L1- 20e journée : Un arbitre serbe pour S.T.- E.S.S.
Après la parenthèse de la super coupe remportée par L'Espérance de Tunis, la Ligue 1 reprend ses droits demain, mardi avec au programme de la 20e journée qui se jouera en trois étapes. La Commission Nationale d'Arbitrage a désigné pour le match Stade Tunisien-Etoile du Sahel un arbitre serbe, Novak Simovic. Quant à l'autre affiche de la journée entre les Espérances de Tunis et de Zarzis, elle a été confiée à Naim Hosni. Voici en détails, tout le programme de la journée.
Mardi 18 février 2025
ASS -ASG Seif Ouertani
OB -EGSG Aymen Nasri
ESM- CAB Med Ali Karouia
Mercredi 19 février 2025
ST- ESS Novak Simovic
EST- ESZ Naim Hosni
UST -USBG Frej Abdellaoui
Jeudi 20 février 2025
CSS -CA Oussema B. Ishak
USM -JSO Haythem Trabelsi.
N B : les coups d'envoi de tous les matches seront donnés à 14 heures.
J.B.
Programme de Recherche et d’Innovation de 2025 : Coup d’accélérateur pour l’industrie ?
Par Hassan GHEDIRI
Les laboratoires de recherche relevant des universités et d’autres structures impliquées dans le système de recherche et innovation doivent contribuer plus efficacement à la modernisation industrielle…
Dans son rapport final définissant les grandes orientations de la stratégie industrielle et d’innovation à l’horizon 2025, élaboré en collaboration avec le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et édité en juillet 2022, le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie a estimé que la grande majorité des structures dédiées à la recherche et innovation en Tunisie manquent de moyens financiers et humains spécialisés, ce qui réduit considérablement le taux de valorisation des résultats de recherche. Pour ce qui est des recherches appliquées à l’industrie, il ressort du même rapport qu’aucun centre de recherche n’est sous la tutelle du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie. Le système tunisien de recherche et développement se compose en fait des structures de recherche implantées dans 13 universités et 36 autres centres de recherche régis par différents ministères, principalement de l’enseignement supérieur, de l’agriculture, de la santé et de la défense nationale.
Ceci étant, le Programme de Recherche et d’Innovation de l’Industrie 2025 (PR2I 2025) tente de remédier tant bien que mal aux dysfonctionnements épinglés dans ledit rapport. Initié par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique le PR2I 2025 vise, justement, à stimuler la collaboration entre les universités, les laboratoires de recherche et les acteurs de l’industrie à travers un appel à candidatures pour le financement des projets de recherche et d’innovation appliqués dans l’industrie. Le cap est mis sur quatre domaines considérés essentiels pour l’avenir de l’industrie tunisienne, en l’occurrence la transition numérique et industrielle (industrie 4.0; l’IA, le Big Data, le Cloud,); l’énergie (énergies renouvelables, la maîtrise de l’énergie, les ressources alternatives...); l’environnement et l’économie circulaire (l’empreinte carbone, le recyclage des déchets industriels, l’économie verte...) et la valorisation des produits naturels locaux. Selon le communiqué consacré à ce programme, les candidatures doivent être déposées en ligne sur le site web du ministère, et ce, avant le 31 mars 2025. Plus que jamais, l’industrie tunisienne doit aujourd’hui s’innover pour rester au diapason de l’évolution accélérée des technologies et de l’économie dans le monde. Des secteurs industriels traditionnels, tels que l’agroalimentaire et le textile montrent aujourd’hui leurs limites face à la concurrence mondiale, qui se renforce notamment grâce à l’innovation technologique. D’où l’importance de la recherche et le développement (R&D) dans la modernisation de l’industrie.
0,62%
Selon une étude de la Banque mondiale, les pays qui investissent massivement dans la recherche et l’innovation connaissent une croissance plus soutenue et une compétitivité accrue, tout en favorisant la création d’emplois hautement qualifiés. Pourtant, en Tunisie, l’investissement public dans la R&D reste faible. En 2021, le budget alloué à la recherche ne représentait que 0,62% du PIB, un chiffre nettement inférieur à la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui dépasse les 2%. Ce manque de financement limite gravement la capacité de l’industrie à se moderniser, d’autant plus que l’innovation nécessite des infrastructures, des ressources humaines qualifiées et des partenariats solides. Le PR2I 2025 doit donc aider à relever ce défi en permettant de financer des projets de recherche innovants. L’un des axes prioritaires est la transition numérique et industrielle, notamment avec l’adoption de l’industrie 4.0, l’intelligence artificielle (IA), le Big Data et le Cloud computing. Ces technologies permettent aux entreprises de gagner en productivité, de réduire leurs coûts et de créer de nouveaux produits et services. Les spécialistes croient en effet que d’ici 2030, la numérisation de l’industrie va générer jusqu’à 25% de gains de productivité supplémentaires pour les entreprises industrielles. Un secteur industriel tunisien plus digitalisé serait donc en mesure de mieux se positionner sur les marchés internationaux.
