Scandale en Championship : Hannibal Mejbri victime d’insultes racistes en plein match !
L’incident a eu lieu ce samedi 15 février. Un géplorable incident a marqué la rencontre entre Preston et Burnley, comptant pour la 33e journée de Championship. L’international tunisien Hannibal Mejbri aurait été victime de propos racistes de la part de l’attaquant monténégrin Milutin Osmajic.
Une scène qui a indigné de nombreux témoins présents, d’autant plus qu’une vidéo circulant sur les réseaux sociaux semble confirmer ces accusations. À la 56e minute du match, Mejbri s’est dirigé vers l’arbitre pour signaler les insultes à son encontre, demandant même l’arrêt de la rencontre. Cependant, le match est allé à son terme et s’est soldé sur un score nul et vierge (0-0).
L’incident aurait eu lieu après une touche et un contact entre les deux joueurs. Selon plusieurs sources, Osmajic aurait proféré des propos inacceptables à l’encontre du milieu de terrain tunisien. Ce type de comportement, qui n’a pas sa place sur un terrain de football ni ailleurs, suscite une vague de colère et d’indignation.
Face à cette situation, la FTF n’a pas tardé à condamner fermement ce qui s’est passé et a appelé la fédération anglaise et les deux équipes concernées à intervenir et à prendre les mesures qui s’imposent pour sanctionner ce grave écart et pour lutter contre toute forme de racisme dans le football.
Innov’i – EU4Innovation : Bilan et perspectives d’un entrepreneuriat innovant et amplement réussi
Le projet Innov’i – EU4Innovation a été clôturé ce lundi 10 février 2025, au cours d’une cérémonie organisée à Tunis en présence du représentant du ministre de l’Economie et de la Planification, de l’Ambassadrice de France ainsi que des représentants de l’Union européenne en Tunisie et des partenaires de sa mise en œuvre. Innov’i – EU4Innovation est un projet de soutien à l'écosystème de l'entrepreneuriat et de l'innovation en Tunisie, financé par l'UE et mis en œuvre par Expertise France.
Cet événement a réuni plus de 200 participants, incluant des personnalités et des responsables tunisiens et français, ainsi que de nombreux acteurs impliqués dans ce projet.
Le projet Innov’i – EU4Innovation a pour objectif d'accompagner, de renforcer, de structurer et de pérenniser l'écosystème de l'entrepreneuriat et de l'innovation en Tunisie, tout en contribuant à un développement économique durable et inclusif. Il vise à améliorer la structuration et la durabilité du système d'innovation et d'entrepreneuriat.
Le projet se décline en trois axes, ayant pour but d'optimiser les services de soutien offerts aux startups et aux entrepreneurs, de favoriser la création d'un cadre réglementaire et financier adapté à l'entrepreneuriat innovant et aux startups, ainsi que de renforcer l'écosystème tant au niveau national qu'international.
À cette occasion, M. Mohamed EL Kadri Heni, Directeur Général de la Coopération avec l’Union Européenne au Ministère de l'Economie et de la Planification, a rappelé les multiples efforts déployés par l’Etat pour encourager l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs économiques (PME et Start-up) dont le modèle d’investissement repose sur la recherche, l’innovation et la créativité.
Mme Anne Guéguen, ambassadrice de France en Tunisie, a déclaré que « la France est fière de soutenir la digitalisation de l'économie et le développement des startups sur l’ensemble du territoire Tunisien. Depuis 2019, plus de 2000 jeunes tunisiens ont été formés et plus de 1100 porteurs de projets ont été accompagnés vers l'entreprenariat innovant, durable et inclusif, grâce au projet Innov'i – EU4Innovation mis en œuvre par Expertise France. »
Pour sa part, Marco Stella, Chargé d'affaires de la Délégation de l'Union européenne en Tunisie s’est montré très satisfait de ce projet : «Nous sommes très fiers de clôturer le projet Innov’i. Les résultats obtenus témoignent de l’énorme potentiel du pays en matière d’innovation, et nous sommes convaincus que l’élan insufflé par ce projet continuera à porter ses fruits dans les années à venir.»
Mme Clara Guilhem, la responsable de pole entrepreneuriat et innovation d’Expertise France, a été du même avis : « Nous sommes extrêmement fiers d’achever ce projet couronné de succès, qui a apporté un soutien significatif à de nombreux entrepreneurs innovants en Tunisie. Nous restons engagés à maintenir cette dynamique et à la renforcer à travers nos futurs projets. »
Il faut dire que durant près de 6 ans de mise en œuvre, le programme de subventions du projet Innov’i-EU4Innovation a permis de développer 25 projets portés par 23 structures d'accompagnement différentes sélectionnées via quatre appels à projets. Innov’i-EU4Innovation a également soutenu :
*La création de The Dot, premier hub d’innovation digitale en Tunisie et acteur clé de l’écosystème, en partenariat avec le Ministère des Technologies et de la Communication, la Fondation Tunisie pour le développement et la GIZ. Cette initiative a fourni l’espace propice au partage et à l'émulation des initiatives entrepreneuriales, favorisant l’innovation et la collaboration au sein de l’écosystème.
*L'initiative SAVE portée par la CDC et smart capital, un mécanisme de soutien financier pour les startups durant la période de la COVID-19 ;
*Cinq centres ELIFE créés par la Fondation Tunisie pour le développement, permettant l'ouverture d'un réseau d'organismes régionaux, et le soutien à l'entrepreneuriat dans les régions isolées ;
Les initiatives soutenues ont permis d’appuyer plus de 1100 porteurs et porteuses de projet dont près de 800 petites et moyennes entreprises innovantes, et 400 entrepreneurs en création de projet. De plus, il a financé 322 porteurs de projets pour un montant total plus de 6 millions de dinars. Enfin, ces projets ont permis d’initier et de former à l’entrepreneuriat plus de 2000 jeunes de 8 à 20 ans, issus des régions, à travers des programmes tenus dans les écoles et dans les centres Elife.
