Gestion des risques : Les autorités monétaires consolident les normes de prudence
Dans un contexte économique marqué par une volatilité accrue et une pression croissante sur les systèmes financiers, la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a publié le 29 janvier 2025, une nouvelle circulaire visant à renforcer les mécanismes de provisionnement pour les banques et établissements financiers.
Cette décision, entrée en vigueur dès sa publication, s’applique à l’exercice 2024 et aux années suivantes, avec pour objectif de mieux encadrer la gestion des risques et d’assurer une plus grande transparence dans les pratiques financières.
Une méthodologie innovante
La circulaire n°2025-01 abroge et remplace l’annexe III de la circulaire n°91-24, datant de 1991, en introduisant une nouvelle méthodologie pour le calcul des provisions collectives.
Cette approche repose sur une segmentation précise des engagements, classés en fonction des secteurs d’activité et des types de clientèle. Les banques et établissements financiers sont désormais tenus de regrouper leurs engagements en catégories homogènes, allant des professionnels du secteur privé aux particuliers, en passant par les contreparties publiques. Cette granularité permet une meilleure évaluation des risques spécifiques à chaque segment.
La BCT impose désormais une analyse historique sur sept ans pour déterminer les taux de migration des engagements, c’est-à-dire la probabilité qu’un crédit initialement sain devienne problématique.
Cette analyse exclut l’année 2020, considérée comme atypique en raison de la crise sanitaire mondiale. Les taux de migration moyens sont ensuite majorés en fonction des spécificités de chaque secteur. Par exemple, les engagements dans le tourisme ou la promotion immobilière se voient appliquer des majorations significatives, reflétant les risques élevés associés à ces activités.
Un cadre prudentiel robuste
La circulaire introduit également des taux de provisionnement standards, variant selon les secteurs. Les professionnels du secteur privé, par exemple, sont soumis à un taux de provisionnement de 40%, tandis que les crédits logements accordés aux particuliers du secteur privé bénéficient d’un taux plus bas, fixé à 20 %.
Ces taux, bien que standardisés, peuvent être ajustés à la baisse pour les établissements financiers, sous réserve d’une justification solide et d’un accord préalable de la BCT. Cette flexibilité permet de tenir compte des particularités de chaque institution tout en maintenant un cadre prudentiel robuste.
Enfin, la BCT exige que les banques et établissements financiers recalculent annuellement leurs provisions collectives, en tenant compte des évolutions de leur portefeuille d’engagements.
Cette obligation de révision régulière vise à garantir que les provisions restent alignées sur les risques réels, évitant ainsi les sous-estimations qui pourraient fragiliser le système financier. Les établissements doivent également communiquer à la BCT les détails des ajustements apportés aux taux de migration, assurant ainsi une transparence accrue dans la gestion des risques.
Une réponse aux défis actuels
Cette réforme intervient dans un contexte où les établissements financiers tunisiens font face à une augmentation des créances douteuses et à une pression accrue sur leur liquidité.
En renforçant les exigences en matière de provisionnement, la BCT cherche à préserver la stabilité du système financier tout en encourageant une gestion plus rigoureuse des risques. Cette initiative s’inscrit dans une série de mesures prises ces dernières années pour moderniser le cadre réglementaire tunisien et aligner les pratiques locales sur les standards internationaux.
Avec cette nouvelle circulaire, la Banque Centrale de Tunisie réaffirme son rôle de gardienne de la stabilité financière, tout en offrant aux établissements les outils nécessaires pour naviguer dans un environnement économique complexe et incertain.
Tunisie Telecom récompensée par une triple distinction sur le fixe par Ookla
En marge de sa participation au World Mobile Congres 2025, l’opérateur national Tunisie Telecom annonce avoir été reconnu comme l’opérateur disposant de la meilleure vitesse de connexion, de la meilleure expérience vidéo et de la meilleure expérience en gaming sur les connexions fixes en Tunisie au cours des troisième et quatrième trimestres de 2024 par le leader mondial de l’analyse des réseaux à haut débit Ookla.
Pour décerner ces prix, Ookla a analysé les tests effectués par les clients sur un réseau fixe à travers “Speedtest”. Les résultats de l’analyse faite par Ookla confirment que Tunisie Telecom a atteint les vitesses globales de réseau fixe les plus rapides ainsi que la meilleure expérience pour ses utilisateurs d’Internet fixe en termes de gaming et de vidéo en Tunisie au cours des troisième et quatrième trimestres 2024.
M. Lassâad Ben Dhiab le Président-Directeur Général de Tunisie Telecom a fièrement déclaré à cette occasion : “Nous sommes honorés aujourd’hui par cette triple consécration de Tunisie Telecom en téléphonie Fixe. Lorsque cette distinction s’ajoute à notre meilleure performance internet mobile en Tunisie au cours des 6 dernières années consécutives , elle confirme encore une fois que la stratégie de Tunisie Telecom en matière de transformation et de modernisation du réseau est sur la bonne voie . Nous continuerons ,sans relâche, dans cette stratégie pour assurer la meilleure connectivité et le meilleur service à tous les Tunisiens là où qu’ils soient” .
