Festival de la Chanson Tunisienne : Qui seront les heureux lauréats ?
Le rideau tombe ce soir, au Théâtre de l’Opéra sur la 23ème édition du Festival de la chanson tunisienne. Pour la 2ème soirée des compétitions, celle d’hier, le lundi 10 mars, le public a eu droit à un nouveau bouquet de chansons et de compositions.
Toujours sous la direction de Youssef Belhani, l’Orchestre national de musique a accompagné les différents candidats et les compositions instrumentales au programme de cette troisième journée du festival, soirée animée également par Sami Bennour, comme c’est le cas de la 1ère soirée des compétitions.
Avec « maâzoufa » de BahaEddine Ben Fadhl intitulée « Ach-Chawq », la soirée a été lancée. Les artistes se sont succédé sur scène, avec l’espoir d’être ce soir parmi les heureuts lauréats de l’édition. Ghada Lejmi a présenté « La tloumouni », paroles de Lotfi Kammoun, composition de Wajdi Alila et arrangement de Marouen Hajlaoui.
La jeune Douaâ Feriani a choisi d’interpréter l’un des grands succès d’Ali Riahi, « Yalli dhalemni » présenté dans un nouvel arrangement très subtil, et cela, dans le cadre de la compétition de l’interprétation individuelle.
Seïf Tebbini a interprété « Twahachtek », chanson qu’il a écrite et composée avec un arrangement de Mounir Ghadhab, suivi par Molka Maâroufi qui a présenté « Assafir jenna » dont elle est la compositrice d’après les paroles de Hassen Raed et l’arrangement de Safouène Hammouda.
Mohamed Chalghmi a chanté « Hobbek zad », écrite par Habib Mahnouch et composée par Zied Gharsa, cédant la scène à Hlel Ben Amor qui a présenté une œuvre instrumentale intitulée « Chakia ». Revenons à la compétition de l’interprétation individuelle, Mohamed Amine Bakir a interprété l’une des célèbres chansons de Feu Youssef Témimi « Ana jitek ya rammen ».
Sur le catalogue des compositions instrumentales, l’assistance ont découvert « Ordhouh bel mharem » de Mourad Chérif, « Khalass » de Hatem Frikha qui a été accompagné à cette occasion pour son qanun et « Zika » de Walid Soussi, arrangée par Seifeddine Nqira. S’agissant de la compétition des chansons, Semia Ben Youssef a interprété « Bayaâ el-yasmine », écrite par Hichem Ouertani et composée par Ridha Chmak et Hassen Saâda a chanté « Ghram », écrite et composée par Kamel Taghoutiet arrangée par Riadh Bedoui.
Invitée d’honneur de cette 3ème soirée du festival, la 2ème des compétitions, Nawel Ghachem a interprété ses célèbres succès comme « Ibaâd », « Massakine », « Oueldi » et un cocktail formé des « Hobbi kil qamar », « Ayni yalala », « Rajit »
Comme pour la 1ère soirée des compétitions, le public a été invité à voter pour le candidat de son choix dans le box réservé à cet effet dans le hall du Théâtre de l’Opéra, en attendant la proclamation des lauréats, ce soir.
Désaffection grandissante des élèves pour les études scientifiques : L’urgence d’enrayer une «désertification galopante»…
Par Hassan GHEDIRI
Moteurs de croissance, les secteurs de la technologie et de l’ingénierie en Tunisie ne sont pas seulement pénalisés par la fuite des cerveaux, mais également par la «désertification» accélérée des filières scientifiques…
Dans le livre blanc consacré au système de formation d’ingénieurs en Tunisie, rendu public au début de la semaine, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique s’attarde sur le rythme et les caractéristiques de l’évolution de l’effectif des bacheliers au cours de ces dernières années. L’orientation scolaire fait ainsi état d’une régression alarmante du nombre d’élèves qui optent pour la section mathématiques (environ 6% des élèves inscrits en classe terminale du cycle secondaire de l’année 2022/2023). Le nombre de bacheliers dans la section Economie-Gestion continue quant à lui à augmenter pour représenter aujourd’hui plus de 33% de l’effectif global des bacheliers en Tunisie. Combiné avec la section Sciences-Informatiques, ce taux dépasse les 40%. Le livre blanc épingle, d’autre part, un déséquilibre régional flagrant en ce qui concerne le nombre et la qualité de formation des bacheliers. Une situation qui explique le nombre grandissant des candidats présentant des lacunes les empêchant d’intégrer une formation et une carrière d’ingénieur.
En effet, le ministère de l’Enseignement supérieur reconnaît que le système éducatif tunisien peine à promouvoir les filières scientifiques. Cette situation est d’autant plus préoccupante que les STEM sont considérées comme des piliers essentiels pour le développement économique et technologique d’un pays. Or, la baisse du nombre d’élèves choisissant les sections scientifiques reflète non seulement un manque d’intérêt pour ces disciplines, mais aussi un déficit dans la qualité de l’enseignement dispensé. Ces difficultés compromettent leur réussite dans des formations exigeantes et limitent leurs perspectives de carrière dans des domaines pourtant cruciaux pour l’avenir du pays.
