Gaza privée d’électricité : Une décision inhumaine et un sombre silence mondial
Israël a annoncé dimanche l’arrêt immédiat de la fourniture d’électricité à la bande de Gaza, une mesure qui s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes avec le Hamas. Cette décision a été prise par le ministre israélien de l’Énergie, Eli Cohen, qui a justifié cette action comme un levier de pression supplémentaire sur le mouvement palestinien.
« Je viens de signer l’ordre d’arrêter immédiatement de fournir l’électricité à la bande de Gaza », a déclaré Eli Cohen dans une vidéo officielle. Il a souligné que cette mesure faisait partie des efforts visant à obtenir la libération des otages retenus par le Hamas et à affaiblir la présence du groupe dans l’enclave palestinienne.
Cette annonce intervient une semaine après la suspension de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, un autre levier de pression employé par Israël dans le cadre du conflit en cours. L’arrêt de la fourniture d’électricité risque d’aggraver une situation humanitaire déjà critique pour la population de Gaza, qui subit les conséquences d’une décision inhumaine.
Le peuple de Gaza souffre sous le poids des restrictions, face au silence et à l’inaction coupable des leaders du monde, incapables d’arrêter la machine inhumaine sioniste.
Editorial : Chaos, comme «Syrien» n’était …
Par Chokri BACCOUCHE
Trois mois à peine après la chute du régime de Bachar El-Assad, la Syrie bascule de nouveau dans la violence. Depuis jeudi dernier, des combats opposent en effet les «forces de sécurité de la Syrie nouvelle» à d’anciens loyalistes au régime déchu, principalement dans les régions de Lattaquié, Tartous et Homs. La majorité de ces combattants qu’on pourrait qualifier d’insurgés sont issus de la minorité ethnique des Alaouites, la communauté dont est issu l’ancien chef de l’Etat syrien. Les combats d’une rare violence ont fait au moins 124 morts, selon le dernier bilan, et la situation qui n’incite pas du tout à l’optimisme menace la stabilité précaire du pays d’Echam qui pourrait replonger dans les abîmes de la guerre civile. Selon toute vraisemblance, la blitzkrieg, menée dans le nord-ouest de la Syrie par ces contre-révolutionnaires qui comptent dans leur rang d’anciens miliciens et de soldats réguliers fidèles à l’ex-régime, n’est pas motivée par des considérations confessionnelles. Leur discours est plutôt axé sur l’opposition au pouvoir actuel qu’ils considèrent comme un produit d’un coup d’Etat. Il semble que l’action de ces insurgés est dictée par la peur d’être persécutés et il faut dire qu’ils n’ont pas tellement tort, car depuis le départ à l’exil forcé de Bachar El-Assad, les opérations de purge contre les anciens responsables du régime se sont succédé en Syrie. Pis encore, nombre d’entre ces derniers ont été même lynchés et exécutés sommairement sans aucune forme de procès. La peur d’être suppliciés a apparemment poussé donc ces anciens loyalistes à réagir et se défendre contre un danger bien réel qui menace leur intégrité physique.
La question qui se pose désormais avec insistance est de savoir si cette insurrection est un phénomène passager ou, au contraire, un soulèvement appelé à s’installer dans une durée indéterminée avec le risque de réveiller au passage les démons de la guerre civile qui a ravagé le pays durant la dernière décennie. S’il est prématuré voire difficile de répondre à cette question avec précision, les données actuellement disponibles n’incitent pas du tout à l’optimisme. La raison en est que ces insurgés ne descendent pas de la dernière pluie comme on dit. Formés pour la plupart par d’anciens miliciens et de soldats de l’armée régulière de Bachar El-Assad, ils sont non seulement aguerris mais rompus également aux tactiques militaires. Ils ont donné d’ailleurs la preuve de leur efficacité combative lors de la récente opération au cours de laquelle ils ont réussi à s’emparer de pas moins de quatre bases militaires qu’ils ont évacuées peu de temps après. Il est clair qu’avant de partir, ils ont pu y prendre du matériel, des véhicules, des munitions et des armes qu’ils ont certainement cachés dans la zone montagneuse environnante connue pour ses nombreuses vallées, petits villages, hameaux et grottes.
A partir de là, on peut facilement imaginer le reste, c’est-à-dire que ces insurgés pourraient être tentés de prendre le maquis pour mener une guérilla contre le pouvoir en place qui n’est pas d’ailleurs au bout de ses peines. Sitôt installé dans les circonstances que tout le monde connait désormais, le président intérimaire syrien, Joulani, est d’ores et déjà confronté à une grave crise qui menace la stabilité fragile de son régime dans un pays pluriethnique qui est encore loin d’être sorti de l’ornière. Le nombre impressionnant d’hommes et de matériel militaire dépêchés sur le terrain des opérations pour contrer l’offensive des insurgés confirme d’ailleurs le désarroi du pouvoir de la «Syrie nouvelle» qui craint certainement que ce mouvement contre-révolutionnaire ne fasse tache d’huile et se propage à travers tout le pays avec les conséquences potentiellement désastreuses qu’on pourrait facilement imaginer.
Le scénario post-Saddam Hussein de 2003 en Irak est-il en passe d’être réédité en Syrie? Il y a tout lieu de le penser. La chute de Bachar El-Assad semble avoir ouvert en effet une véritable boite de pandore où s’entremêlent et s’entrechoquent des revendications indépendantistes et ethniques des uns sur fond de convoitises et de lutte pour le leadership de certaines puissances régionales et internationales. En toile de fond de ce capharnaüm, il faudrait ajouter bien évidemment les velléités déstabilisatrices de l’entité sioniste qui s’est emparée de larges pans du territoire syrien qu’elle ne compte pas rétrocéder. Fidèles à leur politique de la terre brûlée et de l’anarchie constructive, chère aux néoconservateurs américains, les dirigeants sionistes cherchent à précipiter le démembrement du pays pour des raisons bassement expansionnistes.
