Le Coran demeure inaltéré
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
Les déclarations d’érudits occidentaux qui ont étudié l’islam et qui se sont exprimés sur le Coran montrent que l’humanité n’a été guidée que par l’intermédiaire de deux canaux de communication : les paroles de Dieu et l’envoi de prophètes choisis par Lui pour transmettre Son message aux êtres humains.
Ces deux choses ont toujours été étroitement liées et toute tentative de comprendre Dieu en ignorant l’une des deux ne peut qu’induire en erreur. Les hindous ont ignoré leurs prophètes et n’ont porté leur attention que sur leurs livres, qui leur sont apparus comme des casse-têtes qu’ils n’ont jamais pu comprendre correctement.
De même, les chrétiens ont négligé la Bible et se sont entièrement concentrés sur la personne de Jésus. Non seulement l’ont-ils élevé au rang de divinité, mais ils ont perdu, dans le processus, la véritable connaissance du monothéisme contenu dans la Bible. Les principales écritures révélées avant le Coran, l’Ancien Testament et l’Évangile, furent colligées sous forme de livre longtemps après le départ des prophètes. À l’opposé, le dernier livre révélé, le Coran, demeure inaltéré jusqu’à ce jour.
Dieu Lui-même en a garanti la préservation et le Coran fut rédigé en entier du vivant du prophète Mohammed (saaws) et ce, sur divers supports tels que feuilles de palmier, parchemins... Et cela, sans compter que des milliers de compagnons du Prophète avaient mémorisé le Coran en entier. Le Prophète lui-même le récitait en entier, une fois l’an, devant l’ange Gabriel (et deux fois au cours de sa dernière année).
Le premier calife, Abou Bakr, fit relier le Coran en un seul livre par le scribe du Prophète, Zayd Ibn Thabit. Ce volume demeura en possession d’Abou Bakr jusqu’à sa mort. Puis, il fut confié au second calife, ‘Omar. Enfin, à la mort de ce dernier, c’est Hafsa, l’une des épouses du Prophète, qui en prit possession. C’est à partir de cette copie originale que le troisième calife, Outhman, fit rédiger plusieurs autres copies, qu’il envoya en différents territoires musulmans.
Si le Coran fut préservé de manière si méticuleuse, c’est qu’il s’agit du Livre destiné à guider l’humanité jusqu’à la fin des temps. C’est pourquoi, malgré le fait qu’il fut révélé en arabe, il ne s’adresse pas qu’aux Arabes; il s’adresse plutôt à l’homme, à l’être humain : «Ô hommes! Qu’est-ce qui vous a trompés au sujet de votre Seigneur, le Généreux?»
L’aspect pratique des enseignements du Coran a été démontré, au quotidien, par le Prophète et les musulmans pieux qui marquèrent l’histoire de l’islam. Ce qui distingue le Coran, c’est que ses enseignements visent le bien-être général de l’homme et sont basées sur ce qui lui est possible de faire.
Dans toutes ses dimensions, la sagesse coranique est claire. Le Coran ne condamne point la chair ni ne néglige l’âme. Il n’humanise pas Dieu, pas plus qu’il ne déifie l’homme. Dans le Coran, chaque chose est à sa place.
Les tunisiens défient la crise et ruent sur les marchés de Ramadan : «C’est dur, mais on fait avec…»
Par Hassan GHEDIRI
Chaleureusement accueilli dans un temps printanier, Ramadan a vite déployé ses odeurs et ses senteurs dans les commerces qui ont connu, hier, une affluence exceptionnelle…
Plusieurs études comportementales montrent que le beau temps influe généralement notre envie de consommer et d’acheter et à tendance à augmenter le chiffre d’affaires des commerçants. C’est une théorie qui doit certainement intéresser les spécialistes du marketing, mais pour la majorité des Tunisiens, ce n’est pas uniquement la météo qui peut faire la pluie et le beau temps des ventes. L’avènement du mois du jeûne reste, incontestablement, un moment unique pendant lequel une véritable fièvre acheteuse s’empare de tous les ménages. A voir les marchés et les grandes surfaces se faire prendre d’assaut par les foules, hier, depuis les premières heures de la journée, l’on peut dire que les vieilles mauvaises habitudes de consommation chez la plupart de nos citoyens ont la peau dure. Car ni le renchérissement des prix ni la détérioration du pouvoir d’achat ne semble décourager beaucoup d’entre eux à rationaliser leurs dépenses.
Les salaires de févier fraîchement versés semblent par ailleurs offrir l’ultime alibi pour dépenser sans compter. Les principales rues commerçantes de Tunis, grouillant de monde, se sont petit à petit rendues impénétrables pour les automobiles. Cela fait plusieurs jours en effet que l’activité commerciale bat son plein dans les environs proches du marché central. Après les provisions faites dans les dizaines de boutiques d’épices et autres magasins vendant les articles et équipements de cuisine, le cap est désormais mis sur les rayons de fruits, légumes, viandes et poissons. Très nombreux ont été les mères et les pères de familles qui se sont afflués, hier au marché central de la capitale pour faire les dernières emplettes indispensables pour garnir la table de l’iftar au premier jour du mois saint. Il faut dire que sur les étales colorés des fruits frais, secs et des poissons, il y avait l’embarras de choix. Côté prix, l’offre n’est cependant pas adaptée au goût ni à la poche de tout le monde. Les étals débordent de produits variés, mais derrière cette effervescence apparente se cache la réalité d’une inflation galopante et un pouvoir d’achat en berne qui pèsent lourdement sur beaucoup de familles tunisiennes.
