Internet haut débit : Bientôt, les satellites au secours des exclus …
Par Hassan GHEDIRI
Beaucoup de foyers tunisiens restent exclus du haut débit parce que se trouvant dans les «zones blanches» non raccordées aux réseaux…
Malgré l’étendue des réseaux des trois opérateurs de télécommunications et le développement de la qualité des services d’internet fixe et mobile dopée par la fibre optique et tout récemment par l’introduction de la 5G, beaucoup de foyers tunisiens restent exclus du haut débit parce que se trouvant dans les «zones blanches» non raccordées aux réseaux. Pour remédier à cette fracture numérique, l’Etat semble avoir d’ores et déjà une piste privilégiée, en l’occurrence l’internet par satellite.
Après des tests effectués en 2023 dans trois zones situées à Tunis et Gabès durant lesquels avaient été expérimentés des équipements de réception satellitaire appartenant à SpaceX d’Elon Musk, les résultats ont été concluants et satisfaisants. C’est en effet ce qui a motivé le ministère chargé des Technologies de communication à passer à l’étape qui consiste à étudier les besoins et identifier les opportunités de l’introduction en Tunisie de cette technologie et son déploiement dans les zones urbaines non desservies par l’internet fixe et mobile. C’est ainsi qu’a été lancé début mars dernier un appel d’offres international par l’Instance nationale des télécommunications (INT) pour charger un cabinet de conseil de mener une étude sur l’éventuelle introduction des services d’accès à internet haut débit via satellite en Tunisie.
Selon le calendrier établi par l’INT, l’ouverture des plis a, normalement, eu lieu avant-hier. L’Instance n’a pas encore communiqué le nom de l’établissement retenu pour réaliser ladite étude d’opportunités d’introduction des services d’accès fixe à Internet très haut débit par satellite en Tunisie. Il faut noter que, jusqu’ici, la Tunisie ne dispose encore pas de réglementation pour régir le déploiement et l’exploitation de l’internet par satellite. Ainsi, il sera également question dans le cadre de la même étude de proposer un ensemble de dispositions qui définissent les conditions de déploiement et d’exploitation de l’internet satellitaire dans notre pays.
Disparités
D’après les statistiques de l’Instance nationale des télécommunications pour 2024, le taux de pénétration de l’internet en Tunisie a franchi la barre des 85 %, grâce à une couverture mobile largement répandue et une adoption progressive de la fibre optique. Toutefois, des disparités régionales persistent. Les zones rurales, notamment au nord-ouest et au sud du pays, présentent encore des taux d’accès à internet très inférieurs à la moyenne nationale. Dans ces régions, ni l’ADSL ni la 4G ne parviennent à offrir une connectivité stable et performante. En cause: des coûts de déploiement élevés pour les opérateurs et une rentabilité jugée trop faible.
Face à ces difficultés structurelles, l’internet par satellite s’impose comme une option prometteuse. Contrairement aux technologies classiques, il ne nécessite pas d’infrastructure physique lourde sur le terrain (câblage, antennes, relais), ce qui en fait une solution rapide et adaptée aux zones isolées. Des fournisseurs comme Starlink, Eutelsat ou encore OneWeb proposent déjà des services commerciaux dans plusieurs pays africains avec des performances comparables à celles du haut débit terrestre. Pour la Tunisie, miser sur le satellite permettrait non seulement de réduire les inégalités numériques entre les régions côtières et l’intérieur du pays, mais aussi d’ouvrir de nouvelles perspectives en facilitant par exemple l’intégration des écoles rurales aux futures programmes de modernisation de l’éducation ou bien pour mieux lutter contre les déserts médicaux. De plus, un meilleur accès à internet pourra encourager l’innovation locale, le télétravail et la formation en ligne, autant de leviers pour dynamiser les économies locales.
H.G.
