Reportage - A 4 jours du début de Ramadan : Ruée des Tunisiens vers les marchés et les magasins …
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Comme à l’accoutumée et à quelques jours du mois Saint, la Tunisie vit actuellement au rythme d’une grande dynamique commerciale. C’est la ruée vers les magasins et autres marchés. Reportage.
Tunis comme certainement dans les autres villes s’apprêtent à accueillir le mois de Ramadan et lorsqu’on parle de ce mois Saint, c’est la cuisine qui vient tout de suite à l’esprit. De ce fait, il y a ceux qui renouvellent la vaisselle, d’autres qui font des courses et ceux qui sont toujours fideles à la tradition et vont jusqu’à badigeonner les façades de leurs maisons, «Badigeonner les façades et entreprendre des travaux de peintures est très important pour moi afin d’accueillir le mois de Ramadan dans la sérénité et dans la pureté», nous dira, Madame Mongia, fonctionnaire et mère de famille.
Du côté des marchés et des magasins, l’ambiance est aussi ramadanesque, même si quelques jours nous séparent encore de l’avènement du mois Saint. Et lorsque vous posez la question à Madame Mongia, ce sont les courses qui sont citées en premier lieu: «Le mois de Ramadan est un mois spécial. Alors, il lui faut des courses spéciales. Je citerais le thon pour les bricks, les épices pour les plats de rupture du jeune, les fruits secs pour le thé et bien évidemment les incontournables dattes. Malheureusement, certains produits sont très chers, comme le thon d’origine tunisienne qui est commercialisé à des prix exorbitants. Personnellement, je ne peux pas acheter le thon d’origine tunisien, alors, je dois sacrifier d’autres produits». De son côté, Jamel, père de famille, nous a déclaré: «J’accompagne mon épouse pour acheter quelques ustensiles de cuisine. C’est elle qui choisit et c’est moi qui paie…Franchement, au marché de Sidi Boumendil, les prix des bols et assiettes et autres ustensiles de cuisines sont très bas. Alors, nous avons presque renouvelé toute notre vaisselle ».
Cette viande trop salée…
Soucieux de bien gérer le budget consacré au mois de Ramadan, les Tunisiens que nous avons croisés font attention pour tenir le cap durant les trente jours de jeune. En témoigne, ce que nous a indiqué, Ahlem, mère de famille. Selon notre interlocutrice: «Le prix des viandes rouges sont tellement chers qu’il est presque impossible pour le Tunisien moyen d’acheter plus de cinq cent grammes. Certains optent, alors, pour la viande de poulet et autres poissons à bas prix comme les sardines ».
En plus des ustensiles de cuisine et autres courses, d’autres Tunisiens profitent de ce mois de Ramadan pour acheter des appareils qui nécessitent un budget spécial : «Nous sommes là moi et ma femme pour acheter un poste de télévision. Soirée ramdanesque oblige, un poste plus grand.
Aussi, un four électrique et un robot de cuisine».
Au niveau officiel, le gouvernement a décidé d’élaborer un programme spécifique pour l’approvisionnement des produits de première nécessité, notamment à travers la poursuite de la constitution du stock régulateur prévu pour le mois de Ramadan 2025 et la diversification de l’offre par la mise à disposition des fonds nécessaires au groupement interprofessionnel des produits avicoles et cunicoles afin de constituer un stock régulateur de viandes et d’œufs congelés destinés à la consommation ainsi qu’un stock de pommes de terre à hauteur de 45.000 tonnes. Le gouvernement a, également, décidé de mettre en œuvre un programme de contrôle instantané et proactif à travers le renforcement du contrôle des entrepôts et des unités industrielles et artisanales et les commerçants de détail des produits alimentaires et faire face au stockage anarchique et monopolisant. Il s’agit également de veiller à faire face aux opérations d’approvisionnements en dehors des circuits légaux et des activités des intrus et de lutter contre les pratiques attentatoires et contribuer à la transparence des transactions.
M.B.S.M.
Allocation d’importantes ressources budgétaires pour la lutte contre l’habitat précaire
La Tunisie s'engage résolument dans une réforme majeure du secteur du logement, avec pour objectif de remplacer les habitations précaires par des logements dignes.
Selon la directrice du suivi des programmes de remplacement des logements précaires, 10 189 habitations précaires ont été recensées, dont 7 353 ont déjà été remplacées. Ce programme vise à offrir un cadre de vie décent aux citoyens les plus vulnérables, en leur permettant de soumettre des demandes pour bénéficier de cette initiative. Un budget de 218 Millions de dinars (MD) est alloué pour ce projet, avec un financement partagé entre l'État et les bénéficiaires.
