INP : Examen du Plan de sauvegarde et de mise en valeur de la médina de Sousse
L’avancement du projet d’élaboration du Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) de la médina de Sousse, réalisé en collaboration entre l’Institut National du Patrimoine (INP) et la municipalité de Sousse a été à l’ordre du jour de la réunion ce jeudi du comité de pilotage technique, responsable du suivi du projet.
L’élaboration du PSMV est intégrée à la deuxième phase du Programme de développement urbain intégré de la ville de Sousse (PDUI-II), mis en œuvre avec le soutien technique et financier du Gouvernement suisse.
La réunion, mentionne l’INP sur sa page officielle, a porté sur la clôture de la première phase du projet et l’examen du plan de travail pour l’achèvement de sa deuxième phase. Y ont pris part, le bureau d’études en charge, les services spécialisés de la municipalité de Sousse et de l’INP, ainsi que des représentants des directions concernées, de la société civile et des établissements d’enseignement supérieur de Sousse.
Pour rappel, en 2022, l’INP et la municipalité de Sousse se sont engagés à collaborer avec l’objectif commun de protéger et mettre en valeur la médina avec, en priorité, la volonté de freiner la dégradation du tissu traditionnel et d’élaborer le Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) pour la médina. Une convention de partenariat a été signée à cet effet et une cellule conjointe a été mise en place pour gérer et contrôler les opérations urbaines (permis de construire, infractions, sensibilisation des habitants, etc.).
Le Quotidien avec TAP
A 32 Bis : Frej Ben Moussa dévoile son projet « Barbary »
À l’occasion de la clôture de la résidence de Fredj Moussa, le 32Bis invite aujourd’hui les passionnés de l’art à son Open Studio et ce de 17h à 19h30. A partir de demain et jusqu’au 20 février, la visite aura lieu de 11h à 17h et elle sera une occasion pour que les visiteurs découvrent « Barbary », le projet de l’artiste et ce qui a été réalisé lors de cette résidence qui s’articule autour d’une recherche plastique et cinématographique interrogeant les récits ayant façonné l’imaginaire du Maghreb. À travers la création de costumes conçus à partir de textiles teintés naturellement, le projet revisite des figures et motifs issus de la littérature occidentale qui ont contribué à forger une vision fantasmée de la région. En réinvestissant des formes de narration traditionnelles, Barbary invite à une réflexion sur le rôle du cinéma dans la construction du regard.
Au palais « Kobbet Ennhas » : Eclairages sur « Etudes andalouses : l’œuvre du Dr. Jomaâ Cheikha, un exemple »
Organisée par la délégation régionale aux Affaires culturelles de la Manouba, en collaboration avec l’association tunisienne des études andalouses et de l’association pour la préservation des lieux de mémoire, cette rencontre a rendu hommage au parcours du chercheur et universitaire Jomaâ Cheikha, figure emblématique de la mémoire du patrimoine andalou, spécialiste de littérature et de civilisation.
A travers des témoignages poignants, universitaires et chercheurs ont rappelé son rôle dans la création de l’Association tunisienne des études andalouses et dans le lancement de la revue « Etudes andalouses », qui constitue une aventure intellectuelle illustrant sa volonté de réhabiliter un patrimoine insuffisamment étudié. Selon eux, ce champ de recherche nécessite davantage d’investigations et de moyens pour en révéler toute la richesse.
Le président de l’Association tunisienne des études andalouses, Fathi Kacemi, a souligné que cet hommage vise à mettre en lumière le parcours d’un enseignant qui a marqué plusieurs générations et qui a encouragé la recherche approfondie sur la civilisation andalouse et les traces des morisques en Tunisie. Il a également appelé le ministère des affaires culturelles à accorder à l’association un local à la médina de Tunis, dans un espace du patrimoine andalou à savoir le mausolée « Aboul-Ghaith al-Qachech » (rue Sidi Ettindji).
