Réservations pour les vacances d’été dans la Méditerranée : La Tunisie au top 5 des ventes…
Par Hassan GHEDIRI
Le mercure monte et les compteurs de réservations des grands TO s’enflamment en Europe. Les chiffres du printemps augurent de très belles perspectives pour la Tunisie.
C’est le constat le plus important que l’on peut tirer du classement des destinations les plus réservées pour l’été 2025 que venait de dresser l’Observatoire français des entreprises de voyages «Orchestra». Cette plateforme de référence pour les TO et les entreprises de voyages en France a édité son baromètre des ventes de voyages pour l’hiver et l’été 2025 qui confirme la tendance positive des réservations effectuées entre le 1er janvier jusqu’à 28 février avec une grande progression des ventes pour l’été 2025 sur les principales destinations de la Méditerranée.
Selon les statistiques d’Orchestra, la Tunisie a bel et bien été une destination incontournable pour les touristes hivernaux qui choisissent de passer leurs vacances au soleil. L’évolution des départs pendant les vacances d’hiver pour 20 destinations de court, moyen et long courriers confirme la grande attractivité de la Tunisie qui décroche la troisième place du podium. Notre pays, qui arrive derrière l’Espagne et la France de ce top 20 des destinations les plus prisées, réalise pour le même fait une croissance de 23% du nombre des vacanciers français par rapport à la même période de 2024. En terme de nombre de réservations, la Tunisie a progressé d’environ 19% au moment où les réservations pour des destinations comme la Grèce et le Maroc ont chuté respectivement de 12 et 16%.
Maintenant, après les vacances d’hiver et les réservations de février, la Tunisie sera incontestablement la destination la plus fréquentée par les vacanciers français dans le sud de la Méditerrané durant l’été 2025. Toujours en se référant aux données déclarées par «Orchestra» et les plus importants TO français, la Tunisie affiche jusque-là une hausse de 13,4% des réservations pour la période de juin et septembre prochains.
Progrès
La Tunisie, qui arrive quatrième parmi les destinations les plus réservées dans l’Hexagone pour l’été 2025, fait mieux que les trois premières destinations du podium, c’est-à-dire la France qui domine le classement mais avec une maigre évolution de 2,8% tandis que la Grèce (2e) et l’Espagne (3e) ont vu leur nombre respectif de réservations chuter de 7,3% et 9,7%.
La Tunisie se distingue également dans le top 10 des villes de destination les plus prisées pour l’été 2025 et ce grâce à Djerba qui décroche la troisième place du podium en ce qui concerne l’évolution des réservations pour des séjours entre juin et septembre 2025 avec une progression de près de 13% comparée avec l’été 2024. Une bonne nouvelle pour les hôteliers et autres professions du tourisme opérant sur l’île qui ont le temps qu’il faut pour se préparer et accueillir dans les meilleures conditions ceux qui ont choisi Djerba au détriment des destinations prestigieuses de la Méditerranée telles que Majorque ou Marrakech.
H.G.
Trois prix pour « Aïcha » à Zurich
Le long-métrage tunisien « Aïcha » du réalisateur Mehdi M. Barsaoui a raflé trois prix lors de la 7ème édition du Festival du Film Arabe de Zurich en Suisse, organisée du 02 au 06 avril 2025. Il s’agit du Prix du Meilleur Film, Prix du meilleur réalisateur et le Prix du public.
Long-métrage de fiction, « Aïcha » est l’histoire d’une jeune fille qui travaille dans un hôtel à Tozeur… Seule survivante d’un accident tragique, elle quitte sa ville natale pour s’installer à Tunis et tenter une nouvelle vie, un nouveau début mais ce n’est jamais facile...
Prix du design de l’Institut du Monde Arabe 2025 : Ouverture de l’appel à projets pour la troisième édition
L’Institut du monde arabe (IMA) a rappelé dans son appel à projets que ce prix a pour ambition de mettre en lumière les designers émergents et confirmés du monde arabe dans une optique de démonstration des savoir-faire, du génie productif et de la création de nouveaux matériaux.
Après deux premières éditions ayant rencontré un succès et un écho remarquables, à l’image du dynamisme et de la créativité des designers du monde arabe, l’IMA indique qu’il est heureux d’ouvrir l’appel à projets pour son Prix du design 2025.