La désaffection pour les filières scientifiques et les lacunes dans la formation des bacheliers ont des répercussions directes sur l’économie tunisienne. Les secteurs de la technologie, de l’ingénierie et de l’innovation, qui sont des moteurs de croissance dans un monde de plus en plus numérisé, risquent de souffrir de cette pénurie de compétences. De plus, la Tunisie, qui aspire à se positionner comme un hub régional pour les industries high-tech, pourrait voir ses ambitions compromises si elle ne parvient pas à former une nouvelle génération d’ingénieurs et de scientifiques compétents.
Face à cette situation, il est impératif d’adopter des mesures concrètes pour remédier aux dysfonctionnements actuels et inverser la tendance. Le système éducatif tunisien doit repenser sa pédagogie afin de rendre les sciences plus attractives et accessibles. La réforme de l’éducation, qui tarde à dévoiler ses orientations majeures, doit obligatoirement intégrer des méthodes d’enseignement modernes, basées sur l’expérimentation, l’innovation et la collaboration. La revalorisation des filières scientifiques passe par une refonte intégrale de méthodologies d’initiation et d’apprentissage à travers l’introduction de projets scientifiques et technologiques dès le collège et le lycée, ce qui est de nature à susciter l’intérêt des élèves pour ces domaines.
Pour pallier le manque d’infrastructures et de ressources, le ministère pourrait encourager des partenariats avec des entreprises technologiques et des universités internationales. Ces collaborations permettraient aux élèves d’accéder à des équipements modernes, de bénéficier de programmes d’échange et de stages, et d’avoir un aperçu concret des exigences du marché du travail dans le domaine scientifique et technologique. Pour la Tunisie, il y va de son avenir économique et technologique. Seule une réforme ambitieuse et une révision en profondeur des priorités éducatives garantiront l’insertion de la Tunisie dans la dynamique des progrès scientifiques et technologiques qui bouleversent le monde.
H.G.
La médina de Tunis autrement, du 19 au 23 mars, avec le TICDCE
La 3ème édition de « Biben El Medina », ce rendez-vous ramadanesque proposant un voyage culturel interactif qui allie patrimoine et technologie, aura lieu du 19 au 23 mars 2025, de 21h00 à minuit, avec la place de la Kasbah comme point de départ.
Après deux expériences, le TICDCE (Centre international de Tunis pour l’économie culturelle numérique), renouvelle l’aventure, transformant la médina historique de Tunis en un lieu immersif grâce aux technologies de réalité virtuelle (VR), réalité augmentée (AR) et réalité mixte (MR). Ces technologies offriront un nouveau regard numérique sur les monuments historiques, avec des spectacles interactifs et des projections lumineuses sur les portes de la médina.
Les visiteurs auront l’occasion de découvrir des expériences numériques innovantes créées par de jeunes entrepreneurs, ainsi qu’un marché numérique qui met en valeur le patrimoine culturel. Des ateliers interactifs et des spectacles pour enfants compléteront ce programme riche et varié.
Organisées en collaboration notamment avec l’Institut national du patrimoine (INP) et la direction générale des Arts scéniques et des Arts audio visuels, ces quatre soirées nocturnes au cœur de la médina de Tunis offrent une occasion unique d’explorer la médina d’une manière immersive.
Le Quotidien avec TAP
Centre culturel international de Hammamet : les rendez-vous « Au clair de la lune »
Huit soirées rythmeront le programme des nuits ramadanesques du Centre culturel international de Hammamet, « Au clair de la lune », prévues du 13 au 21 mars au CCIH -Maison de la Méditerranée pour la Culture et les Arts.
Cette édition revêt une empreinte particulière, mettant en lumière le conte populaire et ses ramifications, non pas comme une simple fable imaginaire, mais comme un récit inspiré d'événements historiques, façonné par le temps et remodelé par les générations à travers la narration, la chanson et la scène, expliquent les organisateurs dans les notes de présentation du programme, publiées sur la page facebook du Centre. « Les contes ne sont pas seulement racontés pour distraire, mais pour redécouvrir l'histoire sous sa forme populaire, où la mémoire artistique se mêle aux récits qui continuent de vibrer dans la conscience collective », ajoute la même source.
Le programme des soirées (21H00):
-Le 13 mars 2025 : « Outour Hammamet » (Parfums de Hammamet) avec la formation musicale de Badiaa Turki et « Récits méditerranéens » avec l’historien Abdessattar
Amamou
-Le 14 mars 2025 : Spectacle « Zamen al-wasl » de l’artiste Rawdha Abdallah
- Le 16 mars 2025 : « Mosaïque andalouse » avec le chanteur Sofien Zaidi
- Le 17 mars 2025 : Spectacle « La Princesse Wannesa » de l’actrice et femme de théâtre Zahira Ben Ammar
- Le 18 mars 2025 : Spectacle aux couleurs du soufisme avec le chanteur Mohamed Ali Chebil
- Le 19 mars 2025 : « Ya Khil Salem » avec la chanteuse et comédienne Lobna Noomen
- Le 20 mars 2025 : « Ya Zahra Fi Khayali » avec la chanteuse Nawel Ben Salah
- Le 21 mars 2025 : Spectacle « Comme au bon vieux temps » avec la jeune Lina Ben Ali
Justice : 34 ans de prison pour le créateur de sites électroniques incitant au meurtre
La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires terroristes du Tribunal de première instance de Tunis a infligé une peine de 34 ans de prison à une personne qui a créé des sites électroniques pour diffuser des rumeurs portant préjudice à la sécurité publique et de l’État.
