Journées des arts de la marionnette de Carthage (JAMC): Clôture en beauté d'une édition réussie
La Cité de la Culture a abrité, samedi soir, la cérémonie de clôture de la sixième édition des Journées des arts de la marionnette de Carthage (JAMC) qui a pris fin au terme d'une semaine étalée du 1er au 8 février 2025.
Le hall de la cité de la culture a abrité, de la matinée jusqu'au soir, plusieurs spectacles d’animation ayant permis aux enfants de vivre une expérience visuelle et sensorielle unique dans l'univers magique de la marionnette.
La cérémonie officielle organisée au Théâtre des régions, du Théâtre de l'Opéra de Tunis, était marquée par l'annonce des marionnettistes lauréats de la Compétition nationale des arts de la marionnette.
Le jury présidé par le marionnettiste brésilien Paulo Nazareno, a décidé d'attribuer deux prix uniquement, le deuxième (2000 DT), et le troisième (1000 DT), alors que le premier prix de la compétition, doté de 3000 dinars, n'a pas été décerné.
Le deuxième prix a été attribué à Khouloud Thabet alors que le troisième prix est revenu à Haythem Wannassi. Après l'annonce des résultats, le public a pu suivre les spectacles de deux lauréats.
Le jury a émis un constat globalement négatif sur les spectacles participants aussi bien que la déroulement de la compétition. "Malgré le professionnalisme de certains participants, le jury a noté la facilité apparente dans certains spectacles".
Le membre du jury Mohamed Ali Dammak a prononcé les recommandations du jury qui "appelle le Centre National d'Art de la de la Marionnette, organisateur du festival, à mieux clarifier les conditions de participation afin de garantir davantage de transparence et d'équité dans l'évaluation des œuvres participantes", le jury a souligné "la nécessite de classer les participants en deux catégories distinctes, les professionnels d'un côté et les amateurs d'autre".
"Les participants, les professionnels tout comme les amateurs, sont appelés à accorder davantage d'intéret à la qualité des spectacles, tout en veillant à présenter un contenu adapté à la tranche d'âge cible (les enfants), à innover et à se renouveler dans la confection de la marionnette à fil, ainsi qu'à mieux se préparer avant de s'engager dans cette compétition", a ajouté le jury.
Outre les tableaux chorégraphiques présentés par des étudiants de l'Institut supérieur d'Art dramatique (ISAD) et issus des ateliers et masters-classes organisés au cours de la semaine des JAMC, la cérémonie finale était également l'occasion de rendre hommage à certains marionnettistes invités.
Le bouclier des JAMC a été attribué à quatre marionnettistes: le Brésilien Paulo Nazareno, le Syrien Adanan Salloum, le Saoudien Majed Obeidi et la Polonaise Natalia Sakowicz. Cette distinction leur été rendue en guise d'hommage à leur participation aux master-classes, ateliers et spectacle de marionnettes.
La marionnettiste et ancienne directrice du Centre National d'Art de la de la Marionnette, de 2011 à 2015, Hela Ben Saad, était également à l'honneur, en hommage à "sa contribution dans le développement de l'art de la marionnette en Tunisie".
Dans son intervention à la cérémonie de clôture, la directrice comité d'organisation et du Centre National d'Art de la de la Marionnette, Monia Abid Messaadi, a fait savoir que "le public des JAMC 2025 se comptait par des milliers".
Notons qu’en dehors de la Capitale, un mini programme était dédié aux JAMC dans les villes de Mahdia, Monastir et Hammamet.
Le Quotidien avec TAP
Au Théâtre de l'Opéra: Une fête japonaise dominicale à l'affiche
Par Imen Abderrahmani
Grand Prix du jury à la Mostra de Venise en 2023, "Le mal n'existe pas" du réalisateur Hamaguchi Ryusuke sera projeté aujourd'hui, le 9 février, à 13h30, au Théâtre de l'Opéra et ce dans le cadre de la Fête du Japon 2025.
Conte écologique, "Le mal n'existe pas" est l'histoire d'un combat mené par les habitants du village de Mizubiki, près de Tokyo, pour avorter un projet de camping de luxe que des prometteurs tokyoïtes tentent à lancer et que les villageois le considèrent une vraie menace pour l'équilibre écologique.
"Takumi et sa fille Hana vivent dans le village. Comme leurs aînés avant eux, ils mènent une vie modeste en harmonie avec leur environnement. Le projet de construction d’un " camping glamour" dans le parc naturel voisin, offrant aux citadins une échappatoire tout confort vers la nature, va mettre en danger l’équilibre écologique du site et affecter profondément la vie de Takumi et des villageois...", lit-on dans le synopsis de ce film qui offre avoir de nombreuses scènes tournées dans la nature et qui raconte la relation particulière qu'entretiennent les villageois, l'homme, avec la nature...
