Palestine occupée : Israël transforme Jénine en un autre Gaza
Coupures de nourriture et d'électricité, frappes aériennes constantes, explosion de dizaines de maisons, nettoyage ethnique, destruction d'infrastructures, siège, détentions arbitraires massives, black-out des médias, tous les moyens sont bons pour voir Israël commettre un nouveau génocide à Jenine....!
Alors qu’une trêve est en cours à Gaza, Tsahal ne laisse aucun répit sur un autre front. Une opération militaire israélienne a eu lieu ce dimanche 2 février dans le nord de la Cisjordanie occupée, ont indiqué des témoins à l’AFP, l’armée israélienne affirmant voir tué la veille plusieurs palestiniens dans des frappes aériennes.
Selon des témoins, « l’armée de l’occupation a déployé de vastes attaques à l’aube » dans le gouvernorat de Tubas et dans le village de Tammoun, dans le nord du territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.
Les soldats ont bloqué les entrées et sorties du camp de réfugiés de Faraa dans le gouvernorat de Tubas, au sud-est de Jénine, y effectuant des raids contre des maisons et expulsant les habitants. Des drones étaient visibles dans le ciel du camp.
Selon le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne, cinq Palestiniens, dont un adolescent, ont été tués dans plusieurs frappes sionistes à Jénine et Qabatiya, cinq kilomètres plus au sud.
L'USMonastir se sépare de Mohamed Sahli
Le Bureau Directeur de l'USMonastir a pris la décision hier, de se séparer de l'entraîneur de l'équipe première, Mohamed Sahli. Les deux dernières défaites contre L'Espérance de Tunis et l'Etoile du Sahel ont précipité ce divorce sans oublier que Mohamed Sahli a critiqué les choix sportifs de la Direction du club au cours du mercato hivernal.
J. B.
Dans nos salles de ciné : « La maison dorée » de Salma Baccar : A chacun son combat mais la Tunisie pour tous
Par Imen Abderrahmani
Que reste-t-il du sit-in « errahil » en 2013 ? Comment raconter cette période colossale dans l’histoire de la Tunisie et des Tunisiens ? Deux questions qui semblent être derrière la genèse de « La Maison dorée » de Salma Baccar, actuellement en salles.
Co-signé avec l’autrice Emna Rmili, le film focalise sur trois personnages féminins, de différents milieux et de différentes trajectoires, qui se rencontrent par un simple hasard dans un vieil hôtel du centre-ville. A chacune d’elle son histoire, sa déception, ses maux…
Il y a Jalila (Rym Riahi), sexagénaire, intellectuelle, militante féministe de gauche, maman d’une jeune fille qui étudie à l’étranger, qui a fui son mari « Taoufik » (Khaled Houissa), son partenaire dans l’imprimerie, un coureur de jupons dont les convictions changent autant que changent les intérêts. Elle arrive à « La maison dorée » que dirige Josette, depuis des longues années, témoin également sur quelques épisodes du parcours militant de Jalila quand elle a été étudiante, pour réfléchir tranquillement, loin de toute pression, à sa relation avec Taoufik.
Le 2ème personnage est « Salwa » (Amira Derwich), belle femme, trentenaire qui fait tourner les têtes, et qui vient en état de détresse pour qu’on découvre par la suite que suite à un échec amoureux, elle s’est lancée dans la prostitution avec une seule idée dans la tête se venger de tous les hommes après que l’un de ses clients qu’elle aimait l’a contaminé exprès par le VIH.
Quant au 3ème personnage est celui d’Aroua (Ranim Allouani). Etudiante à la faculté des sciences sociales 9 avril, elle tente de fuir Aymen qu’elle a épousé « orfi », illégalement, et qui tente de l’abuser, par une vidéo tournée lors de la nuit des noces, pour la ramener avec lui en Libye ou en Syrie pour rejoindre les rangs des islamistes.