Ligue 1: Le CA et l'ESS ,vainqueurs, mettent la pression sur les leaders
Par Jamel Belhassen
La première partie de la 26e journée à été assez animée cet après-midi dans les quatre stades. Le CA , vainqueur sans gros soucis à Metlaoui face à une Etoile locale étrangement passive. Ali Youssef puis Ait Malek ont inscrit les buts clubistes de la tête dans une défense adverse figée avant de voir Bouassida réduire le score à la 67e. A Sousse , l'Etoile a vite fait de prendre une avance de deux buts par Abdrrazek auteur d'un but contre don camp. En seconde periode, Yacoubi a réduit le score d'un tir puissant et a même failli égaliser en fin de match. Grâce à ces deux victoires, Clubistes et Étoilés restent dans le sillage des leaders, l'EST et l'USM qui jouent demain. Au Bardo, le Stade Tunisien et le CSSfaxien ont fait match nul (1-1). Ce fut la rencontre des penalties. Sakouhi a marqué le sien pour le CSS , Ayadi en a fait de même, à la avant de voir Aifi rater la sentence en fin de match. Son tir ayant été arrêté par Dahmen. Enfin, à Gabes, les locaux ont remporté trois points précieux face à l'ESZarzis ( 2-0). Les buts étaient inscrits par Beji et Mansour. La suite de la journée aura lieu, demain, dimanche.
J.B.
Suspension de Blaili : l'Espérance interjette appel et suspend toute relation avec la LNFP
Réagissant à la décision de la LNFP de suspendre son joueur Youssef Blaili pour deux matches, L'Espérance a fait appel et de ladite décision et a invité la commission d'appel à se réunir au cours de la semaine prochaine autrement dit avant le derby de dimanche 20 avril. En parallèle, l'administration du club Sang et Or a décider de suspendre toute relation avec la Ligue Nationale de Football Professionnel tout en demandant une réunion urgente avec le Bureau Fédéral de la FTF.
J.B.
Gabès Cinéma Fen, c’est bientôt
Plus qu’un simple festival avec un catalogue de projections, Gabès Cinéma Fen est un espace d’exploration de nouvelles possibilités artistiques et esthétiques, d’encouragement des jeunes talents, d’appui des projets et surtout d’engagement artistique et écologique.
La 7ème édition qui aura lieu du 26 avril au 1er mai ne déroge pas à la règle. Elle sera comme toujours une tribune d’expression libre et un cadre pour dynamiser la ville et contester la pollution et ce à travers tant d’initiatives, notamment les projections de la section Terre qui se dérouleront, comme le veut la tradition, dans l’un des oasis de Gabès. Edition non-compétitive dont la programmation sera dévoilée dans quelques jours, Gabès Cinéma Fen vient d’annoncer la composition de son comité directeur, promettant tant de nouveautés et de belles surprises surtout pour la section « K OFF », dédiée aux artistes émergents tunisiens dans l’art vidéo. Des films qui ont marqué le cinéma arabe et mondial seront également sur le catalogue de cette 7ème édition, placée sous le thème de l’art et de l’engagement.
I.A.
Le programme « Territoires créatifs », aujourd’hui à Nabeul et le 16 avril à Kairouan
Sous l’égide du ministère des affaires culturelles, le Centre international de Tunis pour l’économie culturelle numérique (TICDCE) a annoncé le démarrage du programme « Territoires créatifs : implémentation des hubs créatifs dans les régions », soutenu par l’UNESCO. Ce programme cible trois gouvernorats pilotes et a commencé hier, le 11 avril, à Jendouba pour se poursuivre aujourd’hui à Nabeul et le 16 avril à Kairouan.
Organisé en partenariat avec la Direction générale de l’action culturelle (DGAC) et en collaboration avec les délégations régionales des affaires culturelles de Jendouba, Nabeul et Kairouan, ce projet, porté par le TICDCE, a été retenu dans le cadre du programme de contribution de l’UNESCO aux activités des Etats membres pour la période 2024-2025.
Le TICDCE, envisage à travers cette initiative, de renforcer sa mission en apportant un soutien continu aux acteurs locaux par la mise en place de hubs créatifs régionaux, dans le but de favoriser le développement de l’industrie créative, d’encourager l’innovation et la collaboration, et de renforcer la cohésion sociale et culturelle.