Editorial : Pour une fois, unis ? par Jalel HAMROUNI
Dans un rare mouvement d'unité, les pays arabes se rassemblent pour coordonner leurs démarches et leurs positions face à la proposition du président américain, Donald Trump, de transférer les Palestiniens de la bande de Gaza vers la Jordanie et l'Égypte.
En fait, l’Arabie saoudite doit accueillir, fin février, un sommet de cinq pays arabes pour élaborer une réponse commune au plan de Donald Trump. Ce sommet, qui vise à rallier le soutien arabe à la cause palestinienne, diffère dans son contenu des sommets arabes précédents. Il s’agit d’un sommet existentiel pour bon nombre de régimes arabes qui n’ont plus droit à l’erreur. La question palestinienne est très sensible et très importante pour l'opinion publique arabe. Ce qui place les régimes arabes entre deux feux. Ils ne peuvent pas accepter d'être perçus aux yeux de leurs peuples comme se rangeant du côté des États-Unis et de l’entité sioniste et soutenant une politique de nettoyage ethnique des Palestiniens de Gaza.
Le sommet arabe du 27 février doit, ainsi, être exceptionnel dans ses décisions et sa déclaration finale, qui doit comprendre une position arabe fortement formulée et un rejet arabe absolu de l'idée de déplacer les Palestiniens et d'établir une solution à deux États et la création d'un État palestinien avec Al Qods comme capitale, et la cristallisation d'une position arabe unifiée et forte pour résister au plan de l'administration américaine.
Des pays arabes influents dont l’Égypte, la Jordanie, l’Arabie saoudite, les Émirats et le Qatar ont intensifié leurs efforts diplomatiques ces derniers jours pour agir contre le plan de Trump et ses alliés sionistes. Un plan diabolique qui expose les pays arabes à un danger d’existence.
Mais pour résister à la pression américaine, des pays comme l’Égypte et la Jordanie ne peuvent pas y parvenir seuls. L’Union fait la force. Pour adopter une position arabe unifiée et forte, les pays arabes n’ont qu’à être unis.
En menaçant de suspendre l’aide financière à l’Égypte et à la Jordanie s’ils refusent de se soumettre à ses souhaits, Trump traite avec les pays arabes avec la logique d’un homme d’affaires. D’ailleurs, même sa vision pour la bande de Gaza est celle d’un économiste.
Il semble que les défis auxquels la région arabe est confrontée soient le résultat d’intéractions et de transformations qui ont eu lieu au cours des mois de guerre, qui ont pris fin avec l’annonce de plans américains et sionistes dénués de logique et considérés comme des crimes de guerre.
Les dirigeants arabes sont, donc, devant un moment historique pour renverser la donne en leur faveur en s’opposant d’une seule voie au plan de Trump qui représente une insulte à toute une nation.
De fait, le sommet arabe doit servir d’une occasion pour rétablir de l’ordre et pour faire savoir à Trump et à son allié sioniste qu’ils ont leur mot à dire. La situation est très critique et nécessite une réaction arabe à la hauteur du défi.
La rue arabe, de son côté, est en état d’effervescence à cause des provocations américaines et sionistes qui touchent à une question fondamentale qui n’accepte guère tout marchandage, à savoir la cause palestinienne.
J. H.
Conférence EST- Coupe du monde des clubs : Un rendement exceptionnel pour une compétition exceptionnelle
En présence des journalistes, Riadh Bennour et Reghecampf ont été accompagnés de Christian Karembeu. Le premier a tenu à préciser que L'Espérance cherche à éterniser cet événement exceptionnel et honorer les couleurs du club et du pays. Ces trois dernières années, le club a beaucoup travaillé pour atteindre ce palier.De son côté, l'ancien international français a affirmé être heureux en Tunisie pour supporter L'Espérance. Celle-ci a bien mérité la place qu'elle occupe aujourd'hui parmi les ténors du foot mondial. Dans cette coupe du monde, il faut être avant tout compétitif et compétiteur. Le coach Reghecampf a mis en exergue la grande motivation du club et le désir de réussir cet événement. On joue toujours pour gagner quelle que soit la compétition. On jouera aussi pour l'image du foot tunisien. A rappeler, que le soir, un fête grandiose est programmée à la cité de la culture .
Jamel Belhassen
« Le génie et les ténèbres » de Mercadini: La traduction arabe du livre présentée demain
Par Imen Abderrahmani
La librairie Al-Kitab Mutuelleville accueillera demain, à partir de 16h00, une séance de présentation de la traduction arabe du livre « Le Génie et les Ténèbres » du célèbre écrivain italien Roberto Mercadini. Traduction signée par Malek Ben Ezzeddine.
Annoncée lors de la 38ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT), la traduction en langue arabe du livre « Le Génie et les ténèbres » est déjà prête, au grand bonheur des lecteurs.
Organisée en collaboration avec l’ambassade d’Italie en Tunisie et l’Institut culturel italien à Tunis, cette première rencontre sera une occasion pour que les lecteurs tunisiens découvrent ou redécouvrent l’écrivain, youtuber, podcaster italien Roberto Mercadini et son célèbre ouvrage où il raconte la rencontre entre deux génies de l’histoire de l’art : Léonard de Vinci et Michel-Ange. Deux génies qui se sont croisés à Florence en 1501 sauf que le courant n’a pas bien passé…
Cette histoire merveilleusement racontée par l’écrivain italien est à partir de ce dimanche disponible dans la langue arabe. Les passionnés de l’art vont certainement apprécier l’histoire. Les férus de l’art du conte vont trouver leur compte dans ce livre traduit avec élégance et créativité par Malek Ben Ezzeddine, qui a déclaré lors d’une rencontre organisée à la Foire internationale du livre de Tunis avoir été ébloui par la richesse du livre de Mercadini, qui offre à son lecteur un univers fabuleux, s’ouvrant sur différentes disciplines artistiques telles que la sculpture et la peinture et permettant également de construire une bonne idée sur le mode de vie à l’époque et sur les tempérament de deux personnalités, de deux artistes hors-pair, emblèmes de la renaissance.