Autant dire que les scénarios les plus pessimistes sont désormais envisageables au pays d’Echam qui n’a pas fini de sitôt de tirer le diable par la queue. Et qui risque, en fait, d’entraîner dans sa descente folle aux enfers de l’incertitude et de l’instabilité tout le Moyen-Orient. Oubliée des dieux et éternel théâtre de la voracité et de la folie des hommes, la région va certainement continuer à concentrer tous les heurts et les malheurs de l’humanité pour un bon bout de temps encore. C’est malheureux de le constater, mais c’est vraiment le cas de le dire…
C.B.
Ouverture de la 23ème édition du Festival de la chanson tunisienne
Le coup d'envoi de la 23ème édition du Festival de la chanson Tunisienne placée sous le signe « La Tunisie chante » a été donné, hier, le samedi soir 8 mars, au Théâtre de l’Opéra de Tunis, à la Cité de la Culture
La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence de la ministre des Affaires Culturelles Amina Srarfi et une pléiade d’artistes et d’invités.
Le psychodrame musical « Imagine » de l’artiste Karim Thlibi a été interprété par l’Orchestre Symphonique Tunisien sous la direction du maestro Mohamed Bouslama.
Un groupe d’artistes tels que Mohammed Ali Chbil, Zied Zouari, Houssine Ben Miloud, Saber Radouani, Cyrine Harabi, Hamdi Jamoussi, Nasreddine Chebli et la Palestinienne Nay Bargouthi ont participé à ce spectacle. Ils étaient accompagnés par les Voix de l’Opéra de Tunis.
Karim Thlibi est compositeur et arrangeur spécialisé dans les bandes sonores et la musique aux dimensions psychologiques. Ses œuvres aux dimensions spirituelles et intellectuelles sont inspirées de l’héritage musical national avec des fusions sonores assez contemporaines.
Selon le site de l’artiste, l’album « Imagine » est une œuvre artistique ambitieuse et un projet basé sur le traitement dramatique et psychologique du thème musical avec une écriture orchestrale contemporaine.
La 23ème édition du festival de la chanson tunisienne se déroule du 8 au 11 mars 2025. Trois compétitions sont au line-up : la compétition des » nouvelles chansons » avec treize œuvres, la compétition des « Maâzoufets » avec dix compositions instrumentales et la compétition de l' »Interprétation individuelle libre » qui présente trois voix.
Nourrie de l’ambition d’apporter un nouvel élan en s’inspirant des expériences passées tout en valorisant l’héritage musical tunisien, cette édition 2025 met en avant des jeunes talents et des artistes confirmés autour d’esthétiques musicales variées.
Les lauréats auront des prix de 40 mille dinars pour le « Microphone d’Or », 30 mille dinars pour le « Microphone d’Argent » et 20 mille dinars pour le « Microphone de Bronze ». Pour le prix des « Maâzoufets », il sera de 10 mille dinars, alors que 5 mille dinars seront remis à la meilleure interprétation. Le prix du public est de 8 mille dinars.
Les artistes Najet Attia et Nawel Ghachem participeront aux soirées de présentation des compétitions les 9 et 10 mars, tandis que l’artiste Nabiha Karaouli clôturera l’événement en compagnie de l’orchestre symphonique dirigé par Mohamed Bouslama.
L’orchestre qui accompagnera les différents candidats aux trois compétitions, sera sous la direction de Youssef Belhani.
Le festival de la chanson tunisienne dont la création remonte aux années 60 vise à relancer la chanson tunisienne ainsi que de faire prévaloir ses spécificités et son caractère typique. Après une absence de 11 ans, le festival avait repris en 2021.
Le Quotidien avec TAP
Santé : Début avril, vaccination contre le cancer du col de l'utérus
Lors d'une conférence de presse, tenue ce vendredi 7 mars, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a annoncé que la vaccination contre le cancer du col de l'utérus pour les jeunes filles âgées de douze ans démarrera, début avril, dans les écoles primaires publiques et privées.
Les fillettes non scolarisées pourront se faire vacciner dans les centres de santé de base, à la même période.
Un objectif national visant à vacciner 90 m% des filles âgées de 15 ans d'ici 2030 a été mis en place, ce qui représente l'un de trois piliers, dans le cadre de la stratégie nationale pour l'élimination du cancer du col de l'utérus.
A noter que la Tunisie enregistre, chaque année, entre 300 et 400 cas de cancer du col de l'utérus, qui touche les femmes à un âge précoce (moins de 40 ans).
Le golf de Trump en Écosse vandalisé par des militants pro-palestiniens : "Gaza n'est pas à vendre"
Un golf écossais appartenant au président américain a été pris pour cible par un groupe pro-Palestine, dont les membres ont tagué des constructions et peint sur la pelouse.
Une réponse aux récents propos du locataire de la Maison Blanche, qui a déclenché l'indignation après avoir proposé d'expulser les Gazaouis pour faire de l'enclave palestinienne une "Riviera du Moyen-Orient".
Une façade barrée d'inscriptions rouges, de larges lettres "Gaza n'est pas à vendre" peintes sur la pelouse… Un golf en Écosse appartenant au président américain Donald Trump a été visé dans la nuit de vendredi à samedi par des militants pro-palestiniens. Le club house du golf, qui se situe à Turnberry, dans le sud-ouest du pays, a été dégradé avec de la peinture rouge, selon des images diffusées par le groupe Palestine Action.
Le président américain, Donald Trump, avait suscité un tollé international en proposant de "prendre le contrôle" sur le territoire et de déplacer les Palestiniens de Gaza vers l'Égypte et la Jordanie voisines, pour faire du territoire la "Riviera du Moyen-Orient". La semaine dernière, il avait aussi repris et partagé une vidéo générée par IA présentant une enclave palestinienne transformée en station balnéaire, déclenchant à nouveau la sidération.
Donald Trump "devrait savoir" que son golf "est à portée de main"
En réaction, le groupe Palestine Action s'en est pris au golf écossais appartenant au locataire de la Maison Blanche. Les messages "Free Gaza" ("Libérez Gaza") et "Free Palestine" ("Libérez la Palestine") ont été écrits sur des constructions. Sur la pelouse, a été peint "Gaza n'est pas à vendre", avec des lettres blanches de plus de 2 mètres de haut. Le parcours a lui aussi été endommagé, avec des mottes de terre retournées.