Ces trois femmes en détresse se croisent dans la grande salle de « La maison dorée ». Au fil des discussions, les secrets sont révélés. La main dans la main, avec le soutien de Josette et El Fahem qui travaille à l’hôtel, Aroua a été sauvée de son agresseur. Salwa sombre de plus en plus dans la dépression et Jalila tente de remettre sur les rails sa vie de militante et d’intellectuelle… Trois chemins qui se croisent, les trois femmes commencent à voir clairement les choses jusqu’au jour de l’assassinat de Mohamed Brahmi, un vrai tournant dans le vécu de ce trio féminin et du film de Salma Baccar qui a choisi de faire sortir ces héroïnes de l’hôtel avec comme nouvelle destination « Ennafoura » (La fontaine).
Deux histoires en un film
Nous sommes en 2013, en été, en pleine effervescence politique. Le sit-in « Errahil » au Bardo, qui s’est déclenché après l’assassinat du député et de l’homme politique de gauche Mohamed Brahmi, continue à drainer les Tunisiens et a pesé lourdement sur le gouvernement en place. Rien ne semble pouvoir dégager les sit-inneurs qui ont choisi de rompre leur jeûne, à ce lieu emblématique, à quelques mètres de l’Assemblée nationale constituante et de se réunir à la place « Ennafoura » qui a été auparavant une belle fontaine. Salma Baccar, choisissant d’être tantôt devant la caméra et tantôt d’autres derrière, raconte ce qui s’est passé à cette période et tente de documenter les ambiances telle qu’elle les a vécues. Restituant quelques scènes des évènements marquants, plongeant ses actrices dans les ambiances du sit-in, recourant également aux archives, Salma Baccar, entre les discours direct et indirect a livré sa propre version de cette page de l’histoire de la Tunisie, laissant parfois le spectateur perplexe.
Témoin des évènements, Salma Baccar n’a pas hésité à reconstruire le décor, rendant hommage à de nombreux de ses compagnons de route tels que Mongi Rahoui, Mourad Amdouni, Ali Bennour, Fadhel Moussa et d’autres et invitant ses collègues à jouer le jeu. Parmi lesquelles, nous citons : Fatma Ben Saïdane, Samia Rehaïem, Brahim Letaïef…
A la croisée des genres, entre la fiction et le documentaire, le collectif et l’individuel, « La maison dorée » de Salma Baccar s’inscrit dans la continuité avec les précédents films de la réalisatrice et reste fidèle à un thème qui lui est cher : la liberté de la femme. D’où la clôture du film sur une scène de trois héroïnes, libérées enfin de leurs peurs et de leurs soucis, avec la mer comme horizon. La scène est bien complétée et sublimée par une belle interprétation de Lobna Nooman du poème de Sghaïer Ouled Ahmed « Nissaou Biladi » avec une musique recherchée signée par Rabi Zammouri. A découvrir!
I.A.
L’Association Tunisienne des Réalisateurs de Films : le nouveau bureau
L’Association Tunisienne des Réalisateurs de Films a tenu ses assemblées générale annuelle et élective le 1er février 2025 au siège de la Fédération Tunisienne des Ciné-Clubs, en présence de ses membres.
Lors de l'assemblée générale annuelle, les rapports moral et financier couvrant la période du 20 avril 2024 au 31 janvier 2025 ont été présentés, débattus et approuvés à l’unanimité.
À la suite de cette assemblée, l’assemblée élective a été convoquée et a procédé à l’élection du nouveau bureau directeur, qui dirigera l’association pour le mandat 2025-2027.
Voici la composition du nouveau bureau:
• Président : Akram Moncer
• Secrétaire général : Khaled Walid Barsaoui
• Vice-président : Mohamed Nacer Ktari
• Trésorière : Olfa Chakroun
• Secrétaire général adjoint : Fathi Doghri
JAMC 2025 : « The girl with the little Suitcase » en première mondiale
Dans le cadre des Journées des Arts de la Marionnette de Carthage (JAMC), le public découvrira aujourd’hui à 13h30 « The girl with the little suitcase » (La fille avec la petite avlise), spectacle allemand de marionnettes (muet). Le spectacle qui aura lieu au Théâtre des jeunes créateurs est soutenu par le Goethe-Institut et il est d’une durée de 50 mn.
« Cette collaboration passionnante réunit l'univers imaginatif du théâtre de marionnettes allemand et la scène culturelle dynamique de la Tunisie », précise le communiqué de presse de Goethe Institut.