On croit savoir que la personne en question a été inculpée pour "avoir fourni des renseignements à un groupe terroriste", "incité au meurtre" et "offense au président de la république".
Selon l’UNICEF : Douze millions de filles mineures mariées chaque année dans le monde
Aujourd'hui dans le monde, une fille sur cinq est mariée avant ses 18 ans, selon l'Unicef. Si ce chiffre est en baisse depuis 25 ans, à ce rythme, il faudra attendre 300 ans pour éliminer totalement le mariage des enfants, déplore l'agence onusienne.
"Nous avons sans aucun doute fait des progrès dans l'abandon de la pratique du mariage des enfants, particulièrement ces dix dernières années. Mais ces progrès ne sont pas suffisants", estime Claudia Cappa, principale auteure du rapport de l'UNICEF publié en mai 2023.
Selon les estimations de l'organisation, 640 millions de filles et de femmes d'aujourd'hui se sont mariées alors qu'elles avaient moins de 18 ans. Toutefois, ces 25 dernières années, 68 millions de ces mariages ont pu être évités. En 1997, 25% des jeunes femmes âgées de 20 à 24 ans avaient été mariées avant 18 ans, 23% en 2012, 19% en 2022.
"À ce rythme, nous devrions attendre 300 ans pour éliminer le mariage des enfants", a commenté l'autrice du rapport, notant que ces mariages concernent en majorité les filles de 12 à 17 ans.
Au rythme actuel, le nombre de mariages de filles devrait toujours dépasser 9 millions par an en 2030 (contre environ 12 millions aujourd'hui), selon l'Unicef, qui estime qu'une baisse près de 20 fois plus rapide est nécessaire pour atteindre l'objectif d'éliminer cette pratique d'ici la fin de la décennie.
L'agence craint en outre que la convergence de la pandémie de Covid-19, des conflits et des impacts grandissants du changement climatique "n'inversent des progrès durement accomplis". Le Covid-19 pourrait ainsi être responsable entre 2020 et 2030 de 10 millions de mariages de mineures supplémentaires.
"Le monde est envahi par des crises qui s'ajoutent à d'autres crises, détruisant les espoirs et les rêves d'enfants vulnérables, particulièrement les filles qui devraient être des élèves et pas des mariées", a commenté la patronne de l'Unicef Catherine Russell. Des crises "qui forcent des familles à chercher un faux sentiment de sécurité" en mariant leurs filles.
Géographiquement, l'Asie du Sud-Est le moteur de la baisse des mariages des filles. La région compte malgré tout encore environ 45% des 640 millions de femmes mariées avant 18 ans. L'Inde, à elle seule, représente un tiers.
L'Unicef s'inquiète particulièrement de la situation en Afrique sub-saharienne, notamment le Nigéria, région où les filles ont désormais le plus de risque d'être mariées avant leur 18e anniversaire. Avec la croissance de la population, le nombre de très jeunes mariées devrait y augmenter de 10% d'ici 2030.
L’hémorragie continue : Près de la moitié des ingénieurs ont quitté le pays !
Selon Kamel Sahnoun, le président de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, 39 mille ingénieurs tunisiens ont quitté le pays sur un total de 90 mille ingénieurs inscrits auprès du Conseil de l'Ordre des ingénieurs.
Il a ajouté, lors d'une audition parlementaire, dont le contenu se trouve dans un rapport de la Commission de l'Éducation, de la Formation Professionnelle et de la Recherche Scientifique concernant un projet de loi relatif à l'enseignement supérieur privé, qu'elle a publié cette semaine, que le nombre total d'étudiants diplômés en ingénierie dépasse chaque année huit mille ingénieurs, et le nombre moyen de départs quotidiens du pays est de 20 ingénieurs.
Il a estimé les coûts annuels de formation des ingénieurs en Tunisie s'élève à environ 650 millions de dinars, mettant en garde contre la fuite continue de la migration des ingénieurs et le gaspillage du potentiel humain qui en résulte.
Quatre ans après : Le procès de la mort de Maradona s'ouvre à Buenos Aires
Quatre ans que les questions taraudent l'Argentine, et tout un peuple d'admirateurs de part de monde, sur les circonstances de la mort de l'icône Diego Maradona. Le procès qui va convoquer 120 personnes à partir de mardi jusqu'en juillet à Buenos Aires tentera d'y répondre, et établir des responsabilités.
Comment "Dieu" est-il mort ? Plus de quatre ans après le décès de leur idole Diego Maradona, seul sur un lit de convalescence, les Argentins vont peut-être le savoir, avec le procès à partir de ce mardi de sept professionnels de santé pour négligences ayant potentiellement entraîné sa mort.
Le procès à San Isidro, dans la banlieue de Buenos Aires, devrait durer jusqu'à mi-juillet, à raison de trois jours d'audience par semaine, avec près de 120 témoins entendus, entre famille, experts, médecins de Maradona au fil des ans, ont indiqué des parties à l'AFP.
