De nouveau, une loi qui choque en France : Le hijab interdit dans le sport amateur et professionnel !
Encore une proposition de loi controversée qui secoue l’opinion publique en France. Cette fois-ci, c’est le droit à la pratique du sport qui est en question. Le 18 février 2025, le Sénat français a voté une loi interdisant le port du voile dans toutes les compétitions sportives, y compris pour les amateurs. Une décision qui suscite de vives réactions et une indignation grandissante, notamment au sein de la communauté musulmane.
Présentée par le sénateur Michel Savin (Les Républicains) et soutenue par le gouvernement, cette mesure prétend défendre la neutralité du sport, mais elle est logiquement perçue par beaucoup comme une attaque directe contre la liberté religieuse et un nouvel obstacle à l’inclusion des femmes voilées dans la société.
Une loi qui restreint les libertés fondamentales
Le principal argument avancé par les sénateurs favorables à cette interdiction repose sur la volonté de garantir une neutralité stricte dans le domaine sportif. Mais cette vision entre en contradiction avec les principes de la laïcité, définie par la loi de 1905, qui protège la liberté de conscience et l’expression religieuse dans l’espace public.
Quelles seraient les conséquences directes de cette loi ? Bien évidemment, elles sont nombreuses :
* Les sportives musulmanes portant le hijab ne pourront plus participer aux compétitions officielles, sous peine d’exclusion.
*Une discrimination flagrante, les forçant à choisir entre leur passion et leur foi.
*Une rupture avec les principes d’inclusion et d’égalité, pourtant promus dans les valeurs du sport.
Alors que le sport amateur repose avant tout sur l’ouverture et l’accessibilité à tous, cette interdiction risque d’éloigner encore plus les femmes voilées des terrains, des clubs et des associations sportives.
Une décision qui isole la France sur la scène internationale
Si cette loi suscite un large débat en France, elle étonne également à l’étranger, où de nombreuses sportives voilées participent à des compétitions internationales sans problème.
*Dans plusieurs pays, les athlètes voilées brillent au plus haut niveau :
-L’athlète Ibtihaj Muhammad (escrimeuse américaine) a remporté une médaille olympique en portant son hijab.
-L’équipe féminine de football d’Iran et d’Indonésie évolue avec le voile sans restriction.
-La FIFA et le Comité International Olympique (CIO) autorisent officiellement le port du hijab dans les compétitions.
Seule la France semble s’acharner à exclure les femmes voilées du sport, en adoptant une posture jugée archaïque et discriminatoire par de nombreux observateurs internationaux.
Une nouvelle forme d’exclusion pour les femmes musulmanes ?
Après les débats sur le burkini et les restrictions sur le port du voile dans certains espaces publics, c’est désormais le sport qui devient le terrain d’une nouvelle bataille idéologique.
* Si cette loi est définitivement adoptée, elle entraînera des conséquences lourdes :
*Moins de femmes musulmanes dans les clubs et compétitions, réduisant leur accès au sport.
*Un renforcement des discriminations, éloignant davantage certaines populations des espaces publics.
*Une stigmatisation accrue des musulmanes, qui se sentiront une fois de plus rejetées par les institutions.
En France, le sport est censé être un vecteur d’intégration, de cohésion sociale et d’égalité. Mais cette loi semble aller à contre-courant de ces valeurs, en excluant des milliers de femmes sous prétexte de neutralité.
Un débat loin d’être terminé
L’interdiction du hijab dans le sport n’est pas encore appliquée définitivement. Elle doit encore passer par l’Assemblée nationale, où elle pourrait être retoquée. Mais si elle est adoptée, les associations de défense des droits des femmes et des libertés religieuses pourraient saisir le Conseil constitutionnel ou la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
*Que va-t-il se passer ensuite ?
*Les débats à l’Assemblée nationale seront scrutés de près par les associations et la société civile.
*Les réactions internationales pourraient mettre la France sous pression pour revenir sur cette loi.
*Une mobilisation sociale et juridique est déjà en cours pour défendre les droits des sportives voilées.
Le sport doit-il être un espace d’inclusion ou de restriction ? La réponse à cette question déterminera l’avenir des athlètes musulmanes en France et, plus largement, la place de la diversité dans la société.
FIFA : Le Club Africain et l'US Tataouine interdits de recrutement
Le Club Africain et l'US Tataouine ont été sanctionnés aujourd'hui par la FIFA. Les formations clubiste et de Tataouine sont désormais interdites de recrutement, tout comme six autres clubs tunisiens.
Voici le nombre de litiges pour chacun d'entre eux :
L'EGS Gafsa (4 dossiers), le CS Chebba (3 dossiers), le Stade Tunisien (1 dossier), l'ES Matlaoui (1 dossier), le Club Athlétique Bizertin (1 dossier), le Club Africain (1 dossier), l'US Tataouine (1 dossier) et l'AS Soliman (1 dossier).
Ces formations ne pourront pas effectuer de recrutements avant la résolution de ces litiges.