La Télévision tunisienne remporte le prix du meilleur documentaire au projet euro-arabe Inter-Rives 10
L’Etablissement de la télévision tunisienne a remporté le prix du meilleur documentaire à la 10ème édition du projet de coopération euro-arabe «Inter-Rives», organisé par l’Union des radiodiffusions des Etats arabes (Asbu) et la Conférence Permanente de l’Audiovisuel Méditerranéen (COPEAM).
Ce prix de la meilleure la production documentaire a été attribué à «Kinaou Alhayet» (littéralement le Masque de la vie) de Fadia Ben Henda, ex-aequo avec un documentaire espagnol.
Il s’agit de la deuxième distinction pour la Télévision nationale au projet « Inter-Rives », après celle de 2016 pour le documentaire «Babour» également réalisé par Fadia Ben Henda.
Treize documentaires, produits par autant de télévisions partenaires, étaient en lice pour la dixième édition d’Inter-Rives ayant sous thème « Le pouvoir de l’art : la créativité pour le changement ».
« Inter-Rives 10 » a pour objectif de mettre en lumière des histoires puissantes d’artistes de la région méditerranéenne, qui utilisent leur créativité pour remettre en cause les stéréotypes et favoriser un changement positif, en abordant importants sujets tels que l’égalité des genres, l’inclusion des minorités, la protection de l’environnement et l’autonomisation des jeunes, peut-on lire sur le site de la Copeam.
Editorial : Dur retour à la réalité …
Par Chokri BACCOUCHE
Décidément, Donald Trump aime jouer avec les nerfs des partenaires commerciaux des Etats-Unis. Après avoir bouleversé l’ordre économique mondial sous prétexte de protéger les consommateurs américains et l’industrie de son pays, le président américain a opéré en effet un coup de théâtre inespéré, mercredi soir, en suspendant pour 90 jours les surtaxes entrées en application quelques heures plus tôt à l’encontre d’une soixantaine de pays à l’exception de la Chine. Les droits de douane imposés aux produits chinois ont été même relevés par le locataire de la Maison Blanche à 125% contre 104% la veille, de quoi donner un coup de fouet à la guerre commerciale qui fait rage depuis quelque temps entre les deux superpuissances. Pourquoi Donald Trump a-t-il fait volte face et viré de bord après avoir ébranlé les marchés et mis sens dessus-dessous le monde des affaires? S’agit-il d’un revirement improvisé pour prémunir l’économie américaine des effets pervers de cette surtaxation douanière, une stratégie calculée ou un simple réflexe de survie politique à l’approche des élections de mi-mandat? Le président américain justifie ce changement de cap par le fait qu’il fallait «être flexible». Il a aussi indiqué que cette pause fait suite à «l’appel du cœur» lancé par plus de 75 pays qui ont exprimé leur «volonté de négocier» sur une partie des droits de douane réciproques. Certains de ses proches ont même tenté d’expliquer qu’il s’agissait du plan qu’il avait prévu initialement dont l’objectif principal visait à isoler la Chine, considérée par Washington comme la plus grande menace pour le leadership américain dans le monde.
On imagine mal que Donald Trump, un dirigeant égocentrique et très peu porté sur les appels du cœur comme l’atteste d’ailleurs sa position inique et complice concernant la tragédie palestinienne dans les territoires occupés, ait décidé de suspendre son offensive protectionniste pour les motifs évoqués. Un retour à la réalité semble être en effet la véritable raison qui a poussé le président américain à faire marche arrière. Dans les faits, la décision de surtaxer les droits douaniers a non seulement désemparé les marchés boursiers mais également généré une hausse très importante du taux d’intérêts sur les obligations américaines. Pis encore, elle a fait planer ces derniers jours le spectre d’une sévère récession avec une augmentation sensible de l’inflation dans un pays où le coût de la vie atteint déjà des sommets et où le chômage augmente considérablement.
A cela s’ajoute la défiance croissante des Américains envers leur imprévisible président, comme le confirment les derniers sondages. Les manifestations qui ont eu lieu ces derniers jours dans de nombreuses villes américaines sont d’ailleurs un signe qui ne trompe pas sur le mécontentement des citoyens américains qui redoutent de devoir subir les dommages collatéraux de cette guerre commerciale planétaire. Donald Trump a tenu, de toute évidence, à ménager cet électorat de peur de perdre les élections de mi-mandat.