De son côté M. Stephen Bye, Président et PDG d’Ookla, une division de Ziff Davis a souligné que : “ Ces 3 prix sont décernés à Tunisie Telecom parce qu’elle a fait preuve d’une performance exceptionnelle en matière de téléphonie fixe sur le marché tunisien au cours des troisième et quatrième trimestres 2024. Nous sommes ravis de remercier Tunisie Telecom pour cette belle réalisation, qui est le résultat d’une volonté inébranlable d’offrir une meilleure expérience à ses clients”.
A souligner que pour déterminer les lauréats des Speedtest Awards pour les réseaux fixe, Ookla évalue les performances des services à travers des tests effectués sur Speedtest par les clients connectés sur un réseau fixe. Ookla classe les performances de chaque fournisseur de service avant d’annoncer le gagnant de chaque catégorie.
Trois soirées à l’affiche de « Saha Chribtek » à l’Institut Goethe
Pour la 7ème édition de son rendez-vous ramadanesque « Saha Chribtek », le Goethe-Institut à Tunis, propose trois soirées où contes, cinéma et musique se rencontrent pour célébrer la richesse des échanges culturels et offrir une expérience où les traditions de l’art riment avec les couleurs des temps modernes.
La première soirée, prévue le 18 mars 2025, sera marquée par la présentation du livre « Les Contes de la Nuit », écrit et illustré par Khalil Gharbi. Cette présentation sera accompagnée d’une lecture en français et en dialecte tunisien par l’actrice Nadia Boussetta, sur une ambiance musicale signée Imen Mourali. Avec un retour aux sources, mêlant littérature et musique pour rendre hommage aux anciens mythes, qu’il s’agisse du sage Sidi Bou Said ou de la gourmande « Ghoula », la soirée met en lumière ces figures légendaires à travers une immersion sonore et visuelle inspirée du patrimoine tunisien.
La deuxième soirée, celle du 19 mars sera cinématographique, célébrant « 10 ans de Ciné Par’Court », cette manifestation-concours qui a permis à de nombreux jeunes de monter leurs premiers films. Une sélection des œuvres des plus marquantes et des films qui ont façonné l’identité du programme et révélé de jeunes talents prometteurs sera projetée à l’occasion.
La troisième et dernière soirée, le 22 mars, sera hautement rythmée avec le spectacle « Dendri Stambeli Movement » qui mènera le public dans un voyage au cœur des traditions et des sons contemporains, où se rencontrent musiciens de formation moderne et héritiers de la tradition Stambeli à travers les sons de la guitare électrique et de la basse qui se mêlent aux instruments emblématiques du Stambeli, Gombri, Gambra, Gougay et Chkachak. Le groupe Dendri est actuellement composé de sept musiciens : Mohamed Khachnaoui, initiateur du projet, à la batterie, Bellassan Mihoub et Mohamed Jouini au chant, au Gombri et aux Chkachak, Sahbi Ben Mustapha à la basse et Aymen Ben Attia à la guitare.
Il est à noter que l’accès aux soirées est gratuit et que les trois soirées commencent à 21h30.
Festival International du Film de Fribourg (FIFF) : deux films tunisiens au programme
Deux films tunisiens figurent dans la compétition et la sélection officielle de la 39ème édition du Festival International du Film de Fribourg (FIFF, Suisse), qui se tiendra du 21 au 30 mars 2025, avec au programme 108 films issus de 52 pays du monde entier notamment d’Asie, d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Europe de l’Est.
Dans la liste des 16 courts- métrages en provenance de 15 pays sélectionnés pour la compétition officielle « Courts-métrages », figure le court- métrage fiction tunisien « In Three Layers of Darkness » (FI dhouloumatin thalathin, titre en arabe) de Houcem Slouli. En vue d’encourager les grandes signatures de demain et d’offrir au public des œuvres portées par une nouvelle vague de talents, cette compétition met en avant seize courts métrages répartis en trois programmes (fiction, documentaire ou animation).
Le jury de cette section est composé du réalisateur et analyste des mythologies modernes Alexandre O. Philippe, du cinéaste et scénariste Tamer Ruggli (Egypte-Suisse) et de l’actrice bâloise Sarah Spale.
Thriller policier de Youssef Chebbi, le long-métrage de fiction « Ashkal » sera présenté dans la section parallèle « Cinéma de genre » dans la catégorie « Meurtres et mystères ». Première section annoncée de cette 39ème édition, cette sélection met à l’honneur des films d’enquête venus du monde entier. Tantôt ludiques et jubilatoires, tantôt sombres et pleins de suspense, ces récits énigmatiques bousculent les idées préconçues grâce à des choix cinématographiques et narratifs subtils, visant à orienter – ou à troubler – la perception du spectateur dans sa quête de vérité.