Par ailleurs, il a salué l’initiative de Jomaâ Cheikha de faire don de sa bibliothèque composée d’ouvrages et d’encyclopédies, ainsi que des numéros de la revue « Etudes andalouses » à l’association tunisienne des études andalouses, afin d’éclairer les générations futures sur cette période de l’histoire.
Cette journée d’étude, a mentionné Asma Ayed, déléguée régionale aux affaires culturelles, s’inscrit dans le cadre d’une vision plus large visant à organiser régulièrement des rencontres dédiées aux figures emblématiques de la culture tunisienne et qui méritent une reconnaissance pour leurs apports culturels et scientifiques.
Le Quotidien avec TAP
Goethe Institut de Tunis : un atelier interactif au profit des artistes tunisiens
Le Goethe-Institut Tunis organise un atelier « Micro business culturel » le samedi 22 février 2025, au Goethe-Institut Tunis.
L’atelier interactif de 90 minutes, sur inscription gratuite, est destiné aux artistes, professionnels de l’industrie culturelle et musiciens, qu’ils soient émergents ou confirmés, souhaitant renforcer la visibilité de leurs projets.
Cet atelier vise à affiner leurs stratégies de promotion et à perfectionner leur pitch pour un label indépendant, un studio boutique de production ou de composition, un atelier de graphisme ou de photographie, une activité de consulting pour des artistes, clubs ou festivals… à travers des techniques de marketing et de pitch adaptées à chaque projet, en mettant l’accent sur les stratégies promotionnelles et les opportunités de partenariat, pour tout projet déjà lancé ou encore en phase d’idéation.
Le Goethe-Institut Tunis informe que la date limite des inscriptions est fixée au 21 février à 15h00 et que les places sont limitées (un groupe de 25 personnes maximum).
Au Théâtre municipal de Tunis : Brel au RDV
Fort d’un succès éclatant sur les plus grandes scènes où il s’est produit, le spectacle musical « La Promesse Brel » débarque en Tunisie pour une représentation unique le 15 février 2025 à 19h00 au Théâtre municipal de Tunis.
Conçu pour ceux qui auraient rêvé d’applaudir Jacques Brel, icône de la chanson française, ce spectacle est porté par le Français Arnaud Askoy, un interprète à la ressemblance troublante avec l’auteur-compositeur-interprète belge, tant dans la voix que dans l’allure. Sur scène, il est accompagné par deux musiciens français d’exception : Roland Romanelli, à l’accordéon et au violon, ainsi que le violoncelliste Jean-Philippe Audin.
Depuis sa création en 2020, « La Promesse Brel » a conquis de nombreuses scènes prestigieuses, notamment l’Olympia à Paris, où il s’est joué à guichet fermé en octobre 2023.
Après une récente tournée au Canada, le spectacle acclamé tant par les publics que par la presse internationale, est déjà programmé pour plusieurs dates en 2026.
Clôture à Djeddah de la 13ème Conférence des ministres de la culture dans le monde islamique
La 13ème Conférence des ministres de la Culture du monde islamique 2025, organisée par l’Organisation du monde islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (ICESCO), au Royaume d’Arabie saoudite, s’est conclue dans la ville de Djeddah. La ministre tunisienne des Affaires culturelles Amina Srarfi a pris part à cette conférence.
Ayant pour thème « L’impact de la culture sur le développement social et économique », la Conférence qui s’est étalée sur deux jours s’est achevée par l’adoption des résolutions de la conférence et la publication de la déclaration finale, la « Déclaration de Djeddah », qui comprend une vision unifiée pour renforcer le rôle de la culture dans le développement social et économique, protéger le patrimoine islamique et relever les défis mondiaux, à travers des engagements et des recommandations pour renforcer la coopération entre les pays islamiques dans les domaines culturels, en plus de soutenir les initiatives visant à renforcer les droits culturels, à préserver le patrimoine et à lutter contre le trafic illicite de biens culturels. Les points les plus importants inclus dans la déclaration sont le renforcement des droits culturels et le droit d’accès à la culture, la protection du patrimoine dans le monde islamique, la lutte contre le changement climatique et le rôle de la culture, l’élaboration de politiques culturelles et l’utilisation des technologies modernes pour développer le secteur culturel.
