Un 1er cycle de « Vis-à-vis (a) », production théâtrale tuniso- néerlandaise
Basée sur des faits réels, la nouvelle performance tuniso-néerlandaise « Vis-à-Vis(a) » explore la proximité et la frontière, où se dessinent l’amitié, les rêves et l’espoir. Le Néerlandais Koen rencontre Saber lors de son voyage en Tunisie. Une amitié particulière naît, car ils sont tous deux marionnettistes. Ils rêvent de créer ensemble un spectacle de marionnettes et de le présenter aux Pays-Bas. Une belle opportunité, mais Saber devra d’abord affronter l’épreuve redoutable de la demande de visa. Ces deux amis, proches mais de cultures et de passeports différents, doivent faire face à une réalité douloureuse : le monde ne leur ouvre pas les mêmes portes.
« Vis-à-Vis(a) » est une collaboration entre le Centre National d’Art de la Marionnette et la Cat Smits Company, une compagnie de théâtre néerlandaise spécialisée dans le théâtre visuel multiforme, avec des créations qui mêlent marionnettes, jeu de physique, danse, ombres, musique et vidéo. La pièce sera donnée dans un premier cycle de représentations les 6, 7 et 8 mars 2025, à 21h00, au Théâtre des Jeunes Créateurs à la Cité de la Culture Chedly Klibi-Tunis, avant de se rendre aux Pays-Bas.
Ce projet, qui marque la première collaboration théâtrale entre la Tunisie et les Pays-Bas, est mis en scène par la néerlandaise Yentl De Lange, doctorante en anthropologie à l’Université d’Amsterdam.
Maîtrisant le dialecte tunisien, Yentl De Lange a, parallèlement à ses travaux académiques et ses recherches portant notamment sur les aspects bureaucratiques des frontières, a monté ce spectacle afin de mettre en lumière des questions humaines et sociales contemporaines à travers une histoire captivante entre deux amis.
« Vis-à-Vis(a) » dont le casting réunit les acteurs Fedi Kahlaoui et Ahmed Maddouri, ambitionne de se produire dans plusieurs régions tunisiennes et de faire une tournée dans différents pays européens afin d’ouvrir un dialogue sur la nécessité d’assouplir les procédures de visa afin de lutter contre l’immigration irrégulière, selon le communiqué de presse du Centre National d’Art de la Marionnette.
Le Quotidien avec TAP
Au B7L9 : Olfa Youssef interroge le féminin dans le fiqh et le soufisme
La célébration de la Journée internationale des droits des femmes, le 08 mars, ne passera pas sous silence à la station d’art B7L9 (Bhar Lazreg-La Marsa) qui accueillera à l’occasion, et à partir de 21h30, l’écrivaine et chercheuse Olfa Youssef. L’invitée de la soirée animera une conversation intitulée « Le féminin entre le fiqh et le soufisme ».
Professeur de l’enseignement supérieur, spécialiste en linguistique, psychanalyse et islamologie, elle a publié de nombreux livres parmi lesquels nous citons : « Démunies de raison et de religion », « Désarroi d’une musulmane », « Le Coran au risque de la psychanalyse », « Le visage de Dieu, trois chemins vers la Vérité », « Habibatt allah bi tounès » où elle est allée sur les traces des saintes tunisiennes, racontant l’histoire de chacune et analysant son impact socio-culturel et religieux.
La rencontre prévue au B7L9 à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes s’inscrit dans la continuité de son dernier livre qui explore la place de la femme dans l’islam et le soufisme. Il est à noter que suite à cette rencontre, le public aura droit à un spectacle musical mystique, signé par Mounir Troudi, au chant qui sera accompagné par Mohamed Ben Salha, au ney.
I.A.
La mosquée Al Aqsa : La première « Qibla » et le troisième lieu saint
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
La mosquée al-Aqsa ou al-Aksa est la plus grande mosquée de Al-Qods. Elle a été construite au VIIe siècle sur le mont du Temple et fait partie, avec le dôme du Rocher, d'un ensemble de bâtiments religieux construit sur l'esplanade des Mosquées (Haram al-Sharif). C’est Omar ibn al-Khattâb, le deuxième calife, qui a commencé à bâtir la mosquée en 637 à l'emplacement sacré d'où le prophète Mahomet a été élevé au ciel lors du voyage nocturne (Al Isra et Al Miaaraj).
Al Qods est la ville qui abrite la mosquée Al-Aqsa qu’Allah, exalté soit-Il, a mentionné dans le Noble Coran, lorsqu’Il dit : « Gloire et Pureté à Celui qui, de nuit, fit voyager Son Serviteur, de la Mosquée Sacrée à la Mosquée Al-Aqsa dont Nous avons béni l’alentour » (Coran : S17/V1).
La mention de la mosquée Al-Aqsa revient souvent dans les hadiths du Prophète -bénédiction et salut soient sur lui. Selon Al-Bazzâr, cité par Ibn Hajar qui dit de ce Hadîth qu’il est « hassan », le Prophète Mahomet -bénédiction et salut soient sur lui- a dit : « La prière (salât) accomplie dans la Mosquée sacrée [de La Mecque] est égale [sur le plan des récompenses] à cent mille prières faites ailleurs. La prière accomplie dans ma Mosquée [à Médine] est égale [sur le plan des récompenses] à mille prières faites ailleurs. Et la prière accomplie dans la Mosquée Al-Aqsa [de Jérusalem] est égale [sur le plan des récompenses] à cinq cents prières faites ailleurs ».
