QNB partenaire de la 16ème édition du Africa Banking Forum
QNB, a participé à la 16e édition du Africa Banking Forum, organisé par One Africa Forums du 18 au 20 février 2025 à l'hôtel Sheraton à Tunis.
Soucieux de soutenir l'innovation dans le secteur bancaire et de promouvoir le développement durable, QNB a soutenu cet événement qui a réuni près de 400 participants, incluant des représentants du secteur bancaire et des experts de 30 pays africains, pour échanger autour des dernières évolutions du secteur en Afrique.
La participation de la banque à ce forum s’inscrit dans le cadre de la stratégie ESG (Environnement Social Gouvernance) et son engagement à favoriser l’échange d’expertises et la collaboration avec les institutions financières régionales et internationales.
Elle illustre également la vision stratégique du Groupe QNB, qui place l’innovation et le développement durable au cœur de ses priorités, dans le but de créer un environnement financier plus moderne et plus résilient.
Cette participation comprenait l’intervention de M. Lotfi Debbabi, CEO QNB Tunisia, où il a présenté le rôle des banques dans la réalisation des objectifs de développement durable et l’importance de l’innovation dans la croissance économique. Il a souligné que les banques jouent un rôle clé dans le soutien des projets de développement à travers des solutions financières innovantes, adaptées aux nouvelles exigences des marchés.
Il a également insisté sur le fait que l’innovation dans le secteur bancaire ne se limite pas aux produits et services, mais qu’elle est essentielle pour améliorer l’efficacité opérationnelle des banques et faciliter l’accès des entreprises et des particuliers aux financements favorisant par conséquent la croissance économique.
Ligue 1- j 21 : la VAR de retour
La Direction Nationale d'arbitrage vient d'annoncer le retour de la VAR dans nos stades à partir de la 31e journée programmée pour ce week-end. Il était temps, diriez-vous après toutes ces erreurs arbitrales commises dans la majorité des stades de la République. Voici, par ailleurs, le programme de la journée avec les noms des arbitres centraux et ceux de la VAR:
Samedi 22 février 2025
CAB -EST : arbitre Haythem Kosai, VAR Amir Loussif
ESS -ESM : arbitre Walid Mansri, VAR Naim Hosni
ASG -ST: arbitre Hosni Naili, VAR Fraj Abdellaoui
USBG -ASS: arbitre Badis Ben Salah, VAR Abdelhamid Badreddine
Dimanche 23 février 2025
CA -OB : arbitre Seif Ouertani, VAR Achraf Harakati
ESZ -CSS: arbitre Aymen Nasri , Mardi Bellagha
EGSG -USM : arbitre Amir Ayadi, VAR Oussema Ben Ishak
JSO -UST: arbitre : Sadok Selmi, VAR Khalil Jeri
J.B.
Le secteur du bâtiment : Enjeux d’une dynamisation urgente
La dynamique du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) en Tunisie est actuellement marquée par des transformations significatives.
Alors que le pays cherche à relancer son économie, ce secteur, vital pour l'infrastructure nationale, fait face à des évolutions qui méritent une attention particulière. Dans un contexte où l'urbanisation et les besoins en infrastructures modernes augmentent, il est essentiel d'explorer les tendances actuelles, les initiatives gouvernementales et les obstacles persistants.
Une croissance modeste
La Tunisie connaît une croissance économique qui stimule la demande en projets de construction. Cependant, cette croissance est entachée par une crise de liquidités qui affecte de nombreuses entreprises du secteur.
Selon des données récentes, entre 40 et 50% des acteurs du BTP ont disparu depuis 2023, soit en raison de départs vers d'autres pays africains, soit à cause de la cessation d'activités dues à des problèmes financiers. La part du bâtiment et du génie civil au PIB en 2017 était de 5,2%, elle a reculé à près de 3% en 2022. La valeur ajoutée du BTP a reculé de 10% en 2022 et de 5% en 2023. La consommation du ciment à l’intérieur du pays est passée de 9 millions de tonnes en 2016 à 5000 de tonnes en 2023.