Editorial : Les pays arabes à l’épreuve d’un sommet décisif - Par Jalel HAMROUNI
Dans un contexte inédit au regard des projets américano sionistes qui vise à déplacer les palestiniens aux prétendus motif de reconstruire gaza tout en leur interdisant le droit de retour dans leur pays, un mini-sommet arabe s’est tenu, hier, dans la capitale saoudienne pour marquer l’histoire.
Ce sommet convoqué par le Royaume d’Arabie Saoudite et qui comprend, en plus de l’État parrain, l’Égypte, la Jordanie, le Qatar, les Émirats et l’Autorité palestinienne, intervient à un moment crucial pour prendre une position claire et décisive concernant le plan de Trump.
Les résultats de ce sommet n’ont pas été divulgués. Aucun communiqué n’a été publié à l’issue de la rencontre et aucune déclaration n’a été faite à l’occasion.
Mais ce qui est sûr est le fait que ce sommet arabe va déterminer l’avenir des palestiniens et de la cause palestinienne. Peu importe ce qui s’est passé dans les coulisses de cette réunion cruciale entre les cinq dirigeants arabes, les décisions que ces derniers ont prises doivent, impérativement, être à la hauteur de ces enjeux en faveur de la cause palestinienne qu’ils avaient peu servie par leur mutisme et leur immobilisme tout au long des dernières décennies.
Les pays arabes doivent à tout prix se fédérer et s’unir pour donner leur avis de manière franche et nette, quant à leur refus de tout projet visant à déporter les palestiniens. Il est également impératif que ce sommet de Riyad inclue un plan pour la reconstruction de Gaza, avec un appel à une conférence internationale parrainée par les Nations Unies sur cette question, dans laquelle la reconstruction soit cohérente avec la reconnaissance des droits du peuple palestinien à l’autodétermination.
Il est impératif que le monde arabe exorcise le démon de la peur, et de la division qui a prévalu tout au long des dernières décennies. Ainsi, ils n’ont que s’unir pour exprimer une voix qui peut se faire entendre surtout que l’écrasante majorité des pays dans le monde ont exprimé de manière claire leur rejet de ce projet raciste qui constitue un déni flagrant de la légalité et de la justice internationale.
Dans le cas extrême où Trump campe sur sa position en ignorant celles des pays arabes, il reste d’autres cartes diplomatiques à jouer, à savoir la menace de geler les accords de Camp David, le traité de Wadi Araba et les accords d’Abraham.
Il n’est pas nécessaire de rappeler que le scénario du déplacement est un carburant pour le désastre, non pas au niveau de la région ou du monde arabe, mais au niveau des relations internationales, en ouvrant un chapitre hideux et horrible du choc des civilisations et de la propagation de la violence, de la haine et de la méfiance.
La question fondamentale aujourd’hui, à la lumière des défis urgents auxquels la région arabe est confrontée, est de savoir si les Arabes peuvent restaurer l’esprit de solidarité et unifier les rangs face à ces défis d’extrême gravité.
Les pays ont, en fait, une occasion en or pour constituer un groupe homogène et une force susceptible d’avoir une place crédible dans le concert des nations dans un monde qui ne fait pas des cas pour les vulnérables et qui est régi par les jeux des alliances.
Le sommet de Riyad représente une étape décisive pour la réorganisation de la position arabe à l’égard de la question palestinienne.
Le sort de la cause palestinienne se jouera entre le sommet de Riyad et celui du Caire prévu en mars prochain. Tout dépendra, en fait, des mécanismes pratiques de mise en œuvre d’un projet et d’un bloc arabe unifié dans un monde qui ne respecte que les forts et ses grands blocs.
J.H.
Ligue 1- 21 journée : L'EST tombe à Bizerte, l'Etoile en profite pleinement
Par Jamel Belhassen
Le leader esperantiste a connu une après-midi cauchemardesque à Bizerte. Une première mi-temps en deçà des attentes, un but gag encaissé par son gardien Memmiche contre son camp ( 25e). Puis une domination après la pause qui a abouti un but égalisateur de Jebali (46e) et alors que tout presageait un second but , Toughai rate un penalty repoussé par le gardien Cabiste Hanzouli 64e). Ce fut le début du cauchemar. Le CAB repart à l'attaque et reprend espoir. Smiri est excu avant que l'arbitre avec l'aide de la VAR ne décrète le penalty à la 99e mn. Seydi redonne l'avantage aux siens ( 2-1) à la (99+13e). Et ce n'est pas fini. Guennichi se fait aussi exclure. Le CAB, qui a cru en ses chances jusqu'au bout, a mérité sa victoire L'Espérance a payé cher la bourde de Memmiche et le ratage du penalty. A Sousse, l'Etoile a fait l'essentiel. en première période en marquant deux but par Chawat sur penalty et Abid avant de voir l'ESMetlaoui réduire le score par Khlifa sans arriver à égaliser. Une victoire qui permet aux Saheliens de partager le fauteuil de leader avec L'Espérance quelques jours avant leur face à face à Rades. A Gabes, l'association locale a battu le S.Tunisien sur un but à zéro, œuvre de Salem à la 56e. Un succès qui redonne espoir à l'ASG . Le ST est à son cinquième match de suite sans victoire. Enfin, A Ben Guerdane, l'ASSoliman a réussi à ramener trois points précieux grâce à un but de Triki à la 26e.
