Ramadan au Canada : Place aux repas collectifs pour rompre le jeûne
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
Les Musulmans du Canada constituent une minorité, puisque leur nombre ne dépasse pas le million, alors que le nombre total des habitants du pays est de quelque trente millions. Selon les recensements officiels, le nombre des Musulmans au Canada atteint environ sept cent mille personnes seulement.
Ceux-ci ne jouissent pas d’une grande liberté de culte, notamment depuis les derniers incidents dont a été témoin la scène mondiale. A titre d’exemple, il est interdit que la voix de l’Adhaan dépasse les portes de la mosquée, sans mentionner les autres persécutions qui visent les Musulmans au Canada dans le but de limiter leur liberté confessionnelle.
Toutefois, la colonie musulmane du Canada attend impatiemment l’avènement du mois de Ramadan. Dès que l’observation de la nouvelle lune est annoncée, c’est la joie qui envahit tous les Musulmans : ceux-ci se félicitent mutuellement et expriment des sentiments de fraternité et d’affection. « Joyeux Ramadan » est entendu partout.
En fait, les Musulmans du Canada n’ont pas l’habitude de sortir pour détecter la nouvelle lune ; ils se contentent de ce qu’annoncent les médias. Mais, dès qu’ils apprennent la nouvelle, ils s’empressent de se rencontrer ou de se téléphoner pour transmettre leur joie à leurs coreligionnaires et leur communiquer leur joie. Cependant, aucun changement fondamental n’est constaté dans le rythme de leur vie pendant ce mois sacré, ce qui est normal, puisque les Musulmans ne constituent pas au Canada une communauté très importante, capable d’imposer ses habitudes et d’exercer les mêmes pratiques confessionnelles que dans son pays d’origine.
Cependant, certains Musulmans tachent de se conformer autant que possible à la ligne de conduite du Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam : ils observent le Sahour, rompent leur jeûne par la consommation de dattes trempées dans du lait ou de l’eau ou de boissons diverses.
Par ailleurs, les repas collectifs organisés dans les mosquées marquent ce mois sacré. Les Musulmans de différentes nationalités se réunissent à une même table pour prendre le repas de la rupture du jeûne, puis accomplissent en commun la prière de Taraawiih et assistent aux courts sermons, prononcés dans les intervalles par les jeunes Musulmans pieux ou par les prédicateurs qui se rendent au Canada pendant ce mois sacré.
Pendant la prière de Taraawiih, les Musulmans accomplissent souvent vingt Rak’ah et récitent soit une grande partie du Coran chaque jour de façon à le terminer avec la fin du mois, soit des sourates diverses sans tenir compte de son achèvement. Il se peut que le nombre restreint de mosquées, généralement éloignées des lieux de résidence, constitue pour les Musulmans une entrave qui les empêche d’accomplir la prière de Taraawiih en commun. La mosquée la plus réputée au Canada est celle de la Sunna à Montréal, largement fréquentée par les Musulmans provenant des quatre coins de la ville pendant le mois de Ramadan.
La majorité des femmes assistent à la prière en commun de Taraawiih, exception faite de celles qui ont des excuses valables ou qui se sont égarées dans le tourbillon de cette vie de tentations.
Chaque jour pendant le mois de Ramadan, des séances coraniques sont organisées, au cours desquelles certains récitants du Coran écoutent et corrigent la récitation de l’assistance, expliquent le sens d’un verset ou d’un terme coranique obscur, et répondent aux questions qui leur sont posées.
Rares sont les Musulmans qui observent la retraite spirituelle au Canada. Cependant, convaincus que la nuit du 27 Ramadan est celle d’Al-Qadr, les pratiquants à la recherche de la bénédiction de cette nuit affluent vers les mosquées et y demeurent jusqu’à l’aube du lendemain, puis ils se dispersent, espérant la miséricorde et le pardon d’Allah, Exalté soit-Il.
Les Musulmans du Canada ne s’acquittent pas dûment de la Zakate Al-Fitr : rares sont ceux qui s’en acquittent et ils le font de façon tout à fait personnelle, vu l’absence d’associations et de services officiels capables de collecter et de distribuer les aumônes.
Les soirées ramadanesques au Canada n’ont rien de particulier par rapport aux autres soirées de l’année, si ce n’est la prière de Taraawiih et la récitation de quelques versets du Coran. Le reste de la soirée est employé dans l’accomplissement des actes de piété et la recherche de l’agrément d’Allah, Exalté soit-Il, ou au contraire dans la perpétration d’actes illicites qui courroucent notre Seigneur, Exalté soit-Il. Malheureusement, beaucoup de jeunes se sont complètement leurrés et ont été séduits par les attraits de cette civilisation trompeuse, alors qu’en réalité ils sont plongés dans l’insouciance, tournent le dos au Jour dernier et se jettent dans les bras de ce bas monde et de ses passions. Cela n’empêche que certains jeunes Musulmans, bien que peu nombreux, sont attachés à leur religion, respectent dûment ses dispositions et s’y accrochent comme à une braise enflammée.
M.B.S.M.