Palestine Action, qui se présente sur ses réseaux sociaux comme un "réseau d'action directe démantelant la complicité britannique avec l'apartheid israélien", a partagé des images de ces inscriptions, écrivant en légende : "alors que Trump tente de traiter Gaza comme sa propriété, il devrait savoir que sa propre propriété est à portée de main".
Le groupe militant "rejette la manière dont Donald Trump traite Gaza, comme s'il s'agissait de sa propriété dont il peut disposer à sa guise", a dit un porte-parole cité dans un communiqué. "Nous lui avons montré que sa propriété n'est pas à l'abri d'actes de résistance", a-t-il ajouté, promettant de continuer à agir contre "le colonialisme américain et israélien" en Palestine.
La police écossaise, qui a été contactée à 04h40 du matin samedi (locales et GMT), a indiqué poursuivre son enquête et appelé toute personne ayant des informations à la contacter. "Nous avons reçu un rapport faisant état de dommages au terrain de golf et à un local sur Maidens Road, à Turnberry", a fait savoir un porte-parole, cité par la BBC britannique.
"Il s'agit d'un acte puéril et criminel", a condamné un porte-parole du groupe Trump Turnberry. "L'incroyable équipe" responsable du golf "veillera à ce que cela n'ait pas de conséquence sur les activités de l'entreprise", a-t-il ajouté. "Turnberry est un trésor national et continuera d'être le symbole numéro un du luxe et de l'excellence dans le monde du golf", a assuré ce porte-parole.
Le site, considéré comme l'un des cinq meilleurs parcours de golf au monde, avait été acheté par Donald Trump en 2014, selon la BBC. Le président américain se rend régulièrement en Écosse depuis des années, et a été invité le mois dernier à rencontrer le roi Charles III à Balmoral.
Editorial : Les corps tombent, pas l’idée - Par Jalel HAMROUNI
Les corps tombent, pas l’idée, comme disait Ghassan Kanafani, journaliste et auteur palestinien assassiné par l’occupation sioniste en 1972. Après plus de sept décennies de lutte palestinienne, l’occupation sioniste et son allié américain n’arrivent pas encore à comprendre le sens de la croyance du peuple à son droit éternel de libérer sa patrie, et son droit de vivre en toute liberté et dignité. Ils n’arrivent pas à comprendre que la résistance est une idée, et que les idées ne meurent jamais. Ils persistent toujours à commettre la même erreur. Preuve en est, les scénarios qui parlent de l’avenir de la bande de Gaza sans le Hamas.
Les sionistes, et par conséquent les Américains, pensent qu’en éliminant le Hamas, ils élimineront la résistance. Ils essaient de se convaincre de la validité de cette logique, mais ils ne savaient pas que le Hamas est une idée et que l’idée ne meurt jamais.
Depuis 1948, l’entité sioniste s’est beaucoup appuyée sur l’idée que la mort de la génération de la Nakba mettrait fin à la cause palestinienne, démantèlerait la résistance et transformerait les Palestiniens en personnes déplacées dans le monde entier à la recherche de leur subsistance quotidienne et de leur stabilité dans les sociétés dans lesquelles ils ont immigré. D’ailleurs, la philosophie de l’occupation sioniste est basée sur l’idée de remplacement; remplaçant les Juifs par le peuple originel sur la terre de Palestine. L’idée de déplacement est, donc, l’un des piliers les plus importants de l’occupation sioniste.
Cette doctrine sioniste extrémiste et inhumaine se heurte, depuis toujours, à une doctrine légitime et basée sur l’attachement à la terre et à la patrie; à savoir, la résistance.
Ce qui s’est passé tout au long des quinze mois dans la bande de Gaza illustre parfaitement l’immortalité de l’idée de la résistance. Dans les territoires occupés, de nombreux dirigeants, qu’ils soient politiques ou militaires, ont, vite, admis que l’objectif d’éliminer le Hamas n’est pas réaliste voire impossible.
Tout au long de sept décennies, des centaines de milliers de militants palestiniens sont tombés en martyrs. Mais à chaque fois, la résistance palestinienne renaît de ses cendres. La résistance ne s’arrête pas, au contraire elle devient plus forte et plus persistante. La résistance à l’époque d’Abou Jihad n’est plus ce qu’elle est aujourd’hui à l’époque des martyrs Yahya Sinwar et Abou Oubeyda où sa force s’est intensifiée et ses outils ont évolué. Chaque martyr qui tombe de la résistance ajoute de nouvelles cicatrices dans le corps palestinien, et avec chaque cicatrice, le désir de vengeance augmente alimentant l’insistance sur l’indépendance. Ghassan Kanafani a dit: «Les corps tombent, pas l’idée», et c’est un fait que nous pouvons facilement lire dans le contexte de la lutte palestinienne en cours.
La résistance palestinienne, manifestée par le Hamas et d’autres groupes militants, est autant une idée qu’un groupe concret de personnes, donc même si l’entité sioniste a pu infliger des dommages au Hamas, le mouvement a toujours la capacité, la flexibilité, le financement et une longue file de personnes qui attendent de le rejoindre, après tous ces combats, ces destructions et ces pertes de vies.
La résistance surgit chaque fois qu’il y a un occupant, et continue à s’intensifier et à se renouveler jusqu’à ce qu’elle triomphe.
J.H.
Ligue 1- 24e journée : L'EST et le CA accrochés, le CAB renoue avec la victoire
Le premier volet de la vingt-quatrieme ronde de la Ligue a vu le leader esperantiste et le C.Africain accrochés tous deux à Rades et à Bir Bouregba. Dominer n'est pas gagner: L'Espérance l'a appris à ses dépens. Encaissant un but à la 15e suite à une bevue de Jelassi , un contre ponctué par Belwafi, elle a dû suer , ratant au passage des occasions de buts , butent sur un Farharti toujours aussi performant, elle a attendu les dernières minutes pour égaliser sur penalty par Blaili suite à une faute sur Jelassi. A Bir Bouregba, le C.Africain n'a pu faire mieux qu'un nul vierge face à l'ASSoliman malgré des situations favorables. A Bizerte, le CAB a renoué avec la victoire face à l'ASGabes grâce à deux buts de Seidy sur penalty et Balbouz après la pause. Enfin, à Tataouine, l'Union locale a fait match nul avec le CSS. Chaque club ayant connu une expulsion: Naoui d'un côté et Ben Khedher de l'autre.