Un temps révolu
Richement garnis et soigneusement organisés, les pavions du marché offrent un spectacle attrayant. Reine indétrônable, les dattes, incontournables pour la rupture du jeûne, trônent fièrement à l’entrée du grand espace dédié aux fruits et légumes. Se déclinant en plusieurs variétés, les dattes s’offrent à partir de 7 dinars pour une qualité très moyenne jusqu’à plus de 13 dinars le kilo par la qualité présumée «supérieure». Du côté des fruits et légumes, les tomates, les poivrons et pommes de terres sont disposés en pyramides parfaites. Les prix, cependant, font grimacer les acheteurs. «Malheureusement, le temps où, l’on remplissait son panier sans trop réfléchir est révolu! Maintenant, il calcule chaque dinar», regrette Samira, mère de famille de trois enfants, tout en examinant les piments doux proposés à 5d200 «Je dois faire des choix : soit je prends moins de légumes, soit je renonce à autre chose», dit-elle.
Toujours animé, le pavillon des poissons est plein à craquer. Les étals regorgent de dorades, de loups de mer de semi élevage, des crevettes et des sardines qui brillent sous la lumière blanche des ampoules. Les étales attirent les regards, mais les prix découragent de nombreux clients à mettre la main à la poche. Certains vendeurs, conscients de la situation, préfèrent vendre des espèces plus abordables, comme les maquereaux ou les sardines. «On essaie de s’adapter», explique un poissonnier, Mais même comme ça, les gens hésitent.
Malgré les défis, l’esprit de Ramadan persiste. Les sourires et les échanges chaleureux entre clients et marchands rappellent que ce mois sacré est avant tout une période de partage et d’entraide. «C’est dur, mais on fait avec», résume Leila, une jeune mère qui tire son chariot de course rempli de légumes et de quelques dattes…
H.G.
Editorial : Le dernier rempart contre l’anarchie …
Par Chokri Baccouche
Après avoir rétropédalé un tantinet concernant son fameux projet de déporter les Palestiniens sans droit de retour avant de reconstruire et transformer Gaza en « Riviera du Moyen-Orient », le président américain est revenu donc à la charge, plus déterminé que jamais à concrétiser son projet. Après les missiles « langue portée » qui ont suscité une levée de bouclier à l’échelle internationale, place cette fois-ci au cinéma. Dans une vidéo théâtralisée, mise en ligne mardi dernier sur son compte « Truth Social », Donald Trump pousse encore plus, en effet, sur le champignon de la provocation et met toute la planète devant le fait accompli. D’une durée d’à peine 35 secondes, le film, réalisé grâce à l’Intelligence artificielle, montre ce que serait dans un futur proche « l’enclave israélienne » si les Etats-Unis la récupéraient et l’administraient. On y voit tout plein d’édifices cossus sortis des décombres des anciens immeubles ravagés par les bombardements sionistes durant les 15 mois de combat. Les habitations des Gazaouis qui se sont effondrées sur leurs occupants, des femmes et des enfants pour la plupart, cèdent ainsi la place, par la « magie de l’image artificielle » à une forêt de gratte-ciel et d’hôtels de luxe qui transpirent l’opulence et l’extravagance. La station balnéaire pour milliardaires est une des composantes majeures du projet « trumpiste » qui se veut un sérieux concurrent de Dubaï. Et pour rendre à César ce qui lui revient de droit, une statue de Trump grandeur nature serait plantée entre deux palmiers, au beau milieu d’un square névralgique de la « future Riviera du Moyen-Orient », histoire d’immortaliser l’auteur de cette œuvre magistrale sans nulle autre pareille.
Comme il fallait s’y attendre, la vidéo en question a provoqué un tollé international. Elle a suscité des réactions de colère et d’indignation en chaine particulièrement sur les réseaux sociaux où les internautes, toutes origines et nationalités confondus, ont stigmatisé le « délire du président américain qui se prend pour Dieu le Père sur terre » et traite « les autres terriens comme ses sujets ». Donald Trump se comporte en effet comme un suzerain du Moyen-âge. Bien plus, un « supra-monarque » hors norme qui fait ce que bon lui semble et décide du sort de tous les peuples de la planète. Excentrique et imbu de sa personnalité, il se croit tout permis et pense qu’il n’a aucun compte à rendre à personne. Si le Groenland lui tape à l’œil pour des raisons stratégiques ou pour s’approprier ses minéraux rares, cela ne pose pas de problème, il décide de le prendre tout simplement comme le fait un vulgaire marchand escroc dans un marché à puces. Idem pour le Canada, le futur 51ème Etat américain selon la vision rocambolesque et farfelue du président U.S, le Canal de Panama et Gaza. De là à penser que le locataire de la Maison Blanche est devenu un vecteur de chaos dans le monde, il n’y a qu’un pas que beaucoup de pays ont déjà franchi, y compris d’ailleurs les Etats alliés de Washington. Et ce ne sont certainement pas les Européens qui ont été traités comme des sous-fifres ces derniers temps par l’administration américaine qui vont infirmer cette cruelle vérité.
Dans ce capharnaüm international où la loi de la jungle est devenue la règle, la communauté internationale serait bien inspirée de réagir et surtout d’agir dans l’urgence pour remettre de l’ordre dans ce sacré fatras, lourd de conséquences pour l’avenir de l’ensemble de l’humanité. Des conséquences désastreuses s’entend car ce déni flagrant du droit international est le chemin le plus court pour accélérer la course aux armements et la terre fertile qui va inévitablement alimenter les tensions et les guerres dans un futur proche. Les pays arabes qui s’apprêtent à tenir un sommet initialement consacrée à Gaza, ne doivent pas demeurer en reste. Ils sont appelés à exorciser en effet les démons de l’ineptie, la léthargie et la résignation car l’enfer, ce n’est pas seulement le triste destin des Palestiniens. Plus aucun pays ne sera, en effet, à l’abri du tsunami ravageur en cours qui n’est pas près d’arrêter de sitôt sa course folle vers l’inconnu.
Le triomphe du droit international est l’unique voie de salut susceptible de prémunir l’ensemble de l’humanité contre les dérives jusqu’au-boutistes, fondées sur la force et la violence qui ont marqué l’Histoire. Dans l’intérêt de tous, la logique et le bon sens dictent la marche à suivre pour tous les peuples de la planète pour préserver ce sanctuaire qui constitue le dernier rempart contre l’anarchie et le chaos, porteurs de lendemain qui déchantent…
C.B.
