Le conteur tunisien Hichem Darouich sur la liste du Guinness des contes
Persévérant, le conteur tunisien Hichem Darouich a réussi à inscrire son nom dans le Guinness des contes, lors de sa participation à la 3ème édition du Festival international du conte tenue du 19 au 25 janvier 2025, dans la ville de Marrakech, au Maroc.
Ce marathon narratif international a rassemblé plus de 100 conteurs représentant 30 pays qui ont établis un record Guinness dans la narration des contes avec 80 heures 35 minutes ininterrompues.
Connu pour ses contes qui puisent dans l’héritage populaire tunisien, Hichem Darouich a animé quatre ateliers de contes dans les écoles et collèges marocains et donné une master-class aux étudiants de la Faculté de la langue arabe de Marrakech.
Vers la consolidation des nouveaux modes de financement durables en Tunisie
Les obligations vertes sont devenues un outil financier incontournable dans la lutte contre le changement climatique et la promotion de la durabilité.
En Tunisie, où les besoins de financement pour des projets respectueux de l'environnement sont pressants, ces instruments financiers offrent une opportunité unique pour mobiliser des capitaux privés en faveur du développement durable. Le pays s'est engagé à réduire significativement son empreinte carbone, ce qui nécessite un volume important de financements verts.
Un secteur en plein essor
Le marché des obligations vertes a connu une croissance spectaculaire au niveau mondial, passant de 37,6 milliards de dollars en 2016 à plus de 2 160 milliards en 2022. Cette tendance reflète l'urgence croissante d'investir dans des projets contribuant positivement à l'environnement.
En Tunisie, le contexte est particulièrement favorable au développement du marché des obligations vertes. Le pays vise à réduire l'intensité carbone de son économie d'un tiers d'ici 2030.
Les projets éligibles pour être financés par des obligations vertes en Tunisie incluent une large gamme d'initiatives contribuant positivement à la transition écologique. Parmi ces projets, on trouve notamment les énergies renouvelables comme la production solaire, éolienne ou hydroélectrique. L'efficacité énergétique est également soutenue, avec des initiatives visant à améliorer l'efficacité dans les bâtiments neufs ou rénovés et le stockage d'énergie.
D'autres secteurs peuvent bénéficier également du financement par obligations vertes, tels que la prévention et le contrôle de la pollution, qui incluent les actions pour réduire les émissions atmosphériques et contrôler les gaz à effet de serre. La gestion durable des ressources naturelles, comprenant l'agriculture durable et la foresterie responsable, est aussi encouragée.
Un guide pour promouvoir l'émission des obligations vertes
Le cadre réglementaire pour les obligations vertes en Tunisie est encore en développement et présente plusieurs défis. Bien que le pays ait manifesté son intérêt pour ce type de financement, l'absence d'un cadre clair et adapté limite relativement l'émission effective d'obligations vertes par les institutions financières tunisiennes.
Le Conseil du Marché Financier (CMF) a élaboré un guide pour promouvoir l'émission d'obligations vertes, socialement responsables et durables, aligné sur les recommandations internationales telles que celles de l'ICMA. Cependant, des défis persistent notamment en termes de mécanismes incitatifs fiscaux et de ressources bilancielles à long terme nécessaires pour soutenir ces projets verts.
Pour faire face à ces défis, il est essentiel de mettre en place un environnement réglementaire favorable qui encourage la gouvernance dans l'utilisation des fonds levés par les obligations vertes. Cela inclut également la nécessité d'une sensibilisation accrue auprès des investisseurs ainsi que le renforcement des capacités techniques du secteur financier tunisien pour évaluer efficacement les projets verts.
Répercussions économiques et sociales
Les obligations vertes ont plusieurs impacts économiques positifs sur le développement local en Tunisie. Tout d'abord, elles permettent de diversifier les sources de financement, ce qui est particulièrement utile pour un pays cherchant à réduire sa dépendance aux sources traditionnelles de capitaux. En mobilisant des investissements privés pour des projets durables, ces instruments contribuent à la stimulation économique locale et à la création d'emplois dans des secteurs verts comme les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique.
En outre, les obligations vertes favorisent une transparence accrue dans l'utilisation des fonds levés, ce qui renforce la confiance des investisseurs internationaux et nationaux. Cela peut améliorer la réputation financière du pays et attirer davantage d'investissements futurs. De plus, en soutenant le développement durable, elles aident à améliorer la qualité de vie des citoyens tunisiens tout en promouvant une économie plus résiliente face aux défis environnementaux.
