Festival de la chanson tunisienne 2025 : Une vision et des ambitions pour faire chanter la Tunisie
Par Imen Abderrahmani
Quelles chansons aujourd’hui ? Pour quels publics ? Y-a-t-il une chanson ou des chansons tunisenne(s) aujourd’hui ? Des questions que la 23ème édition du Festival de la chanson tunisienne prévue du 08 au 11 mars 2025 tentera de trouver les réponses. Programme.
Compositeur généreux, la carrière riche en collaborations avec des chanteurs tunisiens de différentes générations et d’œuvres de tous styles allant des génériques des feuilletons télévisés et radiophoniques, aux musiques des films, à l’opérette… Taher Guizani est l’actuel directeur artistique de la 23ème édition du Festival de la chanson tunisienne. Une manifestation musicale bien ancrée dans l’agenda culturel et qui constitue un rendez-vous annuel pour les poètes, les paroliers, les compositeurs, les musiciens, les distributeurs et les chanteurs sans oublier le grand public. Ayant connu des hauts et des bas, ce rendez-vous a réussi à résister, soutenant une création musicale misant sur l’identité tunisienne.
Ayant pour slogan « La Tunisie chante », le festival continue son chemin, fidèle à ses vocations premières. « L’objectif visé aujourd’hui est de rassembler les différents acteurs dans ce secteur artistique et culturel.
Avec le slogan « La Tunisie chante », c’est notre philosophie et notre approche tirées d’une vision innovante, et lors de cette session, le chanteur aura l’occasion de parcourir le pays afin de rompre avec la centralisation des événements culturels et leur aspect élitiste », a déclaré Taher Guizani, le directeur de cette 23ème édition, hier le 18 février, lors d’une conférence de presse, tenue hier à la Cité de la culture pour présenter l’approche de cette édition et le programme.
En avant-goût
D’ailleurs, et en avant-goût pour bien annoncer la couleur de cette édition, et pour célébrer le musicien tunisien là où il est, le comité directeur a opté pour l’organisation, le 28 février 2025, d’une série de concerts, réunissant des artistes tunisiens de profils différents et de bandes musicales de différents. Ces concerts auront à la même heure, à 17h00, dans tous les gouvernorats, aux places des arts, a souligné Taher Guizani, expliquant ces rendez-vous seront assurés en collaboration avec les Délégations régionales des affaires culturelles et seront une occasion pour fêter la diversité musicale. Ces concerts auront lieu simultanément avec le concert qu’accueillera l’Avenue Bourguiba-Tunis.
Favorisant l’échange entre les professionnels, les mélomanes et également les universitaires et les chercheurs, le Festival de la chanson tunisienne proposera le 6 mars, à partir de 22h00, au palais Ennejma Ezzahra une rencontre-débat abordant la question suivante : « La chanson, vers quelle destinée ?».
Hommages et découvertes
S’agissant du programme officiel de cette 23ème édition, la soirée d’ouverture, celle du 08 mars, qui aura lieu au Théâtre de l’Opéra offrira à voir la création « Imagine » de Karim Thlibi. Spectacle grandiose qui réunit une cinquantaine d’artistes sur scène et dont l’accompagnement musical est assuré par l’Orchestre symphonique tunisien (OST) et les Voix de l’opéra. Mélangeant les genres, allant du patrimoine tunisien à l’opéra, du traditionnel au contemporain en passant par la musique électronique, le spectacle transcende les genres, pour être une réflexion sur la condition humaine à travers les musiques et les voix.
Pour les deux autres soirées, les 9 et 10 mars, elles seront réservées aux compétitions et elles verront défiler pour le 09 mars Najet Attia comme invitée d’honneur et le 10 mars, Nawel Ghachem, également invitée d’honneur. Quant à la soirée de clôture, elle verra la remise des prix aux heureux lauréats de l’édition et elle sera marquée par un concert de l’Orchestre Symphonique Tunisien (OST) avec Nébiha Karaouli, comme invitée d’honneur.
Il est ainsi à noter que les quatre soirées, du 08 au 11 mars, auront lieu au Théâtre de l’Opéra (Cité de la culture) et démarreront à 22h00.
Lors de deux soirées, 9 et 10 mars, le grand public découvrira les 26 œuvres retenues dans les trois compétitions et qui se répartissent comme suit : 13 candidatures dans la catégorie « Nouvelles productions », 10 dans la catégorie « Compositions instrumentales » et 3 dans la catégorie « Interprétation individuelle libre ». Des anciens chanteurs, paroliers et compositeurs qui ont été primés lors des précédentes éditions qui reviennent, d’autres de la nouvelle génération qui ont également confirmé leur présence et leur talent lors des dernières éditions, remportant des prix et convainquant le public et de nouveaux talents qui cherchent une reconnaissance artistique nationale se partageront la scène du Théâtre de l’Opéra, espérant remporter l’un des prix de cette édition.