Lutte contre l’habitat précaire
37% de l’habitat produit en Tunisie serait de nature informelle et ce mouvement continue d’urbanisation spontanée produit des quartiers précaires, sous équipés et souffrant d’un déficit d’accès aux services urbains essentiels (eau, assainissement, transports) et aux emplois.
La politique publique en matière de logement s’adresse en priorité aux populations à faible revenu, aux travailleurs précaires et aux régions marginalisées.
Cette stratégie repose sur des partenariats et l’utilisation efficace des fonds publics pour financer des programmes innovants. Ces efforts traduisent la volonté de réduire les inégalités sociales et territoriales.
Programme de remplacement des logements
Le programme social de logement, initié en 2012, a permis des avancées significatives. Entre 2012 et le premier semestre 2024, ce programme a permis de remplacer 7244 logements insalubres par des habitations modernes et de réaliser un total de 9530 interventions.
De plus, 4002 logements sociaux ont été livrés, et 3246 autres sont en cours de construction. Ces résultats reflètent l’impact positif des politiques de logement sur les conditions de vie des citoyens.
Le processus de remplacement des logements précaires est rigoureux et implique plusieurs étapes. Tout citoyen résidant dans une habitation précaire doit soumettre une demande à la délégation concernée, qui transmet ensuite les dossiers aux services du gouvernorat.
Une équipe est chargée d'inspecter les logements, d'effectuer des études et d'évaluer les coûts estimatifs des travaux. Pour 2025, un budget de 16 millions de dinars a été alloué pour construire environ 919 nouveaux logements sociaux, financés par le ministère de l'Équipement.
Le financement du programme est partagé entre l'État et les bénéficiaires. L'État prend en charge 50 % du coût des travaux, des études et du suivi, tandis que le bénéficiaire doit rembourser les 50 % restants. Un contrat d'occupation est signé entre le bénéficiaire et le président du conseil régional, définissant le montant des mensualités à régler sur une période de 25 ans, sans intérêt et avec une année de grâce. Cette formule permet aux familles à faibles revenus d'accéder à des logements décents tout en étant soutenues financièrement.
Du renouveau pour le logement
La construction de nouveaux logements sociaux s'inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l'offre de logements accessibles aux populations à faibles revenus. La ministre de l'Équipement et de l'Habitat souligne l'importance de garantir une vie digne pour tous les citoyens, en mettant l'accent sur la nécessité de réviser la stratégie nationale de l'habitat pour répondre aux défis actuels du secteur.
La Tunisie s'engage ainsi sur la voie d'une réforme profonde du logement social, visant à offrir des conditions de vie dignes à ses citoyens les plus vulnérables. Cette démarche témoigne d'une volonté politique forte de répondre aux besoins fondamentaux de la population, en promouvant un développement équitable et inclusif.
Investir dans la culture
Le ministère des Affaires culturelles organisera demain, le jeudi 27 février, à la salle Sophie El Goulli, une rencontre scientifique portant sur le financement orienté vers les industries culturelles et créatives. Organisée par l’unité de prise en charge et d’orientation des investisseurs, cette vise à présenter les mécanismes de financement des investissements dans le domaine des industries culturelles et créatives, et à présenter les privilèges et les incitations financières liés à l’investissement dans le secteur culturel, destinés aux acteurs et professionnels culturels, qu’ils soient des personnes physiques, entreprises ou autres.
Cette rencontre qui s’ouvrira à 9h00 avec une intervention de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, verra la participation d’une pléiade de directeurs de plusieurs départements aux ministères des Affaires culturelles, de l’Industrie, de la Formation professionnelle et de l’emploi.
I.A.
Nombreuses arrestations dans l’affaire de la construction d’un théâtre sur un terrain soumis à la convention internationale de Ramsar
Le ministère public près du Tribunal de première instance de Médenine a autorisé la détention d’un ancien président de la délégation spéciale de Djerba Ajim, ainsi que de trois employés du gouvernorat de Médenine et du Commissariat régional au développement agricole (CRDA) à Médenine. Le promoteur d’un projet culturel sur l’île a été laissé en liberté, tandis qu’un ingénieur et un entrepreneur ont été relâchés en attente de leur procès.
Selon les déclarations du porte-parole du Tribunal de première instance de Médenine, Touhami Bsissa, ces mesures font suite à des soupçons de corruption liés à l’octroi d’un permis de construire pour un théâtre, sur un terrain soumis à la convention internationale de Ramsar.
La même source a précisé que cette affaire fait suite à une plainte déposée en 2024 par l’arrondissement des sols du CRDA à Médenine, dont les investigations ont été confiées à l’équipe d’enquête de la Garde nationale à l’Aouina.
Il est à rappeler que la construction de ce théâtre a fait l’objet de plusieurs manifestations menées par les activistes écologistes locaux qui ont contesté cette violation de l’écosystème.