Parue aux Editions Pop Libris, cette traduction de « L’ingegno e le tenebre » (Rizzoli, 2022) n’est pas la première. Une traduction en langue française est parue déjà en 2023, chez « Les belles lettres ».
« Léonard de Vinci et Michel-Ange étaient nés pour être rivaux. Rien n’opposait davantage ces deux géants de l’histoire de l’art que leur tempérament. Ces deux artistes, les plus grands de la Renaissance, avaient pourtant des points communs : ils étaient l’un et l’autre toscans, géniaux et précoces. Roberto Mercadini confirme son talent de conteur d’exception en mettant en scène l’humanité tonitruante de ses protagonistes. Toujours originaux, ses points de vue nous conduisent directement au cœur d’une époque qui n’en finit pas de nous surprendre », lit-on dans la présentation du livre dans sa traduction française.
Pour l’écrivain et traducteur Malek Ben Ezzeddine, il nous promet un fascinant voyage dans le temps et des rencontres inoubliables avec ces deux génies qui continuent à aiguiser la curiosité des historiens et à inspirer les artistes et les écrivains de tous bords.
Intitulé en arabe « Al-Abkaria wal dhouloumet », le livre comporte près de 351 pages, avec une couverture signée par Badr Klidi, comportant les portraits de Léonard de Vinci et Michel-Ange. Entre fiction et faits réels, l’auteur et également son traducteur Malek Ben Ezzeddine mènent avec humour, dans un style fluide, ses lecteurs à la découverte de deux figures emblématiques de la renaissance italienne.
De cette rencontre avec Roberto Mercadini et avec le duo Léonard de Vinci et Michel-Ange, de cette aventure éditoriale, Malek Ben Ezzeddine parlera lors de cette 1ère rencontre pour la promotion de ce livre. La rencontre sera animée par Samy Mokkaddem, écrivain et maître du Pop Libris.
I.A.
Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beït al-Hikma: « Les traces » pour mieux comprendre
« Les traces » est un ouvrage collectif réalisé sous la direction du Professeur de psychopathologie clinique tunisien Riadh Ben Rejeb, qui a été édité en 2024 par l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beït al-Hikma.
Ce livre de 212 pages a été réalisé avec la contribution de 16 auteurs et autrices. Il regroupe une mise à jour de contributions au treizième colloque international organisé par le Laboratoire de Psychologie Clinique : Intersubjectivité et culture les 14 et 15 octobre 2016 au palais de Beit al-Hikma à Carthage, autour du thème « Les traces ». Il a été enrichi par les contributions de Maria AlmudenaSanahuja et de feu Samir Jebabli.
Le colloque a été organisé avec le soutien de l’Association tunisienne pour le développement de la Psychanalyse (ATDAP)- dont le Professeur Riadh Ben Rejeb est le président-fondateur, de l’Académie Beït al-Hikma et de l’Institut français de Tunisie (IFT). Les pensées exprimées dans cet ouvrage n’engagent que leurs auteurs respectifs, peut-on lire dans la deuxième une du livre.
Les sources bibliographiques de cet ouvrage vont de Reik Theodor Reik (psychanalyste austro-américain, 1888-1969) en passant le Fondateur de la psychanalyse l’Autrichien Sigmund Freud (1856-1939) jusqu’à Paul-Laurent Assoun (philosophe et psychanalyste français) et bien d’autres noms assez célèbres dans le domaine de la psychanalyse et auteurs de divers ouvrages en la matière.
« Traces fondatrices, traces sociales et traces privées », « Clinique des traces », « Psychanalyse des traces » et « Sur les traces de Theodor Reik » sont les quatre grands chapitres de cet ouvrage. Dans le dernier chapitre, les auteurs s’attardent notamment sur les rites dans les sociétés savantes et les sociétés discrètes en se basant sur une étude comparative à partir de l’œuvre de Theodor Reik.
« S’intéresser aux “Traces” et une façon de se pencher sur les évènements passés, relevant de l’histoire , mais également d’entretenir la mémoire individuelle et/ou collective dans le but de mieux voir le présent mais aussi mieux s’inscrire dans l’avenir », écrit Riadh Ben Rejeb dans l’avant-propos intitulé « Traces, empreintes et restes ».
« La recherche de traces intéresse à la fois l’historien, l’archéologue, le paléontologue, le sociologue, le linguiste, l’artiste aussi bien que le psychanalyste ou encore le policier. Les traces peuvent se manifester au niveau de la vie courante par tout ce qui reste. Elles renvoient à tout ce qui se manifeste à travers les différentes empreintes qui peuvent marquer les déplacements et les mouvements d’une personne, d’une communauté, d’une culture (contes, légendes, mythes, croyances, rituels, folklores, arts et patrimoines divers) », peut-on encore lire.
Importance des traces humaines
Revenant sur les traces dans l’histoire humaine, VassilisKapsambelis indique que « l’humain remplit son univers de traces dès son apparition sur terre, depuis les peintures des grottes préhistorique jusqu’au formidable développement des moyens les plus divers de création et de conservation de nouveaux objets, et en passant par les vestiges d’innombrables civilisations ».
D’où l’évidence de parler d’une spécificité propre à l’homme celle laisser des traces. Selon le psychiatre et psychanalyste grec, « c’est en effet une particularité de l’être humain que de faire de cette propriété générale de tout corps physique, celle de laisser des traces, une pièce maitresse de sa propre constitution… ».