En parallèle, l’énergie représente un autre domaine stratégique pour l’industrie tunisienne, surtout pour les énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie. La Tunisie,possède un potentiel important de ressources non conventionnelles qui aident à réaliser une meilleure efficacité énergétique. Les énergies renouvelables ne représentent cependant aujourd’hui que moins de 5% de la consommation d’énergie totale du pays. Soit un taux très en déça de l’objectif de 30% à l’horizon de 2030. En investissant dans la recherche et l’innovation dans ce domaine, la Tunisie pourrait réduire sa dépendance aux importations d’énergie et réduire les coûts de production pour ses industries.
En dépit des opportunités, l’absence d’un financement adéquat pour la recherche continue de freiner la compétitivité de l’industrie tunisienne. Le manque d’investissement public, couplé à un faible soutien aux entreprises innovantes, reste l’un des principaux obstacles à l’accélération de la transformation industrielle du pays. A l’instar de PR2I 2025, l’État doit multiplier et diversifier les programmes de recherche et d’innovation dédiés à l’industrie auxquels doivent être mobilisés les moyens humains et financiers nécessaires pour que la Tunisie puisse rattraper son retard technologique et bâtir une industrie plus compétitive.
H. G.
A Ennejma Ezzahra : La femme tunisienne dans le théâtre et le chant au début du 20ème siècle
Dans le cadre du douzième rendez-vous scientifique de son salon culturel « Majaless Ennejma Ezzahra », le Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM) à Sidi Bou Said organise, mardi 18 février 2025 à 10H00, une conférence sur la femme tunisienne dans le théâtre et le chant au début du 20ème siècle selon une approche prosopographique.
En brossant un portrait collectif des femmes tunisiennes ayant investi la scène théâtrale et musicale à travers leur parcours et leurs différentes trajectoires, cette rencontre sera une occasion pour se pencher sur l’histoire de toute une communauté féminine et de son impact sur la scène artistique tunisienne ainsi que leur héritage dans l’histoire du théâtre et de la musique au début du 20ème siècle.
La conférence sera donnée par l’écrivain et chercheur Fakher Rouissi et modérée par le professeur de musique et chercheur en musique traditionnelle tunisienne et maghrébo-andalouse Ali Sayari.
Plan de Trump pour Gaza : "Le nettoyage ethnique n’est pas acceptable" pour Antonio Guterres
Dans un entretien accordé à France 24, en marge du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, le secrétaire général des Nations unies a déclaré que "le nettoyage ethnique n’est pas acceptable dans notre monde" en faisant référence au plan de Donald Trump pour Gaza.
Antonio Guterres a précisé "qu’il faut à tout prix que les combats ne recommencent pas à Gaza qui a déjà trop souffert" et que les négociations pour un cessez-le-feu permanent doivent se poursuivre pour ce qui est de la deuxième et troisième phase.
Institut National du patrimoine : Les monuments disparus récupérés grâce aux nouvelles technologies
L’Institut national du patrimoine (INP) accueille à partir du 19 février et jusqu’au 19 mars 2025, l’exposition « Villes invisibles, ou l’art de restituer les monuments disparus ». N’hésitez pas à découvrir quelques monuments de Maktar et Carthage qui sont au cœur de ce projet !
Présentée du 2 au 28 septembre 2024 à la Bibliothèque universitaire de La Rochelle (France), cette exposition est le fruit du projet de recherche scientifique Atlas, consacré aux villes de l’Antiquité tardive du sud de la péninsule Ibérique et de l’Afrique du Nord (300-800). « La connaissance des villes de l’Antiquité tardive a beaucoup souffert d’une double difficulté. D’une part, leur histoire fut longtemps mal comprise car interprétée essentiellement en termes de décadence et de ruine, en miroir de celle de l’Empire romain d’Occident. D’autre part, les vestiges de ces villes, souvent constitués de matériaux récupérés et jugés moins significatifs et moins esthétiques que ceux de la ville du Haut Empire, ont été négligés voire simplement démontés et dégagés sans enregistrement. Sous l’effet de l’incompréhension et de l’oubli, ces villes sont donc devenues invisibles en disparaissant de nos mémoires collectives et de nos paysages. Le renouveau des études sur l’Antiquité tardive permet aujourd’hui d’attirer l’attention sur les villes de cette époque. Grâce aux renouvellements historiographiques des dernières décennies, on sait désormais que ce n’est plus le déclin mais la transformation voire la continuité qui caractérisent l’histoire de la ville tardive. La valorisation des vestiges de l’Antiquité tardive est ainsi devenue une nécessité intellectuelle et patrimoniale » lit-on sur le site du projet ATLAS qui « soucieux de ces deux aspects « il propose d’approfondir, d’une part, la réflexion historique sur les villes tardives d’Afrique du Nord et de la péninsule Ibérique méridionale à travers une approche micro-régionale et une démarche comparative fondées sur un inventaire rigoureux des sources archéologiques, épigraphiques et littéraires. Il se propose d’autre part d’utiliser de nouveaux outils de valorisation pour redonner une image aux monuments tardifs ».