L’IFT accueille aujourd’hui « Aïcha » de Mehdi Barsaoui
Pour ceux qui n’ont pas encore découvert le film de Mehdi Barsaoui « Aïcha », l’Institut français de Tunisie (IFT) propose ce soir, une projection, à partir de 18h00.
Le film, qui a fait sa sortie nationale le 22 janvier dernier, réunit une pléiade d’acteurs tunisiens chevronnés à savoir Fatma Sfar, Nidhal Saadi, Yasmine Dimassi, Hela Ayed et Mohamed Ali Ben Jemaa. C’est l’histoire de Aya, jeune tunisienne, la vingtaine, « qui vit encore chez ses parents dans le sud de la Tunisie et se sent prisonnière d’une vie sans perspectives. Un jour, le minibus dans lequel elle fait quotidiennement la navette entre sa ville et l’hôtel où elle travaille s’écrase. Seule survivante de l’accident, elle réalise que c’est peut-être sa chance de commencer une nouvelle vie. Elle se réfugie à Tunis sous une nouvelle identité, mais tout est bientôt compromis lorsqu’elle devient le principal témoin d’une bavure policière ».
Second long-métrage de Mehdi Barsaoui, « Aïcha » est lauréat du prix du meilleur film méditerranéen décerné par l’Académie des Beaux-Arts de Venise, dans le cadre de sa participation à la compétition officielle de la 81ème édition de la Mostra de Venise, qui s’est tenue du 28 août au 7 septembre 2024 et où le film a été projeté en avant-première. Il a également décroché le prix « SIGNIS » du meilleur film de la compétition internationale du festival international du film de « Mar del Plata » qui s’est déroulée en Argentine du 21 novembre au 1er décembre 2024. Il est également lauréat du prix du meilleur montage (attribué à Camille Toubkisla) lors de la 35ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC, 14-21 décembre 2024).
Rappelons que le film est une coproduction entre la Tunisie, la France, l’Italie, l’Arabie Saoudite et la Qatar.
I.A.
Editorial : Mieux vaut prévenir… - Par Hassan GHEDIRI
Grippe, Bronchiolite, Covid-19, et peut-être aussi des méningites bactériennes qui risquent, malheureusement de se répandre et prendre de l’ampleur après le cas de décès déploré la semaine dernière dans un foyer universitaire à Kairouan. D’autre part, cela fait plusieurs semaines les services de pédiatrie des principaux établissements hospitaliers peinent à gérer l’explosion des cas de bronchiolite qui témoignent la grande contagiosité du virus responsable des complications très graves chez les nourrissons. A l’Hôpital d’enfants Béchir Hamza à Tunis, les infections respiratoires aiguës ont tendance à se multiplier nécessitant une hospitalisation prolongée et une charge médicamenteuse de meilleure qualité. L’on peut comprendre et admettre la saisonnalité de certaines infections respiratoires qui flambent depuis l’automne et qui ne fléchissent pas à cause des conditions climatiques. La même situation semble aujourd’hui être observée dans pratiquement tous les pays de l’hémisphère nord.
L’efficacité des réponses aux épidémies «ordinaires» se fait principalement par le biais des protocoles de traitement et de vaccination généralement développés dans le cadre des partenariats internationaux. Beaucoup d’incertitudes semblent toutefois planer aujourd’hui sur les systèmes de santé dans le monde et ce pour deux raisons principales. D’un côté, les inquiétudes exprimées par les scientifiques quant aux crises sanitaires auxquelles le monde doit se confronter dans les années à venir. Des scénarios de plus en plus alarmistes ont été établis par les scientifiques sur des «pandémies futures qui vont apparaître plus souvent, se propager plus rapidement, causeront plus de dommages à l’économie mondiale et tueront plus de personnes que la COVID-19», comme on l’a expliqué dans un rapport sur les pandémies mondiales. Cette alerte émise fin 2020 lors d’un atelier virtuel organisé par l’ONU, et auquel ont pris part 22 experts de premier plan du monde entier, aurait été justifiée par un constat selon lequel il existe aujourd’hui dans le monde près de 1,7 million de virus d’origine animale «non découverts», et dont la moitié pourraient avoir la capacité d’infecter les êtres humains. L’autre considération qui doit inciter la Tunisie à renforcer la vigilance et à investir dans le développement d’un système de prévention et de réponse sanitaire efficace, résilient et surtout à développer l’autonomie et l’autosuffisance en matière de vaccination et de traitement.
