Editorial : Quand les droits-de-l’homme arrivent à bon «porc» …
Par Chokri Baccouche
A en croire les aveux des officiels européens, la Tunisie a bien rempli sa part du deal passé avec les pays du vieux continent en matière de lutte contre l’émigration clandestine. Le nombre de migrants qui affluent notamment sur les cotes italiennes a fortement diminué en effet ces derniers mois, et la tendance devrait se poursuivre durant la période à venir. La guerre livrée par les autorités tunisiennes contre les passeurs et les commerçants de la mort qui s’adonnent au trafic très lucratif des êtres humains, commence à donner ses fruits. Tout est bien qui finit bien ? Loin s’en faut, car les vagues de desperados ne vont pas s’arrêter pour autant du jour au lendemain. Sur un simple coup de baguette magique. Il s’agit peut-être d’un simple intermède lié à un concours de circonstance, le temps pour les candidats à l’émigration clandestine de trouver de nouvelles routes ou plutôt de nouvelles brèches susceptibles de leur permette de passer entre les mailles du filet et éviter les contrôles en mer de plus en plus draconiens et stricts. Tant que la misère, le désespoir et l’absence de perspectives continueront de prévaloir, le phénomène aura encore de beaux jours.
Sur la terre ferme, le problème de l’émigration clandestine est autrement plus ardu et dramatique. De nombreux migrants subsahariens ayant débarqué en Tunisie vivotent dans des conditions précaires. Livrés à eux-mêmes, beaucoup s’adonnent à la mendicité pour assurer leur pitance. Ce phénomène nouveau fait boule de neige et se vérifie à l’œil nu. Dans certaines artères névralgiques de la capitale ou des grandes villes du pays, il n’est pas rare de croiser des femmes subsahariennes accompagnées d’enfants en bas âge vendant des kleenex ou quémandant quelque menue monnaie. On les voit de tout temps regroupés à proximité des feux de signalisation. Le passage du voyant au rouge donne le feu vert à une véritable ruée de titis qui se déploient illico telle une nuée de moineaux, s’agrippant aux portières des voitures pour inciter leur conducteur à faire preuve de charité à leur égard. Nombre de ces enfants de la rue subsahariens sont nés en Tunisie. Leurs mamans ont été prises en charge dans les établissements hospitaliers tunisiens lors de l’accouchement. Les autorités tunisiennes font ce qu’elles peuvent pour leur venir en aide, mais il faut reconnaitre que les besoins dépassent largement les capacités du pays. Pour rappel, quelque 23 mille migrants irréguliers se trouvent actuellement en Tunisie. Selon les dernières statistiques, 7 250 migrants originaires d'Afrique subsaharienne ont bénéficié du programme de "retour volontaire" de l'Organisation internationale des migrations (OIM) en 2024, contre un peu plus de 2 250 en 2023.
De ce qui précède, on peut dire que le dossier migratoire pose de plus en plus de problèmes et nécessite une nouvelle approche et une implication plus conséquente de toutes les parties prenantes. Force est de reconnaitre que l’Europe qui est paradoxalement la première concernée en principe par ce dossier, ne fait pas assez pour porter assistance aux migrants bloqués en Tunisie. Les responsables européens qui privilégient uniquement l’aspect sécuritaire dans leur démarche visant à lutter contre le phénomène migratoire, feignent d’ignorer les besoins des migrants en matière de santé, logement et nourriture… Objectivement parlant, la Tunisie qui connait déjà pas mal de difficultés, ne peut supporter à elle seule cette charge supplémentaire. Par conséquent, l’Union européenne serait bien inspirée de consentir une rallonge budgétaire afin de venir en aide et d’améliorer la situation de ces migrants. Au-delà de l’aspect humanitaire, c’est une question de logique et surtout de justice.
Pour coller à l’actualité, la résolution du problème migratoire sous d’autres cieux et plus précisément aux Etats-Unis se fait à la tronçonneuse. En effet, et aussi surprenant que cela puisse paraitre, le président US Donald Trump a dit, mercredi dernier, vouloir que la prison militaire américaine de Guantanamo, normalement réservée aux détenus accusés de terrorisme, se prépare à accueillir jusqu’à 30 mille migrants sans papiers. Comment se fait-il et par quelle logique on se permet de fourguer de simples migrants, fussent-ils irréguliers, dans un univers carcéral aussi atroce et inhumain que Guantanamo ? Dans la Baie des cochons, on peut dire que les droits de l’homme, version Trump, sont arrivés à bon «porc». Les mauvais traitements et les conditions de détention extrême en option «standard», c’est-à-dire que les «clandos» et les terroristes sont logés à la même enseigne en tant qu’invités de marque d’une sorte de « démocratie de la terreur et de l’intimidation ».
Le comble dans tout cela, c’est qu’il suffit du moindre manquement ou même un simple incident impliquant des émigrés qui survient dans d’autres pays, pour que les feux des critiques et des représailles « politiques » se déclenchent contre les autorités de ces pays en un clin d’œil. Marche à l’ombre mon frère ! Les lois et les conventions internationales ne sont pas faites pour être appliquées sur un pied d’égalité par tout le monde. Elles ont été taillées sur mesure pour être imposées aux plus vulnérables. Et violées impunément par les nababs et les puissants. A part cela, tout va pour le mieux madame La Marquise…
C.B.