Des chiffres très évocateurs quant à la situation d’un secteur d’une grande importance pour l’économie nationale. Cette situation alarmante souligne la nécessité d'une intervention rapide pour stabiliser le secteur.
Un tournant nécessaire pour la durabilité
Face aux défis économiques, le secteur du BTP en Tunisie commence à adopter des technologies modernes et des pratiques durables. L'intégration du Building Information Modeling (BIM) et l'accent mis sur l'efficacité énergétique sont des signes encourageants.
Ces innovations visent non seulement à améliorer la productivité mais aussi à répondre aux normes environnementales croissantes. Cependant, la mise en œuvre de ces technologies nécessite un soutien accru de la part des institutions financières et une révision des cadres réglementaires existants pour faciliter l'accès aux financements nécessaires.
Volonté de réforme
Le gouvernement tunisien a reconnu l'importance du BTP dans la relance économique et a lancé un plan ambitieux pour revitaliser ce secteur. Le chef du gouvernement a souligné la nécessité d'accélérer les procédures administratives entourant les projets publics et d'améliorer l'accès aux garanties bancaires pour les entrepreneurs. Ces mesures visent à encourager la croissance et à restaurer la confiance parmi les acteurs du marché. Toutefois, la réussite de ces initiatives dépendra de leur mise en œuvre effective et de la capacité du gouvernement à répondre aux préoccupations financières persistantes des entreprises.
Le secteur du BTP en Tunisie se trouve à un tournant décisif. Alors que les défis économiques demeurent pressants, les efforts pour intégrer des technologies modernes et promouvoir une réglementation favorable offrent une lueur d'espoir. La manière dont le secteur navigue dans cette période déterminera non seulement son avenir dans l'économie nationale dans son ensemble.
Le Théâtre de l’Opéra et sa production théâtrale « El Bakkhara » à l’honneur à Sharjah
La pièce de théâtre tunisienne « El-Bakkhara » (Toxic Paradise), mise en scène par Sadok Trabelsi et produite par le Théâtre de l’Opéra de Tunis (Pôle Théâtre et Arts Scéniques), a ouvert, dans la soirée du mercredi 19 février, la 34ème édition des Journées Théâtrales de Sharjah (EAU), qui se poursuivra jusqu’au 26 du mois.
Récompensé par le Prix « Cheikh Sultan Bin Mohammed Al Qasimi » de la Meilleure œuvre théâtrale de l’année 2024, le Théâtre de l’Opéra de Tunis a été honoré lors de la cérémonie d’ouverture.
Cette pièce, coécrite par Ilyes Rabhi et Sadok Trabelsi, réunit sur scène Ramzi Azaiez, Mariem Ben Hassan, Baligh Makki, Ali Ben Said et Bilel Slatnia.
« El-Bakkhara » a remporté de nombreuses distinctions aux niveaux national et arabe, dont récemment le Grand Prix du Festival du Théâtre Arabe, organisé par l’Instance Arabe du Théâtre au Sultanat d’Oman du 9 au 15 janvier 2025.
Elle a également remporté le Tanit d’Or de la 25ème édition des Journées Théâtrales de Carthage (JTC, 23-30 novembre 2024), ainsi que le Grand Prix de la meilleure création théâtrale, dans le cadre de la deuxième édition du Festival National du Théâtre Tunisien « Saisons de la Création », (7-14 novembre 2024).
Justice : Le député Wajdi Ghaoui remis en liberté
La chambre criminelle près du tribunal de première instance de Ben Arous a décidé, le 19 février 2025, de remettre en liberté le député Wajdi Ghaoui.
Ce dernier avait été arrêté par la police au sein de l’hémicycle du Bardo juste après la prestation de serment, le 13 mars 2023. Cet élu de la circonscription El Mourouj-Farhat Hachad est poursuivi pour faux et usage de faux. L’accusation concerne le dossier de parrainages qu’il a présenté lors de sa candidature.
Justice: Riadh Mouakher remis en liberté
La Chambre criminelle spécialisée dans l'examen des affaires de corruption financière près la Cour d'appel de Tunis a décidé de libérer l'ex-ministre Riadh Mouakher et un cadre de la Protection civile, relevant du ministère de l'Environnement, reportant leur procès au mois de mai.
