La ministre des Affaires culturelles préside une rencontre-débat à la Cité de la culture sur le secteur des arts plastiques
Dans le cadre du cycle de rencontres avec les professionnels dans le secteur culturel et artistique, qui a démarré le 2 février courant avec le secteur du théâtre, la ministre des Affaires Culturelles, Amina Srarfi, a présidé, hier, le mercredi 26 février, à la Cité de la Culture, une nouvelle rencontre-débat consacrée au secteur des arts plastiques.
Ce nouveau rendez-vous, marqué par la présence de divers intervenants notamment des artistes plasticiens, galeristes et membres de la société civile, a permis d’examiner l’état des lieux dans le secteur des arts plastiques et d’échanger sur les préoccupations et priorités des professionnels. C’est ce qu’indique un communiqué du ministère des Affaires Culturelles, publié en début de soirée.
Les participants ont évoqué leurs préoccupations tout en proposant des solutions alternatives à même de surmonter les difficultés en suspens dans ce secteur. Ils ont notamment recommandé la simplification des procédures administratives dans l’attribution de la carte professionnelle pour les artistes plasticiens, afin de faciliter leur participation aux salons et expositions nationales et internationales.
Le cadre législatif régissant la commercialisation des œuvres d’art à l’étranger et la pratique de la profession pour les artistes plasticiens du secteur public étaient au cœur du débat ayant également permis de revenir sur le projet de loi sur le statut de l’artiste et les métiers artistiques ainsi que la question des droits d’auteur et les mécanismes de soutien aux artistes.
Certains artistes ont suggéré la création d’un comité d’achat indépendant pour l’évaluation des œuvres des artistes plasticiens participants aux expositions personnelles et de groupe, indique le communiqué.
La ministre des Affaires Culturelles a souligné la volonté de son département de donner suite aux différentes questions réglementaires et législatives évoquées et de continuer à travailler sur le reste des points dans le cadre d’une nouvelle vision basée principalement sur la restructuration des secteurs culturels et orientée vers l’encouragement des œuvres créatives communautaires, ajoute la même source.
La ministre a encore fait savoir que son ministère travaille actuellement sur la réforme du cadre juridique afin simplifier davantage les procédures administratives permettant de soutenir les professionnels du secteur des arts plastiques dans leur démarches créatives et professionnelles et les perspectives d’investissement dans le secteur.
Notons que lors de la récente rencontre avec les professionnels du secteur du théâtre, il a été convenu d’examiner le cadre juridique, d’œuvrer à la simplification des procédures administratives, d’accélérer le lancement de la plateforme de soutien au ministère et d’entamer l’application de certaines lois relatives à la propriété intellectuelle et aux droits connexes.
Le Quotidien avec TAP
La Cinémathèque tunisienne célèbre Lynch
Le cinéaste, scénariste, photographe, musicien et peintre américain David Lynch (20 janvier 1946- 15 janvier 2025) sera célébré à la Cinémathèque tunisienne, cet après-midi, à partir de 16h30.
« Immersion dans l’univers de David Lynch » ainsi s’intitule cette 1ère partie de la rencontre qui sera marquée par deux interventions de Oubeyd Allah Ayari et Ismail Ben Abdelghaffar avec la modération de Nada Chamli. Suite au débat, les participants sont conviés à découvrir le documentaire « David Lynch : The art life », réalisé par Olivia Neergaard-Holm, Rick Barnes et Jon Nguyen. Il est à noter que la Cinémathèque a également annoncé que la bibliothèque spécialisée de la Cinémathèque Tunisienne « Mohamed Mahfoudh » offre aux intéressés trois livres portant sur les œuvres cultes du cinéaste américain David Lynch. La bibliothèque est ouverte du 8h30 à 17h30 et les ouvrages sont consultés sur place.
Emission d’un timbre-poste à l’occasion du 150ème anniversaire de la création du collège Sadiki
La Poste Tunisienne émettra, vendredi 28 février 2025, un timbre-poste à l’occasion de la célébration du 150ème anniversaire de la création du collège Sadiki.