Energie solaire : La Tunisie à la traîne en Afrique, mais fait mieux que le Maroc
Par Hassan GHEDIRI
Alors que dans le monde le photovoltaïque progresse à un rythme très soutenu, la Tunisie n’arrive encore pas à exploiter son potentiel solaire incomparable.
C’est en tout cas ce qui ressort des chiffres de l’Association africaine de l’énergie solaire, l’AFSIA (Africa Solar Industry Association) qui vient de publier son rapport The Africa Solar Outlook 2025. Ce document, à travers lequel l’AFSIA tente de faire l’état des lieux de l’énergie solaire dans le continent en 2024, établit un classement des pays africains, et ce, d’après leurs nouvelles réalisations dans l’énergie solaire au cours de l’année écoulée.
Dans ce classement, la Tunisie occupe la 14e place avec une puissance d’énergie solaire cumulée installée qui était de l’ordre de 14 mégawatts. Il s’agit d’un petit progrès réalisé par notre pays durant 2024 se traduisant par une légère hausse de l’énergie solaire générée par toutes les installations et qui a été estimée par l’AFSIA à 4%. Ce résultat ne peut toutefois camoufler le grand échec en terme de réalisation des objectifs en ce qui concerne la transition énergétique.
D’après les données de l’AFSIA, la Tunisie, qui a généré en 2022 un peu plus de 210 gigawatts à partir du solaire, voit toujours la part de cette énergie renouvelable dans son mixe énergétique se situer à un niveau très faible de 0,9%. Avec ce taux, la Tunisie dégringole encore davantage sur l’échelle continentale pour occuper la 41e place du classement en tête duquel caracole la République du Centre Afrique avec un taux qui dépasse 43%.
Malgré son classement, la Tunisie a, en 2024, fait mieux que le Maroc, le pays qui a investi massivement durant la dernière décennie dans les énergies renouvelables en se dotant de très grandes centrales photovoltaïques. Il ressort en effet du The Africa Solar Outlook 2025 que dans l’indice «watts-crête», qui mesure la capacité installée en énergie solaire par rapport au nombre d’habitants, qu’un citoyen tunisien a un meilleur accès au photovoltaïques qu’un citoyen marocain.
Nouvel indice
Cette méthodologie d’analyse des performances des pays employés par l’AFSIA pour la première fois en 2023 et qui est destinée à évaluer les réalisations dans le solaire selon la taille du pays, sa population et son potentiel de production photovoltaïque, est supposée accorder plus de crédits et de visibilité aux petits pays qui font des efforts. C’est sur cet angle que la Tunisie avec 14 MW installés en 2024 s’est vue devancer par le Maroc qui se positionne à la 18e place avec 6,71 MW.
Malgré l’énorme potentiel d’énergie solaire dont elle dispose, la Tunisie continue néanmoins à être très en retard en ce qui concerne la réalisation des objectifs de transition énergétique. Notre pays, qui jouit de l’un des taux d’ensoleillement les plus élevés en Afrique, n’arrive toujours pas à créer une dynamique d’attraction des investissements à même d’exploiter son potentiel photovoltaïque incomparable.
C’est presque le même constat que l’AFSIA dresse pour le contient qui, en 2024, n’a contribué que de 0,5% des nouvelles installations réalisées à l’échelle mondiale. Cette part ne reflète pas le potentiel de l’Afrique qui souffre en même temps de grandes disparités entre les pays. Sur environ 2,5 GW installés en Afrique en 2024, 78% sont réalisés par deux pays: l’Afrique du Sud et l’Égypte, représentant respectivement 50 et 29% de la performance du continent.
H.G.
Ligue des champions: Real Madrid-Manchester City, le choc des barrages
Le tirage au sort des barrages de Ligue des champions est connu. Ce vendredi, deux jours après la huitième et dernière journée de la phase de ligue, l'UEFA a donné rendez-vous aux clubs situés entre la 9e place et la 24e, qui vont tenter de se qualifier pour les huitièmes de finale.
Si le PSG savait qu'il allait affronter un autre club de Ligue 1, entre le Stade Brestois et l'AS Monaco, ce sera finalement une confrontation face au club breton. De son côté, les Monégasques joueront donc face au Benfica Lisbonne, pour des retrouvailles après la phase de ligue (victoire 3-2 de Benfica). Les matchs des barrages se joueront les 11 et 12 février pour l'aller et les 18 et 19 février pour le retour.
Real Madrid-Manchester City, un sommet qui vient très tôt
Le choc de ces barrages opposera Manchester City au Real Madrid. Qualifiée au 22e rang, l'équipe de Pep Guardiola n'avait que deux possibilités lors de ce tirage : le club merengue donc ou le Bayern Munich, qui jouera ainsi face au Celtic Glasgow. Pour la quatrième année consécutive, le Real Madrid et Manchester City se retrouveront, avec un match retour en Espagne.