Les projets doivent avoir été créés entre le 1er septembre 2022 et le 20 mai 2025. Les candidats doivent être ressortissants de la Ligue arabe ou développer leur production dans la géographie de l’un des pays de la Ligue arabe. La date limite d’envoi des dossiers le 20 mai 2025.
Les projets seront distingués dans les catégories suivantes: « Prix Talent émergent », « Prix Impact Arab Bank Switzerland », « Prix de l’artisanat contemporain » et « Grand prix ».
Les projets finalistes pour chaque catégorie seront annoncés au mois de mai. Les projets retenus seront soumis aux membres du jury, composé d’éminentes personnalités du monde du Design.
Les lauréats recevront leur prix lors d’une cérémonie à l’Institut du monde arabe à Paris en septembre 2025 (en partenariat avec Paris Design Week). Une exposition consacrée aux candidats sélectionnés et aux lauréats se tiendra dans les espaces de l’IMA du 5 au 15 septembre 2025.
Promenade culturelle au cimetière El Jellaz
L’Association des Amis du Belvédère, en partenariat avec l’Association des Villes Historiques de la Tunisie et de la Méditerranée, organise demain, le 9 avril, de 9h30 à 13h00, une sortie originale, avec comme thème « Le Cimetière El Jellaz : Entre Mémoires et Paysages ».
Un circuit exceptionnel à la découverte de figures marquantes de l’histoire de la Tunisie, depuis le 13e siècle, à travers leurs lieux de mémoire marque cette sortie qui constitue une belle occasion pour découvrir la ville de Tunis sous un angle nouveau où se rencontrent histoires et paysages, contés par les spécialistes de nos deux associations. Les visiteurs iront à Torbet Kbira Mamia, à Maqam Sidi Bel Hassan, à la Torba de sidi Moncef Bey, au mausolée de Sidi Mhamed El Jellaz, à la Zawiya de Sidi El Bechir et découvriront les tombeaux de quelques personnalités qui ont marqué l’histoire de la Tunisie, parmi lesquelles nous citons : l’écrivain Ali Douagi, l'historien Hassan Hosni Abdelwahab, les martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi et Lina Ben Mhenni…
Les organisateurs promettent aux participants de découvrir des paysages et des panoramas époustouflants sur la ville de Tunis et sa médina, sur le golfe de Tunis et ses lacs, sur le Belvédère, sur les collines et les montagnes environnantes.
Si vous n’êtes pas membres adhérents des deux associations, vous n’avez qu’à s’inscrire au titre de l’année 2025. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à visiter la page facebook de l’Association des Amis du Belvédère.
Ligue des champions- 1/4 de finale retour : L'Espérance à l'assaut de Sundowns: coup difficile mais jouable
Par Jamel Belhassen
Avec un passif d'un but, L'Espérance reçoit ce mardi soir à partir de 20 heures, Mamelodi Sundowns, un adversaire coriace et décidé de prendre une revanche sur son tombeur de la dernière édition. Les Sang et Or qui ont récupéré Ben Said, Jabri, Rodrigues, Toughai et Bouzaiene comptent sur l'avantage du terrain et l'apport de son public pour renverser la tendance en sa faveur. La tâche est certes difficile mais nullement insurmontable. Il appartient aux joueurs alignés d'être concentrés, vigilants et efficaces mais aussi armés de patience pour éviter de laisser des boulevards derrière face à des attaquants adverses rapides et coriaces. Au cours de sa conférence de presse d'avant-match, Maher Kanzari s'est montré optimiste et croit dur comme fer que ses poulains sont capables d'aller au bout de leurs intentions, rompus comme ils sont aux dures batailles continentales. Il ne reste plus qu'à souhaiter bonne chance au représentant tunisien dans cette joute continentale car il en a sûrement besoin, surtout qu'il ne passe pas ces derniers temps d'une bonne période.
Formation probable
Ben Said, Bouchniba, Ben Hamida, Toughai, Jelassi, Ogbelu, Tka, Jebali, Mokwana, Jabri et Blaili.
J.B.
Campus France en Tournée pour le 3e « Forum des mobilités ; Etudier en France » : 50 participants réunis à Tunis, Sousse et Sfax
Le “Forum des mobilités : Étudier en France” fait son retour avec une 3e édition marquée par une Tournée organisée dans les 03 Instituts français suivants :
–Institut français de Tunis – 09 avril 2025, de 10h00 à 17h00
–Institut français de Sousse – 11 avril 2025, de 10h00 à 17h00
–Institut français de Sfax – 12 avril 2025, de 10h00 à 17h00
Ce salon rassemblera plus de 50 participants, parmi lesquels plus de 30 établissements d’enseignement supérieur français, publics et privés, mais aussi des établissements de l’enseignement supérieur tunisien qui proposent des programmes et partenariats français, et des agences d’accompagnement pour la mobilité des étudiants vers la France.