La performance, créée par une compagnie allemande de marionnettes renommée, promet d'offrir une expérience théâtrale unique pour les spectateurs de tous âges. À travers une narration visuelle riche, des marionnettes dynamiques et une musique envoûtante, le spectacle explore des thèmes de l'enfance, de l'imagination et des complexités de grandir, tout en cultivant un sentiment d'émerveillement et de créativité, ajoute la même source.
« La fille avec la petite valise » est le personnage central de la production. Elle incarne de nombreux éléments de l’enfance : l’innocence, la naïveté, l’obstination, la curiosité, la sensibilité et de nombreux petits-grands rêves. Elle fait face à de nouveaux défis à chaque scène. Avec des exagérations humoristiques et dotée des qualités mentionnées ci-dessus, elle avance. Grâce à d'énormes objets qu’elle tire de sa petite valise, elle transforme ses jouets en outils astucieux de défense, avec lesquels elle transforme la réalité en beauté, précise le descriptif du spectacle.
Ce partenariat reflète l’engagement du Goethe-Institut à promouvoir les échanges culturels et à renforcer les liens artistiques entre l'Allemagne et la Tunisie, souligne le Goethe Institut dans son communiqué.
Eclairage intelligent des monuments et sites de Mahdia
Dans le cadre de la promotion du tourisme culturel dans le gouvernorat de Mahdia, l’éclairage intelligent des sites et monuments historiques est en cours de réalisation.
Le projet d’éclairage intelligent des monuments archéologiques a couvert la Skifa Elkahla et la forteresse militaire ottomane, El Borj Elkbir, a annoncé Mohamed Haouas, conservateur du musée régional de Mahdia. Dans une déclaration, lundi, au correspondant de TAP à Mahdia, Houas a indiqué que ce projet devra inclure d’autres sites et monuments de la ville.
Le conservateur du musée a présenté un projet d’éclairage multicolore réalisé pour un coût total de 550 milles dinars et parrainé par l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC).
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la promotion du tourisme culturel ce qui devra permettre de valoriser ces sites et les exploiter économiquement et culturellement, a-t-il expliqué.
Il a encore annoncé qu’un dossier a été soumis, par l’intermédiaire du gouvernorat de Mahdia, au ministère du Tourisme afin d’obtenir des financements pour l’éclairage d’autres sites et monuments archéologiques, ainsi que les digues maritimes de toute la région »
Le Quotidien avec TAP
A Beït al-Hikma : la Pr. Rachida Triki parle de la « Transcréation et interférence des arts »
L’Académicienne Rachida Triki, spécialiste en esthétique, donnera une conférence intitulée « Transcréation et interférence des arts », et ce, le jeudi 06 février 2025(15H00) à l’Académie tunisienne des Sciences, des Lettres et des Arts Beit al-Hikma. Cette conférence sera organisée par le département des arts.
Cette intervention se situe dans le cadre des activités menées durant l’année 2024 par le département des arts et culture sur le thème de « l’interférence des arts ». Différentes créations notamment d’artistes tunisiens y ont été analysées du point de vue de l’interférence des arts.
« Je parlerai, ici, de la notion de transcréation qui caractérise le processus d’intensification de la réception dans l’interférence des arts », précise l’académicienne. En effet, à partir du moment où les différentes révolutions formelles ont libéré les arts de l’appartenance exclusive aux genres et aux catégories spécifiques, le sens de l’œuvre ne peut plus résider dans la référence à une norme mais dans la liberté et l’intensité des tracés, du son ou du geste. A ce niveau le « Ut pictura poesis » ne doit plus concerner l’équivalence dans la mimesis mais la dynamique créatrice, produite à travers les rencontres par contagion, par détournement ou par mixage entre différents arts. Le concept de « transcréation » traduit au mieux cette interférence des arts actuels devenus polyvalents. Hors du paradigme de la représentation, le processus de création est ainsi appelé à être pensé comme devenir et comme transgression des genres et des limites qui poly-sensorialisent la réception par proximité ou immersion ; cette intensification trans-créative génère un art qui se confond avec la vie, lit-on dans le résumé de son intervention.