En ce qui concerne les autres affiches, la Juventus Turin et l'AC Milan pouvaient se retrouver mais cette confrontation n'aura pas lieu lors des barrages. La Vieille Dame jouera face au PSV Eindhoven, là où les Lombards affronteront Feyenoord. L'Atalanta Bergame a hérité du Club Bruges et le Borussia Dortmund sera opposé au Sporting CP.
En cas de qualification pour les huitièmes de finale, il faudra attendre le 21 février pour la suite du tirage au sort. De la même manière que ce vendredi, chaque qualifié aura deux possibilités face à lui. En cas de succès, le PSG ou Brest devra donc jouer face à Liverpool ou le FC Barcelone. L'autre équipe qui ne sera pas tirée pourrait retrouver l'AS Monaco ou le Benfica Lisbonne.
Les affiches des barrages
Paris Saint-Germain - Brest
Benfica Lisbonne - AS Monaco
Atalanta Bergame - Club Bruges
Borussia Dortmund - Sporting CP
Real Madrid - Manchester City
Bayern Munich - Celtic Glasgow
AC Milan - Feyenoord
PSV Eindhoven - Juventus Turin
Ligue 1: les arbitres de la 17e journée
La Direction Nationale d'arbitrage a désigné les arbitres suivants pour diriger les rencontres de ce week end, entrant dans le cadre de la 17e journée de la Ligue . Une journée dominée par un derby du Sahel entre l'Etoile et l'USMonastir.
Samedi 1er février 2025 - 14h00
JSO- CA Khalil Jeri
ESZ- EGSG Nidhal Letaief
ESM- ST Houssem Boulares
Dimanche 2 février 2025 - 14h00
ESS -USM Aymen Nasri
EST- ASS Yosri Bouali
CAB- UST Walid Mansri
ASG -OB Haithem Kosai
USBG- CSS Hosni Naili
J.B.
Gestion des risques : Les autorités monétaires consolident les normes de prudence
Dans un contexte économique marqué par une volatilité accrue et une pression croissante sur les systèmes financiers, la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a publié le 29 janvier 2025, une nouvelle circulaire visant à renforcer les mécanismes de provisionnement pour les banques et établissements financiers.
Cette décision, entrée en vigueur dès sa publication, s’applique à l’exercice 2024 et aux années suivantes, avec pour objectif de mieux encadrer la gestion des risques et d’assurer une plus grande transparence dans les pratiques financières.
Une méthodologie innovante
La circulaire n°2025-01 abroge et remplace l’annexe III de la circulaire n°91-24, datant de 1991, en introduisant une nouvelle méthodologie pour le calcul des provisions collectives.
Cette approche repose sur une segmentation précise des engagements, classés en fonction des secteurs d’activité et des types de clientèle. Les banques et établissements financiers sont désormais tenus de regrouper leurs engagements en catégories homogènes, allant des professionnels du secteur privé aux particuliers, en passant par les contreparties publiques. Cette granularité permet une meilleure évaluation des risques spécifiques à chaque segment.
La BCT impose désormais une analyse historique sur sept ans pour déterminer les taux de migration des engagements, c’est-à-dire la probabilité qu’un crédit initialement sain devienne problématique.
Cette analyse exclut l’année 2020, considérée comme atypique en raison de la crise sanitaire mondiale. Les taux de migration moyens sont ensuite majorés en fonction des spécificités de chaque secteur. Par exemple, les engagements dans le tourisme ou la promotion immobilière se voient appliquer des majorations significatives, reflétant les risques élevés associés à ces activités.
Un cadre prudentiel robuste
La circulaire introduit également des taux de provisionnement standards, variant selon les secteurs. Les professionnels du secteur privé, par exemple, sont soumis à un taux de provisionnement de 40%, tandis que les crédits logements accordés aux particuliers du secteur privé bénéficient d’un taux plus bas, fixé à 20 %.
Ces taux, bien que standardisés, peuvent être ajustés à la baisse pour les établissements financiers, sous réserve d’une justification solide et d’un accord préalable de la BCT. Cette flexibilité permet de tenir compte des particularités de chaque institution tout en maintenant un cadre prudentiel robuste.
Enfin, la BCT exige que les banques et établissements financiers recalculent annuellement leurs provisions collectives, en tenant compte des évolutions de leur portefeuille d’engagements.
Cette obligation de révision régulière vise à garantir que les provisions restent alignées sur les risques réels, évitant ainsi les sous-estimations qui pourraient fragiliser le système financier. Les établissements doivent également communiquer à la BCT les détails des ajustements apportés aux taux de migration, assurant ainsi une transparence accrue dans la gestion des risques.
Une réponse aux défis actuels
Cette réforme intervient dans un contexte où les établissements financiers tunisiens font face à une augmentation des créances douteuses et à une pression accrue sur leur liquidité.
En renforçant les exigences en matière de provisionnement, la BCT cherche à préserver la stabilité du système financier tout en encourageant une gestion plus rigoureuse des risques. Cette initiative s’inscrit dans une série de mesures prises ces dernières années pour moderniser le cadre réglementaire tunisien et aligner les pratiques locales sur les standards internationaux.