Cette année, les 28 grandes premières -mondiale, suisse, européenne- de la compétition internationale -12 longs et 16 courts- offrent une riche diversité d’origines : Argentine, Bhoutan, Brésil, Cambodge, Chine, Colombie, Egypte, Inde, Iran, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Liban, Malaisie, Mexique, Nigéria, Pérou, Sénégal, l’Ukraine et la Tunisie, représentée par « In Three Layers of Darkness » de Houcem Slouli, qui sera projeté en première européenne.
Fondé en 1980, le Festival International du Film de Fribourg vise à travers sa programmation à promouvoir l’échange entre les cultures par le biais du cinéma, en mettant en avant des œuvres qui suscitent la réflexion, encouragent le dialogue, révèlent de nouveaux talents et revisitent l’histoire du cinéma sous des angles innovants.
Le Quotidien avec TAP
La Maison de la poésie en tournée dans les régions et un hommage-posthume à Noureddine Sammoud
Par Imen Abderrahmani
Pour cette nouvelle édition des soirées ramadanesques de la Maison de la poésie, les organisateurs ont choisi d’aller à la rencontre des poètes et du public dans les régions.
Comme Ramadan est le mois de communion et de partage, le mois des retrouvailles, la Maison de la poésie a tracé un programme permettant de rassembler la communauté des poètes tunisiens dans quelques villes et d’encourager les échanges.
Plusieurs rendez-vous sont annoncés à Tunis, et également à Kairouan, Kélibia (Nabeul), Zaghouan, Ennfidha (Sousse), Rafraf (Bizerte) et Bizerte. Un premier pas dans l’ouverture sur les régions qui sera certes suivi d’autres.
Le coup d’envoi de la programmation sera avec une soirée au Club culturel Tahar Haddad, à quelques mètres du siège de la Maison de la poésie. Prévue demain, cette soirée d’ouverture est dédiée aux femmes, aux poétesses, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme. La soirée, qui démarre à 21h00 avec un hommage à la poétesse Fathia Hechmi et la journaliste Rym Kéfi, sera rythmée par de nombreuses lectures poétiques données par Oum Ezzine Ben Chikha, Faouzia Dhifallah, Salwa Kalaî, Syhem Hamrani, Faouzia Akremi et Sonia Ferjani et elle sera animée par l’écrivaine Néjiba Hammami. Des interludes musicaux seront assurés par l’artiste Mouna Chtourou.
Voix et voies…
Lors de ces escales régionales organisées en collaboration avec les maisons de la culture et les bibliothèques publiques régionales, la Maison de la poésie tentera de mettre en lumière quelques voix poétiques de ces régions, soulignant la richesse de la scène poétique nationale et encourageant le grand public à découvrir ces noms et ces expériences.
S’agissant de la soirée prévue à Kélibia, le 15 mars, et organisée en collaboration avec le forum Al- Khalil, elle sera dédiée à la mémoire du grand poète tunisien, et enfant de Kélibia, Noureddine Sammoud qui nous a quittés le 11 janvier 2022.
Figure éminente de la scène poétique et littéraire tunisienne et arabe, Sammoud a à son actif une dizaine de recueils de poésie et de nombreuses traductions d’œuvres poétiques de plusieurs langues. Cette rencontre que propose la Maison de la poésie se veut un acte de reconnaissance et une célébration du génie de cet homme de lettres tunisien qui a marqué son époque.
Le calendrier de la Maison de la poésie comporte ainsi une rencontre le 11 mars à Rafraf, le 13 mars à Zaghouan, le 15 mars à Kélibia, 17 mars à Ennfidha et le 18 mars à Bizerte.
Outre ces rencontres dans les villes tunisiennes, La Maison de la poésie aura trois autres rendez-vous à Tunis : le 14 mars à la maison de la poésie du Bardo, le 19 mars à la Maison du roman (Cité de la culture) et le 21 mars au Théâtre des Jeunes créateurs. Cette soirée de clôture du programme sera une célébration de la Journée arabe et mondiale de la poésie. Outre les hommages et les lectures poétiques, cette soirée verra la lecture de la déclaration de la Maison de la poésie. Un texte qui a été écrit en arabe par le poète Youssef Khdimallah et traduit en anglais par le poète et traducteur Ashref Kerkeni.
I.A.
Syrie : 16 membres des forces de sécurité tués par des partisans d’Assad
Seize membres des forces de sécurité ont été tués ce jeudi 6 mars, alors que des échanges de tirs nourris ont lieu entre les autorités syriennes et des hommes armés affiliés à l’ancien dirigeant déchu, dans la région côtière de Lattaquié.