L'intégration de l'économie verte dans le modèle de développement tunisien offre des opportunités importantes pour innover et créer de nouvelles niches économiques durables.
CNCI : Un appel à participation pour deux ateliers de formation sur la production d’un film d’animation en stop motion
Le « Creative Digital Lab » (CDL) relevant du Centre national du cinéma et de l’image (CNCI) organise un cycle de deux ateliers de formation sur la production d’un film d’animation en stop motion qui seront encadrés par l’artiste visuel et réalisateur de films d’animation tunisien Alaeddin Abou Taleb.
Le CNCI informe qu’un appel à participation est ouvert jusqu’au 18 février prochain et que le nombre de places est limité. Le premier atelier se déroulera du 25 au 28 février et le deuxième est prévu au mois d’avril 2025.
Premier incubateur et laboratoire publique spécialisé dans les industries digitales, le « Creative Digital Lab » est un espace dédié à la diffusion de la culture de l’image et à la culture scientifique, soutenant les freelances et les startups passionnés par les technologies créatives et numériques.
Théâtre National Tunisien (TNT): Inauguration le 13 février du Hall d’Honneur et du studio « Ali Ben Ayed » au Palais de Halfaouine
En collaboration avec la Fondation « Abdelwaheb Ben Ayed » (FABA), le Théâtre National Tunisien inaugurera, le 13 février, le Hall d’Honneur et le studio « Aly Ben Ayed » au Palais de Halfaouine, dans la médina de Tunis. Cet événement sera également marqué par la remise des diplômes de la 9ème promotion de l’École pratique des métiers du théâtre. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre d’une démarche visant à renforcer les infrastructures culturelles et à valoriser le patrimoine théâtral tunisien.
Selon le directeur général du Théâtre National Tunisien, Moez Mrabet, ces nouveaux espaces ont pour objectif de dynamiser la vie culturelle de Halfaouine et de renforcer l’attractivité touristique de la région. Le Hall d’Honneur, restauré et réhabilité, reliera les différents espaces du palais et accueillera des expositions retraçant l’histoire du théâtre tunisien à travers des costumes de scène et des photographies illustrant les productions majeures. Le studio « Aly Ben Ayed », rénové grâce au financement de la FABA, sera dédié à la formation théâtrale.
Les travaux de réhabilitation ont également permis la création d’une salle de scénographie, d’une bibliothèque spécialisée et la rénovation de la salle supérieure, destinée aux cours et répétitions. La salle « Bernard Turin » a été améliorée pour accueillir des formations et des spectacles. En outre, une exposition de costumes de scène, dont ceux de la pièce « Mourad III », ainsi que des photographies retraçant l’évolution du théâtre tunisien, seront présentées.
Ce projet s’inscrit dans une vision globale visant à optimiser l’utilisation du Palais de Halfaouine, qui deviendra un pôle culturel ouvert au public, accueillant spectacles, manifestations culturelles et activités artistiques, tout en restant un siège administratif et une école de formation.
Edito : Intelligence Artificielle et intérêt superficiel ! - Par Kamel ZAIEM
Elle est bien là et elle fait déjà peur à beaucoup de gens malgré les avantages qu’elle présente. L’Intelligence Artificielle (IA) est en train de prendre place dans quasiment tous les domaines et elle commence à menacer beaucoup de métiers et à modifier la nature du marché de l’emploi dans le monde. Qu’en sera-t-il en Tunisie ?
D’après les spécialistes en la matière, les changements prévus seront encore plus évidents à partir de l’année 2030. Dans cinq ans, le constat sera plus clair avec des métiers qui vont connaître un grand déclin et d’autres, malheureusement en nombre inférieur, qui prendront leur place.
Les récentes études lancées par d’éminents spécialistes viennent de confirmer les changements prévus dans le marché de l’emploi. D’ici 2030, la Tunisie connaîtra un bouleversement majeur de son marché du travail, marqué par une rotation de 20% des emplois. Selon le rapport 2025 du Forum économique mondial, soutenu par l’IACE, les métiers technologiques, essentiellement dans les domaines de technologie, de l’économie, de la transition énergétique verte entre autres, domineront les secteurs en croissance, tandis que d’autres, liés aux tâches répétitives, et ils sont nombreux dans notre vie de tous les jours, déclineront fortement.
Le même rapport comprend une étude sur « L’avenir de l’emploi en Tunisie » établissant les fonctions croissantes en Tunisie. Ces dernières seraient principalement liées à la technologie, les méga-données, l’intelligence artificielle, la cybersécurité, le génie robotique, le leadership, l’impact social, la gestion de l’environnement et la gestion des talents, tous des domaines qui datent de très peu et qui vont absorber un grand nombre de demandeurs d’emploi parmi ceux qui vont s’y spécialiser.