Avec cette nouvelle circulaire, la Banque Centrale de Tunisie réaffirme son rôle de gardienne de la stabilité financière, tout en offrant aux établissements les outils nécessaires pour naviguer dans un environnement économique complexe et incertain.
Kairouan : bientôt le démarrage des travaux de restauration des bassins Aghlabides
Les travaux de restauration des bassins des Aghlabides, à Kairouan, et de leurs abords démarreront bientôt dès que toutes étapes de l’étude technique seront achevées, a précisé l’Institut national du patrimoine (INP).
Le projet de restauration des bassins des Aghlabides s’inscrit dans le cadre d’un programme de restauration de plusieurs monuments à Kairouan ayant démarré en 2016, conformément aux normes de maintenance tunisiennes. La médina de Kairouan a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis le 9 décembre 1988.
Dans cet ordre d’idées, une séance de travail, tenue, ce lundi 27 janvier, au siège de l’INP, consacrée également à d’autres projets de restauration et de valorisation de monuments islamiques et leurs abords dont celui de la Grande Mosquée de Kairouan et la mosquée Zitouna dans la Médina de Tunis.
Des représentants du Fonds saoudien pour le développement, des ministères de l’Économie et de la planification et des Affaires religieuses ainsi que des experts en matière de restauration du patrimoine ont été présents à cette réunion présidée par le directeur général de l’INP, lit-on dans un communiqué publié sur la page Facebook de l’Institut.
Les bassins des Aghlabides à Kairouan est l’un des plus célèbres monuments hydrauliques de l’époque islamique fondé en 248 de l’Hégire, correspondant à 862 après J.-C.
Il est à rappeler que le mercredi 30 octobre 2024, les bassins des Aghlabides ont fait l’objet d’une visite du président de la république, Kais Saïed où il a pris connaissance de l’état de ce monument. Des instructions présidentielles ont été données pour préserver les monuments historiques et archéologiques de la ville.
Notons que d’autres projets de restauration sont en cours à la Médina de Kairouan, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, notamment au Rempart de la médina qui date de la dynastie des Abbassides. L’état d’avancement de ce projet était au centre d’une réunion tenue le 5 novembre 2024, entre la ministre des Affaire Culturelles et les directeurs de l’INP et de l’AMVPPC (Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle).
D’après le site de l’INP, Kairouan « constitue un véritable musée en plein air et toujours vivant de l’art et l’architecture arabo-musulmans par ses monuments (plus d’une centaine), ses souks, ses maisons et ses ruelles qui restent encore un convaincant témoignage de son prestigieux passé.
Selon l’Unesco, le site inscrit est un bien en série qui comprend la médina et ses faubourgs, les Bassins des Aghlabides et la Zawiya de Sidi Sahib. La médina (54 ha) et ses faubourgs (20 ha) est un ensemble urbain qui présente toutes les composantes d’une ville arabo-musulmane ».
L’organisation onusienne présente une médina « constituée d’habitations juxtaposées réparties en quartiers que séparent des rues étroites et sinueuses ; elle est entourée par des remparts qui s’étendent sur plus de trois kilomètres », précise encore le site de l’UNESCO.
Journées des arts de la marionnette de Carthage : 100 marionnettistes au rendez-vous et la Palestine toujours au cœur
Par Imen Abderrahmani
La 6ème édition des Journées des arts de la marionnette de Carthage a livré ses secrets. Une centaine de marionnettistes tunisiens et étrangers seront au rendez-vous à partir de demain, le 1er février jusqu’au 8 février 2025, assurant au total 33 spectacles, au grand bonheur des petits comme des grands.
Le rideau se lèvera demain sur une nouvelle édition des Journées des arts de la marionnette de Carthage, manifestation qui a réussi à bien s’ancrer dans la carte des festivals nationaux et internationaux, drainant chaque année un grand public et de nombreuses compagnies d’ici et d’ailleurs. Lancée avec comme ambition mettre l’accent sur le travail colossal mené au cœur du Centre national d’art de la marionnette au niveau de la production comme la formation et offrir aux artistes marionnettistes tunisiens l’occasion pour rencontrer le public, dans un cadre professionnel, la manifestation se veut également une plateforme d’échange d’expertise et de réseautage avec d’autres compagnies et institutions spécialisées.
Pour cette nouvelle édition qui accompagne bel et bien les vacances scolaires de mi- trimestre, le programme est alléchant avec la participation du 19 pays et 100 marionnettistes tunisiens et étrangers. Placée sous le signe de « Marionnettes… Art et Vie », cette 6ème édition offre à voir au total 33 spectacles dont 25 internationaux et 8 nationaux. Ainsi parmi les pays qui participent à cette édition, outre la Tunisie, nous citons : l’Algérie, les Émirats Arabes Unis, la Syrie, l’Arabie Saoudite, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la France, la Grèce, le Brésil, la Russie, l’Estonie, l’Autriche, le Portugal, la Roumanie, la Pologne, la République tchèque et les Pays-Bas.