Campus France, le Centre de langue de l’Institut français de Tunisie, l’Office français de l’immigration et de l’intégration, et d’autres services de l’ambassade de France en Tunisie seront aussi présents.
Des conférences, des rencontres et des surprises au menu
En plus des échanges directs avec les participants, des conférences seront animées durant ces 03 jours sur divers sujets liés à l’enseignement supérieur et à la mobilité étudiante.
De nombreux cadeaux seront à gagner, notamment des billets d’avion et des séjours en hôtel.
Réservations pour les vacances d’été dans la Méditerranée : La Tunisie au top 5 des ventes…
Par Hassan GHEDIRI
Le mercure monte et les compteurs de réservations des grands TO s’enflamment en Europe. Les chiffres du printemps augurent de très belles perspectives pour la Tunisie.
C’est le constat le plus important que l’on peut tirer du classement des destinations les plus réservées pour l’été 2025 que venait de dresser l’Observatoire français des entreprises de voyages «Orchestra». Cette plateforme de référence pour les TO et les entreprises de voyages en France a édité son baromètre des ventes de voyages pour l’hiver et l’été 2025 qui confirme la tendance positive des réservations effectuées entre le 1er janvier jusqu’à 28 février avec une grande progression des ventes pour l’été 2025 sur les principales destinations de la Méditerranée.
Selon les statistiques d’Orchestra, la Tunisie a bel et bien été une destination incontournable pour les touristes hivernaux qui choisissent de passer leurs vacances au soleil. L’évolution des départs pendant les vacances d’hiver pour 20 destinations de court, moyen et long courriers confirme la grande attractivité de la Tunisie qui décroche la troisième place du podium. Notre pays, qui arrive derrière l’Espagne et la France de ce top 20 des destinations les plus prisées, réalise pour le même fait une croissance de 23% du nombre des vacanciers français par rapport à la même période de 2024. En terme de nombre de réservations, la Tunisie a progressé d’environ 19% au moment où les réservations pour des destinations comme la Grèce et le Maroc ont chuté respectivement de 12 et 16%.
Maintenant, après les vacances d’hiver et les réservations de février, la Tunisie sera incontestablement la destination la plus fréquentée par les vacanciers français dans le sud de la Méditerrané durant l’été 2025. Toujours en se référant aux données déclarées par «Orchestra» et les plus importants TO français, la Tunisie affiche jusque-là une hausse de 13,4% des réservations pour la période de juin et septembre prochains.
Progrès
La Tunisie, qui arrive quatrième parmi les destinations les plus réservées dans l’Hexagone pour l’été 2025, fait mieux que les trois premières destinations du podium, c’est-à-dire la France qui domine le classement mais avec une maigre évolution de 2,8% tandis que la Grèce (2e) et l’Espagne (3e) ont vu leur nombre respectif de réservations chuter de 7,3% et 9,7%.
La Tunisie se distingue également dans le top 10 des villes de destination les plus prisées pour l’été 2025 et ce grâce à Djerba qui décroche la troisième place du podium en ce qui concerne l’évolution des réservations pour des séjours entre juin et septembre 2025 avec une progression de près de 13% comparée avec l’été 2024. Une bonne nouvelle pour les hôteliers et autres professions du tourisme opérant sur l’île qui ont le temps qu’il faut pour se préparer et accueillir dans les meilleures conditions ceux qui ont choisi Djerba au détriment des destinations prestigieuses de la Méditerranée telles que Majorque ou Marrakech.
H.G.
L'USMonastir bat la JSO (2-1) et passe aux huitièmes
Par Jamel Belhassen
La quatrième journée des seizièmes de finale de la coupe de Tunisie a vu l'USMonastir se qualifier au tour suivant au dépens de la JSOmrane. Les Saheliens ont dominé la première période en multipliant les assauts grâce à un pressing haut asphyxiant. Les efforts ont été vite récompensés par deux buts. Le premier sur penalty marqué par Mastouri malgré le plongeon du gardien Essid, le spécialiste ( 18e) et le second par Ghorbal, d'un tir puissant des vingt mètres ( 38e). Le cuir détourné par un défenseur adverse a trompé Essid. Après la pause, les Omraniens ont tout fait pour revenir dans le match mais n'ont réussi à marquer qu'un seul but inscrit de la tête par Zouaghi à la (78e). Finalement, l'USM a réussi à se qualifier et à rejoindre les autres clubs des huitièmes.