« Lorsque le clinicien reprend la route de l’enfance de son patient-des visages, des lieux, des objets, des souvenirs, des paroles, des vécus émotionnels-l’historien et l’anthropologue parlent du voyage…», écrit VassilisKapsambelis dans la dernière de l’ouvrage.
Pour l’auteur et clinicien grec, « les livres laissent des traces, et ces traces sont différentes selon le lecteur. ». Une phrase qui traduit parfaitement cette présentation sommaire d’un ouvrage scientifique qui mériterait d’être lu attentivement surtout qu’il présente des références assez riches et profondes sur l’histoire et les cultures des peuples et la civilisation humaine en général.
Encadré
Qui est Riadh Ben Rejeb ?
Il est professeur de psychopathologie clinique, Directeur du Laboratoire de psychopathologie clinique, Directeur du Laboratoire de psychologie clinique à la Faculté des Sciences Humaines et sociales de Tunis (Université de Tunis), président fondateur de l’Association tunisienne pour le développement de la Psychanalyse (ATDP), membre de la Société psychanalytique de Paris (SPP) et du Comité de rédaction de la Revue Française de Psychanalyse (RFP).
Il est auteur de plusieurs ouvrages parus en France et en Tunisie tels que « Migration, psychopathologie et psycholinguistique » (1995, Latrash édition), « Intelligence, test et culture. Le contexte tunisie »n (2001, L’Harmattan), » Les Echelles Différentielles d’Efficiences Intellectuelles ; version tunisienne adaptée » (2003, In Press Editions). Certains de ses oeuvres sont édités par Beït al-Hikma dont on cite les plus récents, « Les limites » (2020) et « Les rêves en Méditerranée » (2022).
Le Quotidien avec TAP
Dette publique : La Tunisie lève le défi de la soutenabilité
La Tunisie réalise une prouesse financière sans précédent sur les marchés internationaux.
Les révélations de Mohamed Salah Souilem, ancien Directeur Général de la politique monétaire à la Banque Centrale de Tunisie (BCT), attestent d'un remboursement colossal de 18,1 milliards de dinars d'emprunts extérieurs émis sur les marchés financiers internationaux depuis 2019, marquant un tournant dans la gestion de la dette souveraine du pays.
Composition des remboursements
L'analyse granulaire des remboursements révèle une structure tripartite en devises majeures : une exposition en dollars américains culminant à 3 235 millions (équivalent à 10,3 milliards de dinars), une composante en euros s'élevant à 1 750 millions (approximativement 5,8 milliards de dinars), et un volet en yen japonais atteignant 97 milliards (représentant 2 milliards de dinars).
Le dernier jalon significatif, matérialisé le 30 janvier 2025 par l'acquittement d'une émission d'un milliard de dollars, illustre la capacité du pays à honorer ses engagements décennaux.
Mutation de la stratégie d'endettement
L'inflexion stratégique adoptée par les autorités monétaires tunisiennes depuis 2019 témoigne d'une réorientation substantielle vers le marché domestique. Cette mutation structurelle, bien qu'elle atténue l'exposition aux fluctuations des devises et réduise mécaniquement l'endettement extérieur, soulève des interrogations quant à ses implications sur la liquidité du secteur privé et la constitution des réserves de change.
Le remboursement rapide des émissions sur les marchés internationaux est particulièrement exigeant pour une petite économie comme celle de la Tunisie. En effet, contrairement aux dettes bilatérales qui sont souvent payées par tranches périodiques, ces emprunts obligataires nécessitent le paiement intégral du principal en une seule fois à leur date d'échéance.
Cela met une pression significative sur les finances publiques mais démontre également la résilience économique du pays.
Trajectoire et implications
Les projections macroéconomiques laissent entrevoir une amélioration significative des fondamentaux financiers tunisiens. L'extinction programmée des émissions obligataires internationales à l'horizon 2033 devrait catalyser une réduction substantielle du ratio d'endettement extérieur, anticipé sous le seuil des 50% du PIB d'ici 2027-2028, contre un pic historique de 69% observé en 2018.
Cette dynamique vertueuse pourrait induire une réévaluation positive des agences de notation, validant ainsi la résilience intrinsèque de l'économie tunisienne et sa capacité à maintenir sa signature sur les marchés internationaux.
En finissant son programme actuel de remboursements sans recourir au soutien financier international supplémentaire comme celui du FMI, la Tunisie renforce sa crédibilité financière mondiale et se positionne favorablement pour un réexamen positif par les agences de notation dans un futur proche.
Etat de santé de détenus : le démenti de la direction générale des prisons
Le porte-parole de la direction générale des prisons, Ramzi Kouki, a affirmé, vendredi 14 février 2025, que l’état de santé de certains détenus est "normal", démentant ainsi les rumeurs sur une éventuelle dégradation de leur condition.
Dans une déclaration à la TAP, il a catégoriquement réfuté les accusations de mauvais traitements ou de négligence médicale à l’égard des détenus, assurant que leur prise en charge respecte les normes internationales, les dispositions légales et les principes des droits de l’Homme.
Il a souligné que la santé des détenus est une priorité pour l’administration pénitentiaire, qui garantit un suivi médical quotidien assuré par des équipes spécialisées. Ce suivi est assuré aussi bien par les médecins exerçant dans les établissements pénitentiaires que par les structures hospitalières publiques, selon les besoins de chaque détenu. Des consultations externes, des analyses et des examens médicaux sont également réalisés sans restriction.
Handisport : Signature d'un accord entre le CNPT et une startup pour l'intégration des sportifs en fin de parcours dans le marché de l'emploi
Un accord de partenariat a été signé entre le Comité National Paralympique Tunisien (CNPT) et une startup active dans l’intégration professionnelle, pour encadrer les sportifs en situation de handicap et en fin de parcours sportif à intégrer le marché de l’emploi et créer leur projet.