J.B.
Décès du producteur et acteur Habib Chaâri
Le ministère des Affaires culturelles a, dans un faire-part publié vendredi soir, déploré la disparition du producteur et grand acteur Habib Chaâri, décédé vendredi 21 février 2025
Figure incontournable de la scène audiovisuelle tunisienne, le défunt était l’un des producteurs et acteurs les plus importants en Tunisie, ayant joué un rôle majeur dans de nombreux films tunisiens, en particulier ceux réalisés par Ammar Khlifi. Il a joué en 1966 dans "Al Fajr", long-métrage de Omar Khlifi, enchaînant les collaborations avec ce grand réalisateur tunisien et figure emblématique du cinéma tunisien, jouant dans "Le rebelle" en 1968 et "Les Fellaga" en 1970, ce dernier ayant été sélectionné pour le Golden Award du Festival international du film de Moscou en 1971, "Les hurlements" en 1972 et "Le Défi" en 1986.
Habib Chaâri (Père de Feu Sofiane Chaâri) a également pris part à près de soixante-dix films étrangers, bénéficiant ainsi de la dynamique du tournage des productions cinématographiques internationales, notamment italiennes.
L’écrivain Patrick Chamoiseau en tournée en Tunisie: « Le guerrier de l’imaginaire » à la rencontre des étudiants et des lecteurs
Par Imen Abderrahmani
Questionnant les pouvoirs de la création dans un monde où l’inhumain devance l’humain, l’écrivain Patrick Chamoiseau partagera ses inquiétudes, ses interrogations et ses aspirations avec les étudiants comme les lecteurs, lors de cette tournée littéraire tunisienne.
« Que peut la littérature quand elle ne peut ? » se demande l’écrivain Patrick Chamoiseau dans son dernier essai. Une interrogation profonde sur le rôle de la poésie, de la littérature, de tout acte créatif dans un monde qui a perdu sa raison, dans un monde tiraillé par les guerres et les conflits que cet écrivain porte en Tunisie et qui sera au cœur d’une tournée avec les étudiants des départements de français dans les facultés comme avec les lecteurs et les intellectuels lors de différentes rencontres qui se clôtureront le 26 février.
Ecrivain majeur de la Caraïbe, connu par ses déclarations soutenant les combats des peuples opprimés et critiquant ses politiques qui ont fait de la méditerranée un grand cimetière, Patrick Chamoiseau a fait des mots et des récits son arme de combat.
Fervent défenseur de la mémoire de son peuple, de ses racines, lui qui a ouvert les yeux en 1953 à Fort-de-France en Martinique, de la diversité culturelle, Patrick Chamoiseau s’est intéressé aux formes culturelles en disparition de son île natale, notamment l’oralité poétique des récits transmis par les conteurs, menant une bataille culturelle et sociale pour la reconnaissance du créole en tant que langue et culture, créant le mouvement de la Créolité.
Ecrivain à la plume généreuse, Patrik Chamoiseau a varié les genres d’écriture, de l’essai, au conte, à l’autobiographie, au scénario de cinéma, de bande dessinée et même de jeu vidéo. Connu également pour son talent de conteur et son travail focalisant sur la langue créole, il est lauréat du prix Goncourt en 1992 par son 3ème roman « Texaco », paru aux éditions Gallimard, reposant sur une série de portraits et où il explore les déceptions et les aspirations de trois générations de Martiniquais.
« En parallèle, il s’engage pour de grandes causes humanitaires. Après « Frères Migrants » en 2017, à la fois essai poétique et manifeste, qui rend compte de l’urgence d’un monde où la décence et l’humanité se font rares, il coordonne, en 2018, le recueil « Osons la fraternité » avec Michel Le Bris, qui réunit une trentaine d’auteurs engagés pour un accueil humain des migrants. En 2022, « Le vent du nord dans les fougères glacées » signe son retour à la fiction », lit-on sur le site de l’Institut français de Tunisie (IFT). Lauréat de nombreux littéraires outre le Goncourt, touché par la souffrance des migrants, convaincu des pouvoirs des mots et que l’union fait la force, Patrick Chamoiseau a rassemblé, en 2022, avec Mélani Le Bris, des paroles d’écrivains dans le livre « Refusons l’inhumain ! Les écrivains aux côtés des migrants », (Editions Philippe Rey)…
Sur l’agenda de Chamoiseau
De ce parcours distingué riche en publications et en combats intellectuels, des pouvoirs des mots et des écrits, de l’identité culturelle, du droit à la différence et d’autres sujets, Patrick Chamoiseau parlera à son public tunisien, lors de cette tournée. La première rencontre sur l’agenda de cet écrivain a été hier au siège au département de français de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de Manouba. Organisée dans le cadre d’une approche collaborative réunissant les départements de français de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de Manouba et de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis, en collaboration avec les laboratoires de recherche ATTC et Intersignes, cette rencontre inaugurale a été modérée par la Pr. Sonia Fitouri Zlitini.
