Les joueurs de deux clubs de Ligue 1 en grève
Depuis deux jours, les joueurs de l'ASSoliman et ceux de l'O.Beja sont en grève à cause de salaires qui restent impayés depuis au moins deux mois. Les joueurs ont pris cette décision pénible suite aux promesses non tenues par les dirigeants des deux clubs. Rappelons que l'ASSoliman recevra ce samedi pour le compte de la 24e journée contre le Club Africain alors que le CAB jouera à domicile face à l'ASGabes.
J.B.
Ouverture, ce soir, du programme « Layali ramadan » à l’Institut français de Tunis (IFT)
Dans le cadre de son programme « Layali Ramadan », l’Institut français de Tunis propose ce soir à partir de 21h00 un concert de la chorale « Voix d’Anges de Tunis ». Créée en 2011, cette formation musicale a pour objectif de promouvoir la culture et la cohésion sociale. Elle a su évoluer pour devenir un ensemble vocal renommé, dont le répertoire éclectique couvre des œuvres classiques, des chants folkloriques et des compositions contemporaines. Une vingtaine de chanteurs et musiciens se produiront sur scène, donnant le coup d’envoi des soirées du mois de Ramadan.
Miss Tunisie 2025 : Lamis Redissi, d’un podium à l’autre
Étudiante à l'institut d'études supérieures commerciales (IHEC) de Carthage, Lamis Redissi vient d’être couronnée Miss Tunisie 2025 lors d’une cérémonie organisée il y a quelques jours dans un hôtel de la Banlieue Nord.
Originaire de Djerba, Lamis, qui s'apprête maintenant à participer au 72e concours Miss World, à Telangana, en Inde, du 7 au 31 mai 2025, connait bien les honneurs des podiums puisqu’elle est une ancienne championne nationale en karaté.
Le rôle de la coopération culturelle face aux tensions mondiales: Thème de la 32ème Conférence annuelle de la COPEAM prévue à Malte
La 32ème Conférence annuelle de la Conférence Permanente de l’Audiovisuel Méditerranéen (COPEAM) aura lieu à Malte, du 10 au 12 avril 2025 avec comme thème « Dépasser les clivages : le rôle de la coopération culturelle face aux tensions mondiales »
Cette année plus que jamais, compte tenu du contexte général et de la situation persistante de conflit et de violence dans de nombreux pays à travers le monde et, notamment, dans notre région, la COPEAM a annoncé avoir choisi de consacrer la conférence en 2025 à la force de la coopération dans le domaine culturel comme outil puissant pour lutter contre la brutalité de la guerre et les hostilités entre les peuples, précise le site de la COPEAM, une organisation à but non lucratif consacrée au dialogue et à la coopération culturelle dans le bassin méditerranéen .
La Conférence de Malte interrogera le monde des médias et leur rôle dans le renforcement de relations culturelles solides, stables et durables entre les nations et les habitants de la Méditerranée.
La Tunisie est parmi les pays membres de la COPEAM dont l’action est basée sur une formule de coopération multilatérale qui vise à la valorisation et à l’échange de compétences au sein de son réseau. Cette organisation à but non lucratif consacrée au dialogue et à la coopération culturelle dans le bassin méditerranéen, implique les principaux acteurs du secteur audiovisuel dont les radios et télévisions publiques de 27 pays du bassin, des associations professionnelles et culturelles, des institutions, structures de formation universitaire et de spécialisation, ainsi que des producteurs indépendants.
Le siège de l’Association est basé à Rome dans les bureaux de la RAI- Radiotelevisione Italiana, qui en assure le Secrétariat Général depuis sa fondation en 1996.
Dans le cadre de la 32ème Conférence annuelle et 31ème Assemblée Générale de la COPEAM, des Commissions thématiques se réuniront en ligne, au mois de mars, selon le calendrier suivant : « Egalité des Genres et Diversité » et « Patrimoine audiovisuel » (12 mars), « Télévision » et « Cinéma-Festival-Culture » (19 mars) et « Radio » (25 mars), indique la COPEAM dans sa newsletter du mardi 4 mars.
Toutes les informations sur le programme de la 32ème Conférence annuelle ainsi que celui de chaque commission sont disponibles sur le site de la COPEAM. Les acteurs culturels intéressés peuvent s’inscrire à partir du lien suivant : httpss://www.cognitoforms.com/COPEAM1/COPEAMCOMMISSIONS2025
« La Commission Cinéma/Festival/Culture » est promotrice d’activités en faveur de la production et la circulation d’œuvres audiovisuelles dans la région méditerranéenne.