Spécial Ramadan - L'histoire des Prophètes : Ibrahim, le père des prophètes
L’un des prophètes les plus souvent mentionnés, dans le Coran, est Abraham. Le Coran parle de sa foi inébranlable en Dieu, qui lui a d’abord demandé de rejeter son peuple à cause de son idolâtrie et qui l’a plus tard testé de multiples façons.
En islam, Abraham est décrit comme un pur monothéiste qui appelle son peuple à l’adoration exclusive de Dieu. Ce monothéisme strict n’est pas sans lui faire subir diverses épreuves ; il se voit obligé de se dissocier de sa famille et de son peuple en émigrant au loin. Il obéit aux ordres de Dieu, par lesquels il est testé, mais par lesquels, aussi, il démontre à chaque fois sa fidélité envers Lui. À cause de cette foi inébranlable qui était la sienne, le Coran parle de l’islam comme de la « religion d’Abraham », même si d’autres prophètes avant lui, comme Noé, avaient appelé les gens à suivre cette même voie. Et à cause de son obéissance de chaque instant envers Dieu, Dieu lui a donné le titre spécial de « Khalil », ou serviteur bien-aimé, titre jamais donné à aucun autre prophète. Grâce à son excellent caractère, Dieu a fait naître d’autre prophètes parmi ses descendants, dont Ismaël, Isaac, Jacob et Moïse, qui ont tous contribué à guider les gens vers la vérité. La position élevée d’Abraham est reconnue par les trois grandes religions (judaïsme, christianisme et islam). Les juifs le voient comme la vertu incarnée, car il s’est conformé à tous les commandements avant même qu’ils soient révélés (ils n’ont été révélés que plus tard, à Moïse). Il est considéré comme le père du peuple élu et de tous les prophètes, par lequel Dieu a initié la révélation. Dans le christianisme, il est considéré comme le père des croyants (Romains 4 :11) et sa confiance en Dieu et son sacrifice ont été pris en exemples par les « saints » chrétiens (Hébreux 11).
Bien que le Coran et la sounna ne racontent pas la vie d’Abraham en détail, ils mentionnent plusieurs faits qui méritent d’être connus. En fait, ils détaillent certains aspects de sa vie pour clarifier et démentir certaines croyances erronées à son sujet que l’on retrouve dans le judaïsme et le christianisme, ou pour expliquer certaines leçons morales.
Son nom
Dans le Coran, le seul nom donné à Abraham est «Ibrahim» qui partagent la même racine b-r-h-m. Même si la Bible prétend qu’Abraham s’appelait d’abord Abram (et on explique que Dieu modifia plus tard son nom), le Coran ne mentionne rien à ce sujet et s’abstient de nier ou de confirmer cette information. Les érudits judéo-chrétiens modernes doutent cependant qu’un changement de nom ait réellement eu lieu et parlent plutôt de «jeux de mots populaires ». Les assyriologues suggèrent que la lettre hébraïque Hê (h), dans le dialecte minéen, remplace le « a» allongé (ā) et que la différence entre Abraham et Abram n’est que dialectale. On pourrait aussi prendre pour exemple les nom Sarai et Sarah, dont la signification est identique.
Sa patrie
On estime qu’Abraham serait né environ 2166 ans avant Jésus dans la ville, ou près de la ville d’Ur, en Mésopotamie, située à près de 320 kilomètres au sud-est de l’actuelle ville de Bagdad. Selon la Bible, son père s’appelait Azar, Terah ou Terakh. C’était un idolâtre, descendant de Sem, fils de Noé. Il était probablement Akkadien, ce peuple sémitique de la Péninsule arabe qui s’était installé en Mésopotamie au cours du troisième millénaire avant Jésus.
Il semble qu’Azar émigra avec des membres de sa famille vers la ville de Haran alors qu’Abraham était encore enfant, bien que la tradition judéo-chrétienne croit qu’Abraham était plus âgé lors de cette émigration, qui se serait faite après qu’il eût été rejeté par les gens de sa ville natale. La Bible raconte que Haran, l’un des frères d’Abraham, est mort à Ur, «son pays natal » (Genèse 11 :28), mais il était beaucoup plus âgé qu’Abraham, puisque son autre frère, Nahor, prend alors la fille de Haram comme épouse (Genèse 11 :29). La Bible ne fait aucune mention de l’émigration d’Abraham à Haran; le premier ordre qu’il reçoit d’émigrer est en fait un ordre de quitter Haran, comme s’il s’y était déjà installé (Genèse 12 :1-5). Si nous supposons que le premier ordre d’émigrer faisait référence à une émigrationd’Ur à Canaan, il semble qu’il n’y avait aucune raison pour qu’Abraham se rende avec sa famille à Haran, y laisse son père, puis se rende à Canaan par la suite, sans mentionner l’impossibilité géographique d’un tel déplacement (voir la carte).
Ligue 1: 23e- matches avancés : L'EST gagne à Gabes, l'ESS bat difficilement le CAB
Par Jamel Belhassen
Sang et Or et Étoiles ont réussi à empocher cet après-midi les trois points de la victoire. Les premiers ont battu le plus tranquillement du monde à Gabes l'association locale (2-0) avec deux buts inscrits par le Brésilien Yan Sasse ( 24e et 31e) et ce malgré l'absence de plusieurs titulaires tels que Toughai, Blaili, Mokwana et Konate. En seconde période, Diakite a marqué un autre but à la 76e qui a été annulé par la VAR car précédé d'une faute. A Sousse, l'ESS a dû suer pour venir à bout du CAB ( 1-0), grâce à un but de Camara à la 24e aprèsun corner et un cafouillage devant la cage. Les Cabistes ont réagi après la pause et ont failli égaliser en fin de match par Fallahi qui a vu son tir effleurer le poteau. A signaler la nouvelle expulsion du coach bizertin, Hidoussi en seconde période. En attendant la suite de la journée, demain et après-demain, L'Espérance consolide son poste de leader et maintient l'écart de trois points avec l'Etoile, avant le sommet de demain entre le CSSfaxien et l'USMonastir.