Une trêve de 90 jours a été décrétée donc mais la situation reste incertaine et le suspense garde toute son intensité. D’ici la fin de cet intermède, beaucoup de choses pourraient changer dans le bon comme dans le mauvais sens. Tout dépend en fait de l’issue des négociations qui vont avoir lieu entre les dirigeants américains et leurs homologues des autres pays. Ce qui est sûr en revanche, c’est que ces tractations s’annoncent âpres et dures dans la mesure où les Américains seront logiquement tentés de faire le moins de concessions possibles afin de préserver leurs intérêts et redresser la barre de leur économie qui accuse actuellement un déficit abyssal.
Le revirement de Donald Trump va laisser, en tout état de cause, des séquelles irréversibles sur le climat des affaires entre le pays de l’oncle Sam et le reste du monde, et pour cause ! De nombreux observateurs avertis s’accordent en effet à penser que la confiance est brisée vis-à-vis des Etats-Unis, et ce, quelle que soit l’issue des négociations qui vont avoir lieu dans les mois à venir. La stratégie assez vicieuse de Trump, prétendument prévue depuis longtemps, a rendu en effet l’Amérique moins sûre comme par le passé aux yeux des chefs d’entreprise et des investisseurs. Comme quoi l’ordre irréfléchi et le contre-ordre qui s’en suit illico donnent inévitablement le… désordre. Une sorte d’un douloureux retour de manivelle ou un mouvement de boomerang qui revient à la face de l’envoyeur. En voulant jouer au plus malin, comme diraient les mauvaises langues, Trump s’est en fait mis à dos bon nombre de partenaires commerciaux de son pays qui sont déjà à pied d’œuvre pour mettre au point de nouvelles stratégies et sceller de nouvelles alliances afin de prémunir leurs économies contre les sautes d’humeur du président américain.
Tout ceci sur fond d’une guerre commerciale ouvertement déclarée entre les Etats-Unis et la Chine et dont les dégâts pourraient se répercuter aux quatre coins de la planète. Après un séisme de forte magnitude, on le sait, il faut toujours redouter la lame de fond d’un tsunami potentiellement dévastateur…
C.B.
Deux matches de suspension pour Youssef Blaili
La Ligue Nationale de Football Professionnel a décidé aujourd'hui de suspendre l'attaquant de l'Espérance pour deux matches assortis d'une amende de cinq mille dinars et ce pour un geste anti-sportif lors du match JSO-EST. Seulement, le club Sang et Or n'a pas manqué d'exprimer depuis ce matin son indignation de voir la dite LNFP refuser la présence au cours de la réunion des avocats du joueur, ce qui est contraire aux règlements sans oublier que plusieurs autres gestes du même genre ont été constatés cette saison sur les différents terrains de notre championnat et notamment au cours du même match quand un joueur de la JSO a commis la même faute reprise par la télévision tunisienne. Voilà un autre dossier qui vient s'ajouter à la triste liste de la FTF, de la LNFP et de la Commission d'appel. Le résultat: des protestations de toutes parts et une colère générale. A quand la fin de cette gestion à la tête du client et ces décisions prises au vote?
J.B.
Fluctuation des cours du pétrole sur fond de la guerre commerciale américaine : Ce que la Tunisie pourrait très probablement gagner…
Par Hassan GHEDIRI
Reprenant son souffle après avoir atteint son niveau le plus bas depuis quatre ans, le prix du pétrole continuera à évoluer dans une incertitude qui semble paradoxalement profiter à la Tunisie.
La volte-face, complètement inattendue, opérée mercredi soir par le président américain sur les droits de douane imposés au reste du monde, à l’exception de la Chine, a eu un effet d’apaisement spectaculaire dans les bourses mondiales qui ont vu leurs indices s’envoler, hier. Donald Trump, qui a décidé la suspension pendant 90 jours des taxes sur plus d’une soixantaine de pays qui n’ont pas riposté à son offensive douanière, a fait retomber la pression sur les marchés internationaux qui s’est notamment manifestée par une remontée du prix du baril après une chute qui a duré plusieurs semaines.