Ainsi, dans un contexte de valorisation des vestiges de l’Antiquité tardive, devenue « une nécessité intellectuelle et patrimoniale », l’exposition souhaite leur redonner de la visibilité en restituant certains des monuments qui ponctuaient l’espace urbain à cette époque: le quartier d’habitat de la Moreira à Mérida, le quartier méridional du forum de Baelo Claudia ainsi qu’une église de la Silla del Papa pour l’Espagne, le monument à auges ainsi que la basilique d’Hildeguns de Makthar, une luxueuse maison de Carthage pour la Tunisie, font l’objet de nouvelles hypothèses de restitution.
Produites dans le cadre d’une étroite collaboration scientifique et utilisant les plus récentes technologies d’imagerie 3D, ces représentations s’inscrivent également dans la riche tradition du dessin des vestiges antiques développée depuis la Renaissance.
L’exposition contribue à cette réinvention de l’art de restituer les monuments disparus, en présentant douze tableaux utilisant les plus récentes technologies d’imagerie 3D, accompagnés de QR codes offrant des informations supplémentaires.
L’inauguration de l’exposition sera marquée par des présentations données par des intervenants tunisiens et étrangers, dont notamment Tarek Baccouche, directeur général de l’INP, Nancy Berthier, directrice de la Casa de Velázquez (centre de création artistique et de recherche à Madrid), Sabine Panzram, professeure à l’Université de Hambourg (Allemagne), Laurent Brassous, enseignant-chercheur à l’Université de La Rochelle, Anna Leone de l’Université britannique de Durham, et Jean-François Bernard de l’Institut de recherche sur l’architecture antique (IRAA France). « Villes invisibles » découle du projet de recherche Atlas (financé par l’Agence nationale de la recherche et la Deutsche Forschungsgemeinschaft) visant à approfondir cette compréhension historique à travers une analyse détaillée des sources archéologiques et littéraires, et utilisant les technologies modernes pour redonner vie aux monuments disparus.
Prix littéraires Comar d’Or : C’est pour le 17 mai 2025
Rendez-vous tant attendu par les auteurs comme les éditeurs, la 29ème édition des Prix littéraires Comar d’Or aura lieu le 17 mai 2025, informe la Compagnie Méditerranéenne d’Assurances et de Réassurances Comar sur son site officiel.
Dans un communiqué relatif aux conditions de participation pour l’année 2025 et au règlement intérieur de la 29ème édition, Comar précise que ces prix concernent tous les romans écrits par des auteurs de nationalité tunisienne, publiés en Tunisie ou à l’étranger, durant la période du 1er avril 2024 au 31 mars 2025.
Les écrivains et éditeurs de romans souhaitant participer au concours doivent contacter Comar Assurances (Département Marketing). Et ce, afin de remplir la fiche d’inscription et de déposer sept exemplaires de leurs ouvrages.
Chaque année, ces prix récompensent les romans tunisiens, en langues arabe et française, qui se distinguent par la qualité de leur écriture, l’originalité de leur thème et/ou leur dimension créatrice, mentionne le communiqué.
Deux jurys distincts sélectionnent les ouvrages primés dans le cadre du concours officiel : l’un pour les romans en langue arabe; et l’autre pour les romans en langue française. Chaque jury comprend cinq membres.
Le jury du prix du roman en français regroupe Ridha Kefi, Mokhtar Sahnoun, Azza Filali, Amina Chenik et Mohamed Harmel. Quant au jury du prix du roman en arabe, il réunit Mohamed El Khadi, Neziha Khelifi, Saadia Ben Salem, Ahmed Gasmi et Hafedh Mahfoudh.
Biennale des arts islamiques de Djeddah : La collection tunisienne séduit les visiteurs
En marge des travaux de la treizième Conférence des ministres de la Culture dans le monde islamique, tenue les 12 et 13 février 2025 à Djeddah (Arabie Saoudite), la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, s’est rendue, lors de sa visite à l’exposition de la Biennale des arts islamiques de Djeddah, au pavillon tunisien où est exposée une collection de onze pièces d’une grande valeur historique dont huit manuscrits et trois inscriptions gravées sur marbre.