Devoir de mémoire oblige. La 6ème édition sera dédiée à l’artiste Abdelhak Khémir qui s’est éteint le 22 septembre 2024. Marionnettiste spécialisé dans les marionnettes à fils, l’expérience de cet artiste a débuté en 1968 en tant qu’animateur dans plusieurs institutions culturelles depuis 1982 et a également supervisé l’enseignement de l’art de la marionnette à l’Institut Supérieur d’art dramatique (ISAD). Nommé « L’artiste aux doigts d’or », Abdelhak Khémir a à son actif de nombreuses productions artistiques et a assuré de nombreuses formations.
Nouveautés
Outre les spectacles qui seront joués aux différents espaces de la Cité de culture, le festival s’ouvrira sur d’autres lieux tels que « Dar Al Masrahi » au Bardo et le village « SOS »- Gammarth et débarquera dans d’autres villes, à savoir, Mahdia (2 spectacles), Monastir (1 spectacle) et Nabeul (3 spectacles) dont Yasmine-Hammamet accueillera à cette même période un festival dédié aussi à l’art de la marionnette. Cette ouverture sur les régions s’inscrit dans le cadre du programme « La caravane des marionnettes ».
La Palestine a été et sera toujours au cœur du Festival. Outre l’affiche qui s’inspire des couleurs de la Palestine et des broderies de l’habit traditionnel palestinien et également la mascotte de la 6ème édition reprenant les couleurs du drapeau palestinien, les Journées proposeront, pour la 1ère fois et dans le cadre d’une nouvelle section dédiée au cinéma d’animation, le court-métrage « Tarf al-Khit » (Le bout du fil) de Zied Lamine. Court-métrage d’une durée de 8 minutes, cette première production du Centre national d’art de la marionnette aborde le vécu de l’enfant palestinien. Le film sera projeté les 6 et 7 février. Toujours s’agissant de cette nouvelle section, le festival proposera au total 10 films qui seront projetés à raison de 3 séances quotidiennes et chaque séance proposera un court et un long-métrage. Conçue en collaboration avec le Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI), cette section mettra en lumière tant d’intéressantes productions.
Ouverture et clôture à la tunisienne
Les cérémonies d’ouverture comme de clôture qui seront diffusées sur la Télévision nationale tunisienne seront marquées par la présentation de deux créations théâtrales axées sur l’art de la marionnette. « Metamorphosis » ainsi s’intitule la première œuvre qui porte la signature du jeune artiste Oussama Al -Hnaïni et qui donnera le coup d’envoi officiel de cette 6ème édition, à 20h00, au Théâtre des Jeunes créateurs (Cité de la culture).
Intitulée « Le fil », cette 2èmecréation est signée par le metteur en scène, acteur et chorégraphe Hafdh Zellit. La soirée d’ouverture prévue le 1er février sera également marquée par un hommage rendu à une pléiade d’artistes tunisiens qui ont contribué à l’évolution de l’art de la marionnette et à la production de tant d’œuvres. Parmi lesquels, nous citons : Wassim Mabrouk, Mokhtar Mezregui, Tahar Dridi et l’ancienne directrice du Centre national d’art de la marionnette, Héla Ben Saad.
Parallèlement aux spectacles, une série d’ateliers rythmera l’édition, ciblant les étudiants et les jeunes artistes. Selon les organisateurs 11 ateliers de fabrication et manipulation de marionnettes ainsi que 4 Master-Class animées par des artistes internationaux sont prévus.
Parmi ces expériences phares, nous citons celle mené par l’artiste brésilien Paulo Bernardo qui encadre une résidence artistique en fabrication de marionnettes géantes avec les étudiants de l’Institut Supérieur d’Art Dramatique (ISAD) et dont le public découvrira les fruits lors de l’ouverture. On croit savoir que trois marionnettes géantes ont vu le jour dans le cadre de cette résidence qui a démarré le 20 janvier et qui se clôturera demain, soit la veille de l’ouverture. Une exposition de différents types de marionnettes, une présentation du livre marionnettiste émirati Adnan Salloum, abordant les arts de la marionnette dans le patrimoine arabe et une rencontre débat sur les perspectives des arts de la marionnette en Arabie Saoudite qui participe pour la deuxième fois aux Journées des Arts de la Marionnette de Carthage (JAMC) sont au programme de cette édition qui recèle tant de surprises.
I.A.
« Bled El Abar », un projet à double vocation humanitaire et artistique
« Bled El Abar » est un projet d’exposition et d’action sur le terrain qui prévoit la réparation de puits dans le désert tunisien. Porté par le Laboratoire d’architecture (Mounir Ayoub et Vanessa Lacaille), en partenariat avec l’architecte Hamed Kriouane et le 32 Bis, ce projet, intitulé « Le pays des puits » en français et « Land der Brunnen » en allemand, est une collaboration entre l’Institut français de Tunisie (IFT) et le Goethe-Institut Tunis. Il figure parmi les 31 projets lauréats du Fonds culturel franco-allemand (FCFA) pour l'année 2025.
Ce projet associe une exposition et des actions concrètes sur le terrain, principalement axées sur la réhabilitation des puits dans le désert tunisien. Il vise à restaurer ces infrastructures vitales pour les communautés locales tout en sensibilisant le public à la richesse culturelle et historique de ces territoires, menacés aujourd'hui par les crises climatiques, économiques et migratoires.