Les organisateurs proposeront, suite à la clôture du festival, une rencontre-bilan, le 13 mars, au Théâtre des jeunes créateurs et ce à partir de 22h00. « Le festival et après », ainsi s’intitule ce rendez-vous qui sera consacré à l’évaluation de cette édition.
Rappelons que la précédente édition, celle de 2024, a été une édition non compétitive, organisée en solidarité avec la Palestine et a mis l’accent sur la chanson engagée.
I.A.
Djerba : Suivi de l’application des recommandations de l’UNESCO
Le suivi de la mise en œuvre des recommandations du Comité du patrimoine mondial relatives au bien culturel « Djerba: témoignage d’un mode d’occupation d’un territoire insulaire », classé sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO le 18 septembre 2023 a fait objet d’une séance de travail tenue lundi au siège du ministère des Affaires culturelles.
Présidée par la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, la séance s’est déroulée en présence de représentants de la présidence du gouvernement, des ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture, de l’Education, de l’Environnement, du Tourisme, de l’Equipement, des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, ainsi que des membres de la société civile et de cadres du ministère.
Dans ce contexte, la ministre a souligné la nécessité de conjuguer les efforts de toutes les parties concernées en vue de garantir une protection légale de tous les éléments du bien et d’améliorer son système de gouvernance, tout en veillant à élaborer un calendrier de travail global pour les cinq prochaines années.
Le Quotidien avec TAP
A la faculté de médecine de Sousse, au « Rio » et au « 4ème art » : Sur les traces de Frantz Fanon en Algérie et en Tunisie
Par Imen Abderrahmani
Psychiatre, militant anticoloniste, Frantz Fanon sera célébré, à l’occasion du centenaire de sa naissance (1925), en Tunisie à travers une série d’évènements à la fois scientifique, académique et artistique cinématographique.
Il a marqué le continent africain par son combat pour l’indépendance de l’Algérie, un pays où il a exercé pendant des années, Frantz Fanon a aussi passé une partie de sa vie en Tunisie. Militant anticoloniste, essayiste, psychiatre, Frantz Fanon a été révolutionnaire dans sa pratique de la psychothérapie comme dans son approche socio-culturelle.
Martiniquais de naissance, en débarquant en Algérie où il a exercé à l'hôpital psychiatrique de Blida-Joinville, il a tenté de décolonisé les esprits et à faire face à tant de pratiques médicales pratiquées par ses confrères français… Icône des mouvements révolutionnaires des années 1960-1970, Frantz Fanon se positionne au cœur des études postcoloniales. Médecin révolté, il a mené des combats scientifiques médicales, politiques et socioculturels, avec l’espoir de changer les esprits et guérir les âmes tourmentées et racistes.
Ce parcours exceptionnel de ce médecin et militant sera célébré à travers à travers un colloque international qu’accueillera la Faculté de médecine Ibn El Jazzar-Sousse et ce les 21 et 22 février 2025. Organisé par le Border Studies Research Group, cette « rencontre pluridisciplinaire explore l’héritage de la pensée fanonienne en Tunisie et en Afrique du Nord. Psychiatre, écrivain et militant, Fanon a marqué les sciences humaines et la médecine par ses réflexions sur la décolonisation et les oppressions postcoloniales », lit-on sur la feuille de présentation de ce colloque qui focalisera sur trois importantes étapes de la vie intellectuelle et militante de Fanon en Afrique du Nord. Toujours selon les notes de présentation de ce colloque qui verra la participation des spécialistes de différents horizons, ces trois étapes se répartissent ainsi : du 1951-1953 (France) qui constitue l’étape de la découverte des réalités des travailleurs maghrébins et la prise de conscience de leur situation. Elle se caractérise par la rencontre avec François Tosquelles et la rédaction de « Peau noire, masques blancs ». La 2ème est celle de son séjour algérien entre 1953 et 1957 où il a dirigé le service psychiatrique de l’hôpital de Blida-Joinville et où Frantz Fanon s’est penché sur l’analyse des effets psychologiques de la colonisation et son engagement auprès des militants de la libération. La 3ème et dernière étape est celle de son débarquement en Tunisie, entre 1957 et 1961. Lors de ces quatre ans passés en Tunisie, ce médecin-militant a créé le centre psychiatrique de jour à l’hôpital Charles Nicolle. Il a été également enseignement à l’Université de Tunis, partageant ses connaissances avec les jeunes
Etudiants tunisiens dans la Tunisie postcoloniale. Lors de ce séjour tunisien, Franz Fanon a rédigé « Les Damnés de la terre » qui a été publié quelques jours avant sa mort aux Éditions Maspero en 1961 et traduit en 15 langues. Cet essai analytique se penche sur le colonialisme, l’aliénation du colonisé et les guerres de libération et il est préfacé par Jean-Paul Sartre (1961).