Riadh Mouakher et le cadre précité ont comparu, aujourd'hui, devant la Cour, dans le cadre de leur interjection appel, concernant leur condamnation, respectivement à deux et à trois ans de prison.
Gaza : La guerre a fait au moins 48 319 martyrs, selon le ministère de la santé du Hamas
Le ministère de la santé du gouvernement de la bande de Gaza, administrée par le Hamas, a annoncé, jeudi, que 16 personnes avaient été blessées dans le territoire au cours des dernières 24 heures. Par ailleurs 22 corps ont été extraits des décombres.
Selon le ministère, avec ces derniers chiffres, le bilan de la guerre s’élève désormais à au moins 48 319 morts et 111 749 blessés depuis le début de l’offensive israélienne dans l’enclave palestinienne, le lendemain du 7 octobre 2023.
Israël a régulièrement mis en doute la crédibilité des statistiques du ministère, mais celles-ci sont jugées fiables par les Nations unies.
Meurtre d’un Français à Djerba : trois condamnations à perpétuité
L’affaire remonte à plus de deux ans et elle a eu lieu à l’île des rêves. Le tribunal de première instance de Médenine a condamné trois personnes (deux hommes et une femme) à la réclusion à perpétuité pour leur implication dans le meurtre du Français Romain Petzato, retrouvé étranglé dans une piscine à Djerba en 2022. C’est ce qu’a annoncé l’avocate de la mère de la victime. Le jugement a été rendu après plusieurs séances devant le tribunal, qui a déclaré les trois accusés coupables de « meurtre avec préméditation ».
Les forces de sécurité avaient arrêté les trois accusés, deux frères âgés de 23 et 26 ans, ainsi qu’une jeune femme de 28 ans, fiancée de la victime, après la découverte du corps de Romain Petzato dans la piscine d’une maison à Djerba le 17 septembre 2022, rappelle la radio.
Selon le rapport du médecin légiste, Petzato, âgé de 42 ans et entraîneur de ski, a été tué par étranglement. Des traces de coups et de griffures ont également été retrouvées sur son corps.
MIQYES 2024 : Beaucoup d’enseignements à tirer du baromètre de la santé de la PME
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) ont présenté, ce mardi 18 février à Tunis, les résultats de l’enquête de la 7e édition du MIQYES, le Baromètre de la Santé de la PME Tunisienne.
Depuis 2016, l’étude MIQYES « Baromètre de la santé de la PME » offre un panorama complet des réalités et des perspectives des PME en Tunisie, en identifiant leurs atouts et leurs faiblesses, ainsi que les obstacles qui entravent leur développement. Le MIQYES est devenu, au fil des années, l’instrument de référence pour comprendre l'évolution de la santé des PME en Tunisie, et permet de mieux analyser les obstacles et de proposer les solutions appropriées. L’enquête, qui été réalisée entre octobre et décembre 2024, a porté sur un échantillon de 500 PME opérant dans des secteurs variés (industrie, services, commerce, etc.) et a couvert les 24 gouvernorats de la Tunisie.
La rencontre, rehaussée par la participation de Aslan Berjeb, Président de la CONECT, Mme. Céline Moyroud, représentante résidente du PNUD en Tunisie, S .E Mme. Lorraine Diguer, ambassadrice du Canada en Tunisie, des dirigeants d’entreprises du secteur privé et des acteurs économiques et institutionnels, a offert une opportunité de présenter les résultats de la dernière enquête et de tirer quelques enseignements sur la santé économique de la PME Tunisienne en 2023. Également, elle a été l’occasion de fournir des données exploitables pour les décideurs économiques et politiques en vue de l’adaptation des politiques publiques de soutien aux PME et l'accompagnement des entreprises dans leurs transitions économiques et écologiques.
.L’édition MIQYES 2024 a démontré que l’accès au financement reste un défi majeur pour les PME tunisiennes, avec 80,9% d’entre elles jugeant difficile l’obtention de crédits à long terme alors que 63,4% des demandes de financement bancaire sont acceptées, contre 85,5% pour les demandes de leasing. Sur le plan commercial, la conquête de nouveaux marchés atteint son plus bas niveau depuis 2016, tandis que la participation aux marchés publics recule, avec seulement 23,9% des PME ayant remporté des contrats. Toutefois, l’engagement environnemental progresse, 36,1% des PME ayant adopté au moins une initiative RSE ou Green, et 61,3% d’entre elles estiment que ces actions ont eu un impact positif sur leurs entreprises.