Innovation Summit Tunisia 2025 : Un Tremplin pour la croissance technologique en Tunisie
L’Innovation Summit Tunisia 2025, qui s’est tenu le 12 février à l’Hôtel Laico de Tunis, a réuni un écosystème dynamique d’entrepreneurs, de startups, d’investisseurs et de décideurs afin de façonner l’avenir de l’innovation en Tunisie et au-delà.
Organisé sous l’égide de ICC Tunisia en partenariat avec Terna Innovation Zone, et le support de Mind the Bridge et Elis, cet événement a confirmé le rôle stratégique de la Tunisie comme hub régional de l’innovation, attirant des leaders de l’industrie, des experts internationaux et des acteurs clés de la transformation digitale.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence de M. Khelil Chaibi, Président d’ICC Tunisia, Mme. Carla Napolitano, directrice de l'innovation chez Terna, ainsi que de Son Excellence Alessandro Prunas, Ambassadeur d’Italie en Tunisie. Leurs interventions ont souligné l’importance de la coopération internationale dans le développement de l’innovation et des startups en Tunisie.
Lancement du rapport "Tech Scaleup Tunisia"
Alberto Onetti, le président de Mind the Bridge, un spécialiste de l'accompagnement de grands groupes dans leur mise en œuvre de l'innovation ouverte et dans le développement d'écosystèmes locaux de start-up, a présenté les points les plus importants du rapport « Tech Scaleup Tunisia 2025 » (https://mindthebridge.com/tech-scaleup-tunisia-2025-report/ ), une étude approfondie sur l'écosystème des start-up tunisiennes et leurs opportunités de développement.
Le rapport révèle qu’en 2025, la Tunisie abrite 17 scaleups, parmi lesquelles Instadeep se distingue après avoir levé plus de 100 millions de dollars et réalisé l’une des plus grandes acquisitions technologiques en Afrique par BioNTech. Avec plus de 1 450 startups dans le pays, la Tunisie se classe parmi les 10 premières destinations africaines pour l'innovation technologique et est en passe de devenir le centre de développement du nord-ouest du continent. Cependant, l’écosystème tunisien doit encore surmonter des défis importants, notamment un écart de financement par rapport à d’autres écosystèmes dynamiques, malgré des investissements atteignant 200 millions de dollars jusqu’en 2024. Le pays consacre 0,4 % de son PIB à l’innovation, un chiffre supérieur à celui du Maroc (0,2 %) et de l’Algérie (0,1 %).
Des discussions stratégiques et des engagements concrets
Des représentants de grandes entreprises telles que Terna, SAFRAN, ACTIA, Microsoft et des institutions telles que APII et la Banque Centrale de Tunisie ont animé des discussions riches sur l’avenir de l’innovation et du financement en Tunisie :
● L'Innovation Ouverte comme Catalyseur de Transformation Régionale
● La R&D comme levier de croissance : Transformer les entreprises tunisiennes en leaders industriels
● Financement et Accompagnement : Catalyseurs pour la croissance des Startups.
Un levier pour l’innovation et la croissance
Avec plus de 200 participants et la présence de délégations internationales, l’événement a facilité une centaine de connexions stratégiques entre startups, investisseurs et grandes entreprises, renforçant ainsi la position de la Tunisie comme acteur clé de l’innovation en Afrique et en Méditerranée.
Parmi les engagements concrets issus des discussions :
● Le renforcement des infrastructures d’innovation via des collaborations public-privé.
● Des opportunités d’investissement accrues pour les startups tunisiennes.
● Un engagement international pour favoriser l’intégration de la Tunisie dans les écosystèmes mondiaux de l’innovation.