Cette émission s’inscrit dans le cadre de l’hommage rendu aux institutions éducatives nationales, véritables creusets de générations et piliers du progrès en matière d’enseignement, de recherche scientifique et de culture, explique la Poste, jeudi 27 février, dans un communiqué.
Fondé en 1875 par Kheireddine Pacha, le Collège Sadiki, situé à la Kasbah, à Tunis, est une institution phare de l’éducation en Tunisie. Ce timbre-poste ainsi que les autres produits philatéliques réalisés à cette occasion seront disponibles à la vente dans tous les Bureaux de Poste et via Internet à travers le site www.e-stamps.poste.tn, à partir du vendredi 28 février 2025.
Justice : Wadii Jari blanchi dans une affaire, mais reste en prison pour une autre
La justice tunisienne a tranché en faveur de l’ancien président de la Fédération Tunisienne de Football (FTF), Wadii Jari, dans l’une des affaires judiciaires le visant. Ce mercredi 26 février, la dixième chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis a confirmé la décision de clôturer l’enquête et d’abandonner les charges retenues contre lui dans une affaire d’instruction.
Dans cette affaire, Wadii Jari était poursuivi pour des accusations de falsification de documents, possession et usage de faux, ainsi que d’abus de fonction à des fins personnelles ou pour autrui, entraînant un préjudice à l’administration publique. Le juge d’instruction du Tribunal de première instance de Tunis, en charge de l’enquête, a conclu à l’absence d’éléments constitutifs des infractions reprochées, ce qui a conduit à la décision de classer l’affaire sans suite.
Malgré cet abandon des charges, Wadii Jari demeure en détention en raison d’une autre condamnation déjà prononcée contre lui. Il purge actuellement une peine de quatre ans de prison dans une affaire distincte, liée à la conclusion d’un contrat entre la Fédération Tunisienne de Football et un membre du staff technique d’une sélection nationale.
Le projet VENUS est lancé à Djebel Semmama : Vers une gestion durable des terres marginales et une valorisation des écosystèmes fragiles
Il y a une semaine, précisément, le 20 février 2025, le projet VENUS a été lancé à Semmama, sur la Ragouba du centre culturel du Djebel, en présence de nombreux chercheurs et experts tunisiens. Cet événement scientifique a mis en lumière des approches novatrices pour la gestion des terres marginales et la préservation des écosystèmes fragiles, tout en soulignant l’importance du reboisement dans les zones dégradées par les incendies.
Lors de la cérémonie d'ouverture, Zouheir Nasr, directeur général de l’Institut National de Recherches en Génie Rural, Eaux et Forêts (INRGREF), a souligné l’importance de ce projet pour la régénération des sols et la lutte contre la désertification.
Le Coordonnateur National du projet VENUS, Taoufik Hermassi a présenté les objectifs du projet, notamment la valorisation des NUS (Neglected and Underutilized Species), une approche clé pour restaurer la santé des sols et favoriser des pratiques agricoles durables.
Les chercheurs ont partagé leurs travaux à travers plusieurs interventions scientifiques captivantes, parmi lesquelles, nous citons les interventions de Idriss Mabrouki (CRDA de Kasserine), qui a présenté le cactus comme une filière prometteuse pour les terres de Kasserine, en soulignant les défis et les opportunités, Samir Yaakoubi, membre du projet VENUS, qui a expliqué la mise en place de parcelles expérimentales NUS et l’évaluation des bonnes pratiques de gestion des sols, un pilier pour garantir la durabilité des écosystèmes locaux, Taoufik Hermassi qui, à cette occasion, a exposé les résultats concernant l’évolutivité des systèmes de production NUS et leur contribution aux objectifs de développement durable et Boubaker Raddaoui, du projet PAMPAT, qui a mis en avant les synergies entre connaissances et technologies pour des agroécosystèmes plus durables et productifs.