J.B.
Tunisiens en situation irrégulière en Europe : Comment leur assurer une réintégration digne?
Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Même si certaines vidéos qui circulent depuis quelque temps sur la Toile sont anciennes, l’expulsion de Tunisiens en situation irrégulière dans certains pays européens devrait être prise avec beaucoup de sérieux par les autorités. Comment, justement, réintégrer économiquement ces compatriotes?
Pendant que certaines vidéos mettant en scène des Tunisiens refoulés d’Allemagne sont depuis quelques jours mises en ligne, les vérifications ont confirmé qu’il s’agit d’anciennes images remontant à 2017. Selon, par ailleurs, le site d’information «TSA», des étrangers établis en Europe, notamment ceux qui y séjournent en situation irrégulière, font face à une pression grandissante dans un contexte de montée de l’extrême droite et de son discours ouvertement antimigratoire. Justement, l’Allemagne, qui s’est longtemps distinguée des pays européens par sa politique migratoire généreuse, les choses changent. Le pays n’hésite plus à expulser les étrangers sans-papiers, et de manière collective et forcée. En effet, des ressortissants tunisiens sont expulsés collectivement par avion vers la Tunisie. L’Allemagne a procédé le 19 février dernier à une expulsion collective de ressortissants tunisiens par voie aérienne. Des avions décollent régulièrement de l’aéroport de Leipzig/Halle en Allemagne pour atterrir à l’aéroport d’Enfidha, en Tunisie, rapportent plusieurs médias.
L’opération de l’expulsion, bien qu’elle ait été effectuée «en toute discrétion», n’a pas échappé à l’œil vigilant de l’association «Deportation Alarm», organe du mouvement «Noborder Assembly», indique le média tunisien Business News.
L’organisation a confirmé que l’expulsion a bel et bien eu lieu le 19 février, sans pour autant préciser le nombre des ressortissants tunisiens éloignés qui ont été embarqués de force dans cet avion. L’opération a été notamment dénoncée sur les réseaux sociaux par Romdhane Ben Amor, porte-parole du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), qui a rappelé que les expulsions forcées et collectives des étrangers constituent une démarche contraire aux conventions internationales. Que pourrait faire la Tunisie pour aider nos compatriotes à se réintégrer dans la société?
Alternative...
Interrogé à ce sujet, l’activiste Rached Mathlouthi nous a indiqué: «La Tunisie coopère avec l’OIM (Organisation mondiale de l’immigration) pour aider les Tunisiens qui ont choisi d’opter vers des retours volontaires. Les programmes d’aide au retour volontaire et à la réintégration de l’OIM s’inscrivent dans une approche holistique de la gestion des migrations. L’OIM offre la possibilité d’un retour et d’une réintégration en bon ordre et dans des conditions respectueuses de la dignité humaine à des migrants qui ne peuvent ou ne veulent rester dans le pays d’accueil et souhaitent retourner volontairement dans leur pays d’origine.
Le programme de retour volontaire s’adresse à tous les migrants, qu’ils soient demandeurs de protection internationale, demandeurs déboutés ou migrants sans permis de séjour. Le retour est organisé depuis la Belgique jusqu’au pays d’origine et comprend les frais de transport ainsi qu’une assistance pour le bon déroulement du voyage, le tout dans la tranquillité et la discrétion.
Le programme inclut également, en fonction de la situation du migrant, une prime de départ et un soutien à la réintégration dans le pays d’origine. Ce dernier peut être utilisé pour développer un micro-business, louer ou rénover une habitation, rembourser des frais médicaux, etc.
Pour informer et accompagner les migrants dans le cadre d’un éventuel retour volontaire, Fedasil dispose de guichets à Bruxelles, Gand, Anvers, Liège et Charleroi. En outre, un large réseau d’organisations — services sociaux, ONG, communes, associations d’aide aux migrants — est également habilité à informer et à accompagner les migrants dans leur décision. Pour l’information aux demandeurs de protection internationale, des travailleurs sociaux ainsi que des conseillers en retour sont présents au sein des centres d’accueil».