L’intérêt de cette approche réside aussi dans le fait de rendre désuète la séparation formelle entre création et réception, car le travail de l’œuvre est lui-même ouvert aux rencontres et aux apparitions. La réception dépasse dès lors les fonctions surdéterminées des organes des sens et leur polarité pour s’élargir à une corporéité désirante, partageant le même espace que celui de l’œuvre, y éprouvant ses propres forces et potentialités à travers les vibrations de mouvements / sons / couleurs, ajoute-t-elle.
A l’IFT, ce soir : « Au cimetière de la pellicule » de Thierno Souleymane Diallo
Par Imen Abderrahmani
Dans son premier long-métrage, Thierno Souleymane Diallo est allé à la recherche de la bobine du 1er film tourné par un réalisateur africain noir et francophone, en 1953… Entre le passé et le présent, le collectif et l’individuel, le film oscille.
« Au cimetière de la pellicule » sera, ce soir, projeté à l’Institut français de Tunisie, à partir de 18h00, dans le cadre du programme « Mardi-Doc », permettant au grand public de découvrir, en dehors des Journées cinématographiques de Carthage (seule manifestation où on peut voir des films de toute l’Afrique), l’une des figures montantes du cinéma guinéen et africain, le cinéaste Thierno Souleymane Diallo.
Long-métrage documentaire d’une durée de 90’, le film se veut à la fois le récit personnel du réalisateur qui est allé à la recherche de la bobine du film « Mouramani », premier film tourné par un réalisateur d’Afrique francophone, en 1953, en Guinée et le récit de tout un pays, la Guinée, à travers sa mémoire cinématographique.
Au départ, était le film « Mouramani » de Mamadou Touré. Un film cité dans quelques ouvrages de l’histoire du cinéma et également dans un article paru sur le journal « Le Monde », en 1955, mais dont personne ne l’a vu et ne sait où le trouver.
De cette problématique, de la question de la sauvegarde de la mémoire cinématographique, et de l’œuvre cinématographique comme un document ethnographique, le réalisateur Thierno Souleymane Diallo est parti pour raconter tout un pays.
Parcourant le Guinée avec passion et patience, caméra dans le cou, tantôt traînant sa valise et tantôt les pieds nus, le jeune réalisateur guinéen a choisi d’aller sur les traces de son ancêtre, du « père spirituel » du cinéma guinée, visitant tant de lieux qui ont été évoqués dans le film, toujours en se référant à ce qui a été écrit à l’époque.
La recherche de cette bobine perdue semble être un bon prétexte pour que le réalisateur remonte la difficile histoire du cinéma guinéen, qui était un « pôle de production africain au moment de l’indépendance et qui suite à un coup d’Etat, en 1970, tout a basculé. Avec la vague d’arrestation des cinéastes, les techniciens ont été forcés à tout brûler et les salles de cinéma ont commencé à fermer les unes après les autres, nous raconte Thierno Souleymane Diallo dans son « Cimetière de pellicule ».
Rencontrant les gens, interrogeant les lieux, examinant les archives, visitant des anciennes salles de cinéma encore fermées et admirant des bobines retrouvées ici et là, de quelques tournages locaux, au fil de son parcours, le réalisateur semble suivre des illusions. Rien ne semble apporter des éclairages sur le destin de ce film.
Dans cette passionnante quête de ce film mythique qui est au cœur de l’histoire de cinéma de son pays, le réalisateur ne tarde pas à donner la parole à différents acteurs de l’industrie cinématographique... Tant de questions sur le patrimoine cinématographique des pays africains, sur les politiques culturelles et cinématographiques, les salles fermées et l'avenir de cinéma...surgissent pour donner au film d'autres dimensions. La quête du film « Mouramani » de Mamadou Touré devient ainsi une quête de toute une mémoire déchiquetée...
La recherche non-concluante du film pousse le réalisateur à aller en France, là où le film a été tourné, selon certaines sources et où les archives cinématographiques et audiovisuelles de nombreux pays africains sont "conservés" dans de nombreuses institutions culturelles françaises... Le reste de l'histoire de cette aventure artistique et historique mené avec courage et finesse par Thierno Souleymane Diallo est à découvrir, ce soir, à l'IFT.
I.A.