Journée Mondiale du Théâtre : le Théâtre National Tunisien honore ses pionniers et réaffirme son engagement pour un art libre et résistant
Dans l’écrin vibrant de la salle du 4ème Art à Tunis, le Théâtre National Tunisien (TNT) a célébré la Journée Mondiale du Théâtre en liesse.
Placée sous l’égide du Ministère des Affaires Culturelles, cette soirée exceptionnelle s’est déroulée en présence de la ministre des Affaires culturelles Amina Srarfi ainsi qu’une pléiade d’artistes, d’intellectuels et de journalistes, venus saluer la puissance intemporelle du théâtre.
Cette célébration a coïncidé avec la clôture de la troisième édition de l’événement « Tunis, Théâtres du Monde », qui a mis en lumière le rôle du théâtre face aux bouleversements contemporains. Discours officiels, performances théâtrales et musicales, hommages aux figures emblématiques du théâtre tunisien : autant de moments forts qui ont rythmé cette soirée, chargée de mémoire et d’engagement.
Le théâtre, un acte de résistance
Dans son allocution, le directeur général du Théâtre National Tunisien, Moez Mrabet, a souligné l’importance du théâtre comme outil de lutte et de réflexion, capable d’éclairer les tourments de l’humanité et d’opposer à la violence du monde la force du verbe et de la scène.
« Le théâtre est né de la contestation. Depuis ses origines antiques, il est le miroir des injustices et le cri des peuples opprimés. Aujourd’hui plus que jamais, il doit demeurer un bastion de liberté et un rempart contre l’oubli. »
Il a également mis en exergue l’engagement du théâtre tunisien pour les grandes causes humaines, réaffirmant sa solidarité avec le peuple palestinien. Il a dénoncé avec force les crimes de l’occupation, réitérant le soutien à l’établissement d’un Etat palestinien libre et indépendant, avec Al-Qods comme capitale.
« Le théâtre ne peut être indifférent à la souffrance du monde. Il a toujours été aux côtés des opprimés, portant leur voix au-delà des frontières ».
Message universel pour l’avenir du théâtre
Comme chaque année, la célébration a été marquée par la lecture du message officiel de la Journée Mondiale du Théâtre, rédigé cette fois par Theodoros Terzopoulos, metteur en scène grec de renommée internationale. Ce texte, traduit en arabe par le critique et journaliste tunisien Lotfi Larbi Snoussi et lu par l’artiste Noureddine Ouerghi, a résonné comme un appel à repenser le rôle du théâtre dans un monde façonné par le numérique et l’accélération technologique.
Terzopoulos a interrogé la place du théâtre dans une époque où les interactions humaines sont dématérialisées, où la consommation immédiate semble prendre le pas sur la contemplation. Il a aussi évoqué les défis environnementaux, appelant à un théâtre qui s’engage dans la lutte contre le réchauffement climatique et les catastrophes écologiques.
Hommages aux figures du théâtre tunisien
Dans un geste de reconnaissance, le Théâtre National Tunisien, en collaboration avec l’Organisme Tunisien des Droits d'Auteur et des Droits Voisins (OTDAV) et le Ministère des Affaires Culturelles, a rendu hommage à plusieurs figures du théâtre tunisien : Nejia Ouerghi, Halima Daoud, Abdelaziz Meherzi et Raouf Ben Yaghlane.
La célébration s’est poursuivie avec la représentation de « Malédiction » (Ettabâa) de Taoufik Jebali, une fresque théâtrale où la satire et la poésie s’entrelacent pour interroger la frontière entre pouvoir et illusion. La soirée s’est achevée sur des notes musicales avec une performance de la chanteuse Ishraq Matar, accompagnée au piano par Ilyes Blagui, offrant une parenthèse envoûtante à cette nuit dédiée au quatrième art.
Ainsi, à travers cet événement, le Théâtre National Tunisien réaffirme son rôle de gardien de la mémoire, de la parole et de l’engagement, ancré dans son temps mais toujours tourné vers l’universel.
Salon des Arts Plastiques à Gabès : hommage à Yasser Jradi
L’Institut Supérieur des Arts et Métiers de Gabès (ISAM), organise en collaboration avec la Délégation des Affaires Culturelles de Gabès, la deuxième édition du Salon des Arts Plastiques du 19 au 29 mai 2025.
Placé autour du thème « Créativité et Patrimoine », cet événement artistique rendra hommage à la mémoire de l’artiste engagé aux multiples talents, feu Yasser Jradi, natif de Gabès, et honorera le peintre-calligraphe Abdelmajid El Bekri à travers une rencontre dédiée à son parcours et son expérience.
Décédé le 12 août 2024, le chanteur, compositeur, poète et calligraphe Yasser Jradi, connu pour ses positions en faveur des causes justes et pour ses tubes à succès comme « Dima Dima », « chbik nsitini » est considéré une icône de la musique alternative tunisienne.
Abdelmajid El Bekri, né en 1942 à Gabès, a contribué au renouveau de la peinture tunisienne moderne. Ancien professeur d’éducation artistique, il a participé à de nombreux festivals et biennales, exposant ses œuvres en Tunisie et à l’international. Son travail est marqué d’une grande recherche dans la thématique, le style et la matière utilisée, créant un univers pictural ouvert aux différents courants esthétiques.
