Affaire Instalingo: de lourdes peines contre les accusés dont Rached Ghannouchi et Hichem Mechichi
La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict concernant l'affaire Instalingo, après la fin des plaidoiries.
Une enquête a été lancée en septembre 2021 contre la société Instalingo, basée à Kalâa Kebira, dans le gouvernorat de Sousse (est), soupçonnée d'être impliquée dans des activités portant atteinte à la sûreté de l'État, de blanchiment d'argent et de diffamation via les réseaux sociaux.
Les locaux de l’entreprise ont été perquisitionnés et 23 unités centrales ont été saisies, donnant lieu à une première vague d'arrestations. L'affaire a pris de l’ampleur avec la mise en cause de plusieurs personnalités politiques, journalistes, blogueurs et anciens hauts responsables du ministère de l'Intérieur.
Selon des sources concordantes, des peines allant de 5 à 54 ans de prison ont été prononcées, assorties d'amendes pour plusieurs accusés :
- Rached Ghannouchi: 22 ans
-Rafik Bouchlaka:34 ans
-Soumaya Ghannouchi: 25 ans
- Mouadh Ghannouchi: 35 ans
-Adel Dadaa 30 ans
-Lotfi Zitoun 30 ans
-Wadhah Khanfar 30 ans
- Haythem Khili: 28 ans
- Salem Khili: 5' ans
- Yahya Khili: 18 ans
- Essayed Ferjani: 13 ans
- Lazhar Loungou: 13 ans
-Chahrazed Akacha: 27 ans
-Slim Jebali: 12 ans
- Mohamed Ali Aroui: 13 ans
-Achraf Barbouch 6 ans
-Chadha Haj Mbarek: 5 ans
La Chambre criminelle a, aussi, condamné l'ancien chef du gouvernement, Hichem Mechichi, à 35 ans de prison.
A noter que la liste des accusés dans l'affaire Instalingo comprend environ 40 personnes.
Des médicaments essentiels introuvables : une rupture troublante
Par Hassan GHEDIRI
Depuis quelque temps, il semble que la disponibilité de plusieurs médicaments essentiels pour le traitement des pathologies chroniques est grandement perturbée en Tunisie.
Leila, membre d’une association caritative qui œuvre pour venir en aide aux familles nécessiteuses, ne sait plus quoi dire à tous ceux qui l’appellent pour se plaindre du manque de médicaments essentiels pour le traitement de plusieurs maladies graves. Si elle ne trouve souvent pas de souci pour se procurer des médicaments destinés aux maladies dites «ordinaires», telles que les anti-inflammatoires, les antalgiques, les antibiotiques et autres, elle se trouve en revanche complètement impuissante devant des dizaines de malades cancéreux, hypertendus et même psychiatriques. C’est que, depuis plusieurs semaines, Leila et plusieurs autres bénévoles engagés à ses côtés pour apaiser les souffrances des malades majoritairement pauvres constatent que beaucoup de médicaments sont introuvables dans les pharmacies du pays. C’est le cas par exemple du «Gardenal» utilisé dans le traitement de certaines formes d’épilepsie de l’adulte et de l’enfant. Cet anticonvulsivant dont la boite de 20 comprimés coûte moins de 0d500 est introuvable. «Imaginez un instant comment un malade épileptique peu vivre sans ce traitement», a écrit Leila, indignée, sur sa page Facebook. Comme elle nous a affirmé que «Gardenal» est l’un d’une longue liste de médicaments vitaux qui manquent aujourd’hui dans les rayons des officines.
En faisant des recherches dans le web on a pu apprendre que ce même anticonvulsivant, qui appartient à la famille des «médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM), a fait l’objet de difficultés d’approvisionnement dans plusieurs pays au cours de l’année 2024. Il est d’ailleurs toujours indisponible en France, et ce, d’après la liste publiée par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé de France). Cette agence qui actualise régulièrement les données de disponibilité et qui signale les perturbations d’approvisionnement des médicaments sur le marché français, mentionne que le Gardenal est toujours sous tension d’approvisionnement depuis la mise à jour du 20 novembre 2024.
Bouleversements
Les tensions d’approvisionnement signalées en France semblent en effet toucher beaucoup de pays dans le monde. «La Tunisie n’est pas une exception», c’est justement ce qu’a tenu à nous affirmer Mustapha Laâroussi, le président du Conseil de l’ordre des pharmaciens de Tunisie (COPT). Contacté pour nous éclairer sur le manque des médicaments qui embarrasse Leila et ses camarades et inquiète beaucoup de malades, Laâroussi assure que pour les médicaments fabriqués localement, il n’existe aucun problème de pénurie. Aujourd’hui, les problèmes d’approvisionnement des principes actifs entrant dans la composition des médicaments fabriqués et vendus en Tunisie sont presque finis. Le président du COPT pense d’ailleurs que l’industrie pharmaceutique nationale marche normalement et produit l’essentiel des médicaments consommés en Tunisie. Pour ce qui est des médicaments qui faisaient actuellement l’objet de tensions d’approvisionnement en Tunisie et dans le monde, ceci est la conséquence, toujours d’après Laâroussi, des bouleversements que vit aujourd’hui l’industrie pharmaceutique à l’échelle mondiale. «Le monde est en train de changer et la fabrication des médicaments est en passe de se transformer radicalement», explique-t-il. Et de souligner que le COPT va bientôt se pencher sur cette problématique d’actualité brûlante lors d’un forum qui traitera du sujet des médicaments à l’ère de l’intelligence artificielle. «Nous allons tenter de comprendre où va la pharmacie dans le monde et réfléchir sur le nouveau modèle qui émergera et que personne ne connaît aujourd’hui», explique-t-il. Une nouvelle donne qui doit inciter la Tunisie à investir davantage dans la recherche et l’innovation dans le domaine pharmaceutique. La nouvelle plateforme numérique qui vient d’être lancée par l’Agence nationale des médicaments et des produits de santé (ANMPS) devrait aider, selon le président du COPT, à moderniser le secteur des médicaments, notamment à travers la simplification des procédures d’octroi des fameuses autorisations de mise sur le marché (AMM).