Festival Maghreb Jazz Days à Paris : une ouverture en hommage à Yasser Jeradi
Organisé par la Fondation de la Maison de Tunisie à Paris, du 7 au 9 février 2025 au pavillon Habib Bourguiba de la Maison de Tunisie à la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP), la 11ème édition du Festival Maghreb Jazz Days est dédiée à la mémoire de l’artiste Yasser Jeradi, disparu le 12 août 2024.
Un concert en hommage à feu Yasser Jeradi est au programme de la soirée d’ouverture du festival. A l’affiche, une pléiade d’artistes amis du défunt notamment Lobna Noomane, Raoudha Abdallah, Abir Nassraoui, Mounir Troudi, Ghasen Fendri, Slim Abida, Skander Ben Abid, Ala Ben Feguira, Elyes Ghourabi…..
Le festival se poursuivra le 8 février avec une plongée dans les sonorités sahariennes de l’Algérie et le Diwane, forme musicale issue de la tradition gnawa algérienne. La soirée mettra à l’honneur Hafid Bidari et son groupe, autour du projet Bania, qui invite à un voyage musical à travers une fresque d’expérimentations inédites, où la complexité des percussions et du goumbri (basse traditionnelle des gnawas) s’associe ̀à la fougue des guitares et de la batterie pour mener l’ensemble ̀à la transe, lit-on sur la page officielle de la Fondation de la Maison de Tunisie à Paris, sur facebook.
La soirée du 9 février sera assurée par Mounir Troudi, voix singulière du jazz soufi, accompagné de musiciens issus de la scène jazz parisienne. Mêlant rythmes urbains, musiques du monde et influences soufies, son univers oscille entre acoustique et électrique, dans des improvisations et compositions minutieusement orchestrées.
Le Festival Maghreb Jazz Days est un rendez-vous annuel mettant à l’honneur la musique maghrébine, explorant le Jazz Gnawa, le Diwane, le Stambeli et toute forme de création innovante et créative.
Ligue 1- programme de la 18e journée : le derby ST- EST à l'affiche
La Ligue 1 reprendra ses droits le week-end prochain avec un certain derby tunisois qui oppose le Stade Tunisien, troisième au classement avec 35 points, à L'Espérance, leader, avec 36 points . Un sommet qui promet d'être très disputé. A noter que les deux clubs reclament un arbitre étranger pour cette rencontre. Voici , par ailleurs, le programme complet de la journée.
Samedi 8 février 2025 - 14h00
ST -EST
UST- ESS
ASS- CAB
OB- EGSG
Dimanche 9 février 2025 - 14h00
CA- EGSG
USM -ASG
CSS- JSO
ESM -ESZ
J. B.
Tournoi Abu Dhabi- 1/16e : Ons Jabeur ouvre demain face à Jelena Ostapenko
Désormais 33e au classement WAT, depuis hier, la Tunisienne Ons Jabeur qui a retrouvé les courts en Australie après une longue absence, entame demain vers 7 heures du matin le tournoi d'Abu Dabi contre la Lettone Jelena Ostapenko, 35e mondiale. Un match qui s'annonce disputé et équilibré. Notre championne, désireuse de retrouver sa place parmi les ténors du tennis féminin fera tout pour sauter ce premier obstacle et avancer dans ce tournoi auquel elle est habituée.
J. B.
Edito : Mystérieux huis clos ! - Par Kamel ZAIEM
L’affaire de l’assassinat de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi continue à susciter des interrogations. Du nouveau dans cette affaire, il y en a eu avec cette décision du comité de défense dans l’affaire des martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi qui a annoncé, dans un communiqué, ce jeudi 30 janvier 2025, la suspension de sa présence à toutes les audiences du procès lié à l’assassinat des deux martyrs.
Pourquoi une telle décision ? La commission de défense a expliqué qu’elle intervient après avoir examiné le déroulement des dernières audiences dans l’affaire des deux martyrs en première instance et en appel et les nouvelles procédures qui les ont accompagnées, où elle a constaté « un désordre et une précipitation injustifiés dans la conduite de l’affaire, et les pressions sur ses parties qui risquent d’affecter l’essence du suivi judiciaire”, selon ce qui est indiqué dans le texte du communiqué.