« La Commission Echange de News » axe son activité sur l’échange régional méditerranéen ERN-Med, créé en 2002 à partir du besoin de renforcer la connaissance interculturelle entre les rives nord et sud de la Méditerranée. En 2016, les coordinateurs de news impliqués ont décidé, conjointement à la COPEAM, l’ASBU et l’UER, de lancer le « Prix ERN-Med » qui est attribué chaque année au meilleur sujet d’actualité échangé sur un thème d’intérêt commun, lié à la dernière conférence annuelle de la COPEAM.
Notons que le prix de la première édition (2016-2017) ayant pour thème « Jeunesse et médias », a été attribué à la Télévision nationale tunisienne, ex aequo avec la RAI (Radio-télévision italienne).
« La Commission Egalité des Genres et Diversité » œuvre en faveur d’une présence équilibrée des femmes et des hommes dans les médias, et contre les stéréotypes dans la production de contenus. Elle interagit en synergie avec les autres Commissions ou en partenariat avec des Organisations internationales telles que l’UNESCO, sur plusieurs axes.
« La Commission Patrimoine Audiovisuel » est consacrée à la mise en place de projets portant sur la promotion, la sauvegarde et la numérisation des fonds d’archives des radiotélévisions de la zone euro-méditerranéenne, dans le but de préserver et mettre en valeur le patrimoine audiovisuel de cette région.
L’acquis majeur de cette Commission a été le succès obtenu dans la réalisation du projet Med-Mem : Mémoires Audiovisuelles de la Méditerranée, le premier site internet trilingue – en arabe, anglais et français – à base d’archives télé et radio, créé pour promouvoir le riche patrimoine de la Méditerranée auprès du grand public des deux rives.
« La Commission Radio » est active dans la promotion de la coopération radiophonique à travers la mise en réseau des radios membres de la COPEAM. Elle coordonne des coproductions internationales consacrées à des thèmes d’intérêt général, ainsi que des magazines d’information à caractère régional.
Dans l’objectif général de promotion du produit audiovisuel méditerranéen, la COPEAM soutient particulièrement les projets de coproduction entre les deux rives de la Méditerranée. Cette mission est confiée à la Commission Télévision dont l’axe d’action principal est la coordination de coproductions multilatérales réalisées grâce à la coopération entre les professionnels des Organismes impliqués et à l’élaboration de méthodologies de travail partagées.
Le Quotidien avec TAP
Rencontre des écrivains euro-tunisiens du 16 au 18 mars, à la médina de Tunis
Durant trois jours, du 16 au 18 mars, l'église Sainte-Croix Tunis, située au cœur de la médina de Tunis et qui après des travaux de restauration et de réhabilitation s’est transformée en un pôle culturel, accueillera la 1ère rencontre des écrivains euro-tunisiens, placée sous le signe « Plumes de paix ». Trois jours de débats, lectures et rencontres exceptionnelles entre écrivains, artistes et passionnés du livre. Des bulles de BD qui racontent l’espoir, des voix qui s’élèvent à travers des lectures théâtralisées, des rimes embrassées…. Une balade littéraire au cœur de la médina, où l’architecture dialogue avec les mots et façonne l’imaginaire des écrivains. Quels échos les lieux laissent-ils dans l’écriture ? Comment l’espace influence-t-il la création littéraire ? Des pages qui se tournent, des récits qui se croisent et s’interrogent. Des échanges vibrants où la littérature se confronte aux défis d’un monde en mutation : Comment résiste-t-elle à l’ère du numérique ? Comment dialogue-t-elle avec l’Histoire et les nouvelles formes d’expression ? Quel rôle joue-t-elle dans les processus de paix et de résilience ? Face aux technologies émergentes, la littérature peut être un remède, un refuge… mais aussi une arme lorsqu’elle est instrumentalisée, lit-on sur le site de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie. Tant de questions seront soulevées durant ces trois jours de littérature vivante qui sont ouvertes pour les tous passionnés de littérature.
La Conférence internationale sur l’authenticité du patrimoine en Afrique à Nairobi du 5 au 9 mai
La Conférence internationale sur l’authenticité du patrimoine en Afrique se tiendra à Nairobi, au Kenya, du 5 au 9 mai 2025, dans le but de favoriser l’échange de recherches, d'expériences, de connaissances et d’observations, a annoncé l’UNESCO sur son site.
La Conférence internationale sur l’authenticité du patrimoine en Afrique clarifiera l’authenticité, l’intégrité, la théorie et la pratique de la conservation à tous les niveaux du continent et contribuera à l’identification, la documentation, la protection, la valorisation et la promotion du patrimoine de l’humanité au sein et au-delà du continent africain. Les participants comprendront des responsables gouvernementaux, des universitaires, des experts du patrimoine, des représentants des communautés, des ONG et de la société civile concernées par le patrimoine mondial de tous les pays du continent africain et des partenaires internationaux, précise la même source.