Les accusés sont poursuivis pour "homicide simple avec dol éventuel", caractérisé lorsqu'une personne commet une négligence tout en sachant qu'elle peut entraîner la mort de quelqu'un. Ils encourent entre 8 et 25 ans de prison.
Les faits
Diego Armando Maradona est décédé d'une crise cardio-respiratoire le 25 novembre 2020, à 60 ans, seul sur un lit médicalisé d'une résidence privée de Tigre, au nord de Buenos Aires, où il était en convalescence après une neurochirurgie pour un hématome à la tête. Après l'infirmier de nuit qui avait "reçu ordre de ne pas le réveiller", c'est l'infirmière de jour qui l'a découvert sans vie en fin de matinée.
L'icône argentine et légende du football mondial, au corps usé, souffrait de pathologies multiples : problèmes rénaux, au foie, insuffisance cardiaque, détérioration neurologique et dépendance à l'alcool et aux psychotropes.
Son décès avait plongé l'Argentine dans une infinie tristesse, trois jours de deuil national, et des scènes d'inconsolable vénération par des dizaines de milliers de fans lors de la veillée funèbre au palais présidentiel.
Les accusés
Doivent comparaître le neurochirurgien Leopoldo Luque, le psychiatre Agustina Cosachov, le psychologue Carlos Diaz, la coordinatrice médicale Nancy Forlini, le coordinateur infirmier Mariano Perroni, le médecin clinicien Pedro Pablo Di Spagna, l'infirmier Ricardo Almiron.
L'infirmière Dahiana Gisela Madrid a obtenu d'être jugée séparément du procès principal, et par un jury populaire, ce qui devrait intervenir en juillet. Depuis le début, elle dit n'avoir fait que suivre les directives des médecins.
L'accusation
Une expertise médicale accablante, mi-2021, suggérait que le traitement prodigué à Maradona avait été "inadéquat, déficient et imprudent", conduisant à une "période d'agonie prolongée" de plusieurs heures avant qu'il soit retrouvé sans vie.
Pour le parquet, le personnel médical avait été "protagoniste d'une hospitalisation à domicile sans précédent, totalement déficiente et imprudente", et aurait commis une "série d'improvisations, de fautes de gestion et de manquements".
Le juge Orlando Diaz, décidant du renvoi en procès, estimait que "chacun des accusés, par la place qu'il occupait spécifiquement dans la configuration globale (...) aurait exercé la co-maîtrise des faits".
Les postures
Les accusés déclinent toute responsabilité dans la mort de la star, pour la plupart se retranchant derrière leur spécialité, ou leur tâche, segmentées. A l'image de la psychiatre Cosachov, dont l'avocat Vadim Mischanchuk s'est dit à l'AFP "très optimiste en vue d'un acquittement".
"Ma cliente s'occupait de la santé mentale de Maradona, or il est mort d'un événement cardiaque, donc en aucune façon (elle) n'aurait dû arriver à ce procès", a-t-il indiqué à l'AFP.
Du côté de la famille de Maradona, on évoque des messages audios et écrits qui filtrèrent au début de l'enquête, selon lesquels "il est apparu clairement qu'ils (l'équipe médicale) savaient que si Diego continuait ainsi, il mourrait", a estimé récemment Mario Baudry, avocat de Dieguito, un des fils de Maradona.
"Ce qu'ils disent dans les audios et messages, c'est d'essayer de s'assurer que les filles de Diego ne l'emmènent pas, car si elles l'emmenaient, ils perdaient leur argent", a-t-il accusé.
Eternel
Quatre ans après sa mort, Maradona vit toujours. Statufié dans plusieurs pays, ornant d'innombrables fresques murales -et tatouages- en Argentine, objet d'expositions, et bientôt... transféré d'un cimetière privé, à 35 km de Buenos Aires, à un mausolée au coeur de la capitale.
Les enfants Maradona, ses filles Dalma et Giannina en première ligne, ont présenté fin 2024 le futur "Memorial M10", qui vise à placer leur père "près de l'amour des gens, et exaucer le voeu de tous ceux qui veulent lui apporter une fleur".
Le mémorial devrait voir le jour "en 2025", sur 1.000 m2 dans le quartier touristique de Puerto Madero, en capacité d'accueillir un million de visiteurs par an, et gratuit pour les Argentins.
Ligue des champions (Programme des huitièmes) : Liverpool – PSG ce mardi
Les huitièmes de finale retour de la Ligue des champions d'Europe se tiendront les mardi 11 et mercredi 12 mars 2025. On aura droit, dès ce mardi, à un somptueux choc entre Liverpool et le PSG. Certes, les Reds ont pris un avantage à l’aller, mais tout demeure possible entre deux équipes aussi impressionnantes.