Les programmes de soutien et d’assistance techniques et financiers fournis par l’OMS risquent en effet de ne plus être garantis après la décision des Etats Unis d’Amérique de ne plus contribuer au financement du budget de la plus importante organisation onusienne. Le retrait des américains de l’OMS qui sera normalement effectif d’ici un an, risque de chambouler le système de santé mondial et affaiblir la protection des populations dans les pays qui manquent de prendre les bonnes décisions. La Tunisie qui, lors de la pandémie du Covid-19 s’est vue dépendre de l’aide internationale fournie dans le cadre du programme de COVAX destiné à fournir les vaccins aux pays pauvres, pour juguler l’épidémie qui a fait près de 30 mille morts, doit compter sur ses propres moyens. Comme elle n’accepte plus de rester tributaire des aides financières étrangères, la Tunisie ne peut également continuer à dépendre de l’assistance de l’OMS et d’autres institutions d’aide au développement pour faire face aux crises sanitaires. La pandémie du Covid-19 a mis la Tunisie devant l’obligation de renforcer son autonomie en matière de prévention et de gestion des épidémies. Aujourd’hui, il est devenu encore plus urgent pour l’Etat d’investir massivement dans la recherche à travers le développement des partenariats entre les universités, les instituts de recherche et l’industrie pharmaceutique. La Tunisie dispose déjà d’un potentiel scientifique et technique qui nécessite d’être valorisé en vue de développer des vaccins et des médicaments adaptés aux besoins du pays. Pour affronter l’engrenage d’épidémies dévastatrices que les scientifiques estiment, malheureusement, inéluctable, la Tunisie doit investir dans le développement d’un vrai système de santé. Car, il vaut toujours mieux prévenir que guérir.
H.G.
Relations de la Tunisie avec le reste du monde : Faut-il diversifier les partenariats?
Par Myriam Ben Salem-MISSAOUI
Olfa Hamdi a appelé dans un post Facebook, le président de la République à ne pas «détruire» l’alliance stratégique entre la Tunisie et les USA. S’agit-il là d’une forme d’ingérence et d’atteinte à la souveraineté du pays?
La présidente du parti unipersonnel «La troisième république», Olfa Hamdi, n’est pas apparemment de cet avis et appelle même à ne pas détruire l’alliance stratégique entre la Tunisie et les États-Unis d’Amérique. En effet, dans un post publié par le site Business news, elle s’est attaquée au président de la République, suite au communiqué du 21 février de la présidence relatif à la rencontre du chef de l’État avec le ministre des Affaires étrangères. Dans son communiqué, Hamdi avertit Kaïs Saïed sur les conséquences graves de sa tentative de détruire l’alliance stratégique entre la Tunisie et les États-Unis d’Amérique et d’appliquer le modèle du Venezuela en Tunisie. Olfa Hamdi réagit précisément aux instructions de Kaïs Saïed données à Mohamed Ali Nafti d’ordonner aux institutions de l’État de modifier leurs orientations stratégiques et de diversifier leurs entreprises à l’image des pays d’Amérique du Sud, et ce dans le contexte des avertissements du membre du Congrès américain Joe Wilson concernant d’éventuelles sanctions contre l’institution militaire et sécuritaire tunisienne. Interrogé, justement, à ce sujet, l’activiste politique, Sahbi Khaldi, nous a indiqué: «Je ne sais pas en quoi l’ouverture de la Tunisie sur de nouveaux partenaires comme les pays d’Amérique du sud peut nuire aux relations de notre pays avec les Américains. De fait, pour moi, c’est affaire de souveraineté et d’indépendance de la Tunisie qui a le droit de choisie ses partenaires conformément aux conventions internationales qui garantissent aux pays du monde entier le droit de décider de leur politique étrangères. Peut-être, ce n’est pas l’avis de a présidente du parti unipersonnel «La troisième république», Olfa Hamdi, mais ce sont là les fondamentaux sur lesquels repose le droit international».
Indépendance de la décision nationale…
Même si ces campagnes d’ingérence ne datent pas d’aujourd’hui, le recours de certaines voix de l’opposition à l’étranger pour mettre la pression sur le régime de Kaïs Saïed est considéré par certains observateurs comme étant une atteinte à l’indépendance du pays à ses choix portant sur sa politique étrangère. Selon l’autre activiste politique, Rached Mathlouthi: «Le monde change et la Tunisie doit s’adapter à ses changements en variant et diversifiant ses partenaires aussi bien sur le plan politique qu’au niveau économique. Alors, je ne sais pas en quoi l’appel du président Saïed, de diversifier les partenariats, pourrait nuire à nos relations avec les USA. il y a, en effet, d’autres pays avec lesquels nous devons développer nos relations, tels les pays asiatiques et les pays d’Amérique du Sud. L’important est l’indépendance de la décision souveraine et l’intérêt de la Tunisie, comme l’a souligné le chef de l’Etat. Pour rappel, suite au Forum économique tuniso-brésilien, organisé par la Chambre de commerce arabo-brésilienne (ABCC), à São Paulo au Brésil le 11 juillet 2024, nos échanges commerciaux ont été multiplié par deux avec ce géant de l’Amérique du sud. Aussi, la coopération tuniso-brésilienne au niveau des vaccins, des sérums, de la recherche scientifique sur les maladies émergentes, tout comme il tend à échanger des expériences dans le domaine des industries pharmaceutiques commence à donner ses fruits. On constate, également, une profonde volonté des acteurs économiques des deux pays à explorer différentes opportunités de coopération pouvant se présentent de part et d’autre. Il s’agit notamment, à côté du domaine pharmaceutique, des domaines tels que l’énergie, l’agroalimentaire, les engrais, le tourisme».