La Conférence internationale cherchera à identifier, par le biais d’un débat ouvert, les questions concernant la compréhension de l’authenticité et de l’intégrité du patrimoine en Afrique et les moyens d’identifier davantage de biens du patrimoine africain afin de renforcer les efforts pour leur protection, souligne les organisateurs. En guise de résultat, la conférence contribuera au repositionnement de l’authenticité et de l’intégrité du patrimoine en théorie et en pratique dans un contexte africain.
Sommet arabe au Caire : Adoption du projet égyptien pour la reconstruction de Gaza
La 4e édition du sommet arabe consacrée à la situation en Palestine, en particulier à Gaza a vécu. L'événement a réuni les leaders arabes pour débattre de la situation préoccupante dans la région et définir des stratégies communes pour répondre à la crise.
Lors du sommet, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a annoncé l'adoption par les participants du projet égyptien visant la reconstruction de Gaza. Il a également souligné le refus unanime des dirigeants arabes de permettre le déplacement forcé des Palestiniens de la bande de Gaza.
La conférence a réaffirmé que la paix demeurait l'option stratégique des pays arabes, fondée sur la solution à deux États. Les leaders ont insisté sur la nécessité de poursuivre le cessez-le-feu, qui fait face à de nombreux défis, tout en appelant à la mise en œuvre de mesures concrètes pour stabiliser la situation.
Un autre point majeur soulevé a été la proposition de renforcer la coordination au sein de la commission arabe islamique, afin de présenter la vision arabe au monde entier. La question de l'envoi de troupes de maintien de la paix par les Nations Unies en Cisjordanie et à Gaza a également été mise en avant.
Le président égyptien a précisé que son pays était en train de former des unités de sécurité palestiniennes, appelées à prendre en charge la gestion de la sécurité dans la bande de Gaza dans les mois à venir. Il a également évoqué la création d'un fonds dédié à la mise en œuvre de ce projet de reconstruction.
De son côté, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a insisté sur le fait que le rétablissement de Gaza ne pouvait se limiter à des aides matérielles, mais devait aussi inclure la dignité, la stabilité et le rejet du nettoyage ethnique. Il a appelé à la responsabilité politique, soulignant que toute reconstruction durable nécessitait un horizon politique clair.
Qu’n est-il de la position de la Tunisie à propos de ce qui se passe à Gaza ? La position officielle tunisienne reste inébranlable : elle se prononce contre tout déplacement forcé des Palestiniens et exige la cessation immédiate des actes de violence à l'encontre de la population palestinienne.
Fraudes commerciales : Un «business» ramadanèsque très juteux à éradiquer…
Par Hassan GHEDIRI
Le mois de ramadan durant lequel la consommation connaît un pic significatif est un terrain propice aux pratiques commerciales frauduleuses…
Dans le but de maximiser les profits, beaucoup de commerçants n’hésitent pas à manipuler les prix, à vendre des produits périmés, ou encore à recourir à des pratiques trompeuses pour arnaquer leurs clients. Les statistiques du ministère du Commerce témoignent d’une augmentation notable des infractions durant cette période. Les week-ends sont habituellement la période durant laquelle les fréquentations des commerces montent et les ventes progressent. Et quand le début de ramadan coïncide avec une fin de semaine, les tractations commerciales battent des records avec, dans la foulée, un nombre non négligeable de marchands sans scrupule qui s’adonnent à toutes les escroqueries imaginables pour augmenter leurs profits.
Durant le week-end dernier, soit les deux premiers jours de ramadan, nombreux ont été les commerçants ripoux à passer immédiatement à l’acte. C’est en tout cas ce que démontrent les chiffres diffusés par la direction générale des enquêtes et de la concurrence économique. Selon un communiqué rendu public à cet effet, 1287 procès-verbaux auraient été établis par les brigades de contrôleurs économiques déployés au cours des deux premiers jours de ramadan et qui ont pu effectuer un peu plus de 7200 inspections, tous types de commerce confondus. Le ministère constate une hausse de 16% comparée à la même période de ramadan 2024. Cette hausse du nombre des infractions commerciales relevées par les brigades anti-fraude peut être considérée comme un signe de performance du contrôle économique ou bien témoigne-t-elle plutôt une prolifération des pratiques illicites? En 2023, par exemple, les brigades anti-fraude ont constaté une hausse de plus de 30 % des infractions par rapport à la même période de l’année précédente. Parmi les infractions les plus courantes, on retrouve la vente de produits alimentaires non conformes aux normes, la spéculation sur les prix, et la manipulation des dates de péremption. Ces dérives touchent particulièrement les secteurs de l’alimentation de base, des épices, des viandes, ainsi que des produits laitiers.