En marge du lancement de l’enquête MIQYES 2024, le PNUD et la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) ont signé un protocole d’accord pour renforcer leur coopération en Tunisie. En particulier, ce partenariat vise à promouvoir les Objectifs de Développement Durable (ODD) en Tunisie en favorisant l'engagement du secteur privé dans les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance, tout en contribuant à la croissance économique du pays.
Incidents survenus au stade de Radès : Quand la violence sportive menace la paix sociale…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Les incidents survenus dimanche dernier au stade de Radès, lors de la supercoupe de Tunisie, montrent que le niveau de violence dans les stades a pris une tournure grave au point de menacer la paix sociale.
Même s’il s’agit de guerre entre groupes appartenant au même club sportif, les incidents survenus dimanche dernier au stade de Radès lors de la supercoupe de Tunisie exigent un débat et des réponses claires afin d’endiguer ce fléau qui menace aujourd’hui la paix sociale en Tunisie. D’ailleurs, le porte-parole du tribunal de première instance de Ben Arous, Sadok Jouini, a indiqué hier, dans une déclaration à Mosaïque FM, que le parquet a autorisé la prolongation de 48 heures de la garde à vue de plus de 35 jeunes impliqués dans les incidents survenus au stade de Radès, dimanche dernier, lors du match de la supercoupe entre l’Espérance Sportive de Tunis et le Stade Tunisien. Le responsable judiciaire a précisé que le parquet avait ordonné l’ouverture de deux enquêtes judiciaires à l’encontre de ces individus pour constitution d’une association de malfaiteurs en vue d’agresser des biens et des personnes, à la suite d’actes de violence et de vandalisme qui ont éclatés au stade. Le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Ben Arous et porte-parole du tribunal a ajouté que les investigations se poursuivent pour identifier les responsables de ces événements. Idem pour le ministère de la Jeunesse et du Sport qui a annoncé une série de mesures, à savoir l’introduction de sanctions complémentaires en coordination avec le ministère de la Justice, interdisant l’accès aux stades aux personnes suspectées ou condamnées pour des actes de violence. L’appel à la Ligue nationale de football professionnel pour appliquer la loi en cas de violations et imposer des sanctions pouvant aller jusqu’à l’interdiction de jouer avec le public (Huis clos) pour les clubs dont les supporters sont responsables des actes de violence et de troubles, l’appel aux médias pour qu’ils deviennent des partenaires dans le maintien de l’ordre social et la sensibilisation des supporters à travers les programmes sportifs, en évitant de diffuser des déclarations incendiaires ou tout contenu susceptible d’aggraver la situation générale et l’appel aux responsables de toutes les structures sportives, de toutes les spécialités, tels que les présidents des fédérations, les clubs, les gestionnaires, ainsi que les entraîneurs et les joueurs, à faire preuve de responsabilité et à éviter de faire des déclarations susceptibles de provoquer des tensions régionales ou de nuire à l’ordre public. En dépit de ces mesures, tous les observateurs sont, par ailleurs, unanimes quant à l’urgence de mettre au point toute une stratégie de nature à endiguer ce fléau. Que faire, de fait, pour lutter efficacement contre cette violence qui menace la paix sociale en Tunisie?
La responsabilité des clubs?