En contrepartie, l’étude souligne une nette et rapide baisse dans le recrutement des ouvriers, des comptables, des agents d’audit des usines ainsi que dans les fonctions liées aux livres, à l’édition en papier et aux gestionnaires des salaires. Ces métiers vont payer les frais de l’automatisation croissante, à la numérisation des données et à l’évolution des besoins du marché.
L’étude indique que 80% des entreprises actives du pays ont identifié « le manque de compétences » comme le plus important obstacle entravant leur transformation numérique et leur développement d’ici 2030. Le même rapport indique que 86 % des entreprises cherchent à améliorer les compétences et l’efficacité de leur main-d’œuvre afin de répondre aux nouvelles orientations.
Elle indique également que les entreprises soumises à l’étude considèrent que l’expansion de l’accès numérique est une orientation nécessaire à la sécurité du processus de développement de l’entreprise. Ces entreprise s’accordent aussi à dire qu’une orientation macroéconomique est nécessaire pour faire face à la cherté de la vie et au faible taux de croissance économique.
Les chiffres sont là et les études sont claires quant à l’avenir du marché de l’emploi, pour la Tunisie comme pour la plupart des pays du monde. Toutefois, on a l’impression que ce grand changement de décor dans les domaines de l’emploi et de la transformation en matière de travail ne semble pas encore occuper la place qu’il mérite dans les priorités de l’Etat et des entreprises. Alors que tout semble changer avec une vitesse vertigineuse, les solutions de rechange ne figurent pas encore sur la feuille de route des parties concernées alors que le sujet devient de plus en plus vital. Point de campagnes de sensibilisation, point d’alternatives susceptibles de minimiser les éventuels dégâts et une curieuse nonchalance qui risque de voir cette IA tout emporter sur son chemin alors qu’un peu plus d’intérêt et de prise de responsabilité pourrait préparer le pays à ces changements et aux possibles nouvelles orientations en matière de formation et d’emploi.
K. Z.
La VAR et l'arbitre étranger de retour
La Fédération Tunisienne de Football a décidé au cours de sa réunion tenue aujourd'hui que la VAR sera de retour dans nos stades dès la 20e journée de la Ligue 1 et sera présente dans tous les stades. Même la super coupe de Tunisie entre L'Espérance et le Stade Tunisien de ce dimanche se jouera en présence de la VAR. Le contrat signé avec la société qui fournira les équipements court jusqu'à la fin du mandat du BF actuel c'est-à-dire en 2029. Enfin, la FTF a autorisé le recours à l'arbitre étranger chaque fois que c'est nécessaire. Voilà des décisions susceptibles de calmer un tant soit peu les esprits, chauffés ces derniers temps et notamment lors du dernier week end après les matches joués au Bardo, à Tataouine et à Rades.
Jamel Belhassen
Composition du nouveau staff technique de la sélection tunisienne : Daou et Sahli, adjoints
La Fédération Tunisienne de Football vient de confirmer aujourd'hui la nomination de Sami Trabelsi à la tête de la sélection nationale et d'annoncer les membres de son staff. Il a été décidé que les entraîneurs adjoints seront les suivants: Hamadi Daou et Mohamed Sahli. Les préparateurs physiques seront Wassim Moalla et Aymen Djedidi alors que l'entraîneur des gardiens sera Hichem Jaziri.
J. B.
Tournoi de Doha- 1/32e : Onw Jabeur s-'impose facilement face à MC Cartney Kessler (2-0)
La Tunisienne Ons Jabeur, 35e mondiale n'a éprouvé aucune difficulté pour se qualifier aux seizièmes de finale contre l'Américaine MC Cartney Kessler, 55e par 2 sets à 0. La supériorité de Ons a été nette tout au long du match qui n'aura duré que 55 minutes. Concentrée et efficace, la Tunisienne a prouvé encore une fois qu'elle retrouve progressivement son meilleur niveau. Il faut rappeler aussi qu'elle a été aussi par un large public tunisien qui vit au Qatar.( 6-2) en 32 mn puis (6-0) lors du second en 23 mn. La différence de classe est évidente.