H. G.
Editorial : ONU soit qui mal y pense …
Par Chokri BACCOUCHE
En octobre 2025, l’Organisation des Nations unies soufflera sa 80e bougie. 80 bâtons est certainement un âge mûr, diront certains, mais aussi un âge d’usure et il faut reconnaître à ce titre que l’héritière de la Société des Nations, qui a été créée en 1945 pour prévenir les atrocités issues des deux guerres mondiale, a ardemment besoin aujourd’hui d’une cure de jouvence pour être en phase avec les bouleversements majeurs qui s’opèrent à l’échelle internationale et répondre aux besoins et attentes majeurs de l’ensemble de la communauté internationale. L’actuel secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui s’est distingué par son intégrité morale et intellectuelle et ses positions objectives et courageuses durant la récente guerre à Gaza, ne cesse de plaider à ce titre en faveur d’une réforme profonde de l’Organisation onusienne. Il a souligné récemment la nécessité de «réformer les institutions construites par un monde passé, pour une époque révolue». Les propos éminemment réalistes de M. Guterres traduisent, en fait, les aspirations de l’écrasante majorité des pays membres de l’ONU qui plaident en faveur de l’instauration d’un système international plus solide et surtout inclusif, adapté aux évolutions de la société mondiale.
L’une des critiques les plus accablantes formulées à l’encontre du Conseil de sécurité des Nations unies concerne son manque de légitimité. Sa composition est de plus en plus considérée comme non représentative de la communauté internationale. En particulier, l’identité des membres permanents privilégiés disposant d’un droit de veto est souvent perçue comme étant en contradiction avec les réalités politiques mondiales modernes. Le Royaume-Uni et la France en particulier sont largement considérés comme ayant subi un déclin de leur statut mondial. Leur statut de membre permanent est considéré comme une relique de leur appartenance aux puissances alliées victorieuses à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Depuis lors, d’autres États ont émergé en tant que puissances mondiales. Le Japon et l’Allemagne sont souvent présentés comme les principaux candidats au statut de membre permanent des Nations unies en raison de leur situation économique. Mais des puissances régionales ont émergé dans les régions sous-représentées du monde et peuvent également prétendre au statut de membre permanent.
Autre pierre d’achoppement qui fait grincer pas mal de dents, notamment parmi les pays dits émergents; les dix membres non permanents du Conseil de sécurité des Nations unies sont élus selon une formule qui garantit qu’ils représentent les différentes régions du monde. Trois sièges sont réservés aux États africains, mais uniquement pour des mandats de deux ans. Il n’y a pas de voix africaine qui s’inscrit dans la constance et la cohérence. Une autre critique formulée à l’encontre du Conseil est qu’il réagit de manière incohérente, voire partiale, face aux crises internationales. Les États africains ont eu longtemps l’impression, et ils ont mille fois raison, d’être négligés par les principales puissances de cet organe. Par exemple, le souvenir de sa réponse inadéquate face au génocide rwandais continue d’affecter sa légitimité aux yeux des Africains. Même s’il existe aujourd’hui un large consensus sur la réforme de l’ONU, des divergences majeures persistent quant à la forme qu’elle devrait prendre. Ces désaccords concernent notamment l’équilibre entre les membres permanents et non permanents du Conseil de sécurité. D’autres propositions émanant de certains pays posent davantage de problèmes et plaident en faveur de l’abolition ou de la réforme du droit de veto. Bref, la restructuration de l’Organisation onusienne ne s’annonce pas de tout repos, car elle met en confrontation des intérêts diamétralement opposés. Si les pays africains revendiquent, à très juste titre, une meilleure représentativité, certaines puissances dominantes membres permanents du Conseil de sécurité cherchent à maintenir d’une certaine façon le statu quo en introduisant quelques menus changements sans plus.
Une chose est sûre cependant; la pérennité de l’ONU dépend aujourd’hui de sa capacité à évoluer tout en restant fidèle à ses principes fondateurs. Par souci de salubrité internationale et dans l’intérêt de tous, toute réforme de cette institution, qui demeure malgré tout un grand acquis pour l’ensemble de l’humanité, doit s’inscrire dans une perspective universaliste, adaptée aux réalités actuelles de la société internationale. Dans le contexte géopolitique actuel marqué par une montée inquiétante des tensions, il est plus que nécessaire de réformer le Conseil de sécurité afin de le rendre plus représentatif et efficace. «Honni soit qui mal y pense», la devise de l’ordre de la Jarretière, le plus important de la chevalerie britannique, n’a jamais été autant d’actualité pour la question du jour qui obnubile depuis quelque temps les attentions aux quatre coins de la planète. Cette locution qui signifie littéralement «honte à celui qui y voit du mal» tombe, en effet, à pic: honte à celui qui voit du mal à instaurer dans le monde un système plus solide et inclusif et surtout plus équitable et juste qui reste l’unique échappatoire et la seule alternative susceptible de prémunir l’ensemble de l’humanité des horreurs des guerres et les dérives des dictatures et des pogroms de triste et sinistre mémoire…
C.B.
USMonastir; Faouzi Benzarti , nouvel entraîneur
Après le limogeage de Mohamed Sahli, les responsables de l'USMonastir ont vite fait de lui trouver un successeur. Il s'agit du chevronné et enfant du club Faouzi Benzarti qui n'a pas encore raccroché. Un choix qui semble être judicieux pour les Monastiriens, désireux de rebondir après deux revers successifs et qui sont encore bien placés dans la course au titre.