M.B.S.M.
Ligue 1- j 22 : Des arbitres étrangers pour EST- ESS et USM -CA
La Direction Nationale d'arbitrage vient d'annoncer qu'elle a désigné des arbitres étrangers pour les deux sommets de la 22e journée de la Ligue 1. EST- ESS sera dirigé par un trio portugais alors que USM-CA a été confié à un trio Monténégrin. Il en est de même pour les deux arbitres de la VAR vu l'importance du rôle joué par les images proposées à l'arbitre central. Voici par ailleurs, les désignations des referrees de tous les matches de la journée programmée pour demain et après demain.
Mercredi 26 février 2025
EST -ESS Louis Godinho ( Portugal)
ASS -JSO Houssem Haj Ali
CAB- ESZ Fraj Abdellaoui
ESM- ASG Sadok Selmi
Jeudi 27 février 2025
USM -CA Milas Boslovic ( Monténégro)
ST -USBG Naim Hosni
UST -EGSG Walid Mansri
OB -CSS Khaled Jari
J.B.
Le marché automobile: bilan positif en 2024
Le début de l'année 2024 a révélé une situation plus préoccupante, avec une forte baisse des immatriculations, notamment pour les voitures particulières, qui ont chuté de 18,45% au deuxième trimestre.
Ce recul est attribué à des perturbations dans les chaînes d'approvisionnement et à une forte dépendance au marché parallèle.
Indicateurs clés
Un rapport récent a révélé que 57 137 voitures neuves ont été immatriculées en 2024, soit une augmentation de 2,37% par rapport à 2023. Cependant, les ventes de voitures particulières ont connu une baisse de 11,5%, principalement due à la diminution des ventes de voitures publiques, qui sont passées de 7 442 unités en 2023 à 6 428 unités en 2024.
En revanche, les ventes de véhicules utilitaires ont augmenté de 14 %, avec une hausse notable des véhicules à double usage et des camions légers.
Les voitures d'origine asiatique, bien que connaissant un léger déclin, dominent toujours le marché avec une part de 58,3% en 2024. Les marques coréennes, japonaises et chinoises représentent respectivement 21,6%, 19,3% et 13,6% du marché, avec une augmentation notable des ventes de voitures chinoises. Les voitures d'origine européenne, notamment françaises et allemandes, occupent la deuxième place avec une part de 40 %. Hyundai conserve sa position de leader avec 6 777 immatriculations, suivie par Kia et Peugeot.
Un parc vieillissant
Le parc automobile tunisien est estimé à plus de 2,3 millions de véhicules, dont environ 1 million sont soit immobilisés, abandonnés, ou circulent sans être en règle. Un constat alarmant est que 52% des véhicules ont plus de 15 ans, ce qui soulève des questions sur la sécurité routière et l'impact environnemental de cette flotte vieillissante.
La transition vers des véhicules plus modernes et durables est donc essentielle pour améliorer la sécurité routière et réduire la pollution. Bien que la transition vers les véhicules électriques soit encore embryonnaire, elle commence à gagner du terrain, avec une petite mais croissante part du marché.
Le marché parallèle a un impact significatif sur les ventes de véhicules neufs en Tunisie. En 2024, ce marché a enregistré une forte croissance, avec une augmentation de 34,6% des ventes, ce qui a contribué à réduire la part du marché officiel des véhicules neufs.
La réduction de 20% du quota d'importation pour les concessionnaires officiels a exacerbé cette tendance, entraînant une diminution de la disponibilité des véhicules neufs sur le marché. En conséquence, les consommateurs se sont tournés vers le marché parallèle, où les ré-immatriculations ont augmenté, atteignant 37% du marché global au début de 2024.
Comportement des consommateurs
En 2025, 29% des Tunisiens envisagent d'acheter une voiture, avec une préférence marquée pour les motorisations thermiques, bien que les véhicules hybrides et électriques gagnent en popularité. Le prix et le coût d'entretien sont les principaux critères d'achat pour les consommateurs, suivis par la consommation de carburant et l'esthétique. Les berlines restent les véhicules les plus populaires, suivies par les SUV et les citadines compactes.
L'importance accordée au coût de l'entretien et au pays d'origine du véhicule montre que les acheteurs sont de plus en plus exigeants en matière de qualité et de fiabilité.