Voici ci-après le programme des huitièmes :
Mardi 11 mars 2025
(18h45) FC Barcelone (ESP) - Benfica Lisbonne (POR) (1-0)
(21h00) Liverpool (ENG) - Paris SG (FRA) (1-0)
(21h00) Inter Milan (ITA) - Feyenoord Rotterdam (NED) (2-0)
(21h00) Bayer Leverkusen (GER) - Bayern Munich (GER) (0-3)
Mercredi 12 mars 2025
(18h45) Lille (FRA) - Borussia Dortmund (GER) (1-1)
(21h00) Aston Villa (ENG) - Club Bruges (BEL) (3-1)
(21h00) Atlético Madrid (ESP) - Real Madrid (ESP) (1-2)
(21h00) Arsenal (ENG) - PSV Eindhoven (NED) (7-1)
Ligue 1 : Les arbitres de la 25e journée
La Direction Nationale d'arbitrage a annoncé aujourd'hui les noms des,arbitres appelés à diriger les matches de la 25e journée de la Ligue 1 programmés pour mercredi et jeudi. En voici les détails :
Mercredi 12 mars 2025 - 14h00
JSO- EST Ahmed Ghandour ( Egypte)
CSS-ASS Achraf Haraketi
ASG ESS Amir Ayadi
USBG CAB Naim Hosni
Jeudi 13 mars 2025 - 14h00
CA - ST Nidhal Letaief
OB -UST Hosni Neili
ESZ -USM Houssem Boulares
EGSG -ESM Aymen Nasri
J.B.
Le gouvernement veut effacer l’empreinte toxique du phosphogypse : D’un casse-tête écologique à une opportunité économique
Par Hassan GHEDIRI
Le gouvernement Kamel Maddouri croit trouver une solution radicale et juteuse au problème des déchets du phosphate. Les millions de tonnes de phosphogypse rejetées par les usines de phosphates à Gabès et Sfax cesseront apparemment d’être un fardeau environnemental.
D’après le communiqué publié par la Kasbah à l’issue du Conseil ministériel tenu jeudi 6, le phosphogypse sera définitivement retiré de la liste noire des polluants industriels toxiques pour se convertir en une ressource économique à haute valeur ajoutée. Il s’agit d’un projet phare du plan quinquennal (2025-2030) visant à redynamiser l’industrie du phosphate en Tunisie.
Rejet très polluant de l’industrie des phosphates, le phosphogypse est stocké en quantités colossales près des sites industriels. Suscitant pendant des décennies de grandes craintes écologiques et sanitaires, il semble aujourd’hui promettre d’incalculables opportunités économiques. Pour un pays aux ressources limitées, sa réhabilitation pourrait ouvrir des perspectives inédites, à condition d’en maîtriser les risques.
Le phosphogypse, résidu granuleux et légèrement radioactif issu de la production d’acide phosphorique, s’accumule depuis des décennies en Tunisie. Selon plusieurs estimations, plus de 20 millions de tonnes s’entassent aujourd’hui à ciel ouvert dans les sites de transformation de phosphate, principalement comme à Sfax ou Gabès, Sa dangerosité est due à la présence de métaux lourds (cadmium, plomb) et de radionucléides.
Traité et purifié, le phosphogypse peut, en effet, servir de supplément agricole pour les sols acides ou salins, un enjeu crucial en Tunisie où 60 % des terres cultivables sont dégradées. Riche en calcium et en soufre, il améliore la structure du sol et favorise l’absorption des nutriments par les plantes. Des essais menés en Europe et aux États-Unis montrent des résultats prometteurs sur les rendements de céréales, sous réserve de contrôler strictement sa teneur en contaminants. Pour la Tunisie, qui importe chaque année des centaines de milliers de tonnes d’engrais, cette piste permettrait de réduire la facture agricole tout en recyclant localement un résidu.
Trésors cachés
Dans le secteur de la construction, le phosphogypse peut également contribuer à la réduction des coûts à travers diverses applications. Mélangé à d’autres matériaux, le phosphogypse peut être transformé en panneaux de plâtre, en briques ou en ciment, comme le fait la Chine avec près de 30 % de son phosphogypse produit. En Tunisie, où le secteur du BTP représente 7 % du PIB, son utilisation pourrait abaisser les coûts des matériaux et aider, à moyen et à long termes, à la rationalisation des prix des logements.
La vraie révolution pourrait venir de la valorisation des terres rares contenues dans le phosphogypse. Des études internationales indiquent que chaque tonne de ce résidu renferme jusqu’à 0,5 kg d’éléments rares (uranium, cérium, yttrium), indispensables aux énergies vertes (éoliennes, panneaux solaires) et à l’électronique. Si la Tunisie parvenait à mettre en place des technologies d’extraction propres, elle pourrait se positionner sur un marché stratégique dominé par la Chine.
Nombreux sont toutefois les défis qui se présentent dans cette perspective de valorisation de ce déchet. La toxicité du phosphogypse est avérée et a été démontrée par plusieurs études. Elle impose, donc, pour la Tunisie une régulation drastique. Sans normes strictes et claires sur son traitement (lavage des métaux lourds, contrôle de la radioactivité), son exploitation industrielle risquerait d’aggraver son désastre écologique et sanitaire dans les régions qui peinent à se débarrasser de ses nuisances.
La reconversion du phosphogypse ne se présente pas uniquement comme une solution de recyclage pour un déchet encombrant. Elle constitue aussi et surtout une solution pour réconcilier industrie et écologie, dans un secteur minier souvent accusé de privilégier l’intérêt commercial au détriment de l’environnement et de la santé publique.
H.G.