J. B.
Tennis. Abu Dhabi Open- 1/8e : Victoire sans histoire de Ons Jabeur face à Wakana Sonobe (2-0)
Par Jamel Belhassen
Pour son second match dans ce tournoi, la Tunisienne Ons Jabeur, 33e, a réussi à battre la Japonaise Wakana Sonobe, 837e. C'est dire que la différence de classe est nette entre les protagonistes. Au premier set, Ons Jabeur n'a mis que 33 minutes pour disposer sans peine particulière de son adversaire. Calme et bien concentrée, Ons aborde le second set en toute confiance pour gérer convenablement les débats avec quelques moments forts. Et encore une fois la Tunisienne remporte le set 6-3 et le match 2 sets à zéro. Elle se qualifie aux quarts de finale où elle croisera le fer avec Rybakina. Un dur morceau.
J. B.
Joao Felix, Tel, Nico Gonzalez... : Le récap des dernières heures du mercato hivernal européen
Mathys Tel rejoint Tottenham, Joao Felix va tenter de relever un énième nouveau défi du côté de l'AC Milan, l'Olympique de Marseille réalise un gros coup avec la signature d'Ismaël Bennacer, Marco Asensio prêté par le PSG à Aston Villa... Voici toutes les infos qu'il ne fallait pas manquer lors du dernier jour du mercato hivernal en Europe.
Tel rejoint Tottenham
Mathys Tel va bien poursuivre sa carrière à Londres. L'attaquant français du Bayern Munich a rejoint Tottenham en prêt, avec une option d'achat fixée à 60 millions d'euros, bonus compris, selon plusieurs sources dont Le Parisien. Un nouveau virage pour l'international Espoirs, qui était annoncé également à Manchester United ou encore Arsenal.
Joao Felix, un nouveau rebond à Milan
Joao Felix a atterri en Italie lundi soir. En manque de temps de jeu du côté de Chelsea, où les places sont très chères dans le secteur offensif, le Portugais a signé tous les papiers pour rejoindre l'AC Milan en prêt. L'un des gros mouvements de ce mercato hivernal, sur le gong. À plus de minuit, il ne manquait plus que l'officialisation...
Deux arrivées sur le gong pour l'OM...
Et deux qui font quatre. L'Olympique de Marseille s'est offert ses troisième et quatrième recrues lors du dernier jour du mercato. Le milieu de terrain de l'AC Milan Ismaël Bennacer s'est engagé sous la forme d'un prêt payant de 1 million d'euros avec option d'achat avoisinant les douze millions d'euros (+3 de bonus, selon RMC). Le défenseur bosnien de Salzbourg Amar Dedic s'est lui aussi fait prêter jusqu'en fin de saison.
Asensio prêté à Aston Villa
En manque de temps de jeu au PSG, où il était arrivé en 2023, Marco Asensio va finir la saison en Premier League. Le polyvalent international espagnol a été prêté sans option d'achat à Aston Villa jusqu'en juin 2025. Le club anglais prendra en charge l'intégralité de son salaire.
City craque sur Nico Gonzalez
Manchester City a déboursé 60 millions d'euros pour s'attacher les services de l'ancien Barcelonais Nico Gonzalez, aujourd'hui au FC Porto. Une autre grosse dépense pour se renforcer offensivement après le recrutement d'Omar Marmoush.
Danso rejoint Tottenham
Son nom avait été associé à de multiples destinations ces derniers mois, et c'est finalement Tottenham qui a eu le dernier mot. Kevin Danso quitte Lens pour les Spurs en prêt avec obligation d'achat.
Gimenez à l'AC Milan, c'est fait
C'était attendu, c'est maintenant officiel. Santiago Gimenez, proche de l'OM un temps, s'est engagé avec l’AC Milan. Il a signé jusqu’en 2029 et portera le numéro 7. Le montant de l’opération est estimé à 35 M€. "L'AC Milan est ravi d'annoncer la signature définitive de Santiago Tomás Gimenez en provenance du Feyenoord Rotterdam. L'attaquant mexicain a signé un contrat qui court jusqu'au 30 juin 2029", dévoile l'AC Milan sur son site.
Encore un changement de club pour Zaniolo...
Nicolo Zaniolo a décidément du mal à se fixer dans un club. Le polyvalent joueur italien, qui était prêté à l'Atalanta par Galatasaray depuis le début de saison, a résilié son contrat avec le club de Bergame pour prendre la direction de la Fiorentina.
Batshuayi de Galatasaray à Francfort
Michy Batshuayi, en manque de temps de jeu à Galatasaray, s'est engagé avec l'Eintracht Francfort jusqu'en 2027. Le montant du transfert s'élève à 3 millions d'euros. Le Belge de 31 ans s'était engagé en juillet dernier avec le double champion de Turquie en titre, devenant le premier joueur étranger à avoir porté les maillots de Besiktas, Fenerbahçe et Galatasaray, les trois grandes écuries stambouliotes.
Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) : Sept films tunisiens au programme
Par Imen Abderrahmani
Le cinéaste tunisien Lotfi Achour réussira-t-il à ajouter un Etalon d'or au palmarès des "Enfants rouges" ? Le film est, avec un bouquet de six films tunisiens, à l'affiche de la 29ème édition du FESPACO.
Placée sous le thème « Cinémas d’Afrique et identités culturelles », la 29ème édition du FESPACO, qui aura lien du 22 février au 1er mars 2025, se distingue par une participation record avec 48 pays annoncés contre 35 à l’édition passée, avec au programme 235 films issus des pays d’Afrique et de sa diaspora.