Les responsables de la Biennale de Djeddah (23 janvier-25 mai 2025) ont souligné l’intérêt manifesté par les visiteurs pour cette collection tunisienne compte tenu de son caractère exceptionnel sur les plans historique et scientifique.
De son côté, la ministre a exprimé ses remerciements aux organisateurs de l’exposition pour leur engagement à mettre en valeur le patrimoine islamique de la Tunisie, qui affiche sa présence depuis la première édition de la Biennale à laquelle participent cette année plus de 32 pays.
Rencontres du théâtre amateur : Une clôture avec « Tamurt », œuvre-hommage à Daghbagi
Après avoir ouvert en 2023 la troisième édition « Habib Chebil » des Rencontres du théâtre amateur, avec le spectacle « Ajrass », le Théâtre Elmedina Sfax « Fondok El Haddedin » a assuré la clôture de la cinquième édition « Ahmed Kochbati » avec « Tamurt ». Ce rendez-vous théâtral s’est déroulé du 10 au 15 février 2025 à la Cité de la Culture Chedly Klibi-Tunis, à l’initiative du pôle Théâtre et arts scéniques (Théâtre de l’Opéra).
Présentée, samedi 15 février, en fin d’après-midi au Théâtre des Jeunes Créateurs, la pièce, mise en scène par Omar Ben Soltana, est une création de 2024 sur le combattant rebelle, le guérillero révolté, le fellaga Mohamed Ben Salah Zaghdani, communément connu sous le nom de Daghbaji (1885-1924). La pièce qui retrace le combat sans merci d’un homme pour sa patrie, trahi par l’un de ses proches, se présente comme un récit poignant et bouleversant sur la loyauté et l’amour d’autrui dans un monde où les valeurs humaines semblent s’éteindre peu à peu.
Entre mémoire et récit historique, la pièce revient sur les deux dernières années de la vie de Daghbaji, figure emblématique de la résistance tunisienne, exécuté par les forces coloniales en 1924. Le titre « Tamurt », mot d’origine amazighe signifiant « patrie », « terre », revêt un choix symbolique reflétant l’attachement profond de Daghbaji à son pays.
La pièce, récompensée par le prix de la meilleure œuvre au Festival régional des clubs de théâtre à Sfax, met en lumière la dernière période du parcours du militant Daghbaji, fils de Oued Ezzitoun (El Hamma, gouvernorat de Gabès) arrêté en Libye et livré aux autorités françaises. Condamné à mort par contumace en 1921, Daghbaji est exécuté par balle le 1er mars 1924 sur la place publique d’El Hamma, sous les yeux de sa famille et de ses proches.
A travers une mise en scène mêlant réalisme et fantaisie, la pièce restitue un pan de l’histoire tunisienne et du mouvement de libération. Elle plonge, cent ans après sa mort, le spectateur dans l’âme d’un fellaga, surnommé « moula el arka el morra » (l’homme des batailles impitoyables) en référence aux nombreuses batailles qu’il a menées avec bravoure, courage, foi et résilience, notamment celles de Djebel Bouhedma, de « Khanguet Aicha », de « Maghdhiya », « Mahfoura », « Zallouza »…
Une représentation de « Tamurt » est prévue au mois de Ramadan, dans le cadre de « La Nuit du Théâtre à la Cité », le 27 mars prochain, à l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale du Théâtre 2025 dont l’auteur du message est le metteur en scène, pédagogue et auteur grec Theodoros Terzopoulos.
Le Quotidien avec TAP
Editorial : Lit de fakir entre deux chaises …
Par Chokri BACCOUCHE
D’où est-ce qu’on peut piocher le savoir ? De la tête d’une tortue, comme le disent nos ancêtres dans un de leurs célèbres adages pour tourner en dérision les idées bizarroïdes voire saugrenues de ceux qui prétendent détenir la science infuse. Et à ce titre, on peut vraiment dire que l’ambassadeur des Emirats à Washington est bien placé pour rafler la Palme du plus grand bêtisier. En effet et au moment où l’écrasante majorité des dirigeants de la planète ont exprimé leur rejet catégorique du fameux plan de Trump de prendre le contrôle de Gaza et de déplacer les Palestiniens, Yousef al-Otaiba, lui, n’y voit aucune objection. Pis encore, il a déclaré, pince sans rire, qu’il n’y a pas d’autre alternative à la proposition du président américain. Mille millions de mille sabords, comme dirait le capitaine Haddock, célèbre héros d’une bande dessinée. Le monde entier est contre, le monde entier s’est levé comme un seul homme pour critiquer et dénoncer ce projet, mais le diplomate émirati pense qu’il n’y a pas une autre solution de rechange. Premier pays à avoir normalisé ses relations avec Israël dans le cadre des fameux Accords d’Abraham», les Emirats semblent plus soucieux de préserver leur nouvelle idylle avec Washington et Tel-Aviv que d’afficher une position hostile au projet américano-sioniste. Ils le font d’ailleurs avec beaucoup de zèle et d’application qui reflètent une certaine complaisance voire une subordination vis-à-vis de leurs alliés américains et israéliens.
Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, les déclarations du diplomate émirati à Washington s’inscrivent en porte-à-faux par rapport à la position officielle de cette monarchie du Golfe. A la faveur d’un récent appel téléphonique du secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, le président des E.A.U, Mohamed Ben Zayed, a souligné «l’importance d’œuvrer en faveur d’une paix juste et globale au Moyen-Orient, garantissant la sécurité et la stabilité pour tous sur la base de deux Etats», rapporte l’agence de presse officielle des Emirats, Wam. Ces déclarations contradictoires entre le chef de l’Etat émirati et son ambassadeur washingtonien prêtent à confusion et suscitent beaucoup de questions. S’agit-il d’une mauvaise coordination entre l’Exécutif émirati et son diplomate en poste aux Etats-Unis ou un avis personnel de ce dernier qui n’engage donc que lui-même? On doute fort en tout cas que Yousef al Otaiba ait pris l’initiative de se prononcer sur une question aussi sensible sans se référer à ses supérieurs. Apparemment, les dirigeants du pays se sont retrouvés entre deux feux. Autant ils cherchent à ne pas courroucer leurs alliés américains et israéliens, autant ils veulent éviter de s’aliéner le reste du monde et plus particulièrement les pays arabes en prenant une position officielle favorable au plan de Trump qui pourrait être considérée comme un acte de haute trahison envers la Cause palestinienne.
Cette attitude du clair-obscur entre deux chaises n’arrange pas beaucoup les choses, il faut le reconnaitre, pour Abou Dhabi. La Maison Blanche, qui cherche par tous les moyens à inciter le maximum de pays à adhérer au plan de son locataire président, de gré si possible, par les menaces et l’intimidation si nécessaire, ne manquera pas d’exercer davantage de pressions pour contraindre les Emirats à adopter une position plus franche. Pierre Perret, célèbre artiste-compositeur, a mille fois raison: «Le type qui a le cœur sur la main et le c… entre deux chaises ne peut que finir à l’hôpital», disait-il. C’est ô combien vrai surtout quand il s’agit d’une question aussi cruciale et existentielle qui peut déterminer l’avenir de tout un peuple et qui place, par conséquent, tous les pays devant leurs responsabilités historique et morale.
Il n’y a pas de «ni, ni» qui vaille pour le cas d’espèce. Il faut avoir le courage d’admettre et de crier haut et fort que le plan de Trump pour Gaza est non seulement un déni et une violation flagrante de la justice et de la légalité internationale, mais également un vol caractérisé d’un territoire palestinien, digne de la pègre de la pire espèce. Si le vrai et le mensonge, en politique, portent le même pagne, le juste et l’injuste marchent de pair, le bien et le mal s’achètent et se vendent au même prix, dixit l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, c’est aux hommes de valeur réellement libres qu’incombe la responsabilité de lutter contre le mal pour faire triompher la justice et le droit. Il y va du salut et de l’avenir de l’ensemble de l’humanité…
C.B.
Le ministre du tourisme inaugure the EIGHT Hospitality Business School
L’école hôtelière EIGHT Hospitality Business School a officiellement été inaugurée le vendredi 14 février 2025 , marquant une étape-clé dans le développement de l'enseignement de l'hospitality et du Management en Tunisie.
Son inauguration s’est déroulée en grande-pompe en présence du ministre du tourisme M. Sofien Tekaya, du Chief Academic Officer de l’École hôtelière de Lausanne Juan Perellon, des investisseurs de ce projet, de la grande famille du tourisme réunie autour de sa fondatrice Rym Belajouza Ben Fadhel, ainsi des représentants des médias
Fondée par le management de Seabel Hotels Tunisia, EIGHT Hospitality Business School est née d'un besoin identifié au sein du secteur: former des professionnels alliant excellence opérationnelle et vision stratégique.
Dans son allocution de bienvenue, la fondatrice de ce projet Mme fondatrice Rym Belajouza Ben Fadhel a déclaré :
« Voir cette école prendre vie est bien plus qu'un projet abouti, c'est la réponse de l'industrie de l'hospitality à une nécessité réelle du secteur.