Ce «cessez-le-feu» jusque-là improbable ne met toutefois pas fin à la guerre commerciale déclarée par les Etats-Unis d’Amérique, puisque la Chine, deuxième puissance économique mondiale et principale rivale, ne sera pas amnistiée et continuera à écoper d’une sanction douanière de 125%. Beaucoup d’observateurs dans le monde croient en effet que l’escalade de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine fait augmenter le risque de récession mondiale. Même si le prix du pétrole a montré des signes de décollage en remontant doucement la pente quelques heures après l’annonce de la pause tarifaire américaine, les analystes voient que les tensions se maintiennent et font assombrir les perspectives de la demande mondiale de l’or noir. Les prix du baril Brent, qui sont descendus sous les 60 dollars (58,90 dollars), avant-hier 9 avril 2025, pour la première fois depuis 2021 se sont redressés, momentanément après la volte-face de Trump en s’approchant des 66 dollars avant de fléchir une seconde fois pour se situer au-dessus de 64 dollars, hier.
Scénarios
Le gouvernement tunisien a établi son budget 2025 sur la base d’un prix du baril de pétrole estimé à 77,4 dollars. Toutefois, le cours actuel de l’or noir oscille entre 55 et 65 dollars, avec une moyenne autour de 60 dollars. Cette différence de prix représente une opportunité significative pour les finances publiques tunisiennes, notamment en matière de charges de compensation des produits pétroliers importés, qui sont directement liées aux cours mondiaux du pétrole. En effet, chaque dollar en moins sur le prix du baril permettrait une économie estimée à 140 millions de dinars tunisiens. Ainsi, si le prix moyen se maintient à 60 dollars, la Tunisie pourrait économiser environ 2,44 milliards de dinars par rapport aux prévisions initiales. Dans un scénario encore plus favorable, où le prix tomberait à 55 dollars, l’économie pourrait atteindre près de 3,14 milliards de dinars. Ces marges budgétaires pourraient offrir un répit au budget de l’État et être redirigées vers d’autres priorités économiques et sociales.
Avec les grandes difficultés que rencontre la Tunisie pour accéder à des financements extérieurs nécessaires pour combler ses déficits, les vents qui soufflent sur les marchés du pétrole semblent être favorables à notre économie parce ce que, comme le pensent beaucoup d’observateurs, la guerre commerciale est loin d’être terminée. Dans la foulée, une baisse des prix du pétrole ne peut être qu’une bonne chose pour notre pays et apportera une grande bouffée d’oxygène pour le budget de l’Etat, surtout si cette tendance venait à se consolider dans les prochaines semaines. Réaliser des économies sur les dépenses pouvant dépasser les 3 milliards de dinars c’est comme obtenir un don d’environ 1 milliard de dollars.
La stabilité des prix mondiaux du pétrole dans leur fourchette actuelle contribuerait également à rationaliser les prix de l’énergie sur le marché local, ce qui ne manquera pas de consolider la tendance baissière de l’inflation. En même temps, cela pourrait inciter la Banque centrale à assouplir davantage sa politique monétaire en réduisant, éventuellement son taux directeur, ce qui est de nature à dynamiser l’investissement et redémarrer la croissance.
H.G.
Ligue 1- Programme de la 26e journée : Un arbitre irakien pour UST-USM
La Ligue Nationale de Football a rendu public le programme de la 26e journée de la Ligue 1 programmée pour ce week end. De son côté la Commission Nationale d'arbitrage a désigné un arbitre irakien pour le match USTataouine-USMonastir. Voici en détails le programme de samedi et dimanche.
Samedi 12 avril
ST -CSS ( Huis clos) arbitre: Boulares
ESS- USBG : Melki
ASG -ESZ : Selmi
ESM- CA Hosni
Dimanche 13 avril
EST -EGSG : Ben Ishak
ASS -OB: abdellaoui
CAB -JSO : Neili
UST- USM: Zayed Thameur ( Irak)
N.B: le coup d'envoi de tous les matches sera donné à 14h30
J.B.