Panorama des Cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient : Le cinéma tunisien y est avec des films d’hier et d’aujourd’hui
Le cinéma tunisien, d’hier et d’aujourd’hui, affiche sa présence à la 20ème édition du « Panorama des Cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient » (PCMMO), qui se déroulera du 1er au 14 avril 2025 en France, à travers une programmation diversifiée, mettant en avant des œuvres emblématiques du patrimoine cinématographique tunisien ainsi que des productions contemporaines.
Ainsi, le programme prévoit une séance spéciale intitulée « Les Actualités d’Albert Samama-Chikli, pionnier du cinéma tunisien », avec une projection de courts-métrages d’archives suivie d’un ciné-concert animé par le musicien Jasser Haj Youssef. Cette séance met en lumière le travail d’Albert Samama-Chikli (1872-1934), considéré comme l’introducteur du cinématographe en Tunisie dès 1896. Ce programme regroupe plusieurs films documentaires, offrant un témoignage unique sur la Tunisie de l’époque, entre 1910 et 1920.
Dans le cadre de la compétition de courts-métrages pour le Prix du Public, le film « Lumière d’hiver » d’Emna Mrabet, réalisé en 2024, sera présenté dans le programme « Exils intimes ».
Par ailleurs, le long-métrage « Aicha » de Mehdi M. Barsaoui, une coproduction entre la Tunisie, la France, l’Italie, l’Arabie Saoudite et le Qatar, sera projeté lors de la semaine du 9 au 15 avril prochain.
« Le Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient » (PCMMO) est un festival de cinéma qui se tient chaque année en France, principalement en région parisienne. Créé en 2006, il vise à mettre en lumière la richesse et la diversité des productions cinématographiques issues du Maghreb et du Moyen-Orient, en proposant des projections de longs et courts- métrages, des avant-premières, des débats et des rencontres avec des cinéastes. Cette édition 2025 met la Palestine à l’honneur, avec notamment la projection de deux films du réalisateur Rashid Masharawi, -invité d’honneur du festival- figure incontournable du cinéma palestinien contemporain par ses contributions artistiques et son engagement pour la promotion du cinéma palestinien.
Le Quotidien avec TAP
Une première à l’Hôpital Abderrahman Mami : Ablation du cancer du poumon sans chirurgie
Il s’agit d’une première en Tunisie et d’une excellente nouvelle pour les personnes atteintes d’un cancer du poumon.
Cette première a eu lieu à l’Hôpital Abderrahman Mami , à l’Ariana, qui a franchi une étape importante dans le traitement du cancer du poumon en adoptant, pour la première fois en Tunisie, une technique innovante de cryothérapie.
L’équipe médicale dirigée par Nawel Chaouch, chef de service et professeure en pneumologie, a utilisé, pour la première fois dans hôpital public en Tunisie, la technique de Cryo debulking qui conduit à l’ablation par cryothérapie du cancer du poumon.
Cette technique non chirurgicale a permis de retirer les obstructions tumorales dans la trachée et les bronches grâce à l'effet du froid sur les tissus, en utilisant un endoscope. Les résultats sont prometteurs : après l'intervention, un des poumons, qui ne respirait plus avant l'opération, a totalement récupéré.
Il s’agit d’une brillante réussite dans ce domaine, d’autant plus que le malade n’a besoin que d’un seul jour d’hospitalisation pour subir cette intervention qui ne présente qu’un risque minime de complication ou d’effets secondaires.
Editorial : Bien diagnostiquer et vaincre le mal-être - Par Hassan GHEDIRI
Un certain 16 septembre 2019, et depuis le local de sa campagne électorale sis rue Ibn Khaldoun au centre de Tunis, au lendemain de la proclamation des résultats des élections présidentielles le propulsant au second tour en face de l’homme d’affaires Nabil Karoui aujourd’hui exilé à l’étranger, Kaïs Saïed a fait une déclaration qui est restée célèbre. Interrogé par le correspondant d’une agence de presse étrangère sur ce qu’il comptait faire s’il était président, l’ex-commentateur politique et enseignant de droit constitutionnel que les sondages annonçaient déjà comme favori incontestable de l’investiture suprême, a répondu qu’il cherche à créer ce qu’il a appelé le «Bonheur national brut». Un jeu de mots qu’il n’a pas manqué d’employer par la suite dans beaucoup de discours prononcés lorsqu’il accueillait des membres du gouvernement ou bien encore en présidant des conseils de ministres. Saïed déclare parfois que nous n’avons pas besoin du produit intérieur brut (PIB) mais du bonheur national brut (BNB). Le bonheur n’est seulement pas quelque chose de tangible que l’on peut quantifier, contrairement au PIB représentant l’indicateur dominant de la mesure de la production quantitative générée par l’ensemble des activités économiques réalisées à l’intérieur d’un pays. Malgré le désaveu (à peine) caché de Saïed, le PIB reste, encore et toujours, l’indicateur fondamental permettant de jauger le bien-être d’un Etat et donc le bonheur d’un peuple. Certes, la croissance économique que peut indiquer le PIB n’est pas nécessairement synonyme de réduction des inégalités et d’un partage équitable du bien-être de la population, mais elle demeure la seule source de création du bonheur national brut.