Les affrontements font rage jeudi entre les autorités syriennes et des hommes armés affiliés à un ancien commandant d’une unité d’élite de Bachar al-Assad. Seize membres des forces de sécurité ont été tués et onze autres blessés par des partisans d’al-Assad, dans la région côtière de Lattaquié, à l’ouest de la Syrie - un fief du président déchu. Ils ont été tués «dans des attaques et des embuscades lancées par des hommes armés fidèles à Assad dans la ville de Jableh», à une trentaine de kilomètres au sud de Lattaquié, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Le rétablissement et le maintien de la sécurité dans toute la Syrie sont les défis les plus urgents pour les nouvelles autorités, au pouvoir depuis qu’une coalition de groupes rebelles menée par des islamistes a renversé Bachar al-Assad le 8 décembre. «Les groupes armés que nos forces de sécurité affrontent dans la campagne de Lattaquié appartenaient au criminel de guerre Souheil al-Hassan, qui a commis les pires massacres contre le peuple syrien», a indiqué le responsable de la sécurité de la région de Lattaquié, cité par l’agence de presse Sana.
Les autorités mènent ainsi des opérations de sécurité dans la province de Lattaquié, qui, avec celle voisine de Tartous, abrite une grande partie de la minorité alaouite dont est issu Bachar al-Assad. Jeudi, la tension est montée à Beit Aana, village d’origine de Souheil al-Hassan, lorsque des habitants ont empêché l’arrestation d’une personne suspectée de trafic d’armes, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Les forces de sécurité ont ensuite lancé une opération, émaillée d’affrontements avec des personnes armées dont l’identité reste inconnue. Selon Sana, «des hommes armés ont tiré sur des membres et des véhicules du ministère de la Défense, près du village, faisant un mort (du côté des forces de sécurité, ndlr) et plusieurs blessés».
Terreur
Les autorités ont ensuite mené des tirs d’hélicoptère sur des hommes armés dans le village de Beit Aana et les forêts environnantes, et des tirs d’artillerie sur un village voisin, selon l’OSDH, poussant des chefs religieux alaouites à appeler à des «manifestations pacifiques» vendredi. Ces frappes, qu’ils ont qualifiées dans un communiqué d’«attaques contre les habitations civiles» ont semé la terreur parmi les habitants de la région, a ajouté l’ONG.
Ces violences interviennent après que quatre civils ont été tués à Lattaquié cette semaine selon l’OSDH, lors d’opérations de sécurité qui avaient également coûté la vie à deux membres des forces de sécurité. Depuis que les nouvelles autorités ont pris le pouvoir à Damas de nombreuses campagnes de sécurité ont été lancées dans plusieurs régions contre ce qu’elles accusent d’être des hommes armés fidèles à Bachar al-Assad. Les habitants de la région côtière dénoncent régulièrement des exactions commises dans la région, qualifiées d’«incidents isolés» par les autorités.
Gaza : Le plan égyptien «ne répond pas aux attentes», selon les Américains
« En ce qui concerne le plan arabe via l’Egypte (…), il ne répond pas aux attentes », a déclaré Tammy Bruce, porte-parole du département d’Etat, aux journalistes qui l’interrogeaient sur cette proposition, jeudi.
Peu avant, l’envoyé spécial du président Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, avait toutefois estimé devant des journalistes que le plan approuvé, mardi, par la Ligue arabe « présente de nombreuses caractéristiques convaincantes » et fait figure de « premier pas de bonne foi de la part des Egyptiens ».
Editorial : La sentence est tombée ! - Par Hassan GHEDIRI
Il semble que le scénario tant appréhendé est en train de prendre forme et que nos pires craintes ne tarderaient pas à se réaliser. Ce n’est qu’une question de temps, diront les plus optimistes. Nous l’avons bel et bien évoqué, il y a exactement un mois, ici, dans ces mêmes colonnes. Lorsque Donald Trump, dans un come-back fracassant à la Maison Blanche, s’est mis à signer à tour de bras des décrets augmentant les droits de douanes sur quasiment toutes les marchandises entrant aux Etats-Unis, les observateurs avertis ont été tous convaincus que cette tentation protectionniste du président américain mènera tout droit à une guerre commerciale planétaire que nul ne pouvait prédire les retombées. Dans un édito publié le 4 février dernier, nous avons justement tenté d’expliquer que les barrières protectionnistes, que Donald Trump s’est empressé à dresser autour de son pays quelques jours seulement après son investiture, étaient en effet une déclaration de guerre commerciale au reste du monde.
Certes, l’augmentation des tarifs douaniers, officialisée et mise en vigueur depuis mardi, vise des pays que le président Trump accuse de profiter d’une situation très désavantageuse pour l’économie américaine. Mais quand les Etats-Unis attaquent leurs principaux alliés, le Canada, le Mexique et l’Union européenne, auxquels il faut ajouter bien sûr la Chine, c’est en quelque sorte le cœur battant du commerce international qui risque d’être frappé de plein fouet. Beaucoup de spécialistes considèrent d’ailleurs que le niveau de taxation sur les importations américaines, qui est le plus élevé depuis la fin des années 1940, entrainerait un coup d’arrêt brutal à la mondialisation entamée dans l’après-guerre. Il faut noter que les pays touchés par la surtaxation de leurs exportations ne se feront pas prier pour riposter au protectionnisme américain.