Bouleversements géopolitiques et commerciaux : Que peut faire la Tunisie pour protéger ses intérêts?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Alors que le monde est bouleversé par des changements géopolitiques, que peut faire un pays comme le nôtre pour protéger ses intérêts?
Depuis son retour à la Maison blanche au mois de janvier dernier, le président américain, Donald Trump, a bien tenu ses promesses électorales, notamment son slogan de campagne «L’Amérique d’abord-America First». Il a réduit l’aide étrangère, pris des mesures sévères en matière d’immigration, mis fin aux programmes de promotion de la diversité et introduit une série de droits de douane sur les voitures, l’aluminium, l’acier et les produits en provenance du Canada, du Mexique et de la Chine, entre autres mesures. Il a entamé des pourparlers visant à mettre fin à la guerre en Ukraine et a même suggéré que les États-Unis pourraient acheter Gaza, commentait Luis Barrucho l’autre jour sur BBC ce début du deuxième mandat de Trump. Et même s’il a renoncé aux mesures douanières prises à l’encontre de certains pays, rien n’indique que le monde est à l’abri d’un profond bouleversement géopolitique. De fait, comment un pays comme la Tunisie peut résister à cette vague et protéger ses intérêts?
Ils sont nombreux les analystes à donner leur avis depuis l’entame de la tempête tarifaire «Trumpienne». Pour l’historien, économiste et spécialiste des relations internationales, Mohamed Sassi: «Alors que les équilibres mondiaux vacillent, la Tunisie contemporaine se retrouve face à un dilemme existentiel». Dans une analyse publiée sur le site de Leaders, le spécialiste estime, en effet, que «le constat est sans appel. A l’horizon se profilent trois tempêtes majeures, à savoir le déclin relatif de l’Europe, partenaire historique empêtré dans ses contradictions, l’émergence de nouvelles puissances aux ambitions décomplexées (Chine, OCS, BRICS) et la fragmentation persistante de son environnement maghrébin et africain». Et d’ajouter: «Pourtant, derrière ces défis se cachent aussi d’immenses opportunités. La Tunisie se trouve à un carrefour décisif où elle doit articuler avec finesse plusieurs impératifs, notamment préserver sa souveraineté économique tout en approfondissant son ancrage régional et diversifier ses partenariats sans sacrifier ses intérêts nationaux». Sur ce, quelle stratégie faut-il adopter?
Opportunités …
Pour l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi: «L’économie doit passer avant tout autre considération. Au fait, notre politique étrangère doit être au service de l’économie nationale. C’est, d’ailleurs, l’approche du président américain, Donald Trump, qui fait tout pour rendre plus puissante l’économie américaine». Justement, lors d’une conférence organisée au mois de février dernier par l’Institut arabe des chefs d’entreprise, les intervenants ont conclu que «la réélection de Donald Trump en 2024, avec la poursuite de la doctrine “America First”, pourrait avoir des répercussions significatives sur l’économie mondiale, notamment en raison de son approche protectionniste, de ses réformes fiscales et de sa stratégie monétaire agressive. Pour la Tunisie, ces politiques pourraient engendrer à la fois des défis et des opportunités, nécessitant une analyse approfondie et des mesures adaptées pour en anticiper les effets. D’une part, la hausse du dollar, l’augmentation des droits de douane et la baisse de l’aide internationale peuvent fragiliser son économie. D’autre part, ces changements pourraient inciter la Tunisie à diversifier ses partenariats économiques et à renforcer sa production locale».
Pour l’analyste Mohamed Salah Jennadi: «La politique du président Kais Saied va, également, dans ce sens puisqu’elle œuvre à protéger la souveraineté nationale tout en variant les partenaires économiques. Bien que la Tunisie refuse l’ingérence dans les affaires d’un autre Etat, elle n’accepte en aucun cas que quiconque s’immisce dans ses affaires internes. La Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain, et la souveraineté appartient exclusivement au peuple tunisien».
M.B.S.M.
Pôle antiterrorisme : Onze ressortissants russes relâchés faute de preuves
Le juge d’instruction près le pôle judiciaire antiterrorisme à Tunis a ordonné, jeudi 10 avril 2025, la libération de onze ressortissants russes - dont une femme - arrêtés en février dernier dans la région de Haïdra (gouvernorat de Kasserine), selon le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme, Mustapha Abdelkebir.