Edito : Où en est le Conseil de tous les espoirs ? - Kamel ZAIEM
Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement a vu le jour, de manière officielle, il y a quelques mois. Aujourd’hui, après avoir suscité des réactions diverses, où en est le travail entrepris par cette nouvelle institution et peut-on s’attendre aux fruits de sa contribution au cours de ces derniers mois avant la fin de l’actuelle année scolaire et universitaire ?
C’est ce que tout le monde espère après en avoir terminé avec la vague de réactions suscitées par la mise en place de ce Conseil et surtout de sa manière d’intervenir et son ouverture sur toutes les structures concernées par l’enseignement à tous les niveaux.
C’est que le rôle de ce Conseil est plus qu’important. C’est lui qui va mettre sur les rails un système éducatif de plus en plus dépassé. C’est lui qui va permettre de dépasser les actuelles impasses et faiblesses d’un secteur majeur miné par les changements fréquents d’orientations et de bases de travail.
C’est lui qui donnera plus de lumière aux 2 millions 300 mille élèves de tout âge qui sont actuellement sur les bancs des écoles, des collèges, des lycées et des universités.
Et c’est encore lui qui tracera les futures étapes à franchir pour près de 155 000 enseignants, répartis sur plus de 6 000 établissements, entre primaire et secondaire.
C’est dire que le rôle crucial de ce Conseil pour l’avenir du pays et celui de ses enfants n’est plus à mettre en doute.
Ce Conseil national ne va plus se limiter à annoncer des changements et des réformes. C’est que tous les ministres qui se sont succédé à la tête du ministère ont annoncé des projets de réforme, juste pour marquer leur passage par ce département.
Et le résultat de ces errements s’est vite fait sentir. D’une année scolaire à l’autre, on a assisté, sans pouvoir intervenir énergiquement, à voir la crise s’installer, faisant de notre école, qui devait constituer et fonctionner comme un ascenseur social, un lieu plat et fade pour les enfants des pauvres et c’est, logiquement, toute la société qui s’en ressent. C’est que les disparités, à plusieurs niveaux (social, régional, économique…) sont devenues perceptibles et se révèlent, de manière criarde, au niveau des résultats.
Dès lors, c’est le Conseil national de l’éducation et de l’enseignement qui a pris les choses en main. Le ministre de l’Education est monté au créneau pour clarifier la mission de ce Conseil. A cet effet, il a expliqué que la création du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement illustre la volonté de l’Etat de renforcer les ressources humaines, en tant que priorité pour garantir le développement économique, social et culturel du pays et constitue une étape importante pour améliorer la qualité de l’enseignement et renforcer le processus de développement global et durable en Tunisie.
Au niveau des intentions, on ne peut que lui donner raison, mais c’est au niveau de l’action que se situe le vrai jugement. Quelques mois après cette intervention du ministre, nous sommes encore peu au fait de ce qui s’y passe et s’y décide. Nous ne savons pas si les syndicats, qui ont accueilli la mise en place du Conseil avec certaines réserves même si, sur le fond, ils sont partants, sont réellement impliqués dans l’élaboration des nouvelles orientations qui seront annoncées par cette institution. Ils doivent être complices dans une telle œuvre pour voir le système éducatif reprendre son rôle avec le soutien de toutes ses composantes, de manière à éviter, à l’avenir, des affrontements inutiles et très préjudiciables.
Nous espérons pouvoir mieux suivre ce qui est en train d’être préparé, du moins sur l’orientation globale et sur les principaux objectifs à court et à moyen termes, de manière à nous assurer que le mécanisme a commencé à fonctionner et que la mayonnaise a pris.
A tout ce beau monde, nous espérons la pleine réussite dan leur mission, mais nous exigeons, en parallèle, d’être mis au parfum de ce qui s’y passe pour mieux informer et passer le message.
K.Z.
La Médina de Tunis s’illumine pour le Ramadan du 15 au 22 mars
La Médina de Tunis s’illumine à nouveau à l’occasion du mois de Ramadan à travers un festival de lumières, de musique et d’activités culturelles avec la quatrième édition de « Médina des Lumières », qui se tiendra du 15 au 22 mars 2025.
Après le succès des éditions précédentes, qui ont rassemblé plus de 8 000 visiteurs par soirée, cet événement revient avec une programmation riche et variée, répartie sur plusieurs sites emblématiques de la vieille ville.
« Médina des Lumières », s’inscrit dans une dynamique ambitieuse de redécouverte et de valorisation de la Médina de Tunis. Cette initiative vise à célébrer la culture tunisienne et arabe sous toutes ses formes, en revitalisant les centres historiques, en réinterprétant leur héritage à travers une approche contemporaine et en la positionnant comme un pôle incontournable du tourisme culturel.
Grâce à une approche stratégique et à la mobilisation d’acteurs publics et privés, Médina des Lumières œuvre pour renforcer l’attractivité de la Médina et en faire un modèle de tourisme durable et inclusif.
En se déroulant durant le mois sacré du Ramadan, cet événement prend une dimension symbolique forte, mettant en avant des valeurs profondément ancrées dans la société tunisienne, telles que le partage, la spiritualité et la créativité. Ce cadre spirituel offre aux visiteurs une expérience immersive, leur permettant de découvrir la médina de l’intérieur.
Depuis sa création, le nombre de participants à « Médina des Lumières » a continuellement augmenté, renforçant son statut d’événement incontournable et d’espace vivant à ne pas manquer.