Ode d'amour à la nature, un beau voyage dans un coin du Japon, loin de ces bâtiments géants et ces laboratoires commandés et dirigés par des robots, loin de ces immenses embouteillages qui font suffoquer Tokyo, le film se déroule, offrant à son spectateur une bouffée d'oxygène.
L'histoire toute entière de ce combat qui sera mené par les villageois et surtout par Takumi et sa fille est à découvrir, lors de cette projection exceptionnelle proposée dans le cadre de la Fête du Japon 2025, ce dimanche à la Cité de la culture.
Organisée par l'ambassade du Japon en Tunisie, cette manifestation artistique qui se déroule de 11h00 à 16h00 se veut une célébration de l'amitié et de la coopération tunisio-japonaise. Elle se veut également une célébration de cinquante ans de l'existence de la JICA en Tunisie, avec l'arrivée du premier volontaire japonais en 1975 et le lancement du premier projet de coopération technique en 1978. Depuis, les projets se sont multipliés et la coopération tuniso-japonaise a pris plusieurs formes, touchant presque tous les domaines sans exception.
Cette journée exceptionnelle offre à voir de nombreuses festivités qui seront réparties sur trois espaces: le Théâtre de l’Opéra, le Théâtre des Jeunes Créateurs et le hall de la Cité.
Le programme de cette journée mettra à l'honneur le Japon des arts et des traditions et ce à travers une série d'ateliers et d'activités qui sera lancée à cette occasion tels que la calligraphie kanji, le pliage de papier (origami), ou encore la confection de cordes décoratives utilisées pour embellir les enveloppes lors des cérémonies. Le théâtre d'image et les oracles seront également présentés aux visiteurs qui pourront faire l'essai. Un stand spécial sera réservé pour la présentation des bourses d'études au Japon et des opportunités qui s'offrent aux étudiants tunisiens.
Un atelier d’ikebana, l’art floral japonais, et également des des performances de tambours japonais et des démonstrations de budo, une discipline physique japonaise qui trouve ses racines dans le code des principes moraux des samuraïs, sont au programme de cette journée qui verra la participation des volontaires de la JICA, qui, sont, déjà affectés sur tout le territoire tunisien et qui animent quelques ateliers dans ces spécialités dans les maisons de la culture et les maisons de la jeunesse.
I.A.
Les «grandes réformes» de l’éducation se font attendre : Eviter les conséquences irrémédiables de l’inaction…
Par Hassan GHEDIRI
En rencontrant son chef du gouvernement et les deux ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Saïed a mis l’accent sur des dysfonctionnements et handicaps structurels et législatifs qui accablent le système éducatif dans son intégralité.
Le Chef de l’Etat a appelé à trouver des solutions radicales permettant d’y remédier «en attendant le démarrage des réformes globales» du système de l’éducation et de la formation professionnelle. D’aucuns croient toutefois que chaque année sans réforme aggrave les inégalités sociales et économiques. La situation du système éducatif tunisien est déjà très critique alors que les réformes annoncées en 2024, bien que prometteuses, tardent toujours à être mises en œuvre. La réforme de l’Ecole se présente, en effet, aujourd’hui comme étant l’ultime action susceptible d’empêcher la perte irréversible du capital humain de la Tunisie. Pour pouvoir relever les défis économiques et sociaux majeurs auxquels se confrontera notre pays dans les décennies à venir, une refonte en profondeur de l’éducation et un engagement fort de toutes les composantes de la société sont indispensables. Sinon, la Tunisie risque de se retrouver dans une impasse, avec des générations entières laissées pour compte.
En rencontrant, jeudi 6 février 2025, son chef du gouvernement ainsi que les deux ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Kaïs Saïed a appelé à trouver des solutions structurelles aux problèmes entravant ces deux secteurs et qui sont héritées, selon lui «des législations obsolètes». Saïed a notamment évoqué le problème du chômage des doctorants. Il a estimé que la mise en œuvre des mesures justes et équitables en faveur des titulaires de doctorats permettront de valoriser leurs compétences et aideront par le même fait à combler les besoins de plusieurs établissements d’enseignement supérieur. Une démarche qui devrait s’intégrer, selon lui, dans un programme de réforme globale du système éducatif, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle. Dans cette même perspective, il y a lieu de rappeler le projet annoncé au mois de novembre 2024 par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et qui consiste à répertorier les doctorants sans-emploi. Une plateforme électronique devait être mise en place pour recenser tous les doctorants sans-emploi, sachant que d’après les chiffres officiels environ 70% des titulaires de doctorat en Tunisie seraient aujourd’hui au chômage.