Le marché automobile tunisien est en pleine mutation, avec des opportunités pour les marques qui parviennent à s'adapter aux nouvelles réalités économiques et environnementales. Les marques asiatiques dominent le marché, mais les marques européennes, notamment françaises, gagnent du terrain. L'événement des Victoires de l'Automobile 2025 a mis en lumière l'excellence et l'innovation dans le secteur. Alors que le marché continue de naviguer entre fluctuations de la demande et contraintes d'importation, les acteurs doivent innover pour rester compétitifs.
A « Beit al-Hikma » : les droits de propriété littéraire et artistique et développement durable…réalités et perspectives
Le Département des Etudes islamiques de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, « Beit al-Hikma », organise, le mercredi 26 février 2025, une conférence intitulée «Droits de propriété littéraire et artistique et développement durable…réalités et perspectives », la conférence sera donnée, par le professeur Ramzi Guarouechi.
L’évènement se déroulera au Palais de l’Académie, à partir de 11H00.
Nombreuses nouvelles production sur la grille de la Télévision tunisienne : Le téléspectateur tunisien sera-t-il enfin satisfait ?
Par Imen Abderrahmani
En attendant que la Télévision tunisienne dévoile toute sa programmation ramadanaesque, voilà quelques séries et sitcoms qui meubleront sa grille, lors du mois sacré du ramadan…
Depuis quelques jours, la Télévision tunisienne a commencé la diffusion des bandes d’annonce d’un bouquet de nouvelles productions qui accompagneront le téléspectateur tunisien lors du mois sacré du Ramadan. Un défi majeur pour les programmateurs qui savent bien que le Tunisien renoue avec sa télévision lors de ce mois, exigeant des productions de haute qualité qui prennent en considération les spécificités socio-culturelles de la Tunisie et qui ne doivent pas également manquer d’innovation.
Pour cette année, la Télévision tunisienne a tenté de varier ses productions afin de convaincre et pourquoi pas séduire ce téléspectateur qui rejette les clichés et les redites, un téléspectateur qui souhaite ne pas se trouver dans l’obligation de zapper pour fuir la médiocrité.
Parmi les séries annoncées, « Des voisins par hasard » qui raconte le quotidien de deux familles qui se sont retrouvées dans l’obligation de partager ensemble la même maison après qu’un agent immobilier les a vendu le même immeuble et a disparu… Réalisée par Samir Faour, cette série réunit Jamal Sassi, Chekra Rammah, Samah Sankari, Najwa Milad, Bilal Slatnia, Aziz Chérif et Amani Riahi.
« Code Zin » est l’intitulé d’une sitcom, aussi annoncée pour le mois de ramadan. Réalisée par Hajer Lafi, cette production réunit Chakib Ghanemi, Ikram Azzouz, Abdelaziz Mehrezi, Oumeïma Meherzi, Nissaf Ben Hafsia, Mohamed Grayaa, Rym Abroug… Toutes les histoires commencent dans le studio d’un photographe qui accueille quotidiennement différentes catégories sociales. Dans le studio, tout se révèle, à chacun son histoire, ses rêves et ses secrets…
La 3ème production annoncée pour la grille ramadanesque est « Harissa Land ». Titre aussi drôle, provocateur comme l’idée générale de cette série qui repose sur des histoires satiriques mettant en lumière l’inactivité et l’indifférence de certains fonctionnaires dans l’administration…Des salariés qu’on peut rencontrer tous les jours ici et là et qui n’ont pas la culture d’entreprise.
« Harissa Land » est racontée par Jamal Madani, Jamila Chihi, Riyad Hamdi, Hatem Karoui, Arwa Ben Ismail et Hamouda Ben Hessine et réalisée par Ziad Litaïem.
Parmi les productions annoncées également, la sitcom humoristique intitulée « Yasmine et Fella » qui sera diffusée quotidiennement durant le mois de Ramadan, sur la chaîne nationale tunisienne. Comportant trente épisodes de vingt minutes chacun, cette sitcom est réalisée par Nabil Belsaïda. Abordant avec humour des sujets contemporains et explorant des récits du vécu tunisien, cette sitcom met en lumière les aventures de deux sœurs : Yasmine (rôle confié à Kaouther Bardi) et Fella (rôle interprété par Rim Zribi) avec Rabiî, gardien branché et moderne qui suit toutes les nouveautés technologiques (Rôle joué par Tarek Baalouche). Des artistes de différentes générations et de divers profils feront leur apparition au fil des épisodes, parmi lesquels nous citons : Slah Msaddek, Naïma Jeni, Sofiène Dahech et Lamine Nehdi.