Des présentations sur les problématiques phytosanitaires du cactus, telles que la lutte biologique contre la Cochenille, ont également eu lieu, avec l’intervention de Naima Mahfoudhi, de la Direction Générale de la protection et du contrôle de la qualité des produits agricoles et Fathia Jarray, chercheur post-doctoral, qui a partagé une analyse spatio-temporelle de l’évolution du cactus dans la zone d’intervention du projet.
L’un des grands enjeux soulignés par les intervenants, notamment Mohamed Lassad Kotti (INRGREF), a été l’importance de la valorisation des terres marginales, particulièrement en ce qui concerne le reboisement des montagnes incendiées. Le cactus, en tant qu'outil de régénération des sols, a été identifié comme une solution viable pour la restauration des zones dégradées.
Cette rencontre a permis d’établir des recommandations pratiques pour renforcer la durabilité des projets environnementaux, en favorisant la collaboration entre chercheurs, institutions locales et internationales.
Le projet VENUS, à travers ses initiatives scientifiques, constitue une avancée significative dans la préservation des écosystèmes et la réhabilitation des zones marginales en Tunisie. Le projet ambitionne à atteindre ses objectifs écologiques et socio-économiques avec le soutien de l’Union Européenne et grâce au dévouement et patriotisme des chercheurs et partenaires.
Festival de la médina de Tunis : Ghalia Benali donne le la et un programme fidèle aux traditions
Par Imen Abderrahmani
La 41ème édition du Festival de la médina de Tunis qui se tiendra du 04 au 28 mars, accompagnant le mois sacré de Ramadan a livré ses secrets. Au total : 28 spectacles majoritairement musicaux (une seule création théâtrale) rythmeront l’édition.
Avec deux concerts de musique soufie s’ouvre le programme de l’édition 2025 de cette manifestation bien ancrée dans les traditions de l’animation ramadanesque de la médina de Tunis.
Rendez-vous tant attendu par les mélomanes comme par les artistes, cette manifestation qu'organise l'association de la sauvegrade de la médina, propose depuis sa création un bouquet d’œuvres artistiques de différents styles et de diverses nationalités, dans différents espaces de la médina, insufflant une dynamique non seulement artistique sur les lieux le soir, mais également économique.
La nouvelle édition ne déroge pas à la règle. Du chant soufi, du tarab, du jazz, du malouf, de la musique orientale, de la musique tunisienne et même espagnole rythment la programmation qui comporte au total 28 spectacles.
Le coup d’envoi officiel sera donné au Théâtre municipal avec un concert de l’artiste tunisienne de renommée internationale Ghalia Benali. Chanteuse, danseuse, peintre et actrice, l’artiste multiplie les expériences, choisissant d’explorer différents répertoires poétiques, faisant dialoguer différentes musiques et artistes. Deux concerts espagnols sont également à l’affiche de cette 41ème édition qui verra la participation des artistes tunisiens chevronnés de différentes générations tels que Béchir Selmi, Chokri Omar Hanachi, Dorsaf Hamdani, Sofiène Zaïdi, Raoudha Ben Abdallah, Malek Lakhoua et Fayçal Riahi.
Le comité d’organisation a choisi également de célébrer le 123ème anniversaire de la naissance du grand chanteur et compositeur égyptien Mohamed Abdelwaheb (1902-1991) et ce avec un concert de Fayçal Riahi, connu par sa parfaite maîtrise du répertoire de Abdelwahab et par son timbre de voix exceptionnel.
Il est à noter que les concerts se dérouleront au Théâtre municipal de Tunis, à Dar Lasrem, au centre culturel Bir Lahjar, au club Tahar Haddad et à l’Eglise Sainte-Croix qui a été réhabilitée pour être un pôle culturel et qui a été inauguré en novembre 2024. Cet espace accueillera les concerts de musique soufie que donnera certaines troupes.
I.A.