Le cinéma tunisien sera au cœur de cette édition avec un bouquet de films, programmés dans les différentes sections, compétitives et non-compétitives de cet important festival du continent. Créé en 1969, le festival se déroule tous les deux ans à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, et se veut une plateforme d'échange entre les cinéastes du continent et un espace d’exploration des opportunités de coopération.
Au total: sept films tunisiens dont deux ont décroché le Tanit d’or de l'édition 2024 des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) figurent dans la programmation. Pour
Lauréat du Tanit d’Or à la 35ème édition des JCC 2024 et d’autres séries des prix parallèles, « Les enfants rouges » de Lotfi Achour sera en lice pour l’Etalon d’or de Yennenga, le plus prestigieux prix du Festival.
Long-métrage de fiction, « Les enfants rouges », qui s’inspire des faits réels, raconte la tourmente psychologique que vit Ashraf, un adolescent de 14 ans, qui a assisté à la décapitation de son cousin et ami Nizar par les Djihadistes. Terrifié, l’enfant a été obligé de ramener la tête à la famille dans un sac plastique, qui l’a conservée dans le réfrigérateur, avec l'espoir que les autorités arrivent et ramènent à la famille le cadavre pour l’inhumation... Après une longue attente, la famille décide d’aller chercher le corps dans la montagne coûte que coûte...
Dans la section de la Compétition des couts-métrages, « FESPACO Shorts », le public découvrira « Bord à bord » de Sahar El Echi, un autre film tunisien qui s’est distingué aux JCC 2024, remportant le Tanit de bronze. Le film concoure pour le Poulain d’Or de Yennenga.
Le long-métrage documentaire « Derrière le soleil » de Dhia Jerbi et le long-métrage de fiction « Who do i belong to » (‘La source’ pour le titre français et ‘Mé el aïn’ pour le titre arabe) de Meryam Joobeur seront en course pour l'un des prix de la section compétitive « Perspectives ».
Le 5ème film tunisien en compétition, lors du FESPACO 2025, est « Agora » d’Ala Eddine Slim qui figurera dans la compétition « Semaine de la critique », récemment créée par l'Association des critiques de cinéma du Burkina (ASCRIC-B). Dix longs-métrages dont cinq documentaires et cinq fiction figurent dans cette 1ère édition de cette nouvelle compétition.
Deux autres films tunisiens seront sur le catalogue de cette 29ème édition du FESPACO, dans la section non- compétitive « Panorama ». Il s’agit de « Les filles d’Olfa » de Kaouther Ben Hania, nominé aux Oscars, lauréat du César 2024 du Meilleur Film Documentaire et qui a à son actif de nombreux prix dont quatre ont été décrochés à Cannes 2023, ainsi que « Par-delà les montagnes » (Behind the Mountains, titre international) de Mohamed Ben Attia, qui a été primé dans plusieurs festivals.
Il est à rappeler que le réalisateur tunisien Youssef Chebbi a remporté l’Étalon d'or de Yennenga de la 28ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), en 2023, pour son film « Ashkal ».
I.A.
A l’Institut des Cultures d’Islam à Paris : Quatre artistes tunisiens explorent le savoir-faire ancestral
Quatre artistes internationaux originaires de la Tunisie participent à l’exposition polyphonique et pluridisciplinaire « L’esprit du geste » lancé depuis octobre 2024 pour se poursuivre jusqu’au 30 mars 2025 à l’Institut des Cultures d’Islam (ICI) à Paris.
L’exposition autour d’une exploration du geste, des traditions ancestrales et de l’hybridation, présente une collection d’œuvres qui réinterprètent gestes, motifs et matières transmis au fil des siècles et des migrations, tout en mettant en lumière les affinités entre les cultures perses, indiennes, ottomanes, arabes, berbères et d’Asie centrale.
Entrecroisant les registres de l’art, de l’artisanat et du domestique, les artistes mettent en lumière l’inventivité du travail manuel dans une interprétation vivante et exaltante, donnant lieu à des hybridations plastiques et esthétiques. A travers la peinture, l’installation, la sculpture, la danse, la tapisserie et l’architecture ils placent au cœur de leurs processus créatifs l’humain, le temps et la nature dans une rencontre sensible et directe avec la matière et la technique.
Dans parcours d’artistes, Selma et Sofiane Ouissi, chorégraphes et danseurs tunisiens, présentent leur projet autour de la poupée de Sejnane « Laaroussa », cette petite figurine portée par le savoir-faire des potières de Sejnane, inscrit par l'Unesco sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'Humanité.
Leur travail est exposé dans un parcours ponctué de projections vidéo, offrant une immersion sensible dans leur démarche à travers plusieurs projets emblématiques tels que « Laaroussa », « Le Moindre geste » ou encore « Bird », leur dernière performance, présentée en septembre 2024 lors de Dream City à La Commune (Aubervilliers) dans le cadre du Festival d’Automne.
La tapisserie, autrement
Avec une tapisserie monumentale, l'artiste Mohamed Amine Hamouda sublime dans « le jardin oasien » les matières végétales insolites, mal aimées ou en voie de disparition. On y retrouve notamment laine de mouton, fibres de palmier, halfa, tiges de corète, jonc de mer, arjun... A travers son œuvre, il rend hommage au patrimoine naturel et culturel de l'oasis de Gabès, en Tunisie, où il vit et travaille : il met en lumière la richesse d’une biodiversité oasienne en danger, tout en actualisant des techniques ancestrales de tissage. Dans son travail, Mohamed Amine Hamouda explore les ressources botaniques, maritimes et naturelles de Gabès pour créer des œuvres qui documentent et interprètent les menaces pesant sur la biodiversité et l’écosystème de la région, dues à l’intervention industrielle. Son travail vise à susciter des réflexions et à proposer des alternatives aux problématiques sociales, environnementales et économiques. En examinant la flore locale, il a mis au point des pigments naturels et des colorants, témoignant ainsi d’un processus de révélation et de recherche où peinture, collages et installations se conjuguent pour donner une nouvelle lecture du paysage et du patrimoine culturel de l’oasis.