M.B.S.M.
Le génocide continue à Gaza : Au moins 44 martyrs en une seule journée
De nouvelles frappes aériennes israéliennes ont visé la bande de Gaza dimanche 6 avril, faisant des dizaines de morts. Le bilan de ces frappes sionistes depuis dimanche à l'aube s'élève "à au moins 44 morts, dont 21 à Khan Younès" dans le sud de la bande de Gaza, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.
L'une des frappes a tué six Palestiniens dans le quartier d'Al-Touffah à Gaza-ville (nord), où un groupe de personnes s'était rassemblé près d'une boulangerie, a indiqué Mahmoud Bassal. Trois enfants figurent parmi les morts, a-t-il précisé.
Une frappe a visé la maison de la famille Abou Issa à Deir al-Balah (centre) qui a été détruite. "Aucune personne recherchée ne se trouvait là. Les hommes étaient tous à la mosquée", a dit Mohammad al-Azaizeh, un habitant. "Il n'y avait que des civils, enfants, femmes et filles. Un missile a tout ravagé, rasant la maison. On aurait dit une bombe nucléaire."
Au lendemain d'une frappe meurtrière samedi soir à Gaza-ville, des corps dont ceux d'enfants ont été transportés à l'hôpital al-Ahli. Là, hommes et femmes pleurent la perte de proches enveloppés dans des linceuls blancs, selon des images de l'AFP.
Rendez-vous avec « Sicca Jazz » du 30 avril au 04 mai 2025
Avec un visuel qui raconte une histoire, celle de dix années rythmées par la passion, la musique, la découverte et le partage, le festival « Sicca Jazz » célèbre cette année son dixième anniversaire. L’édition 2025, qui se tiendra du 30 avril au 4 mai, comme toujours au Kef, marquera l’ouverture d’un nouveau chapitre, avec du jazz et des musiques du monde qui résonnent au coeur de cette région du nord-ouest tunisien depuis une décennie.
L’édition anniversaire réserve de nombreuses nouveautés. Pour améliorer l’accessibilité et répondre à une attente exprimée par de nombreux festivaliers, une navette quotidienne reliera Tunis au Kef. « La Route des Belles Histoires », comme elle a été nommée, est bien plus qu’un simple service de transport, mais un trajet bien singulier qui invite à une immersion culturelle en mouvement, ponctuée de rencontres avec un historien, autour de récits sur le patrimoine du Kef, son histoire et ses trésors cachés tout en profitant de ses paysages à couper le souffle.
Le départ se fera chaque matin à 10H00 depuis Tunis, avec un retour après les concerts, à minuit. Une solution pensée pour offrir un confort maximal tout en nourrissant l’imaginaire des festivaliers.
A cette initiative s’ajoutent d’autres expériences inédites : le « Sicca Jazz Day Experience », la « Relax Experience », des circuits touristiques pour (re)découvrir la région, des after pour prolonger les soirées musicales, un espace gastronomique sous le label « Siccaveneria Delight », et « CinemaTdour », pour des projections en harmonie avec l’esprit du festival.
Au line-up figure également une exposition des affiches des neuf éditions précédentes. Cette rétrospective, installée dans le store du festival, permettra aux visiteurs de redécouvrir les univers visuels qui ont jalonné dix années de programmation, d’hommages, d’expérimentations et de rencontres musicales.
Un retour au point de départ: La Kasbah du Kef
Au fil des éditions, des artistes d’exception ont foulé les scènes du festival, venus des quatre coins du monde. Parmi eux, David Murray, Kenny Garrett, Martha High, Bill Laurance, Bonney Fields, Terence Blanchard, Paco Séry, Nguyen Lê, Guillaume Perret, Rabih Abou-Khalil, Karim Ziad, Nicole Slake Jones, Fawzi Chkili, Malek Kakhoua, Mohamed Ali Kammoun… Ouvert au fil de son histoire aux musiques du monde et sonorités métissées, le festival a aussi accueilli Iyeoka, Natasha Rogers, Trilok Gurtu, Gentleman’s Dub Club, les groupes marocains Jil Jillala et Hoba Hoba Spirit, les Algériens Labess et Démocratoz, ou encore Juan Carmona, le Dérive Jazz Quartet, Eric Sardinas et No Jazz.