Le programme complet
- Mardi 04 mars : Dar Lasrem : Kharja Aissaouia
- Mercredi 05 mars : « Lamma » de la troupe des cheikhs de musique soufie (Mausolée Sidi Mehrez)
- Vendredi 07 mars : Ouverture officielle : Théâtre municipal de Tunis : Ghalia Benali
- Samedi 08 mars : Dar Lasrem : spectacle espagnol
- Dimanche 09 mars : Club Tahar Haddad : « Electro Oud » de Chaima Srairi
- Lundi 10 mars : Dar Lasrem : Chokri Omar Hannachi
- Mardi 11 mars : Théâtre municipal de Tunis : Fayçal Riahi, en hommage-posthume à l'artiste égyptien Mohamed Abdelwaheb
- Mercredi 12 mars : Club Tahar Haddad : « El-hal » de l’artiste Amine
- Jeudi 13 mars : Dar Lasrem : pièce « Chahed Kabla al hathf » de Souad ben Slimane
- Vendredi 14 mars : Dar Lasrem : Béchir Selmi
- Samedi 15 mars : Espace Sainte-Croix: Abdallah Marish (Syrie)
- Dimanche 16 mars : Espace Sainte-Croix: « Al hamzia-dalael al khayrat » - Les cheikhs de la mosquée Zaytouna
- Lundi 17 mars : Dar Lasrem : Samir Zghal/ Théâtre municipal de Tunis : spectacle espagnol
- Mardi 18 mars : Dar Lasrem : Nafaa Allani
- Mercredi 19 mars : Espace Sainte-Croix: Troupe Tassahil
- Jeudi 20 mars : Théâtre municipal de Tunis : Raouf Maher
- Vendredi 21 mars : Centre culturel Bir Lahjar : Malek Lakhoua
- Samedi 22 mars : Centre culturel Bir Lahjar : Raoudha Ben Abdallah/ Espace Sainte-Croix: Hadhra de Sidi Bouali, musique soufie de Nefta
- Dimanche 23 mars : Club Tahar Haddad : Maher Hammami, musique du genre malouf/ Centre culturel Bir Lahjar : troupe de Testour
- Lundi 24 mars : Théâtre municipal de Tunis : La Rachidia avec la participation de Dorsaf Hamdani
- Mardi 25 mars : Espace Sainte-Croix: Khadija Afrit, musique du genre tarab
- Mercredi 26 mars : Espace Sainte-Croix: Spectacle tarab tuniso-syrien avec la participation de l'artiste syrien Amer Ajmi
- Jeudi 27 mars : Théâtre municipal de Tunis : Sofiène Zaïdi et Sarra Nouioui dans « Almoulaoun » sous la direction de Mariem Salama
- Vendredi 28 mars : Centre culturel Bir Lahjar : Club « Médecins et tarab » de la faculté de médecine de Tunis sous la direction de Sofien Bouhamed
Secteur de l’eau : Vers la concrétisation des grands projets
La réhabilitation des systèmes d'adduction en eau potable en milieu rural pour un coût d'environ 2,3 milliards de dinars et la mise en place d'un plan d'action pour encourager la valorisation des eaux pluviales ont été parmi les mesures prises lors du Conseil ministériel restreint (CMR) tenu, hier mardi, 25 février 2025, au Palais du gouvernement à la Kasbah, sous la présidence du chef du gouvernement, Kamel Madouri et consacré à la gouvernance de la gestion des ressources en eau et au projet du Code des eaux.
Le CMR a décidé de poursuivre la mobilisation des ressources hydrauliques de surface en achevant la construction de 4 barrages, tout en réservant des financements supplémentaires pour l'année 2025, pour la réalisation de puits profonds (plus de 1000 mètres) au niveau des gouvernorats.
Il a été convenu, aussi, de valoriser l'usage des eaux traitées pour assurer la sécurité alimentaire, grâce à la création de stations produisant de l'eau destinée à l'irrigation et d'appuyer les programmes de dessalement de l'eau pour assurer l'approvisionnement en eau potable.
D'autres mesures ont été prises, notamment, la finalisation de l’élaboration du plan directeur « Plan de gestion de l'eau à l'horizon 2050 », et la promotion du recours aux énergies renouvelables pour maîtriser le coût de production et du transfert de l'eau.