Résultats :
EST- USBG 1-1
ASS CA 0-0
CAB ASG 2-0
UST CSS 0-0
Jamel Belhassen
Ralentissement de l’inflation : Une tendance qui se poursuit
La tendance baissière de l’indice des prix à la consommation observée récemment et confirmée hier mercredi 5 mars 2025 à la suite de l’annonce de l'Institut National de la Statistique (INS) de la baisse de cet indice à 5,7% s'explique par la décélération de la hausse des prix de plusieurs produits de grande consommation.
En outre, elle résulte de la bonne tenue de la politique monétaire et financière notamment en matière de maîtrise de la demande et de rationnement des concours à l’économie. La baisse de l'inflation ouvre de nouvelles perspectives pour l'économie tunisienne, particulièrement en ce qui concerne l'investissement et la reprise économique.
Maîtrise de l’indice des prix à la consommation
L'inflation en Tunisie a reculé à 5,7% en février 2024, ce taux est dans les sillages de l’objectif de la Banque Centrale de Tunisie en termes de taux d’inflation qui est inférieur à 6%. Certes, cette baisse marque une tendance positive sur plusieurs mois, mais les tensions inflationnistes persistent en raison d’un contexte international incertain.
Dans ce contexte, il est à noter que l'inflation sous-jacente (hors produits alimentaires et énergie) s’est repliée, à son tour, à 5,7% contre 6% au mois de janvier ce qui montre que les tensions se sont allégées sur les prix de base. Or, les prix alimentaires continuent d'alourdir la facture avec +7% sur un an, affectant le pouvoir d'achat des ménages.
Cependant, les prix libres progressent de 6,7%, illustrant les limites du cadre réglementaire. Le secteur manufacturier, avec +5,2%, pèse relativement sur les coûts de production. Les services accélèrent aussi l'inflation, notamment au niveau du secteur « Hôtels, cafés et restaurants ».
La décélération reste fragile car conditionnée par la dynamique persistante des prix alimentaires et industriels. L'environnement inflationniste mondial complique également le maintien du retour sous les 6%.
Un équilibre délicat
Face à cette situation, la Banque Centrale devra maintenir sa politique monétaire restrictive afin d'ancrer les anticipations d'inflation. Mais un équilibre délicat devra être trouvé pour limiter les répercussions sur l'activité économique.
Avec une inflation inférieure de près de 5,7% sur un an, la BCT aura fort à faire pour stabiliser durablement les prix à des niveaux acceptables, condition sine qua non pour préserver le pouvoir d'achat des Tunisiens.
Cependant, il convient de noter que malgré cette baisse de l'inflation, certains secteurs connaissent toujours une augmentation des prix. Des mesures spécifiques doivent être prises pour atténuer les pressions inflationnistes dans ces domaines, notamment l'alimentation, les matériaux de construction et les services.
La baisse de l'inflation en Tunisie au début de cette année peut favoriser des conditions plus favorables à l'investissement, réduire les coûts de financement pour les entreprises et renforcer la confiance des investisseurs. De plus, elle peut soutenir la reprise économique en préservant le pouvoir d'achat des ménages et en stimulant la demande intérieure.
Nouvelles décisions d’octroi de crédit : Fitch évalue les effets sur les banques
Selon une note publiée par Fitch Ratings, mardi 4 mars 2025, la rentabilité des banques tunisiennes est sous pression face à la nouvelle réglementation sur les prêts, qui permet aux emprunteurs de bénéficier de réductions de taux d'intérêt sur certains prêts à taux fixe et oblige les banques à octroyer des prêts sans intérêt.
Selon la maison de notation, le taux d'impôt sur les sociétés de 40% sur les bénéfices bancaires réalisés à partir du 1er janvier 2024 (contre 35% auparavant) et le plafonnement de certains frais et commissions pèseront également sur la rentabilité, mais elle ne prévoit pas que ceci affecte les notations des banques.
Impact des nouvelles décisions
Elle indique sous cet angle, qu’une nouvelle réglementation, introduite l'année dernière, permet aux emprunteurs dont les paiements d'intérêts à taux fixe qui dépassent 8% du principal restant dû, de demander aux banques de réduire de moitié le taux d'intérêt pour la durée restante du prêt alors que les banques doivent accepter toutes les demandes, à cet effet.
Fitch s'attend à ce que ceci réduit le bénéfice net des dix plus grandes banques d'environ 170 millions de dinars en 2025 (11% de leur bénéfice net annualisé au premier semestre 2024 - S124 -), mais la charge comptable peut être répartie sur plusieurs exercices, ce qui atténuera l'impact.
Une autre réglementation, qui devrait entrer en vigueur prochainement, obligera les banques à accorder des prêts sans intérêt totalisant 8% de leur revenu net de 2024 aux micros, petites et moyennes entreprises. Fitch estime la diminution de chiffre d'affaires associée pour 2025 à environ 50 millions de dinars pour les dix plus grandes banques (3% de leur bénéfice net annualisé au 1S24).
Liquidité bancaire suffisante
Les deux nouvelles réglementations visent à atténuer l'impact d'une nouvelle loi, introduite en février 2025, interdisant les paiements échelonnés utilisant des chèques antidatés. L'utilisation de chèques antidatés est une pratique courante en Tunisie qui a permis aux consommateurs et aux petites entreprises de payer leurs achats en plusieurs fois, souligne-t-on.
L’agence s’attend à ce que les deux réglementations réduisent le bénéfice net des dix plus grandes banques en 2025 d'environ 14% ce qui pèse sur une rentabilité déjà modeste par rapport aux normes des marchés émergents.
On note, à ce titre, que les banques disposent de liquidités suffisantes pour aider à répondre aux besoins croissants de financement de l'État. Les ratios de fonds propres, y compris les ratios Tier 1 (fin 3T24 : 11,7 %) et d'adéquation des fonds propres (14,5 %), sont restés stables.