Les charges qui pesaient contre eux, dans une affaire de suspicion de terrorisme, ont été levées faute d’éléments probants. Ces individus avaient été interpellés par la Garde nationale dans une zone sécurisée relevant du ministère de la Défense, connue pour abriter des infrastructures sensibles.
Lors de l’arrestation, du matériel de tournage vidéo professionnel a été saisi. Les autorités tunisiennes avaient alors exprimé des doutes quant à la nature touristique de la visite. Des expertises techniques et scientifiques ont été ordonnées dans le cadre de l’enquête.
Après leur analyse, le juge a conclu à l’absence de tout lien avec une activité terroriste. Le dossier a été transmis au tribunal de première instance de Kasserine pour les suites juridiques éventuelles.
Ligue 1 : Un arbitre étranger pour le derby CA - EST
Jamel Himoudi, superviseur général du secteur de l'arbitrage a révélé, dans une déclaration à une radio privée, ce jeudi, qu'un arbitre étranger dirigera le derby de la Capitale qui opposera le Club africain à l'Espérance sportive de Tunis.
Voilà, la FTF a fait venir un patron étranger pour l’arbitrage, qui a fait appel, lui aussi, à des arbitres étrangers, comme l’ont souvent fait ceux qui l’ont précédé à ce poste, ce qui prouve que rien n’a changé dans ce département !
A noter que le match, comptant pour la 27e journée du championnat de la Ligue 1, aura lieu le 20 avril courant, en attendant d'annoncer l'heure du coup d'envoi.
K.Z.
Tunisie- USA : démarches diplomatiques pour réviser les droits de douane américains
Des efforts diplomatiques sont actuellement déployés en vue d’examiner avec la partie américaine la possibilité de réviser les nouveaux droits de douane américains imposés à la Tunisie, a déclaré, jeudi 10 avril, l’ambassadrice de la République tunisienne à Washington, Hanen Tajouri, ajoutant que les Etats-Unis demeurent un partenaire « important » et un « marché porteur » pour les exportations tunisiennes.
Il y a lieu de rappeler qu’en début du mois d’avril courant, l’administration Trump avait décidé d’imposer des droits de douane de 28% sur les marchandises importées de la Tunisie.
L’ambassadrice s’exprimait lors d’une réunion élargie par visioconférence tenue avec le ministre du Commerce et du Développement des Investissements, Samir Abid, des représentants des ministères concernés ainsi que de la chambre américaine du commerce et de l’industrie, de l’Utica et consacrée à l’examen des répercussions des mesures tarifaires imposées par les Etats-Unis sur les exportations tunisiennes. Lors de cette réunion, le ministre a insisté sur l’importance d’identifier les impacts de ces mesures sur les échanges commerciaux entre les deux pays et leurs effets sur la balance commerciale.
Il a, par ailleurs, appelé les secteurs public et privé à conjuguer les efforts afin de préserver le positionnement des exportations tunisiennes sur le marché américain, évoquant l’huile d’olive, l’artisanat, les dattes et les industries mécaniques.
Le Ciné-club de Tunis proposera, demain, au Rio, « Fanon » de Jean-Claude Barny
Un autre nouveau film abordant le parcours de Frantz Fanon vient de faire sa sortie en Tunisie. Après le film algérien d’Abdenour Zahzah, le public le point de vue du réalisateur français Jean-Claude Barny. La projection que propose demain, le Ciné-club de Tunis, à 18h00, au cinéma « Le Rio » sera suivie d’un débat, en présence de l’équipe du film.Frantz Fanon, un psychiatre français originaire de la Martinique vient d’être nommé chef de service à l’hôpital psychiatrique de Blida en Algérie. Ses méthodes contrastent avec celles des autres médecins dans un contexte de colonisation. Un biopic au cœur de la guerre d’Algérie où se livre un combat au nom de l’Humanité. Il est à rappeler que le film a été tourné en Tunisie.