Maintenant, pour ce qui nous concerne, nous ne pouvons malheureusement pas faire comme si tout ce qui est raconté là-haut ne nous intéresse pas. Quand Trump se mettait à battre les tambours de guerre commerciale à l’autre côté de l’Atlantique, la Tunisie ne peut pas se boucher les oreilles et s’occuper de ses oignons. Car, comme nous l’avons précédemment dit, la guerre trumpiste n’épargnera aucun pays. L’économie tunisienne, plus fragile que jamais, ne sera pas à l’abri de l’onde de choc que devait immanquablement provoquer dans le monde l’avalanche de taxes douanières américaines. L’Union européenne, qui continue à être quasiment l’unique débouchée commerciale de la Tunisie accaparant plus de 80% de nos échanges, a été «conçue pour emmerder les Etats-Unis» avait constamment répété Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche. Des droits de douanes supplémentaires de 25% seront imposés aux produits made in Europe qui entrent aux Etats-Unis. Des «droits de douane injustifiés imposés à l’UE (...) donneront lieu à des contre-mesures fermes et proportionnées», avait cependant menacé en retour la présidente de la Commission européenne, courant février.
Quelques heures après l’entrée en vigueur des nouvelles barrières douanières visant le Canada, le Mexique et la Chine, les premières ondes de choc ont été constatées dans les principales capitales européennes qui ont vu leurs bourses chuter. Dans le Vieux continent, les appréhensions montent de plus en plus alors que commence l’ombre d’une guerre commerciale à planer sur les pays de l’Union qui redoute un frein important à la croissance.
Cette guerre commerciale mondiale presque inévitable aura des retombées indirectes sur l’économie tunisienne, notamment en raison de l’impact sur les chaînes d’approvisionnement mondiales et les fluctuations des prix. La Tunisie, étant un exportateur de produits agricoles, textiles et manufacturés, pourrait voir ses coûts d’importation augmenter, car les tensions commerciales risquent de perturber la disponibilité de matières premières à des prix compétitifs. De plus, si les États-Unis imposent des taxes supplémentaires sur les produits européens, la demande pour certains biens en provenance de l’UE pourrait diminuer, affectant les exportations tunisiennes qui sont souvent intégrées dans les chaînes de production européennes. Les incertitudes économiques mondiales pourraient également nuire à la confiance des investisseurs étrangers en Tunisie. Une belle leçon qui vient de rappeler aux décideurs combien est aujourd’hui vital pour notre pays de diversifier ses partenariats commerciaux, notamment en renforçant les relations avec des pays émergents et en augmentant les investissements dans l’innovation et la compétitivité des secteurs clés.
H.G.
Coupe du monde des clubs : L'Espérance récoltera 60 milliards de nos millimes
Finalement, la FIFA a annoncé aujourd'hui le montant dont bénéficiera chaque club participant à la prochaine coupe du monde qui se déroulera en juin et juillet aux États Unis. Ainsi, le représentant tunisien, L'Espérance de Tunis obtiendra pas moins de 60 milliards de nos millimes. Une somme faramineuse qui pourrait augmenter suite à d'autres revenus liés au sponsorisé ou aux résultats obtenus lors de cette compétition mondiale. Heureux qui comme les Sang et Or qui visent toujours plus haut.
J.B.
EGS Gafsa gagne son affaire en appel concernant son match contre l'Etoile
La Commission d'appel à rendu son verdict aujourd'hui concernant l'évocation de l'Etoile du Sahel contre EGSGafsa après le match aller qui s'est terminé sur le terrain sur un score de (1-1). La Ligue Nationale de Football Professionnel a donné raison dans un premier temps aux Saheliens qui ont gagné le match sur le tapis. Aujourd'hui, la commission d'appel a rejeté cette décision et a confirmé le résultat acquis sur le terrain de un but partout. De la sorte, deux points ont été retirés à l'Etoile et un point à été ajouté à EGSGafsa. Le classement est désormais le suivant:
1- EST 51 points
2- USM 47 pts
3- CA 46 pts
4- ESS 46 pts
5- ESZ 44 pts
6- ST 40 pts pts
7- CSS 32 pts
8- ESM 32 pts
9- OB 28 pts
10- CAB 23 pts
11- ASS 22 pts
12 JSO 21 pts
13 ASS 18 pts
14 USBG17 pts
15 EGSG 16 pts
16 UST 14 pts
J.B.
Ligue 1- les arbitres de la 24e journée
La Commission Nationale d'arbitrage a rendu publique la désignation des arbitres appelés à officier les matches de la 24e journée programmée pour ce week-end. En voici les détails :
Samedi 8 mars 2025
EST -USBG Khaled Gouider
ASS -CA Amir Ayadi
CAB -ASG Oussama Ben Ishak
UST CSS Mehrez Melki
Dimanche9 mars 2025
ESS ESZ Nidhal Letaief
ST EGSG Fraj Abdellaoui
USM OB Sadok Selmi
ESM JSO Houssem Boulares
N.B. : le coup d'envoi de tous les matches sera donné à 14h.
J.B.