Le Coran parle également de la mosquée Al Aqsa comme étant la première Qibla (le point d’orientation pour la prière) et l’un des trois lieux sacrés de l’Islam. Le prophète Mahomet et ses compagnons, aux premiers jours de l’islam, priaient en direction d’Al Aqsa. Le premier bâtiment de prière d'al-Aqsa, érigé en 637, est reconstruit et agrandi par le calife omeyyade Abd al-Malik puis achevé par son fils al-Walid en 705.
La mosquée est détruite par un tremblement de terre en 746 et reconstruite par le calife abbasside al-Mansur en 754 puis est reconstruite à nouveau en 780. Un autre tremblement de terre détruit la plus grande partie du bâtiment en 1033 et le calife fatimide Ali az- Zahir construit une nouvelle mosquée.
Par la suite, le bâtiment est rénové et des constructions sont ajoutées, telles que son dôme, sa façade, son minbar, ses minarets et la structure intérieure.
En 1099, les croisés utilisent la mosquée comme palais et le dôme du Rocher comme église, jusqu'à sa capture par Saladin en 1187. Des reconstructions sont entreprises dans les siècles suivants jusqu'à l'administration jordanienne qui dure jusqu'en 1967. Aujourd'hui, la mosquée est sous l'administration du Waqf dirigé par les Jordaniens (avec participation des Palestiniens). La mosquée a une capacité de 5 000 fidèles et l'esplanade dans sa totalité peut accueillir près de 200 mille personnes.
Le décor de la mosquée
Les bois sculptés du plafond de l'édifice datent sans doute de la période omeyyade. Ils constituent donc l'un des seuls témoignages de l'art du bois à cette époque, avec ceux du Khirbat al-Mafjar à Jéricho. Constitués de motifs végétaux traités avec naturalisme, ils rappellent notamment les mosaïques voisines du dôme du Rocher, et les sculptures du château de Mshatta en Jordanie.
Les bois sculptés participaient sans doute d'un décor bien plus vaste, avec des mosaïques et du marbre, comme on en voit encore au dôme du Rocher ou à Damas. Néanmoins, ceux-ci n'ont pas été conservés.
M.B.S.M.
Editorial : Halte à l’inaction ! - Par Hassan GHEDIRI
Le jeûne n’est malheureusement plus synonyme d’abstinence. Il rime aussi avec «gaspillage». Ramadan qui a perdu, au fil des ans, sa vocation du mois de la privation et de retenue s’est transformé en une opportunité commerciale pendant laquelle le peuple tunisien, presque tout entier, laisse libre cours à ses folies dépensières, gâchant, trente jours durant, des quantités considérables de nourritures et dilapidant des sommes colossales d’argent dans un pays confronté à une pauvreté galopante. Certes, le gaspillage alimentaire n’est pas l’apanage de la Tunisie. Il s’agit bel et bien d’un fléau planétaire que tente, désespérément, de combattre le FAO depuis des années. L’organisation onusienne, dédiée à l’alimentation et l’agriculture, estime que près de 20% de la nourriture produite dans le monde est gaspillée tout au long de la chaine de vente en détail, des services de restauration et des ménages. Diviser par deux cette quantité d’aliments gaspillés permettrait de réduire de plus de 150 millions le nombre de personnes sous-alimentées à l’échelle mondiale.
Le gaspillage alimentaire n’épargne en effet aucune région du monde, mais les Tunisiens s’attachent obstinément à être des champions incontestables de cette « indiscipline ». Pour tenter de résoudre le problème des pertes de nourritures en Tunisie, l’Institut national de la consommation (INC) s’est proposé de piloter ce qui devait être la stratégie tunisienne de la lutte contre le gaspillage alimentaire et ce en collaboration avec le FAO. Constatant que plus de 5% des dépenses alimentaires des ménages tunisiens finissent dans les poubelles, soit un coût annuel global qui avoisinerait 1 milliard de dinars, selon son département chargé des études et des enquêtes, l’INC veut tenter de rompre avec la passivité et passer à l’acte après s’être contenté, pendant des années, à quantifier les pertes et à relayer les chiffres alarmants. L’INC ambitionne de voir des dispositions concrètes pratiques et efficaces de lutte contre le gaspillage alimentaire se mettre sur les bons rails à partir de l’automne prochain. Pour être au rendez-vous de tels objectifs et franchir une nouvelle étape contre le gaspillage alimentaire des mesures fortes doivent être engagées.
Comme dans de nombreux pays, le gaspillage alimentaire est un problème aux multiples facettes. Si les pertes liées à la production et à la distribution sont importantes, une part non négligeable du gaspillage provient directement des foyers. Le citoyen tunisien, souvent inconscient des conséquences de ses actes, joue un rôle clé dans cette chaîne du gaspillage. Il est en effet temps que le consommateur-gaspilleur assume sa responsabilité, y compris financièrement, pour inciter à un changement de comportement.