La Commission a évoqué « une combinaison de facteurs qui ont transformé les dossiers d’assassinat en de simples dossiers de droit public et ont fait du procès des personnes impliquées un processus technique de responsabilité judiciaire dépourvu de ses dimensions nationales, historiques et politiques ». Et c’est pour ces raisons qu’il a annoncé le boycott de toutes les audiences liées à cette affaire.
Le comité a, dans ce contexte, fustigé l’interdiction du public, et en particulier des journalistes, d’assister aux audiences, estimant que cela porte atteinte au caractère public des procès. Il a également critiqué le recours au procès à distance, ce qui empêche la comparution physique des accusés, interrogés depuis leur lieu de détention via un dispositif audiovisuel, dans une salle d’audience vide. Parmi les raisons du boycott des audiences, selon le collectif, le changement de la composition des instances judiciaires en charge des dossiers d’assassinat, ce qui pourrait nuire au déroulement des procès.
Les avocats de défense craignent de voir certaines personnes, impliquées directement ou indirectement dans ces assassinats, continuer à échapper à la justice. Selon ce comité, parmi les 26 personnes appartenant à l’appareil secret d’Ennahdha, le principal accusé d’avoir planifié et exécuté ces assassinats, 16, dont Rached Ghannouchi, n’auraient délibérément pas été poursuivis par le ministère public.
Cette action de protestation du comité de défense est à prendre au sérieux. Après l’annonce des verdicts du mois de mars 2024, le dossier ne doit pas être clos car, comme le relèvent des avocats du comité, l’essentiel de cette affaire reste à dévoiler et à rendre public, ce qui ne semble pas être pris en compte avec ces nouvelles mesures qui veulent imposer un genre de « huis clos » à cette affaire, loin des yeux et des caméras ! Le comité ne va pas encore plus loin, mais il semble préoccupé par les tentatives de certaines parties de précipiter les choses et clore ce dossier le plus tôt possible sans en révéler l’essentiel !
C’est dire que ce qui vient d’être décidé pour le déroulement du procès risque de mettre en doute la réelle volonté de dévoiler toute la vérité sur ce qui s’est passé et sur toutes les parties impliquées. Quelle mouche a piqué les autorités compétentes chargées de ce dossier pour « inventer » cette histoire de huis clos ? A quand la fin des tergiversations dans le traitement final de cette affaire ? Les interrogations persistent, au grand dam de la majorité des Tunisiens qui tiennent à connaitre la vérité, rien que la vérité.
K. Z.
Efforts soutenus pour la dynamisation du secteur de l’huile d’olive
Un événement de diplomatie économique alliant authenticité et innovation vient d’être organisé pour promouvoir la filière de l'huile d'olive comme levier de développement économique et d’encouragement des échanges entre acteurs économiques, diplomates et partenaires internationaux ce qui permet de dynamiser les exportations et d’attirer de nouveaux marchés.
C’est dans ce contexte qu’une soirée en l’honneur des ambassadeurs accrédités en Tunisie a été organisée sous le thème « L’Huile d’Olive Tunisienne, un trésor national à partager avec le monde » le Vendredi 31 Janvier 2025 à un hôtel de Tunis.
Démarche de promotion
Cette soirée promotionnelle s’inscrit dans le cadre de la campagne de promotion de l’huile d’olive conditionnée. Elle vise l’amélioration de la notoriété et la visibilité de l’huile d’olive tunisienne à l’échelle internationale auprès d’une audience qualifiée et d’influence à savoir le corps diplomatique accrédité en Tunisie : les ambassadeurs, les consuls et les représentants diplomatiques de différents pays en Tunisie qui sont non seulement de véritables vecteurs de communication mais des relais d’information qui dépasse en terme de poids les autres moyens de communication classiques.
Outre la dégustation des huiles fraîchement extraites suivie d’un cocktail visant à mettre en valeur les saveurs uniques de l’or vert tunisien, la cérémonie a été marquée par la présentation d’une animation audiovisuelle immersive utilisant la technologie de Video Mapping qui a mis en lumière l’histoire de l'huile d'olive tunisienne et les étapes de sa production.
