Journées des arts de la marionnette de Carthage: "Le bout du film", premier film d'animation produit par le Centre National d'art de la marionnette
La Cité de la Culture a abrité, jeudi 6 février, le lancement de la nouvelle section dédiée au cinéma d’animation dans le cadre de la 6ème édition des Journées des arts de la marionnette de Carthage qui se déroule du 2 au 8 février 2025.
Ce cycle cinématographique de deux jours, les 6 et 7 février, propose une sélection de 10 films d’animation. Les projections ont lieu à la salle Sophie El Gholli, à raison de trois séances quotidiennes au cours de chacune sont projetés un court et long métrages.
Le public enfantin était assez nombreux au démarrage de ce cycle marqué par la projection d’un nouveau court-métrage d’animation tunisien, « Le Bout du Fil » écrit et réalisé par Zied Lamine et un long- métrage d’animation américain, du genre science fiction, datant de 2013, « Drôles de dindes » (Free Birds) de Jimmy Hayward.
« Le Bout du Fil » (8′) – « The Origin of the Thread », titre en anglais- est la première production cinématographique du Centre National d’Art de la de la Marionnette qui organise le festival des JAMC en partenariat avec le ministère des Affaires Culturelles.
Notons que ce film figure parmi 16 courts métrages d’animation arabes retenus au Festival Animatex 2025 au Caire (Egypte) qui présente également une large sélection de courts et longs métrages d’animation internationaux.
« Le Bout du Fil » est l’histoire d’un enfant palestinien qui rêve de vivre en paix. Alors qu’il jouait avec un cerf-volant, il s’imagine en train de piloter un vrai avion portant en lui le désir de semer le bonheur auprès d’une femme palestinienne en lui jetant des roses.
Alors qu’il surfe dans ses rêves, il est brusquement secoué par le bruit des bombardements sur son quartier et sa maison familiale.
Dan le film on voit une femme, en chaise roulante, qui tenait le fil au petit garçon afin de l’aider à manipuler le cerf-volant, d’où vient le titre du film « Le bout du fil ».
Ce court- métrage s’ouvre sur un extrait du célèbre poème « Passant parmi les paroles passagères » du grand poète palestinien Mahmoud Darwish. Le fond sonore était composé de partitions de tubes, assez connus, de la grande diva de la chanson arabe la Libanaise Fayrouz.
Dans son fameux poème Darwish disait : Vous qui passez parmi les paroles passagères…Portez vos noms et partez… Retirez vos heures de notre temps, partez … Extorquez ce que vous voulez… Du bleu du ciel et du sable de la mémoire… Prenez les photos que vous voulez, pour savoir… Que vous ne saurez pas…Comment les pierres de notre terre…Bâtissent le toit du ciel… ».
« Drôles de dindes » ou « Free Birds » (88′) de Jimmy Hayward est un film de science-fiction sorti en 2013 qui raconte l’histoire de Reggie et Jake, deux dindes en voyage dans le temps. Coulant des jour paisibles, « Reggie » est kidnappé par Jake, une dinde rebelle voulant mettre fin à la tradition de la dinde comme met de prestige durant les repas de fin d’année. Les deux gallinacés vont remonter le temps pour tenter de mettre fin à cette tradition, dès son origine (Synopsis).
La Palestine et l’enfance palestinienne sont au cœur de cette 6 ème édition des JAMC dédiée à la mémoire de Abdelhak Khemir, pionnier de l’art de la marionnette en Tunisie.
Le Quotidien avec TAP
A la Bibliothèque Nationale de Tunisie (BNT): « Le Coran vu d’ailleurs », une expo exceptionnelle à découvrir
La Bibliothèque Nationale de Tunisie (BNT) accueillera du 14 février au 30 avril 2025 une exposition itinérante exceptionnelle « Le Coran vu d’ailleurs » qui explore l’impact de l’Islam sur la pensée européenne. Tant de précieux documents seront exposés.
Cet événement culturel de premier plan met en lumière l’héritage commun des civilisations et la force de l’échange culturel, informe l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC-Tunis).