Très nombreux sont aujourd’hui les Tunisiens qui jettent des aliments sans réaliser l’impact économique, social et environnemental de leurs actes. Pourtant, dans un contexte où le pays est confronté à l’insécurité alimentaire, à l’inflation et aux effets du changement climatique, chaque aliment gaspillé représente une perte colossale irréparable. Pour inverser cette tendance, des mesures incitatives et dissuasives doivent être mises en place, y compris des sanctions financières pour les comportements les plus irresponsables. Dans beaucoup de pays, le fait de faire payer les gaspilleurs a souvent porté ses fruits. Il ne s’agit néanmoins pas de pénaliser les plus vulnérables, mais plutôt de responsabiliser ceux qui gaspillent par négligence ou excès. Chaque pain jeté, chaque légume oublié au fond du frigo représente une perte d’argent et de ressources. Dans un pays où des milliers de ménages peinent à joindre les deux bouts, une prise de conscience à l’égard du gaspillage est cruciale. Faire payer le gaspillage alimentaire ne doit par ailleurs être perçu comme une punition, mais une incitation à agir de manière plus responsable. Il est donc indispensable, aujourd’hui, s’inspirer des expériences des pays qui ont réussi à réduire les pertes de nourritures. Les dons pour les associations doivent être facilités et encouragés. Via des «banques alimentaires», il serait par exemple possible d’exploiter les surplus de nourritures des ménages, des restaurants ou des supermarchés pour les faire bénéficier aux personnes dans le besoin, plutôt que de finir à la poubelle.
H.G.
Allemagne : Le maillot de Franz Beckenbauer affiché sous le toit de l'Allianz Arena
Nouvel hommage du Bayern Munich pour Franz Beckenbauer, légende du club décédé en janvier 2024. Son maillot N.5 sera en effet désormais affiché sous le toit de l'Allianz Arena. C'est la première fois que le club de foot munichois retire et affiche un maillot d'un ancien joueur, alors que la section basket du Bayern a déjà retiré les N.6 et N.24 des icônes Steffen Hamann et Demond Greene.
"Nous nous réjouissons que le club rende hommage de cette façon à Franz Beckenbauer dans son Allianz Arena, après que nos membres ont décidé lors de l'assemblée générale annuelle que son numéro 5 ne sera plus attribué à l'avenir", a souligné le président du club munichois Herbert Hainer, cité dans le communiqué.
Les visiteurs de l'Allianz Arena pourront voir dès mercredi soir, pour le huitième de finale aller de la Ligue des champions contre le Bayer Leverkusen, ce maillot rouge de plus de 15 mètres de long et de plus de 10 mètres de large, floqué du N.5 que Beckenbauer a toujours porté.
Décédé le 7 janvier 2024, Franz Beckenbauer a marqué l'histoire du Bayern Munich, d'abord comme joueur en remportant notamment trois fois la Coupe d'Europe des clubs champions (ancêtre de la Ligue des champions) en 1974, 1975 et 1976.
En tant que dirigeant, il a fortement soutenu le projet de construction de l'Allianz Arena, son héritage matériel, pour en faire le nouveau stade du Bayern à partir de 2005. L'adresse de l'enceinte a d'ailleurs été modifiée depuis le 1er janvier 2025, pour être désormais au 5, place Franz-Beckenbauer dans le nord de l'agglomération munichoise.
Gaza : Les grandes lignes du plan égypto-arabe de reconstruction
A quelques heures du début du sommet arabe prévu au Caire, ce mardi, le ministère égyptien des Affaires étrangères a annoncé que le « plan égypto-arabe » proposé concernant la bande de Gaza était prêt, « mais personne ne l’a encore vu », soulignant que Le Caire attend de présenter le plan aux dirigeants des États arabes lors du sommet extraordinaire.
Selon les médias égyptiens et internationaux, le plan égyptien vise à reconstruire Gaza à travers une approche intégrée qui combine l’aide immédiate, le développement à long terme et la voie politique, comme alternative à la proposition du président américain Donald Trump, qui a évoqué l’idée de déplacer les habitants de Gaza et de les transférer en Égypte et en Jordanie.
Le plan arabe, proposé par l’Egypte et dont les détails n’ont pas été entièrement annoncés, comprend trois étapes qui prendront entre trois et cinq ans à mettre en œuvre, sans expulser les Palestiniens de la bande de Gaza.
*La première phase comprend la création de trois zones de sécurité dans la bande de Gaza, au cours d’une période de relèvement précoce de six mois au cours de laquelle les décombres sont enlevés, les infrastructures de base sont réparées et des maisons mobiles temporaires sont fournies aux personnes déplacées, tout en assurant le flux continu de l’aide humanitaire.
*Dans la deuxième phase, une conférence internationale de reconstruction sera organisée, au cours de laquelle les fonds nécessaires au processus seront collectés et les décombres seront recyclés pour produire des matériaux utilisés dans la construction, avec la mise en œuvre de projets de logement et d’infrastructures comprenant l’électricité, l’eau et l’assainissement.
*Dans la troisième phase, le plan arabe vise à trouver une solution pour superviser le secteur après la guerre, en lançant un dialogue politique qui mènera à la mise en place d’une administration palestinienne qui ne soit pas partisane du Hamas ou de l’Autorité palestinienne, pour gérer le secteur et superviser les efforts de reconstruction. Le plan sera lancé parallèlement au lancement d’un volet politique pour une solution à deux États.