Fitch a rappelé qu’en janvier 2025, la BCT a publié une circulaire limitant les versements de dividendes bancaires à 35 % du bénéfice net de 2024. Aussi, elle n'autorise la distribution des dividendes que si les banques disposaient de matelas d'au moins 2,5 points de pourcentage au-dessus des exigences réglementaires minimales pour le ratio Tier 1 et le ratio d'adéquation des fonds propres à la fin de 2024.
Le Théâtre National Tunisien célèbre les femmes metteuses en scène, à l’Occasion du 8 mars
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Théâtre National Tunisien a organisé, hier soir, une table ronde intitulée « La scène au féminin », célébrant l’apport des metteuses en scène tunisiennes à la scène théâtrale nationale.
L’événement qui s’est tenu hier soir, le 7 mars, à la salle Le 4ème Art à Tunis, a réuni trois figures majeures du théâtre tunisien contemporain : Leïla Toubel, Wafa Taboubi et Lobna Mlika. La rencontre a été animée par la critique Faouzia Belhaj Mezzi, mettant en lumière les parcours, les défis et les contributions artistiques des femmes dans le monde du théâtre en Tunisie.
"Nous avons voulu que cette célébration soit une occasion de réflexion sur la place de la femme en tant que metteuse en scène dans le théâtre tunisien. Grâce aux témoignages de ces trois artistes, nous découvrons un pan essentiel de notre scène nationale et les évolutions marquantes du rôle des femmes dans la création théâtrale", a noté le directeur général du Théâtre National Tunisien Moez Mrabet dans son mot d'ouverture.
L’histoire du théâtre tunisien a longtemps été marquée par la présence féminine, d’abord cantonnée au jeu d’actrice avant que certaines figures pionnières ne s’attaquent à la mise en scène. À cet égard, Faouzia Belhaj Mezzi a rappelé que les premières générations de femmes artistes ont dû lutter contre les préjugés sociaux qui pesaient sur leur métier. Ce n’est que dans les années 1970 et 1980 que les premières metteuses en scène tunisiennes ont pu véritablement imposer leur regard et leur écriture scénique.
Les interventions des trois metteuses en scène invitées ont permis de confronter différentes approches et expériences. Pour Leïla Toubel, le théâtre n’a pas nécessairement besoin d’une approche féministe au sens militant du terme. "Le théâtre a besoin de notre humanité avant tout. Il ne s’agit pas d’opposer hommes et femmes, mais de porter un regard singulier sur le monde", a-t-elle déclaré.
Cependant, elle reconnaît que les femmes qui ont marqué le théâtre tunisien, à l’image de Raja Ben Ammar, ont dû s’imposer dans un environnement majoritairement masculin. À travers son témoignage, elle a rendu hommage à cette metteuse en scène pionnière, soulignant son audace et son impact sur les nouvelles générations.
De son côté, Lobna Mlika a insisté sur l’importance d’intégrer la question féminine dans le débat théâtral sans tomber dans le folklore ou le sensationnalisme. Pour elle, "Être une femme artiste, ce n’est pas seulement se positionner en tant que femme dans une société patriarcale, c’est avant tout proposer une vision esthétique et philosophique qui dépasse les carcans habituels".
Quant à Wafa Taboubi, elle a mis en lumière les difficultés économiques et institutionnelles auxquelles les metteuses en scène sont confrontées. "Nous devons constamment prouver notre légitimité, non seulement en tant qu’artistes, mais aussi en tant que porteuses de projets. Le soutien institutionnel et financier reste un défi majeur pour la création théâtrale féminine", a-t-elle précisé.
Ce qui ressort de cette table ronde, c’est que les nouvelles générations de metteuses en scène ne se définissent plus uniquement par l’opposition aux normes sociales d’antan. Elles entrent dans le monde du théâtre avec une démarche professionnelle assumée, revendiquant leur place non pas par revendication politique, mais par la force de leur talent et de leur vision artistique.
Toutefois, la question des inégalités structurelles persiste. L’accès aux financements, la répartition des opportunités et la reconnaissance institutionnelle restent encore marqués par un déséquilibre entre hommes et femmes. Malgré ces obstacles, la créativité et la résilience des artistes tunisiennes continuent d’enrichir la scène théâtrale, faisant évoluer les mentalités et les pratiques.
En clôturant l’événement, les participantes ont appelé à une reconnaissance accrue du travail des femmes dans le théâtre, non pas comme un acte militant isolé, mais comme une nécessité pour la diversité et le renouvellement de la scène artistique tunisienne.
Festival de la chanson tunisienne: Ces voix d’hier et d’aujourd’hui…
Par Imen Abderrahmani
Le rideau se lève, ce soir, au Théâtre de l’Opéra sur la 23ème édition du Festival de la chanson tunisienne. Manifestation qui a fait de la résistance, réussissant à sauvegarder sa place, en tant qu’espace de découverte et de promotion des voix tunisiennes.
Bien ancré dans l’histoire musicale du pays, le festival de la chanson tunisienne dans sa forme actuelle est le fruit de plusieurs initiatives qui ont vu le jour, depuis les années 60, voulant accorder une place de choix à la chanson tunisienne. Du Festival Saliha au Festival Ali Riahi, les appellations sont multiples mais l’intention est la même : mettre en avant les chanteurs, les paroliers, les compositeurs et les musiciens tunisiens et promouvoir cette musique tunisienne dans sa richesse et diversité.
Après tant d’essais, tant de tentatives, le Festival de la musique tunisienne est né en 1987, avec le maestro Fethi Zghonda qui a assuré sa direction. Tant de grands artistes ont assuré la direction, apportant leur savoir-faire et leur expertise à la programmation de cette manifestation dédiée à la musique tunisienne et célébrant ses différents acteurs. Parmi ces artistes, nous citons : Feu Ahmed Achour, Mohamed Boudhina, Riadh Marzouki, Abdelkrim Shabou, Hamadi Ben Othman, et Sonia Mbarek qui a dirigé le festival entre 2005 et 2008.
Après des années d’éclipse, le festival a été relancé en 2021, à l’initiative de tant d’artistes, avec l’appui du ministère des Affaires culturelles. Un vrai acquis qu’il a fallu préserver malgré les hauts et les bas. Avec une 2ème interruption en 2022, le Festival a eu lieu en 2023 et également en 2024, proposant un programme spécial focalisant sur la chanson engagée et ce en solidarité avec la Palestine.