Certaines expériences, notamment en Europe ou en Amérique latine, ont montré que les solutions sécuritaires ne sont pas la bonne réponse pour lutter contre la violence sportive. Alors, les observateurs appellent à lancer un débat national englobant aussi bien les sportifs, les dirigeants, les supporters, les sociologues et les psychologues afin de mettre en place une stratégie globale afin d’endiguer ce fléau. A cet effet, Chiheb Karouida, membre d’un groupe de supporters de l’Etoile Sportive du Sahel, nous a indiqué: «A mon avis, c’est aux clubs de prendre le taureau par les cornes et reconnaître qu’ils sont aussi responsables de cette violence. L’on voit bien en effet que certains dirigeants encouragent cette violence en véhiculant un discours qui nourrit la haine et le mépris d’autrui. Idem pour certains chroniqueurs sportifs qui ont transformé les plateaux en un espace pour régler leurs comptes entre eux ou contre certains clubs. Il est, alors, temps pour les clubs d’assumer leurs responsabilités en mettant en place des actions claires et des formations pour prévenir et répondre aux violences. Les clubs sont encouragés à mettre en œuvre des mesures de prévention telles que des formations sur la prévention des abus et des sensibilisations auprès des différents publics. La sensibilisation et l’éducation doivent occuper donc une place centrale dans les efforts des clubs. Les clubs peuvent organiser des campagnes de prévention régulières pour informer les membres sur les signes précurseurs des violences, les conséquences dévastatrices de ces actes et les ressources disponibles pour les victimes. De plus, des programmes de sensibilisation peuvent être mis en place dans les écoles de sport pour inculquer dès le plus jeune âge les valeurs de respect, d’intégrité et d’égalité». Idem pour la sociologue, Mariem Letaiem, qui estime: «À travers des politiques claires, des programmes de sensibilisation et des mesures de responsabilisation, les clubs doivent travailler ensemble pour créer un environnement sportif sûr, respectueux et inclusif pour tous».
M.B.S.M.
Justice : 4 ans de prison pour Wadii Jari
Le 20 février 2025, La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, ce jeudi 20 février 2025, Wadii Jary, ancien président de la Fédération Tunisienne de Football, à quatre ans de prison ferme assortis d’une interdiction d’exercer ses fonctions.
Par ailleurs, un cadre technique, impliqué dans une affaire de conclusion de contrat entre la Fédération et un autre cadre pour travailler avec l’une des équipes nationales de football, a été condamné à six ans de prison.
Justice : Libération de Mohamed Boughalleb
D’après l’agence Tunis Afrique Presse, le journaliste Mohamed Boughalleb vient d’être libéré et ce, suite à son audience aujourd’hui, jeudi le 20 du mois de février en cours, devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis.
Editorial : Trouver la bonne arme anti-bouchon - Par Hassan GHEDIRI
Enfin, il semble que l’Etat a - peut-être - décidé de prendre le taureau par les cornes et résoudre, une fois pour toute, le casse-tête des embouteillages. Mais attendez ! Cela ne peut toutefois pas se faire du jour au lendemain, s’agissant d’un phénomène complexe qui nécessitera beaucoup de temps et beaucoup, beaucoup d’argent. Faire un premier pas est déjà une bonne chose, dira-t-on. Car depuis déjà plusieurs années, la congestion routière en Tunisie est devenue un problème urbain omniprésent qui entraîne des préjudices considérables pour tous. A l’intérieur des villes mais aussi sur les routes périphériques et souvent même sur les autoroutes, les bouchons s’apparentent maintenant à un tribut que des milliers de Tunisiens qui choisissent, ou qui sont obligés, de se déplacer à quatre roues paient chaque jour. C’est néanmoins dans le Grand Tunis qu’embouteillages et goulots d’étranglement sont d’une ampleur inédite. Il est très normal, comme dans le monde entier, que ce soit la capitale qui souffre le plus de ce fléau, mais le problème pour Tunis et ses périphériques, c’est que pendant des décennies, l’on a tout fait pour rendre le phénomène quasiment irrémédiable. Un laisser-faire-laisser-aller caractérisant l’occupation de l’espace urbain couplé à l’explosion du parc automobile et la dégradation du transport public en commun. Résultat de cette gestion archaïque du domaine routier, un déséquilibre chaotique entre l’offre et la demande. Comme on venait de l’annoncer, l’Etat ne compte pas rester les mains croisées à attendre le jour où la capitale s’asphyxie par les bouchons. En effet, lorsque des centaines de milliers d’automobiles passent chaque année des centaines d’heures coincés dans les embouteillages, ce sont des milliards de dinars de carburants qui partent en fumée. Sans oublier les nuisances sanitaires et environnementales des gaz d’échappement.