Deux autres rencontres avec les lecteurs sont déjà annoncées pour aujourd’hui. La première est prévue au siège de l’Alliance Française de Tunis, dans le cadre de « La Fabrique des Arts ! ». Ayant pour thème « Créolité, langue et mémoire », cette rencontre- hommage à Patrick Chamoiseau et à son parcours insolite sera modérée par Ahlem Ghayaza et Bessem Aloui. Elle est prévue de 14h00 à 16h00. Pour les intéressés, cette rencontre sera suivie d’une 2ème, toujours aujourd’hui, mais cette fois-ci au siège de l’Institut français de Tunisie (IFT) et elle aura lieu à 18h30. Ce 2ème rendez-vous focalisera sur le dernier livre de l’écrivain « Que peut Littérature quand elle ne peut ? » et il sera modéré par Ahlem Ghayaza.
L’agenda de l’écrivain comporte entre deux autres rendez-vous, de quoi bien clôturer février : le 25 février à 18h l’Institut français de Sousse et le 26 février à 16h à l’Institut français de Sfax. Deux rencontres loin de la Capitale qui pourront peut-être inspirer l’auteur et déclencher un nouvel ouvrage.
I.A.
La Tunisie consolide ses liens avec l’Afrique
La Tunisie adopte une stratégie plus ouverte envers les marchés du continent, suite à leur adhésion au marché commun de l'Afrique de l'Est et australe (COMESA), qui compte 480 millions d'habitants.
Ce marché, que la Tunisie a rejoint en été 2018, est l'un des principaux espaces économiques englobant 19 pays d'Afrique de l'Est. L'accord cadre stipule la libéralisation des produits agricoles, industriels et des services entre les États membres. L'intégration de la Tunisie dans ce bloc économique lui permet d'exporter des produits dans divers secteurs tels que l'agroalimentaire, la pharmacie, les matériaux de construction, ainsi que les industries mécaniques et électriques.
Dans le cadre des programmes de coopération de FIPA-Tunisia avec l’organisation africaine COMESA RIA (Agence Régionale d’Investissement), Jalel Tebib, Directeur Général de FIPA-Tunisia a reçu le 20 février 2025 Mahmoud Mahgoub, Directeur Principal de l’Investissement accompagné de Mushuka Kamwela Directrice au sein de cette même agence. Les discussions ont porté essentiellement sur les possibilités de renforcer les capacités d’attraction des investissements des agences des pays COMESA.
Dans ce cadre le DG de FIPA a insisté sur l’engagement de FIPA-Tunisia à mettre son expertise au profit des Agences des Pays membres en visite de coopération technique en Tunisie. Les discussions ont porté également sur les moyens d’amélioration des capacités des organismes et des agences d’investissement membres des pays de la COMESA.
Malgré les avancées, le volume des échanges commerciaux de la Tunisie avec le reste du continent reste relativement faible par rapport à son commerce extérieur global, dont plus de 50 % des échanges se font avec l'Europe.
En 2023, les échanges commerciaux avec le continent africain ont atteint près de 14,4 milliards de dinars tunisiens. Ces échanges se répartissent entre des exportations vers les pays africains s'élevant à 6,5 milliards de dinars et des importations totalisant 7,9 milliards de dinars. Les statistiques montrent une augmentation notable par rapport à l'année précédente.
Interdiction des chèques antidatés : Quelles alternatives pour dépanner la consommation ?
Par Hassan GHEDIRI
La nouvelle loi sur les chèques en Tunisie, bien que nécessaire pour renforcer la sécurité des transactions, impose de repenser les moyens de paiement...
La mise en vigueur le 2 février 2025, de la loi ultra-restrictive encadrant l’échange des chèques, semble donner un grand coup de frein à la consommation des ménages tunisiens, déjà mise au ralentie par le renchérissement du coût de la vie et les difficultés d’accéder aux crédits. Cette réforme destinée à combattre la fraude par le biais des chèques sans provision, a, illico presto, acté la fin des chèques antidatés. Il s’agissait pourtant du «moyen de paiement» qui a toujours permis à des milliers de Tunisiens de s’en tirer avec leurs revenus modestes grâce aux achats échelonnés qui permettent d’acquérir des meubles et des équipements électroménagers. Cette mesure, bien que visant à renforcer la sécurité des transactions, a réduit la marge de manœuvre des consommateurs qui utilisaient largement ce moyen de paiement pour échelonner leurs achats.
En effet, les chèques représentaient une solution pratique pour des milliers de ménages tunisiens, permettant de gérer leur budget en différant les paiements. Selon les données de la BCT, en 2024, plus de 60 % des transactions commerciales de moyenne et grande valeur étaient encore effectuées par chèque, témoignant de l’importance de cet instrument dans l’économie locale. Cependant, face à ces nouvelles restrictions, il devient urgent de trouver des alternatives pour soutenir la consommation et éviter un ralentissement économique.