Ensemble : équipe fondatrice, investisseurs, collaborateurs de l’école, du 9 et de Seabelhotels nous avons bâti bien plus qu’une école, nous avons conçu une véritable expérience immersive, un parcours où chaque étudiant devient un professionnel accompli. Aujourd’hui, EIGHT Hospitality Business School offre un plan de carrière ambitieux, une formation innovante et moderne qui prépare nos talents à devenir les leaders de demain. Et pour parachever cette œuvre, nous avons ajouté à notre structure un laboratoire de créativité : The Nine – Lifestyle Experience, un hub qui allie hôtellerie, bistronomie, art et culture, connectant nos étudiants à l’expérience client et aux engagements RSE mais aussi à la mise en valeur de notre patrimoine et de notre savoir-faire local. »
Dans sa allocution prononcée dans ce cadre, le ministre du tourisme M. Sofien Tekaya pour sa part déclaré :
« C’est pour moi un plaisir d'être parmi vous aujourd’hui à l’occasion de l’inauguration d’EIGHT Hospitality Business School et de son hôtel d’application, The Nine Life Style Expérience, un établissement d’excellence dédié à la formation des futurs leaders du tourisme et de l’hôtellerie en Tunisie et qui, j’en suis convaincu, jouera un rôle clé dans le développement et la modernisation de notre secteur touristique.
Cette institution représente bien plus qu’un simple centre de formation; elle sera le symbole d’un engagement en faveur d’un secteur touristique plus performant, plus innovant et plus compétitif sur la scène internationale. Comme vous le saviez, le tourisme est bien plus qu’une simple activité économique ; il est un vecteur de développement, un moteur de croissance et un levier essentiel pour la valorisation de notre patrimoine culturel et naturel.
Notre objectif serait donc d’œuvrer à attirer une nouvelle gamme de tourisme, qui hisse le produit vers le haut et qui porte les valeurs de l’inclusion sociale et du partage humain incarnant notre profond engagement envers un tourisme socio-durable, tant les habitudes du voyageur ont changé aujourd’hui apportant des besoins et des exigences différentes et spécifiques où le touriste est désormais en quête d’expériences authentiques : durable, inclusive et pérenne. »
Union entre l'industrie de l'hospitality et l'enseignement supérieur
L'union entre l'industrie de l'hospitality et l'enseignement supérieur se concrétise aujourd'hui par le partenariat entre l'EHL, fondée en 1893, en tant qu'École hôtelière de Lausanne et EIGHT Hospitality Business School, qui rejoint ainsi le réseau des écoles certifiées de l'EHL en tant qu' »Associate Member ». Cette reconnaissance prestigieuse souligne l'engagement d'EIGHT envers l'excellence académique et professionnelle.
EIGHT Hospitality Business School est plus qu'une école hôtelière, elle offre une formation poussée en management. Elle se distingue également des Business Schools classiques grâce à sa spécialisation unique en Hospitality. Son programme innovant combine enseignement académique de haut niveau et immersion dans le monde professionnel, avec pour ambition de former la future génération de leaders de l'industrie de l'hospitality.
Le diplôme de EIGHT est reconnu par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.
Une formation innovante et immersive
Depuis sa création, EIGHT Hospitality Business School s'est imposée comme une institution de référence. Elle propose un parcours immersif où chaque étudiant est formé pour devenir un professionnel accompli. L'école met à disposition un plan de carrière ambitieux et une pédagogie moderne alignée sur les exigences du secteur.
L'établissement se distingue notamment par The Nine – Lifestyle Experience, un laboratoire de créativité intégrant l'hôtellerie, la bistronomie, l'art et la culture. Cet hôtel d'application permet aux étudiants de se confronter aux réalités du marché et d'intégrer les enjeux liés à l'expérience client et aux engagements RSE.
Des perspectives d'avenir ambitieuses
EIGHT Hospitality Business School ne cesse d'évoluer et prévoit le lancement de nouveaux programmes académiques et de formation professionnelle et continue.
Sécurité : Kaïs Saïed rencontre le ministre saoudien de l'Intérieur
Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, ce dimanche 16 février 2025, au palais de Carthage, le prince Abdelaziz ben Saoud ben Nayef ben Abdelaziz Al Saoud, ministre de l’Intérieur du Royaume d’Arabie saoudite et président d’honneur du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de sa participation à la 42ᵉ session du Conseil, qui se tient en Tunisie.
À cette occasion, Kaïs Saïed a souligné la solidité des liens fraternels entre la Tunisie et l’Arabie saoudite ainsi que l’importance de la coopération entre les deux pays dans divers domaines.
Lors de cette audience, le président a reçu un bouclier commémoratif du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, remis par le prince Abdelaziz ben Saoud ben Nayef et le secrétaire général du Conseil, Mohamed ben Ali Koman.