Organisée par l’IRMC, en partenariat notamment avec l’Institut national du Patrimoine (INP), la Bibliothèque nationale de Tunisie (BNT) et le programme européen de recherche ERC Synergy Grant « The EuropeanQuran », l’exposition portera à la fois sur le patrimoine coranique en Tunisie, l’importance de ce patrimoine en Europe (puisque de nombreux mushafs ont été amenés en Europe, notamment lors de la conquête de Tunis par les Habsbourg en 1535) et sur la lecture et les usages du Coran dans le Maghreb aux époques moderne et contemporaine.
Cette exposition itinérante, qui a également lieu à Nantes, Vienne et Grenade, est le fruit d’un programme de recherche ambitieux financé par le EuropeanResearch Council (ERC), intitulé « EuropeanQur’an » (EuQu). Son objectif est de questionner la place du Coran et de l’Islam dans la pensée philosophique, religieuse et culturelle européenne depuis le Moyen Age. Ce projet novateur met en lumière la circulation du Coran entre le Maghreb et l’Europe, en dévoilant des manuscrits exceptionnels rarement exposés au public. Ces pièces précieuses, issues de l’héritage islamique, témoignent de l’influence du Coran au-delà de ses frontières géographiques et culturelles.
L’originalité de cette exposition réside dans sa capacité à inverser les perspectives traditionnelles. Plutôt que de se concentrer uniquement sur la circulation du Coran dans le monde musulman, « Le Coran vu d’ailleurs » explore son impact et son rôle dans la pensée européenne à travers les siècles. L’exposition invite ainsi les visiteurs à repenser les relations entre l’Europe et le monde islamique, tout en illustrant l’histoire complexe des échanges culturels, intellectuels et spirituels qui ont marqué cette dynamique.
En termes de mise en valeur, l’exposition se distingue par son approche esthétique et pédagogique. Grâce à l’utilisation de supports multimédias modernes (écrans interactifs, cartes, vidéos immersives, etc.), les visiteurs pourront plonger au cœur de cette exploration historique d’une manière interactive et ludique. La scénographie, pensée pour sublimer l’architecture de la Bibliothèque nationale de Tunisie, a été conçue pour capter l’attention d’un large public, notamment des jeunes générations.
En mettant l’accent sur la circulation des idées et des savoirs entre les cultures, l’exposition vise à déconstruire les frontières traditionnelles entre l’Orient et l’Occident, ajoute l’IRMC dans une note introductive. « Le Coran vu d’ailleurs » est un « appel à l’ouverture, au dialogue interculturel et à la réflexion sur les valeurs partagées ». Elle offre aux visiteurs et aux passionnés d’histoire, de culture et de patrimoine, une occasion unique de découvrir des facettes méconnues de la circulation Coran, tout en explorant les influences croisées entre l’Islam et la pensée européenne, du Moyen Age à nos jours.
A la Maison de la Culture Ibrahim Riahi à Testour: Un bouquet de films espagnols à l’affiche
Le programme « Alma de Espana en el corazon de Testour » (L’âme de l’Espagne au cœur de Testour) est une initiative culturelle lancée par l’Institut Cervantes à Tunis, dans le cadre de la coopération culturelle entre la Tunisie et l’Espagne. Il s’agit d’un cycle de projections de films espagnols, anciens et récents, de différents genres, qui a démarré le 1er février pour se poursuivre jusqu’au 22 février 2025 à la Maison de la Culture Ibrahim Riahi de Testour.
Après la projection du film « El Olivo » (L’olivier, 2016) d’IciarBollain, à l’ouverture du cycle, le programme prévoit, pour demain, le 8 février, la projection de « Campeones » de Javier Fesser, une comédie dramatique qui retrace l’histoire d’un entraîneur de basketball professionnel contraint de prendre en charge une équipe peu ordinaire. Ses nouveaux joueurs sont des personnes en situation de handicap, chacune avec son propre parcours et ses défis. A travers cette expérience, joueurs et coach apprennent ensemble à dépasser leurs limites, à repenser leur vision du monde et à construire des liens où l’entraide et l’acceptation de la différence sont mises en avant. Avec humour, le film invite à une réflexion profonde sur l’amitié, l’indulgence, la résilience…
Deux autres films sont également programmés dans le cadre de ce cycle : « El Verdugo », un film des années 60 de Luis García Berlanga, et « Las aventuras de Tadeo Jones 3 : la tabla esmeralda » (2022), un film d’animation d’Enrique Gato.