Aux origines était le palmier
L’artiste conceptuelle Farah Khelil, en conversation avec la commissaire d'art Clelia Coussonnet (France), revient dans « Le palmier entre matériau et figure », sur son intérêt pour des gestes artistiques traditionnels ou hérités de l’histoire de l’art. Ensemble, elles présentent l’ouvrage « Effet de serre » (Bao Books, 2023), prolongement du projet de recherche et de création éponyme conçu par Farah Khelil en collaboration avec Clelia Coussonnet en octobre 2021 au sein de la serre du parc du Belvédère à Tunis. Le livre dévoile un corpus d’œuvres et de textes produits dans le cadre de ce projet qui étudiait l’histoire du Casino le Palmarium (Tunis, 1902) et la dialectique entre le palmier et l’eucalyptus. Cette recherche révèle une histoire où le politique côtoie la botanique et interroge l’architecture et l’ornementation.
Titulaire d’un doctorat de l’Ecole des Arts de la Sorbonne (2014), elle s’intéresse à la relation entre art, écriture et langage. Son approche s’inspire de son propre rapport à l’art, découvert à travers les livres d’histoire et les catalogues, et qu’elle retranscrit dans une pratique mêlant textes, images et objets en agencements protéiformes. En empruntant diverses techniques et matériaux, elle questionne la transmission et la perception de l’information. L'artiste dont le travail figure dans les collections du Frac Normandie, a exposé dans de nombreuses manifestations collectives à New York, Londres et Saint-Louis (Sénégal), ainsi que lors d’expositions personnelles, notamment à l’Appartement (Paris, 2017) et à Selma Feriani Gallery (Tunis, 2018).
Le Quotidien avec TAP
A la galerie Gorgi : Aya Ben Amor raconte cette « Absence habitée »
La galerie A. Gorgi accueillera à partir du 8 février une nouvelle exposition qui ne manque ni de fraîcheur ni encore d’originalité. « Absence habitée » ainsi s’intitule ce nouveau rendez-vous dont le vernissage est prévu le 8 février à 18h00. L’exposition qui se poursuivra jusqu’à la fin de ce mois offre à voir une approche artistique très particulière.
Dans un monde vidé de toute présence humaine, les animaux s’approprient les vestiges de la civilisation, réinventant leur propre équilibre. À travers des œuvres où matières récupérées et couleurs vibrantes se rencontrent, Aya Ben Amor compose des récits où l’instinct et la mémoire se croisent. Son travail, entre figuration et abstraction, évoque un monde en métamorphose, à la frontière du réel et de l’imaginaire.
Jeune et talentueuse artiste, Aya Ben Amor dont le talent et la formation académique vont de pair, puise ses inspirations librement des contes de Jean de La Fontaine et de Candide ou l’Optimisme de Voltaire. Elle propose une critique plurivoque de l’écosystème contemporain en mettant l’accent sur les faunes qui jouent de leur part un rôle prépondérant dans ces pratiques.
Elle utilise des supports qui servent également à caractériser l’état de l’animal en question, ainsi, des moments de sérénité et de cabriole sont représentés.
On trouve des nombreux médiums avec lesquels elle travaille ; de la peinture et du transfert à la gravure et l’installation aux vidéos pour déployer de nouveaux points de vue par rapport aux éléments qui évoquent une réflexion très lucide à notre société.
Elle a à son actif de nombreuses participations dans des expositions collectives en Tunisie et à l’étranger.
Editorial : Craindre l’effet domino … - Par Hassan GHEDIRI
La Tunisie pourrait-elle être à l’abri d’une nouvelle guerre commerciale dévastatrice qui semble se profiler à l’horizon? Peut-on prétendre que le nouveau choc protectionniste de Donald Trump contre le Canada, le Mexique et la Chine n’aura aucun effet sur notre pays, si l’on sait déjà que l’Europe sera prochainement sur la liste? Ce qui est sûr, c’est que les 7 mille kilomètres nous séparant géographiquement du pays de l’Oncle Sam ne pouvaient aucunement nous empêcher de subir des dommages collatéraux. En effet, Trump n’a fait qu’honorer les engagements qu’il a pris devant ses électeurs durant sa campagne électorale qui l’a conduit à la Maison Blanche. En officialisant, samedi, la hausse des droits de douane pour le Canada, le Mexique et la Chine, le président américain met en exécution sa menace de s’en prendre aux trois principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis. Ce retour fracassant de Trump au bureau ovale marquera, ainsi, le début d’une guerre commerciale inédite qui va apparemment chambouler tous les équilibres, déjà précaires, de l’économie mondiale. Après avoir mis en application sa menace d’imposer des droits de douane de 25 % sur les importations en provenance du Canada et du Mexique, et des taxes additionnelles de 10 % contre la Chine, il prépare son offensive contre l’Union européenne. Une hausse prochaine des tarifs douaniers sur les produits européens ne manquera pas d’affecter l’économie tunisienne, dont une part importante du commerce et de l’industrie est étroitement liée à l’Europe.
La Tunisie est profondément intégrée au marché européen, et ce, parce que l’Union européenne continue à être son premier partenaire économique qui absorbe près de 70 % de ses exportations et fournissant environ 50 % de ses importations. Toute éventuelle barrière protectionniste imposée par les États-Unis sur les produits européens risque donc d’avoir un effet domino et affecter directement les échanges commerciaux tunisiens de diverses manières.