Pour freiner cette spirale destructrice, la Tunisie a choisi de miser sur le savoir-faire japonais. L’on apprend qu’un accord a déjà été conclu avec l’Agence japonaise de la coopération internationale (JICA) pour la mise sur le rail d’un nouveau plan de mobilité urbaine dans le Grand Tunis. Le projet dans lequel s’impliqueront des experts nippons se fixe comme objectif très ambitieux de «révolutionner la gestion du transport à l’intérieur de la capitale», pour employer les termes d’un journal électronique qui a consacré un article à ce sujet.
Désengorger définitivement le Grand Tunis, cela réduira considérablement les dépenses des automobilistes, et par ricochet de l’Etat qui importe l’essence et finance l’entretien des infrastructures. En 2018, Sarra Rejeb, l’ancienne secrétaire d’Etat des Transports, avait estimé à 600 millions de dinars le coût annuel des embouteillages, rien que dans le Grand Tunis. Les pertes économiques liées par la congestion routière sont en effet incommensurables parce qu’en plus du gaspillage du carburant, beaucoup d’accidents sont déplorés et des millions d’heures de travail sont perdues chaque année. C’est donc un manque à gagner colossal pour l’économie du pays.
Les experts japonais devraient savoir que pour décongestionner la circulation automobile dans le Grand Tunisie, il ne suffira pas seulement de généraliser et moderniser le transport en commun. Augmenter l’offre dans un espace urbain saturé ne résout rien. Il y a une approche proposée dans le cadre d’une étude faite sur le phénomène des embouteillages dans le continent africain qui suggère qu’en augmentant la part du transport ferroviaire de 10% d’ici 2030 et de 20% d’ici 2050 permettrait aux pays de réduire considérablement le nombre de voitures en circulation, avec des économies globales estimées à près de 8 millions de voitures par jour en 2030. Mais à la petite échelle nationale, le problème du Grand Tunis ne peut se résoudre uniquement grâce aux rails. Une délocalisation massive des services administratifs des hôpitaux, des universités, des usines et des entreprises vers de nouvelles périphéries parfaitement aménagées et desservies par un transport multimodal qui facilite la mobilité de tous les acteurs.
H.G.
Ligue des champions - Tirage des quarts de finale : L'Espérance aura Sundiwns comme adversaire
Le tirage au sort des quarts de finale de la Ligue des champions d'Afrique a mis face à face le représentant tunisien, L'Espérance de Tunis et son homologue d'Afrique du Sud, Mamelodi Sundowns. Les Sang et Or auront l'avantage de recevoir leurs adversaires au retour à Tunis. Voici par ailleurs, le programme complet des quarts de finale :
-Al Ahly- Al Hilal
- Sundowns- Espérance
-Pyramids- AS. FARabat
-MCAlger- Orlando Pirates
J.B.
Ligue 1 (20e J.) : Le CA avec panache, l’USM euphorique
Par Kamel ZAIEM
La seconde manche de la vingtième journée a permis au Club Africain et à l’US Monastirienne, deux équipes du haut du tableau, de grignoter encore des points pour espérer rester dans le sillage de l’EST, le leader, et l’ESS, son premier poursuivant.
Les Clubistes ont fait l’essentiel en ouvrant le score par Khadhraoui, le meilleur attaquant clubiste du moment, avant de résister aux assauts désorganisés des Sfaxiens. Pour les Rouge et Blanc, cette victoire va leur faire beaucoup de bien après une série de nuls, alors que pour le CSS, les difficultés du moment commencent à s’éterniser, laissant l’équipe dans le ventre mou du classement.
A Monastir, on a assisté à un festival offensif de la part des Usémistes qui ont « torpillé » une JS Omranienne pourtant réputée plus solide en défense. Le score final, (7-0) en faveur des locaux, se passe de tout commentaire, tellement la différence de classe était évidente.
L’USM demeure dans le groupe de tête alors que pour la JSO, la situation n’est pas critique, mais il va falloir réagir et renouer avec les résultats positifs qui lui échappent depuis plusieurs journées.
K. Z.
