L’édition 2025, qui se tiendra du samedi 15 au samedi 22 mars, mettra à l’honneur les traditions arabo-musulmanes à travers un programme riche et diversifié. Cet événement propose une exploration de la médina, combinant héritage historique, expressions artistiques contemporaines et découvertes gastronomiques. L’objectif est double : préserver le patrimoine tout en dynamisant l’économie locale.
La manifestation vise également à de replacer la médina de Tunis comme un centre clé du tourisme culturel, pour les Tunisiens comme pour les visiteurs étrangers. Elle tente également de renforcer le sentiment d’appartenance des habitants à leur patrimoine, tout en dynamisant les activités économiques locales et en générant de la richesse à travers plusieurs axes :
- Mise en valeur du patrimoine : Des illuminations artistiques sublimeront les sites emblématiques tels que Bab Bhar, Bab Mnara et la mosquée Zaytouna, offrant aux visiteurs une redécouverte inédite de ces joyaux architecturaux.
- Soutien aux artisans : En mettant en avant leur savoir-faire et en valorisant des produits de haute qualité, comme alternative aux biens produits en série. Un espace dédié mettra en avant les savoir-faire traditionnels et permettra aux artisans locaux d’exposer et de vendre des créations traditionnelles et modernes, inspirées du patrimoine arabo-musulman.
- Dynamisation de l'économie locale : L’afflux de visiteurs favorisera l’activité des commerces, cafés et restaurants de la Médina.
- Promotion du tourisme culturel : En associant traditions et modernité, « Médina des Lumières » aspire à renforcer l’image de Tunis en tant que destination culturelle d’excellence.
- Impact durable : Le système de billetterie permettra de collecter des données sur les attentes des visiteurs, afin d’améliorer les futures éditions.
Au programme de cette édition
Un programme immersif, avec des concerts, spectacles, projections cinématographiques, conférences thématiques et expériences gastronomiques rythmeront cette édition.
Les activités sont réparties sur plusieurs lieux et comprennent une multitude d'événements (gratuits et payants), notamment des conférences, des ateliers de formation en fabrication de parfums, en travail du cuir, en calligraphie arabe et en poterie, sans oublier la musique et les concerts quotidiens organisés à Dar Hussein, siège de l’Institut National du Patrimoine à Bab el-Mnara.
Toutes ces activités s’inscrivent dans un parcours soigneusement conçu pour relier les joyaux historiques de la Médina (Bab Mnara, Sainte Croix, etc.) avec les sites d’animation contemporains comme Place Générale et Place Tribunal. Les visiteurs pourront naviguer facilement grâce à un itinéraire balisé, agrémenté d’illuminations et de spectacles interactifs.
Les temps forts de cette édition incluent les spectacles de « Mosaïque Soufi », Fawzi Chekili, Dendri Stambelli, Ahmed Litaeim, et enfin le duo Mohamed Barsaoui et Faten Arabi.
Le marché des artisans est l’un des événements phares de la manifestation, offrant une occasion unique pour les artisans de vendre leurs créations, avec des prix spéciaux pour les habitants de la médina. Des espaces seront également dédiés aux créations traditionnelles et modernes : bijoux, textiles, objets décoratifs et produits culinaires inspirés du patrimoine arabo-islamique.
Les éclairages artistiques contribueront à mettre en lumière les monuments et les portes emblématiques de la médina, tels que Bab el-Mnara, le minaret de la mosquée Youssef Dey et l'église Sainte-Croix, créant une atmosphère magique en collaboration avec le programme « Interférences ».
Le programme culturel varié comprendra chaque soir des conférences thématiques permettant d'explorer les différentes périodes de l’histoire de la médina (andalouse, berbère, islamique) à Dar Hussein.
Les projections de films se tiendront à Dar Hadded, en plus des performances en plein air sur la place du Tribunal et dans le jardin de Sidi Mfarej, incluant des spectacles de danse contemporaine et des performances artistiques modernes.
Des concerts intimistes et spectacles artistiques auront lieu à l'église Sainte-Croix, située rue de la Mosquée Zaytouna, dans une ambiance unique.
L’événement se clôturera par des soirées mémorables sur la place de la Kasbah, incluant des concerts publics célébrant les traditions arabo-islamique, alliant instruments traditionnels et touches contemporaines. Un espace de restauration proposera des plats traditionnels de Ramadan, créant ainsi une atmosphère conviviale et chaleureuse pour les participants.
Cette édition est organisée par l’Organisation de Gestion des Destinations « Destination Management Organisation » (DMO), cette organisation dédiée à la promotion de la destination Tunis-Carthage en tant que pôle touristique incontournable.
Lancement du 2ème appel à projets « Elyssa »
L’Institut français de Tunisie (IFT) a lancé un deuxième appel à candidatures destiné aux artistes visuels et aux musiciens confirmés dans le cadre du Fonds d’aide à la création et à l’entrepreneuriat culturel en Tunisie « Elyssa ».
Etant une initiative de l’IFT, soutenue par le Fonds Equipe France, ce programme vise à soutenir les artistes tunisiens établis en Tunisie en offrant un accompagnement adapté et structuré et des opportunités de diffusion locale et internationale.