En chiffres, plus de 120 concerts, 50 spectacles gratuits, 50 scènes, 30 pays, 100 partenariats et 200 000 spectateurs ont marqué le festival depuis sa création en 2015, année où l’aventure a commencé à la Kasbah du Kef, lieu emblématique chargé d’histoire, dont l’atmosphère a contribué au charme des premières éditions. Sicca Jazz, qui s’est installé en 2019 au Centre des Arts Dramatiques et Scéniques du Kef, revient pour son édition anniversaire à ses sources, là où tout a commencé : la Kasbah du Kef, dotée d’une capacité d’accueil de 4000 spectateurs.
Avec les projecteurs qui s’apprêtent à s’allumer, le festival international Tunisien de Jazz et de world music se prépare à écrire une nouvelle page, poursuivant sa route d’histoires autour du jazz, jazz rock, du blues, et d’autres musiques du monde avec un programme détaillé qui sera dévoilé prochainement.
Le Quotidien avec TAP
Rencontre-présentation de l’ouvrage « Jilani Saadi, un cinéaste insurgé » à l’ESAC
L’Ecole Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma de Gammarth (ESAC) accueillera demain, à 9h00, la présentation de l’ouvrage collectif de l’Association Tunisienne pour la Promotion de la Critique Cinématographique (ATPCC), intitulé « Jilani Saadi, un cinéaste insurgé », coordonné par Ons Kamoun et publié par les Éditions Arabesques dans la série Les Cahiers de l'ATPCC.
La présentation de l’ouvrage aura lieu en présence du réalisateur Jilani Saadi et de l’acteur Mohamed Grayaa.
« Jilani Saadi est un auteur des plus atypiques du cinéma tunisien. Sa filmographie se présente en deux volets. Le premier présente un cinéma subventionné qui garde toujours une part de rébellion au niveau de la « forme », des films qui suivent une narration plus ou moins visible et lisible tels que Khorma, bien accueilli et Tendresse du loup et Insurrection maintes fois primés. Le second, controversé, rassemble des films qui partent d'un cinéma classique dans sa constitution initiale vers un cinéma abstrait, un cinéma de recherche, un cinéma expérimental à l’instar la série « bidoun » commise au lendemain de la « révolution tunisienne ». Les Cahiers de l’ATPCC se consacrent à Jilani Saadi, un cinéaste de la marginalité et de la transgression qui s’insurge contre les conventions », lit-on dans les notes de présentation de cet ouvrage, explorant l’œuvre de Saâdi et son univers cinématographique.
Le roman à succès de Yamen Manaï « Bel abîme », ce vendredi, au théâtre
Lauréat du prix Orange du livre en Afrique 2022 ainsi que du prix de la Littérature arabe 2022 et une autre belle série des prix décernés par les lycéens dans différentes régions de la France et au Maroc, « Bel abîme », cet émouvant roman de Yamen Manaï sera, ce vendredi, joué sur la scène de salle « Le 4ème art ».
Publié par Elyzad Editions, avec le concours de l’IFT - Programme d’aide à la publication, ce roman est le récit intime d’un jeune collégien tunisien dont la vie a basculé suite à l’abattage de son chien « Bella » qui a été son dernier rempart dans une société barbare, sauvage, schizophrène. « Bella » a été le seul confident de cet enfant qui évolue dans une famille déchirée où la mère subit toutes sortes de violence d’un mari nonchalant et égoïste, d’un « père »- qui malgré un tas de diplômes universitaires- ne fait qu’humilier ses enfants…
« Bel abîme », c’est l’histoire du chaos raconté par cet adolescent, c’est l’histoire d’une société en chute libre, d’une famille déséquilibrée, d’une jeunesse à la recherche des repères, de l’espoir… « Bella » a été cet espoir, ce port d’attache pour cet adolescent… L’abattage de « Bella » avec la complicité de la famille, notamment le père, a fait révolter l’adolescent… Il a bien fallu se venger pour que la rage ne se propage pas !
Cette histoire émouvante sera racontée, avec cette même ironie mordante qui marque chaque ligne, chaque phrase du texte original, ce vendredi, à partir de 20h00, dans le cadre d’une coopération entre le Théâtre National Tunisien, l’Institut français de Tunisie, la Délégation générale Wallonie-Bruxelles Tunisie et Wallonie Bruxelles International. Cette adaptation éponyme de l’œuvre phare de Yamen Manaï porte la signature de Michel Bernard, qui a assuré la mise en scène.