Révision des textes juridiques régissant les modalités de gestion du domaine privé de l'Etat
Une séance de travail s'est tenue, hier, le jeudi 6 février 2025, au siège du ministère des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières, sous la présidence de Wajdi Hedhili, ministre des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières.
Cette réunion a été consacrée à la révision des dispositions du décret n°120 de l'année 2021 relatives aux opérations immobilières portant sur le domaine privé de l'Etat.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des décisions du Conseil ministériel tenu le 29 octobre 2024, portant sur les mesures d’accélération de la réalisation des projets et la stimulation de l'investissement. Elle répond également aux recommandations du Conseil ministériel consacré à la valorisation du patrimoine foncier public en soutien à l’investissement économique de l’Etat social, tenu le 20 janvier 2025.
Le ministre a souligné que la révision de ce décret vise à élargir son champ d'application aux projets d'intérêt national, en mettant l'accent sur l'augmentation de la valeur ajoutée, le renforcement de la compétitivité et des exportations, ainsi que l'intégration d’un contenu technologique avancé dans l'économie nationale. Elle ambitionne également de favoriser le développement des secteurs prioritaires et la création d’emplois, en particulier pour les diplômés de l’enseignement supérieur et autres demandeurs d’emploi.
Par ailleurs, le ministre a insisté sur l'adoption d'une approche juridique définissant les conditions et les procédures d'affectation de ces biens immobiliers. Il a également mis l’accent sur la nécessité de garantir la pérennité du patrimoine foncier public, d'éviter sa dispersion et d’encourager davantage les investisseurs à concrétiser leurs projets dans les zones de développement régional.
Cinémathèque tunisienne: trois films pour enfants à l'affiche
La Cinémathèque tunisienne propose à partir d'aujourd'hui un cycle "Ciné-Enfants", comportant trois films d’animation et d’aventure français. Ce cycle se poursuivra jusqu'au 9 de ce mois et les projections sont prévues aura lieu à la salle Tahar Cheriaa.
Le coup d'envoi sera ce matin à 11h00 avec "Sirocco et le royaume des courants d’air” (2023), une fable animée qui explore le thème de l’imaginaire et de la liberté, signée par Benoît Chieux.
Pour demain, le 8 février, place aux contes et cultures ancestrales avec "Le Pharaon, le Sauvage et la Princesse" (2022), un film signé Michel Ocelot, qui plonge le spectateur dans trois récits : une épopée de l’Egypte antique, une légende médiévale d’Auvergne et une fantaisie du XVIIIe siècle.
Ma clôture sera avec "Le voyage du Prince" (2019) signé par les réalisateurs Jean-François Laguionie et Xavier Picard. C'est l'histoire d'un "Prince qui s'échoue sur la plage d'un pays inconnu. Il est recueilli par des scientifiques marginaux dans une ville aux technologies avancées. Il découvre bientôt les limites de cet idéal, dont les habitants pensent être les seuls êtres civilisés au monde".
Il est à noter que toutes les projections se déroulent à 11h00.