Jusqu’à ce que se mettent en place le nouveau modèle de gouvernance constituant la base du projet politique de Kaïs Saïed censé rompre définitivement avec un système «obsolète» et se déploient les richesses et s’instaurent les égalités, l’on peut quand même se servir des outils «conventionnels» d’évaluation du bien-être des populations. Dans le monde, c’est le World Happiness Report qui est universellement désigné comme l’étude de référence sur l’état du bonheur à l’échelle de la planète toute entière. Fruit d’un partenariat entre l’institut de sondage Gallup, le centre de recherche sur le bien-être de l’université d’Oxford et le réseau des solutions de développement durable des Nations unies, le World Happiness Report établit son classement sur la base des données récoltées pendant trois ans dans plus de 140 pays. Dans l’édition 2024, 143 pays avaient été sondés pour être classés en fonction de leur niveau moyen de satisfaction dans la vie. La Tunisie s’est vue attribuer la note de 4,8 sur 10 qui lui vaut la 113e place, loin derrière l’Algérie (84e) et même la Libye (79e). Les Tunisiens occupent donc les bancs réservés aux peuples les moins heureux au monde. L’objectif n’étant point de dresser une longue liste des indicateurs du manque de bonheur, mais l’on peut se contenter de souligner que notre pays a mérité sa place parce que l’Etat manque toujours d’enclencher les changements et de construire les alternatives supposées générer le «bonheur national brut».
Quand il a prôné, pour la première fois, le BNB, Kaïs Saïed se serait sans doute inspiré du modèle créé dans l’Himalaya par le roi du Bhoutan, un petit royaume niché entre l’Inde et la Chine qui a décrété en 1972 le bonheur comme devise nationale. Surnommé, depuis, «royaume du bonheur» en raison de l’importance accordée à la mesure du «bonheur national brut» (BNB), le Bhoutan fonde sa politique de développement sur le principe bouddhiste de la «voie du milieu», soit la quête d’un certain équilibre, au détriment des extrêmes.
Rien ne semble toutefois rapprocher un royaume bouddhiste perdu dans d’Himalaya d’un pays implanté au cours de la Méditerranée comme la Tunisie, excepté peut-être la quête de l’autonomie et l’ambition de moins dépendre de l’extérieur. Tous les défenseurs de l’équité sociale et économique dans le monde tendent néanmoins à considérer le modèle du «bonheur national brut» de Bhoutan comme une réponse aux effets négatifs de la croissance économique sur l’environnement et la société et peut bel et bien servir de guide pour les gouvernements dans l’élaboration et l’exécution de leur politique publique pour le développement du bien-être. Mais en finir avec le mal-être et développer le BNB comme le souhaite Kaïs Saïed, cela nécessiterait l’adhésion et la participation de tous les acteurs, sans exclusion aucune. Parce que la cohésion sociale est également une condition fondamentale d’économie du bonheur que l’on nous promettait.
H.G.
Baitul Mukarram (Dacca, Bangladesh) : Entre architecture moghole et modernisme
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
Baitul Mukarram « La Maison Honorée » ), officiellement la mosquée nationale Baitul Mukarram, est la mosquée nationale du Bangladesh. Il est situé au centre de Dacca, la capitale du Bangladesh . La mosquée a été achevée en 1968. Elle a une capacité de plus de 42 000 fidèles.
Le complexe de la mosquée a été conçu par l'architecte Abdulhusein M. Thariani . Le 27 avril 1959, Abdul Latif Ibrahim Bawani, propriétaire de l'ancienne usine de jute Bawani, a tenu une réunion à son domicile avec GA Madani, Haji Abdul Latif Bawani, MH Adamji, S Sattar, Muhammad Sadiq, AZN Rezai Karim et le général de division Umrao Khan. Lors de cette réunion, il a proposé au général de division Khan, alors administrateur militaire du Pakistan oriental, qu'une grande mosquée soit construite à Dacca. Umrao Khan a accepté d'aider à la construction d'une telle mosquée. La même année, un comité de la mosquée Baitul Mukarram a été créé et 8,30 ares de terrain entre le nouveau Dacca et le vieux Dacca ont été choisis pour le site.
À cette époque, il y avait un grand étang à l'emplacement actuel de la mosquée. Il était connu sous le nom d'étang Paltan. L'étang fut comblé et, le 27 janvier 1960, le président pakistanais de l'époque, Ayub Khan, commença les travaux. Les premières prières eurent lieu le vendredi 25 janvier 1963. Le 28 mars 1975, le gouvernement du Bangladesh confia la gestion de la mosquée à la Fondation islamique du Bangladesh.
Le complexe de la mosquée comprend des boutiques, des bureaux, des bibliothèques et des parkings. Fait inhabituel, la mosquée ne possède pas de dôme. En 2008, la mosquée a été agrandie grâce à un don du gouvernement saoudien .