J.B.
Coopération entre le TICDCE et le CEPEX pour mettre en valeur le patrimoine tunisien à Osaka 2025
En prévision de la participation tunisienne à « Expo Osaka 2025 » au Japon, une convention de partenariat a été signée entre le Centre international de Tunis pour l’économie culturelle numérique (TICDCE) et le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX), indique un communiqué publié, sur le site du ministère des Affaires Culturelles.
Le renforcement du partenariat entre ces deux institutions publiques s’inscrit dans le cadre des préparatifs pour la participation de la Tunisie à « Expo Osaka 2025 » qui se déroulera du 13 avril au 13 octobre 2025 dans la ville d’Osaka au Japon, souligne le ministère.
Cet évènement d’envergure internationale sera l’occasion de promouvoir l’image de la Tunisie en tant que destination touristique et économique et de mettre en valeur la riche diversité culturelle et civilisationnelle dont regorge le pays, indique la même source.
Le ministère présente les actions menées par le TICDCE, placé sous sa tutelle, dans la valorisation du patrimoine culturel national, matériel et immatériel, ainsi que sa vocation en tant qu’institution œuvrant pour la promotion des industries culturelles créatives et leur valorisation à travers le numérique, tout en rappelant les réalisations du Centre en 2022 à l’occasion du 18ème Sommet de la Francophonie à Djerba et la huitième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique « TICAD8 » à Tunis.
Notons que le CEPEX vise notamment à développer le positionnement des produits et services tunisiens à l’international et à renforcer le réseau des échanges commerciaux et optimiser l’exploitation des accords de libre- échange conclus entre la Tunisie et plus de 130 pays.
Le TICDCE est un Incubateur des projets innovants et des startapeurs actant dans le domaine de la culture. Il s’agit d’un Centre technique de développement de la culture et des nouvelles technologies qui s’y attachement et un espace de formation et de promotion de la culture par la technologie.
Selon le site Expo Osaka 2025, un total de 150 pays et régions et 25 organisations internationales sont attendus à cet évènement qui rassemble des personnes et des innovations du monde entier dans le but de résoudre les problèmes auxquels l’humanité est confrontée.
Cinémathèque tunisienne: nouveau cycle de films pour enfants
Six films tunisiens et étrangers sont au menu d’un nouveau cycle de projections-débats à la Cinémathèque Tunisienne baptisé "Ciné-enfants".
Les films sélectionnés seront projetés entre mars et mai 2025, à la salle Tahar Chériaa, au siège de la Cinémathèque à la Cité de la Culture. Une séance matinale est prévue pour tous les films au programme qui commencent à 11h00.
Chaque film aborde une thématique différente dont la relation entre l’enfant et l’animal, l’enfance et la culture tunisienne, l’acceptation de soi et des autres, amitié et solidarité, la quête de soi et la magie de l’enfance et héroïnes courageuses et découverte de l’Ouest.
Les films :
- Dimanche 16 mars : La relation entre l’enfant et l’animal: "Mystère" de Denis Imbert, 84′,2021, France
- Dimanche 30 mars: L’enfance et la culture tunisienne: "Les souliers de l’Aïd" (Sabbat El Aid)de Anis Lassoued, 30′, 2012, Tunisie
- Dimanche 6 avril : L’acceptation de soi et des autres: "Wonder" de Stephen Chbosky, 111′, 2017, États-Unis
- Dimanche 20 avril : Amitié et solidarité: "La Petite Bande" de Pierre Salvadori, 106′, 2022, France
-Dimanche 4 mai : La quête de soi et la magie de l’enfance: "Le Garçon et le Héron"de Hayao Miyazaki, 125′, 2023, Japon
-Dimanche 18 mai : Héroïnes courageuses et découverte de l’Ouest: "Calamity" de Rémi Chayé, 82′, 2020, France / Danemark
Retour aux grèves et aux mouvements sociaux : Comment expliquer cette nouvelle escalade de l’UGTT?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Retour aux mouvements sociaux et aux grèves chez certains syndicats relevant de l’UGTT. S’agit-il d’une simple escalade tactique ou des revendications légitimes au vu du non respect du gouvernement de certains accords?
La tension est montée d’un cran ces derniers jours dans les secteurs de l’enseignement secondaire, la Poste, les agents municipaux, le secteur des technologies de l’information et le secteur minier qui ont ou s’apprêtent à observer des grèves même si l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) traverse actuellement l’une des crises les plus graves de son histoire. Annoncée le 5 février dernier, la grève nationale décidée par la Fédération générale de l’enseignement secondaire a été, en effet, observée le 26 février dernier. Selon, Mohamed Safi, secrétaire général de la fédération, cette décision fait suite à plusieurs revendications restées sans réponse de la part du ministère de l’Éducation. Idem pour les agents des municipalités qui ont annoncé la tenue d’une grève générale pour le 13 mars 2025 et un rassemblement devant le siège de la présidence du gouvernement à La Kasbah. L’instance administrative du secteur municipal a évoqué une dégradation du climat social au sein des municipalités et des entreprises œuvrant dans la gestion de déchets. Elle a évoqué un non-respect des conventions et des accords sociaux, en plus du recours à une politique d’insouciance malgré la dégradation du pouvoir d’achat des agents et la hausse des prix. Aussi, la Fédération générale des technologies de l’information et des services, affiliée à l’UGTT, a annoncé l’échec de la séance de conciliation tenue avec des représentants du ministère des Technologies de la communication au siège du ministère des Affaires sociales. En conséquence, la fédération a tenu hier une grève en présentiel dans six établissements publics. Pour certains observateurs, ce retour en force de l’UGTT ne peut s’expliquer seulement par le blocage des négociations avec le gouvernement...
Crise exportée?