Frantz Fanon, le film
Le colloque apportera des éclairages sur « les apports intellectuels et méthodologiques de Fanon, tout en abordant les séquelles psychologiques, politiques et sociales de la domination coloniale et postcoloniale, ainsi que l’actualité des mécanismes de contrôle de la mobilité et de l’exclusion ». Outre les communications quotidiennes et les débats, le colloque propose la projection du long-métrage de fiction « Frantz Fanon » de Abdennour Zahzah (Algérie). Projeté lors de l’édition 2024 des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC), dans la compétition officielle, ce film sera également projeté, aujourd’hui, le 19 février à 18h00, à la salle « Le Rio » en présence de son réalisateur.
Le film qui sortira également dans les salles de cinéma tunisiennes, à l’initiative de Hakka Distribution, raconte les années algériennes de Frantz Fanon, jeune psychiatre français noir, qui a débarqué en 1953 en Algérie colonisée. Nommé médecin-chef de l’hôpital de Blida-Joinville, faisant au début l’objet des moqueries de ses confrères médecins français qui trouvaient son approche « bizarre », Frantz Fanon a tenté de changer la situation, en explorant la vie et les envies de ses patients et ses patientes et en s’opposant à de nombreuses pratiques raciales telles que cette ségrégation entre les patients « français » ou européens, et les patients « algériens », « musulmans »…
Toujours dans le cadre de la célébration de la mémoire de Frantz Fanon, et du Centenaire de sa naissance, l’association Echos Cinématographiques organisera le 20 février, à partir de 14h00, à la salle « Le 4ème art » (bibliothèque Bechir Ben Slama), une rencontre intitulée « Entre histoire et cinéma », réunissant le cinéaste algérien Abdenour Zahzah, réalisateur du long-métrage documentaire « Frantz Fanon » (2024), et l’historienne Kmar Bendana.
Professeure d’histoire contemporaine à l’Université de La Manouba à Tunis qui a publié des travaux sur Frantz Fanon, notamment un article intitulé « Sur les traces de Frantz Fanon à Tunis », Kmar Bendana explorera avec le réalisateur algérien les raisons pour lesquelles ce film a été tourné et tentera de saisir les résonnances actuelles de la vie et de l’œuvre de ce médecin révolutionnaire.
Il est à noter que Frantz Fanon, décédé en 1961 à Bethesda, dans un hôpital militaire de la banlieue de Washington aux États-Unis, a été enterré, selon ses vœux, en Algérie. Son corps est transféré à Tunis, et puis transporté par une délégation du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) à la frontière. Il est inhumé au cimetière Aïn Kerma (El Tarf- Algérie).
I.A.
Appareils électroménagers et électroniques : LG ouvre un nouveau Brand shop à la Charguia 1
Deux semaines seulement après l'ouverture de son tout premier Expérience Store en Tunisie, plus précisément à l'Ariana (centre-ville), LG vient d'inaugurer, ce vendredi 14 février 2025, un nouveau Brand shop à la Charguia 1.
C'est donc en grande pompe et en présence de responsables de la marque coréenne et de nombreux journalistes de la place que ce nouvel espace a été inauguré.
Ouvert en partenariat avec la société de distribution Sodig (distributeur des produits LG sur le marché tunisien), cet espace est un concentré de technologie et d'innovation.
Des téléviseurs Oled et Nano cell aux frigos de dernière génération, en passant par les lave-vaisselles, machines à laver, air conditionné, LG expose des produits fiables et de haute qualité dans le domaine des appareils électroménagers et électroniques grand public pour des consommateurs de plus en plus exigeants.
Cette nouvelle boutique constitue d'ailleurs, selon M. Richard Pyo, Branch manager LG (Tunisie et Libye), une fierté pour la marque qui ne cesse de grandir et d'innover.
Connu pour ses nombreuses innovations avec des technologies avancées comme les moteurs Direct-Drive, le système 6-motion, et la connectivité SmartThinQ, offrant des appareils électroménagers performants et pratiques, LG continue de se distinguer dans l'électroménager par sa fiabilité, son innovation et la qualité de ses produits, offrant des appareils performants et bien conçus.