Jamel Belhassen
Ligue 1 - 19e journée : ESZ CA et CAB ST à l'affiche
A peine sortis de la 19e journée de la Ligue 1 avec toutes ses erreurs arbitrales entre samedi et dimanche, voilà que la 19e ronde arrive à grand pas avec au programme un certain ESZarzis- C.Africain et un intéressant CABizerin- Stade Tunisien. Cette journée se jouera les mardi, mercredi et jeudi. Voici par ailleurs, le programme complet:
Mardi 11 février 2025
CAB -ST
Mercredi 12 février 2025 - 14 h00
EST- ESM ( Huis clos)
ESZ -CA
EGSG- CSS
Jeudi 13 février 2025
JSO -OB
ESS -ASS
ASG -UST
USBG -USM
J. B.
Vers une refonte des procédures de soutien des Startups
La Tunisie dispose des bases nécessaires à une économie compétitive et innovante. L’écosystème de startups (entrepreneurs, investisseurs, État, écoles, accélérateurs, incubateurs et pépinières) tunisiennes est l’un des plus prometteurs au niveau régional.
Malgré les défis auxquels font face certains secteurs de l’économie, le jeune entrepreneuriat qui mise sur l’innovation arrive, contre vents et marées, à se développer, voire à créer une réelle valeur ajoutée et à s’imposer.
C’est sous cet angle que la Présidente Directrice Générale du pôle Technologique « Smart Tunisian Technoparcs », Rim Saied vient de souligner l’importance de conclure des accords de coopération directe entre l’État et les start-up et de mettre en place des lignes de financement pour les entreprises qui sont entrées en phase de production sur le marché.
Au sujet des besoins des start-up en matière de législations et de financements au moment où le gouvernement s’apprête à réviser la loi sur l’investissement, Saied a souligné que la société Smart Tunisian Technoparcs travaille sur cette proposition.
Beaucoup de start-up, dont les produits sont reconnus et qui possèdent des services avantageux, sont prioritaires, a indiqué la responsable, estimant que cette priorité ne peut être concrétisée qu’en leur (start-up) permettant de contracter directement avec l’État.
Notons que le dernier Rapport Global sur les Écosystèmes de Startups 2024 publié par Startup Genome et le Global Entrepreneurship Network met en lumière la croissance spectaculaire de l’écosystème startup tunisien.
Avec une augmentation impressionnante de 205% de sa valeur, l’écosystème tunisien démontre une vitalité et un potentiel remarquables. Il présente, à ce titre, des indicateurs d’une forte dynamique de l’innovation en Tunisie.
Les secteurs de l’IA, des Big Data & Analytics, des sciences de la vie et de l’économie bleue sont de plus en plus développés pour leur densité de talents, leurs ressources de soutien et leur activité intense de startups. En outre, des initiatives telles que le programme Women Call, le Startup Act 2.0 et la nouvelle plateforme d’enregistrement pour les auto-entrepreneurs en Tunisie sont des raisons convaincantes pour lesquelles les startups devraient considérer la Tunisie comme une destination de choix.
Les Rencontres du Théâtre Amateur : un bouquet d’œuvres théâtrales à l’affiche
La cinquième édition des Rencontres du Théâtre Amateur démarrent cet après-midi à 17h00 pour se poursuivre jusqu’au 15 février 2025 au Théâtre des Jeunes Créateurs, à la Cité de la Culture.
Organisé par le Théâtre Opéra de Tunis – Pôle Théâtre et Arts Scéniques, cet événement braque les projecteurs sur les talents émergents du théâtre amateur à travers une programmation diversifiée de spectacles et d’échanges artistiques.
Selon une publication sur la page officielle du Théâtre Opéra de Tunis, cette édition rendra hommage à Ahmed Kochbati, une figure emblématique du théâtre tunisien et fondateur de l’Association Théâtre du Nouvel Espoir de Béja en 1987. Son parcours et son influence sur la scène nationale seront célébrés au cours de cette manifestation.
Le coup d’envoi de la programmation sera donné cet après-midi, à 17h00 avec « Le camp des réfugiés » de Talel Ayoub (Association Culture et arts- Sahloul- Sousse), qui sera jouée au Théâtre des Jeunes créateurs. Le programme de cette 1ère journée comporte également « Ouled Chérif » de Safouane Kochbati (Association Mohamed Hidri-Béja), prévue à 18h30.
Le programme prévoit d’autres créations de plusieurs associations actives dans différentes régions de la Tunisie : « Voyage » de Jalel Hamoudi (Association Mosaïque- Médenine), « Anti… ? », encadrement de Wafa Taboubi (Espace Madart- Carthage), « Aladin avec la langue des signes » de Kaïas Habib (Association Nassim en partenariat avec l’Association tunisienne d'assistance aux sourds (ATAS)-Section Nabeul), « Retour », encadrement de Nabih Delaîi (Ateliers du Pôle du théâtre et des arts scéniques –Théâtre de l’Opéra-Tunisie), « Tamurt » de Omar Ben Soltana (Foundek El Haddadine-Sfax).