Une taxation supplémentaire des exportations européennes par les États-Unis affaiblira la compétitivité des industries exportatrices de l’UE, ce qui risque de réduire leur demande des matières premières et des composants, dont certains sont fournis par la Tunisie.
Des secteurs comme l’automobile, l’aéronautique et le textile, dans lesquels la Tunisie se positionne comme étant l’un des fournisseurs essentiels, seront directement touchés. La riposte européenne au protectionnisme commercial étasunien devrait entrainer, à son tour, une certaine instabilité des marchés et provoquer une contraction économique dans la zone euro. Un ralentissement de la croissance européenne ne manquera pas de se répercuter immédiatement sur la demande en biens tunisiens, affectant le tissu industriel et menaçant des milliers d’emplois.
Un autre risque majeur concerne la hausse des prix des biens importés d’Europe vers la Tunisie. Si les entreprises européennes doivent absorber les nouvelles taxes américaines, elles chercheront à compenser leurs pertes en augmentant leurs prix sur d’autres marchés, y compris la Tunisie. Une telle situation entraînerait une inflation importée en Tunisie, notamment sur des biens de consommation courante, des équipements industriels et des matières premières nécessaires aux entreprises locales.
Cette inflation aggraverait une situation économique déjà fragile. La Tunisie souffre d’un taux d’inflation élevé et d’une pression sur sa monnaie, le dinar. Toute hausse des coûts d’importation pèserait encore plus sur le pouvoir d’achat des Tunisiens et compliquerait la relance industrielle.
Face à cette menace protectionniste, la Tunisie ne peut se permettre d’être un spectateur passif. Il devient urgent d’accélérer la diversification des partenariats commerciaux pour réduire la dépendance excessive à l’Europe. L’Afrique subsaharienne, les pays du Golfe et l’Asie émergente représentent des marchés potentiels pour compenser une baisse des échanges avec l’UE.
Par ailleurs, le pays doit renforcer sa compétitivité interne en améliorant son climat des affaires, en investissant dans l’innovation et en soutenant les entreprises locales pour qu’elles puissent mieux résister aux turbulences internationales. Une modernisation du secteur industriel et agricole pourrait également permettre de substituer certaines importations coûteuses par des productions locales.
Le retour de Donald Trump et sa guerre commerciale contre l’Europe illustrent les risques d’un monde de plus en plus fragmenté économiquement. Si la Tunisie ne sera pas directement visée par ces mesures protectionnistes, elle en subira néanmoins les effets collatéraux. Pour éviter un choc économique, elle doit anticiper ces changements, diversifier ses partenaires et améliorer sa résilience. L’heure n’est plus à la dépendance, mais à l’adaptation proactive.
H. G.
Abu Dhabi Open- 1/16e : Ons Jabeur- Jelena Ostapenko 2-0: victoire difficile mais amplement méritée
Par Jamel Belhassen
La Tunisienne Ons Jabeur a réussi son entrée en matière au tournoi d'Abu Dhabi en battant la Lettone Jelena Ostapenko par 2 sets à zéro mais après une lutte épique. Et rien qu'à voir les scores serrés des deux sets pour s'en rendre compte.
Le premier set a été disputé de bout en bout entre la Tunisienne Ons Jabeur, 33e au classement WTA et Jelena Ostapenko, 35e. Après un début laborieux, (1-3), Ons a retrouvé ses sensations pour revenir au score (3-3) . La suite à été équilibrée et deux joueuses ont dû recourir au tie break après un (6-6) époustouflant , remporté haut la main 7/5 par la Tunisienne en 53 minutes. Au second set, la musique n'a pas changé. Un jeu équilibré. Des coups droits imparable des deux côtés et des passages à vide partagés. A 5-5, le gain du set pouvait pencher d'un côté comme de l'autre. Finalement, Ons Jabeur, sereine et concentrée a eu le dernier mot (7-5). Ce fut une belle prestation de la ministre du bonheur avant le prochain match qui sera tout autant difficile.
J. B.
Vers la restructuration du secteur des viandes rouges
La filière de la viande rouge en Tunisie, qui englobe les viandes bovines, ovines et caprines, joue un rôle significatif dans l'économie agricole du pays.
Avec plus de 300 000 personnes impliquées à divers niveaux de production et de commercialisation, ce secteur représente environ 16% du produit brut national. Cependant, il fait face à des transformations nécessaires pour s'adapter aux réalités économiques contemporaines.
Demande fluctuante
La consommation de viande rouge en Tunisie a connu une baisse notable ces dernières années, passant de 9,5 kg par habitant en 2020 à seulement 8 kg en 2022. Cette diminution est principalement attribuée à des défis liés au pouvoir d'achat des ménages tunisiens.
Le marché, caractérisé par une offre limitée et une demande fluctuante, révèle des tensions entre production et consommation. Les acteurs du secteur, tels que Tarek Ben Jazia de la société Ellouhoum, soulignent que la production nationale tourne autour de 127 000 tonnes par an, insuffisante pour répondre à une consommation qui continue de se contracter.
Le secteur des viandes rouges est également un vecteur d'enjeux socio-économiques majeurs. Les pouvoirs publics commencent à porter un intérêt accru à cette filière, reconnaissant son potentiel pour générer des emplois et soutenir les revenus des agriculteurs.
Des discussions entre éleveurs, commerçants et institutions publiques ont été initiées pour aborder les défis rencontrés sur le terrain. L'amélioration des conditions d'élevage et la formation professionnelle des acteurs sont perçues comme essentielles pour revitaliser cette industrie.
Enjeux du secteur
La filière de la viande rouge en Tunisie est confrontée à plusieurs défis majeurs qui entravent son développement et sa durabilité. Parmi ces enjeux, on note l'absence de régulation adéquate des abattoirs, la fluctuation des prix, ainsi que les défis liés à la production et à la consommation.