La société ADEV lance une opération de reboisement « Plant a tree because there is no a "Planet B »
Le Groupe ARTES, à travers sa filiale ADEV, concessionnaire de la marque NISSAN en Tunisie, vient de lancer le dimanche 16 février 2025, en partenariat avec l'Association Tunisienne des Automobiles Classiques et la Direction Générale des Forêts, rattachée au ministère de l'Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, un projet de reboisement inédit des forêts incendiées intitulé « Plant a tree because there is no a "Planet B ».
Ce projet, qui entre dans le cadre du programme de Responsabilité Sociétale de l'Entreprise (RSE) du Groupe, consiste en une opération de reboisement inédite de 1100 plantes par hectare (caroubiers, câpriers et pins d'Alep) au gouvernorat de Siliana.
Cette opération contribue à la création de puits de carbone et à la préservation de la faune et la flore, et permet d'atteindre les objectifs SBTI (Science-based Target Initiative) et RSE de l'entreprise.
Pour chaque hectare soutenu, ce sont deux tonnes de CO2 absorbées par les arbres des forêts.
La société ADEV a financé, avec l'appui de la Direction Générale des Forêts, cette initiative de plantation afin de lutter contre le réchauffement climatique et préserver la biodiversité. Elle s'est engagée ainsi dans une vaste opération de reboisement pour agir de manière responsable en investissant dans la restauration des forêts et la protection des écosystèmes naturels.
Il est à préciser, dans ce cadre, que l'environnement et l'empowerment font partie des piliers fondamentaux de la politique RSE du Groupe ARTES et de sa filiale ADEV.
Cause palestinienne : Report du sommet arabe d’ « urgence » au 4 mars !
Il fallait s’y attendre. Le ministère égyptien des Affaires étrangères a annoncé aujourd’hui, mardi, que l’Egypte accueillera le 4 mars le sommet arabe d’urgence sur les développements de la question palestinienne.
Le ministère a déclaré que la fixation de la nouvelle date s’inscrit dans le cadre de l’achèvement des préparatifs, objectifs et logistiques du sommet, et qu’elle a été fixée après coordination avec le Royaume de Bahreïn, qui préside la session actuelle du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau du sommet et en consultation avec les pays arabes.
Le 9 de ce mois, le ministère égyptien des Affaires étrangères a annoncé que le Caire accueillerait un sommet arabe d’urgence sur l’évolution de la question palestinienne le 27 février 2025.
Le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que la décision d’organiser le sommet est intervenue après consultation et coordination de l’Égypte au plus haut niveau avec les pays arabes au cours des derniers jours, y compris l’État de Palestine, qui a demandé la tenue du sommet, afin de faire face aux développements nouveaux et dangereux de la question palestinienne, selon le communiqué.
Avant cela, le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Houssem Zaki, a déclaré que la Ligue arabe mobilisait une position arabe et internationale pour la création de l’État palestinien.
Il a ajouté dans des déclarations à la chaîne d’information égyptienne du Caire que les démarches arabes visent à faire face aux allégations d’Israël et à confirmer le principe de la solution à deux États, notant que la position arabe est cohérente en ce qui concerne le rejet de la question du déplacement.
L’annonce du sommet intervient après que le président américain Donald Trump ait révélé, lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, l’intention de son pays de s’emparer de Gaza et de déplacer les Palestiniens de la bande vers d’autres pays, avant d’annoncer vendredi qu’il n’était “pas pressé” concernant ce plan au milieu d’un flot de réactions internationales en colère.
Editorial : L’agriculture, parent pauvre … - Par Hassan GHEDIRI
Il semble que l’agriculture reste le grand oublié des politiques publiques de développement en Tunisie. Malgré les nombreux défis auxquels il s’expose et les multiples exigences qu’il est appelé à remplir pour renforcer la sécurité alimentaire et consolider les équilibres économiques fondamentaux, le secteur agricole en Tunisie continue regrettablement à être relégué au second plan. Un déplorable constat que les chiffres n’arrêtent pas de confirmer. Car, tant que l’Etat manque d’honorer les innombrables engagements à soutenir un secteur souvent délaissé financièrement et à mettre en œuvre un vrai projet de développement assorti d’objectifs clairs et délimités dans le temps, l’agriculture tunisienne ne peut redevenir un moteur clé de croissance. Et parce que, généralement, les chiffres ne trompent pas, l’on peut malheureusement certifier que l’agriculture est le secteur qui ne suscite presque aucun engouement chez les investisseurs.