Fuyant la Libye : Plus de 30 migrants bloqués sur une plate-forme pétrolière au large de la Tunisie
Selon l’organisation caritative Sea-Watch, plus de 30 migrants, dont des enfants, sont bloqués depuis trois jours sur la plate-forme pétrolière de Miskar au large de la Tunisie et ont besoin d’une aide d’urgence.
Des images confirmées par Sea-Watch montrent le groupe blotti dans des couvertures face à des vents et des vagues violents. Alarm Phone, une ligne téléphonique d’urgence pour les migrants en mer, a relayé dimanche des informations pénibles concernant le groupe.
Fuyant la Libye à l’origine, Sea-Watch a demandé l’intervention de l’Europe. Cette situation met en lumière les accords conclus entre les pays européens pour réduire le flux de migrants.
Spécial Ramadan - L'histoire des Prophètes : Ibrahim : l’émigration
Des découvertes archéologiques modernes suggèrent que la grande prêtresse païenne de l’époque d’Abraham était la fille de l’empereur. Il était donc tout naturel, pour elle, d’imposer un châtiment exemplaire à celui qui avait osé détruire les idoles du temple. Abraham, encore jeune homme, fut alors jugé, seul, devant un roi que l’on suppose être le roi Nemrod. Personne ne se rangea de son côté, pas même son père. Mais Dieu était avec lui, comme Il l’avait toujours été.
Dispute avec un roi
Alors que les traditionalistes judéo-chrétiens affirment clairement qu’Abraham fut condamné au bûcher par le roi, Nemrod, le Coran ne dit rien à ce sujet. Il rapporte cependant la dispute entre Abraham et un roi, et certains érudits musulmans suggèrent que ce roi était Nemrod. Cette dispute, toutefois, n’aurait eu lieu qu’après que le peuple eût tenté de brûler Abraham.
En effet, après que Dieu eût sauvé Abraham du feu, on l’amena devant le roi qui, très pompeux, se crut meilleur que Dieu Lui-même. Il argumenta avec le jeune homme, comme Dieu le rapporte dans le Coran :
« N’as-tu pas considéré celui qui, parce que Dieu lui avait donné la royauté, se disputa avec Abraham au sujet de son Seigneur? » (Coran 2:258)
La logique d’Abraham fut implacable :
« Abraham lui dit : « Mon Seigneur est Celui qui donne la vie et la mort ». L’autre répondit : « Je donne (aussi) la vie et la mort » (Coran 2:258). Le roi fit venir deux hommes condamnés à mort. Il en libéra un et condamna l’autre. Cette réponse du roi était tout à fait déplacée et ridicule, alors Abraham ne perdit pas de temps à discuter avec lui et sortit un argument massue qui ne pouvait que réduire l’autre au silence :
« Alors Abraham dit : « Dieu fait lever le soleil à l’est; fais-le donc lever à l’ouest. » Le mécréant resta alors confondu. Dieu ne guide point les gens injustes. » (Coran 2:258). Après des années passées à appeler son peuple au monothéisme et à se voir rejeté à chaque fois, Abraham reçut de Dieu l’ordre de se dissocier de sa famille et de son peuple. « Vous avez certes un bel exemple [à suivre] en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : « Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors de Dieu. Nous vous renions! L’hostilité et la haine se dresseront à jamais entre nous, à moins que vous n’adoptiez la foi en un Dieu unique. » (Coran 60:4). Au moins deux personnes de sa famille répondirent toutefois à son appel : Lot (son neveu), et Sarah (son épouse). Abraham émigra donc en compagnie des croyants qui étaient avec lui.
« Lot eut foi en son message. « Je quitte ma demeure pour chercher refuge auprès de mon Seigneur, dit Abraham, car c’est Lui le Tout-Puissant, le Sage. » (Coran 29:26). Ils émigrèrent donc vers une terre bénie, le pays de Canaan (ou Grande Syrie) où, selon la tradition judéo-chrétienne, Abraham et Lot partirent chacun de son côté avec un groupe de croyants, l’un à l’est et l’autre à l’ouest.
« Et Nous les avons sauvés, lui et Lot, et les avons conduits vers la terre que Nous avons bénie pour tous les peuples. » (Coran 21:71). C’est là, sur cette terre bénie, que Dieu décida d’accorder une progéniture à Abraham. « Et Nous lui avons donné Isaac, ainsi que Jacob (pour petit-fils), et Nous avons fait d’eux des hommes vertueux. » (Coran 21:72). « Tel fut Notre argument que Nous inspirâmes à Abraham contre son peuple. Nous élevons en sagesse qui Nous voulons. Certes, ton Seigneur est Sage et Omniscient. Et Nous lui avons donné Isaac et Jacob, que Nous avons tous deux guidés. Et Nous avions guidé Noé, auparavant ; et de sa descendance, (Nous avons guidé) David, Salomon, Job, Joseph, Moïse et Aaron. C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants. Et Zacharie, Jean, Jésus et Élie : chacun d’eux était du nombre des vertueux. Et Ismaël, Élisée, Jonas et Lot : Nous avons favorisé chacun d’eux sur (Nos) autres créatures, de même qu’une partie de leurs ancêtres, de leurs descendants et de leurs frères, et Nous les avons choisis et guidés vers le droit chemin. Telle est la voie de Dieu, vers laquelle Il guide qui Il veut parmi Ses serviteurs. Mais s’ils avaient attribué des associés à Dieu, toutes leurs actions auraient certainement été vaines. C’est à eux que Nous avons donné les Écritures, l’autorité et la prophétie. » (Coran 6:83-88).