Après cette rencontre, le chef de l’État a accueilli les ministres de l’Intérieur arabes et les représentants des pays membres prenant part aux travaux de cette session. Il a mis l’accent sur la nécessité de renforcer davantage le rôle du Conseil dans la lutte contre les défis sécuritaires, qu’ils soient traditionnels ou émergents, en raison des évolutions rapides dans la région et à l’échelle mondiale. Il a également appelé à une coordination accrue afin de faire face collectivement aux différentes menaces visant les États et les sociétés arabes.
Supercoupe : L’Espérance en toute logique
On n’a pas assisté à un match de haute facture à l’occasion de cette supercoupe. Face à des Stadistes peu entreprenants, les Sang et Or ont logiquement remporté la mise grâce surtout à leur bonne seconde mi-temps.
La première période a été avare en sensations et d’occasions propices et seul le but, justement annulé pour hors-jeu, de Blaili a quelque peu secoué la platitude de cette première manche.
La reprise a été nettement mieux négociée par les Espérantistes grâce à leur ligne offensive spectaculaire et efficace à souhait. Et ils n’ont pas mis trop de temps pour faire la différence grâce à Mokwana (59’) sur une belle ouverture de Blaili et un service de Jebri.
Les Stadistes, déjà mal à l’aise, n’ont que timidement réagi, faute de joueurs capables de faire la différence face à une bonne défense espérantiste. D’ailleurs, l’Espérance a eu plus d’occasions de but et c’est en toute logique que Blaili, le meilleur joueur du match, a consolidé l’avance des siens suite à un bel enchainement et un tir qui n’a laissé aucune chance à Dkhili (83’).
K.Z.
Indice mondial de perception de la corruption : La Tunisie peut et doit mieux faire…
Par Hassan GHEDIRI
La guerre déclarée contre la corruption peine toujours à déboucher sur de vrais changements dans la gouvernance publique. Notre pays ne progresse presque pas.
L’indice de 2024 de perception de la corruption (IPC) que vient de rendre public l’ONG Transparency International dresse un bilan pas tout à fait reluisant pour la Tunisie. Notre pays a obtenu un score de 39/100, soit une baisse par rapport à 2023 où il a été noté 40/100. Cette régression s’accompagne d’une chute de cinq places au classement mondial de la Tunisie en se retrouvant à la 92ème position sur 180 pays, après avoir occupé l’année passée, la 78ème place. Pour dire que malgré les déclarations ambitieuses du président Kaïs Saïed, qui a fait de la lutte contre la corruption une priorité depuis sa prise de pouvoir en juillet 2021, les résultats restent insuffisants. Il est important de souligner que le score de chaque pays est établi en fonction de son niveau de perception de la corruption dans le secteur public. L’indice IPC est ainsi calculé sur une échelle allant de zéro à 100, sachant que plus que la note d’un pays s’approche de 100, moins il est corrompu.
La régression de la Tunisie dans l’indice de 2024 peut donc être considérée comme un avertissement. Car, malgré les mesures prises par l’Etat dans le but d’endiguer la corruption, comme les nombreuses arrestations des politiques et des hommes d’affaires et les discours promettant de nettoyer le système, il s’est avéré que ces actions manquent encore d’améliorer la perception de la corruption en Tunisie. L'indice de Tranaparency International est un indicateur crucial. L’évaluation des performances des pays se faisant en se référant aux données collectées auprès de pas moins de 13 institutions et organismes internationaux, le score de la Tunisie laisse deviner l’omniprésence d’un environnement où la corruption semble encore largement répandue. L’on peut également affirmer que les résultats de la Tunisie sont en déca des ambitions lorsqu'on la compare aux autres pays africains.
Se rattraper
Notre pays n’arrive en effet pas à se hisser parmi les dix premiers pays du continent, se classant seulement 15ème. Sur l’ensemble de l’Afrique, cinq pays (Seychelles, Cap-Vert, Botswana, Rwanda, et Maurice) ont un score supérieur à 50 points, ce qui montre l’ampleur du défi auquel la Tunisie fait face. Pour améliorer cette situation, plusieurs actions doivent être entreprises. Il est notamment essentiel de renforcer le système judiciaire et les institutions chargées de la lutte contre la corruption. Une justice indépendante et des mécanismes de poursuites efficaces sont également indispensables pour garantir que les affaires de corruption soient traitées sérieusement et que les responsables soient punis. La création d’une autorité nationale de lutte contre la corruption plus autonome et mieux financée pourrait également contribuer à cette démarche.