Tout le monde le sait, l’Union générale tunisienne du travail traverse depuis quelques mois la crise la plus grave dans son histoire et certains syndicalistes ont même appelé à la tenue d’un congrès extraordinaire électif. Alors, par cette nouvelle escalade, certains observateurs estime que même si certaines revendications sont légitimes, il n’en demeure pas moins que l’on cherche au sein de l’actuel bureau exécutif à exporter la crise interne. C’est du moins, ce que nous a déclaré, l’activiste, Salem Chérif, qui nous a indiqué: «L’actuel bureau exécutif notamment le clan du secrétaire générale de l’Union générale tunisienne du travail, Noureddine Tabboubi, est à la recherche d’une certaine légitimité d’autant que la dernière crise a montré que la Centrale syndicale a beaucoup perdu de sa crédibilité non seulement au sein de ses bases, mais aussi auprès de l’opinion publique. De fait, on met la pression sur le gouvernement afin de la ramener à la table de négociations qui est le seul moyen pour l’actuel bureau exécutif de s’imposer de nouveau comme le seul interlocuteur représentant la classe ouvrière en Tunisie». Et d’ajouter: «Pour rappel, le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Sami Tahri, avait déclaré à la fin du mois de janvier dernier que le bureau exécutif du syndicat a envoyé une lettre officielle au gouvernement, concernant les revendications du syndicat, en attendant la fixation d’une date pour le prochain round de négociations. Le gouvernement avait, alors, indiqué qu’il est en train d’étudier le contenu de cette lettre. Pourquoi cette escalade, alors, que le gouvernement s’est dit ouvert à de nouvelles négociations qui incluent les aspects financiers et organisationnels avec l’Union générale tunisienne du travail?».
M.B.S.M.
Editorial : Intérêts, intérêts, camarades après …
Par Chokri BACCOUCHE
Oh la vache! Les terres rares ukrainiennes font l’objet d’une sacrée convoitise de la part aussi bien des Etats-Unis que des pays de l’Union européenne, les deux alliés qui ont soutenu l’effort de guerre de Kiev dans sa confrontation militaire avec la Russie. La méthode des premiers est quelque peu brutale dans la mesure où le président américain Donald Trump a exigé des compensations immédiates pour l’aide fournie par son pays à l’Ukraine depuis le début du conflit qui atteint le chiffre astronomique de 500 milliards de dollars. Moins agressive certes, l’approche adoptée par les Européens qui ne veulent pas demeurer également en reste, est plus «soft» mais verse dans le même réceptacle. Un petit éclairage géologique s’impose d’abord pour être au fait de quoi il s’en retourne au juste : Les «terres rares» sont un terme collectif désignant 17 éléments chimiquement similaires qui sont largement utilisés dans la technologie et l’industrie modernes. Ces éléments sont essentiels à la production d’un tas de produits couramment utilisés de nos jours tels que les Smartphones, les ordinateurs, les équipements médicaux ou militaires. Ils comprennent des minéraux dits rares parce que difficiles de les trouver à l’état pur dont notamment le scandium, le l’yttrium, le cérium, le nickel, le cobalt… Ces minéraux qui aiguisent bien des appétits sont au cœur d’un enjeu majeur comme on peut l’imaginer, au double plan économique et stratégique et c’est ce qui fait courir justement les uns et les autres.
Dans cette ruée sans précédent vers les minéraux précieux, Volodymyr Zelensky qui n’a pas fini ces derniers temps de connaître des déboires, s’est retrouvé dans une situation peu amène qui ressemble à s’y méprendre à celle d’un coq qu’on déplume. Après avoir rejeté une précédente proposition, le président ukrainien a fini d’ailleurs par céder aux exigences de Donald Trump. Acculé par une situation militaire incertaine et confronté à une volte-face diplomatique de la part de Washington, Zelensky devait se rendre hier aux États-Unis pour signer cet accord qui va ouvrir l’exploitation des ressources naturelles de son pays aux entreprises américaines. Le président américain qui agit comme un suzerain a donc fini par avoir gain de cause en obligeant son homologue ukrainien à ployer le genou. Grâce à ce deal obtenu sous la contrainte, il fait main basse sur des minerais très précieux qui vont lui permettre d’étoffer son jeu dans la partie géopolitique majeure face à son principal adversaire : la Chine. Dans la lutte planétaire pour le leadership que se livrent Washington et Pékin, la course vers ce nouvel «or noir» est une priorité. C’est pour cette même raison d’ailleurs que les Etats-Unis souhaitent mettre la main sur le Groenland, l’immense île de l’Arctique, aujourd’hui sous souveraineté du Danemark, qui regorgerait également de grandes réserves de minerais rares.
Et comme un malheur n’arrive jamais seul pour Zelensky, voilà que l’Europe cherche elle aussi à récupérer son du par terres rares ukrainiennes interposées. Le commissaire à la stratégie industrielle de l’UE, Stéphane Séjourné a évoqué, en effet, lors d’une session de travail entre les commissaires européens et le gouvernement ukrainien, lundi dernier, des discussions avec Kiev sur des «matériaux critiques». «21 des 30 matériaux critiques dont l’Europe a besoin peuvent être fournis par l’Ukraine dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant», a expliqué l’ex-ministre français dont les déclarations reflètent en réalité la volonté de l’Union européenne de sécuriser son accès aux terres rares.
Ces marchandages politico-commerciaux, assez choquants il faut l’avouer dans le contexte actuel, démontrent de manière on ne peut plus évidente que les alliances sont non seulement des foutaises mais peuvent être assimilés également à un vulgaire bulletin météorologique : un jour il fait beau avec un soleil radieux, des accolades serrées et demain, il se pourrait qu’un orage éclate voire une bourrasque qui remettra tout en question, pour une raison ou une autre, sans crier gare. La nature tout comme l’humeur des bipèdes sont versatiles. Seuls les intérêts comptent en définitive et régissent durablement les relations entre peuples et nations. Pour son grand malheur, le président ukrainien n’a pas réussi à décoder les véritables tenants et les aboutissants de cette effroyable guerre aux relents géopolitiques évidents. Une guerre atroce qui aurait pu, pourtant, être évitée avec un minimum de sagesse, de discernement et de pragmatisme politique. Quel gâchis!...