Il s'agit aussi d'offrir des opportunités aux athlètes de perfectionner leurs compétences et développer leurs qualifications dans diverses spécialisations à travers une série d’ateliers de formation et de cours de formation visant à enrichir les connaissances dans les domaines de base de la gestion d’entreprise et du lancement de projets, en tenant compte des exigences des postes de travail et du tissu professionnel.
Le président du CNPT, Mohamed Mzoughi, a déclaré que cet accord, signé avec la startup Handisuccess, a une portée économique et sociale car il permettra d'accompagner les sportifs en situation de handicap et en fin de carrière de créer leurs projets et d'accompagner et de les préparer à la vie professionnelle.
Les athlètes handisport ont besoin de soutien et d'encadrement pour garantir leur avenir professionnel, a-t-il ajouté, déclarant que leur insertion dans le circuit économique constitue un très grand défi social et une question d'ordre national par excellence, selon ses propos.
"Ils ont un réel besoin de chaque initiative qui pourrait les prérarer vers la construction d'un avenir professionnel après la fin de leur carrière sportive afin de trouver une source de revenu, qui constitue une affaire difficile pour les personnes a besoins spécifiques", a-t-il expliqué.
Le CNPT organisera une journée portes-ouvertes après le mois de Ramandan qui réunira les parties prenantes du domaine sportif et économique, à l'instar du ministère de la Jeunesse et des Sports ainsi que le ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle pour expliquer le contenu de cet accord aux athlètes dans les associations et dans les centres spécialisés, afin de bénéficier de ses programmes de formation professionnelle et d'encouragement à l'initiative privée.
Le représentant légal de la startup Handisuccess, Najeh Cherif, a expliqué que cet accord signé avec le CNPT, préparé en décembre dernier, va de pair avec la mission de l'entreprise dont l'approche est axée sur les personnes à besoins spécifiques d'une manière générale et des athlètes handisports en particulier. Elle est dédiée à la promotion de l'inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap en leur offrant des solutions innovantes adaptées à leurs besoins spécifiques.
Dans le cadre de cet accord, la startup mettra à disposition des sportifs en situation de handicap trois plateformes qui les aideront à s'intégrer dans le tissu professionnel une fois qu'ils ont arrêté leur carrière sportive.
La première plateforme, Handy Talents, est chargée de mettre en contact les entreprises qui cherchent à employer des personnes handicapées et les demandeurs d'emploi de cette catégorie pour faciliter le processus de recrutement et améliorer la compatibilité professionnelle conformément aux exigences de la loi n° 41 de 2016 relative à la promotion et à la protection des personnes handicapées.
La deuxième plateforme, Handy Training, contribue à la réadaptation et à la formation psychologique et professionnelle des personnes handicapées pour les aider à s'insérer en toute confiance dans le marché du travail, quant à la troisième plateforme, Handy Artisan, elle offre aux athlètes handisports, aux entrepreneurs, aux artisans et aux propriétaires d'entreprises privées, la possibilité de promouvoir leurs produits, en plus d'aider les entreprises qui ne peuvent pas embaucher à adhérer au décret n° 3087, qui les oblige à acheter chaque année des produits de cette catégorie au taux du salaire minimum garanti.
Tunisie Telecom : La 5G désormais accessible sur tout le territoire tunisien
Tunisie Telecom a officiellement lancé la 5G sur l’ensemble du territoire tunisien en ce vendredi 14 février 2025, marquant ainsi une étape importante dans l’évolution des infrastructures de télécommunications du pays. Cet événement, promis et attendu depuis plusieurs années, s’inscrit, selon Lassâad Ben Dhiab, PDG de Tunisie Telecom, dans une stratégie d’investissement pluriannuelle visant à moderniser les réseaux et à répondre aux besoins croissants en connectivité.
Selon les chiffres communiqués par le premier responsable de Tunisie Telecom, l’adoption de la 5G a été rapide et significative. « Nous avons déployé l’infrastructure nécessaire pour couvrir l’ensemble du territoire et répondre à la demande attendue. Dès minuit et trois minutes, 10 000 connexions étaient actives. Deux heures plus tard, ce nombre atteignait 85 000, et avant 16 heures, nous avions dépassé les 90 000 utilisateurs », a-t-il déclaré. Des données et des chiffres qui illustrent l’intérêt immédiat des Tunisiens pour cette nouvelle technologie.
Pour passer aux détails, rappelons que l’un des principaux avantages de la 5G réside dans l’augmentation considérable de la bande passante. Tunisie Telecom est passé d’une capacité de 3 téraoctets à une bande additionnelle de 20 téraoctets. Cette amélioration permet non seulement de répondre à la demande actuelle, mais aussi de préparer le réseau à l’explosion attendue des usages numériques dans les années à venir.
Pour sa part, Oussama Samet, directeur central des réseaux chez Tunisie Telecom, a confirmé que la 5G est désormais accessible sur tout le territoire tunisien. Les premiers tests de vitesse, réalisés à El Ghazela dans la région de l’Ariana, ont atteint des débits de pointe de 2 gigabits par seconde, démontrant ainsi les performances élevées de cette nouvelle technologie.
Gaza : Le 6e échange d'otages et de détenus palestiniens va avoir lieu ce samedi
Trois otages israéliens doivent être libérés samedi par le Hamas en échange de 369 Palestiniens détenus par Israël, pour le sixième échange prévu par l'accord de cessez-le-feu à Gaza, après plusieurs jours d'incertitude quant à la poursuite de la trêve.
Le mouvement islamiste palestinien, puis Israël, ont confirmé que trois hommes allaient être libérés après 16 mois de captivité à Gaza. Le Club des prisonniers palestiniens, chargé du dossier, a ensuite indiqué que 369 prisonniers palestiniens seraient libérés par Israël.