Inégalités
L’on doit également rappeler le projet de la réforme du système de l’éducation qui tarde toujours à être mis sur les rails. En 2023, Kaïs Saïed avait, rappelons-le, donné ses instructions pour l’organisation d’une consultation nationale électronique sur la réforme du système éducatif. L’opération s’est déroulée pendant 3 mois (du 15 septembre au 15 décembre 2023) et a vu la participation de plus de 580 mille personnes. Les résultats ont été présentés au Chef de l’Etat en février 2024, c’est-à-dire depuis un an. Aujourd’hui, on attend toujours la mise en œuvre des premières réformes.
En Tunisie, les défaillances de l’école publique émergent dès le plus jeune âge. En 2023, une étude de l’Observatoire National de l’Enfance révélait que 25% des élèves tunisiens abandonnaient l’école avant d’obtenir leur diplôme de fin d’études secondaires. L’échec scolaire, la surcharge des classes, le manque de formations adéquates pour les enseignants et les infrastructures dégradées sont au cœur de cette crise. Les résultats aux tests internationaux, tels que le Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves (PISA), soulignent des performances faibles des élèves tunisiens en lecture, en mathématiques et en sciences. Les inégalités entre les régions urbaines et rurales aggravent ce phénomène.
Quant à l’université tunisienne, elle fait face à de nombreux défis qui freinent son adaptation aux besoins du marché du travail. Premièrement, l’adéquation entre les formations proposées et les exigences du secteur privé reste insuffisante. De nombreux diplômés peinent à trouver un emploi correspondant à leurs compétences, faute de formation pratique et de mise à jour des programmes. Le manque de synergie entre les établissements d’enseignement supérieur et les entreprises empêche la mise en place des programmes de formation adaptés aux besoins du marché, essentiels pour renforcer l’employabilité des jeunes diplômés.
Les réformes annoncées peinent à se concrétiser et leurs retards ont un coût élevé. D’un point de vue économique, l’inefficacité du système éducatif est un frein à la compétitivité du pays. Une étude de la Banque mondiale estime que l’absence de réformes structurelles dans le secteur éducatif pourrait coûter à la Tunisie jusqu’à 2% de son PIB d’ici 2030. Cette perte de productivité se traduit par un manque de qualification des jeunes diplômés, une augmentation du chômage et une capacité limitée d’innovation et de croissance. Les jeunes tunisiens, souvent mal préparés aux exigences du marché du travail, sont poussés à chercher des opportunités à l’étranger. Cela engendre une fuite des cerveaux, aggravant encore la pénurie des compétences dans des secteurs stratégiques comme la santé, technologie et l’ingénierie.
H. G.
Gaza : 3 otages israéliens libérés contre 183 prisonniers palestiniens, le duo Trump-Netanyahu hors-jeu !
Un nouvel épisode de libérations a eu lieu ce samedi 8 février à Gaza. Trois otages israéliens ont été remis à la Croix-Rouge par le Hamas, après 16 mois de captivité dans l’enclave palestinienne…
Les trois hommes libérés sont Or Levy, 34 ans, Eli Sharabi, 52 ans, et Ohad Ben Ami, un Israélo-Allemand âgé de 56 ans. Le rituel est maintenant très bien rôdé : ils ont été embarqués dans des pick-up direction un podium, une cérémonie minutieusement organisée par des combattants du Hamas à Deir al-Balah, au centre de la bande de Gaza.
La Croix-Rouge internationale a ensuite pris le relais pour remettre les ex-otages aux autorités sionistes. En échange de cette libération, Israël doit sortir de prison «18 prisonniers condamnés à perpétuité, 54 condamnés à de lourdes peines et 111 arrêtés à Gaza» après l’attaque du 7 octobre 2023, a précisé le porte-parole du Club des prisonniers palestiniens.
C’est le cinquième échange depuis l’application effective de l’accord de cessez-le-feu, le 19 janvier dernier, après 15 mois de conflit. Sur les 251 personnes ramenées par les combattants palestiniens le 7-Octobre, 76 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 décédées d’après l’armée israélienne. Mortes dans les bombardements aveugles de Tsahal, il faut le préciser, sans oublier les quelque 65 000 Palestiniens tués d’après une étude de la revue médicale britannique “The Lancet”.
Les négociations indirectes entre le Hamas et l’Etat hébreu sur la deuxième étape de leur accord ont débuté mardi dernier au Qatar, l’un des trois médiateurs – avec les USA et l’Égypte –, d’après un porte-parole du mouvement palestinien. Cette deuxième phase, qui doit entrer en vigueur début mars prochain, est censée acter la libération de tous les otages et l’arrêt définitif des combats à Gaza, avec l’ultime volet dédié à la reconstruction du territoire palestinien. C’est ce qui est écrit dans les documents officiels, au grand dam du duo Netanyahu - Trump qui font tout pour délocaliser les Gazaouis.