C.B.
Ligue 1- Les arbitres de la 33e journée : un Égyptien pour ASG- EST
La Direction Nationale d'arbitrage vient d'annoncer les noms des arbitres qui vont diriger les rencontres de la 23e journée de la Ligue 1 programmée pour samedi, dimanche et lundi. Cette fois, elle a désigné un referee égyptien pour la rencontre qui opposera demain samedi l'ASGabes à L'Espérance de Tunis, sur demande des Sang et Or. Voici, par ailleurs, le programme complet de la journée.
- Samedi 1er mars
-ESS -CAB Achraf Harakati
- ASG -EST Mohamed Maarouf ( Egy)
- Dimanche 2 mars
-CA -UST Aymen Nasri
- CSS- USM Khaled Gouider
- ESZ -OB Majdi Bellagha
-Lundi 3 mars
JSO -ST Abdelhamid Badreddine
EGSG -ASS Mehrez Melki
USBG- ESM Nidhal Letaief
J.B.
Transition climatique: Développement d’un plan économique global
L’économie tunisienne fait face à des transformations majeures sous l’effet du changement climatique.
Les impacts macroéconomiques de ce phénomène sur le secteur agricole tunisien sont au cœur des débats.
Un plan national novateur
Sous cet angle, le plan national de la politique climatique, qui s’inscrit dans le cadre des Contributions déterminées au niveau national (CDN), vient d’être lancé hier mercredi 26 février 2025 lors d’un séminaire national organisé à Tunis par le ministère de l’Environnement.
Ce plan définit les politiques et stratégies nationales dans tous les secteurs, y compris un secteur transversal lié essentiellement à la gouvernance du changement climatique, au cadre juridique et institutionnel, ainsi qu’au cadre sectoriel qui inclut l’agriculture, l’industrie, les déchets et tous les domaines concernés par les changements climatiques.
Répercussions sur les secteurs
Le secteur agricole tunisien, pilier historique de l’économie nationale, est désormais exposé à des risques climatiques croissants. Les projections de modèles spécialisés révèlent que le réchauffement climatique engendrera une baisse annuelle de la production agricole de 0,5 % jusqu’en 2050.
Cette diminution affectera particulièrement les cultures emblématiques telles que les céréales et les effets du changement climatique ne se limitent pas à l’agriculture du fait que des études révèlent que sans une adaptation proactive, l’économie nationale subira une perte de PIB nominal comprise entre 4% et 11% d’ici 2050.
Le déficit budgétaire pourrait s’aggraver, avec des projections atteignant jusqu’à 12,5% du PIB dans un scénario d’inflation élevée. L’économie tunisienne, déjà fragilisée, doit donc faire face à une double peine : une réduction de la production locale et une dépendance croissante aux importations.
Enjeux de l’adaptation
Dans ce contexte, les travaux dans le cadre du plan national de la politique climatique se poursuivront pendant un an, jusqu’à l’élaboration du dossier des CDN. Ce processus sera suivi de la préparation d’un plan opérationnel visant à transformer les politiques et stratégies en projets concrets, puis de l’élaboration d’un dossier sur les projets prioritaires pour chaque secteur. Enfin, des dossiers de financement seront préparés pour les grands projets relatifs à l’eau, aux énergies renouvelables et aux déchets, à l’échelle nationale et internationale.
Face aux perspectives, la Tunisie doit mettre en œuvre une stratégie d’adaptation efficace. Pour réussir une transition efficiente, on met en avant l’importance de la coopération internationale et du financement durable. L’investissement dans la résilience climatique, à travers des crédits à taux bonifiés et des obligations vertes, pourrait offrir à la Tunisie les ressources nécessaires pour surmonter les défis. Le pays doit aussi renforcer ses capacités de négociation pour accéder aux financements mondiaux, notamment via le Fonds Vert pour le Climat.
L’avenir économique de la Tunisie dépendra en grande partie de sa capacité à anticiper et à atténuer les impacts du changement climatique. La mise en place de politiques concertées et d’investissements dans des solutions écologiques est plus urgente que jamais pour garantir un développement durable et stable.
A la Cité de la culture : Focus sur « Le financement destiné aux industries culturelles et créatives »
« Le financement destiné aux industries culturelles et créatives » est le thème d’un séminaire scientifique organisé, hier, le jeudi 27 février, à la Cité de la Culture à l’initiative de la cellule d’information des investisseurs, au ministère des Affaires Culturelles.
Des décideurs et promoteurs culturels ont pris part à ce séminaire qui s’inscrit dans le cadre du renforcement du rôle des industries culturelles et créatives dans le développement durable. Cette rencontre visant à introduire les mécanismes du financement public au secteur des industries culturelles et créatives a permis de jeter la lumière sur les moyens à mettre en œuvre afin de développer l’environnement des affaires dans ce secteur prometteur que l'on désigne aujourd'hui par « l’économie Orange ».
Dans une allocution au nom de la ministre des Affaires Culturelles, Amina Srarfi, la directrice de l’Unité d’encadrement des investisseurs au ministère des Affaires Culturelles, Lamia Bannouni, a souligné l’importance de soutenir l'entrepreneuriat culturel à travers un cadre juridique approprié, ainsi que le développement des institutions qui soutiennent la création de projets culturels notamment les Petites et Moyennes Entreprises (PME).
Le concept de durabilité est au cœur des industries culturelles et créatives a-t-elle noté, expliquant que ce secteur favorise la création d'emplois et joue un rôle crucial dans le renforcement de l’identité culturelle nationale ainsi que la cohésion sociale et la promotion du produit culturel local, au double plan national et international.
La représentante de l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII), Ines Bou Afif, a déclaré que l’Etat a œuvré au développement d’un environnement législatif et juridique favorable à l’investissement dans le domaine culturel en offrant notamment des privilèges financiers et fiscaux aux investisseurs.