Les données officielles révèlent que la mise en œuvre de la stratégie nationale de l'eau à l'horizon 2050 nécessite la mobilisation de 70 milliards de dinars, soit 2,7 milliards de dinars par an alors. A ce titre, on prévoit environ 43 projets et comporte 1200 mesures afin de minimiser les impacts liés au changement climatique et d'assurer un juste équilibre entre l'offre et la demande.
L'objectif est de réduire la quantité d'eau destinée à l'agriculture de 80% à 70%, alors que plus des 30% restants seront destinés à la consommation nationale ainsi qu'aux secteurs touristiques et industriels.La stratégie ambitionne de garantir 115 litres d'eau par jour et par habitant, sachant que les ressources en eau disponibles représentent actuellement, seulement 420 m3 par an et par habitant, ce qui fait de la Tunisie, l'un des pays au monde qui se retrouvent en situation de stress hydrique.
Des indicateurs montrent que la demande nationale en eau devrait augmenter de 38% en 2050 alors que les ressources hydriques devraient continuer à baisser pour atteindre -28%.
Gaza : La Turquie craint que Netanyahu ne reprenne la guerre une fois tous les otages libérés
Dans une interview exclusive accordée à Al Jazeera, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, dit craindre qu'Israël ne reprenne la guerre contre Gaza après la libération de tous les captifs.
« Comme on le sait, le monde entier a été témoin d'une guerre de nettoyage ethnique ; près de 60 000 civils palestiniens ont été tués, la plupart d'entre eux étant des femmes et des enfants. Cela ne doit jamais se reproduire », a déclaré M. Fidan.
« Cependant, il est à craindre qu'une fois tous les prisonniers israéliens libérés, Netanyahu reprenne la guerre. Il y a de profondes inquiétudes à cet égard et elles donnent lieu à des menaces constantes dans la région », a-t-il ajouté.
Gaza: Accord sur la libération de prisonniers palestiniens
Les médiateurs dans le conflit entre Israël et le Hamas sont parvenus, sous la supervision du Caire, à obtenir un accord en vue de la libération des prisonniers palestiniens qui devaient être relâchés, samedi, en échange des corps de quatre otages israéliens, affirme le média Al-Qahera news, lié à l'Etat égyptien.
L'organisation palestinienne a confirmé cet accord sur Telegram, précisant qu'il s'inscrit dans la première phase du cessez-le-feu conclu avec Israël.
Samedi, Israël avait annoncé son refus de libérer, comme prévu, 620 détenus palestiniens après la remise de six otages israéliens, invoquant les "cérémonies humiliantes" autour des libérations de captifs à Gaza. Le Hamas avait accusé Israël de mettre en danger le cessez-le-feu en vigueur depuis le 19 janvier.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a exhorté toutes les parties à procéder aux échanges de prisonniers et d'otages "de manière digne et privée".
CAN féminin de football: La Tunisie éliminée d’entrée par le Kenya
La sélection nationale féminine de football n'a pas réussi à se qualifier pour le second tour éliminatoire de la Coupe d'Afrique des nations 2026 et ce, après une défaite (0-1) face au Kenya lors du match retour, disputé aujourd'hui au Stade Olympique de Sousse.
A noter que les dames tunisiennes ont raté deux penalties aux 44e et 76e minutes.
Le match aller, disputé au Kenya, s'est soldé par un nul (0-0).
Conseil de l’Ordre des médecins : Une femme élue présidente, une première
Rym Ghachem Attia a été élue présidente du Conseil national de l’ordre des médecins. Elle est la première femme portée à la tête de cette institution nationale, aux côtés d’une équipe formée suivant une parfaite parité et composée de huit hommes et huit femmes.
Au sein de cette équipe Rim Horchani occupe le poste de secrétaire générale, avec Asma Zidi en tant que secrétaire générale adjointe alors que Maha Ben Moallem Hachicha est chargée des fonctions de trésorière adjointe. L’équipe dirigeante comprend également deux vice-présidents, Faouzi Bouguerra et Mehdi Jaidane, ainsi que le trésorier Samir Chtourou. Les élections du 18 janvier 2024, organisées dans plusieurs gouvernorats, ont permis de renouveler la moitié des membres du bureau du CNOM.