Plusieurs pays dans le monde ont déjà réussi à remplacer progressivement le chèque par des solutions de paiement en plusieurs fois, plus modernes et adaptées aux besoins des consommateurs. La France, par exemple, a vu l’usage des chèques diminuer de manière significative au profit des cartes de crédit et des systèmes de paiement échelonné. En 2023, seulement 8 % des transactions en France étaient effectuées par chèque, contre plus de 50 % il y a vingt ans. Les banques françaises ont développé des offres de crédit revolving et des options de paiement en plusieurs fois sans frais, permettant aux consommateurs de régler leurs achats en trois, quatre ou même douze mensualités. Ces solutions ont non seulement dynamisé la consommation, mais ont également réduit les risques de fraudes liés aux chèques.
Réussir la transition
Beaucoup de pays africains ont également fait des progrès dans la réduction de l’usage des chèques, non sans, toutefois, investir dans des solutions de rechange. Le Kenya et le Nigeria par exemple, ont réussi la transition grâce à des solutions de paiement mobile. Plusieurs plateformes de paiement ont été créées permettent aux utilisateurs de régler leurs achats en plusieurs fois via des microcrédits instantanés. En 2023, plus de 80 % des transactions au Kenya étaient effectuées via des solutions numériques, contre moins de 5 % par chèque. Cette transition a non seulement boosté la consommation, mais a également permis à des millions de personnes d’accéder à des services financiers formels pour la première fois.
Pour la Tunisie, ces exemples offrent des pistes inspirantes. Les banques tunisiennes devraient développer des offres de paiement échelonné intégrées aux cartes de crédit ou aux applications mobiles. En permettant aux consommateurs de régler leurs achats en plusieurs fois sans frais supplémentaires, elles stimuleraient la demande intérieure qui constitue un des piliers essentiels de la croissance économique. Ces solutions qui permettent de réduire considérablement les risques de fraudes et de litiges liés aux chèques, aide en même temps à moderniser le système bancaire tunisien.
L’adoption de ces alternatives aurait un impact positif sur l’économie tunisienne. En facilitant l’accès au crédit et en offrant plus de flexibilité aux consommateurs, elles encourageraient les dépenses dans des secteurs clés comme l’électronique, l’ameublement ou l’automobile. Une étude récente a montré que les pays où les solutions de paiement en plusieurs fois sont largement adoptées connaissent une augmentation moyenne de 5 à 10 % de la consommation des ménages. En Tunisie, où la consommation représente environ 70 % du PIB, une telle dynamique pourrait relancer la croissance et créer des emplois.
H.G.
Lotfi Achour, Sadika Keskes et Med Ali Kammoun invités du « P’ArtCours »
Aujourd'hui, à partir de 14h00, le Palais El Abdelliya à la Marsa vibrera aux rythmes d’une nouvelle manifestation artistique « P’ArtCours », un événement culturel unique, qu’accueillera le jardin du palais et qui se veut ouvert au grand public.
Cette 1ère rencontre de cette manifestation mettra en lumière le parcours et également la passion de trois artistes tunisiens de renom Sadika Keskes, artiste verrière confirmée, Lotfi Achour, réalisateur talentueux et Mohamed Ali Kammoun, musicien chevronné.
Ces artistes partageront des fragments de leur expérience avec le grand public mais surtout avec les étudiants en musique, en cinéma et beaux –arts. La manifestation sera une occasion pour un échange libre et enrichissant entre les professionnels et les amateurs.
Outre ce débat, la manifestation propose deux courts- métrages de Lotfi Achour : « Père » et « La laine sur le dos ». C’est l’histoire de Hédi dont la vie a basculé « lorsqu’il prend en course une jeune femme sur le point d’accoucher. Une succession de hasards cocasses et tragiques transforme cette rencontre en un tournant décisif pour sa vie », lit-on sur le synopsis du film « Père ».
Multiprimé, « La laine sur le dos » se déroule sur une route aride du désert tunisien. Tirant à boulets rouges sur certaines pratiques illégales, le film met en scène « Un vieil homme et son petit-fils, transportant des moutons dans un camion vétuste, qui se retrouvent confrontés à l’intervention de deux gendarmes. Ce face-à-face inattendu débouche sur la conclusion d’un marché aussi curieux qu’inédit ».
Cet après-midi au palais El Abdelliya offre à voir également la projection d’une une vidéo du spectacle « 24 parfums » de Mohamed Ali Kammoun, qui a exploré le patrimoine musical tunisien et a fait le tour de plusieurs régions, figurant sur l’affiche du Festival international de Carthage et de nombreuses autres manifestations.
STEG : Rééchelonnement des dettes des clients jusqu'à sept ans
La Société tunisienne de l'électricité et du gaz (STEG) a annoncé le rééchelonnement des dettes de ses clients, avec des paiements mensuels pouvant s'étendre jusqu'à sept ans. Il s'agit d'une mesure exceptionnelle concernant les dettes enregistrées jusqu'au 19 février 2025.
Ces mesures s'appliqueront à partir du 24 février 2025 comme suit :
-Permettre aux clients dont la consommation mensuelle ne dépasse pas 400 kilowattheures (kWh) de payer leurs dettes sur des mensualités, calculées en fonction de la valeur de la dette.