Face au tollé mondial provoqué par cette proposition, qui n’est rien d’autre qu’un crime contre l’humanité au regard du Droit international, la Maison Blanche a reculé en arguant un déplacement temporaire des Gazaouis, avec aucun financement américain et encore moins des soldats pour occuper l’enclave palestinienne. Une manière d’enterrer en douceur ce projet surréaliste, confronté à une vive protestation des pays arabes, à commencer par les nations désignées pour accueillir les Palestiniens, l’Egypte et la Jordanie. Le Caire et Amman refusent catégoriquement et s’insurgent contre tout «nettoyage ethnique», quel qu’en soit le prétendu bien-fondé. Après cette réaction, Trump recule encore, en déclarant qu’il n’est «absolument pas pressé». Il recevra ce 11 février à Washington le roi Abdallah II de Jordanie pour évoquer très certainement ce dossier, pour tenter de sauver la face après la parole donnée à Netanyahu et à ses ministres extrémistes. On connaît déjà la réponse du roi Abdallah II. Lui comme le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi n’assumeront pas devant l’Histoire la deuxième tragédie du peuple palestinien, après celle de 1948.
CTN: Des réductions allant jusqu’à 60% sur les lignes Gênes et Marseille
La Compagnie Tunisienne de Navigation (CTN) a annoncé, ce vendredi, des réductions pouvant atteindre 60% (hors taxes et redevances) sur les lignes Gênes (Italie) et Marseille (France) et ce, pour la période allant du 1er au 31 mars prochain, à l’occasion du mois de Ramadan.
La CTN précise, dans un communiqué, que cette décision a été prise conformément aux instructions du Président de la République visant à garantir les meilleures conditions pour le retour des Tunisiens résidant à l’étranger.
Editorial : Pour éviter l’effondrement - Par Jalel HAMROUNI
Donald Trump n’en fini toujours pas avec ses décisions controversées, qui exposent le monde entier à un chaos généralisé. Après son plan diabolique visant à déplacer les Palestiniens de la bande de Gaza et la prise du contrôle de l’enclave pour en faire «la riviera du Moyen-Orient», le président américain a signé un décret prévoyant des sanctions contre la Cour pénale internationale, accusée d'avoir «engagé des actions illégales et sans fondement contre l'Amérique et notre proche allié Israël».
Ces sanctions qui ont provoqué une vague d’indignation par la communauté internationale, sont d’extrême gravité et représentent les prémices de l’effondrement moral sur notre planète.
En fait, en infligeant de telles sanctions contre la Cour pénale internationale pour des raisons purement politiques balisent la voie à l’enracinement de la loi de la jungle qui sévi déjà.
Il est nul doute que la décision de Trump affectera le travail de la Cour pénale internationale et sa relation avec toutes les autres enquêtes et affaires en cours et qui se comptent par centaines à travers le monde entier.
Jusqu’ici, 79 pays ont affiché leur regret de toute tentative de saper l’indépendance de la Cour pénale internationale, tout en affirmant que les sanctions de Trump augmentent le risque d’impunité pour les crimes les plus graves et menacent de miner l’état de droit international.
Mais suffira-t-il de condamner et de regretter les décisions prises par un dirigeant qui n’accorde aucun intérêt aux valeurs morales et aucun respect aux droits internationaux ?
En effet, l’audace de Donald Trump et son mépris des lois et des valeurs universelles se nourrissent de l’impuissance et de la division au sein de la communauté internationale. D’ailleurs, ces mêmes pays qui s’indigent, aujourd’hui, de la décision prise par le président américain contre la CPI sont eux-mêmes qui ont fait profil bas alors que Benjamin Netanyahou s’est acharné tout au long des quinze derniers mois contre les civils à Gaza.
Complices par leur soutien matériel et politique au gouvernement suprématiste de Benjamin Netanyahou, les pays occidentaux sont discrédités aux yeux de l’opinion publique mondiale qui a assisté avec effarement au génocide commis contre le peuple palestinien.
Le drame qui s’est déroulé et se déroule encore à Gaza a une cause : la colonisation et l’occupation des terres palestiniennes par l’entité sioniste, le régime de l’Apartheid infligé à la population et le blocus imposé sur ce territoire depuis 2007. Au lieu d’exiger un cessez-le-feu immédiat, le respect des principes fondamentaux du droit international, l’ouverture d’un processus de paix et le retour aux frontières de 1967, des pays comme l’Allemagne ou la France, pour ne citer qu’eux, se sont rendus complices de cette opération génocidaire en livrant des armes au régime de Netanyahou et contribuent à l’extermination d’un peuple.