Professeure de psychiatrie, Rym Ghachem Attia est présidente du comité médical à l’hôpital Razi. Elle a suivi sa formation en psychiatrie entre Tunis, Sousse et l’hôpital Sainte-Anne à Paris, développant une expertise approfondie en psychopathologie cognitive, psychanalyse, psychiatrie légale et troubles bipolaires.
Apologie du terrorisme: La condamnation de Ghannouchi confirmée
La Cour de cassation tunisienne a entériné mardi 25 février 2025 la condamnation de Rached Ghannouchi, leader du mouvement Ennahdha, à quinze mois de prison, assortis de trois ans de surveillance administrative.
Cette décision découle d’une plainte déposée par un syndicaliste des forces de sécurité, en réaction à des propos controversés tenus par Rached Ghannouchi lors de l’éloge funèbre d’un cadre du parti dans le sud du pays.
Poursuivi pour "apologie du terrorisme" en raison de l’emploi du terme "tawaghit", il avait déjà été reconnu coupable en première instance, un verdict confirmé en appel. Son recours en cassation ayant été rejeté, la sentence devient désormais définitive.
Ligue 1 (22e J.) - EST-ESS (3-0) : La loi du plus fort
Par Kamel ZAIEM
Le choc de la journée entre les deux leaders a penché nettement du côté des Espérantistes dans un match dominé par les Sang et Or. Ailleurs, l’avantage du public a été déterminant et les trois équipes visiteuses n’ont récolté que des défaites.
A Radès, l’Espérance a mis seulement un quart d’heure pour prendre la mesure d’une Etoile peu scintillante, surtout en première période. Un but de Blaili sur penalty (14’), un autre de Jelassi (29’) et un troisième de Bouchniba à l’entame de la seconde mi-temps (47’) ont eu raison d’une équipe sahélienne qui a raté l’occasion de réduire le score après le penalty raté de Chaouat (55’). Les Sahéliens, qui ont évolué avec un dispositif offensif alors qu’ils ont affaire à un coriace adversaire, se trouvent à présent distancés par l’Espérance qui consolide son statut de leader.
A Bizerte, l’ES Zarzis a donné l’impression de tout maitriser, menant au score par Rached (23’), avant de voir les Cabistes revenir en force pour tout renverser sur leur chemin. Amri (39’), Aloui (49’), Fellahi (72’) puis Balbouz sur penalty (90+3) ont concrétisé la domination cabiste sur le match, parvenant par la même occasion de se dégager de la zone rouge, alors que les gars de Zarzis perdent du terrain par rapport aux équipes de tête.
A Soliman, les locaux ont fait l’essentiel en l’emportant face à la JSO. Les locaux ont marqué par Sidy Sarr (40’) et ont préservé une précieuse victoire face à des Omraniens qui stagnent malgré le changement opéré dans leur staff technique à un moment crucial de la saison.
A Métlaoui, les miniers ont bien réagi car c’est l’AS Gabès qui a ouvert le score par Yaacoubi (32’) avant de voir les locaux égaliser par Chachia (58’) et prendre l’avantage par Sylla (68’). L’ESM s’installe confortablement au milieu du tableau alors que les Gabésiens vont devoir réagir pour quitter le bas du tableau.
K.Z.