-Permettre aux petites entreprises qui ont cessé leurs activités, en raison de l'accumulation de leurs dettes, d'échelonner leurs factures impayées, après avoir soumis une demande à cet effet.
-Les réseaux hydrauliques ayant des difficultés de paiement auront, eux aussi, la possibilité de procéder à un échelonnement de leurs dettes.
Pèlerinage : Le coût fixé à 20700 dinars
Le coût du pèlerinage (Hajj) pour la saison 2025 (1446 de l'hégire) est fixé à 20.700 dinars par personne. C'est ce qu'a annoncé ce vendredi 21 février 2025 le ministre des Affaires religieuses, Ahmed Bouhali au cours d'une conférence de presse.
Ce montant comprend 17 000 dinars pour l'hébergement, la nourriture et les déplacements à l'intérieur des lieux saints, tandis que le coût du billet d'avion aller-retour s'élève à 3 700 dinars.
Il a indiqué que le nombre de candidats pour cette saison a atteint 226 mille, dont 60 % sont des femmes et 40 % des hommes, avec une moyenne d'âge de 55 ans.
Trump en parle encore : « Je n’imposerai pas mon plan pour Gaza… J’ai été surpris par le refus de l’Egypte et la Jordanie »
Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi qu’il “n’imposerait pas son plan visant à déplacer les Palestiniens de la bande de Gaza”, exprimant sa surprise face au rejet de ce plan par la Jordanie et l’Egypte.
“Nous payons à la Jordanie et à l’Egypte des milliards de dollars par an, et j’ai été surpris qu’ils n’acceptent pas mon plan pour Gaza”, a ajouté Trump dans des déclarations à Fox News Radio. “Le plan pour Gaza est bon, mais je ne l’impose pas et je le recommanderai, et après cela, les Etats-Unis deviendront propriétaires du lieu (en référence à la bande de Gaza).”
Depuis le 25 janvier, Trump promeut un plan visant à déplacer les Palestiniens de Gaza vers les pays voisins comme l’Égypte et la Jordanie, qui a été rejeté par les deux pays qui ont a été rejoints par d’autres pays arabes et des organisations régionales et internationales.
Leur nombre a augmenté plus de trois fois : La multiplication des secousses telluriques est-elle vraiment normale?
Par Hassan GHEIDRI
En 2014, quand l’Etat tunisien envisageait d’intégrer la solution électronucléaire dans son bouquet énergétique national, une étude d’évaluation des risques sismiques a été réalisée pour le choix du site devant abriter la future première centrale électronucléaire…
Deux sites candidats ont été envisageables, situé respectivement à La Marsa dans le golf de Tunis au nord du pays, et à Skhira sur le littoral de golf de Gabès au sud. L’objet de l’étude était d’évaluer l’aléa sismique à partir d’une approche probabiliste, c’est-à-dire estimer période de retour, ou temps de retour, correspondant à la durée moyenne au cours de laquelle statistiquement un séisme d’une forte magnitude se reproduit. Pour ledit projet, l’étude a porté sur une période située entre 475 ans et 10 000 ans et a permis de constater que la sismicité de la Tunisie est modérée mais sans complètement rejeter la probabilité de séismes destructeurs.
Devenues remarquablement fréquentes ces derniers jours, les secousses telluriques enregistrées dans plusieurs régions de la Tunisie provoquent les inquiétudes de la population et suscitent la curiosité des spécialistes. Les données statistiques publiées par l’Institut national de la météorologie font état de dix (10) événements sismiques signalés entre 3 et 19 février courant. Soit l’équivalent des secousses enregistrées entre le 28 novembre 2024 et le 24 janvier 2025. L’INM ne communique généralement que les événements de magnitude supérieure ou égale à 3 sur l’échelle de Richter. Seules les secousses inférieures à cette valeur mais qui sont ressenties par les citoyens, peuvent toutefois être déclarée.
D’après le site spécialisé dans l’activité sismique dans le monde, (Allquakes.com) qui possède une des bases de données sismiques les plus complètes disponibles en ligne regroupant des données provenant de plus de 60 agences sismiques nationales et internationales mises à jour toutes les minutes, la Tunisie enregistre en moyenne 36 séismes par an.
Il ressort, cependant des données concernant la Tunisie, que le nombre de séismes d’une magnitude supérieure à 1 qui est signalé dans notre pays au cours des derniers 7 jours, a été trois fois et demi plus grand que d’habitude (6 au total contre 1.3 en moyenne). Et de conclure qu’il y a une nette augmentation des séismes détectés au cours des derniers 7 jours avec une forte augmentation des petits séismes de magnitude autour de 3. Dans l’ensemble, l’activité sismique était légèrement au-dessus de la moyenne (7% supérieure à la normale).