Ce monologue du jeune adolescent où il tire à boulets rouges sur tout un système, brimant les jeunes, encourageant la cruauté, sera joué par Missoum Slimani. Par écrit ou sur les planches, « Bel abîme » demeure cette histoire d’une jeunesse méprisée par ses aînés qui cherche à s’exprimer, à faire entendre sa voix, à exister dans un monde cruel…
Imen.A.
Édito : L’apocalypse s’approche…. - Par Jalel HAMROUNI
Les rapports se multiplient, évoquant une éventuelle frappe américaine contre l’Iran. Cela laisse présager, séisme dans la région du Moyen-Orient, détruisant tous les équilibres régionaux.
Géopolitiquement, face au refus de l’Iran de renoncer à son programme nucléaire, l’administration américaine, par le biais d’une éventuelle décision de son président Donald Trump de lancer des frappes contre l’Iran, veut confirmer sa loyauté et son service aux intérêts de l’entité sioniste, qui cherche à régler ses comptes régionaux notamment avec le régime iranien.
La question qui se pose maintenant est: Trump mettra-t-il en exécution ses menaces de bombarder l’Iran? Jusqu’ici, la politique actuelle de l'Iran est ouverte à la diplomatie, mais elle refuse de se soumettre aux diktats, et de négocier sous l'ombre des menaces. Cela dit que les Iraniens sont bien préparés à tous les scénarios, y compris, une confrontation militaire directe avec les Américains et les sionistes.
En plus, l’environnement régional actuel en Syrie, en Irak, au Liban et au Yémen, tourne au profit de l’Iran, face aux Américains et aux sionistes. C’est pourquoi le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahou ne veut aucun accord américain avec l'Iran, le considérant comme un obstacle au changement au Moyen-Orient, et tente de convaincre Trump qu'il n'y a pas d'alternative à l'option militaire pour éliminer les capacités politiques, militaires et nucléaires de l'Iran. Ainsi, les options militaires sont clairement devenues un élément clé des stratégies des deux pays, face à ce qui est perçu comme une menace nucléaire croissante de la part de Téhéran.
Il faut dire que si une attaque contre les installations nucléaires iraniennes est menée, les répercussions seront considérables, non seulement pour l’Iran, mais aussi pour les équilibres régionaux et internationaux. Le Moyen-Orient sera le théâtre de transformations stratégiques dangereuses. D’autres pays de la région, comme la Turquie, chercheront à renforcer leur influence dans la région après une éventuelle frappe contre l’Iran. Le statu quo, qui a vu le rôle de l’Iran augmenter considérablement après la chute de Saddam Hussein en Irak, pourrait connaître un changement majeur si l’escalade se poursuit.
C’est une indication du danger que pourrait représenter une frappe contre l’Iran, car elle pourrait conduire à des troubles régionaux incontrôlables.
Selon le magazine américain, National Interest, tout conflit avec l'Iran augmenterait considérablement la probabilité qu'un porte-avions américain soit sérieusement endommagé ou coulé et ajoute que l'abondance des forces américaines au Moyen-Orient l'affaiblit plutôt que de le renforcer.
L’ancien sénateur américain John McCain avait déclaré auparavant: «Il n’y a rien de pire qu’une guerre avec l’Iran, à moins que l’Iran ne possède une arme nucléaire militaire». À partir de là, les choix qui s’offrent aux États-Unis et à leurs alliés deviennent extrêmement complexes, entre deux mauvaises options : la guerre ou permettre à l’Iran de développer une capacité nucléaire militaire.
Même si la diplomatie dispose encore d’une marge de manœuvre, les préparatifs militaires ne laissent aucun doute sur le fait que des options militaires restent sur la table.
Les menaces du président américain Donald Trump ne peuvent être prises qu'avec le plus grand sérieux, d'autant plus qu'elles s'inscrivent dans le contexte des vastes transformations régionales qui ont suivi l'agression sioniste suite au déluge d'Al-Aqsa du 7 octobre 2023. L'agression ne s'est pas limitée à la bande de Gaza, et ses répercussions se sont étendues aux pays de l'Axe de la Résistance.
J.H.
Le Cinéma Dar Kairouan accueille aujourd'hui ses premiers spectateurs
Par Imen Abderrahmani
Une salle de cinéma à Kairouan? Ce n'est jamais un poisson d'avril. Le Cinéma Dar Kairouan, une nouvelle salle qui vient enrichir l'infrastructure cinématographique nationale et dont les premières projections ont commencé aujourd'hui.