Architecture
La mosquée présente plusieurs caractéristiques architecturales modernes tout en préservant les principes traditionnels de l'architecture moghole qui domine depuis un certain temps le sous-continent indien. La grande forme cubique de Baitul Mukarram a été modelée sur celle de la Kaaba à La Mecque , ce qui en fait une structure remarquable différente de toute autre mosquée au Bangladesh.
La mosquée se dresse sur une plateforme très élevée. Le bâtiment de la mosquée nationale Baitul Mukarram compte huit étages et s'élève à 30 mètres du sol. Selon le plan initial, l'entrée principale devait se trouver à l'est. Le « shaan » à l'est s'étend sur 2 700 mètres carrés, avec des espaces d'ablutions sur ses côtés sud et nord. La place des ablutions, ou Wu'du , occupait une place importante lors du début de la construction de la mosquée Baitul Mukarram. L'absence de coupole sur le bâtiment principal est compensée par deux portiques d'entrée superficiels, l'un au sud, l'autre au nord. Ces portiques sont constitués de trois arches en forme de patte de lapin, dont celle du milieu est plus grande que les autres.
Deux patios (cour intérieure sans toit) assurent un apport suffisant de lumière et d'air dans la salle de prière de la mosquée nationale Baitul Mukarram. La niche de prière de la salle est rectangulaire et non semi-circulaire. Toute ornementation excessive est évitée, car cette tendance à la minimisation est typique de l'architecture moderne.
Le jardin est aménagé dans un style largement emprunté aux jardins moghols. Cependant, contrairement aux jardins moghols traditionnels qui représentent le paradis islamique, il ne possède pas le système Char-Bagh, probablement faute de place.
M.B.S.M.
L’OCDE s’inquiète du coût de la dette mondiale
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’inquiète jeudi dernier 20 mars courant dans son rapport sur la dette mondiale d’un coût de la dette « qui risque de restreindre la capacité d’emprunt futur » des entreprises comme des États.
« Les marchés mondiaux de la dette se trouvent face à des perspectives difficiles », résume l’OCDE, et ce alors que « les besoins d’investissement sont plus importants que jamais », notamment pour assurer la transition énergétique et climatique. Avant 2022, le marché de la dette était caractérisé par des taux d’intérêt bas et des politiques favorables de la part des banques centrales. Mais cette « dynamique observée avant 2022 » ne se retrouve plus depuis, note l’OCDE, dans son deuxième rapport sur le sujet.
Enjeux du taux d’intérêt
Parallèlement, le durcissement « de la réglementation bancaire » et « des dispositions visant à promouvoir le recours aux financements de marché » ont « encouragé les entreprises à se tourner davantage vers les marchés obligataires », c’est-à-dire les marchés sur lesquels les entreprises et les États peuvent s’endetter en émettant des obligations, des fractions de dette dont les investisseurs définissent le taux d’intérêt. Or là-aussi, les « rendements obligataires » – le niveau des intérêts des obligations – ont « augmenté sur plusieurs grands marchés des obligations souveraines », note l’OCDE.
Par conséquent, le coût de la dette augmente, et « après avoir temporairement diminué sous l’effet de l’inflation, les ratios dette/PIB (…) sont repartis à la hausse dans plusieurs pays de l’OCDE ». « Les dépenses consacrées aux charges d’intérêts (de la dette) sont supérieures aux dépenses de défense des pays de l’OCDE dans l’ensemble », indique même l’organisation.
Vers une relance économique
Pour autant, l’endettement reste indispensable aux États et aux entreprises pour envisager l’avenir. En effet, les grands emprunts du passé, contractés au moment de la crise financière de 2008 ou pendant la pandémie de la covid-19 « ont été essentiellement utilisés pour favoriser la reprise », explique l’OCDE : l’urgence était de faire repartir l’économie à court terme.
Si bien que « les besoins d’investissement à long terme sont restés en grande partie insatisfaits », selon l’organisation. Mais « aujourd’hui, le monde ne peut plus se contenter de se remettre des crises », selon Carmine Di Noia, directeur des affaires financières et des entreprises de l’OCDE, pour qui « les grandes tendances macroéconomiques, qu’elles soient d’ordre démographique ou climatique, exigent un niveau d’investissement sans précédent, dont l’essentiel sera financé par l’endettement ».
Patrimoine culinaire tunisien : La Poste tunisienne célèbre les pâtisseries traditionnelles tunisiennes
La Poste tunisienne a émis, aujourd’hui le 27 mars 2025, une série de quatre timbres-poste représentant quatre pâtisseries tunisiennes : le « Makroud », le « Kâak Warka », la « Baklawa » et le « Mlabes », et ce à l’occasion de la fin du mois de Ramadan et de la fête de l'Aïd El-Fitr.
Ces quatre timbres-poste ainsi que les autres produits philatéliques réalisés, à cette occasion, sont disponibles à la vente dans tous les Bureaux de Poste et via Internet à travers le site www.e-stamps.poste.tn
Message international pour la Journée mondiale du théâtre 2025
Par Theodoros Terzopoulos, Grèce :
Metteur en scène, pédagogue, auteur, fondateur et directeur artistique de la compagnie de théâtre Attis, inspirateur des olympiades du théâtre et président du comité international des olympiades du théâtre
Le théâtre peut-il percevoir l'appel désespéré que nos époques lancent, dans un monde où les citoyens se trouvent appauvris, enfermés dans les cellules d'une réalité virtuelle, perdues dans l'étreinte suffocante de leur intimité ? Dans un monde où les existences se robotisent, écrasées par un système totalitaire de contrôle et de répression, étendant son ombre sur chaque facette de la vie ?