Pour cette année, le Festival que dirige le compositeur Taher Guizani est placée sous le signe « La Tunisie chante ». Un slogan porteur d’une note d’espoir et affirmant la vocation du festival en tant que plateforme d’encouragement et de promotion de jeunes talents et du dialogue entre les différentes générations d’artistes.
Nouvelle édition, nouvelles ambitions
Pour la soirée d’ouverture, prévue, ce soir, au Théâtre de l’Opéra, à partir de 22h00, le grand public aura droit à une création de Karim Thlibi. Une œuvre où se croisent et s’entrelacent tant de styles et de genres qui témoignent de la richesse de la scène musicale tunisienne. Spectacle grandiose où dialoguent l’artistique et le philosophique, le vécu et le rêvé, « Imagine » réunit sur scène une cinquantaine de musiciens, avec l’accompagnement de l’Orchestre symphonique tunisien (OST) et les Voix de l’Opéra. Mélangeant les genres, allant du patrimoine tunisien à l’opéra, du traditionnel au contemporain en passant par la musique électronique, le spectacle transcende les genres, pour être une réflexion sur la condition humaine à travers les musiques et les voix. Le spectacle qui a été au programme de tant de manifestations, dont nous citons notamment le Festival international de Hammamet est une vraie source d’enchantement.
Au-delà de cette soirée d’ouverture, le Festival prévoit trois d’autres soirées, les 9, 10 et 11 mars. Pour les deux premières, elles seront réservées aux compétitions et elles verront la participation, respectivement de Najet Attia et Nawel Ghachem, en tant qu’invitées d’honneur. Il est ainsi à noter que lors de ces deux soirées 26 œuvres seront présentées dans les trois compétitions : 13 dans la catégorie « Nouvelles productions », 10 dans la catégorie « Compositions instrumentales » et 3 dans la catégorie « Interprétation individuelle libre ».
Quant à la soirée de clôture, elle sera axée sur deux parties : la remise des prix aux heureux lauréats de l’édition et un concert de l’Orchestre Symphonique Tunisien (OST) qui sera accompagné par NébihaKaraouli, en tant qu’invitée d’honneur.
Favorisant les échanges, le comité d’organisation a programmé deux rencontres-débats. La première a eu lieu avant-hier, le 6 mars, à Ennejma Ezzahra, avec comme thème « La chanson, quels horizons ? » et a vu la participation de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi et de quelques chanteurs et acteurs de la scène musicale tunisienne. Quant à la 2ème rencontre, elle aura lieu le 13 mars, à la Cité de la Culture, au Théâtre des jeunes créateurs et elle sera réservée à l’évaluation du festival.
Surmontant vents et marées, le Festival continue son chemin, sa mission, promouvant ces voix d’hier et d’aujourd’hui, balisant le terrain devant les voix de demain.
I.A.
Mosquée du Prophète : Le deuxième lieu de culte de l’Islam
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
La mosquée du Prophète (en arabe : المسجد النبوي Al-Masjid Al-Nabawi) à Médine en Arabie saoudite, est la deuxième mosquée la plus sainte de l'islam après Masjid al-Haram à La Mecque et avant la mosquée d'Al-Aqsa, à Al-Qods.
La mosquée originale a été construite par Mahomet. Les califes suivants l'ont agrandie et ont amélioré sa décoration. Le premier édifice n'était pas grand et ne représentait qu'une petite partie de la superficie du bâtiment actuel. La taille de la mosquée a été considérablement augmentée depuis la formation du royaume saoudien. La dernière rénovation a eu lieu sous le roi Fahd.
Histoire
Elle a été construite lors de l'Hégire de Mahomet et de ses compagnons de La Mecque à Médine. Quelques jours après avoir commencé la construction de la mosquée de Quba, Mahomet a entamé la construction d'un deuxième lieu de culte à Médine, connu aujourd'hui sous le nom de Masjid al-Nabawi, ou la « mosquée du prophète ». L'emplacement de la mosquée a été choisi d'après l'endroit où la première prière du vendredi a été effectuée dans la ville. Selon la légende, Mahomet, reprenant son chemin vers Médine, laissa à sa monture, un dromadaire nommé Qoçoua, le soin de déterminer le lieu d’arrivée en lui relâchant la bride. C’est ainsi qu’après nombre de détours, elle s’arrêta enfin sur un large terrain vide et s’agenouilla. C’est sur ce terrain que la mosquée de Médine a été bâtie.
Le premier agrandissement de la mosquée eut lieu sous le règne du calife Omar ibn al-Khattab qui ajouta une portion de terrain à la mosquée du côté nord et la reconstruisit. Quand le calife Omar mourut, il fut enterré à côté des tombeaux de Mahomet et du calife Abou Bakr As-Siddiq. Sous le règne du calife Uthman ben Affan, l'élargissement de la mosquée semblait nécessaire et urgent. Il procéda alors, en 649-650, à l'extension et à la reconstruction de la mosquée.
À l'époque omeyyade
En 685, à son accession au califat de l'État omeyyade, Al Walid Ibn Abdel Malek ordonna l'agrandissement et la reconstruction de la mosquée. Les caractéristiques les plus importantes de cet agrandissement résident dans l'introduction de nouveaux éléments architecturaux tels que les terrasses, les minarets et le mihrab creux dans le mur de la quibla. C'était également le premier agrandissement à annexer les sépultures des mères des croyants à la mosquée. La superficie de cette extension était d'environ 2 369 m2.
À l'époque abbasside
Sous le règne du calife abbasside Al Mahdi, durant la seconde moitié du VIIIe siècle, la mosquée fut étendue et reconstruite. Cependant, la plus importante rénovation de la mosquée fut accomplie sous le règne des Mamelouks, lorsque le sultan Qaitbay ordonna la reconstruction de plusieurs parties durant la seconde moitié du XVe siècle.
À l'époque ottomane
En 1813, le sultan Mahmoud II fit construire un nouveau dôme dans la chambre prophétique en remplacement de celui de Qaitbay. Ce nouveau dôme fut couvert de plomb et teint en vert. Durant le second tiers du XIXe siècle, le sultan ottoman Abdülmecit Ier fit reconstruire entièrement la mosquée après l'avoir détruite, à l'exception de la chambre prophétique. Cette construction qui comporta une extension sur une superficie de 1 293 m2 fut la dernière en date avant la première expansion saoudienne.