Les Rencontres du Théâtre Amateur seront également un espace d’expression libre pour les passionnés de théâtre, où se croiseront diverses expériences artistiques et esthétiques. Cet événement a pour objectif de mettre en avant des créations originales et de promouvoir la diversité des initiatives théâtrales amateurs, tout en favorisant les échanges entre artistes et spectateurs.
Institut national du patrimoine : Un grand chantier national de restauration en cours
Depuis quelques mois, l’Institut national du patrimoine s’active pour rendre à tant d’institutions muséales son aura. Tant de projets sont lancés. Six musées sont concernés. Détails.
La Division du développement muséographique relevant de l’Institut National du Patrimoine (INP), a entamé un vaste programme national de restauration, de réaménagement, de conservation et d’entretien des institutions muséales dans divers gouvernorats du pays, selon un communiqué du ministère des affaires culturelles.
Ce programme d’interventions sur le patrimoine s’inscrit dans le cadre de la stratégie du ministère visant à préserver et à valoriser le patrimoine national, tout en renforçant l’attractivité des musées auprès des visiteurs.
Les chantiers concernent six musées répartis sur les gouvernorats de Sfax, Tunis, Monastir et Béja.
Parmi ces six musées, trois déjà sont à Sfax. Le premier est le musée archéologique de Sfax, où la majorité des mosaïques a été restaurée. Le musée connaît actuellement des travaux de restauration et de réaménagement de deux salles d’exposition en vue de leur ouverture dès la fin du chantier, moyennant un budget total de 200.000 dinars. L’opération de restauration des collections muséales et le projet de développement muséographique moyennant un budget global de 150.000 dinars pour l’année 2025, ont été confiés à l’INP. De son côté, le conseil municipal se charge de la restauration et de l’entretien des salles, pour un montant de 210.000 dinars.
Le 2ème musée qui ouvrira également ses portes dès que les travaux sont achevés est le musée ethnographique « Dar Jellouli » à Sfax. Fermé depuis presque quatre ans, le musée a subi un vrai « lifting ». Entre 2021 et 2023, une opération de restauration d’une partie des niveaux souterrains et du rez-de-chaussée du musée Dar Jellouli a été menée, pour un coût total de 81.000 dinars. La dernière phase, consistant en des travaux de finition, est prévue pour février 2025.
L’ouverture du musée aux visiteurs et l’accueil d’événements culturels dans le rez-de-chaussée sont programmés en avril 2025, coïncidant avec l’édition 2025 du Mois du Patrimoine (18 avril – 18 mai).
Quant au 3ème musée est celui réservée l’architecture traditionnelle et il est situé à la Kasbah de Sfax. Les travaux dans ce musée démarreront au cours de cette année, dès que l’étude technique qui sera lancée en mars 2025 soit prête. Il est à noter que cette décision de mener une étude a été prise suite à une visite de terrain effectuée par la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, au musée de la Kasbah de Sfax le 28 janvier 2025, pour un constat d’état des collections exposées et celles de Dar Jellouli conservées dans les réserves du musée de la Kasbah. Dans cet ordre d’idées, des experts en scénographie muséale ont été désignés pour repenser la muséographie et proposer des solutions adéquates en matière de surveillance climatique afin de protéger les collections.
D’autres grands chantiers à Monastir, Béja et Tunis
Toujours dans le cadre de ce programme national, d’autres travaux ont ciblé le célèbre musée archéologique de Lamta (Monastir) qui a connu au de la période 2021-2023, des travaux de restauration des toitures, de consolidation des murs et des structures, ainsi que de rénovation du réseau électrique et d’entretien des plafonds en plâtre ont été parachevés, pour un budget total de 250.000 dinars.
Le 5 novembre 2024, la troisième phase du projet a été lancée, avec des travaux d’aménagement de deux salles d’exposition, pour un montant de 190.726.800 dinars.
En ce qui concerne les collections, les mosaïques du musée font actuellement l’objet de travaux de restauration et de conservation.La réouverture de ce musée sera un grand évènement surtout pour les habitants de Lamta qui ont réclamé la longue fermeture de cet espace.
Fermé depuis le 1er mars 2024, les travaux au musée paléochrétien de Carthage (Tunis) avancent à pas sûrs. Des travaux de réaménagement muséal ont été lancés en avril 2024. Quant aux travaux d’aménagement intérieur, ils ont été achevés en juillet 2024 et ceux de la réserve du musée et du bureau du conservateur en octobre 2024.