Et Dieu fit de sa progéniture des prophètes pour guider sa nation : « Nous avons fait d’eux des hommes vertueux, ainsi que des dirigeants qui guidaient [les gens] selon Nos ordres. Et Nous leur avons inspiré de faire le bien, d’accomplir la prière (assidûment) et de donner régulièrement en charité. Et ils n’adoraient que Nous» (Coran 21:73).
Ce qu'ils ont dit sur le Coran Draper, Rodwell, Arberry, Hirschfeld... : Une origine divine incontestable
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
Dans l’ensemble, les témoignages attestent trouver dans le Coran une panoplie de sagesses qui peuvent être adoptées par les plus intelligents des hommes, les plus grands philosophes et les plus habiles des politiciens. Mais, selon eux, il y a une autre preuve de l’origine divine du Coran, qui est le fait qu’il soit resté intact à travers les âges depuis l’époque de sa révélation.
«Le Coran abonde en excellentes recommandations morales et préceptes, sa composition est si fragmentaire qu’on ne peut tourner une page sans trouver des maximes que tous les hommes doivent approuver», atteste John William Draper, dans A History of the Intellectual Development of Europe).
«On doit reconnaître, aussi, que le Coran mérite les plus grands éloges pour sa conception de la nature divine en référence aux attributs de pouvoir, de connaissance, de providence universelle et d’unité —que sa foi et sa confiance en l’Unique Dieu des cieux et de la terre, est profonde et fervente», témoigne le Rev. J. M. Rodwell dans De la préface du Coran, qu’il a traduit de l’arabe.
«Le message lui-même permet au Coran de compter incontestablement parmi les plus grands chefs-d’œuvre littéraires à la disposition de l’humanité. Cette caractéristique particulière a été presque totalement ignorée par les traducteurs précédents; ainsi, on ne s’étonne guère de constater que ce qu’ils ont écrit paraît terne et plat par rapport à une oeuvre originale, somptueusement ornée», confesse Arthur J. Arberry dans The Koran Interpreted.
«Une analyse purement objective du Coran à la lumière des connaissances modernes, nous amène à reconnaître l’harmonie existant entre eux, ainsi qu’on l’a fait ressortir à maintes reprises. On a du mal à s’imaginer qu’un homme du temps de Mohammed ait pu être l’auteur de telles affirmations, compte tenu du niveau intellectuel de l’époque », commente Dr Maurice Bucaille, ancien chef de la Clinique Chirurgicale à l’Université de Paris.
«L’une des plus belles aspirations de l’Islam est la justice. En lisant le Coran, j’y ai rencontré une doctrine de vie dynamique, non une éthique mystique, mais une éthique apte à mener à bien une vie quotidienne et convenant au monde entier», cogite Sarojini Naidu dans des extraits de l’une de ses conférences sur «The Ideals of Islam».
«Le Coran a donné une impulsion aux études médicales et a recommandé l’observation et l’étude de la Nature en général», nous dit le Prof. Hartwig Hirschfeld dans son livre New Researches into the Composition and Exegesis of the Qur’an.
«Il y a de trop nombreuses exactitudes [dans le Coran] et, comme le dit le Dr Moore, je n’ai aucune difficulté à affirmer que c’est une inspiration divine ou une révélation qui l’a conduit à toutes ces déclarations», confesse Dr T. V. N. Persaud, professeur d'anatomie, de pédiatrie et de la santé de l’enfant, d’obstétriques, de gynécologie, et des sciences de la reproduction à l’Université de Manitoba.
Pour « Tarnimet 2025 », la Rachidia propose dix soirées
Au total : dix soirées rythmeront le programme de la 10ème édition de « Tarnimet », rendez-vous ramadanesque de la Rachidia, annoncé du 14 au 28 mars 2025.
Cette édition rend hommage à Khémaies Tarnane, l’un des grands maîtres de la musique tunisienne qui a contribué au sein de la Rachidia en 1934 en tant que l’un de ses fondateurs et professeurs, à la mise en valeur du malouf.
Pour l’édition 2025 de « Tarnimet », le programme propose des soirées puisant dans le patrimoine musical tunisien qui seront animées par de jeunes talents émergents ainsi que des artistes connus.
Ci-après le programme des spectacles qui débuteront à 21h30 au siège de La Rachidia, à la médina de Tunis :
- 14 mars : « Mahfel room » avec Aziz Mbarek
- 15 mars : Lella El Kefia « El Kef Tghanni »
- 16 mars : « Kadhi El Echq »
- 20 mars : Club El Asil-Sfax présente « Machmoum El Fel »
- 21 mars : « Diwan Ettarab » par le club de chant arabe avec Hassen Aguir
- 22 mars : « Kyouf fi riadh ezzahr », sous la direction du musicien luthiste Habib Marzouk
- 23 mars : « Khayyali », spectacle de l’auteure-compositrice-interprète Aida Niati
- 25 mars : Club Saliha présente « Koulou li Ahl El Hawa », dirigé par le professeur de musique Iteb Jlaili
- 26 mars : « Diwan ajam », soirée Stambeli avec Cheikh Chedli Bidali
- 28 mars : « Misk » spectacle de la Troupe de La Rachidia, dirigé par le maestro Nabil Zammit
Rapport : La Tunisie s’oriente vers la maîtrise de sa dette extérieure
La Tunisie a réalisé un progrès significatif dans la réduction de sa dette extérieure au cours des cinq dernières années.