Le projet « Le pays des puits » s'inscrit dans une démarche globale de valorisation du patrimoine hydraulique et de soutien aux communautés locales, en mettant l'accent sur la préservation des ressources en eau et les savoir-faire traditionnels liés à leur gestion dans le désert tunisien.
Témoins de l’adaptation continue des populations aux défis environnementaux, les puits ont joué un rôle essentiel dans l’histoire d’approvisionnement en eau en Tunisie, notamment dans les régions arides et semi-arides. Dès l’Antiquité, les habitants ont mis au point des techniques traditionnelles pour extraire l’eau souterraine, garantissant ainsi leur approvisionnement en eau. Doté d’une roue à eau (noria) actionnée par un dromadaire, le puits « Bir Barrouta » à Kairouan, qui constitue l’un des plus anciens puits en Tunisie, est un exemple édifiant de l’ingéniosité de la population pour accéder à une ressource précieuse dans un environnement difficile.
Retenu, parmi les 31 projets issus de 30 pays, par la commission de sélection du Fonds culturel franco-allemand, « Bled al Abar » s'inscrit dans la thématique 2025 « Vers un nouveau monde », invitant à réfléchir au rôle des arts, de la culture et des idées pour comprendre l’importance et la complexité des mutations actuelles, et pour réinventer des modes d’action face à des nombreux enjeux notamment de la transition écologique et de la question identitaire.
Le Fonds culturel franco-allemand, institué en 2003, a pour objectif d’encourager et de soutenir des initiatives de coopération culturelle conduites dans des pays tiers par les réseaux diplomatiques et culturels français et allemands, en étroite collaboration avec des acteurs culturels locaux. Les projets soutenus relèvent de domaines variés: arts visuels, arts numériques, arts de la scène, design, mode, architecture, théâtre, cinéma, audiovisuel, nouveaux médias, débats d’idées, littérature, etc.
Fondé en 2013 par les deux architectes Mounir Ayoub (Tunisie) et Vanessa Lacaille (France), le Laboratoire d’architecture, actif en Europe et en Afrique, travaille sur des projets d’architecture, de paysage, des études de territoires ainsi que des projets éditoriaux et curatoriaux. Lauréat des « Albums des Jeunes Architectes et Paysagistes » en 2014, prix européen de la jeune création architecturale et paysagère, il a remporté, en 2016, le concours Europan en Suisse. En 2021, Vanessa Lacaille et Mounir Ayoub étaient les curateurs du Pavillon suisse de la 17ème Biennale d’architecture de Venise.
Le Quotidien avec TAP
A la médiathèque de l’IFT : présence africaine dans la littérature contemporaine
La Médiathèque de l’IFT accueille à partir de demain, le samedi 1er février à 14h30, une rencontre autour de la thématique « présence africaine dans la littérature contemporaine ». Les livres sélectionnés pour cette session seront réservés aux participants inscrits à la discussion (format papier et numérique), informe la médiathèque. Cette nouvelle rencontre s'inscrit dans la continuité avec la première rencontre proposée dans le cadre du cercle de la lecture et qui a porté sur les romans du Goncourt.
La liste de cette 2ème rencontre comporte « Au soir d’Alexandrie » de Ala El Aswany (Actes sud, 2024), « Le désastre de la maison des notables » de Amira Ghenim (Philippe Rey, 2024), « Le Bastien des larmes » d’Abdallah Taia (Julliard, 2024), « Évocation d’un mémorial à Venise » de Khalid Lyamlahy, (présence africaine éditions, 2023), « Rives d’où je vous veille » de Jean Baptiste Lanne (présence africaine éditions, 2023) et « Mektouba » de Karima Berger (éditions Albin Michel, 2016).
Editorial : Y croire ! - Par Hassan GHEDIRI
Ça y est, la grande bataille de l’IA est lancée. Les géants de la Tech qui ne comptent plus les milliards qu’ils investissent dans le développement des infrastructures nécessaires au développement et au perfectionnement des chatpots (ces logiciels conçus pour interagir avec les utilisateurs) sont en train de provoquer une guerre mondiale. L’engouement suscité depuis l’émergence de cette technologie qui, au départ, a semblé être l’apanage des experts et un domaine réservé aux communautés plus ou moins sélective de technophiles est en passe de devenir complètement hystérique. A partir de maintenant, la course pour la maîtrise de cette révolution, qui sera incontestablement la nouvelle arme de la guerre technologique et économique que se livrent les grandes puissances, est plus que jamais incertain. Il faut dire que ce n’est d’ailleurs pas un hasard que ce soit une start-up chinoise d’IA low-cost qui vient infliger une gifle aux mastodontes américains de l’intelligence artificielle. Le lancement de SeepSeek (retenez bien son nom, vous le verrez désormais partout !), puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a eu l’effet d’une bombe qui a détruit, en seulement quelques heures, le mythe de la suprématie technologique américaine en provoquant l’effondrement spectaculaire des valeurs boursières des géants de la Silicon Valley. Se positionnant comme la meilleure solution IA open source et bon marché, DeepSeek vient de faire perdre 1.000 milliards de dollars en l’espace d’une journée au premier éditeur américain et mondial des processeurs informatiques de haute performance.