Le théâtre se soucie-t-il de la destruction écologique, du réchauffement climatique, de la perte massive de biodiversité, de la pollution des océans, de la fonte des glaces, de l'augmentation des incendies de forêts et des phénomènes météorologiques extrêmes ? Le théâtre peut-il devenir un acteur vivant de l'écosystème ? Depuis de nombreuses années, le théâtre observe l’impact humain sur la planète, mais il peine à faire face à cette problématique.
Le théâtre s'inquiète-t-il de la condition humaine telle qu’elle se façonne au 21e siècle, où l’individu devient le jouet des intérêts politiques et économiques, des réseaux médiatiques et des puissances d’opinion ? Où les réseaux sociaux, tout en facilitant la parole, se transforment en alibi immense offrant cette distance nécessaire entre nous et l’Autre ? Une peur silencieuse, mais profonde, de l’Autre, du différent, de l'Étranger, envahit nos pensées et guide nos actions.
Le théâtre peut-il être un atelier pour la coexistence des différences sans prendre en compte le traumatisme béant ? Ce traumatisme béant nous pousse à reconstruire le Mythe. Et pour reprendre les mots de Heiner Müller : « Le Mythe est un agrégat, une machine à laquelle de nouvelles machines, toujours différentes, peuvent être reliées. Il transporte l’énergie jusqu’à ce que la vitesse croissante fasse exploser le champ culturel » ; et j’ajouterais, le champ de la barbarie.
Les projecteurs du théâtre peuvent-ils éclairer le traumatisme social et cesser de se concentrer sur eux-mêmes de manière trompeuse ? Des questions sans réponses définitives, car le théâtre existe et perdure grâce à des questions sans réponse.
Des questions soulevées par Dionysos, traversant son lieu de naissance, l'orchestre du théâtre antique, et poursuivant son silencieux voyage de réfugié à travers les paysages de la guerre, aujourd'hui, en cette Journée Mondiale du Théâtre.
Regardons dans les yeux de Dionysos, le dieu extatique du théâtre et du Mythe, qui tisse ensemble passé, présent et futur, enfant de deux naissances, de Zeus et de Sémélé, porteur d’identités fluides, féminine et masculine, en colère et bienveillante, divin et animal, oscillant entre folie et raison, ordre et chaos, acrobate sur la crête de la vie et de la mort. Dionysos pose une question ontologique essentielle : « Quel est le sens de tout cela ? » Une question qui entraîne le créateur dans une quête toujours plus profonde, à la recherche des racines du mythe et des multiples facettes du mystère humain.
Il nous faut de nouvelles voies narratives, destinées à cultiver la mémoire et à forger une nouvelle responsabilité morale et politique, afin de sortir de la dictature multiforme des actuels « Âges Sombres ».
Au Théâtre National Tunisien et au Théâtre de l’Opéra : Spécial programme pour la Journée mondiale du théâtre
Par Imen Abderrahmani
Aujourd’hui, la communauté théâtrale tunisienne célèbre avec la communauté internationale la célébration de la Journée mondiale du théâtre, le 27 mars. Les projecteurs de théâtre pourraient-ils sauver l’humanité de ces « Ages sombres » et éclairer les cieux obscurs ?
Journée spéciale pour célébrer les faiseurs de rêve, ces hommes et femmes, sur scène et derrière la scène, pour célébrer le pouvoir du mot, du geste et de l’idée, la Journée mondiale du théâtre ne passera pas sous silence en Tunisie, un pays dont le théâtre réjouit d’une renommée internationale et dont les théâtres antiques sont dispersées ici et là, racontant cette passion enracinée pour le 4ème art, en témoignent les amphithéâtres d’Uthina (actuelle Oudhna), de Carthage et d’El Jem qui continuent jusqu’aujourd’hui à accueillir les artistes de tous bords.
A Tunis, deux importants programmes sont annoncés pour ce soir. Dans les régions, certains centres des arts dramatiques et scéniques ont pris l’initiative pour réunir les passionnés du 4ème art, autour d’un programme typique.
La clôture de la manifestation « Tunis, Théâtres du Monde » qu’organise le Théâtre national tunisien est prévue ce soir, avec à l’affiche « Malédiction » de Taoufik Jebali. La programmation de cette œuvre de l’une des figures emblématiques du théâtre tunisien se veut une célébration de la riche carrière de Taoufik Jebali et d’El Teatro, cet espace d’art et de création privé, crée en octobre 1987 et qui durant plus de trente ans a formé des générations d’artistes, contribuant au développement de la pratique théâtrale. Cette soirée sera également une occasion pour écouter le message de la Journée mondiale du théâtre par l’homme de théâtre Noureddine Ouergui, et assister à l’hommage rendu à la comédienne et l’une des icônes de la scène artistique nationale Najia Ouergui. Un spectacle musical de l’artiste et l’actrice Ichraq Matar est également annoncé à cette occasion.