Innovation Exchange : Favoriser l’Innovation et l’Investissement
Selon l’INS : Aggravation du déficit de la balance commerciale en janvier 2025
Le déficit de la balance commerciale de la Tunisie a atteint 1.765 millions de dinars en janvier 2025 contre 577,6 millions de dinars une année auparavant, selon l'Institut National de la Statistique (INS). Ainsi, le taux de couverture s'est situé à 74% contre 89,9%.
En effet, les exportations ont enregistré 5.025 millions de dinars en janvier 2025 contre 5.148 millions de dinars en janvier 2024, soit une baisse de 2,3%.
Cette baisse est due principalement à la régression des exportations du secteur de l'énergie (-52,8%) sous l'effet de la diminution de nos ventes des produits raffinés (28,5 MDT contre 191,5 MDT), ainsi que du secteur des industries agro-alimentaires (-9,7%) suite à la baisse de nos ventes en huiles d'olives (518,4 MDT contre 607,8 MDT).
Cependant, les exportations ont progressé au niveau du secteur de mines, phosphates et dérivés de 20,5% et du secteur textile, habillement et cuirs de 2,5%.
S'agissant des importations, elles ont affiché 6.791 millions de dinars contre 5.726 millions de dinars, soit une hausse de 18%. Cette hausse est observée au niveau des importations des produits énergétiques (+24%) du fait de l'augmentations des achats des produits raffinés (1.219 MDT contre 623,2 MDT)
Idem pour les importations des produits alimentaires de (+37,9%), des biens de consommation (+18,5%), des biens d'équipement (+14,1%) et des matières premières et demi-produits (+13,2%).
L'INS a démontré que le déficit de la balance commerciale provient essentiellement du déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (971,2 MDT), la Russie (647,1 MDT), l'Algérie (281,6 MDT), la Turquie (220,8 MDT), la Grèce (197,6 MDT) et l'Inde (103,6 MDT).
Néanmoins, le solde de la balance commerciale des biens a enregistré un excédent avec d'autres pays, tels que la France (361,7 MDT), l'Allemagne (276,6 MDT), l'Italie (268 MDT), la Libye (180,5 MDT) et le Maroc (79,4MDT).
Par ailleurs, le déficit de la balance commerciale hors énergie s'est réduit à 687 millions de dinars en janvier 2025, et le déficit de la balance énergétique s'est établit à 1.078 millions de dinars contre 683,6 millions de dinars durant la même période de l'année coulée.
Téléphonie : HONOR dévoile en Tunisie son tout nouveau X9c
La marque technologique mondiale HONOR, en partenariat avec son distributeur SMART Tunisie, vient de dévoiler en Tunisie le très attendu HONOR X9c, son dernier ajout à sa célèbre série X9. Dans une ambiance animée et conviviale, une soirée de lancement du nouveau smartphone HONOR X9c a eu lieu, mercredi 12 février 2025 à Tunis, rassemblant un nombre d’hommes d’affaires, les responsables de la marque HONOR en Tunisie, les partenaires clefs, les distributeurs et les médias spécialisés.
Établissant une référence sur le marché, HONOR X9c offre une durabilité exceptionnelle, une autonomie longue durée, une qualité d'affichage époustouflante, des capacités de photographie et une expérience d'IA avancée. Doté d'un design léger qui élève l'esthétique haut de gamme à de nouveaux sommets, le nouveau smartphone HONOR X9c constitue un choix exceptionnel aux utilisateurs dans le monde.
Durabilité optimale avec des protections complètes
Engagé dans des technologies innovantes pionnières conçues pour atténuer les problèmes des utilisateurs, le dernier HONOR X9c présente la nouvelle génération d'écran anti-chute, offrant une résistance impressionnante aux chutes d'une hauteur allant jusqu'à 2 mètres.
Équipé d'une structure étanche à trois couches, le nouveau smartphone offre une protection à 360° contre l'exposition à l'eau, ainsi qu'un indice IP65M pour la résistance à l'eau et à la poussière. Il peut résister aux éclaboussures et a été testé pour fonctionner même après avoir été immergé dans l'eau pendant 5 minutes maximum à une profondeur de 25 cm.