L’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA), qui vient de rendre compte du bilan de 2024 des IDE, fait état d’une piètre attractivité de l’agriculture tunisienne. Sur un an, seulement 0,8% des IDE globaux déclarés en Tunisie auraient servi à créer des projets agricoles. Une mauvaise performance qui reflète l’échec des politiques publiques à promouvoir l’agriculture tunisienne en tant qu’opportunité d’investissement et à créer, du même coup, une dynamique de croissance vertueuse dans un secteur essentiel pour assurer la sécurité alimentaire.
Les échecs sont le résultat d’une marginalisation complexe et multifacette. L’agriculture tunisienne, confrontée à de multiples difficultés, notamment les dérèglements climatiques, la fragmentation des terres, l’insuffisance des infrastructures et un manque d’innovation, peine à attirer l’attention des investisseurs étrangers. Le secteur reste aujourd’hui largement dominé par des pratiques traditionnelles, peu rentables et vulnérables aux aléas climatiques. Aussi, la politique agricole de la Tunisie souffre d’une gestion fragmentée et de réformes insuffisantes. Le soutien financier qui prend la forme des subventions n’est souvent pas adapté aux besoins réels des agriculteurs, et est toujours entravé par la bureaucratie.
Il faut noter que, seulement, 30% des terres cultivables sont aujourd’hui exploitées en Tunisie. Il s’agit d’un autre frein majeur à la croissance du secteur agricole et à l’attractivité pour les IDE. En effet, la Tunisie dispose d’environ 5,3 millions d’hectares de terres agricoles, dont une part importante reste sous-exploitée. En effet, les terres domaniales, qui représentent une grande partie de ce potentiel, ne sont pas suffisamment mises en valeur. Environ 2 millions d’hectares de terres domaniales sont disponibles, mais sous-valorisées. Les IDE sont capables d’introduire de nouvelles technologies agricoles et de financer les infrastructures nécessaires à la valorisation de ces terres. L’introduction de l’agriculture de précision, l’amélioration de l’irrigation et la mécanisation des exploitations pourraient augmenter considérablement la productivité de l’agriculture, renforcer l’autosuffisance alimentaire, réduire la dépendance aux importations et combler les déficits du pays. Ceci nécessite l’implémentation des réformes qui rendent le climat des affaires plus attractif aux IDE et aident à une valorisation optimale des 2 millions d’hectares de terres aujourd’hui sous- exploités.
H.G.
Ligue 1- 20e journée- matches avancés : L'O. Beja et l'ESMetlaoui s'imposent avec mérite
Par Jamel Belhassen
La première tranche de la vingtième journée de la Ligue 1 a mis face à face six clubs de la seconde moitié du classement. L'O.Beja et l'ESMetlaoui ont été les principaux bénéficiaires en empochant les points de la victoire. Le premier a eu raison de l'EGSGafsa (3-1). Après avoir été menés au score sur un but du Gafsien Mbarek (14e), les Cigognes ont reversé la tendance en leur faveur grâce à trois buts de Homri sur penalty ( 44e), de Ouni (46e) et en fin de match, un autre goal de Keita ( 90e) . A Metlaoui, l'ESM, en progrès ces derniers temps, a battu le CABizertin (2-0), œuvres de Bodian (72e) et Hlel (90+5e). Enfin, le match entre l'ASSoliman et l'ASGabes n'a pas connu de vainqueur. Un (0-0) final a sanctionné des débats sans émotions. Seul l'expulsion du Gabesien Ben Amor à la (63e) est à signaler.
J. B.
Le secteur Tunisien de la confection brille par ses innovations
Avec plus de 1800 entreprises et de 176 mille emplois directs, l’industrie de la confection reste le premier secteur manufacturier en Tunisie.
Parmi ces entreprises, 1524 opèrent exclusivement à l’exportation, contribuant ainsi significativement à l’économie nationale. Ce dynamisme s’appuie sur une expertise reconnue, une main-d’œuvre qualifiée et une capacité à s’adapter aux tendances mondiales.
Les entreprises tunisiennes en quête d’innovation
Leader mondial des salons dédiés à la mode, « Première Vision Paris » réunit chaque année des filateurs, tisseurs, tanneurs, designers, fabricants d’accessoires et confectionneurs venus des quatre coins du globe. L’édition 2025 qui s’est déroulée du 11 au 14 février courant ne fait pas exception, avec une participation record d’exposants internationaux, dont la Tunisie, qui continue de se positionner comme un acteur majeur dans ce secteur compétitif.