Le choc provoqué par DeepSeek illustre l’accélération fulgurante de l’IA , aujourd’hui capable de traiter des données massives d’automatiser des tâches extrêmement complexes et de générer des réponses en temps réel à des requêtes extraordinairement compliquées capables de transformer des économies entières. Ce sont toutefois les pays qui manquent déjà à suivre le rythme vertigineux de l’évolution technologique dans le monde qui risquent de subir les dommages collatéraux de cette future guerre mondiale d’IA. Mais, pour la Tunisie, ces grands bouleversements technologiques représentent, à la fois, une menace et une opportunité. Notre pays qui peine à relever d’innombrables défis économiques structurels pourrait voir ses crises s’accentuer s’il manque de s’intégrer dans la nouvelle donne mondiale imposée par l’IA. Les atouts pour relever ce défi sont bel et bien là. En effet, la Tunisie bénéficie d’un capital humain de qualité. Grâce à un système éducatif, certes rectifiable, mais performant et une jeunesse dynamique, le pays dispose d’un vivier de talents dans les domaines des technologies de l’information et de l’ingénierie. Les universités tunisiennes forment chaque année des milliers de diplômés en informatique et en mathématiques, capables de contribuer au développement de solutions basées sur l’IA. En investissant dans des programmes de formation spécialisés et en encourageant l’entrepreneuriat technologique, la Tunisie pourrait faire de sa jeunesse un acteur clé de l’économie numérique.
Grâce à son positionnement au carrefour de l’Afrique, l’Europe et Moyen-Orient, la Tunisie peut devenir un hub régional pour l’innovation et les services numériques. Pour intégrer les chaînes de valeur mondiales liées à l’IA, elle doit créer les conditions qui permettent d’attirer les investissements étrangers et de développer des partenariats avec des entreprises technologiques internationales. Plusieurs start-up tunisiennes dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) ont émergé et ont réussi à se faire une place à l’international ces dernières années. Ces entreprises se sont souvent distinguées par leur innovation, leur expertise technique et leur capacité à répondre à des besoins spécifiques tant locaux qu’internationaux. Ces entreprises sont un exemple de la vitalité de l’écosystème entrepreneurial en Tunisie, qui ne cesse de croître, avec une forte capacité d’innovation dans des domaines comme l’intelligence artificielle. Elles participent activement à des événements internationaux, collaborent avec des incubateurs et attirent l’attention de partenaires étrangers. Le secteur de l’IA en Tunisie est promis à un bel avenir, mais à condition d’y croire.
H.G.
Tunisie : l’état d’urgence prolongé
Le président de la République, Kais Saied, a décidé, en vertu du décret N°2024-713 du 30 décembre 2024, de proroger l’état d’urgence pour un mois, à compter du 1er janvier 2025.
Rappelons que l'état d'urgence est en vigueur depuis le 24 novembre 2015, suite à l'attentat terroriste qui a ciblé un bus de la garde présidentielle, sur l'Avenue Mohamed V de Tunis.
Réclamation de L'EST contre l'O.B : verdict reporté
La Ligue Nationale de Football Professionnel a décidé cet après-midi de reporter sa décision suite à la réclamation de L'Espérance contre L'O.Beja après la demande des Bejaois de bénéficier de plus de temps pour préparer la défense de sa position. Le verdict est donc reporté pour la prochaine réunion de la LNPF.
J.B.
LNFP : Report de l'étude des réclamation de l'USBG et du CA
Au cours de sa réunion hebdomadaire, la Ligue Nationale de Football Professionnel a décidé aujourd'hui de reporter sa décision concernant la réclamation de l'USBGuerdane contre le Club Africain et celle du Club Africain contre l'USBGuerdane à la prochaine réunion programmée pour la semaine prochaine. Il faut avouer qu'il s'agit là d'un cas rare dans les annales du football sans oublier que le Club Africain a déjà gagné le match aller contre ce même adversaire suite à une réserve technique. !!!!
J.B.
Gaza : trois otages israéliens et cinq immigrés thaïlandais libérés, 110 palestiniens seront relâchés
Le Hamas et le Jihad islamique ont relâché, ce jeudi, trois otages israéliens et cinq thaïlandais. Il s’agit, côté israélien, d'Agam Berger, une soldate de 20 ans, et de deux civils, Arbel Yehoud, une jeune femme de 29 ans, et Gadi Mozes, un homme de 80 ans. La libération de ces deux derniers otages détenus par le Jihad islamique à Khan Younes, dans le sud de la bande de Gaza, s'est déroulée près des décombres de la maison de Yahya Sinouar, le chef du Hamas éliminé en octobre par l'armée sioniste.