En novembre 2024, des travaux de revêtement et d’embellissement des abords extérieurs du musée ont été achevés, pour un coût total de 304.000 dinars.
Par ailleurs, le coût de l’aménagement du jardin archéologique aux abords du musée a été estimé à 160.000 dinars. Le dossier a été soumis à l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) afin d’assurer le financement nécessaire.
Le 6ème monument figurant sur ce programme national est le Palais Bourguiba à Béja. Monument phare de la ville, riche en histoire, le palais sera converti en un centre culturel.
L’Institut National du Patrimoine (INP) s’emploie à l’élaboration du programme scientifique relatif au projet de réhabilitation du palais présidentiel de Béja, connu sous le nom palais de Bourguiba, en collaboration avec des chercheurs de l’Institut, en vue de définir le programme opérationnel du projet. Un bureau de contrôle technique a été désigné et un diagnostic de l’état structurel du site a été réalisé.
Conformément aux dispositions de l’article 6 du décret gouvernemental n° 967 de l’année 2017, le ministère de l’Equipement a été désigné maître d’ouvrage délégué pour la mise en œuvre du projet de restauration et de réhabilitation du palais.
L’INP procédera au transfert des fonds destinés aux études et aux travaux de restauration au conseil régional du gouvernorat afin d’accélérer la mise en œuvre du projet.
L’achèvement des travaux et des études nécessaires pour la bonne exploitation de ce monument permettra la bonne intégration de cet ancien palais dans la vie culturelle et artistique de la ville de Béja et offrira aux artistes et créateurs de la région un nouvel espace de créativité.
Le Quotidien avec TAP
Code des hydrocarbures : L’urgence d’un amendement salvateur
Par Hassan GHEDIRI
L’amendement du Code des hydrocarbures, qui s’est fait attendre depuis longtemps, est indispensable pour réduire le déficit et éliminer les obstacles à la transaction vers les énergies propres.
Vendredi dernier, la précarité énergétique de la Tunisie a été la problématique centrale sur laquelle s’est penché Kamel Maddouri avec son gouvernement à l’occasion du Conseil ministériel tenu à La Kasbah. Au menu: un projet de loi portant modification du Code des hydrocarbures, élaboré par le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. D’après un communiqué gouvernemental diffusé à cet effet, le chef du gouvernement a mis en lumière les défis majeurs auxquels fait face le secteur énergétique tunisien, marqué par une baisse de production, une dépendance croissante aux importations et un cadre législatif peu attractif pour les investisseurs. Dans un monde où l’énergie est devenue une question de souveraineté primordiale qui suscite des conflits et des tensions géopolitiques majeures, la Tunisie subit de plein fouet les chocs énergétiques extérieurs et se trouve plus que jamais contrainte de repenser ses choix stratégiques à même de concilier souveraineté énergétique, attractivité des investissements et durabilité environnementale.
Bien que dotée d’un potentiel de ressources non conventionnelles inestimables, la Tunisie est grandement dépendante des énergies fossiles qui aggravent considérablement son déficit commercial. Il faut noter dans ce sens que, depuis 2010, la production nationale de pétrole a chuté de plus de 60%, passant de 4,4 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) à environ 1,7 Mtep en 2024. Une chute entraînée par l’épuisement des gisements existants et le ralentissement des opérations d’exploration au cours de ces dernières années. La production de gaz naturel suit la même tendance, puisqu’aujourd’hui notre pays importe l’essentiel de ses besoins, notamment d’Algérie, après avoir vu sa production baisser de 50 % sur la même période. Une situation qui aggrave fortement la dépendance aux importations. En 2024, la Tunisie a, en effet, importé près de 80% de ses besoins en énergie, contre 50% il y a une décennie. Cette précarité pèse lourdement sur le budget de l’État, avec une facture énergétique qui représente environ 10 % du PIB. La subvention des produits énergétiques, bien que réduite ces dernières années, elle continue à constituer un lourd fardeau pour les finances publiques.
Chute libre
L’amendement du Code des hydrocarbures qui semble être en gestation formerait une étape décisive pour réduire le déficit et éliminer les obstacles à la transaction vers les énergies propres. Car, obsolète, le cadre législatif et réglementaire du secteur des hydrocarbures, datant de 1999, est une entrave devant la souveraineté énergétique souhaitée. Les coûts élevés des permis d’exploration, les ambiguïtés juridiques et l’absence d’une politique de promotion efficace sont des facteurs qui découragent les investisseurs étrangers. Ceci explique le manque flagrant de nouveaux forages au cours de ces dernières années. L’exploration pétrolière a fait chute libre, au cours des deux dernières décennies passant d’une moyenne de 20 permis par an dans les années 2000 à moins de 5 en 2024.