Une puissance durable avec une sécurité améliorée et une charge rapide
En tant que premier smartphone de l'industrie doté d'une batterie silicium-carbone ultra-large de 6 600 mAh, HONOR X9c établit une nouvelle norme en matière d'innovation à la batterie, lui offrant une durée de vie exceptionnellement longue et la plus grande capacité disponible aujourd'hui. Les utilisateurs peuvent profiter d'une journée complète d'utilisation fluide, avec jusqu'à 48,4 heures de streaming musical et 25,8 heures de lecture vidéo en ligne par une seule charge.
Expérience de photographie sur smartphone alimentée par l'IA
Doté d'un appareil photo robuste à ultra-détection de 108 MP avec un grand capteur de 1/1,67", HONOR X9c capture des images avec des détails exceptionnels et une luminosité améliorée. Pour améliorer l'expérience photographique, l'appareil photo principal est équipé d'OIS, réduisant efficacement le flou et les tremblements pour des images ultra claires. De plus, HONOR X9c intègre des fonctionnalités de photographie IA, telles que HONOR AI Motion Sensing et AI Eraser, améliorant la qualité de l'image et rationalisant l'édition des photos sur les smartphones.
Expérience utilisateur intelligente dans un design élégant
Bénéficiant d'un design ultra fin et d'une finition raffinée en titane, HONOR X9c est exceptionnellement léger et élégant, ne pesant que 189g et mesurant 7,98 mm d'épaisseur. Alimenté par le dernier MagicOS 8.0 basé sur Android 14, HONOR X9c offre une expérience utilisateur véritablement personnalisée et transparente, enrichie de fonctionnalités intelligentes, notamment Magic Capsule, Magic Portal et Parallel Space.
Couleurs, prix et disponibilité en Tunisie
Répondant aux diverses préférences de style des utilisateurs, HONOR X9c est disponible en quatre coloris spéciaux et captivants : Violet Titanium, Noir Titanium, Orange Sunrise et Cyan Jade. À partir du 14 février 2025, ce nouveau smartphone sera disponible à l'achat en Tunisie pour un prix abordable à partir de 1399 dinars tunisiens (prix public conseillé).
La série X9 est aussi déclinée en une deuxième version, le X9c SMART, qui sera disponible bientôtà partir de 1049 dinars tunisiens (prix public conseillé).
Editorial : L’IA, une opportunité pour réinventer l’école tunisienne - Par Hassan GHEDIRI
Le 10 août 2023, en marge de la célébration, au palais de Carthage, de la journée du Savoir, Kaïs Saïed s’est montré très méfiant à l’égard de la vitesse avec laquelle se développe l’intelligence artificielle dans le monde et son déploiement qui est en train de transformer tous les domaines. Dans l’allocution prononcée devant une pléiade de lauréats formés de meilleurs élèves et étudiants ayant brillamment réussi les examens nationaux, Saïed a jugé, sans détour, que l’IA est un danger pour l’humanité entière, capable de saper notre souveraineté et de déshumaniser nos sociétés. Mais depuis cette déclaration qui a suscité des réactions très mitigées, il semble que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Car, aujourd’hui, il y a une conviction au sein de l’Etat quant à la nécessité de tirer profit des applications avantageuses et presque incalculables de l’IA dans tous les domaines, plus particulièrement dans l’éducation. C’est en effet ce que l’on peut deviner de l’implication du ministère de l’Education dans la démarche initiée par l’ONU dans le monde destiné à prouvoir l’IA comme outil de modernisation de l’éducation. Noureddine Nouri, le ministre de l’Education, vient de l’affirmer clairement à l’ouverture du colloque international organisé à Tunis en collaboration avec l’UNICEF qui a démarré mardi et qui prend fin aujourd’hui. A l’occasion de cet événement placé sous le thème «l’IA et ses applications dans l’enseignement», le ministre a considéré que la Tunisie doit s’approprier l’IA pour moderniser son système éducatif, selon une approche garantissant la souveraineté. Pour dire que la Tunisie ne compte pas (et n’a pas le choix d’ailleurs) tourner le dos aux bouleversements d’une ampleur inédite que l’IA est en train de provoquer dans le monde. Dans l’Education, puisque c’est l’un des secteurs qui embarrassent le plus l’Etat en Tunisie par ses multiples dysfonctionnements, l’IA serait capable de changer beaucoup de choses. Nombreux sont en effet les pays qui l’on déjà fait qui peuvent le confirmer. Pour le cas de la Tunisie qui peine à résorber des défaillances structurelles telles que les classes surchargées (jusqu’à 40 élèves par enseignant dans les régions rurales selon l’UNICEF), la disparités régionales (30% des écoles rurales manquent d’accès à internet), et le taux d’abandon scolaire alarmant (18% au secondaire, selon un rapport de la Banque mondiale en 2023). Face à ces défis, l’IA représente une grande opportunité, à condition d’en maîtriser les risques.