Située à la rue Khadraouine, à quelques mètres de la mosquée Okba Ibn Nafaâ, la salle "Cinéma Dar Kairouan" ouvre à partir d'aujourd'hui ses portails pour le grand public. Elle ouvrira ses portails devant tous les rêveurs, accueillant des générations de Kairouanais, assoiffés de cinéma.
Avec cette appellation qui résonne bien, en arabe ( et également dialecte tunisien) comme en français: le mot Dar en arabe signifie la maison avec toute sa charge sémantique et même émotionnelle alors qu'en français, il fait allusion à l'expression "d'art", Le Cinéma Dar Kairouan ne peut qu'être cet espace culturel d'échange libre, dans une ambiance familiale cool, autour d'un projet d'art, d'un film...
Venant comblant un vide, en l'absence d'une salle de cinéma, démarre aujourd'hui avec l'espoir de son équipe de la voir toujours rempli des spectateurs, surtout des jeunes.
Avec une capacité d'accueil de 120 sièges, la salle proposera quotidiennement deux séances de projections.
Propriété de Hamadi Miraoui, la salle qui é été créée en 2004 a été à l'époque réservée aux activités à vocation touristique, même les "films" qui ont projetés à l'époque ont été pour la promotion du tourisme et de l'artisanat de la région. Fermée depuis 2011, suite au déclin du tourisme et surtout avec le net recul du nombre des touristes qui visitent le Kairouan, la salle retrouve un nouveau souffle. Des travaux de rénovation et d'aménagement ont été effectués. Des climatiseurs ont été installés pour le confort du spectateur, de nouveaux sièges ont été placés et un coin café a été créé à l'entrée pour stimuler les échanges avant et après les projections.
Visions et ambitions
Après quatorze ans de fermeture, la salle a accueilli cet après-midi, à partir de 15h00, ses premiers spectateurs. "Le projet a émergé d’un constat. Bien que la salle existait déjà, elle n’était pas adaptée pour l'accueil d'un programme cinématographique. Alors, il a été crucial d'engager quelques travaux permettant à la salle d'organiser des projections, d'accueillir des invités et surtout reconquérir les publics jeunes à travers non seulement les films mais des projets cinématographiques éducatifs" nous a déclaré Samer Trifi, directeur artistique de la salle. Ayant à son actif de nombreuses expériences théâtrales, il veille aujourd'hui sur la programmation du Cinéma Dar Kairouan et sur ses projets futurs.
"Nous voulons intégrer l’éducation aux images dans la programmation cinématographique et nous travaillons, parallèlement aux projections, à l’élaboration d’un catalogue d’ateliers permettant à chacun de comprendre le processus de fabrication d’un film, d’une image, d’un son à travers les métiers du cinéma. Avec cette salle et ces ateliers de courte durée, notre objectif est de sensibiliser le public et notamment les plus jeunes à la création cinématographique et les inciter à créer", précise-t-il, soulignant que des accords de partenariat avec les Délégations régionale de l'Education, et de l'Enseignement supérieur seront signés pour pouvoir organiser des projections spéciales pour les écoliers et les lycéens comme pour les étudiants.
"Nous proposons le dimanche dans la matinée une projection d'un film pour enfant, et nous espérons pouvoir organiser bientôt des séances de projections scolaires" ambitionne Samer Trifi.
Au programme
Pour les films du démarrage, d'aujourd'hui, le choix s'est porté sur deux films qui ont connu cette année un grand succès: "Aïcha" de Mehdi Barsaoui (Tunisie) et "Seeking haven for Mr. Rambo" (Egypte) de Khaled Mansour. Primés dans plusieurs festivals, notamment les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) 2024, ces deux films feront certes le bonheur des spectateurs kairouanais. Pour la politique de programmation, le directeur artistique Samer Trifi nous a précisé que le film tunisien est prioritaire et que bientôt le film "Le pont" de Walid Mattar figurera dans la programmation. "Il y aura plusieurs genres de films. Il y aura des documentaires, il y aura des films commerciaux...Nous restons ouverts à toutes les propositions et également à l'écoute de notre public. Pour nous ce qui compte est de créer ou recréer la cinéphilie à Kairouan", ajoute-t-il.
I.A.