Les deux appels -arts visuels et musiques- s’adressent exclusivement à des artistes et musiciens confirmés résidant en Tunisie. Les candidatures doivent être déposées uniquement via le formulaire en ligne sur le site projetelyssa.com avant le 25 mars 2025, 23h59 (heure de Tunis). L’annonce des résultats est prévue mi-avril 2025.
L’appel « Arts visuels » est destiné aux artistes travaillant dans le domaine des arts visuels, tous médiums confondus : photographie, art vidéo, peinture, dessin, gravure, sculpture, design, art numérique, illustration, art sonore, installation.
L’appel « Musiques » est ouvert aux artistes solos et aux groupes de tout horizon musical : musiques actuelles, traditionnelles, classiques et contemporaines et expérimentations sonores.
Les candidats retenus en arts visuels seront pour une vingtaine de jours en résidence de recherche et de création à Tilal Utique. Les lauréats en musique seront pour cinq jours en résidence au Centre Culturel International de Hammamet (CCIH) pour la préparation scénique et la diffusion live des projets.
Festival de la chanson tunisienne : démarrage des compétitions
La deuxième soirée de la 23ème édition du Festival de la Chanson Tunisienne, celle du dimanche 9 mars, a été marquée par le démarrage des compétitions dans les trois sections au programme (instrumentale, individuelle et chansons). Pour la présentation et l’animation de la soirée, elle a été confiée à l’homme de médias Sami bennour.
Toujours au Théâtre de l’Opéra, à la Cité de la culture, la soirée a été dirigée par le maestro Youssef Belhani. Et c’est l’Orchestre national de musique qui a accompagné les participants et également l’invitée d’honneur, Najet Attia, excellant dans l’exécution de tous les morceaux au programme.
L’ouverture de la soirée a été avec l’œuvre de Mohamed Ali Kammoun, « Husseïnya au mode Edh-Dhil », programmée dans la compétition instrumentale. Le public et également le jury ont su au fil de la soirée découvrir Mohamed El-Aydi qui a chanté « Nejmet omri » (paroles de Taïeb Bouallègue, composée par Kamel Taghouti avec un arrangement de Riadh Bedoui), suivi de la jeune Rania Ouerghi, dans la compétition individuelle, avec la célèbre chanson « Idha teghib alaya ya ouelfiti ».
La candidate Arij Braïek s’est présentée par la suite, partegeant avec l’assistance la nouvelle chanson écrite par Mohamed Barhoumi, composée par Naceur Sammoud et arrangée par Mounir Ghaddhab, « El bahr aynek ».
Retour à la compétition instrumentale avec Karim Trabelsi qui a présenté « Dhikra min borj er-ras », morceau arrangé par Nader Cherif. Toujours dans cette section, Dhourar El-Kefi, avec sa guitare, il a joué « El jarya », accompagné toujours par l’Orchestre national de musique et Tarak Mbarek a présenté « Ouassy ».
S’agissant de la compétition de la chanson, le public a découvert un bouquet de nouvelles chansons. Mounir Zorkani a interprété « Ki en-nar », écrite par lui-même, composée par Yassine Ben Saïd et arrangée par Mounir Ghaddab et Boutheïna Nabouli a présenté « Rih es-sod », écrite par Cyrine Chkili, composée et arrangée par Mohamed Ben Salha.
Habitué des ambiances du Festival de la chanson tunisienne, Mohamed Ali Chebil a présenté « Malla raha », écrite aussi par Cyrine Chkili et composée et arrangée également par Mohamed Ben Salha.
Il est à rappeler que le vote du public pour l’octroi du « Prix du public » pour cette 23ème édition du Festival de la Chanson Tunisienne, a été lancé lors de cette première soirée des compétitions.
Violoniste chevronné, Outaïel Maoui a pris ses deux violons pour présenter son œuvre instrumentale « Mdak et halfa », arrangée par Hédi El-Fahem, alors que Naceur Landoulsi a chanté « Alzheimer », écrite par Béchir Farah, composée par Seïfeddine Enqira sous l’arrangement de Chokri Boudidah.
Figure marquante du Festival de la chanson tunisienne depuis sa création, Chokri Bouzayane, a présenté, toujours dans la compétition des chansons, « Aybi elouahid » dont il est le compositeur. Les paroles de cette chanson sont signées par Hatem Guizani alors que l’arrangement porte la touche de Ahmed Antar.
Et c’est enfin la star Najet Attia qui se présenta sur scène comme invitée d’honneur de cette soirée pour présenter ses plus grands succès : « Ouinou, Ouinou », « Chams ennahar », « We ketibtili ala jbini », sans oublier cette chanson du patrimoine djerbien « Ya lali ya lali », enflammant le Théâtre de l’Opéra, clôturant son passage avec sa nouvelle chanson au cachet religieux « Ouahcheni el-médina ».
Il est à noter que dans le cadre d’un partenariat entre le ministère des Affaires culturelles, et celui de la Famille, de la Femme et des Personnes âgées, un groupe d’enfants issus du Centre intégré de la jeunesse et de l’enfance et d’autres de la Maison de la culture d’El-Mourouj, était présent lors de cette soirée.
















