culturel particulier (occidental) qui s’impose à l’humanité, depuis les deux guerres mondiales, sous couvert de rationalité et de progrès.
Plutôt qu’un universel figé et imposé, les intervenants prenant part à ce séminaire proposent un universel en construction, intégrant les voix et les expériences du local.
Le défi contemporain est de dépasser un universel unique vers un universel pluriel ou un « pluriversel », qui ne soit ni uniformisant ni excluant, et reconnaissant la richesse de cette pluriversalité, sans pour autant tomber dans un relativisme absolu ni un nihilisme.
L’événement s’est tenu au Palais de l’Académie, sis à Carthage-Hannibal.
Le génocide au Rwanda raconté, ce soir, sur l’écran du Théâtre El Hamra
Le Théâtre El Hamra organise ce soir, à 21h30, la projection du film « Ntarabana » de François Woukoache. Cette projection s’inscrit dans le cadre du cycle intitulé « Politiques de l’anéantissement» où il est question des représentations de la répression et des mécanismes génocidaires dans différents contextes cinématographiques, historiques et culturels. Ce cycle est le fruit d’une collaboration avec le Palestine Film Institute et le réseau NAAS (Network of Arab Alternative Screens).
« Entre le 6 avril et le 4 juillet 1994, le génocide des tutsis et les massacres des hutus modérés fit environ un million de morts au Rwanda. Alors que dans tout le pays, des massacres étaient perpétrés à grande échelle, à Ntarabana au nord du Rwanda, Rugwiza Froduald et Mukankundiye Anne-Marie cachaient et protégeaient des tutsis au péril de leur vie. Peu après la fin du génocide, Murekaze Anastasie, rescapée du génocide, a su trouver la force de pardonner et de se réconcilier avec ceux qui avaient assassinés son mari et ses enfants », lit-on dans le synopsis de ce documentaire, produit en 2016. Cette séance sera animée par Tahar Chikhaoui, critique et programmateur.
Il est à rappeler que cette 3ème séance est organisée à l’initiative du Théâtre El Hamra et des associations Echos cinématographiques et Sentiers-Massarib, en partenariat avec Archipels images, soutenue par le projet « Massari » et AFAC (Arab Fund for Arts and Culture)
Figure emblématique de la poésie populaire, Belgacem Abdellatif n’est plus
La scène poétique et culturelle tunisienne a perdu, hier, le 202 mars 2025, l’une des figures emblématiques de la poésie populaire, Belgacem Abdellatif.
Originaire de Douz (Kébili), il a été surnommé « Le poète du désert » et il est connu par son style unique qui lui a permis de se démarquer. Il s’est illustré par de nombreux poèmes notamment « Tobba wa makrinech tobb ». Il a à son actif des centaines de poèmes où il chante le désert et raconte à sa manière le quotidien de ses habitants, mettant l’accent sur les valeurs et les traditions. Primés à maintes reprises, Belgacem Abdellatif a été l’un des piliers du Festival international du Sahara de Douz. Il a contribué à la promotion et à la valorisation de la poésie populaire à travers les émissions qu’il animé sur les ondes de la Radio de Gafsa.
Il a également contribué à la mise en place des collections du musée du Sahara de Douz. Avec son départ, la scène culturelle perd l’un des gardiens de la mémoire populaire et de la tradition orale.
Sfax : appel à candidatures pour un atelier dédié à la réhabilitation du patrimoine
Dans une initiative visant la préservation et la valorisation du patrimoine de Sfax, tout en apportant des solutions innovantes et durables, un atelier visant à engager les professionnels, chercheurs, ainsi que les acteurs publics et privés dans un projet collaboratif pour la conservation, sauvegarde et valorisation du patrimoine matériel et immatériel de Sfax est prévu du 18 avril au 18 mai 2025, coïncidant avec le mois du patrimoine.
Ce projet a pour objectif de développer des approches et des stratégies pratiques et innovantes pour réhabiliter, sauvegarder, valoriser et conserver des biens meubles et immeubles, tout en prenant en compte les dimensions économiques, culturelles, communicationnelles et durables du patrimoine de la ville de Sfax. Un appel à inscriptions a d’ailleurs été lancé et ce jusqu’au 23 mars 2025, par l’association Al Badil (Alternative culturelle) dans le cadre du programme « Massari-Consolider sa trajectoire professionnelle culturelle ».
L’atelier se déclinera sur cinq journées de formation et sept journées de défis en équipe, avant de se clore par une journée de restitution devant un jury. Les objectifs de cet atelier sont multiples : développer des propositions concrètes pour la réhabilitation des monuments de Sfax et la valorisation de son patrimoine immatériel, sensibiliser les participants à l’importance de la conservation du patrimoine et de son rôle dans le développement local, encourager la coopération entre les acteurs locaux et internationaux et mettre en avant des stratégies durables pour l’exploitation économique, sociale et culturelle des monuments historiques et du patrimoine immatériel.
Quatre parcours de travail : la médina, la ville européenne, les salines, les anciens sites industriels et les borjs
La formation débutera par une phase théorique où tous les participants suivront un atelier sur des thématiques essentielles telles que le patrimoine culturel matériel et immatériel et la médiation culturelle. Ils seront ensuite répartis en groupes pour des ateliers spécifiques appliqués au secteur du patrimoine culturel : économie culturelle et créative, marketing territorial et branding, ainsi que l’histoire, la documentation et le contexte.
Pendant cette phase théorique, des visites de terrain à Sfax et ses environs seront organisées, permettant aux participants de découvrir quatre parcours de travail et d’études différents : la médina, la ville européenne, les salines et les anciens sites industriels, ainsi que les borjs.
La phase pratique de l’atelier permettra aux participants, selon leur profil et leurs centres d’intérêt, de former quatre équipes. Chaque équipe choisira un des quatre parcours pour mener son travail. Leur mission consistera à analyser un site spécifique de ce parcours, à identifier les enjeux et les opportunités de réhabilitation, puis à proposer une stratégie de réhabilitation qui respecte la valeur historique du site tout en tenant compte des besoins économiques locaux et du potentiel culturel de ce lieu. Les équipes devront aussi élaborer un plan de valorisation, incluant des suggestions comme l’organisation d’événements, la création de circuits touristiques ou la réutilisation de l’espace à des fins culturelles et économiques.
Le calendrier de la formation s’articulera comme suit : la première étape se déroulera du 18 au 20 avril 2025, suivie de la deuxième étape le 25 et 26 avril 2025, puis de la troisième étape du 3 au 9 mai 2025, avant l’organisation d’une exposition dont le vernissage est prévu les 17/18 mai 2025.
Le Quotidien avec TAP
Sarra Zaafrani Zenzeri succède à Kamel Maddouri à la tête du gouvernement
Le président de la République, Kaïs Saïed, a décidé de nommer Sarra Zaafrani Zenzeri en tant que nouveau chef du gouvernement en remplacement de Kamel Maddouri.
Kamel Maddouri a été nommé chef de gouvernement, en août dernier, lors d'un vaste remaniement ministériel.
Recevant, jeudi, la nouvelle cheffe du gouvernement, le président Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité d'optimiser la cohésion de l'action gouvernementale et d'aplanir tous les obstacles en vue de réaliser les attentes des Tunisiens, indique un communiqué de la Présidence de la République.
Sarra Zaafrani Zenzeri est la deuxième femme à diriger le gouvernement après Najla Bouden, qui avait été cheffe du gouvernement d'octobre 2021 à août 2023.
