Les principaux gouvernements occidentaux ont ainsi sombré dans une faillite morale, exposant aux yeux du monde leur duplicité et leurs principes à géométrie variable. En effet, sans ce flux continu d’armements, Israël serait dans l’incapacité de prolonger sa politique de destruction.
Aujourd’hui, cet Occident complice paie la facture de son silence assourdissant et de sa politique de deux poids, deux mesures. Et pourtant, les Occidentaux disposent d’une ultime chance pour sauver qui peut, en se mobilisant contre Trump et son projet de destruction massive des valeurs humaines.
La Cour pénale internationale doit, donc, poursuivre son travail sur les affaires présentes et prendre des décisions à leurs sujets, étant donné qu’elle est la seule cour qui rend justice contre le génocide et les crimes de guerre.
J. H.
Ligue 1- 18e journée : L'EST s'impose meritoirement au Bardo, l'Etoile poursuit sa série rose à Tataouine
La première partie de la 18e journée a vu l'Espérance de Tunis s'imposer face au Stade Tunisien au Bardo grâce à un but de Toughai à la 58e. Il faut reconnaître aussi que les Sang et Or ont fait l'essentiel du jeu et n'eut été la grande prestation du gardien stadiste, Sami Hlel, le score aurait pu être large. A Soliman, le CABizertin a remporté une belle victoire (2-0) face à l'association locale. Ayinde et Konte ont inscrit les deux buts des Nordistes. A Tataouine, l'Etoile du Sahel a poursuivi sa série rose en s'imposent (2-1) grâce à deux buts de Chamakhi (26e) et Abid sur penalty (90+2e). Auparavant, Timi sur penalty ( 34e) a marqué pour l'Union locale. Enfin, l'O.Beja n'a pu s'imposer à Menzel Bourguiba contre l'USBGuerdane pour se contenter d'une parité (0-0). La suite de la journée est programmée pour demain dimanche.
Jamel Belhassen
Classement
1)EST 39 ( 18J)
2) ESS 36 (18 J)
3)ESZ 35. ( 17j)
-ST 35. ( 18 J)
5) CA 34 ( 17 j)
6) USM 33 (17j)
7) CSS 24 (17j)
- OB 24. ( 18j)
9) ESM 22 (17j)
10) JSO 17 (17j)
11) CAB 16. ( 18j)
12) ASS 15. (18j)
13) USBG 14 ( 18j)
- ASG 14. (17j)
15) EGSG 9 (17j
16) UST 7. ( 18 j)
Nouvelle loi sur l’investissement: Un important souffle pour le développement
En Tunisie, où le secteur de l'investissement a connu une stagnation persistante depuis plus d'une décennie, un nouveau projet de loi vise à redynamiser ce domaine.
La démarche se base sur la simplification des procédures administratives et le renforcement de l'environnement des affaires. Le nouveau projet s'appuie sur une approche horizontale qui regroupe plusieurs textes juridiques existants pour offrir un cadre plus clair et incitatif aux investisseurs locaux et étrangers.
Réformes de fond
Le projet prévoit notamment la création d'un organisme unique chargé de gérer tous les aspects liés à l'investissement. Cet organisme fusionnera plusieurs agences existantes afin de réduire la complexité administrative actuelle et d'offrir un interlocuteur unique aux investisseurs.
Les réformes incluent également la simplification des autorisations économiques, avec des cahiers des charges simplifiés ou même une licence unique pour certains projets stratégiques. De plus, elles visent à promouvoir la transparence réglementaire, protéger la propriété intellectuelle et améliorer les mécanismes pour résoudre les litiges commerciaux.
Vers une gouvernance intégrée
Pour améliorer encore davantage ce dispositif législatif innovant destiné principalement au développement économique inclusif du pays via diversification sectorielle stratégique (agriculture industrielle etc.), il est prévu que cet organisme centralisé joue un rôle clé dans le soutien financier adapté spécialement aux Tunisiens expatriés souhaitant contribuer activement au développement national grâce à leurs propres initiatives entrepreneuriales.
En outre, cette réforme ambitionne non seulement stimuler massivement exportations nationales mais aussi faciliter pleinement intégration dans chaînes mondiales valeur tout gardant bien sûr priorité justice sociale indispensable partout.
Effets sur le climat des affaires
Ce projet vise également à lever les obstacles fonciers qui entravent souvent l'investissement en Tunisie. En offrant un cadre juridique plus stable et transparent ainsi qu'un accès facilité aux biens immobiliers dédiés à l'investissement, il espère attirer davantage d'entrepreneurs nationaux comme internationaux vers le marché tunisien. Par ailleurs, il inclut des mesures spécifiques pour encourager les Tunisiens vivant à l'étranger à investir dans leur pays natal grâce à des incitations financières ciblées.