Dans son intervention sur « les privilèges et incitations financières pour les investissements dans le domaine des industries culturelles et créatives », elle a donné un aperçu sur le rôle du guichet unique et de l'espace de l'interlocuteur unique qui œuvrent à simplifier les procédures administratives et à encadrer les promoteurs dans les divers secteurs et leurs fournir les informations nécessaires pour le fonctionnement de leurs projets.
Dans ce contexte, elle a affirmé que l’espace de l’interlocuteur unique accorde une attention particulière aux industries culturelles et créatives citant des secteurs comme l’édition, la production cinématographique, les arts créatifs et les spectacles culturels et de divertissement. Les investisseurs culturels bénéficient de plusieurs privilèges financiers et incitatifs, tels que la subvention à l’investissement qui couvre entre 30 pc et 50 pc du coût total du projet, a-t-elle indiqué.
Dans son intervention sur les mécanismes de financement destinés à soutenir les projets culturels et créatifs, le représentant de la Banque de financement des PME, Hamdi Ksiaa, a fait présenter la contribution de cette Banque à travers l'aide qu'elle offre aux promoteurs culturels, tout en évoquant les défis financier auxquels est confronté le secteur des industries culturelles et créatives.
Selon le représentant de la Banque de financement des PME, les banques sont généralement réticentes à financer les projets culturels, estimant que le secteur bancaire demeure au stade de l’identification des particularités des industries culturelles et créatives, notamment avec l’émergence de nouveaux modèles d'affaires étroitement lié à l’économie numérique et les nouvelles technologies.
La réticence des banques à financer des projets culturels était également au cœur des interventions de certains participants surtout que les promoteurs culturels n’arrivent pas facilement à convaincre les institutions financières de la rentabilité de leurs projets. A cet égard, ils ont évoqué le besoin de recourir à des mécanismes de financement alternatifs et innovants.
Le Quotidien avec TAP
Cabinets privé d’embauche : Des arnaques, mais aussi des emplois précaires …
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
• 250 contrats fictifs par an
• 50 mille sous-traitants dans le secteur public et 100 mille dans le privé
Afin de faire face aux arnaques et lutter contre le travail vulnérable, un projet de loi est en phase d’élaboration dans le but de mettre de l’ordre dans le secteur des cabinets d’intérim. Que prévoit cette loi?
C’est le directeur général du recrutement à l’étranger et de la main-d’œuvre étrangère au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Ahmed Massoudi, qui vient de le dévoiler. La Tunisie sera, en effet, dotée prochainement d’une loi visant à réglementer les bureaux de recrutement à l’étranger et autres cabinets d’intérim. Ce projet de loi destiné à protéger les travailleurs tunisiens, lutter contre les abus et garantir un cadre légal transparent pour le recrutement à l’étranger, prévoit des sanctions sévères contre les agences illégales, avec des amendes pouvant atteindre 20 000 dinars et des peines de prison allant jusqu’à 5 ans en cas d’infractions. Il permettra également le blocage des sites internet et des pages sur les réseaux sociaux des bureaux opérant en dehors du cadre légal. Selon l’expert en économie et en Finances, Mohamed Salah Jennadi: «On estime aujourd’hui à 250 le nombre des contrats fictifs dont les victimes sont des demandeurs d’emploi qui cherchent des postes à l’étranger. Les pays du Golfe sont les plus touchés par ce fléau. En effet, des jeunes notamment des filles ont été arnaquées en signant des contrats d’emploi pour travailler dans le secteur de la restauration ou l’hôtellerie avant d’être surprises une fois sur place qu’elle sont en réalité embauchées dans des boites de nuit voire même dans des réseaux de prostitution. D’autres cabinets font signer des contrats aux candidats à l’immigration contre des sommes d’argent pouvant atteindre des milliers de dinars avant de disparaître dans la nature. De fait, il est temps de mettre de l’ordre dans ce secteur afin que le rêve de ces demandeurs d’emploi à l’étranger ne se transforme pas en cauchemar». Quel remède pour protéger les demandeurs d’emploi?
Précarité de l’emploi …
En plus des arnaques qui accompagnent les activités de certains cabinets d’embauche à l’étranger, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle veut, également, s’attaquer à la précarité de l’emploi. Pour notre expert: «Le travail en sous-traitance est une relation triangulaire caractérisée par la présence de deux employeurs et d’un salarié. En l’absence d’une législation propre au travail en sous-traitance, les décisions des tribunaux sont, en cas de recours, très variées et se réfèrent généralement au code du travail ou au code des obligations et des contrats. On constate, de fait, que le travailleur est la principale victime de cette relation triangulaire puisqu’en cas de licenciement, il ne sait contre quel employeur se retourner. Pis encore, la plupart de ces travailleurs ne bénéficient d’aucune couverture sociale. Alors, il est urgent aujourd’hui d’élaborer une convention collective dans le domaine de la sous-traitance et la création d’une caisse pour l’indemnisation de cette catégorie de salariés en cas de licenciement. On estime le nombre de ces emplois à 50 mille dans le secteur public et à 100 mille dans le privé».
Ayant lui-même été embauché par un cabinet de sous-traitance, le jeune Yassine Loghmari, a évoqué sa triste expérience dans un article publié par Mondafrique: «Lorsque j’ai commencé mon stage en alternance de fin d’études universitaires à la BIAT pendant ma maîtrise en 2021, je ne m’étais pas rendu compte que les jeunes employés étaient rattachés à la société de sous-traitance «Adecco» et non à la banque elle-même. Les jeunes employés à la banque ressemblaient à des vaches à lait, exploités au maximum par les hauts responsables sans recevoir de quoi les valoriser. Ils subissent des pressions et des détresses psychologiques. Ils ressentent une déconnexion vis-à-vis de leur entreprise et sont prêts à quitter leur emploi dès qu’une meilleure offre se présente», a-t-il indiqué. Et d’ajouter: «Cette agence recrute des jeunes ambitieux avec des salaires mensuels réduits, sans aucune égalité avec les employés de la banque, ces salaires variant de six cents dinars (178 euros) à huit cents dinars (238 euros) si vous avez un master et plus de trois ans d’expérience. L’agence paie les salaires à la place de la banque et réalise un bénéfice en prélevant une commission sur les salaires des sous-traités. Elle recrute des étudiants issus d’universités prestigieuses et de familles pauvres ou de classe moyenne, les exploitant et les abandonnant lors de leur quatrième année. Son slogan est l’abandon des rêves et des valeurs. Ses objectifs sont d’augmenter les profits des investisseurs en exploitant ses employés. Tout ce vernis et cette élégance ne sont que tromperie. Leurs revenus couvrent à peine leurs dépenses».