En mêlant innovation, qualité et savoir-faire artisanal, les entreprises tunisiennes ont une fois de plus démontré leur capacité à séduire les marchés internationaux. Leur participation à « Première Vision Paris 2025 » marque une nouvelle étape dans leur quête d’excellence et de visibilité sur la scène mondiale.
Un secteur qui s’impose sur la scène mondiale
Le secteur textile-habillement tunisien s’illustre une fois de plus sur la scène internationale avec une participation remarquée au salon « Première Vision Paris », l’un des événements les plus prestigieux au monde dédié à la mode et à l’innovation textile.
Le salon a été tenu au parc des Expositions de Paris Nord Villepinte, où 15 entreprises tunisiennes, représentant les principales filières du secteur (jeans et sportswear, articles en maille, prêt-à-porter, articles en cuir et accessoires), ont présenté une offre riche et variée, captivant l’attention des professionnels internationaux.
La participation tunisienne s’est déployée sur une superficie de 210 m², où les stands des entreprises ont connu une affluence significative. Cette forte fréquentation témoigne de l’intérêt croissant pour le savoir-faire tunisien, reconnu pour sa qualité, sa créativité et sa capacité à répondre aux exigences des marchés internationaux.
Plateforme de référence pour la mode
Première Vision Paris, qui se tient deux fois par an, est bien plus qu’un salon : c’est une plateforme incontournable pour les acteurs de la mode mondiale. Avec plus de 920 exposants venant de 40 pays, cet événement offre un panorama complet des nouvelles matières premières, des tendances et des services liés à l’industrie textile.
Pour les entreprises tunisiennes, c’est une opportunité unique de nouer des relations d’affaires fructueuses, notamment avec des opérateurs français et européens, et de renforcer leur présence sur les marchés cibles.
Plusieurs acheteurs et donneurs d’ordre ont exprimé leur souhait d’établir des partenariats avec les entreprises tunisiennes, soulignant leur intérêt pour des produits finis spécifiques en termes de design, de matière et de quantité.
Cette édition 2025 confirme ainsi la position de la Tunisie comme partenaire de choix dans la filière textile-habillement, grâce à sa proximité géographique avec l’Europe, sa réactivité dans l’exécution des commandes et la qualité de sa production.
Le cinéma est de retour au Théâtre El Hamra
« Politiques de l’anéantissement » ainsi s’intitule ce premier cycle de projections qui aura lieu au Théâtre El Hamra, annonçant le lancement du Ciné-Club d’El Hamra. Né à l’initiative du « El Hamra-Théâtre de tous les arts », avec l’appui de l’Association « ECHOS cinématographiques » et l’association « Sentiers-Massarib » et le soutien du projet « Massari.projet » et AFAC - The Arab Fund for Arts and Culture, ce premier cycle explorera les représentations de la répression et des mécanismes génocidaires dans différents contextes cinématographiques, historiques et culturels. Ce cycle est le fruit d’une collaboration avec le Palestine Film Institute et le réseau NAAS (Network of Arab Alternative Screens).
La première séance est prévue pour ce vendredi 21 février à 18h00 avec au programme deux films. Le 1er est « Maaloul célèbre sa destruction », un court-métrage de Michel Khleifi (Palestine, 1985). Ma’loul est un village palestinien de Galilée, principalement peuplé de Palestiniens chrétiens. En 1948, comme tant d’autres, il a été entièrement détruit par l’armée israélienne, et ses habitants ont été chassés vers le Liban ou Nazareth. Depuis, les anciens habitants de Ma’loul sont autorisés à retourner sur le lieu de leur ancien village, mais seulement une fois par an, le jour de l'anniversaire de l’indépendance d'Israël. Ils ont pris l’habitude d’organiser à cette occasion un pique-nique sur les ruines de leur village, lit-on sur le synopsis de ce film.
Le 2ème film au programme de cette première rencontre cinématographique est « Le Sergent immortel », un long- métrage documentaire de Ziad Kalthoum (Syrie, 2013). Film émouvant, tourné en plein cœur de Damas, « Le Sergent immortel » raconte et montre le quotidien des habitants et « la situation schizophrénique dans laquelle ils se trouvent ». Le film se déroule entre la caserne dans laquelle le réalisateur Ziad Kalthoum est réquisitionné et le tournage du film du réalisateur syrien Mohamed Malas dont il est l’assistant.