L'un des principaux défis réside dans l'état des infrastructures d'abattage. Environ 150 abattoirs ne sont pas agréés, ce qui compromet la qualité sanitaire des produits. Le manque de supervision vétérinaire et de contrôle sanitaire dans ces établissements aggrave la situation. Malgré un plan de mise à niveau élaboré, son application reste en suspens, laissant le secteur dans une précarité qui nuit à sa réputation et à sa compétitivité sur le marché.
Parallèlement, les prix de la viande rouge continuent d'augmenter, rendant cette denrée alimentaire moins accessible pour une grande partie de la population. La consommation annuelle par habitant est restée bien en dessous des normes observées dans les pays développés, exacerbée par un pouvoir d'achat en baisse. Cette situation pousse les consommateurs vers des alternatives moins coûteuses, comme les viandes blanches, réduisant ainsi la part de marché de la viande rouge.
Le secteur fait face à des défis liés à la production elle-même. Les aléas climatiques affectent la disponibilité des fourrages, ce qui entraîne une instabilité dans l'élevage. De plus, le faible encadrement technique des éleveurs limite l'amélioration des pratiques d'engraissement et de productivité. Les acteurs du secteur appellent donc à une réforme structurelle visant à moderniser les pratiques agricoles et à renforcer les capacités des éleveurs pour garantir une offre suffisante et de qualité.
Importance de la régulation
Face à la volatilité des prix sur le marché international, les acteurs tunisiens plaident pour une régulation plus efficace. La récente tentative d'importation de viande rouge a échoué en raison des coûts prohibitifs sur le marché mondial. Par ailleurs, des observateurs suggèrent que subventionner l'alimentation animale pourrait stabiliser les prix locaux et améliorer les marges bénéficiaires des producteurs. De plus, l'augmentation régulière du prix du lait est envisagée comme un moyen d'équilibrer les revenus des éleveurs.
La filière de la viande rouge en Tunisie se trouve à un carrefour décisif. Pour naviguer dans ce paysage complexe, il est impératif d'adopter des réformes stratégiques qui non seulement soutiennent les producteurs locaux mais aussi répondent aux besoins croissants d'une population en quête d'une alimentation accessible et durable.
Gaza : Le Hamas accuse Israël de retarder la mise en œuvre de l’accord relatif à l'aide et à la reconstruction
Le mouvement de résistance palestinien Hamas a accusé Israël de retarder la mise en œuvre de l’accord relatif à l'aide et à la reconstruction à Gaza, où les bombardements israéliens se sont poursuivis pendant plus de 15 mois jusqu'à l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, le 19 janvier dernier.
Israël « continue de retarder la mise en œuvre du processus d'aide et de reconstruction prévu par l'accord de cessez-le-feu, tandis que certains engagements en matière d'aide humanitaire n'ont pas été pleinement respectés », a déclaré le porte-parole Hazem Qassem dans un communiqué, sans fournir d'autres détails.
« Malgré la destruction massive du secteur de la santé, l'occupation n'a autorisé aucune initiative de restauration ni l'entrée de fournitures médicales essentielles », a ajouté Qassem.
« Les livraisons de carburant restent bien inférieures à ce qui était stipulé dans l'accord, et la quantité atteignant le nord de Gaza est négligeable », a-t-il ajouté.
Le porte-parole a déclaré que « les machineries lourdes spécifiées dans l'accord n'ont pas été autorisées à entrer, empêchant la récupération des corps des martyrs et la récupération des corps (des prisonniers) qui doivent être échangés, en particulier à la fin de cette phase ».
Le Hamas a appelé les médiateurs, le Qatar et l'Égypte, ainsi que les garants du cessez-le-feu, à «contraindre l'occupation à autoriser immédiatement l'entrée du matériel de secours prévu par l'accord, en particulier les tentes, le carburant, les denrées alimentaires et les machineries lourdes, tout en veillant à mettre un terme à toutes les autres violations et infractions».
Plus tôt dans la journée, Salama Marouf, chef du bureau des médias de Gaza, avait déclaré que Gaza était une « zone de catastrophe humanitaire » dépourvue de « tous les produits de première nécessité nécessaires à la survie et à la dignité humaine ».
Mercredi, le bureau des médias avait appelé à faire pression sur Israël pour qu'il autorise l'entrée de tentes et de caravanes, afin d'abriter plus d'un quart de million de familles déplacées dont les maisons ont été détruites lors du génocide.
La trêve de six semaines en cours est la première partie d'un accord en trois étapes qui pourrait mettre un terme définitif à la guerre d'Israël à Gaza. La campagne militaire israélienne a tué plus de 47 000 Palestiniens et laissé le territoire à l'état de ruines.
Production d’électricité à partir de déchets ménagers : Un projet modèle à la décharge contrôlée du gouvernorat de Sousse
Aujourd'hui, sous la supervision officielle de Son Excellence M. OSUGA Takeshi, Ambassadeur du Japon en Tunisie, et de Mme Aida Robbana, Cheffe du Bureau UN-Habitat Tunisie, la première unité de production d’énergie verte a été inaugurée à la décharge contrôlée des déchets ménagers dans la zone d’Oued Laya, dans le gouvernorat de Sousse. Cette unité est placée sous la gestion de l’Agence Nationale de Gestion des Déchets (ANGED).
Ce projet pilote vise à exploiter et valoriser le gaz biométhane extrait des déchets ménagers, en letransformant en énergie renouvelable. Il représente un modèle efficace, à petite échelle, pour appliquer les principes de l’économie circulaire à la gestion des déchets.
L’initiative cherche à atténuer la dégradation de l’environnement, soutenir le développement durable et la transition écologique,promouvoir les technologies de traitement des déchets visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à traiter les risques sanitaires et à contribuer à la réduction du déficit énergétique.