Cinq immigrés thaïlandais, qui étaient employés dans des exploitations agricoles israéliennes proches de la bande de Gaza, ont également retrouvé la liberté. A la mi-journée, les 110 Palestiniens détenus par Israël - dont 30 condamnés à des peines de prison à perpétuité - qui devaient être relâchés ne l'avaient pas été. « Benyamin Netanyahou […] a ordonné de retarder la libération des terroristes prévue pour aujourd'hui (jeudi, NDLR), jusqu'à ce que la libération des otages soit garantie en toute sécurité lors des prochaines étapes », a indiqué un communiqué du bureau du Premier ministre, faisant allusion à l’ambiance qui prévaut lors de la libération des otages.
Ces libérations s'inscrivent dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas de 42 jours conclu le 19 janvier. A l'issue de cette trêve, Israël doit récupérer 33 otages, vivants ou morts, et 1.900 détenus palestiniens relâchés. Des négociations doivent s'ouvrir sur la deuxième étape de l'accord début février, sur d'autres libérations et un retrait progressif de l'armée israélienne de la bande de Gaza après avoir accompli son génocide.
D’autre part, le Hamas, contrairement au Jihad islamique, a réussi à maintenir plus d’ordre lors de la libération d'Agam Berger, présentée à la foule sur une estrade entourée d'hommes armés avec le front ceint de rubans verts à Jabalia, une localité du nord de la bande de Gaza que l'armée israélienne a pilonnée et bombardée à de multiples reprises. La prisonnière de guerre a, d’ailleurs, reçu, de la part des Palestiniens, un « certificat de libération ».
Les scènes de libération prouvent, comme toujours, que le Hamas , malgré les coups qu’il a subis, continue à avoir la haute main sur le bande de Gaza qu'il contrôle depuis 2007, alors que l'éradication du pouvoir de ce mouvement islamiste, comme le prétendait Netanyahou, était sa priorité, avec la libération des otages.
Si tout se passe comme prévu, trois autres otages et d'autres prisonniers palestiniens seront libérés samedi, de trois autres Thaïlandais. Les exploitations agricoles israéliennes ont fait ces dernières années massivement appel à une main-d'oeuvre étrangère, essentiellement asiatique.
Le Premier ministre israélien est confronté aux menaces de démission de Bezalel Smotrich, le ministre des Finances et chef d'un parti d'extrême droite, qui exige la poursuite de la guerre contre le Hamas. Itamar Ben Gvir, dirigeant d'une autre formation ultranationaliste, qui était ministre de la Sécurité nationale, a déjà sauté le pas et quitté la semaine dernière le gouvernement pour dénoncer le cessez-le-feu. C’est dire que du côté d’Israël, le génocide commis sous les yeux du monde entier ne semble pas les empêcher et assouvir leur soif de sang.
Sommet africain de l’énergie: Pour un renouveau du secteur de l’énergie au continent
La Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) ont organisé, le 28 janvier à Dares Salaam, en Tanzanie, un sommet africain de l’énergie pour faire avancer un plan visant à fournir de l’électricité à 300 millions d’Africains d’ici à 2030. L’initiative a réuni plusieurs chefs d’Etat africains.
Douze pays, à savoir la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, le Libéria, Madagascar, le Malawi, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Tanzanie, le Tchad et la Zambie ont présenté des pactes énergétiques nationaux détaillés qui fixent des cibles pour renforcer l’accès à l’électricité, accroître la part des énergies renouvelables et attirer des capitaux privés supplémentaires.
« La Tanzanie est honorée d’avoir accueilli un sommet d’une telle envergure pour déterminer comment, en tant que chefs d’État, nous pourrons tenir la promesse faite à nos concitoyens de fournir une énergie et des solutions de cuisson propres qui transformeront leurs vies et nos économies », a déclaré Samia Suluhu Hassan, présidente de la République de Tanzanie.
Alors que près de 600 millions d'habitants en Afrique subsaharienne vivent encore sans électricité, le programme Mission 300 vise à raccorder 300 millions d'entre eux à l’électricité d’ici à 2030, tout en favorisant les énergies renouvelables.
« L’accès à l’électricité est un droit fondamental pour tout être humain. Sans électricité, les pays et les populations ne peuvent pas prospérer. Notre mission qui consiste à en garantir l’accès à la moitié des 600 millions de personnes vivant en Afrique constitue une première étape essentielle. Pour y parvenir, il nous faut regarder cette vérité en face : personne ne peut y arriver seul, et c’est seulement en collaborant que nous pourrons atteindre notre objectif », a indiqué Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale.
De son côté, le président du Groupe de la BAD, Akinwumi Adesina, a souligné la nécessité d’une action décisive pour accélérer l’électrification sur l’ensemble du continent.
« Des réformes essentielles seront nécessaires pour accroître la part des énergies renouvelables, améliorer les performances des services publics, garantir la transparence des accords de licence et d’achat d’électricité et établir des régimes tarifaires prévisibles qui reflètent les coûts de production. Notre effort collectif vise à vous soutenir, chefs d’État et de gouvernement, dans l’élaboration et la mise en œuvre de pactes énergétiques nationaux clairs et dirigés par les pays, afin de concrétiser vos aspirations en matière d’accès à l’électricité dans chacun de vos pays », a assuré Akinwumi Adesina.