En fait, grâce à l’IA il sera possible de personnaliser l’apprentissage, ce qui permet de combler une fois pour toutes les inégalités d’apprentissage. L’Afrique du Sud, par exemple, a pu permettre à un peu plus de 2 millions d’élèves d’accéder à des cours de mathématiques et sciences ajustés à leur rythme grâce à une plateforme numérique alimentée par des algorithmes d’apprentissage ciblés et personnalisés. Résultat: une hausse de 15 % des taux de réussite dans les écoles touchées par ce projet. La Tunisie pourrait s’en inspirer pour réduire l’écart entre zones urbaines et rurales, en déployant des outils comme des tuteurs virtuels capables de fonctionner hors ligne. Dans le monde arabe, c’est l’expérience des Émirats arabes unis qui mérite d’être suivie. En utilisant l’IA, un assistant pédagogique a été créé pour analyser les erreurs des élèves en temps réel. Selon le ministère émirati de l’Éducation, cet outil a réduit de 25 % le décrochage en mathématiques. Egalement, au Maroc, l’université Polytechnique Mohammed VI a développé des outils IA qui fournissent des informations et des programmes d’études au plus haut niveau et ce en permettant aux étudiants marocains d’accéder aux thèses les plus récentes et les plus importantes sur n’importe quel sujet.
Mais l’IA n’est pas une solution miracle que l’on doit adopter, les yeux fermés. En 2024, une étude de l’UNESCO a révélé que 90 % des outils éducatifs utilisés en Afrique francophone étaient conçus par des entreprises européennes ou américaines. Ceci suscite beaucoup d’inquiétudes pour la souveraineté culturelle. La Tunisie doit donc investir dans des solutions locales, comme l’a fait le Maroc avec son projet de l’IA appliquée à l’éducation. Le défi est d’éviter que l’IA ne standardise à outrance les apprentissages. La Tunisie a l’opportunité de devenir un modèle régional, si elle parvient à développer des partenariats régionaux et internationaux fructueux autour de l’IA axés sur le développement des ressources éducatives facilement accessibles, l’initiation des enseignants à l’IA et la régulation éthique.
H. G.
Tournoi de Doha- Pas de demi-finale pour Ons Jabeur
Lessivée physiquement après la succession de matches, la Tunisienne Ons Jabeur, 35e mondiale, n'a pas tenu le coup aujourd'hui face à la Lettone Jelena Ostapenko, 37e, qu'elle a pourtant battue il y a une semaine à Abu Dhabi. Au premier set, Ostapenko, en meilleure forme, a remporté la mise ( 6-2) en 35 mn. Au second set, Ons a tenté de revenir dans le match mais le ratage de plusieurs revers ou coups droits l'a empêchée de refaire le terrain perdu et la Lettone a encore une fois pris le dessus (6-2) en 36 mn. Comme quoi, ce soir. Ons Jabeur n'avait pas les moyens pour rééditer ses dernières prestations. Elle quitte ce tournoi au stade des quarts de finale sans grands regrets car elle a prouvé lors des deux derniers tournois qu'elle remonte progressivement la pente.