D’autres productions comme le feuilleton à vocation historique « Oued El Bey » dont le tournage a eu lieu majoritairement à Gafsa avec la participation d’une pléiade de talentueux acteurs tunisiens rythmeront la grille ramadanesque de la Télévision tunisienne lors du mois sacré de Ramadan, au grand bonheur des téléspectateurs tunisiens là où ils sont, en Tunisie ou à l’étranger.
I.A.
Décès de Chedli Ben Zouitine, éditeur et écrivain d’expression arabe
Originaire de la délégation de Menzel Bouzalfa au Cap Bon, Chedli Ben Zouitine (1945-2025) était un éditeur et écrivain multidisciplinaire largement intéressé par la documentation et l’histoire du mouvement de l’édition ainsi que la littérature d’enfance et de jeunesse.
Il a entamé sa carrière, dans les années 70, à la Société Tunisienne de Distribution (STD) où il a travaillé près de 20 ans.
De 2003 à 2006, il a occupé le poste de Secrétaire Général de l’Union tunisienne des éditeurs. Il a également occupé le poste de secrétaire général adjoint chargé des relations arabes et internationales de l’Union Maghrébine des éditeurs.
Parmi ses ouvrages, on cite « Le code du livre et de l’édition de l’ère de Carthage à la IIème République » (2018) et « L’histoire du livre en Tunisie » (1997). Dans la Littérature d’enfance et de jeunesse, Chedli Ben Zouitine a publié, depuis 1973, plus de 80 nouvelles pour enfants.
Tout au long de sa carrière, des hommages lui ont été rendu, en Tunisie et à l’étranger, et ce en reconnaissance de sa contribution au secteur du livre, de l’édition et de la culture en général.
Un hommage lui a été notamment rendu par le ministère des Affaires Culturelles à l’occasion de la 2ème édition de la Foire nationale du livre tunisien organisée du 19 au 29 décembre 2019 à la Cité de la Culture.
Le Quotidien avec TAP
Le Théâtre National Tunisien à la recherche des stagiaires pour « Illuminations d’El Halfaouine » et « Tunis Théâtres du monde »
Le Théâtre National Tunisien (TNT) a lancé un appel à candidatures pour participer à des stages dans différentes spécialités artistiques et techniques.
La date limite de soumission des dossiers de candidature est fixée au 3 mars 2025. Les demandes de candidature doivent être envoyées à l’adresse e-mail suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., en précisant dans l’objet : « Candidature au stage … // Stage-TNT », indique le TNT.
Ces stages seront organisés en prévision de la 3ème édition des manifestations « Illuminations d’El Halfaouine », prévue du 14 au 18 mars, et « Tunis Théâtres du monde » qui se déroulera du 20 au 27 mars. Théâtre, musique et arts visuels sont au line-up de ces deux rendez-vous annuels lancés en 2023.
Notons que le démarrage de « Tunis Théâtres du monde » coïncide, chaque année, avec la célébration de la journée mondiale du théâtre, le 27 avril.
Tous les spectacles de « Tunis Théâtres du monde » sont habituellement organisés à la salle du 4 e art. « Illuminations d’El Halfaouine » aura lieu à la place Halfaouine, à la Médina de Tunis.
Le risque de propagation des cas est réel : Ce que l'on sait de la méningite tueuse de l’étudiant à Kairouan…
Par Hassan GHEDIRI
Le décès, ces deniers jours à Kairouan, d’un jeune étudiant des suites d’une méningite bactérienne très contagieuse fait craindre une explosion des infections…
Sous le choc après cette mort soudaine et inattendue, des centaines d’étudiants hébergés dans le même foyer que la victime, sont très en colère. Ils manifestent depuis mercredi contre les responsables de la cité universitaire et contre le personnel médical à cause de ce qu’ils considéraient comme manquement très grave à leur devoir d’assistance à une personne en danger. Transporté par une équipe de la Protection civile à l’hôpital de Rakkada pour être sauvé après la détérioration de son état. Les médecins qui l’on pris en charge affirment avoir suspecté une méningite et qu’ils avaient tout fait pour tenter de le réanimer, en vain. L’utopie réalisée sur le corps du défunt a bel et bien confirmé l’hypothèse de méningite bactérienne (méningocoque) de forme grave qui avait provoqué un infarctus cérébral. Soupçonnant une prolifération des infections parmi les étudiants qui étaient en contact direct avec la victime, les autorités sanitaires ont pris des mesures prophylactiques en vue de prévenir une propagation à grande échelle de la maladie qui consiste à administrer un traitement préventif à tous les étudiants. La prophylaxie, appelée également mesure prophylactique est processus actif ou passif ayant pour but de prévenir l'apparition, la propagation ou l'aggravation d'une maladie, par opposition à la thérapie curative, qui vise à la guérir.