Ligue 1- 18e journée : Mehrez Melki arbitre du derby ST-EST
La nouvelle Direction Nationale d'Arbitrage dirigée par Ben Hamza qui a refusé la désignation d'un arbitre étranger pour le derby ST-EST de ce samedi sur instruction de Djamel Himoudi, le nouveau superviseur, malgré la demande effectuée par les deux clubs a opté pour le Tunisien Mehrez Melki. Il ne reste plus que souhaiter que ce dernier soit à la hauteur de la confiance placée en lui. Voici par ailleurs le programme et les arbitres appelés à officier les matches de la 18e journée de la Ligue 1
Samedi 8 février 2025 - 14 h 00
ST- EST :Mehrez Melki
UST -ESS : Houssem Boulares
ASS -CAB: Nidhal Letaief
OB -USBG : Khaled Gouider
Dimanche 9 février 2025 - 14 h 00
CA -EGSG :Yosri Bouali
USM- ASG :Oussema Ben Ishak
CSS- JSO: Bassem Belaid
ESM- ESZ :Fraj Abdellaoui
J. B.
Editorial : Apprendre à se prendre en charge - Par Hassan GHEDIRI
Elon Musk, l’homme le plus riche de l’Histoire, chargé par le nouveau président américain de piloter ce qui est appelée la ‘commission de l’efficacité gouvernementale’ (Doge), a annoncé lundi la suspension pure et simple de l’activité de la plus importance agence d’aide humanitaire et du développement économique à l’étranger à l’échelle du monde: USAID. Le milliardaire, qui se targue d’être un grand spécialiste de réduction des coûts à qui Donald Trump a confié le système de paiement du Trésor américain, n’a pas hésité une seconde de fermer les vannes de l’USA International Agency, bloquant par le même fait des aides de plus de 40 milliards de dollars distribuées chaque année dans le monde. L’offensive de Musk contre l’USAID a provoqué une onde de choc dans tous les pays bénéficiaires, notamment en Afrique. La Tunisie, elle aussi, sera affectée par l’arrêt des activités de l’USAID. Selon des chiffres diffusés par la diplomatie américaine, la Tunisie aurait reçu environ 85 millions de dollars d’aide, rien qu’en 2023. Cette somme était destinée à des projets de santé, de gouvernance et d’appui au développement économique. Très nombreuses sont en effet les initiatives soutenues par l’USAID en Tunisie, notamment dans l’entrepreneuriat et l’appui aux PME et qui vont désormais être stoppées. Cela représente un manque à gagner important, dans un pays qui dépend grandement de ce genre de financement dans le cadre des programmes de coopération internationale.
L’arrêt des aides américaines devrait toutefois servir de catalyseur pour une prise de conscience salutaire: la Tunisie, comme beaucoup de pays d’Afrique, doit accélérer son autonomie stratégique. La vérité est que l’aide internationale a toujours été un filet de sécurité fragile. Dans les pays de l’Afrique subsaharienne par exemple, l’aide publique au développement était d’environ 34 milliards de dollars en 2022 selon les chiffres de la Banque mondiale, soit près de 3 % du PIB régional. Pour la Tunisie, l’aide américaine représente moins de 0,2% de son PIB. Elle constitue néanmoins une contribution cruciale au financement des programmes clés comme la lutte contre le terrorisme. Si la fin de l’aide américaine est une contrainte sévère, elle pourrait aussi être une incitation pour les pays bénéficiaires à revoir leur modèle de développement. La dépendance aux financements étrangers a longtemps freiné l’émergence d’économies autonomes en Afrique, limitant la capacité des gouvernements à prendre des décisions indépendantes.
Ceci étant dit, la suspension de l’USAID devrait encourager la Tunisie à développer des stratégies alternatives, notamment en renforçant la coopération avec d’autres partenaires tels que la Chine et ses partenaires formant l’alliance des BRICS. Le cap doit également être mis sur le renforcement des capacités intérieures, avec une implication plus efficace du secteur privé tunisien qui pourrait jouer un rôle crucial en prenant le relais dans certains domaines où l’aide internationale se rétrécit. Par exemple, la transition vers une économie numérique et verte pourrait être accélérée grâce à des financements locaux et des partenariats public-privé.