L’enregistrement de l’activité sismique au cours des cinquante dernières années en Tunisie a permis à l’INM de constituer un catalogue de la sismicité qui fait aujourd’hui état d’environ 2000 enregistrements. Ce catalogue établi par les services de géophysique, permet d’identifier les épicentres des séismes et de distinguer par le même fait les régions s’exposant régulièrement à l’activité sismique. Et comme nous l’avons précédemment noté, l’intérêt des géophysiciens portent surtout sur les séismes de forte magnitude et particulièrement au risque de retour déjà mis en évidence par l’étude d’évaluation des risques sismiques réalisée dans le cadre du projet de construction d’une centrale nucléaire qui a finalement été abandonnée. Il ressort en effet, du catalogue de sismicité élaboré par l’INM que les régions de Bizerte, et à moindre degré Tunis et les villes du Sahel sont les plus exposées au risque de retour sismique. Hassan Hamdi, ingénieur chef de service de géophysique appliquée à l’INM avait auparavant expliqué au Quotidien que plusieurs autres études sismologiques et sismotectoniques classent Tunis et ses banlieues comme étant une zone exposée au risque sismique. Et de noter que des séismes de référence sont prises en compte dans l’évaluation de la période de retour sismique ont touché la région de Tunis, notamment le plus fort enregistré en 412 à Utique (Tunis-Bizerte) et qui avait une magnitude 6,8, outre les séismes du 1 décembre 1970, de 954 et 956).
Enfin, si l’activité sismique récente est plus fréquente en Tunisie qu’à l’ordinaire, bien que demeurant dans la plage normale des mouvements tectoniques enregistrés, les autorités doivent toutefois redoubler de vigilance et imposer des règles plus strictes en matière de normes de construction parasismique, en particulier dans les régions où des secousses ont déjà été ressenties. L’amélioration des systèmes de surveillance permet de prévenir et maîtriser les dangers liés aux secousses telluriques est également primordiale.
H.G.
Crise de l’UGTT : Vers la tenue d’un congrès extraordinaire électif ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le groupe des cinq au sein du bureau exécutif de l’UGTT a décidé de lever leur sit in observé depuis plus d’un mois. Dirigions-nous vers un compromis et la fin de la crise qui secoue la Centrale syndicale?
Selon le site Business news, le groupe de frondeurs du bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé, dans un communiqué daté du mardi 18 février 2025, «à la convocation d’une instance administrative nationale, qui n’a pas été réunie depuis septembre 2024, en violation du règlement intérieur, pour examiner la situation interne de l’organisation, et ce, au plus tard à mi-mars 2025». Les contestataires et signataires du document, Slaheddine Selmi, Othman Jallouli, Taher Mezzi, Anouar Ben Gaddour et Monêm Amira, ont également appelé au «lancement d’une initiative de sauvetage, qui respecte le statut et le règlement intérieur de la centrale syndicale, et qui soit présentée dans le respect des cadres juridiques afin d’en garantir le succès». Ils ont décidé de lever le sit-in, qui dure depuis treize jours au siège de la centrale, et ont appelé à la tenue d’un congrès extraordinaire électif. Ils ont expliqué que «les travaux du dernier congrès ont été interrompus par son président, sans que la note interne ne soit votée et sans discussion du point n°12 y figurant, opérant de fait un putsch sur la volonté du conseil et falsifiant les faits». Les raisons de ces décisions sont les suivantes: «Le secrétaire général de l’organisation a choisi d’éviter le dialogue avec une partie des structures, il a décidé de quitter son bureau contrairement à ce qu’il avance, et il est en train de préparer une mission à l’étranger de douze jours, laissant l’organisation en pleine crise», a précisé le même document. A quoi faut-il, alors, s’attendre dans les prochains jours?
Ça passe ou ça casse...
En plus de la tenue de cette Commission administrative, le groupe des cinq qui s’oppose à l’actuel bureau exécutif revendique également la tenue d’un congrès extraordinaire électif qui serait la principale exigence de l’opposition syndicale pour lever ce sit in observé depuis un mois. En effet, cette décision a été prise suite à une rencontre ayant eu lieu la semaine dernière entre le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Tabboubi et le dirigeant au sein de l’opposition syndicale connue sous le nom du groupe des cinq, Anouar Ben Kaddour. De fait, pour certains observateurs, un compromis pourrait être trouvé dans les jours à venir.
Une source bien informée, nous a, d’ailleurs, confié qu’une cellule de crise va être créer et dont la mission sera de mettre en place une feuille de route et ouvrir la voie vers la tenue d’un congrès extraordinaire électif. A cet effet, l’activiste, Salem Chérif, a éclairé notre lanterne: «Je pense que les négociations vont porter maintenant sur la date de ce congrès extraordinaire électif. Ce que je crains, est que les deux parties campent sur leurs positions initiales à savoir 2027 pour le groupe des dix, dirigé par le secrétaire général, Noureddine Tabboubi et 2025 pour l’opposition (le groupe des cinq). Le deuxième point concerne le renouvellement des syndicats de base, des fédérations générales et de certaines unions régionales. L’opposition syndicale exige en effet, que ces structures syndicales soient renouvelées avant la tenue du prochain congrès extraordinaire électif. De fait, il faut être prudent concernant l’issue des prochaines négociations».
M.B.S.M.