L'annonce des libérations lève dans l'immédiat l'hypothèque qui pesait sur la trêve, en vigueur depuis le 19 janvier, fragilisée durant la semaine par des échanges de menaces entre le Hamas et Israël et des accusations réciproques de violations de ses termes.
Sur le sort à plus long terme de la bande de Gaza, un sommet de cinq pays arabes doit se tenir le 20 février à Ryad, pour répondre au plan du président américain Donald Trump d'une prise de contrôle du territoire palestinien et du déplacement de sa population en Egypte et Jordanie voisines.
Les trois hommes devant être libérés samedi après 16 mois de détention sont Sacha Trupanov, un Israélo-Russe de 29 ans, Sagui Dekel-Chen, Israélo-Américain de 36 ans, et Yair Horn, Israélo-Argentin de 46 ans, selon le bureau de Benjamin Netanyahu.
Il s’est multiplié par trois en un an : Le déficit commercial de Tunisie s’envole et alimente les inquiétudes …
Par Hassan GHEDIRI
Pour renverser la tendance, la Tunisie doit moderniser ses infrastructures, encourager l’innovation et investir dans les métiers et les secteurs porteurs…
Selon le nouveau bulletin de l’Institut National de la Statistique (INS) publié mercredi 12 février 2025 sur le commerce extérieur, la Tunisie a vu son déficit commercial se creuser à 1765 millions de dinars au mois de janvier 2025. Son déficit a donc triplé par rapport à la même période de 2024 lors de laquelle le déficit était de 577,6 millions de dinars. Une dégradation qui réduit le taux de couverture en l’emmenant à 74% contre 90% l’année passée.
Ce creusement s’explique principalement par la détérioration du solde des échanges des produits énergétiques puisque, toujours selon les chiffres de l’INS, les exportations du secteur de l’énergie en Tunisie ont reculé de 52,8% sous l’effet d’une chute des ventes de produits raffinés et ce malgré la (petite) embellie du secteur des mines, en l’occurrence de phosphates et dérivés dont les exportations ont affiché plus de 20% de hausse au mois de janvier. En même temps, les importations des produits énergétiques ont en revanche bondi de 24% suite à l’augmentation des achats des combustibles (1219,2 millions de dinars contre 623,2 millions de dinars en janvier 2024).
Ceci dit, la dégradation du solde des échanges de produits énergétiques continue à alourdir la facture énergétique du pays ce qui nécessite l’accélération de la mise en œuvre des réformes adéquates. Car au-delà des chiffres, ce déficit relève des faiblesses structurelles qui aggravent les vulnérabilités de l’économie tunisienne. En effet, les experts ne cessent de pointer du doigt le manque criant de diversification des exportations. La Tunisie dépend énormément aux secteurs traditionnels tels que le textile et l’agroalimentaire qui s’exposent à une concurrence féroce et des prix volatils. Près de 70% des exportations de la Tunisie sont axées sur des secteurs à faible valeur ajoutée, ce qui limite grandement la capacité du pays à générer des revenus importants et durables. Mais c’est la dépendance énergétique qui pèse lourd dans la balance commerciale de la Tunisie.
Frein majeur
Avec un modèle énergétique dominé par le pétrole et du gaz importés, la Tunisie est très affectée par les chocs des prix et les perturbations des chaînes d’approvisionnement, d’où la nécessité d’accélérer sa transition vers les énergies renouvelables pour réduire sa dépendance et sécuriser son approvisionnement. La faible intégration dans les chaînes de valeur mondiales constitue par ailleurs un frein majeur. Si la balance commerciale de la Tunisie avec l’Europe (notamment avec la France, l’Allemagne et l’Italie) demeure globalement excédentaire, les échanges avec certains pays, notamment la Chine, la Russie, l’Algérie et la Turquie, affichent un déficit important, soulignant les faiblesses de la compétitivité tunisienne dans certains secteurs-clés. Le commerce avec la Chine, par exemple, reste largement déficitaire, la Tunisie étant un importateur net de biens manufacturés et de produits technologiques.
La question qui se pose est celle de savoir, comment la Tunisie pourrait renverser la situation et augmenter ses exportations tout en réduisant son déficit? Un axe majeur réside dans l’identification et la mise en valeur des secteurs ayant une forte valeur ajoutée. À ce titre, beaucoup d’experts s’accordent à dire que la transformation numérique et l’innovation doivent devenir des priorités pour le pays. En particulier, les secteurs de la technologie, de l’intelligence artificielle et des services numériques qui peuvent constituer un levier de croissance pour les exportations tunisiennes. Mais cela nécessite un soutien structurel conséquent. L’industrie manufacturière tunisienne, notamment les textiles et les produits électroniques, offre également un potentiel inexploité. Ces secteurs connaissent une véritable relance, la Tunisie doit moderniser ses infrastructures, encourager l’innovation et investir dans les métiers et les secteurs porteurs.
H. G.
Editorial : Donner une chance à la paix...
Par Chokri Baccouche
Comme il l’avait promis lors de sa campagne électorale, le président américain est déterminé à mettre fin à la guerre en Ukraine. Le coup de fil passé mercredi dernier par Donald Trump à son homologue russe Vladimir Poutine – une première depuis le déclenchement du conflit depuis voilà plus de deux ans- en donne la preuve formelle. Les deux chefs d’Etat ont convenu, semble-t-il, d’entamer des négociations sur l’Ukraine dans les plus brefs délais. Les médias européens parlent d’un deal dont les grandes lignes ont été annoncées, durant la même journée, par le secrétaire américain de la Défense, Pete Hegseth, lors d’un déjeuner à Bruxelles avec ses homologues de l’Otan. Ce qu’il faut retenir à ce sujet, c’est que les Etats-Unis ne sont plus «principalement concentrés» sur la sécurité européenne et incitent, par conséquent, les pays européens à prendre l’initiative de défendre l’Ukraine. Une manière assez diplomatique d’annoncer officiellement leur désengagement et d’appeler les pays européens d’assurer dorénavant leur propre sécurité. Bien plus, il semblerait que les Etats-Unis aient accepté, dans le cadre du même accord, le principe d’abandonner la Crimée au profit de la Russie. Le secrétaire américain à la Défense a d’ailleurs jugé «irréaliste» d’envisager un retour de l’Ukraine à ses frontières d’avant 2014, c’est-à-dire comprenant la Crimée. Il estime que le fait de poursuivre cet «objectif illusoire ne ferait que prolonger la guerre et causer davantage de souffrances». Last but not least, La Maison Blanche semble également prête à satisfaire une exigence revendiquée par le Kremlin pour toute résolution politique du conflit à savoir la non adhésion de Kiev à l’Otan.