L’amendement du Code des hydrocarbures doit également ouvrir de nouvelles pistes à la diversification des ressources. La Tunisie reste largement dépendante des énergies fossiles, qui représentent plus de 90% de son mix énergétique. Les énergies renouvelables, bien que prometteuses, ne contribuent qu’à hauteur de 4 % à la production totale d’énergie, loin de l’objectif de 30 % fixé pour 2030. Cette situation limite la résilience du pays face aux fluctuations des prix internationaux du pétrole et du gaz.
Rendre le cadre législatif plus attractif s’avère ainsi une exigence à laquelle le gouvernement doit pouvoir répondre en réduisant les coûts des permis d’exploration, en simplifiant les dispositions fiscales et en offrant des incitations pour l’exploration dans les zones frontalières et offshore.
En même temps, l’Etat souhaite accélérer la transition vers les énergies renouvelables. La Tunisie, qui dispose d’un potentiel solaire et éolien considérable, avec notamment plus de 3 mille heures d’ensoleillement, est obligée d’adopter des mesures permettant une meilleure exploitation de ces gisements dont la valorisation est capable de réduire la dépendance aux importations d’hydrocarbures mais aussi de créer des milliers d’emplois. La révision du Code des hydrocarbures, le développement des énergies renouvelables et la promotion de la bonne gouvernance constituent des pistes prometteuses pour relever les défis du secteur.
H. G.
Editorial : De la goutte à la gouttière …
Par Chokri BACCOUCHE
Ils ont fui la goutte, ils sont tombés sous une gouttière: cet adage ancestral traduit les ressentiments éprouvés par les citoyens américains d’origine arabe. Traditionnellement démocrate, cette communauté a commis, en effet, une grossière erreur en votant massivement en faveur de Donald Trump. Ils s’en mordent aujourd’hui les doigts comme le confirme une enquête publiée il y a quelques jours par le magazine Politico. Le projet annoncé solennellement par le revenant président américain de prendre le contrôle de Gaza, de déporter ses habitants et de transformer l’enclave en «Côte d’Azur du Moyen-Orient» a fait l’effet d’une douche froide et d’un coup de couteau dans le dos ressentis par tous les Arabo-Américains. Choqués voire ulcérés, ces derniers se sentent floués et trahis par celui-là même qu’ils ont porté, à tort, au pinacle dans l’espoir de contribuer à la victoire d’une nouvelle administration plus juste à l’égard notamment de la Cause palestinienne. Ils en ont eu pour leurs frais et ils découvrent aujourd’hui l’étendue des dégâts causés par leurs faux calculs et leur regrettable naïveté. Ils avaient pensé que Trump allait apporter enfin la paix au Proche-Orient, mais, à leur grand regret, c’est tout le contraire qui s’est produit. On peut même dire que la situation dans la région a empiré si l’on se réfère aux dernières sorties médiatiques fracassantes et pour le moins délirantes du nouveau locataire de la Maison Blanche.
Signe d’une amère désillusion que ses membres n’arrivent pas à digérer, le groupe Americans for Trump, qui s’est démené comme un beau diable pour participer au succès de son poulain, s’est rebaptisé Arab Americans for Peace dans les heures qui ont suivi l’annonce par Trump de prendre possession de Gaza. Ce baroud d’honneur ne changera rien à l’affaire bien évidemment, le mal étant fait, mais tout porte à croire qu’il a été décidé pour sauver, tant soi peu, la face et marquer le coup pour cette communauté arabo-américaine qui a jeté finalement son dévolu sur un bien piètre cheval, dont les ruées commencent à se faire douloureusement sentir. Le mérite de cette communauté est d’avoir essayé tout de même de changer le désordre des choses, même s’il faut reconnaître qu’elle n’avait aucune chance, dès le départ, de réaliser son objectif, et pour cause ! Ce n’est un secret pour personne, en effet, la démocratie américaine est biaisée. Elle est régie par la puissance de l’argent et contrôlée de bout en bout par les groupes d’influence. Et à ce titre, les lobbies juifs y font la pluie et le beau temps. La puissance de ces groupes d’influence se vérifie tant sur le plan financier qu’au niveau politique dans la mesure où les sénateurs américains siégeant au Congres sont de confession juive, comme le prouvent les statistiques. Ceux qui ne le sont pas sont soudoyés d’une manière ou d’une autre. Si la devise du célèbre narcotrafiquant Pablo Escobar est «plata o plombo», traduire «l’argent ou le plomb», une des phrases culte que le «roi de la cocaïne» utilisait pour corrompre la police, dans le domaine politique aux Etats-Unis, on n’a pas besoin de recourir à de tels arguments persuasifs et musclés. La «plata» ouvre en effet toutes les portes du nirvana politique sans se faire prier. Ceux qui «se la jouent» intègres et incorruptibles verront, dans la plupart des cas, leur carrière écourtée. Le système dominé par les lobbies influents aura vite fait de virer ces «brebis galeuses» qui s’obstinent à nager à contre-courant. Résultat des courses: Parti démocrate ou Parti républicain, les deux formations politiques aux Etats-Unis, c’est blanc bonnet, bonnet blanc, c’est-à-dire du pareil au même. Seule la forme change mais le contenu est kif kif à quelques menus détails près, particulièrement en matière de politique étrangère concernant notamment le Moyen-Orient.