Limites
Au-delà du mois de Ramadan, les infractions commerciales en Tunisie semblent devenir un mal incurable. Depuis plusieurs années, les brigades anti-fraude, bien qu’ayant intensifié leurs efforts, peinent à endiguer la prolifération de ces pratiques illicites. Les statistiques du ministère du Commerces ne peuvent qu’illustrer l’ampleur du phénomène. Ainsi, en 2022, le ministère du Commerce avait révélé que plus de 40 mille contrôles avaient été effectués durant le mois de Ramadan, se soldant par un peu plus de 15 mille infractions, contre environ 10 mille en 2021.
Les responsables de la répression de la fraude commerciale ne cessent de manifester leur volonté d’agir plus efficacement contre ce fléau, mais ils voient leur engament se heurter au manque de moyens humains et matériels. Le nombre de brigades anti-fraude reste insuffisant face à l’ampleur du travail à accomplir. En Tunisie, le secteur commercial est composé de dizaines de milliers de commerces, de toutes tailles, répartis sur tout le territoire. Ce maillage complexe et souvent informel rend difficile la couverture complète des circuits de distribution.
Le ministère reconnaît également un manque d’équipements, ce qui nuit à la coordination des actions de contrôle. Et en dépit de la révision des lois avec notamment le durcissement des sanctions contre les pratiques commerciales déloyales, les dysfonctionnements logistiques entravent les efforts pour une réduction significative des pratiques frauduleuses.
Pour lutter efficacement contre cette prolifération des pratiques commerciales illicites, il est plus qu’impératif de renforcer les moyens humains et matériels des brigades anti-fraude, en augmentant leur nombre, en fournissant des équipements modernes pour faciliter les contrôles et en investissant dans des formations continues. Le cap devrait également être mis sur l’instauration d’une plus grande rigueur dans l’application des lois contre les contrevenants à même de restaurer la confiance du public dans les circuits commerciaux.
H.G.
LNFP: Lourdes sanctions contre LassadDridi et Sofiane Hidoussi
La Ligue Nationale de Football vient d'infliger de lourdes sanctions contre Lassaad Dridi, l'entraîneur di CSSfaxien qui a eu une altercation avec le quatrième arbitre du dernier match de don cclub contre l'USMonastir. Il hérite d'une suspension de six matches. De son côté, Sofiene Hidoussi, le coach du CABizertin. En tant que récidiviste, a écopé de trois matches de suspension pour protestations répétées lors du dernier match joué par son club contre l'ESSahel, à Sousse.
J.B.
Editorial : Rien ne sert de courir derrière la guerre …
Par Chokri BACCOUCHE
Dur, dur d’être dans une situation de dépendance extrême en ayant un couteau sur la gorge. Un grand couteau aussi aiguisé que la lame d’un katana, le célèbre sabre des guerriers samouraïs. L’homme qui s’est retrouvé dans cette situation peu amène et extrêmement difficile n’est autre que le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui s’est mis à dos son puissant allié américain à la faveur du clash inédit, brutal et d’une violence verbale inouïe survenu, vendredi dernier, sous les lambris de la Maison Blanche. Sommé par le président américain Donald Trump de conclure un accord de paix avec la Russie et menacé par son hôte de retirer le soutien des Etats-Unis en cas de refus, Zelensky n’a pas digéré ce qu’il a considéré peut-être comme un fait accompli. Il a refusé de se plier à cette exigence et on peut dire qu’il en a eu pour son grade. Il a été en effet pris à partie par son homologue américain, bien relayé par le vice-président, J.D Vance, qui se sont déchainés sur lui, l’accusant de «jouer avec la Troisième Guerre Mondiale» et critiquant vertement son «attitude très irrespectueuse envers les Etats-Unis», le pays qui l’avait soutenu à bras-le-corps dans sa confrontation militaire avec la Russie.
Humilié, tancé et chassé sans ménagement par le locataire de la Maison Blanche, Zelensky a dû quitter précipitamment Washington après cette sévère remontrance qu’il a vécue comme un horrible cauchemar. A Londres où il s’est rendu séance tenante, il a trouvé un certain réconfort auprès des dirigeants européens, réunis en urgence pour lui exprimer leur solidarité. Le sommet londonien, qui a vu la participation de quinze pays du vieux continent, a mis en évidence la détermination des Européens à continuer à porter assistance à l’Ukraine tout en posant les jalons – fait nouveau et révélateur – d’une défense européenne commune et renforcée, susceptible de permettre à l’Europe de se prendre en charge et d’assurer sa propre sécurité sans le «parapluie américain». Piqués au vif dans leur amour-propre pour avoir été écartés par leur puissant allié américain des futures négociations de paix en Ukraine, les dirigeants européens se mobilisent donc et resserrent leurs rangs afin de se faire prévaloir et de s’imposer comme des interlocuteurs incontournables pour toute solution négociée au conflit ukrainien.