Cette nouvelle approche législative se veut être une réponse concrète aux besoins actuels du secteur privé tunisien tout en favorisant une croissance économique durable basée sur la justice sociale. Elle représente donc une étape majeure vers le renforcement du climat d'affaires national et international en Tunisie.
TICDCE : Appel à projets pour « Biben el Medina »
Le Centre International de Tunis pour l’Economie Culturelle Numérique (TICDCE) a annoncé l’ouverture de l’appel à candidatures destiné aux artistes et conteurs souhaitant participer à la 3ème édition de la manifestation ramadanesque « Biben el Medina » (Les Portes de la Médina), qui se tiendra du 19 au 23 mars 2025.
Le dernier délai de dépôt des candidatures est fixé au 20 février 2025 à 15h00, informe un communiqué de TICDCE.
Cet événement, qui se déroule au cœur de la médina de Tunis durant le mois sacré de Ramadan, met en son et lumière, les différents édifices architecturaux et monuments historiques et culturels de la médina et propose des parcours interactifs, des expériences immersives en réalité augmentée et réalité virtuelle, des projections en mapping et un large éventail d’activités et de circuits nocturnes.
Tous les détails sur les modalités et conditions de participation sont disponibles sur la page facebook du TICDCE.
Moez Gdiri présentera, cet après-midi, « 9 » au théâtre « Le Rio »
Le Ciné- Théâtre « Le Rio » accueillera cet après-midi, à 17h00, l’avant- première de la nouvelle création de Moez Gdiri « 9 ». S’inscrivant dans la continuité avec sa précédente œuvre théâtrale « 11/14 », « 9 » est le récit d’un homme solitaire.
« Dans un monde où tout s’est éteint, il demeure. Seul. Immobile au milieu des ruines, dans un temps figé, refusant l’inévitable. Il a fait un choix : ne pas s’éteindre, ne pas céder. Mais pour cela, il a dû se délester d’une part de lui-même. Son âme, arrachée, erre désormais à ses côtés, spectre prisonnier d’un monde qui n’existe plus.
Le vent ne porte plus de voix, les ombres s’étirent sans fin, et la mort elle-même semble l’avoir oublié. Mais un jour, elle vient. Silencieuse, patiente. Elle le regarde, l’entend, et pour la première fois, lui parle.
Alors commence la dernière danse. Une lutte sans armes, un dialogue où chaque mot pèse comme un adieu. Elle n’est ni froid ni cruel, elle est là pour conclure, pour refermer un livre qui s’attarde sur ses dernières lignes. Pourtant, lui s’accroche, corps et âme séparés, refusant l’étreinte finale.
Mais combien de temps peut-on repousser la fin, quand il ne reste plus rien à sauver ? », lit- on dans le synopsis de cette nouvelle pièce de théâtre dont la mise en scène, la dramaturgie et la scénographie sont signés par Moez Gdiri d’après un texte de Haithem Moumni qui sera également sur scène avec Meriem Ben Hamida et Marwen Missaoui.
France : Nicolas Sarkozy s’est vu poser un bracelet électronique !
L’ancien président français, Nicolas Sarkozy s'est vu poser ce vendredi après-midi, à son domicile, un bracelet électronique, dans le cadre de sa condamnation à trois ans de prison, dont un ferme, dans l'affaire des écoutes en décembre 2024.
L'ancien chef de l’Etat avait été convoqué la semaine dernière au tribunal de Paris pour que lui soient notifiées les modalités de cette condamnation, inédite pour un ancien chef de l'Etat. Ce dernier ne pourra désormais quitter son domicile que durant certaines heures, fixées lors de son entretien avec le juge d'application des peines la semaine dernière.
L'ex-chef de l'Etat ne peut désormais quitter son domicile qu'entre 8h et 20h - 21h30 les lundis, mercredi et jeudis car il comparaît ces jours-là, depuis le 6 janvier et jusqu'au 10 avril, au procès des soupçons de financement libyen de sa campagne 2007. Un agent de surveillance électronique de l'administration pénitentiaire est donc venu à son domicile, pour poser le bracelet à sa cheville, et paramétrer le dispositif.
« La procédure suit son cours, je n'ai aucun commentaire à faire», a réagi Me Jacqueline Laffont, l'avocate de Nicolas Sarkozy. L'entourage de ce dernier n'a pas non plus souhaité réagir. Cette procédure avait été lancée après le rejet le 18 décembre du pourvoi en cassation de Nicolas Sarkozy dans l'affaire des écoutes, rendant définitive sa condamnation à un an de prison ferme aménagé sous bracelet électronique pour corruption et trafic d'influence.