Résultats
EST – ESS (3-0)
CAB – ESZ (4-1)
ASS – JSO (1-0)
ESM – ASG (2-1)
Editorial : Les enseignements d’un vibrant hommage…
Par Chokri BACCOUCHE
La vérité ne nait pas seulement de la bouche des enfants. Pour peu d’avoir un minimum d’intégrité morale et intellectuelle, les jeunes adultes sont tout aussi capables de réaliser une telle prouesse comme le prouve le témoignage émouvant d’Alexander Turbanov, le prisonnier israélien libéré il y a quelques jours par le mouvement islamiste palestinien, Hamas. Dans sa confession d’une remarquable sincérité qui a fait le buzz à travers le monde, Alexander raconte une belle histoire qui donne un sens à l’humanisme et aux valeurs universelles communément admises. Une histoire poignante de fraternité dans l’adversité où il a rendu un vibrant hommage et une profonde admiration pour le peuple palestinien pour avoir fait preuve à son égard d’un comportement qui force l’estime et la considération tout au long de ses 498 jours de captivité. Selon lui, malgré les souffrances et les violences indicibles qu’ils subissent, les Palestiniens incarnent la véritable virilité, l’héroïsme et le respect des valeurs humaines. Il a décrit comment, même en étant leur captif, ils ont veillé sur lui avec une attention et une protection remarquables. «Vous étiez les assiégés libres, j’étais le captif et vous étiez les gardiens de ma vie. Vous avez veillé sur moi comme un père attentionné veille sur ses enfants. Vous avez protégé ma santé, mon honneur et ma grâce et n’avez pas laissé la faim ou l’humiliation m’atteindre, même si j’étais entre les griffes d’hommes luttant pour leurs terres et leurs droits usurpés, et même s’il a été perpétré le génocide le plus odieux contre un peuple assiégé par le gouvernement de mon pays. Je ne connaissais pas le sens de la virilité jusqu’à ce que je le voie dans vos yeux, et je ne réalisais pas la valeur du sacrifice jusqu’à ce que je vive parmi vous, jusqu’à ce que vous accueilliez la mort avec un sourire et résistiez avec votre corps nu à l’ennemi qui avait les moyens de tuer et de détruire. Quelle que soit mon éloquence et mon franc-parler, je ne serai pas capable de trouver les mots pour refléter votre valeur, pour exprimer mon étonnement et mon admiration pour votre noble moralité», a déclaré en substance Alexander Turbanov. Et d’ajouter: «Est-ce ainsi que votre religion vous enseigne à traiter vos captifs ? Quelle grande religion que celle qui vous élève à un statut si élevé que toutes les lois sur les droits de l’homme créées par l’homme s’effondrent devant vous, tous les protocoles de lutte contre les ennemis s’effondrent !». Alexander Turbanov conclut son témoignage bouleversant par une reconnaissance d’un fait historique qui puise sa force et sa légitimité de la légalité internationale à savoir que les Palestiniens ne sont pas seulement les propriétaires de leur terre, mais aussi d’une cause juste, et qu’il ne pourrait jamais oublier leur noblesse de cœur. Conscient de cette vérité, il a affirmé qu’il se joindrait à eux en tant que combattant.
Du côté de Tel-Aviv, comme on peut l’imaginer, les aveux d’Alexander Turbanov ont du faire l’effet d’une véritable bombe qui met à nu les mensonges et les contre-vérités insidieuses et vicieuses des dirigeants sionistes. Ils donnent, au demeurant, la preuve formelle du strict respect par les Palestiniens des conventions internationales liées aux droits des prisonniers en temps de guerre. Le traitement chevaleresque réservé par les Palestiniens à tous leurs otages israéliens, témoigne de leur grandeur d’âme et s’inspire de la religion musulmane. Rien à voir avec le traitement monstrueux et inhumain subis par les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes où ils ont enduré les pires sévices et les plus abominables tortures. Certains Palestiniens qui viennent d’être libérés des geôles sionistes portent d’ailleurs les terribles séquelles de brûlures à l’acide sur de nombreuses parties de leur corps et selon le témoignage de l’un d’entre-eux, on l’a même obligé d’ingurgiter un produit inflammable, avant qu’un de ses geôliers ne s’amuse à improviser un «feu de campagne humain» en cliquant sur son briquet. Dans l’enfer des prisons sionistes et comme le rapporte l’organisation de défense des droits humains israélienne B’Tselem, l’usage de la torture mise en place par le gouvernement Netanyahu à l’encontre des prisonniers palestiniens est «systématique, généralisée et prolongée». Les viols, les attouchements sexuels, les négligences sanitaires et la malnutrition, y sont également légion de sorte que les détenus palestiniens qui ont la chance d’être libérés dans le cadre d’un échange de prisonniers sortent de cet enfer comme des loques humaines, incapables de marcher et portant pour le restant de leur jour d’effroyables séquelles.