Spécial Ramadan - L'histoire des Prophètes : Ibrahim et la construction d’Al Kâaba
« Et (rappelle-toi) lorsque Nous fîmes de la Maison, (à la Mecque), un refuge et un sanctuaire pour les gens, en disant : « Adoptez comme lieu de prière ce lieu où se tint Abraham (pour prier) ». Et Nous commandâmes à Abraham et Ismaël : « Purifiez Ma Maison pour ceux qui circulent autour et ceux qui y méditent, qui s’y inclinent et s’y prosternent (en prière). » (Coran 2:125). Plusieurs versets, dans le Coran, décrivent le caractère sacré de la Ka’aba et la raison pour laquelle elle a été construite. « Et (rappelle-toi) quand Abraham dit :« Seigneur! Fais de cette cité un lieu sûr et préserve-moi, ainsi que mes enfants, de l’adoration des idoles.
Seigneur! Les idoles ont égaré beaucoup de gens. Quiconque me suit est des miens. Et quiconque me désobéit… c’est Toi le Pardonneur, le Miséricordieux. Seigneur! J’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée (incultivable), près de Ta Maison Sacrée, ô Seigneur, afin qu’ils y accomplissent la prière. Fais-en sorte, Seigneur, de leur gagner des sympathies parmi les hommes et nourris-les de fruits afin qu’ils soient reconnaissants. Seigneur! Tu connais certes ce que nous cachons comme ce que nous proclamons ouvertement. Et rien n’échappe à Dieu, ni sur terre ni au ciel. Louange à Dieu qui, à mon âge avancé, m’a donné Ismaël et Isaac! Certes, mon Seigneur est Celui qui entend les prières. Seigneur! Fais que j’accomplisse assidûment la prière, et qu’une partie de ma descendance fasse de même. Exauce ma prière, Seigneur! Seigneur! Pardonne-moi, ainsi qu’à mes parents et aux croyants, au Jour du Jugement.» (Coran 14:35-41). « (Rappelle-toi) quand Nous préparâmes l’emplacement de la Maison sacrée pour Abraham. Nous lui dîmes : « Ne M’associe rien; et purifie Ma Maison pour ceux qui tournent autour, pour ceux qui s’y tiennent debout, et pour ceux qui s’y inclinent et s’y prosternent.
Et appelle les hommes au pèlerinage; ils viendront vers toi à pied ou sur le dos de chameaux efflanqués (amaigris par le voyage). Ils viendront des contrées les plus lointaines... » (Coran 22:26-7). La Ka’aba est le premier lieu d’adoration construit pour toute l’humanité, un lieu béni et une direction pour l’univers : « Certes, le premier sanctuaire qui ait été édifié pour les gens est celui de Bakka (la Mecque), un lieu béni et une bonne direction pour l’univers. Là se trouvent des signes évidents, (parmi lesquels) l’endroit où Abraham se tint pour prier. Et quiconque entre [dans le sanctuaire de la Mecque] est en sécurité. Et le pèlerinage à la Maison [de Dieu] est un devoir envers Dieu pour (tous) ceux qui peuvent se permettre le voyage. » (Coran 3:96).
Le prophète Mohammed (SAWS a dit : « En vérité, ce lieu a été fait sacré par Dieu le jour où Il a créé les cieux et la terre, et il demeurera sacré jusqu’au Jour du Jugement. » (sahih al-Boukhari et Mouslim).
Les prières d’Abraham
En fait, la construction d’un sanctuaire pour les générations futures était l’un des meilleurs actes d’adoration que ces hommes de Dieu pouvaient accomplir. Tout en le construisant, ils invoquèrent Dieu : « Seigneur! Accepte de nous (ce devoir que nous accomplissons). Tu es certes Celui qui entend tout, et Tu es l’Omniscient.
Seigneur! Fais de nous des musulmans (soumis à Toi), et de notre progéniture une nation musulmane (soumise à Toi); apprends-nous les rites [que nous devons observer] et accepte notre repentir. C’est Toi seul qui accueille le repentir, car Tu es le Miséricordieux. » (Coran 2:127-128). « Et quandAbraham supplia : « Seigneur! Fais de cette cité un asile de paix, et nourris de fruits ses habitants qui croient en Dieu et au Jour dernier. » (Coran 2:126).
Abraham pria également Dieu de faire naître un prophète parmi la descendance d’Ismaël, laquelle allait peupler cette contrée comme la descendance d’Isaac allait peupler le pays de Canaan. « Seigneur ! Envoie parmi eux un messager qui sera un des leurs, qui leur récitera Tes révélations, leur enseignera le Livre et la sagesse, et les purifiera. Certes, c’est Toi le Puissant, le Sage. » (Coran 2:127-129). La Ka’aba, construite par Abraham et Ismaël, et la « station » d’Abraham, dans laquelle se trouve son empreinte de pied.
La prière d’Abraham pour un prophète issu de la descendance d’Ismaël se réalisa plusieurs milliers d’années plus tard quand Dieu fit de Mohammed un prophète. Et comme la Ka’aba, à la Mecque, avait été choisie par Dieu pour être un sanctuaire pour toute l’humanité, de même le prophète Mohammed, de la Mecque, fut envoyé à l’humanité tout entière.