Cette situation renversante suscite nombre de questions qui ne manquent pas d’effleurer d’ailleurs l’esprit des observateurs avertis et même des profanes peu rompus aux arcanes des relations internationales. L’Europe a-t-elle justement les moyens de ses ambitions et est-elle capable de renverser la vapeur en sa faveur? A-t-elle surtout les arguments nécessaires lui permettant d’imposer sa volonté et pousser l’administration américaine à revenir à de «meilleures intentions» ? Pour des raisons objectives, il y a tout lieu d’affirmer, sans trop de risque de se hasarder, que le vieux continent est incapable, dans l’état actuel des choses, d’agir sur le cours des événements. Ayant vécu pendant sept décennies sous le «parapluie américain», l’Europe ne peut logiquement se passer de ce bouclier protecteur du jour au lendemain. Elle n’a pas non plus les capacités militaires susceptibles de lui permettre de changer le cours de la guerre. Le sommet de Londres a été qualifié d’ailleurs par de nombreux observateurs de «numéro d’équilibriste» d’une Europe, consciente de la réalité du rapport de force, qui cherche à ménager l’hostilité et calmer la colère de son puissant allié américain pour réparer, si possible, les dégâts de la terrible rencontre de la Maison Blanche. Signe des temps, même le président ukrainien tente des gestes d’apaisement. Au moment où Donald Trump met la pression et semble déterminé à le chasser du pouvoir, Volodymyr Zelensky a déclaré en effet, peu de temps avant son départ de Londres, qu’il était prêt à signer l’accord sur les minerais avec Washington. La crise sera-t-elle pour autant dépassée? On doute fort qu’on sortira sous peu de l’ornière, et pour cause! La décision de certains pays européens, dont notamment la France et la Grande-Bretagne, de déployer des soldats en Ukraine, au motif de «sécuriser des sites sensibles», risque de jeter de l’huile sur le feu de la guerre. Moscou, qui a toujours porté en horreur la présence de forces militaires occidentales dans ses frontières, ne va certainement pas accepter un tel déploiement, et ce, quels qu’en soient ses motivations et ses mobiles. Pour toutes ces considérations, on peut dire qu’autant la fin du conflit ukrainien est à portée de main, autant il y a risque que la situation dégénère. Le monde retient son souffle en attendant que la sagesse et le bon sens l’emportent sur les calculs étriqués et les ego faussement froissés de ceux qui s’obstinent à prolonger indéfiniment cette tragédie, alors que les jeux semblent déjà faits. Une effroyable tragédie qui a fait jusque-là des centaines de milliers de morts…
C.B.
Spécial Ramadan - L'histoire des Prophètes : Abraham à Canaan et en Égypte
Abraham demeura plusieurs années au pays de Canaan, allant de ville en ville inviter les gens à croire en Dieu et prêcher le message divin et ce, jusqu’à ce qu’une famine les force, Sarah et lui, à émigrer en Égypte. Il y avait là-bas un pharaon tyrannique qui faisait une fixation sur les femmes mariées, qu’il voulait toutes à lui. Cette version islamique est totalement différente de la version judéochrétienne, selon laquelle Abraham dut prétendre que Sarah était sa sœur afin de se sauver du pharaon. Le pharaon aurait ensuite fait entrer Sarah dans son harem et aurait honoré Abraham pour cela; mais lorsqu’il se vit assailli de multiples calamités, il découvrit qu’elle était l’épouse d’Abraham; il le châtia alors et l’expulsa d’Égypte.
Abraham, sachant que Sarah attirerait l’attention du pharaon, lui conseilla, si le pharaon le lui demandait, de dire qu’elle était sa sœur (à Abraham). Lorsqu’ils entrèrent dans le royaume du pharaon, celui-ci, tel que prévu, l’interrogea sur le lien qui l’unissait à Sarah; Abraham répondit qu’elle était sa sœur. Bien que cette réponse fît diminuer son intérêt envers elle, le pharaon en fit tout de même sa captive. Mais la protection du Tout-Puissant la sauva de ses sombres desseins.