Exploration de nouveaux marchés
Le secteur oléicole tunisien est à un moment assez important annonçant un avenir des plus prometteurs pour les conditionneurs tunisiens souhaitant étendre leurs horizons mercatiques à de nouveaux marchés à l’export. Présents dans plus de 60 pays, les sociétés tunisiennes prévoient d’enthousiasmer les ambassadeurs des pays étrangers en présentant leurs nouvelles gammes de produits de plus en plus adaptés à la demande internationale.
Pour la saison 2023/2024, la production nationale d'huile d'olive a atteint environ 220 000 tonnes. Les exportations, s'élevant à 195 368 tonnes pour une valeur record de 5 162 millions de dinars, ont été destinées à plus de 60 pays. Les recettes des exportations ont enregistré une augmentation notable de 51% par rapport à la saison précédente, avec une hausse de 46% des volumes exportés sous forme conditionnée. Par ailleurs, 41 245 tonnes d'huile biologique, d'une valeur de 1 220 millions de dinars, ont été exportées, témoignant de l'intérêt croissant pour les produits naturels et respectueux de l'environnement.
La Tunisie se positionne ainsi comme le premier exportateur mondial d'huile d'olive biologique, consolidant sa compétitivité sur des marchés stratégiques tels que l'Europe et l'Amérique du Nord. Ce succès est principalement dû à la reconnaissance internationale de la qualité de l'huile tunisienne. Les exportations ont augmenté de 15% vers des marchés stratégiques tels que les États-Unis, la France et le Canada, avec 80% de la production nationale destinée à l'exportation.
Pour la saison 2024/2025, la production d'huile d'olive est estimée à environ 340 000 tonnes, ce qui représente un défi supplémentaire face à l'évolution des marchés mondiaux.
Jaou Lab débarque à Siliana à partir du 5 février
Après trois éditions à Tunis et Sousse, la quatrième cohorte de l'Université Jaou Lab/ Jaou Tunis débarque du 5 au 8 février 2025 à Aïn Boussaadia- Bargou (Siliana).
Lancé par la biennale d’art contemporain Jaou Tunis, Jaou Lab vise à promouvoir les talents émergents tout en soutenant une scène artistique nationale innovante et diversifiée, et en consolidant le lien entre création, formation et territoires.
Encourageant la créativité et l’insertion professionnelle des étudiants en beaux-arts, architecture, cinéma et arts multimédias, ce programme, qui vise à renforcer les liens entre l’université et les professionnels des arts visuels, s’adresse aux étudiants des écoles d’art du centre-ouest de la Tunisie : l’Institut Supérieur des Arts et Métiers de Sidi Bouzid, l’Institut Supérieur des Arts et Métiers de Gafsa, l’Institut Supérieur des Arts et Métiers de Kasserine et l’Institut Supérieur des Arts et Métiers de Siliana.
Jaou Lab est une initiative de la Fondation Kamel Lazaar et de l’Institut français de Tunisie, soutenue par le Fonds Equipe France.
A travers l’Université Jaou Lab, plus de 300 étudiants ont déjà bénéficié d’ateliers pratiques en photographie et audiovisuel.
Foire du livre du Caire : la Tunisie y est
La Tunisie, représentée par le ministère des Affaires culturelles, participe à la 56ème édition du Salon international du livre du Caire, qui a démarré le 23 janvier pour se poursuivre jusqu’au 5 février 2025, informe le ministère sur sa page.
Le stand tunisien met à la disposition des visiteurs une collection variée d’ouvrages et publications du ministère des Affaires culturelles. Plusieurs éditeurs tunisiens y participent avec des publications, notamment dans les domaines des arts, d’histoire, de littérature, de recherche, ainsi que des livres pour enfants et jeunesse etc.
La présence tunisienne marquée par la participation, notamment, du directeur de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT), Mohamed Salah Kadri, constitue une occasion de rencontrer des maisons d’édition des différents pays participants et de promouvoir le livre et l’édition en Tunisie auprès des professionnels participants, à quelques mois de l’organisation de la 39ème édition de la FILT, prévue du 25 avril au 4 mai 2025.
Il est à noter que le Salon international du livre du Caire enregistre cette année la participation de 80 pays, 1 345 maisons d’édition et 6 150 exposants, avec le Sultanat d’Oman comme invité d’honneur.
