À l'époque saoudienne
Devant l'afflux des pèlerins et les signes de fatigue de la mosquée, le souverain saoudien Abdel Aziz lança sa reconstruction et son extension en 1951. Conservant l'architecture ottomane du sultan Abdülmecit, l'extension saoudienne (de 6 000 m2) porta la superficie totale à plus de 16 000 m2.
Le roi Fahd Ben Abdel Aziz posa, le 29 octobre 1985, la première pierre d'une nouvelle extension. Avec une superficie de plus de 160 000 m2, la mosquée du Prophète peut accueillir 250 000 fidèles.
À l’heure actuelle, la mosquée comprend un plan rectangulaire conçu sur deux étages avec le hall de prière ottoman faisant face au sud. Le hall de prière principal occupe entièrement le premier étage. L’enceinte de la mosquée est cent fois plus grande que celle construite originellement par Mahomet et peut accueillir jusqu’à un demi-million de pèlerins.
Le toit de la mosquée est plat, surmonté de 27 dômes coulissants sur une base carrée. 15 trous percés dans la base de chaque dôme illuminent l’intérieur. Le toit est aussi utilisé pour la prière durant les heures de pointe, lorsque les dômes coulissent sur des rails métalliques, créant ainsi des puits de lumière pour la salle de prière.
Elle descend au-dessous de la barre de 6%, selon l’INS : L’inflation ralentit, …mais les prix ne fléchissent pas
Par Hassan GHEDIRI
Après avoir atteint son summum en février 2023, l’inflation a continué à fléchir pour retrouver son niveau d’il y a exactement trois ans et demi.
L’Institut national de la statistique (INS) a publié, avant-hier, son bulletin mensuel sur l’évolution de l’indice des prix à la consommation du mois de février 2025 dans lequel il met en lumière une nouvelle baisse du taux de l’inflation qui passe à 5,7% après avoir été de 6% en janvier dernier. Ce résultat vient ainsi confirmer la tendance baissière de l’inflation observée en Tunisie depuis environ deux ans. Après avoir atteint un sommet inégalé, en décembre 2022, en franchissant pour la première fois la barre symbolique de 10% et ensuite passer l’hiver et le printemps 2023 à flirter avec son taux à deux chiffres, l’inflation s’est, en effet, vue se positionner, très lentement, sur une pente descendante qui n’a été interrompue que par deux petits rebonds éphémères (avril 2023 et juin 2024).
A en croire les chiffres de l’INS, l’inflation poursuit donc son ralentissement bien que cette tendance ne semble pas avoir l’incidence souhaitée sur le pouvoir d’achat des ménages tunisiens. Si l’inflation ralentit, les prix ne descendent en effet pas. C’est un fait que l’on peut aisément vérifier en demandant à la première personne croisée dans un supermarché. Une inflation réduite à 5,7% est sans doute un signe encourageant, mais qui ne s’accompagne pas d’une baisse des prix de consommation de base. Le problème c’est que des scénarios (optimistes) prévoient que les prix continueront de monter même si l’inflation poursuit sa décélération. «Ce qui se passe, c’est la croissance des prix qui tend à devenir plus lente, pas les prix qui vont descendre», nous explique Mongi Mokaddem, ancien professeur d’économie à la faculté de Gestion de Tunis.
Même si l’INS annonce que le taux de l’inflation au mois de février s’est replié à 5,7% contre 6% en janvier (et 6,2% en décembre et 6,6% en novembre…), «ceci ne soulagera malheureusement pas le pouvoir d’achat des ménages tunisiens pour la simple raison que nous vivons actuellement une phase de désinflation signifiant que les prix continueront d’augmenter mais à une vitesse moins accélérée», souligne notre interlocuteur. Il enchaine pour expliquer que c’est quand on est dans une situation de déflation qu’il y a une baisse durable et généralisée des prix.
Loi de l’austérité
Mokaddem croit que la question du ralentissement de l’inflation est un phénomène qui doit être traité avec beaucoup de prudence, d’autant plus que pour la majorité écrasante des Tunisiens souffrent de plus en plus pour subvenir à leurs besoins de consommation. «Quand ce sont les spéculateurs qui font la pluie et le beau temps dans le marché, les prix continueront à monter même si l’INS nous annonce une inflation de 2%», regrette-t-il.
Le recul de l’inflation ne se traduit donc point par une baisse des prix. Dans son bulletin, l’INS note qu’en glissement annuel, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 7%. Une hausse principalement due à l’augmentation des prix de la viande d’agneau (+21,4%), des légumes frais (+18,7%), des fruits secs (+14,2%), du poisson frais (+13,4%) et des volailles (+10,5%). En revanche, les prix des huiles alimentaires ont diminué de 16,2%, explique-t-on.
Mais sous un autre angle, d’aucuns tendent à croire que si l’inflation recule en s’engageant dans une courbe descendante depuis maintenant près de deux ans, la Banque centrale de Tunisie (BCT) devrait logiquement revoir son taux directeur à la baisse. En effet, durant tous ces derniers mois, le conseil d’administration de l’institut d’émission a toujours considéré que «les perspectives de l’inflation restent entourées de risques haussiers» jugeant nécessaire de «poursuivre le processus de désinflation». Une démarche qui demeurera d’actualité, estime notre interlocuteur. Il croit même que, contrairement à ce que l’on peut croire, ce n’est pas en fonction de l’évolution et de l’inflation que la BCT définit son taux directeur. «L’obstination à maintenir son taux directeur inchangé à 8%, la BCT peut tout simplement la justifier par la politique générale d’austérité adoptée par l’Etat qui vise à rationaliser les dépenses publiques», souligne Mokaddem. Et d’enchainer pour expliquer que le maintien du taux à 8%, selon ce raisonnement, est un instrument qui permet de comprimer la création de la monnaie pouvant résulter de l’augmentation des crédits. La conséquence de ce choix est un ralentissement économique, des investissements au point mort et un pouvoir d’achat en berne. L’on ose ainsi dire que quelle que soit la baisse de l’inflation annoncée par l’INS, elle ne sera jamais suffisante pour convaincre la BCT qu’une baisse de son taux d’intérêt est nécessaire.