Les preuves confirmant ce constat sont d’ailleurs légion. Il suffit de se rappeler ce qu’ont fait de vraiment moche et amoral l’ancien président US démocrate, Joe Biden, et son équipe durant la guerre de Gaza et ce que compte faire son successeur républicain Donald Trump pour se rendre à cette évidence. Quand les dés sont pipés dès le départ, il ne faut pas se faire donc trop d’illusions. Les choses sont ainsi faites outre Atlantique et depuis belle lurette mais le comble c’est que les pays arabes feignent de l’ignorer et s’obstinent à frapper à une porte hermétiquement fermée, sans s’en donner pour autant les moyens de l’ouvrir d’une manière ou d’une autre. Ces moyens existent pourtant, car le monde arabo-musulman ne manque ni d’argent ni de matière grise. Ce qui lui fait défaut, c’est surtout la volonté politique, la détermination d’explorer de nouvelles voies susceptibles de le sortir de la mouise et, surtout, surtout le courage de forcer son destin. Avec le même laxisme, le même égoïsme et la même peur qui prend aux tripes ses gouvernants, il est à craindre que le monde arabe continuera, et pour longtemps, à végéter dans les bas fonds de la servitude et des désillusions.
Il est grand temps qu’il se réveille et en sursaut. C’est tout le mal qu’on lui souhaite en tout cas dans un monde marqué par la montée des incertitudes où les plus forts n’éprouvent aucun remords à écraser les plus faibles et vulnérables…
C. B.
Ligue 1 (J 18) : Le CA de justesse, l’USM euphorique
La seconde partie des matches de cette dix-huitième journée ont permis au Club Africain et à l’USM de renforcer leur présence dans le groupe de tête alors que l’ES Métlaoui a confirmé son réveil.
A Radès, les Clubistes ont mis du temps pour prendre la mesure d’une courageuse Gawafel de Gafsa. Il a fallu un réveil clubiste en seconde mi-temps, ponctué par deux buts signés Kooh et Ait Malek pour dompter les Gafsiens qui n’ont pu que réduire la marque par Agbre.
A Monastir, il n’y a pas eu de match tellement la rencontre USM – ASG a été à sens unique en faveur des Monastiriens, largement vainqueurs par (5-0). Mastouri en a profité pour réussir un triplé et consolider son statut du meilleur buteur du championnat avec 11 buts.
L’ES Métlaoui, qui souffre pourtant de problèmes internes, s’est illustrée encore une fois. Les miniers ont ajouté à leur tableau de chasse l’ES Zarzis, viancue par un but de Arfaoui à la fin de la première mi-temps.
A Sfax, le CSS a confirmé son manque de régularité, concédant le partage des points (0-0) avec une courageuse formation de la JS Omranienne, l’une des belles surprises de la compétition.
K.Z.
Résultats
CA – EGSG (2-1)
USM – ASG (5-0)
ESM – ESZ (1-0)
CSS – JSO (0-0)
Classement
1) Espérance de Tunis 39pts
2) Club Africain 37pts
3) US Monastirienne 36pts
4) Etoile du Sahel 36pts
5) Espérance de Zarzis 35pts
6) Stade Tunisien 35pts
7) Club Sportif Sfaxien 25pts
8) ES Métlaoui 25pts
9) Olympique de Béja 24pts
10) JS Omrane 18pts
11) CA Bizertin 16pts
12) US Ben Guerdane 15pts
13) AS Soliman 15pts
14) AS Gabés 14pts
15) EGS Gafsa 9pts
16) US Tataouine 7pts
