Gestion de la crise migratoire : La Tunisie dément les allégations mensongères
Dans un communiqué rendu public, cet après-midi, le Ministère des affaires étrangères et des Tunisiens à l'étranger, dément les allégations mensongères sur sa gestion de la crise migratoire. Face à la persistance des allégations malveillantes et à la diffusion de fausses informations trompeuses qui ne reflètent pas la réalité de la position tunisienne ni la gestion par notre pays de la question migratoire et des migrants en situation irrégulière, la Tunisie réaffirme l'attachement constant de la Tunisie aux principes humanitaires et son plein respect des conventions internationales garantissant les droits et la dignité de l’être humain.
Consciente de la complexité des défis liés à la migration irrégulière, la Tunisie, ajoute le communiqué, adopte une approche équilibrée qui concilie son devoir de protection des frontières, le respect de la souveraineté et des lois nationales, ainsi que l’engagement à honorer ses obligations internationales. Elle veille également à mettre en place les mesures humanitaires nécessaires pour garantir aux migrants en situation irrégulière une protection contre les réseaux criminels de traite des personnes qui exploitent leur situation vulnérable.
À cet égard, la Tunisie souligne que la gestion juste et globale de ce phénomène exige de s’attaquer aux causes profondes qui en sont à l’origine, sans se limiter à des solutions purement sécuritaires. Elle plaide ainsi pour un renforcement de la coopération avec l’ensemble des partenaires régionaux et internationaux, en adoptant une approche solidaire et concertée basée sur la mise en œuvre de politiques de développement durable, capables d’offrir des alternatives réelles à la migration irrégulière.
Par ailleurs, la Tunisie œuvre à assurer le retour volontaire, dans des conditions dignes, des migrants en situation irrégulière à leurs pays et appelle à garantir leur réintégration dans leurs communautés d’origine, en coordination avec les organisations internationales et régionales compétentes.
Dans ce même contexte, la Tunisie poursuit inlassablement ses efforts pour lutter contre les réseaux de traite des personnes qui exploitent les migrants en situation irrégulière en les exposant à des périples périlleux. Les services tunisiens de sécurité et de justice continuent de renforcer les mécanismes de prévention, de poursuite et de répression afin de démanteler ces réseaux et de traduire leurs responsables en justice, et ce conformément à la loi et aux engagements internationaux de la Tunisie en matière de lutte contre toutes les formes de crime organisé.
Enfin, la Tunisie réaffirme son rejet catégorique de toute forme de discrimination, de discours haineux et d’instrumentalisation de la détresse des migrants en situation irrégulière à des objectifs et fins étroits. Elle rappelle que, tout en veillant à préserver sa souveraineté et à faire respecter la loi, elle demeure attachée aux valeurs humanitaires dans le traitement de ces migrants, victimes de ces réseaux criminels, actifs aussi bien à la région sub-saharienne qu’au Nord de la Méditerranée.
Méditerranée Nord-Sud : GNV rouvre la ligne "Almeria-Nador"
La compagnie maritime GNV (filiale du groupe MSC), a annoncé la réouverture de sa ligne saisonnière entre les ports d'Almeria et de Nador, qui sera opérationnelle à partir du 21 juin jusqu'au 14 septembre 2025.
Ainsi, GNV s’engage également à collaborer avec toutes les administrations concernées par l'opération MARHABA 2025 afin d’en assurer le succès.
Inaugurée en juillet 2022, la ligne saisonnière Almeria-Nador reprendra ses opérations quotidiennes, proposant jusqu'à trois fois par semaine une double traversée pour assurer une plus grande flexibilité et capacité de transport jusqu'à la mi-septembre.
Cette ligne saisonnière, qui relie l'Espagne et le Maroc, s'ajoute aux lignes régulières déjà en activité, Barcelone-Nador et Barcelone-Tanger, Gênes-Tanger, Civitavecchia-Tanger, Sète-Tanger et Sète-Nador.
Aussi, pour faciliter le retour estival des ressortissants marocains résidents à l'étranger, GNV propose aux passagers qui le souhaitent d'acheter leurs billets dès aujourd'hui, en payant seulement 20% du tarif et le reliquat à 30 jours avant le départ, tout en bénéficiant de l'annulation gratuite jusqu'à 2 heures avant le départ.