« J’avais fait mon service militaire et fini sergent. Avec la révolution en Syrie, j’étais réserviste, affecté au théâtre Bassel Al Assad à Damas. J’étais assistant réalisateur de mon ami Mohammed Malas. Je prends ma petite caméra et j’essaie de retracer notre quotidien. Tous les techniciens, pour la plupart membres du parti d’opposition, me racontent leur histoire. La maison de certains a été bombardée, d’autres ont émigré et se demandent où aller ensuite, d’autres encore ont perdu des amis. Chaque jour, je rentre chez moi, m’assieds et regarde les informations : destruction, violence, tirs d’obus… Le jour se lève, je me réveille encore une fois, mets mon uniforme et vais à la base militaire commencer une nouvelle journée », a écrit Ziad Kalthoum, décrivant la genèse de son film.
Imen.A.
Transfert : Abir Moussi transférée à la prison civile de Belli à Nabeul
Détenue dans plusieurs affaires, la présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi a été transférée à la prison civile de « Belli » à Nabeul, annonce son comité de défense. Elle était incarcérée à la prison civile de La Manouba.
Selon Me Karim Krifa, joint au téléphone par l’Agence Tunis Afrique-Presse, aucune information n’a été communiquée à sa famille ni à l’équipe de défense concernant son transfert.
L’Agence Tap n’a pas pu obtenir des éclairages auprès de la Direction Générale des Prisons et de la Rééducation concernant ce sujet.
Abir Moussi qui a entamé, il y a six jours, une grève de la faim, a comparu lundi matin, devant la chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis dans une affaire intentée contre elle, en septembre 2022, par l’ « Organisation pour la défense des sacralités et lutte contre l’extrémisme et le terrorisme».
Moussi a refusé de répondre à toute question et a demandé à la partie civile de « se retirer ». Le tribunal a donc décidé de renvoyer l’affaire pour délibération. Le jugement sera prononcé le 24 février courant, selon son avocat Me Karim Krifa.
Kais Saied reçoit les directeurs de la STEG et la SONEDE : Servir le citoyen, en premier lieu
Le Président de la République, Kais Saied, a reçu, ce lundi 17 février 2025, au Palais de Carthage, le PDG de la Société tunisienne de l'électricité et du gaz (STEG), Fayçal Trifa , et le Directeur central de la production à la société nationale d'exploitation et de distribution des eaux, Noômane Mraïhi, d'après un communiqué officiel.
Cette réunion a permis d'évoquer des mesures que le chef de l'Etat avait autorisées pour rééchelonner les dettes des usagers des deux sociétés, qu'il s'agisse de personnes physiques ou de petites entreprises notamment, qui avaient cessé leurs activités en raison de l'accumulation des dettes. Cette situation ne profite pas aux deux entreprises citées, ni à celles dont l’eau ou l’électricité ont été coupées, selon la même source.
Le Président de la République a donné des instructions pour permettre aux complexes hydrauliques de rééchelonner leurs dettes, recommandant la nécessité d’élaborer rapidement un plan de renouvellement du réseau d’eau potable.
Il a également souligné la nécessité d'informer les citoyens avant de couper l'eau en cas de travaux d'entretien ou de réparation, afin qu'ils puissent prendre leurs précautions, indiquant que l'État est tenu par la Constitution de fournir de l'eau potable à tous sur un pied d'égalité, lit-on de même source.
Gaza : Le Hamas maintient son contrôle malgré les bombes de Nétanyahou et Trump !
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a accentué la pression sur le mouvement islamiste palestinien au cours du week-end. Avec son arsenal de bombes à fragmentation, il veut faire peur aux Palestiniens et à Hamas qui continue à contrôler Gaza.
La Mark 84 est une bombe de fabrication américaine entrée en service lors de la guerre du Vietnam. Pesant près de 1 tonne, elle produit un fort effet de souffle et disperse des milliers de fragments dans un rayon de 1 kilomètre. Une cargaison de quelque 1 800 de ces bombes est arrivée dimanche 16 février en Israël en provenance des Etats-Unis, après avoir été longtemps bloquée par l’administration de l’ancien président, Joe Biden.
C’est peut-être ce à quoi le premier ministre de l’Etat sioniste, Benyamin Nétanyahou, faisait référence, quand il s’est exprimé, samedi soir, dans une conférence de presse, après une rencontre avec le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, de passage en Israël : « Nous avons une stratégie commune, et nous ne pouvons pas toujours partager les détails de cette stratégie avec le public, y compris le moment où les portes de l’enfer seront ouvertes, comme elles le seront sûrement si tous nos otages ne sont pas libérés », a-t-il déclaré. Après l’échange, le 15 février, de 3 otages contre plus de 360 prisonniers détenus par Israël, le Hamas détient encore 73 Israéliens.