Un autre aspect important est l'implication de la société civile qui a un rôle crucial à jouer pour sensibiliser la population et maintenir la pression sur les autorités chargées de la lutte contre la corruption. Les médias et les ONG peuvent contribuer à mettre en lumière les cas de corruption et à dénoncer les abus de pouvoir. Parallèlement, des programmes de formation et de sensibilisation à l'éthique publique doivent être mis en place pour prévenir la corruption dès le début de la carrière des fonctionnaires et dans les entreprises privées.
La Tunisie pourrait également bénéficier des programmes de coopération internationale dans sa lutte contre la corruption qui lui permettent d’obtenir des conseils techniques, des financements et des partenariats capables de renforcer les capacités des institutions locales.
Certes, au cours des dernières années, des progrès ont été réalisés en matière de lutte contre la corruption en Tunisie sauf que le recul dans l'indice de 2024 met en lumière des insuffisances structurelles. Pour améliorer son score et sa position, la Tunisie doit impérativement engager des réformes structurelles, renforcer la transparence et rendre son système judiciaire plus efficace. Il ne suffit pas de déclarer la guerre à la corruption, il faut aussi mettre en place les outils et les moyens nécessaires pour la combattre efficacement.
H. G.
Aéroports : TAV Tunisie, le ministère du transport et l’OACA renforcent leur partenariat au service du pays
Cette semaine a été marquée par deux visites significatives pour TAV Tunisie, lors desquelles il a pu être confirmé l’engagement de l’exploitant des aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir à développer le développement du secteur aérien en Tunisie et l’excellence au service des passagers et du Tourisme Tunisien.
Le Ministre des Transports, M. Rachid Amri, accompagné du gouverneur de Sousse, M. Sofiane Tanfroui, du gouverneur de Monastir, M. Issa Moussa, du PDG de DGAC M. NidhalSouilmi et des hauts responsables du ministère, a effectué une visite aux aéroports internationaux d’Enfidha-Hammamet et de Monastir-Habib Bourguiba. Cette visite souligne l'importance de ces infrastructures aéroportuaires en prévision des saisons de la Omra, du pèlerinage, et touristiques ainsi que du retour des Tunisiens résidents à l’étranger.
M. Rachid Amri a pu constater la qualité des infrastructures ainsi que les améliorations apportées par l’exploitant et a incité TAV Tunisie à poursuivre ses efforts. Les aéroports opérés par TAV Tunisie ont été reconnus comme des actifs importants et stratégiques au service du développement de secteurs tels que le Tourisme et le Transport.
Parallèlement, TAV Tunisie a eu l'honneur d'accueillir le PDG de l'OACA, M. Habib Toumi, renforçant ainsi leur partenariat stratégique et soulignant l'importance de la collaboration entre TAV Tunisie, qui gère les aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir-Habib Bourguiba, et l'OACA, responsable de la gestion des infrastructures aéroportuaires en Tunisie.
Ces visites témoignent du rôle de TAV Tunisie en tant que partenaire clé dans le développement du secteur aérien tunisien et de l’économie et l’image du pays. TAV Tunisie est déterminé à poursuivre ses efforts pour offrir un service de qualité supérieure et contribuer au rayonnement de la Tunisie sur la scène internationale.
Téléphonie : La série Samsung Galaxy S25 est disponible partout, y compris en Tunisie
Samsung annonce la disponibilité mondiale de la série Galaxy S25. Avec le lancement de One UI 7, Gemini est officiellement accessible en 46 langues simplifiant les interactions entre les applications Samsung et Google comme jamais auparavant.
Depuis que Samsung Electronics a annoncé la série Galaxy S25 le mois dernier et a permis aux utilisateurs de passer leur précommande, plus de 60 % des acheteurs belges, à titre d’exemple, ont opté pour le S25 Ultra. « La série Galaxy S25 marque un changement fondamental dans notre manière d’interagir avec nos smartphones », a déclaré TM Roh, président et directeur de la division Mobile eXperience chez Samsung Electronics. « Nous avons hâte de voir comment nos utilisateurs vont tirer parti de ce véritable partenaire intelligent qui propose des solutions intuitives au quotidien. »
La série Galaxy S25 profite de la plateforme One UI 7 pour accomplir de manière fluide des tâches complexes entre les applications et permettre des interactions naturelles avec l’utilisateur via la voix, le texte, les vidéos et les images. Now Brief fournit des suggestions personnalisées pour vous accompagner tout au long de la journée et la Now Bar propose un centre de contrôle intuitif des activités en cours. Les capacités étendues de Galaxy AI transforment le quotidien des utilisateurs en les accompagnant dans la rédaction de leurs messages avec Assistant Messages, mais aussi d’exprimer toute leur créativité avec les outils de création et Assistant Photo .
