Selon un rapport récent de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la part des dettes extérieures dans le total de la dette publique a diminué de 70% en 2019 à environ 50% en 2025, soit une baisse de 20%. Ce recul est le résultat d'efforts soutenus pour stabiliser les finances publiques et diversifier les sources de financement.
Baisse de la dette publique
La dette publique totale de la Tunisie devrait également diminuer, passant de 82,2% du PIB actuellement à environ 80,5% d'ici la fin de 2025. Cette tendance positive est attribuable aux réformes financières mises en place par les autorités tunisiennes, visant à renforcer les équilibres économiques du pays, indique le rapport de la BERD.
En outre, le gouvernement prévoit de rembourser 18,2 milliards de dinars au titre du principal de la dette publique en 2025, dont 8,5 milliards de dinars pour les dettes extérieures et 9,7 milliards pour les dettes intérieures.
Le secteur extérieur de la Tunisie a également montré des signes d'amélioration. Le déficit du compte des paiements extérieurs a reculé à 1,6% du PIB entre janvier et novembre 2024, contre 2,3% à la même période l'année précédente.
Cette évolution est due à une baisse des importations, résultant de la chute des prix des produits de base, ainsi qu'à une forte croissance des exportations, notamment de produits mécaniques et électriques et de l’huile d'olive. Les réserves de change sont restées stables à environ 25 milliards de dollars américains, couvrant ainsi 3,7 mois d'importations.
Perspectives favorables
Pour l'année 2025, la Tunisie vise à réduire son déficit budgétaire à 6,3% du PIB, grâce à une augmentation des recettes fiscales et à une diminution des dépenses liées au subvention des produits de base à la suite de la baisse des cours sur les marchés internationaux. À moyen terme, le pays ambitionne de stabiliser ce déficit à 5,5% du PIB. Ces efforts s'inscrivent dans un plan global de réformes des finances publiques visant à renforcer la stabilité économique et à promouvoir une croissance durable.
La réduction de la dette extérieure et l'amélioration des finances publiques sont des indicateurs clés du progrès économique de la Tunisie. Ces avancées témoignent des efforts constants déployés par le gouvernement pour stabiliser l'économie nationale et renforcer sa résilience face aux chocs financiers internationaux.
Vient de paraître : « Merveilles de l’architecture religieuse » de Abdelaziz Doulati : Beaucoup à voir et à apprendre…
Par Imen Abderrahmani
Derrière chaque mosquée, chaque zawia, toute une histoire et tout un savoir-faire. « Merveilles de l’architecture religieuse : Mosquées et Zawiyas de Tunisie IXe- XIXe s.J.-C. » de Abdelaziz Doulati mène son lecteur à la découverte des spécificités architecturales de nombreux lieux de culte.
Bel ouvrage, bilingue, paru aux Editions Alif en collaboration avec l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC), « Merveilles de l’architecture religieuse en Tunisie » retrace l’évolution stylistique, architecturale et décorative de l’art religieux qu’a connu la Tunisien entre le 9ème et le 19ème siècle. Une évolution et un savoir-faire qui sont bien racontés au fil des pages, à travers des textes clairs et saisissants signés par un historien de renom Abdelaziz Doulati qui a déjà à son actif deux autres ouvrages : « La Mosquée Zitouna Tunis » et « Tunis Capitale des Hafsides » et de très belles photos réalisées par Mohamed Salah Bettaieb, qui a filmé avec beaucoup de passion la Tunisie, avec ses villes et villages, son artisanat, ses artisans, ses produits agricoles, enrichissant ainsi avec ses belles photos de nombreuses publications…
La partie française de l’ouvrage s’ouvre sur une vue aérienne du Grand Tunis, montrant bel et bien les six mosquées qui sont concentrées dans l’hyper centre de la médina et dont chacune correspond à une étape importante de l’histoire de Tunis. Il s’agit de la mosquée Zitouna, la mosquée de Béni Khourassan, la mosquée de la Kasbah, la mosquée Youssef Dey, la mosquée Hammouda Pacha et la mosquée Mohamed Bey. Quant à la partie arabe, elle s’ouvre sur une vue époustouflante du village Douiret avec sa mosquée et son architecture typique.
Ces détails qui font la différence
Composé de deux parties, « les mosquées » et « les Zawiyas », l’ouvrage invite son lecteur à faire le tour de la Tunisie à travers une bonne sélection de monuments religieux, mettant l’accent sur l’apport de chaque dynastie sur l’architecture et l’art religieux.
Focalisant sur l’architecture aghlabide, l’architecture fatimide et ziride, l’architecture almohado-hafside et l’architecture sous les dynasties mouradite et husseïnite, l’ouvrage, apporte des éclairages sur les spécificités de chaque style architectural, montrant quelques détails qui font la différence d’une époque à une autre.