La construction de ce sanctuaire, destiné à toute l’humanité sans distinction de race, de nationalité ou de couleur afin qu’elle adore le Seul et Unique Dieu, fut une apogée dans la vie d’Abraham. Avec l’établissement de la Ka’aba, il savait que Dieu, Celui-là même qu’il implorait en prière et pour Lequel il avait fait de nombreux et éprouvants sacrifices, serait adoré pour toujours sans qu’aucune autre divinité ne Lui soit associée. C’était le plus grand service qu’il pouvait rendre à l’humanité.
Eco-infos : Inflation : Le taux se replie à 5,7%, au mois de février 2025
Le taux d'inflation s'est replié à 5,7%, au mois de février 2025, contre 6% au mois de janvier 2025, indique, mercredi, l'Institut National de la Statistique (INS).
Ce recul de l'inflation, est dû principalement au fléchissement observé au niveau du rythme annuel d'augmentation des prix du groupe « produits alimentaires » (7% en février 2025 contre 7,1% en janvier 2025), du groupe « habillement et chaussures » (8,6% en février 2025 contre 9,7% en janvier 2025), du groupe « services de santé » (4% en février 2025 contre 9,1% en janvier 2025) et du groupe « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » (3,8% en février 2025 contre 4,1% en janvier 2025).
En ce qui concerne le taux d'inflation sous-jacente (hors produits alimentaires et énergie), il s'est replié à 5,7% contre 6% au mois de janvier, a indiqué l'INS dans une note consacrée à « l'indice des prix à la consommation pour février 2025 ».
D'après l'INS, Le groupe « Produits manufacturés » et le groupe « Alimentaire frais » sont les secteurs ayant apporté la plus forte contribution à l'inflation globale avec le même taux 2%. Par régimes, le groupe « Non alimentaire libre » et le groupe « Alimentaire libre » sont les groupes ayant apporté la plus forte contribution à l'inflation soit respectivement 3,2% et 1,9%.
Par ailleurs, le groupe « Produits alimentaires encadrés » a apporté la plus faible contribution avec 0,1%.
Au mois de février 2025, les prix à la consommation ont enregistrée une légère baisse de 0,1% par rapport au mois de janvier. Cette diminution est principalement due à la baisse des prix du groupe « habillement et chaussures » de 3,6 % en raison des soldes d'hiver et des prix du groupe « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » de 0,1% suite à l'application de la nouvelle tarification de l'électricité.
En revanche, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 0,5 %, a fait savoir l'INS. Cette augmentation est expliquée par la hausse des prix des viandes d'agneau (+2,7%), des légumes frais (+1,5%), des fruits frais (+1,4%). En revanche, les prix des huiles alimentaires ont enregistré une baisse de 2,1 % et ceux de la volaille ont diminué de 1,6 %.
En glissement annuel, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 7%. Cette hausse est principalement due à l'augmentation des prix de la viande d'agneau de 21,4%, des légumes frais de 18,7%, des fruits secs de 14,2%, de du poisson frais 13,4% et des volailles de 10,5%). En revanche, les prix des huiles alimentaires ont diminué de 16,2%, a-t-on ajouté de même source.
Les prix des produits manufacturés et les services ont également connu une augmentation de 5,2% en raison de la hausse des prix des produits de l'habillement et chaussures de 9,7% et des produits d'entretien courant du foyer de 4.8%.
Pour les services, l'augmentation des prix est de 5,1% sur un an, expliquée principalement par la hausse des prix des services du groupe « restaurant, cafés et hôtels » de 11,4%.
Santé : Un projet de 125 millions de dollars pour moderniser le système
Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a rencontré mercredi 5 mars 2025 une délégation de la Banque mondiale, conduite par Alexandre Arrobbio, représentant de la Banque en Tunisie, et Michele Granolati, directeur du département de la santé pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).
Selon un communiqué, cette rencontre a permis d’examiner les moyens de mettre en œuvre un nouveau projet d’une valeur de 125 millions de dollars pour renforcer les services de santé en Tunisie, avec le soutien du Fonds mondial de lutte contre les pandémies.
Ce projet ambitieux prévoit notamment le renforcement des capacités de réponse sanitaire, notamment à travers le soutien au centre des opérations stratégiques et aux équipes de secours et de réanimation (SMUR). Il vise également à améliorer la surveillance épidémiologique grâce à un système numérique avancé de collecte et d’analyse des données, ainsi qu’à moderniser la gouvernance du secteur de la santé par une gestion actualisée des ressources humaines et des données sanitaires.
Parmi les autres axes du projet, précise-t-on dans le communiqué, figurent la modernisation des centres de santé de base, l’équipement des installations dans les zones prioritaires avec de l’énergie solaire, et la création de laboratoires de référence spécialisés pour soutenir le diagnostic. Le projet prévoit aussi la restructuration des services de soins primaires, l’expansion des programmes de prévention et de détection précoce, ainsi que le renforcement des unités mobiles d’urgence et la fourniture d’ambulances équipées. La numérisation sera également généralisée pour améliorer l’efficacité du suivi médical et mettre en place un système d’information hospitalier complet.