Les vents du changement politique soufflent donc sur le conflit ukrainien. Dans la bonne direction très certainement pour la Russie et dans une direction peut-être moins bonne aussi bien pour le président ukrainien Zelensky que pour les pays européens qui se sentent quelque part délaissés en bord de route par leur puissant allié américain. Le coup de fil de Trump à Vladimir Poutine a d’ailleurs fait l’effet d’un véritable coup de tonnerre sur le vieux continent où les médias, toutes mouvances politiques confondues, parlent d’une douche froide. Très remontés par la tournure des événements, ils reprochent au président américain son «approche bâclée» et surtout, surtout d’avoir délibérément négligé et mis sur la touche ses alliés européens en ne leur accordant aucune place dans les futures négociations de paix.
Au-delà des ressentiments éprouvés par les uns et les autres, la prise de bec entre les présidents américain et russe constituent, logiquement, un pas positif dans le bon sens susceptible de placer les principaux belligérants autour d’une table de négociations et partant, dégeler bien des frilosités qui se sont érigées en obstacle ces dernières années pour toute solution négociée pouvant mettre un terme à ce conflit, particulièrement dévastateur et meurtrier. Le mérite de ce premier pas n’est donc pas à démontrer car il casse net une dynamique négative bien alimentée par ceux qui cherchent, à tort, à faire perdurer éternellement une sordide guerre dont les dégâts incommensurables se mesurent à l’aune de destructions massives, d’énormes pertes en vie humaine aussi bien ukrainiennes que russes et de souffrances effroyables endurées par les populations civiles.
Quelque part, il faut se faire donc une raison et agir en conséquence pour mettre fin à cette tragédie qui n’a que trop duré, loin des egos faussement froissés et tout simplement par humanisme. Qui a gagné, qui a perdu ? Là n’est pas la question ! Ils sont certainement nombreux ceux qui n’accordent aucune importance à cette considération politico-militaire qui sonne comme une insulte au bon sens et à l’intelligence au regard de l’ampleur de la tragédie. L’essentiel, et le plus important est de faire cesser cette guerre par tous les moyens afin d’éviter davantage d’effusions de sang qui ne feront qu’alimenter le drame et compliquer encore plus la situation.
Une paix des braves est certainement bénéfique et nécessaire pour tout le monde. Les détails pour aboutir à cette paix ardemment souhaitée par l’ensemble de la communauté internationale peuvent toujours être discutés autour d’une table de négociations en tenant compte des intérêts des principaux belligérants. Tout devient possible, même avec des difficultés, quand la parole sensée et la sagesse supplantent le langage des missiles et des armes. Raison pour laquelle il importe aujourd’hui de donner une chance à la paix. Donald Trump serait d’ailleurs bien inspiré d’en faire de même concernant le sempiternel conflit israélo-palestinien en mettant aux vestiaires sa regrettable et inique politique des deux poids, deux mesures…
C.B.
La coopération avec l’Afrique sub-saharienne: Une voie pour équilibrer la balance commerciale
La Tunisie, comme de nombreux pays, est confrontée à un déficit commercial persistant.
Ce déséquilibre entre les importations et les exportations a des implications significatives pour l'économie nationale. Alors que le monde entier cherche à diversifier ses partenariats commerciaux, l'Afrique pourrait-elle offrir une opportunité pour réduire ce déficit ?
Cadre du commerce extérieur national
Le déficit commercial tunisien s'est légèrement allégé au cours de 2024. Les chiffres montrent une amélioration par rapport à l'année précédente, avec un taux de couverture des importations par les exportations en hausse. Le contexte actuel du commerce extérieur tunisien est marqué par une évolution contrastée.
En 2024, les exportations se sont maintenues à un niveau similaire à celui de 2023, atteignant environ 62 077,6 millions de dinars (MD). Cette stabilité suit une croissance de 7,9 % enregistrée en 2023. Les secteurs agroalimentaires ont connu une hausse notable (+14,6%), tandis que d'autres comme les mines et phosphates ont reculé (-26,3 %).
Les importations ont augmenté de 2,3% en 2024 par rapport à l'année précédente, passant à environ 81 005,2 MD. Cette progression a été soutenue par des hausses dans les produits énergétiques (+9,1%), biens d'équipement (+5,6 %) et biens de consommation (+6,3 %).
Le déficit commercial s'est creusé pour atteindre environ -18 927 millions de dinars en fin d'année 2024 contre -17 069 millions en fin d'année 2023. Le taux de couverture des importations par les exportations a reculé à environ 76.6 %, reflétant une légère baisse dans la capacité du pays à couvrir ses importations avec ses propres exportations.
L'Afrique : Des perspectives favorables
L'Afrique représente un marché émergent avec d'immenses potentialités économiques. La Communauté économique africaine (CEA) vise à créer un espace commercial unique qui faciliterait les échanges entre pays africains.
Pour la Tunisie, renforcer ses liens commerciaux avec ses voisins africains pourrait être bénéfique pour plusieurs raisons : proximité géographique réduisant les coûts logistiques et similitudes culturelles facilitant la compréhension mutuelle. Des pays comme le Maroc ou même la Libye sont déjà partenaires commerciaux importants pour la Tunisie.