M.B.S.M.
Editorial : Cette bombe à désamorcer… - Par Hassan GHEDIRI
La banque centrale de Tunisie a publié les chiffres actualisés sur la situation de la masse monétaire dans le pays. Ainsi, à la date du 25 février 2025, le montant global des monnaies et des billets de banque en circulation en Tunisie a franchi un nouveau record historique en atteignant 23,06 milliards de dinars, soit près de 2 milliards de dinars de plus que le montant signalé à la même date en 2024. Depuis des années, la Tunisie vit au rythme d’une montée en flèche de la quantité de la monnaie en circulation, franchissant pour la première fois, en juin 2023, la barre symbolique des 20 milliards de dinars.
La croissance annuelle d’environ 10% de la circulation fiduciaire en Tunisie soulève plusieurs questions quant à ses répercussions sur l’économie en général mais surtout sur la capacité de l’Etat à réaliser ses objectifs fondamentaux, principalement la réduction de l’inflation, c’est à dire la rationalisation des prix, et la stimulation de la croissance. Cette augmentation démesurée et quasiment incontrôlée de la liquidité ravive également les préoccupations en raison de son lien avec l’économie informelle, un secteur qui continue à échapper au contrôle des autorités fiscales et monétaires.
Dans la littérature monétaire, nombreuses sont les théories qui traitent des différents aspects de la dynamique de la monnaie fiduciaire. Ici, l’on peut se contenter de la théorie quantitative de la monnaie qui suggère tout simplement que l’explosion de la circulation monétaire n’a rien de bénéfiques sur l’économie, puisqu’elle est toujours génératrice de l’inflation. Dans la pratique, maintenant, l’on peut prétendre que cette explosion de la masse monétaire en Tunisie est fondamentalement provoquée par la prolifération de l’économie informelle. Ce phénomène qui continue à gagner de l’ampleur malgré les innombrables mesures annoncées par les gouvernements successifs ces derniers années pour juguler son expansion.
Selon plusieurs estimations, environ 40 à 50 % de l’activité économique en Tunisie serait informelle. Ce secteur, bien que largement non déclaré, est d’une importance capitale pour la survie d’un grand nombre de Tunisiens, notamment dans un contexte de chômage élevé et de précarité économique. Toutefois, ce phénomène a un effet pervers : il contribue à l’augmentation de la masse monétaire en circulation, car une grande partie des transactions se fait en numéraire. Le recours exclusif au cash dans cette économie souterraine se traduit par une croissance rapide de la quantité de monnaie en circulation ce qui réduit sa traçabilité et empêche la BCT à ajuster correctement la masse monétaire et à contrôler les effets de cette explosion de liquidités.
Pour juguler ce phénomène, la dématérialisation se présente comme une solution miraculeuse. En encourageant l’utilisation des moyens de paiement électroniques (cartes bancaires, transferts électroniques, paiements mobiles), la Tunisie pourrait non seulement intégrer une partie de l’économie informelle dans le circuit formel, mais aussi permettre à la Banque Centrale d’avoir une meilleure visibilité sur la circulation de la monnaie.
La dématérialisation de l’argent, en rendant les paiements traçables et contrôlables, offrirait ainsi un levier pour réguler l’offre monétaire et limiter la prolifération des liquidités dans l’économie. Il est ainsi plus qu’urgent de promouvoir les solutions de numérisation des paiements, d’où la nécessité pour l’Etat d’investir dans le développement des infrastructures et de soutenir toutes les initiatives visant à réduire la dépendance au cash. Contenir l’explosion de la masse monétaire, c’est réussir à désamorcer une véritable bombe à retardement qui nous menace tous.
H.G.
Ligue 1- 22e journée ( suite) : L'USM bat le CA et s'empare de la seconde place
Par Jamel Belhassen
La seconde tranche de la 22e journée a été dominée par le match USM-CA à Monastir. Les Bleus ont réussi à battre les Rouge et Blanc par 1-0, grâce à un but de Harzi sur un tir puissant à la 43e mn. Quelques minutes auparavant, le Clubiste Semakula a été expulsé pour somme d'avertissements. En seconde période, les Saheliens ont raté trois autres occasions par Mastouri alors que tous les essais des Tunisois sont restés vains. Au Bardo, le ST à renoué avec la victoire (1-0) contre l'USBG grâce à un but marqué par Atoui ( 3e) et ce malgré l'inferiorite numérique dès la 31e avec l'expulsion du gardien Sami Hlal. Le CSS et EGSG ont réussi à gagner à l'extérieur. Le premier a battu l'O.Beja 2-1 grâce aux buts de Absi ( pen) et Ben Ali contre un goal de Chalghoumi en fin de match, le second a remporté le duel des mal- classés en battant l'USTataouine (1-0), œuvre de Jouini sur penalty.
Classement
1) EST 48 pts
2) USM 46 Pts
3) ESS 45 Pts
4) CA 43 Pts
5) ESZ 41 Pts
6) ST 39 Pts
7) ESM 31 Pts
8) CSS 31 Pts
9) OB 28 Pts
10) CAB 23 Pts
11) ASS 22 Pts
12 JSO 20 Pts
13) ASG 18 Pts
14) UST 14 Pts
15) EGSG 12 Pts
J.B.
