Quand le pharaon appela Sarah à lui, elle se tourna vers Dieu en prière. À l’instant même où le pharaon s’approcha de Sarah, son corps se raidit. Totalement affolé, il supplia Sarah de l’aider, lui promettant de la relâcher si elle priait Dieu de le sortir de sa fâcheuse position. Elle pria Dieu de le libérer de sa souffrance, mais ce n’est qu’à la troisième supplication que le pharaon réussit à bouger à nouveau. Comprenant qu’il avait affaire à
des gens très particuliers, il la libéra et la laissa retourner auprès de celui qu’il croyait être son frère. Lorsqu’elle revint auprès d’Abraham, celui-ci était en train de prier. Elle ramenait avec elle divers cadeaux du pharaon, de même que la fille de ce dernier, Hagar, qui allait devenir leur servante (selon la tradition judéo-chrétienne). Sarah venait de livrer un puissant
message au pharaon et aux Égyptiens païens. De retour en Palestine, Sarah et Abraham étaient toujours sans enfant, malgré la promesse que Dieu avait faite à Abraham. Comme le don d’une servante à son mari par une épouse infertile dans un but de procréation était une norme, à cette époque, Sarah suggéra à Abraham de prendre Hagar comme concubine. Certains chrétiens affirment qu’il l’aurait en fait épousée. Mais peu importe, car dans la tradition juive et babylonienne, tout enfant né d’une concubine était pris en charge par la maîtresse de la concubine et traité exactement comme son enfant, jusqu’à hériter d’elle. C’est en Palestine que Hagar donna naissance à un garçon, Ismaël.
Alors qu’Ismaël était toujours au sein, Dieu mit la foi d’Abraham à l’épreuve en lui ordonnant d’amener Hagar et Ismaël dans la vallée désertique de Bakka (plus tard appelée Mecca), à plus de 1000 kilomètres au sud-est d’Hébron. Ce fut une épreuve très difficile; lui et sa famille avaient attendu longtemps pour avoir un enfant et juste au moment où leurs yeux brillaient de bonheur à la vue de leur fils, Dieu leur ordonnait de s’exiler dans une contrée lointaine, connue pour son climat hostile.
Alors que le Coran affirme que ce fut là une nouvelle épreuve pour Abraham, au moment où son fils était encore nourrisson, la Bible et la tradition judéo-chrétienne affirment qu’ils fuyaient Sarah qui, enragée, aurait exigé d’Abraham qu’il chasse Hagar et son fils, lequel se serait «moqué» d’Isaac après son sevrage. Comme l’âge typique du sevrage, dans la tradition juive, est de trois ans, cela voudrait dire qu’Ismaël aurait eu près de 17 ans lors de cet incident. Cela est logiquement impossible, car on dit que Hagar aurait « porté » le jeune homme sur ses épaules sur plusieurs centaines de kilomètres jusqu’à Paran, où elle l’aurait enfin déposé, comme le raconte la Bible, sous un buisson. Dans ces versets, Ismaël est décrit en des termes différents de ceux utilisés lors de l’incident mentionné plus haut. Ces termes font référence à un très jeune garçon, possiblement à un bébé, plutôt qu’à un jeune garçon.
Donc Abraham, après être resté à cet endroit quelque temps en compagnie de Hagar et d’Ismaël, les quitta en leur laissant une outre emplie d’eau et un sac plein de dattes. Comme il se mettait en marche, sans se retourner et les laissant derrière lui, Hagar fut prise d’inquiétude. Elle s’élança en sa direction : « Abraham! Où vas-tu et pourquoi nous laisses-tu dans cette vallée désertique où il n’y a personne pour nous tenir compagnie? »
La pièce de théâtre « In the Belly of the Whale » de Marwa Manai en première mondiale en Croatie
Le Théâtre National de Rijeka en Croatie a été, les 3 et 4 mars, témoin d’un événement théâtral marquant : la première mondiale de « In the Belly of the Whale », une création mise en scène par la talentueuse Marwa Manai. Ce projet, né d’une collaboration entre le Théâtre National Tunisien et le Théâtre National Croate de Rijeka, a transporté le public dans un voyage poétique et introspectif autour des notions de frontière, de dépassement et de liberté.
Inspirée des textes de plusieurs auteurs contemporains, Iva Papić, Dorotea Šušak, Samia El Amami et Mouna Ben Haj Zekri, cette pièce a offert une mosaïque de récits intimes et universels sur la quête de l’inconnu. La performance des comédiens Sonia Zarg Ayouna, Nadia Belhaj, Thawab Aidoudi, Allam Barakat, Mario Jovev, Serena Ferraiuolo et Edi Ćelić a été saluée pour son intensité et sa profondeur émotionnelle, donnant vie aux questionnements soulevés par le texte :
« Entre hier, aujourd’hui et demain, il y a l’éternité. Et de toute éternité, les humains ont cherché à franchir les barrières. Ils ont creusé des tunnels, bâti des ponts, construit des navires et des avions, et même bravé l’espace. Mais reste une barrière à franchir, et elle ne tient qu’à un fil »
Avec cette nouvelle création, Marwa Manai confirme sa place parmi les figures marquantes du théâtre contemporain. Forte de son expérience entre mise en scène, écriture et recherche académique, elle poursuit son exploration des thèmes de l’identité et de la résilience, déjà présents dans ses précédents projets comme « Untitled » et « Ancra- je ».
Un nouveau cycle de représentations en Tunisie sera bientôt annoncé.