Phosphate: Vers la production de 14 millions de tonnes par an à la fin de 2030
Un Conseil ministériel restreint (CMR) tenu, mercredi, au Palais du gouvernement à la Kasbah, sous la présidence du chef du gouvernement, Kamel Madouri a adopté le programme futur de développement , de production, de transport et de transformation du phosphate pour la période 2025-2030 et la mise en place d'un mécanisme permanent de suivi de sa mise en œuvre.
Consacré à l'examen dudit programme, outre la situation et du plan d'action du Groupe Chimique Tunisien (GCT), le conseil a décidé la création d'une unité industrielle de production de monophosphate fin et de monophosphate de calcium granulé à Skhira, avec une capacité de production annuelle estimée à 250 mille tonnes.
Le CMR a décidé, aussi, la réhabilitation des unités d'acide sulfurique, l'augmentation de leur disponibilité et la mise en œuvre du programme de maintenance des machines lourdes et des camions.
Le conseil a approuvé ainsi la mise en place d'une unité industrielle de production d'acide phosphorique purifié à Sakhira, avec une capacité de production annuelle estimée à 60 mille tonnes.
La ministre de l'industrie, des mines et de l'énergie, Fatma Thabet Chiboub a, à cette occasion, présenté un exposé comportant les programmes et les plans d'action des différents intervenants dans le secteur du phosphate.
Elle a, en outre, mis l'accent sur les principaux résultats prévus dans le cadre du programme futur, précisant que le renforcement du rythme de production se fera par étapes au cours des prochaines années avec pour objectif d'atteindre 14 millions de tonnes par an à la fin de 2030.
Consommation : Pour un Ramadan organisé et sans gaspillage
Le mois de Ramadan, célébré par les Tunisiens avec une ferveur traditionnelle, est une période de réflexion spirituelle, de prière et de jeûne. Cependant, cette année, les festivités religieuses se heurtent à des défis économiques de taille ce qui nécessite une rationalisation accrue de la consommation.
Malgré les défis économiques causés par une inflation remarquable, en particulier dans le secteur alimentaire, le mois sacré demeure d'une importance capitale pour les Tunisiens. Cependant, les temps changent et avec eux, les habitudes de consommation pourraient bien évoluer.
L'inflation, une bête noire pour les économies domestiques, atteint des pics notamment lors des saisons de grande consommation en Tunisie. Avec un taux d'inflation alimentaire de 7,1% fin janvier écoulé, les prix des denrées alimentaires ont grimpé, laissant peu de répit aux ménages pesant lourdement sur le pouvoir d'achat des citoyens.
Face à cette réalité économique complexe, se pose la question cruciale : les Tunisiens maintiendront-ils leurs habitudes de consommation traditionnelles pendant le Ramadan, au détriment de leur pouvoir d'achat déjà limité, ou s'adapteront-ils à cette nouvelle conjoncture en rationalisant leurs dépenses ?
Outre l'inflation, une autre ombre plane sur les festivités du Ramadan : la pénurie conjoncturelle de certains produits alimentaires de base. Le café, le thé et l'huile végétale subventionnée sont devenus rares, mettant à rude épreuve la capacité des citoyens à satisfaire leurs besoins essentiels. La sécheresse prolongée durant des années et le déficit pluviométrique ont frappé durement l'agriculture, entraînant une augmentation des prix des fruits, des légumes et des produits à base de céréales.
Le changement climatique est un acteur majeur dans cette situation. La sécheresse a asséché les terres et épuisé les ressources en eau, affectant directement la production agricole. Les barrages sont à des niveaux relativement moyens et l'exploitation peu contrôlée des puits menace la nappe phréatique.
Dans ce contexte particulier, les Tunisiens sont confrontés à un dilemme : maintenir les traditions du Ramadan malgré les pressions économiques ou s'adapter à la nouvelle réalité en modifiant leurs habitudes de consommation vers plus de rationalisation et lutte contre le gaspillage.
Il est indéniable que le Ramadan restera une période sacrée pour les Tunisiens, mais les temps changent et les circonstances économiques dictent souvent de nouvelles voies. Il est probable que de nombreux citoyens cherchent des alternatives plus abordables, peut-être en réduisant les festivités ou en optant pour des repas plus modestes.
Journée internationale des droits des femmes : Une expo d’œuvres d’art annoncée à la Cité de la culture
A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le ministère des Affaires culturelles, en coopération avec le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, organise une exposition d’arts plastiques.
Orchestré par le Musée National d'Art Moderne et Contemporain, l’exposition offre à voir quelques œuvres du riche répertoire artistique tunisiens, racontant de différents angles et divers styles la femme tunisienne. L’exposition sera visible à la galerie « Maqam », au hall inférieur de la Cité de la culture. Le vernissage est prévu le 8 mars à partir de 10h00.
