La position de la Chine est claire : « Les grandes puissances doivent s’unir pour fournir une aide humanitaire et aider à la reconstruction de Gaza »
Lors d’une conférence de presse organisée récemment, le porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois Guo Jiakun a affirmé que Gaza est une partie intégrante du territoire palestinien et que cela ne doit pas être perçu comme une simple carte dans les négociations politiques. Gaza, selon lui, représente les droits légitimes des Palestiniens et ne doit pas être réduite à une victime des rapports de force internationaux. Le porte-parole a souligné que la communauté internationale, en particulier les grandes puissances, doit s’unir pour fournir une aide humanitaire et aider à la reconstruction de Gaza, plutôt que d’aggraver la situation avec des actions qui perpétuent le conflit.
Il a ajouté que la Chine réaffirme son soutien indéfectible aux droits nationaux légitimes du peuple palestinien. « La gouvernance de Gaza doit rester entre les mains des Palestiniens eux-mêmes… la Palestine doit être gouvernée par les Palestiniens ». De plus, la Chine rejette fermement toute tentative de transfert forcé des habitants de Gaza, une politique qu’elle considère comme une violation des droits humains et de l’intégrité du peuple palestinien a-t-il affirmé.
Gu Jiakun a réitéré la position de la Chine selon laquelle une solution politique juste à la question palestinienne doit être rapidement trouvée. La Chine soutient la « solution à deux États » comme principe fondamental, qui implique la création d’un État palestinien indépendant et pleinement souverain, sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. La Chine est prête à travailler avec la communauté internationale pour parvenir à une résolution pacifique et équitable de ce conflit de longue date.
Politique monétaire: Enjeux de la stabilité du taux directeur
La Banque Centrale de Tunisie (BCT) vient de décider hier mercredi 5 février 2025 de maintenir le taux moyen du marché monétaire (TMM) inchangé à 8%, une décision qui reflète la complexité des choix économiques actuels en Tunisie.
Dans un contexte marqué par une inflation de plus en plus maîtrisée et des défis budgétaires, cette stabilité du TMM est perçue comme un signal fort envoyé aux marchés sur la détermination de la BCT à gérer l’évolution de l’indice des prix à la consommation avec prudence et vigilance.
Répercussions sur l'investissement
Le maintien du TMM à 8% est principalement motivé par la nécessité de contenir l'inflation, qui est considérée à un niveau relativement acceptable au vu de son ralentissement progressif. En maintenant des taux d'intérêt stables, la BCT vise à empêcher une spirale inflationniste et à maitriser les prix.
Cette politique restrictive freine l'augmentation des prix, d’une part et peut pour certains secteurs peser sur l'investissement en rendant le crédit plus ou moins coûteux pour les entreprises et les ménages, d’autre part.
En effet, le coût du crédit due au TMM stable limite, dans une certaine mesure, les initiatives d'investissement au pays. Concernant les entreprises, un taux relativement pesant rend l'accès au crédit peu facile et relativement coûteux.
Quelques entrepreneurs hésitent à emprunter pour investir dans leurs projets ou développer leur activité, ce qui impacte la croissance économique et présente des effets sur la création d'emplois. Le secteur clé du bâtiment est particulièrement touché par cette situation, car il peine à se financer en raison des taux débiteurs appliqués, à cet effet. Cette situation économique peut engendrer également la stagflation, caractérisée par un certain niveau d’inflation associée à une croissance économique en légère hausse.
La situation budgétaire de la Tunisie joue également un rôle important dans cette décision. Le gouvernement compte fortement sur ses banques nationales pour financer ses besoins, ce qui rend impactante toute modification significative des politiques monétaires sans risquer d'exacerber ces pressions financières supplémentaires. Par conséquent, le maintien du statu quo permet de préserver une certaine stabilité financière tout en négociant avec les bailleurs de fond internationaux pour obtenir leur soutien financier.
Effets sur la consommation
Un TMM stable contribue à maintenir une politique monétaire restrictive, ce qui aide à contenir l'inflation en freinant la demande globale et en limitant l'augmentation des prix. Cependant, cette stabilité du TMM ne suffit pas toujours à contrôler efficacement l'inflation importée due à la variation du cours du dinar tunisien et aux hausses de cours à l’international.
Le coût du crédit décourage les entreprises de produire ou d'importer davantage de biens, ce qui peut entraîner un manque relatif d’approvisionnement et donc une augmentation des prix pour certains produits. Les charges financières accrues pour les entreprises se traduisent souvent par une hausse des coûts de production et sont répercutées sur les consommateurs sous forme d'une augmentation finale des prix.
Bien que le gouvernement tunisien tente de protéger le pouvoir d'achat par divers mécanismes comme la fixation de prix officiels pour certains produits essentiels ou leur subventionnement, un TMM stable impacte généralement ces politiques avec des effets divers en relation avec les besoins budgétaires.
