Jamel Belhassen
L1- 19e journée : L'Etoile monte à la seconde place, l'USTataouine gagne à Gabes
La dix- neuvième ronde de la Ligue 1 qui a vécu aujourd'hui sa troisième et dernière tranche, a été marquée par la nouvelle victoire de L'Espérance, mercredi, qui lui permet de consolider sa place de leader, la victoire de l'ESZarzis contre le C.Africain, le succès logique de l'Etoile qui.lui.permet de s'isoler au poste de dauphin et enfin l'USTataouine a réussi à ramener une victoire de Gabes pour quitter la dernière loge qui est occupée désormais par EGSGafa.
Aujourd'hui, à Sousse, l'Etoile a battu l'ASSoliman (2-0) grâce à deux buts de Dagdoug sur coup franc direct à la 45e et de Chawat sur penalty à la 90+1e. A Gabes, l'USTataouine a enfin engrangé trois points en battant l'ASG ( 1-0) sur un but de Keita à la 79e. L'USMonastir de son côté n'a pu faire mieux qu'une parité (0-0) à Ben Guerdane alors que la JSOmrane a été rattrapée au score (2-2) après avoir mené deux à zéro face à l'O.Beja. Hadhri et Ben Rejeb ont inscrit les buts des Omraniens, et Marouani , contre son camp, et Besseghaier ont marqué ceux des Bejaois.
Jamel Belhassen
Classement
1) EST 42 pts
2) ESS 39 pts
3) ESZ 38 pts
4) USM 37 pts
5) CA 37 pts
6) ST 36 pts
7) CSS 25 pts
8) ESM 25 pts
9) OB 25 pts
10) JSO 19 pts
11) CAB 17 pts
12) USBG 16 pts
13) ASS 15 pts
14) ASG 14 pts
15) UST 10 pts
16) EGSG 9 pts
A la médiathèque de l’IFT : Le romancier Béchir Garbouj présente ses « persiennes »
Paru en 2024, aux éditions Déméter, le dernier roman de l’écrivain Béchir Garbouj sera au cœur d’une rencontre-débat, cet après-midi, à 18h00, à la Médiathèque de l’Institut français de Tunisie (IFT).
Organisée dans le cadre du programme « Kteb Tounsi », section qui mettra en lumière, les nouveautés littéraires tunisiennes et qui offrira aux auteurs et autrices tunisiens l’occasion de présenter leurs écrits et d’entrer en interactivité avec le public, cette nouvelle rencontre constitue une occasion pour que les lecteurs connaissent de près cet auteur de langue française.
Professeur honoraire à la Faculté des Lettres de La Manouba, Béchir Garbouj est un romancier tunisien et grand spécialiste de la traduction dont la carrière s’étend sur quatre décennies. Il a notamment enseigné la littérature française. Il a également été interprète de conférence et a travaillé au cabinet du Secrétaire général de la Ligue des États Arabes en qualité de rédacteur et traducteur.
Auteur de « Passe d’intrus » (Editions Déméter, 2016), lauréat du Prix Comar d’Or la même année, Béchir Garbouj a à son actif de nombreuses distinctions. Il est lauréat, en 2020, du prix du roman francophone de la Fondation de Abdelwahab Ayed-FABA pour son roman « L’Emirat », paru aux éditions Déméter. Son 4ème roman « La nuit du doute », paru en 2022, toujours aux éditions Déméter, a été parmi les cinq romans finalistes de l’édition 2023 du Prix Orange du Livre en Afrique (POLA), organisé par la Fondation Orange avec le soutien de l’Institut Français. Il est ainsi à noter qu’après six éditions, la fondation Orange a mis en octobre 2024, un terme au Prix Orange du Livre en Afrique (POLA), qui récompensait des auteurs et leurs éditeurs sur le continent. Une annonce qui fait perdre la littérature africaine l’un de ces importants mécènes.