C’est dire que le feuilleton de menaces continue et que Nétanyahou et Trump tiennent à cet « enfer » qu’ils ne cessent d’évoquer. Malheureusement, ces deux hommes ne retiennent pas les leçons du passé. Au Vietnam où en Palestine, les forces d’occupation n’ont jamais gagné et les Ghazaouis tiennent toujours à leur terre. Il y a eu plus de 48 mille martyrs, mais le Hamas et tous les Palestiniens sont toujours là et ils n’abdiqueront face à cette menace mixte américano-israélienne brandie par deux hommes assoiffés de sang et prêts pour un nouveau génocide.
Edito : Chèque parlementaire sans provision ! - Par Kamel ZAIEM
La controverse continue à propos de la nouvelle loi sur les chèques. Beaucoup de secteurs ont émis des réserves sur cette initiative car ils seront durement touchés dans un contexte économique déjà difficile. Certains experts s’interrogent même sur le fait d’imposer une nouvelle loi sans avoir préparé d’alternatives aux anciennes pratiques. C’est dire que cette initiative, initiée et imposée par des parlementaires et non des économistes, continue à diviser et surtout à inquiéter l’opinion publique.
Généralement, lorsqu’on procède à un changement aussi important des pratiques courantes en matière de financement, on doit absolument tenir compte des conséquences négatives de cette initiative et préparer le terrain pour de tels changements en créant des alternatives avant de tout mettre en exécution. Or, cette nouvelle loi sur les chèques ne semble pas respecter cette logique car elle est entrée en application alors que rien n’a été entrepris pour offrir de nouvelles solutions et alternatives. Du coup, les effets négatifs commencent à toucher les personnes physiques, mais ils n’ont pas tardé à inquiéter un nombre considérable de petites et moyennes structures entrepreneuriales, commerce, sociétés de distribution, artisans, cliniques privées, agences de voyages et autres composantes du tissu économique du pays.
Ceux qui ont décidé de lancer, voire même d’imposer cette nouvelle loi qui ne fait pas l’unanimité même au sein du Parlement qui l’a adoptée, ont-ils pris en considération les dégâts immédiats de cette mesure ? A priori, il y a eu une certaine précipitation dans la prise de position et même dans la manière puisqu’on a ignoré d’impliquer les experts économiques dans une aussi importante réforme afin d’éviter de graves conséquences. L’ARP est censée, avant tout, servir les intérêts du peuple, or avec une telle initiative, l’effet est quasiment contraire puisque la nouvelle loi, ainsi appliquée, sans alternatives ni larges concertations, risque de mettre en péril des équilibres socioéconomiques déjà fragiles.
Il s’agit, là, d’un changement brutal, rapide et mal étudié de la part de nos parlementaires, et c’est là où réside le danger de cette nouvelle loi qui a été mise en application de manière très précipitée, de l’avis de la majorité des experts en économie et finances.
Aujourd’hui, face à une aussi inquiétante réalité, il faut avoir le courage de se rattraper et de faire preuve de sagesse au lieu d’opter pour la fuite en avant. Une loi n’a rien de sacré et peut être modifiée, reportée ou même annulée si l’intérêt du pays et de ses citoyens l’exige. Nous ne pouvons que respecter le Parlement et ses députés, mais lorsqu’une loi adoptée risque de causer d’énormes dégâts à plus d’un niveau, nous ne pouvons que s’opposer à ce chèque sans provision, ni assurance, émis par l’ARP !
K. Z.
Tennis- tournoi de Dubai - 1/32e : Ons Jabeur perd devant Peyton Stearns (0-2) et quitte la scène prématurément
Par Jamel Belhassen
Après Abu Dhabi et Doha, la Tunisienne Ons Jabeur a enchaîné aujourd'hui avec le tournoi de Dubai. Désormais classée 32e, depuis quelques jours, Ons a croisé le fer avec l'Américaine Peyton Stearn, 46e mondiale. Au premier set, la lutte était acharnée entre les protagonistes. Après une première avance de 2 jeux jeux à 2, le matchcest devenu très équilibré et les deux joueuses sont passées de 3-3 , 4-4, 6-6 avant de recourir au tie break. Ons Jabeur, assez nerveuse, a cédé le set (6-7) à son adversaire, plus calme et mieux concentrée. Au second set, l'équilibre des forces était maître de la situation. Ons alternait encore le bon et le moins bon devant l'Américaine qui tenait bon. Stearns, bien en jambes, maîtrise encore le jeu et s'impose logiquement 6-4 profitant de la baisse de régime de la Tunisienne. Le tout s'est joué en près de deux heures de temps. Ons quitte ainsi prématurément le tournoi au moment où on s'y attendait le moins.
J.B.
