De la grande mosquée de Kairouan, de la mosquée Zitouna, des ribats de Monastir et Sousse, de la grande mosquée de Sfax, de la grande mosquée de Testour… et de la mosquée de Bled El Hadhar à Tozeur, l’historien nous parle, mettant l’accent sur quelques détails architecturaux comme les colonnes et les chapiteaux de la salle de prière de la Grande mosquée Zitouna, le mihrab de la grande mosquée de Kairouan, les supports de la salle de prière de la grande mosquée de Sousse, le porche d’entrée de la grande mosquée de Mahdia, la « qibla » de la mosquée de Bled El Hadhar à Tozeur , l’architecture chrétienne de la mosquée de Testour…
Consacrée aux « Zawiyas », ces lieux sacrés à multiples vocations et diversité architecturale, la 2ème partie de cet ouvrage s’ouvre sur une photo du mausolée de Sidi Ben Dhahana à Tamerza. « Dans le vieux village, déserté en 1969 à la suite d’innondations meurtrières, seul le mausolée et la mosquée semblent, de nos jours, encore en exercice », lit-on dans l’ouvrage qui met en valeur leur architecture et décor, donnant des aperçus sur le vécu de nombreux saints qui ont marqué la vie socio-religieuse en Tunisie du 9ème au 19ème siècle.
Parmi les grandes zawiyas citées dans l’ouvrage figurent : Sidi Mahrez ibn khalaf à Tunis, Sidi bou Ali Sunni (Nefta), Abou Said al- Béji (Sidi Bousaid), Abou Hassan al-Chadhili (Tunis), Aicha Al mannoubia (La Mannouba), Ahmed Ibn Arous (Ben Arous), Sidi Bou Makhlouf (Le kef), Sidi Amor Abada (Kairouan), Ibrahim Riahi (Testour) et Abou Ali al-Sunni (Tozeur)…
Raconter les lieux de culte à travers l’architecture ne peut qu’attiser la curiosité du lecteur, qui, en entrant à l’une de ces mosquées pour la prière, n’a qu’à lever les yeux pour contempler l’architecture de la toiture ou encore observer de près le « mihrab » ou le « minbar » pour découvrir ces détails qui ont fait de ces lieux de vraies merveilles pour les yeux…
Richement illustré, les textes écrits avec beaucoup de précision et de fluidité, l’ouvrage se veut une invitation pour découvrir ce patrimoine méconnu et pour réfléchir sur l’art islamique et sur ces artisans et ces architectes du bon vieux temps dont les ouvrages continuent à défier le temps.
I.A.
Appel à candidatures de l’association « Al-Badil » pour son fonds de mobilité interne
L’association Alternative Culturelle « Al-Badil » a lancé un appel à candidatures pour le fonds de mobilité interne, « Ija Mobility », destiné à soutenir les jeunes professionnels de la culture, les artistes émergents et les étudiants en arts et culture. Ce programme vise, selon Al-Badil, à encourager les échanges interrégionaux en Tunisie, à renforcer les réseaux locaux et à faciliter l’accès aux opportunités culturelles et artistiques.
L’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 25 mars 2025 (dernier délai) pour une mobilité prévue entre avril et mai. Le candidat n’a qu’à remplir le formulaire.
Cette initiative est soutenue par IAC Berlin (The International Alumni Center) dans le cadre du programme « La culture dans l’espace civique dans la région MENA ».
Destiné à 12 associations issues de plusieurs pays, dont la Tunisie, ce programme pilote de 18 mois, lancé en 2024 et se poursuivant jusqu’à 2026, vise à renforcer le rôle des associations culturelles en tant qu’acteurs essentiels sur le terrain dans cette région et à améliorer leurs pratiques au sein de leurs communautés. Pour plus de détails, n’hésitez pas à consulter l’adresse suivante : https://www.facebook.com/Albadilalternativeculturelle
Ligue 1- j 23- suite et fin : Réveil brutal de Gafsa, remontada de Metlaoui
Par Jamel Belhassen
La troisième et dernière partie de la 23e journée à été riche en buts et en rebondissements. Le suspense a été de la partie au Zouiten et à Ben Gerdane alors,qu'à Gafsa, El Gawafel s'est défoulé sur l'ASSoliman.
JSO- ST (1-1)
Le match entre Omraniens et Bardolais a tenu en haleine les présents jusqu'à bout de la 103e minute. En seconde période, Bonheur voit son penalty arrêté par Essid( 76e). Dans l'autre camp, Ben Rejeb en fait de même en voyant son penalty bloqué par Dekhili ( 85e). Et quand Ourghemmi donna l'avantage au Stade Tunisien suite à une tête à la (94e), on croyait que les jeux étaient faits. Mais la JSOmrane va obtenir un autre penalty à la 192e mn que transformera en but égalisateur, Hadhri.
USBG-ESM (2-2)
Entre Sudistes , le match a été disputé de bout en bout. LUnion locale a pris une avance de deux buts par Yacoubi (2e) et Labidi sur penalty ( 21e) avant de voir les gars de Metlaoui revenir à la charge dans le dernier quart d'heure par Bahia (76e) et Mazhoud (89e). Ceux de Ben Gerdane doivent bien regretter leur relâchement.