Le Carthage Symphony Orchestra célèbre l’astre de l’Orient, Oum Kalthoum
Pour commémorer le cinquantième anniversaire de la disparition de la diva Oum Kalthoum (1898-1975), le Carthage Symphony Orchestra (CSO) présentera demain, 6 mars 2025, un concert exceptionnel, placé sous le signe de l’émotion et de la tradition, intitulé « Mélodies d’Orient ». Le concert aura lieu au Théâtre municipal de Tunis, à partir de 21h30.
La soirée qui sera dirigée par le duo Mohamed et Hafedh Makni, avec la participation du chœur dirigé par Mourad Gaaloul, se veut un hommage à l’astre de l’Orient, à cette voix dont les chansons continuent à résonner, marquant même la mémoire de la nouvelle génération.
Le chœur et l’orchestre interpréteront les plus célèbres airs de Oum Kalthoum, sublimés par les chefs-d’œuvre des compositeurs qui ont marqué son parcours, à savoir Riadh Sombati, Al Kasabji, Mohamed Abdelwaheb, Zakaria Ahmed et Baligh Hamdi.
Le programme de la soirée comporte également des œuvres musicales qui résonnent bien avec les ambiances du mois de Ramadan et des waslat tunisiennes et orientales, au grand bonheur des mélomanes.
Programmation ramadanesque de l’Institut Cervantès : Du flamenco à Tunis et Don Quichotte à Testour
Par Imen Abderrahmani
L’Institut Cervantès de Tunis, avec l’appui évidemment de l’ambassade d’Espagne, vient de lancer un programme culturel spécial ramadan. Quatre rendez-vous sont déjà à l’affiche !
A l’instar de l’Institut français de Tunisie avec son « Layali Ramdan » et le Goethe Institut avec « Saha Chribtek », l’Institut Cervantès a choisi d’ouvrir ses portes, proposant un programme alliant musique et débat historique- littéraire. Quatre dates sont annoncées dans quatre différentes espaces, à savoir Dar Lasram (médina de Tunis), le Théâtre municipal de Tunis, la ville de Testour et le siège de l’Institut Cervantès.
Avec « A la tombée de la nuit » s’ouvre le programme espagnol, le 8 mars 2025, à 22h00. Programmé dans le cadre de la 41ème édition du Festival de la médina de Tunis, ce concert sera assuré par le « Mediterranean Voices » de Neila Benbey. Le concert qui coïncide avec la célébration de la journée internationale des droits de la femme et qui aura lieu à Dar Lasram est un voyage poétique dans les écrits de deux célèbres poétesses andalouses : Hafsa bint al-Hayy al-Rakuniyya, d’origine berbère noble, connue pour ses poèmes d’amour et également par son intelligence et sa présence d’esprit, ce qui lui a permis d’occuper une place de choix à la cour almoravide de Grenade et wallada Bint Al Mustakfi, poétesse et princesse, réputée par sa beauté et par son talent poétique. Elle est connue pour son organisation des soirées poétiques et littéraires. Le spectacle explore l’héritage poétique de ces deux figures emblématiques de la scène littéraire andalouse à l’époque, célébrant leurs mémoires et leurs capacités de faire face aux restrictions sociales imposées aux femmes de leur époque.
Trois artistes partageront la scène de Dar Lasram : Neila Benbey (chant, percussions) Gani Mirzo (Ûd, percussions) Juan José Barreda (guitare flamenca).
Le flamenco, âme de l’Espagne
Le 2ème concert est prévu pour le 17 mars, toujours dans le cadre du festival de la médina. Programmé au Théâtre municipal de Tunis, toujours à 22h00, ce concert verra défiler le groupe de flamenco Jesus Corbacho. « Del corazón a la boca » ainsi s’intitule ce spectacle qui explore la richesse du répertoire traditionnel et qui dépoussière des styles et des chants qui constituent une partie essentielle du flamenco et qui sont restés en marge des circuits habituels.
« Ce spectacle est le résultat d’une recherche personnelle, dans laquelle Corbacho, tel un voyageur curieux qui choisit de se perdre dans les rues d’une ville, a décidé de s’éloigner des sentiers battus. Il a redécouvert, avec patience et passion, les racines du flamenco, montrant une facette plus intime et moins explorée de cet art. Le concert offre une expérience unique, où le public pourra se connecter à l’essence la plus pure du flamenco, nous rappelant que les trésors les plus précieux se trouvent parfois hors des sentiers battus », lit-on sur le dossier de presse de ce spectacle signé par Corbacho, ce chanteur de flamenco autodidacte qui a boudé la facilité pour restaurer à sa façon la mémoire du flamenco. Lors de ce rendez-vous, Jesus Corbacho sera entouré de deux danseurs de flamenco gitan, Juan De Los Reyes, reconnu comme l'un des grands maîtres de la danse flamenco et sa fille Saray De Los Reyes, qui a commencé sa carrière à l’âge de cinq ans, réussissant à s’imposer comme l’une des jeunes promesses de la danse flamenco gitane. A ce duo, s’ajoute le célèbre guitariste Juan Campallo.