Le comble et le plus pathétique dans tout cela, c’est que l’entité sioniste se considère, pince sans rire, comme la seule et unique démocratie au Moyen-Orient, disposant de «l’armée la plus morale du monde». La corde de la propagande israélienne qui s’évertue à diaboliser le Hamas qu’elle a classé dans le rayon des organisations terroristes est tellement grosse et absurde qu’elle ne risque pas de passer même à travers le gosier d’un dinosaure adulte. Les Palestiniens ont prouvé, en tout cas, dans les faits et de la plus remarquable des manières que ce sont bel et bien eux les véritables démocrates, respectueux des valeurs universelles et dont le long combat pour l’indépendance de leur pays donne un sens à l’héroïsme et au courage et constitue l’essence même de l’humanisme tel que admis et conçu par tous les hommes réellement libres…
C.B.
Paiement électronique : La réforme des chèques accélère la transition
Par Hassan GHEDIRI
Une progression significative des transactions électroniques et monétiques a été constatée en 2024 confirmant une numérisation accélérée du paysage financier tunisien…
Avec 5,49 millions de cartes bancaires en circulation, 39 100 terminaux de paiement électronique (TPE) et 1 126 sites marchands actifs, les infrastructures de paiement électronique se développent à un rythme soutenu. Cependant, malgré cette croissance, les retraits en espèces (cash-out) représentent encore 77% des opérations monétiques, contre seulement 23% pour les paiements. Cette tendance souligne la nécessité de renforcer l’adoption des solutions de paiement électroniques, notamment dans un contexte de restructuration profonde des transactions monétaires entrainée par la réforme des chèques entrée en vigueur début février.
Une progression remarquable des transactions électroniques a été tout de même observée tout au long de l’année passée. L’évolution est mise en exergue par le nouveau bulletin des paiements 2024 de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) qui vient d’être mis en ligne. Il fait ressortir une augmentation de 9,2% du nombre des opérations monétiques et de 10,6% en valeur, atteignant 27,9 milliards de dinars. Les paiements numériques, en particulier, affichent une forte croissance: les transactions e-paiement ont progressé de 13,4% en nombre et de 4,8% en valeur, tandis que les paiements de proximité ont augmenté de 15,2% en nombre et de 11,9% en valeur.
Par ailleurs, les transactions mobiles ont atteint 5,1 millions, dont 67% pour les paiements et 27% pour les transferts. Ces chiffres témoignent d’une adoption croissante des solutions numériques par un nombre de plus en plus grands des Tunisiens. Un engouement qui tend à être renforcée par le développement des infrastructures et par une adhésion grandissante des commerçants.
Recul
Si les instruments de paiement traditionnels comme les chèques, les virements et les prélèvements restent dominants, leur évolution est contrastée. Les chèques, bien qu’encore largement utilisés (53% des transactions en valeur), ont enregistré une baisse de 2,7% en nombre, malgré une hausse de 5,5% en valeur. Les virements et prélèvements, en revanche, ont connu une forte progression, notamment les prélèvements (+23,4% en nombre et +13,8% en valeur). Ces évolutions reflètent une lente mais certaine migration vers des modes de paiement plus modernes et efficaces.
L’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation sur les chèques en février 2025 pourrait accélérer cette transition. En rendant l’utilisation des chèques plus restrictive ou complexe, cette réforme incitera probablement les entreprises et les particuliers à se tourner vers des alternatives électroniques. Les paiements par carte, les virements instantanés et les solutions mobiles devraient ainsi gagner en popularité, réduisant la dépendance aux espèces et aux chèques. Cette évolution est essentielle pour moderniser le système financier tunisien, améliorer l’inclusion financière et renforcer la sécurité des transactions.
H.G.
