…Et à la Cité de la culture
Pas loin de la salle « Le 4ème art », à la Cité de la culture, la fête commence juste après Iftar, à partir de 21h00, pour se poursuivre jusqu’à l’aube. Le programme que propose le Pôle Théâtre et arts scéniques du Théâtre de l’Opéra pour la Journée mondiale du théâtre comporte une exposition retraçant la mémoire du théâtre tunisien, offrant à voir des portraits des artistes tunisiens qui ont enrichi la scène théâtrale par leurs œuvres. La soirée sera également placée sous le signe de la reconnaissance avec une série d’hommages à des artistes qui ont marqué de leurs empreintes la scène théâtrale nationale, à savoir, Mouna Noureddine, Raouf Ben Amor, Latifa Gafsi, Bahri Rahali, Fatma Ben Saïdane et Mounir Argui. Un hommage-posthume sera rendu à Fethi Haddaoui et Amara Melliti.
Outre la lecture du message de la Journée mondiale du théâtre, le programme comporte deux concerts, le 1er sera donné en avant-goût de cette célébration à la Place des Théâtres par DJ Benjemy et Haithem Hadhiri alors que le 2ème est prévu suite aux hommages avec à l’affiche « Si Lemhaf ». Une représentation de la pièce « Al Bakhara » (Toxic Paradise) de Sadok Trabelsi, production du Théâtre de l’Opéra, est annoncée au Théâtre des Régions, à 22h30. Le Centre des arts dramatiques et scéniques du Kef sera de la fête avec une nouvelle création intitulée « Sous pression ».
La clôture de la soirée sera avec la diffusion d’un ancien enregistrement de la Télévision Tunisienne de la pièce de théâtre « Juha et l’Orient tourmenté » (Juha sel Charq Al Haiîr). L’enregistrement remonte à 1971. Produite à l’époque par le Théâtre du Sud à Gafsa. La pièce est doublement signée par Mohamed Raja Farhat, pour le texte et l’adaptation, et mise en scène par Fadhel Jaïbi.
I.A.
Ramadan en Italie : Sous le signe du partage
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
Les musulmans profitent du noble mois de Ramadan pour développer leurs sentiments religieux et pratiquer les actes de dévotion islamiques. Ils tiennent à manger des plats nationaux préparés par les familles dans les pays d’origine, en plus des pâtisseries orientales que la gastronomie musulmane, et surtout arabe, a l'habitude de présenter durant le mois de jeûne.
Soulignons aussi l'affluence aux cours de religion organisés par le Centre Islamique dans les mosquées italiennes. Le pays accueille aussi des religieux que certains pays arabes, comme la Tunisie, envoient dans les pays non-musulmans pendant le mois de Ramadan.
En général, pour le musulman italien ou résidant en Italie, le noble mois de Ramadan représente une excellente occasion de renforcer les liens entre les membres de la communauté musulmane en général, mais aussi entre les membres d'une même famille. Cela se fait en prenant l'iftâr en groupe. L'iftâr en famille permet de rassembler parfois également des amis. Cette particularité est très répandue dans la société italienne déjà connue pour la solidité des liens familiaux.
Les communautés musulmanes se réunissent dans la grande mosquée de Rome et les femmes apportent des plats spécifiques au mois de Ramadan, ainsi que des pâtisseries, afin de montrer spécificités du mois de Ramadan lors de la rupture du jeûne. Dans les petits commerces situés près des mosquées on trouve des vendeurs de boissons et de nourritures orientales, que les Italiens de souche apprécient également.
Dans les boutiques qui entourent la mosquée de Rome, on vent des dattes et toutes sortes de pâtisseries arabes du mois de Ramadan ainsi que de l’encens, de la nourriture traditionnelle et du pain arabe.
Cette atmosphère fait le bonheur et la joie des fidèles qui fréquentent la mosquée et leurs familles, et procure un sentiment d’intimité entre musulmans, abstraction faite de leur nationalité. Le musulman se réjouit du musulman avec qui il partage le jeûne, le moment de la rupture du jeûne, le repas de l’aube, la prière ainsi que certaines traditions. De nombreux musulmans tiennent à accomplir la prière du Tarâwih, à lire le Noble Coran et à assister aux cours et aux prêches qui se tiennent avant le Maghrib et après la prière de la Ichâ’.
Cependant, les musulmans d’Italie font face depuis quelques années à certaines difficultés et désagréments particulièrement pendant le mois de Ramadan, comme par exemple l'intransigeance manifestée par les autorités italiennes à l'égard des rassemblements musulmans et l’éloignement de la mosquée de Rome des zones d'habitation de nombreux musulmans ce qui fait qu’ils s’y rendent difficilement. De plus, jusqu’à présent, l’Italie ne reconnaît pas officiellement la religion islamique au même titre que les autres religions et cela bien que l’Islam soit la deuxième religion du pays après le catholicisme. C’est pourquoi les musulmans rencontrent des obstacles d'ordre politique et administratif ainsi que de nombreuses autres difficultés pour pratiquer leur culte.