Une note de spiritualité
Outre ces deux rendez-vous musicaux, l’Institut Cervantès propose une table ronde, le 21 mars à 21h30, à son siège portant sur deux grands maîtres de la spiritualité : Ibn Arabi (12ème siècle), Docteur en sciences de l’Islam, mais aussi poète, philosophe, référence majeure du soufisme et Saint Jean de la Croix, poète et un grand mystique du 16ème siècle. Cette rencontre sera modérée par Hatem Bourial et verra la participation de l’experte espagnole Gracia Lopez Anguita et du côté tunisien Abdelaziz Kacem.
Le 4ème rendez-vous sur l’agenda espagnol lors de ce mois sera littéraire et elle aura lieu à Testour. Elle sera consacrée à l’enregistrement d’une lecture de l’œuvre la plus célèbre de la littérature espagnole, « Don Quichotte de la Manche », qui fera partie de la 29ème lecture continue de Don Quichotte, organisée par le Circulo de Bellas Artes de Madrid et l’Institut Cervantes.
I.A.
Economie infos : Le dinar tunisien en tête des 10 monnaies africaines les plus fortes
Le dinar tunisien est classé en tête des 10 monnaies africaines les plus fortes en février 2025, devançant le dirham marocain et le dinar libyen, selon un classement établi par le site africa.businessinsider.com.
Voici le TOP 10 des monnaies plus fortes d’Afrique en février 2025 par rapport au dollar américain selon “Business Insider Africa”:
1) Dinar tunisien (TND) : 3,14 TND pour 1 USD
2) Dinar libyen (LYD) : 4,86 LYD pour 1 USD
3) Dirham marocain (MAD) : 9,89 MAD pour 1 USD
4) Pula botswanais (BWP) : 13,73 BWP pour 1 USD
5) Roupie seychelloise (SCR) : 14,41 SCR pour 1 USD
6) Cedi ghanéen (GHS) : 14,25 GHS pour 1 USD
7) Nakfa érythréen (ERN) : à 15,00 ERN pour 1 USD
8) Rand sud-africain (ZAR) : 18,13 ZAR pour 1 USD
9) Dollar namibien (NAD) : 18,13 NAD pour 1 USD
10) Loti du Lesotho (LSL) : 18,13 LSL pour 1 USD
STAR Assurances remporte 4 prix "Élu Produit de l'Année 2025"
STAR Assurances se distingue une nouvelle fois en remportant quatre prix “Élu Produit de l’Année 2025” pour ses produits et services innovants. Cette reconnaissance, basée sur le vote des consommateurs, confirme la confiance et la satisfaction des clients envers la compagnie d’assurance leader en Tunisie.
Parmi les produits primés, “7ayya” en assurance vie et “Trik Esslama” en assurance auto sont récompensés pour la troisième fois, soulignant leur impact durable et leur valeur ajoutée pour les assurés. Deux autres distinctions viennent s’ajouter cette année : “STARCARE” pour l’assurance santé individuelle et l’application digitale MySTAR, honorées pour la première fois, ce qui témoigne du succès des nouvelles solutions développées par la STAR.
Samsung reçoit 58 distinctions aux iF Design Awards 2025
Samsung a reçu deux prix d'or pour des conceptions offrant des expériences personnalisées pour différents modes de vie.
Samsung Electronics a annoncé, il y a quelques jours, avoir reçu un total de 58 prix lors des International Forum (iF) Design Awards 2025, un prestigieux concours international de design allemand. Parmi les distinctions, citons un Gold Award pour Ballie de Samsung et un concept de boîtier avancé pour les petits projecteurs portables, « BOJAGI ».
Fondés en 1953 sous le nom de Die Gute Industrieform eV, les iF Design Awards évaluent une large gamme de facteurs, notamment la différenciation et l'impact, dans un total de neuf catégories : conception de produit, conception d'emballage, conception de communication, architecture d'intérieur, concept professionnel, conception de service, architecture, expérience utilisateur (UX) et interface utilisateur (UI).
« L’innovation avec l’IA peut nous aider à trouver un écho auprès de nos clients grâce au pouvoir du design », a déclaré TM Roh, président et directeur du Corporate Design Center chez Samsung Electronics. « Nous nous efforcerons de fournir des designs qui s’harmonisent avec les modes de vie changeants des consommateurs et qui contribuent à la société et à la vie de nos consommateurs. »
