Ce projet s'inscrit dans le cadre de la coopération entre les gouvernements de la Tunisie et du Japon,mis en œuvre par UN-Habitat Tunisie, et s’inscrit dans le suivi de la Déclaration de Tunis adoptée à la 8éme Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 8), tenue à Tunis les 27 et 28 août 2022, dans laquelle les Chefs d'Etat et de gouvernement ont souligné le besoin urgent de traiter les questions environnementales, notamment le changement climatique et les défis qui y sont liés, y compris la gestion des déchets.
Dans le même cadre, UN-Habitat, en collaboration avec le Gouvernement du Japon, met également en œuvre des projets de gestion des déchets ménagers et plastiques ainsi que de recyclage en Tunisie. Ces efforts se concentrent sur l’adoption de technologies innovantes et facilitent les échanges de connaissances entre les pays africains. De plus, des campagnes de nettoyage à grande échelle ont été organisées dans le Jardin Japonais de Tunis, ainsi que dans les gouvernorats de Nabeul et de Sousse, dans le cadre de l’initiative "Villes Propres Tunisie" de l`Ambassade du Japon en Tunisie. Ces campagnes, soutenues par l'Agence de Coopération Internationale du Japon (JICA), l'ANGED, et le Centre International Tunisien des Technologies de l'Environnement (CITET), contribuent à la mise en œuvre des recommandations de la Plateforme des Villes Propres Africaines (ACCP).
Cette unité de production d'énergie a été conçue et fabriquée avec l'expertise tunisienne et constitue la première unité pilote en Tunisie produisant de l’électricité à partir des déchets par la valorisation du biométhane. En réduisant les émissions, elle établit un modèle de résilience et de durabilité, servant d’initiative exemplaire pour encourager les acteurs en Tunisie et au-delà à répliquer de tels projets.
Cette initiative s'inscrit dans les stratégies mondiales et nationales visant à rechercher des solutions innovantes et alternatives pour préserver les ressources environnementales, protéger les écosystèmes et relever efficacement les défis liés au changement climatique.
«Transformer les déchets en énergie renouvelable permet non seulement de réduire les émissions, mais aussi d’établir un modèle de résilience et de durabilité qui peut inspirer des efforts similaires à travers la Tunisie et au-delà. Cette initiative reflète l'engagement d'UN-Habitat Tunisie pour des solutions innovantes qui répondent aux défis environnementaux tout en faisant progresser le développement urbain durable. Nous sommes honorés de collaborer avec le Ministère de l’Environnement, la STEG, le gouvernorat de Sousse, l'ANGED et l'Ambassade du Japon, dont l'engagement a permis de concrétiser ce projet," a déclaré UN-Habitat Tunisie.
« Ce projet marque la première initiative en Tunisie visant à convertir les déchets en énergie renouvelable. Je suis très content et fier de voir la recommandation de la Déclaration de Tunis de la TICAD 8 se concrétiser en Tunisie en collaboration avec nos partenaires fiables, notamment UN-Habitat, le Ministère de l’Environnement, la STEG, le gouvernorat de Sousse et l’ANGED. Je suis d’autant plus heureux de ce fait parce que cette année, les pays africains se réuniront de nouveau en août pour la TICAD 9 à Yokohama pour discuter des réalisations depuis la TICAD précédente. J'ai hâte de voir cette initiative pionnière être partagée non seulement en Tunisie mais aussi avec les autres pays du continent africain. » a déclaré M. Takeshi OSUGA, Ambassadeur du Japon en Tunisie.
Ce projet révolutionnaire met en lumière la puissance de la collaboration internationale et l’importance des solutions durables pour relever les défis environnementaux. L’utilisation des technologies avancées et la création de partenariats préparent le terrain pour un avenir plus lumineux et plus durable pour la Tunisie et la communauté mondiale. Nous sommes convaincus que cette initiative inspirera davantage d’efforts pour promouvoir la gestion durable de l’environnement en Tunisie et contribuera à la réalisation des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies.
Entreprises : AMI Assurances devient BNA Assurances
L’AMI Assurances entame une nouvelle phase de son développement en adoptant une nouvelle identité et devient BNA Assurances. Ce changement marque une étape décisive pour le secteur de l’assurance en Tunisie et illustre une vision partagée entre l’AMI et le groupe BNA, fondée sur des valeurs de confiance, de proximité et d’expertise. Cette évolution s’inscrit dans une dynamique de consolidation et de modernisation visant à offrir des services toujours plus performants et adaptés aux besoins des clients.
BNA Assurances ambitionne ainsi de bâtir l’assurance de demain, en s’appuyant sur un riche héritage, une expertise éprouvée et une capacité d’innovation au service de la sérénité de ses assurés. Grâce à cette nouvelle identité, la compagnie réaffirme son engagement à redéfinir les relations entre assureur et assuré, en plaçant l’humain et la confiance au cœur de chaque interaction.
Pour accompagner cette transition, BNA Assurances dévoile un nouveau logo, épuré et moderne, incarnant son dynamisme et son ambition. Ce choix reflète la volonté de la marque d’offrir des solutions d’assurance claires, accessibles et en phase avec les attentes de ses clients.
Si l’identité change, les fondamentaux restent : sécurité, savoir-faire et responsabilité demeurent les piliers de l’engagement de BNA Assurances. Plus que jamais, la compagnie entend accompagner ses assurés avec des services performants, innovants et adaptés aux défis de demain.
Ce changement marque le début d’un nouveau chapitre ambitieux pour BNA Assurances, avec la promesse de continuer à être un partenaire de confiance, solide et proche de ses clients.
