M.B.S.M.
Message du Théâtre National Tunisien à l’occasion de la Journée Mondiale du Théâtre, le 27 mars 2025
Le Théâtre National Tunisien (TNT) a publié un message à l'occasion de la Journée Mondiale du Théâtre, aujourd'hui, le jeudi 27 mars 2025. « Le théâtre traverse une époque troublée, empreinte des tourments du monde actuel » ainsi s’intitule la Déclaration du TNT à cette occasion.
Dans ce décor où « le monde est un vaste théâtre », les dernières années ont vu surgir, aux quatre coins de la planète, des tragédies humaines qui, telles des vagues dévastatrices, continuent de secouer l’âme de l’humanité. Les forces du mal se sont imposées, tandis que les héros de cette scène mondiale ont abandonné les valeurs de vertu et de beauté. Le spectacle a laissé place à un décor de ruines, où massacres, ravages de la nature et effondrement de la solidarité humaine composent une fresque sombre, rythmée par un refrain immuable : « la loi du plus fort ». Comment le « quatrième art », fondé sur la tragédie et la comédie pour élever l’âme humaine, peut-il affronter l’horreur de cette « pièce réaliste » ? Comment peut-il raviver la quête de paix et de sécurité, en réaffirmant les valeurs du vivre-ensemble dans un monde où chacun a sa place ?
Hélas, les instruments de destruction de l’humanité se sont multipliés, et l’individu oscille désormais entre deux mondes : une réalité tangible en pleine crise et une réalité virtuelle qui n’offre qu’un enchaînement d’illusions, l’éloignant de ses propres tourments. Pire encore, cet univers numérique le réduit à un simple « désir ardent » de changement, sans jamais le mener à l’action, le maintenant prisonnier d’un rêve insaisissable.
Depuis ses origines grecques, le théâtre s’est toujours dressé en rempart contre la laideur, la brutalité et la discorde, porteur d’un message de beauté, d’amour et d’harmonie. A travers les siècles et les courants, malgré leurs divergences, la lutte entre le bien et le mal a toujours occupé le devant de la scène. Par ses multiples formes, le théâtre a cherché à éclairer ce conflit qui déchire l’âme humaine et à transformer ces tensions en une force créatrice, au service d’un monde plus uni, où les différences deviennent richesse plutôt que fracture.
Le théâtre tunisien s’est toujours inscrit dans cette vision universelle, tout en restant profondément ancré dans son identité. Puisant dans ses racines locales, il a tracé un chemin artistique singulier, façonnant une expression capable de résonner avec les grandes causes humaines. A travers une approche créative et audacieuse, il interroge chaque sujet, invitant le spectateur à réfléchir aux moyens de coexister dans un monde en perpétuelle effervescence.
Le théâtre tunisien est toujours resté solidaire des luttes arabes et africaines, refusant de s’enfermer dans une singularité isolée. Il a su allier enracinement et ouverture, façonnant ainsi un « quatrième art » à la fois profondément tunisien et résolument universel.
Avec force et conviction, le théâtre tunisien a sondé les profondeurs de l’âme humaine, révélant par l’art ce que les mots peinent à exprimer. Il a dénoncé l’injustice, l’oppression et la répression, tout en portant haut les valeurs de liberté, d’amour et d’émancipation. Fidèle à ses engagements, il a soutenu la cause palestinienne, défendu Gaza, condamné les crimes de l’entité sioniste usurpatrice et continue de se tenir aux côtés du peuple palestinien jusqu’à l’avènement de son Etat, avec El Qods pour capitale.
Qu’il soit tunisien ou d’ailleurs, le théâtre est prédestiné à résister par l’art, de toutes ses forces, afin que l’injustice s’éteigne, que la lumière de la paix éclaire le monde et que les conflits s’effacent pour laisser place à une terre où chacun trouve sa juste part d’existence.
Que le théâtre demeure, au fil du temps, un art de résistance, pour vaincre l’injustice et la laideur, offrant au monde la paix, l’amour et la beauté.
Décès : Tarak Ben Mbarek, l’ancien président de la FTF, n’est plus
La Fédération tunisienne de football (FTF) a fait part, ce mercredi, du décès de son ancien président Tarek Ben Mbarek.
Issu d’une famille férue de football, Tarak Ben Mbarek a présidé l'instance sportive entre 1997 et 2000. Il a été, également, l’une des figures symboliques et marquantes de l’Olympique de Béja.
Que Dieu le Tout-Puissant lui accorde son infinie miséricorde et l'accueille dans son éternel Paradis.
Gaza : Le Hamas affirme que les frappes israéliennes mettent la vie des otages "en danger"
Le mouvement islamiste palestinien a indiqué dans un communiqué, mercredi, qu'il faisait "tout son possible pour maintenir les captifs en vie, mais le bombardement [israélien] aveugle met leur vie en danger".
"Chaque fois que l'occupation [israélienne] tente de récupérer ses captifs par la force, elle finit par les ramener dans des cercueils", a-t-il ajouté.
