Editorial : La guerre en Ukraine, tante Bessie et les Bee Gees …
Par Chokri Baccouche
Il y a quelques années, Tante Bessie, une femelle babouin pensionnaire du zoo de Paignton, en Grande-Bretagne, a miraculeusement survécu à deux arrêts cardiaques. Le primate qui s’est effondré dans sa cage a été sauvé in extrémis grâce à la… célèbre chanson des Bee Gees «Staying alive» que les vétérinaires, appelé à la rescousse, avaient utilisé comme musique de fond afin de se caler sur le bon rythme pour les massages cardiaques, rapporte le Torquay Herald Express. Retapée à neuf, Tante Bessie coule aujourd’hui des jours heureux et doit une fière chandelle à Barry, Robin et Maurice Gibb, le trio de ce groupe musical légendaire qui a fait danser la planète durant les années 80 du siècle dernier.
La musique qui adoucit les mœurs dit-on, est désormais capable de faire des prodiges et ce n’est certainement pas Tante Bessie qui va infirmer cette réalité. Elle permet non seulement aux joyeux lurons de rouler des mécaniques tout en rythme dans l’allégresse, mais de sauver également des vies. La thérapie semble marcher, en tout cas, avec les animaux et on se demande d’ailleurs si ce remède miraculeux, en Ré mineur ou majeur, est tout aussi efficace pour les humains et plus particulièrement les politiciens. Pourquoi les politiciens ? Parce qu’ils peuvent être exposés à des chocs émotionnels intenses susceptibles de déboucher sur de sérieux pépins de santé, surtout s’il s’agit d’un chef d’Etat qui commet des bourdes monumentales, lourdes de conséquences pour l’avenir de son peuple. Volodymyr Zelensky est justement dans cette situation peu amène. En l’espace d’une petite semaine, tout a basculé en effet pour le président ukrainien qui subit une montagne de mauvaises nouvelles et de coups très, très douloureux.
Après la décision prise par les Etats-Unis de se désengager de la guerre qui oppose son pays à la Russie, Zelensky a été descendu en flammes par Donald Trump qui l’a sévèrement tancé. Le président américain s’est, en effet, complètement déchainé contre son homologue ukrainien lors de sa dernière sortie médiatique dans sa résidence en Floride, l’accusant non seulement d’être l’instigateur de la guerre mais également d’avoir détourné à son profit une grande partie des aides américaines depuis le début du conflit. En guise de coup de grâce, Trump a traité son homologue ukrainien de «dictateur sans élection». Autant dire que Volodymyr Zelensky est désormais dans une très mauvaise passe car non seulement son régime a perdu la contribution vitale américaine dans l’effort de guerre mais il n’est plus porté en odeur de sainteté par le nouveau locataire de la Maison Blanche. Sa carrière politique est plus que jamais compromise et elle risque de s’achever bientôt en queue de poisson.
Les mauvaises langues diront, à juste titre, que l’ancienne star d’une émission de téléréalité a commis des erreurs grossières dés le départ. Peu expérimenté voire pas du tout rompu aux arcanes et aux vicissitudes de la politique, il a embarqué son pays dans une mortelle galère alors qu’il avait une chance d’éviter ce désastre. Beaucoup se demandent aujourd’hui si l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, ardemment souhaitée par Zelensky, en valait la peine d’ouvrir les portes de l’enfer et de se lancer dans une guerre aussi atroce qui a fait des centaines de milliers de morts civiles et militaires sans compter les dégâts matériels incommensurables. Le président ukrainien découvre aujourd’hui, à son corps défendant, la dimension de la tragédie dont il a été, quoiqu’on le dise, l’un des principaux vecteurs. Ce drame Kafkaïen donne en fait la preuve formelle que la realpolitik n’est pas un jeu ludique dans simple émission de téléréalité.
Au fait, Volodymyr Zelensky n’est pas le seul belligérant à subir les effets pervers et les douloureux retours de manivelle de cette sordide guerre. Mis sur la touche par leur puissant allié américain, les dirigeants européens sont logés, en effet, à la même enseigne et tentent désespérément d’obtenir une place à la table de négociations de paix en Ukraine. Pour les Européens, l’enjeu est désormais d’éviter que les Etats-Unis imposent à Kiev une paix aux conditions de Moscou et de pouvoir peser dans les négociations au motif que l’issue du conflit à des répercussions sur leur propre sécurité. Humiliés par les Américains qui ont opposé un niet catégorique à toute participation européenne aux futures discussions de paix, les dirigeants du vieux continent réussiront-ils à renverser la vapeur et obtenir gain de cause ? Bien malin celui qui saura répondre à cette question avec précision. Les prochains jours nous diront peut-être un peu plus sur ce sujet brûlant. En attendant le verdict, les uns et les autres seraient en tout cas bien inspirés de garder à l’esprit la thérapie miraculeuse de Tante Bessie. A toute fin utile, il parait que « Staying alive », le tube du célèbre trio dont la voix bourdonne comme une guêpe, est le meilleur remède contre les arrêts cardiaques, la déprime et les désillusions amères…. Ah, ah, ah, ah, staying aliiiive, oh when you walk !…
C.B.
