Paru il y a quelques mois, en 2024, « Les persiennes » est le 5ème roman de Béchir Garbouj dont tous les romans sont parus chez Déméter. Comportant 169 pages, le roman raconte l’histoire « d’un homme qui vient de passer une année en prison, il a le ventre en feu et le sentiment que le sol se dérobe sous ses pas. Elle aussi a passé un an à l’ombre. Elle a fauté, elle était complice, la justice a frappé. Mais maintenant qu’ils ont payé, le plus dur est d’apprendre à vivre dehors », lit- on dans le résumé de ce roman à deux voix…
Des raisons pour lesquelles l’auteur a choisi ce titre, de cette histoire d’amour qui traverse les pages, de l’écriture et d’autres sujets, l’invité de la médiathèque parlera lors de cette rencontre qui sera modérée par Farouk Bahri, universitaire en Sciences de l’éducation et conférencier. Une séance-dédicace avec la complicité de la librairie Al Kitab est prévue, lit-on sur le site de l’IFT. Notons que le roman est disponible dans les étalages de la médiathèque de l’Institut, au grand bonheur des lecteurs !
Imen.A.
Le Théâtre de l’Opéra : 3 concerts à l’affiche de cette 2ème moitié du mois
La première aura lieu le 21 février 2025 avec le spectacle « Zakharef 25 » du compositeur Mohamed Garfi, avec la participation de Noureddine Béji, Asma Ben Ahmed, Hassen Doss, et comme invité d’honneur le célèbre violoniste Béchir Selmi. Ce spectacle s’inscrit dans la continuité du projet musical « Zakharef arabiya » lancé à l’été 1993, pour rendre hommage dans une version 2025 à tous ceux qui ont enrichi la musique arabe par leurs compositions.
Après une première représentation le 4 janvier dernier, le concert « La Nuit des Chefs » proposera un second rendez-vous le 25 du mois à la salle de l’Opéra, réunissant les chefs d’orchestre Chadi Garfi, Mohamed Makni, Fadi Ben Othman et Mohamed Rouatbi. Le maestro irakien Raad Khalaf sera l’invité d’honneur de cette soirée musicale pour présenter certaines de ses compositions, une première en Tunisie et au Maghreb. Le maestro algérien Lotfi Saidi participera également à ce concert qui proposera une sélection d’œuvres musicales tunisiennes et algériennes qui seront interprétées en version orchestrale.
Le 26 février, la salle de l’opéra accueillera le spectacle « Fi Bahr Ettoubou » (immersion dans les modes), s’inscrivant dans le cadre des concerts périodiques de Beit al-malouf. Ce concert sera animé par les artistes tunisien Sofien Zaidi et marocain Ahmed Marbouh, accompagnés par l’ensemble musical de Beit al-malouf, sous la direction du musicien et maestro Makram Ansari.
Le Quotidien avec TAP
Festival de la chanson tunisienne 2025: 26 candidatures retenues parmi 149 candidatures
Le comité directeur de la 23ème édition du Festival de la chanson tunisienne (FCT) qui aura lieu du 8 au 11 mars 2025 a annoncé que la commission de sélection des œuvres musicales a retenu 26 candidatures parmi 149 dossiers examinés, se répartissant comme suit : 13 candidatures dans la catégorie « Nouvelles productions », 10 dans la catégorie
« Compositions instrumentales » et 3 dans la catégorie « Interprétation individuelle libre ».
Dans un communiqué de presse, l’Etablissement national pour la promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques (ENPFMCA), a mentionné que les œuvres retenues ont répondu aux conditions concernant l’année de production et la durée de présentation, c’est-à-dire réalisés à partir du 1er janvier 2024 ou en cours de réalisation, sans dépasser la durée de quatre minutes.
Le festival de la chanson tunisienne est organisé par l’Etablissement national pour la promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques (ENPFMCA), en partenariat avec le Théâtre de l’Opéra, le Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM, Ennejma Ezzahra) et la Direction de la musique et de la danse, sous l’égide du ministère des affaires culturelles.
