H.G.
Tournoi d'Indian Wells- 1/32e - Ons Jabeur perd devant Yastremska ( 0-2) et quitte prématurément la scène
32e au classement WTA, la Tunisienne Ons Jabeur a entamé le tournoi d'Indian Wells face à l'ukrainienne Dayana Yastremska, 46e. Le match a bien commencé pour la Tunisienne mais au fil des minutes et des jeux, elle perdait progressivement son allant pour se faire dépasser par son adversaire et perdre le set ( 3-6). Il ne restait plus à Ons que de remporter le second pour espérer jouer un troisième. Malheureusement, la Tunisienne, dans un jour sans, a raté le deuxième set en multipliant les fautes dans le premier service et dans les revers. Elle a dû céder devant l'ukrainienne (1-6). Une défaite lourde subie au moment où on s'y attendait le moins. Dommage.
Jamel Belhassen
Editorial : La patrie ou la mort…
Par Chokri BACCOUCHE
Ainsi donc, les pays arabes ont dit non à la déportation des Palestiniens de Gaza. Une fois n’est pas coutume, ils ont opposé un refus catégorique au projet du président américain, Donald Trump, visant à déplacer les Gazaouis, sans droit de retour, et de reconstruire l’enclave palestinienne sinistrée par quinze mois de guerre pour la transformer en «Riviera du Moyen-Orient». Réunis au Caire dans le cadre d’un sommet extraordinaire de la Ligue arabe, ils ont dénoncé à l’unisson les «tentatives odieuses» de forcer à l’exil le peuple palestinien tout en formulant une alternative réaliste qui prévoit notamment la reconstruction de la bande de Gaza sur cinq ans et la mise à l’écart du Hamas. Comme il fallait s’y attendre et même si le mouvement islamiste palestinien a accepté son exclusion de la future administration du territoire, le plan arabe a été rejeté par l’administration américaine et entraîné une levée de boucliers de l’entité sioniste. Par la voix de Brian Hugues, porte-parole du conseil U.S de sécurité nationale, Washington a rejeté, en effet, de facto le plan arabe au prétendu motif que les Gazaouis «ne peuvent pas vivre dans un territoire couvert de débris et de munitions non explosées». C’est la raison pour laquelle les Etats-Unis s’en tiennent à la version initiale du projet proposé par Donald Trump, a ajouté Brian Hugues.
Retour à la case départ donc ou plutôt au casse départ, c’est-à-dire un hold-up faussement humaniste visant à déposséder les Palestiniens, par la force, les pressions et l’intimidation de leur territoire légitime et internationalement reconnu par l’ensemble de la communauté internationale. Pourquoi l’administration américaine a-t-elle rejeté le plan arabe? Parce qu’elle n’accepte pas que les Palestiniens vivent dans un territoire couvert de débris et de munitions non explosées, pardi! Il y a vraiment de quoi tomber à la renverse à la lecture de cet argument sans queue ni tête et d’une naïveté déconcertante. Le pays de l’oncle Sam, qui a contribué de manière active à la destruction de Gaza en fournissant à profusion armes et munitions au bourreau sioniste, se fait aujourd’hui du souci pour la petite santé des Palestiniens. Les dirigeants américains justifient leur rejet du plan arabe par la seule peur que les pauvres Palestiniens ne marchent, par mégarde, sur une mine non explosée qui pourrait les envoyer Ad Patres en moins de deux. C’est la raison pour laquelle Trump et toute son équipe, toujours animés de bonnes intentions, s’opposent car ils ne veulent pas avoir leur mort sur la conscience. Qu’est-ce qu’on dit? Merci! Merci qui? Merci M. Trump pour cette générosité débordante et cet humanisme débridé.
Un humanisme pipé bien évidemment qui transpire la voracité, enveloppé artificiellement dans un gant de velours mais qui trahit une sorte de banditisme politique unique dans les annales de l’histoire.
Que la Maison Blanche se rassure: les Palestiniens ne veulent pas quitter leur terre pour quelque raison que ce soit. Vivre au milieu des débris ne leur importe d’ailleurs que très peu, eux qui ont pris l’habitude depuis voilà plus de 70 ans de voir leurs habitations et leurs infrastructures régulièrement détruites par l’armée sioniste. A la longue, ils ont fini par en prendre le pli comme on dit et ils vont certainement s’atteler à reconstruire de nouveau leur Gaza grâce à l’aide des hommes libres et à la sueur de leurs fronts. Ils n’ont pas besoin d’ailleurs de transformer leur enclave en «Riviera du Moyen-Orient» dans l’immédiat. Ce projet qui fait sans doute rêver, ils le reportent peut-être pour un autre jour, c’est-à-dire le jour où ils pourront réellement respirer l’air pur et revigorant de la liberté dans un pays indépendant. Aucune force ne peut d’ailleurs les en dissuader, eux qui ont inscrit dans leurs gènes le slogan de la résistance contre l’oppression «la patrie ou la mort».
Par souci d’équité et de justice, les dirigeants américains seraient certainement bien inspirés de regarder la réalité en face et de prêter une oreille attentive aux aspirations légitimes de ce peuple qui a souffert le martyre et les pires exactions tout au long de son histoire. C’est en consacrant la justice et en contribuant à jeter les bases d’un ordre mondial plus équitable que la nouvelle administration U.S pourra réellement «rendre l’Amérique de nouveau grande», le fameux slogan popularisé par Trump lors de sa dernière campagne électorale pour la présidence des Etats-Unis.
En attendant ce changement espéré dans la politique étrangère de la première puissance mondiale, les pays arabes qui vont se réunir, demain à Djeddah, pour un nouveau sommet d’urgence de l’Organisation de la coopération islamique, sont appelés à resserrer leur rang et faire entendre leur voix. Ils doivent assumer la responsabilité de tout faire pour soutenir la cause juste du peuple palestinien et sauver Gaza. Le monde libre et tous les peuples de la planète les regardent. Pourvu qu’ils soient au rendez-vous de l’histoire…
C.B.
