EGSG-ASS ( 4-0)
Comme par enchantement, EGSGafsa a connu cette fois-ci une efficacité étonnante face à l'ASSoliman. Ben Hassen ( 14e et 81e), Mejri (21e) et Ajmi ( 91e) ont été les auteurs des quatre buts de la rencontre face à une équipe visiteuse étrangement passive en défense.
J.B.
Classement
1- EST 51 points
2- ESS 48 pts
3- USM 47 pts
4- CA 46 pts
5- ESZ 44 pts
6- ST 40 pts pts
7- CSS 32 pts
8- ESM 32 pts
9- OB 28 pts
10- CAB 23 pts
11- ASS 22 pts
12 JSO 21 pts
13 ASS 18 pts
14 USBG17 pts
15 EGSG 15 pts
16 UST 14 pts
Spécial Ramadan - L'histoire des Prophètes : Ibrahim, la révolte
Vint le moment où il fut nécessaire que le prêche d’Abraham s’accompagne d’actions concrètes. Il sut qu’il devait porter un grand coup contre l’idolâtrie. La narration que fait le Coran de cet événement est légèrement différente de celles rapportées dans la tradition judéo-chrétienne, qui affirment qu’Abraham aurait détruit les idoles personnelles de son père. Le Coran nous apprend que ce sont les idoles de son peuple qu’il détruisit, lesquelles étaient disposées sur un autel, dans un temple. Abraham leur adressa d’abord une mise en garde : « Et, par Dieu, je m’occuperai certes de vos idoles une fois que vous serez partis. » (Coran 21:57). C’était l’époque d’un festival religieux et ils quittèrent la ville pour y assister. On invita Abraham à participer aux festivités, mais il déclina l’invitation.
« Puis, il jeta un regard sur les étoiles et dit : « Je suis malade ». Les autres lui tournèrent le dos et s’en allèrent. » (Coran 39:88-90). Lorsqu’ils partirent, il sut qu’il avait devant lui une occasion à ne pas rater. Comme le temple était désert, il s’y rendit et s’approcha des idoles de bois plaquées or devant lesquelles avaient été déposés, par les prêtres, des plats contenant des mets élaborés. Abraham n’en crut pas ses yeux...
« Il se tourna alors vers leurs divinités et dit (à celles-ci) : «Que ne mangez-vous pas? Et qu’avez-vous à ne pas parler? » (Coran 39:91-2).
Comment les hommes avaient-ils pu en arriver à adorer des divinités qu’ils avaient eux-mêmes sculptées? « Il se rua sur les statues et les frappa de sa main droite. » (Coran 39:93). « Il les fit alors toutes voler en éclats, à l’exception de la plus imposante... » (Coran 21:58) Quand les prêtres revinrent, c’est en état de choc qu’ils constatèrent le sacrilège, la destruction du temple et des idoles. Ils étaient à se demander qui avait bien pu faire cela à leurs idoles lorsque quelqu’un mentionna le nom d’Abraham et rappela qu’il avait à plusieurs reprises parlé contre elles. Lorsqu’ils le firent venir, Abraham tenta de leur faire comprendre l’absurdité de leur conduite : « Il (leur) dit : « Adorez-vous ce que vous sculptez vous-mêmes alors que Dieu vous a créés, vous et ce que vous fabriquez ? » (Coran 37:95-6). Mais comme ils étaient dans une colère noire, ils n’écoutèrent pas ses paroles et allèrent droit au but : « Est-ce toi qui as fait cela à nos idoles, ô Abraham ? » (Coran 21:62) Il y avait une raison pour laquelle Abraham avait laissée intacte la plus grande idole : « Il répondit : « C’est la plus grande d’entre elles, que voici, qui l’a fait. Demandez-leur donc, si toutefois elles peuvent parler. » (Coran 21:63).
Quand Abraham leur parla ainsi, ils restèrent confus. Ils se mirent à se blâmer mutuellement pour ne pas avoir monté la garde près des idoles et, évitant le regard d’Abraham, il lui répondirent : « Tu sais bien que [ces idoles] ne parlent pas. » (Coran 21:65). Abraham poursuivit : « Il dit : « Adorez-vous donc, à la place de Dieu, ce qui ne peut ni vous être utile ni vous nuire? Honte à vous et à tout ce que vous adorez à la place de Dieu! Ne raisonnez-vous pas?»
(Coran 21:66-7).
Les accusateurs étaient devenus les accusés. Ils étaient accusés de ne point savoir raisonner, et ils ne savaient que répondre à Abraham. Parce que le raisonnement de ce dernier était irréfutable, ils ne surent répondre que par une colère folle qui les poussa à condamner Abraham à être brûlé vivant :
« Qu’on lui dresse un bûcher et qu’on le lance dans la braise ardente! » (Coran 37:97). Ils s’attelèrent tous à assembler du bois pour le bûcher, lequel fut le plus gros qu’ils eussent jamais vu. Tout au fond de lui, le jeune Abraham se soumit au destin décidé pour lui par le Seigneur des mondes. Il ne perdit pas la foi; au contraire, cette épreuve l’affermit davantage dans ses croyances.
Malgré son jeune âge, il ne broncha pas devant la perspective de cette mort atroce. Même que ses dernières paroles, avant d’être mis au bûcher, furent :
« Dieu me suffit et comme est excellent Celui à qui j’accorde toute ma confiance. » (Sahih al-Boukhari).