Pour améliorer son équilibre commercial, la Tunisie peut tirer parti de plusieurs initiatives africaines. L'adhésion à la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) est particulièrement prometteuse. En effet, elle offre l'accès à un marché unifié de plus d'un milliard de consommateurs, facilitant ainsi l'augmentation des exportations vers les autres pays africains et réduisant progressivement sa dépendance aux marchés européens.
Les corridors de transport transcontinentaux constituent une autre opportunité pour améliorer le commerce intra-africain. Des projets visant à améliorer les infrastructures logistiques peuvent réduire les coûts logistiques et augmenter l'efficacité du transport des marchandises entre pays africains. Cela pourrait être particulièrement bénéfique pour des secteurs comme l’agro-industrie ou les produits manufacturés.
La Tunisie peut également se concentrer sur certains secteurs stratégiques pour renforcer ses exportations vers l'Afrique. Par exemple, en partageant son expertise en agriculture durable avec d'autres pays africains, elle peut exporter davantage de produits agroalimentaires comme l’huile d’olive ou les conserves alimentaires. De même, dans le domaine des énergies renouvelables et celui des soins médicaux, elle dispose d’un potentiel important qui pourrait être exploité pour soutenir le développement économique du continent tout en améliorant son propre équilibre commercial.
Alors que le monde se tourne vers de nouvelles alliances géopolitiques et économiques, il devient clair que développer des relations solides avec ses voisins proches peut constituer un atout majeur pour stabiliser et dynamiser son commerce extérieur. L'Afrique offre ainsi non seulement un potentiel immense mais aussi une opportunité unique pour redessiner sa trajectoire économique future autour d'une coopération régionale plus forte et plus durable.
Le Théâtre National Tunisien inaugure des nouveaux espaces
Le Théâtre National Tunisien (TNT) a inauguré hier jeudi soir des nouveaux espaces au sein de son siège principal, le « Palais du Théâtre » à Halfaouine, un site historique emblématique de la médina de Tunis. L’événement a réuni de nombreuses personnalités du monde du théâtre, de la culture et des médias.
Lors de son mot de bienvenue, le directeur général du TNT, Dr. Moez Mrabet, a souligné l’importance de ce projet, qui vise à préserver l’authenticité architecturale et esthétique du Palais du Théâtre, tout en l’adaptant aux exigences contemporaines du spectacle vivant. Réalisée en coordination avec l'Institut National du Patrimoine, cette réhabilitation a concerné plusieurs espaces du bâtiment.
Au rez-de-chaussée, les rénovations ont touché l’auditorium (anciennement la salle Bernard Turin), le studio Ali Ben Ayed et le hall principal, désormais transformé en un espace d’exposition permanente dédié aux costumes de théâtre et aux archives photographiques du théâtre tunisien.
Au premier étage, les visiteurs pourront découvrir le hall Habib Masrouki, le salon d’honneur Mohamed Driss, la salle Habiba Msika, l’atelier de scénographie Kaïs Rostom et une toute nouvelle bibliothèque. Quant au dernier étage, il abrite désormais le studio Moncef Souissi.
En parallèle, d’autres aménagements ont été réalisés, notamment la modernisation des ateliers de décoration et de costumes, ainsi que l’amélioration des bureaux et des espaces de travail destinés à l’École Appliquée des Métiers du Théâtre.
Partenariat
Le Dr. Moez Mrabet a exprimé sa gratitude envers les partenaires qui ont soutenu ce projet, en particulier l’Association « FABA » et la Fondation « Microcred », dont l’appui a été déterminant non seulement pour l’organisation des événements, mais aussi pour le développement des infrastructures du TNT et de son école de formation.
Par ailleurs, il a annoncé que le TNT travaille actuellement sur l’extension de ses activités à travers de nouveaux projets. L’institution prévoit notamment la réhabilitation de l’église de Bab El Khadra et du Palais Saheb Ettabaâ à Halfaouine, afin d’y développer des résidences artistiques et des formations en cirque, danse, techniques du spectacle et autres disciplines des arts vivants.
Dans ce contexte, Mme Awatef Mechri, directrice générale de la Fondation « Microcred » et représentante de la fondation Abdelwahab Ben Ayed, a insisté sur l’importance du soutien à la culture et aux arts. Elle a souligné que ces initiatives contribuent à enrichir le paysage culturel tunisien et à offrir aux créateurs de nouvelles opportunités de formation et de création.
L’inauguration a également été marquée par la remise des diplômes aux étudiants de la neuvième promotion (2022-2024) de l’École pratique des Métiers du Théâtre.
Le TNT : une institution au service de la création
Créé en 1983, le Théâtre National Tunisien est une institution publique placée sous la tutelle du ministère des Affaires culturelles. Elle bénéficie d’une autonomie financière et se consacre à la formation, la production et la promotion du théâtre tunisien. Ses activités se répartissent principalement entre le « Palais du Théâtre » à Halfaouine et la salle Le 4e Art, située au centre-ville de Tunis.
Le « Palais du Théâtre », connu historiquement sous le nom de « Palais Khaznadar », est un monument architectural datant de 1860, construit sous l’initiative du ministre Mustapha Khaznadar. Son style allie l’architecture italienne du XIXe siècle à des éléments traditionnels tunisiens. Occupant une superficie de 1 800 m², il a connu diverses fonctions à travers le temps : hôpital (1895-1903), école primaire (1912-1986) et centre de distribution de lait pour la communauté italienne pendant la deuxième guerre mondiale. Depuis 1988, il est devenu le siège officiel du TNT et a accueilli entre 2003 et 2016 l’École Nationale des Arts du Cirque.
Le Quotidien avec Communiqué
