D’autre part, le ministère de l’enseignement supérieur qui a décidé de démettre de ses fonctions le directeur du foyer universitaire dans lequel résidait la victime a ordonné l’ouverture d’une enquête pour mettre en lumière les éventuelles négligences ayant conduit à ce drame.
Cette mort à cause d’une méningite bactérienne qui pourrait éventuellement être suivie de la déclaration d’autres cas parmi les personnes qui étaient en contact avec le défunt, ne peut que susciter des craintes. Selon les spécialistes des maladies infectieuses, la méningite est une infection de la moelle épinière et des enveloppes entourant le cerveau, les méninges, causée par plusieurs types de virus, de bactéries, et de champignons. Les méningocoques, eux, sont des bactéries qui constituent les causes majeures de méningites aiguës.
10%
Depuis le début de l’année, cette maladie est en train de tuer plusieurs personnes en France. Cité par plusieurs médiaux locaux, le professeur Muhamed-Kheir Taha, responsable du Centre national de référence (CNR) des méningocoques à l’Institut Pasteur de France, explique que les infections invasives à méningocoques sont des infections hivernales et connaissent donc toujours un pic en hiver. Il souligne toutefois que cette année, le pic des infections est très important. Toujours en France, et selon l'institut Pasteur, les méningites de type bactérienne ont un taux de mortalité élevé (10%) et un fort potentiel épidémique. Dans l’Hexagone, ce début de 2025 connait une forte recrudescence des cas d’infections à méningite comparé aux années passées. Le mois de janvier a été par exemple le mois avec le nombre de cas le plus élevé sur les 15 dernières années avec un total de 93 infections, contre environ 67 cas en janvier 2024. Durant seulement les deux premières semaines de février, 40 cas ont été recensés dans toute la France.
Jusqu’à hier, c’est un silence radio complet du ministère de la Santé qui n’a rien communiqué sur son réseau social. Le décès du jeune étudiant à Kairouan devrait normalement inciter les départements compétents à jeter la lumière sur la prévalence de cette méningite mortelle dans notre pays.
En attendant les chiffres du ministère, il est toujours utile de rappeler que les méningocoques se manifestent généralement par plusieurs symptômes. Il s’agit notamment de fièvre élevée, maux de tête intenses et persistants, nausées et vomissements, somnolence, douleurs musculaires et articulaires. Les médecins croient toutefois qu’il est toujours important que les infections à méningocoques soient traitées le plus rapidement possible par antibiotique. Un traitement antibiotique est aussi préconisé pour l'entourage proche des personnes infectées pour empêcher les contagions.
H.G.
Championnat arabe des mathématiques : Cette fois-ci, la Tunisie termine sans médaille d’or !
S’agit-il d’une surprise ? A vrai dire, on peut le dire puisque c’est bien la Tunisie qui vient d’abriter la 2ᵉ édition du Championnat arabe de jeux mathématiques et logiques, et le fait de terminer cette compétition sans remporter de médailles d’or a de quoi surprendre, et même inquiéter.
C’est le Maroc qui a brillé de mille feux au cours de ce championnat avec, à son actif, trois médailles d’or et une de bronze, décrochant ainsi près de 40% des médailles d’or attribuées lors de cette édition. Pour sa part, la Tunisie a dû se contenter d’une médaille d’argent et de deux médailles de bronze. C’est Syrine Turki (8ᵉ année, collège Tahar Haddad à Nabeul) qui a décroché l’argent, tandis que Yahia Hagouna (7ᵉ année, collège pilote de Mahdia) et Mootez Zouaghi (8ᵉ année, collège pilote de Béja) ont remporté le bronze.
D’après les spécialistes, cette modeste performance reflète la baisse du niveau de nos élèves en mathématiques. Historiquement, la Tunisie a été un acteur majeur dans le domaine des sciences et des mathématiques au niveau arabe et africain. Mais la montée en puissance d’autres nations met en lumière les lacunes de notre système éducatif, notamment en matière de promotion des matières scientifiques et d’incitation des jeunes talents à exceller dans ces domaines stratégiques.
Pour d’autres, il s’agit d’un très mauvais signe pour l’avenir de nos élèves et de l’enseignement. Cette performance en demi-teinte de la Tunisie lors du championnat arabe des mathématiques ne doit pas être perçue comme un simple accident. Elle révèle une tendance inquiétante quant au positionnement du pays dans les disciplines scientifiques.
Ils appellent à renforcer l’enseignement des mathématiques dès le primaire avec des approches modernes et des méthodes interactives, tout en multipliant les compétitions locales et régionales pour préparer les élèves aux concours internationaux.
De même, ils proposent de créer des pôles d’excellence et des programmes intensifs dédiés aux jeunes talents en mathématiques et en sciences et d’encourager la recherche et l’innovation, en collaboration avec les universités et les centres spécialisés.
