En fait, l’aide internationale a toujours réduit l’autonomie des pays bénéficiaires dans plusieurs domaines économiques. Elle a certes permis certaines avancées, mais elle a aussi freiné l’autodéveloppement en créant une dépendance structurelle. La situation actuelle pourrait être l’occasion pour les pays touchés de se tourner vers une croissance plus autonome. L’exemple du Rwanda, qui a réduit sa dépendance aux aides extérieures en développant une économie basée sur l’innovation et les nouvelles technologies, est très inspirant. En Tunisie, des initiatives comme la promotion des start-up ou l’essor du secteur des énergies renouvelables pourraient permettre une transition similaire. La suppression des aides américaines doit être le point de départ d’un renforcement de la souveraineté économique africaine. La Tunisie qui est directement concernée par ce changement radical dans les politiques de coopérations américaine doit prendre des mesures rapides pour combler ce vide, en s’appuyant sur des ressources internes, des investissements stratégiques et une meilleure gestion des finances publiques. La dépendance aux aides étrangères ne doit plus être une fatalité, mais un chapitre à refermer pour construire un avenir plus autonome et résilient.
H.G.
Sport Sami Trabelsi, nouvel entraîneur des Aigles de Carthage
Après l'échec des discussions avec Mehdi Nafti, le nouveau Bureau Fédéral de la FTF a fini par trouver un accord avec Sami Trabelsi pour diriger l'équipe nationale de football en un temps record surtout que Trabelsi est libre de tour engagement à l'heure actuelle. Rappelons que c'est le second passage de ce technicien avec les Aigles de Carthage Après une première expérience entre 2011 et 2013.
J.B.
Tennis- Abu Dhabi Open: 1/4e de finales : Ons Jabeur perd devant Rybakina ( 1-2) et sort avec les honneurs
Face à la Kasakhe Rybakina, 5e au classement WTA, Ons Jabeur n'a cédé qu'au tie break faisant preuve de beaucoup de calme et de courage. Elle n'a vraiment pas de quoi rougir de cette défaite subie in-extremis.
Le premier set a été dominé par la Khazakhe. La Tunisienne Ons Jabeur, n'a pu remporter que deux jeux seulement avant de perdre le set (2-6). Au second set. Ons a pu faire jeu égal avec son adversaire pour mener 4 jeux à 1 et espérer renverser la tendance en sa faveur. Le jeu gagne en intensité entre deux protagonistes. Sereine, Ons sort le grand jeu et ses amortis imparables. A 5-1,elle rate le coche et permet à Rybakina de reprendre espoir à 5-3 puis 5-4. Mais Ons finit par remporter le set (6-4 ) en 45 mn. Le troisième set est indispensable pour départager les deux joueuses. Le jeu reprend d'une manière avec beaucoup de suspense. Après le 2-2 du début, la Kasakhe prend l'avantage 4-2, Ons revient à 4-4 puis à 5-5 et à6-6. Le tie break est inevitable. .Le suspense est à son comble. Mais c'est Rybakina qui réussit le finish pour s'imposer 7-6 et remporter le match 2 sets à 1. Il faut reconnaître que Ons Jabeur n'a pas démérité.
Jamel Belhassen
Pour une nouvelle dynamique de consolidation de l’investissement
La concentration sur la gouvernance établit une base idéale pour la mise en œuvre d’une approche intégrée et globale face aux défis futurs de l’organisation polarisée de la gestion de l’investissement et du développement.
Les expertises locales doivent s’aligner, à cet effet, sur l’expérience internationale et les codes de bonnes pratiques, qui couvrent des domaines tels que la réforme de l’administration et de la fonction publique, le développement, la décentralisation, l’accès à l’information et le renforcement des capacités.
Une démarche innovante
C’est ainsi qu’un projet de loi vient d’être présenté en vertu duquel les structures liées à l’investissement seront recentrées dans le cadre d’une seule institution qui fera office d’un seul et unique interlocuteur des investisseurs. C’est elle aussi qui va lever les obstacles d’ordre foncier et offrir un réceptacle foncier au service de l’investissement.
C’est ce qui ressort des déclarations faites hier mardi 4 février 2025 à l’occasion de la tenue d’un conseil ministériel restreint consacré au projet de loi « horizontale » relatif à l’incitation aux investissements et qui a été présidé par le chef du gouvernement, Kamel Maddouri, au Palais du gouvernement à la Kasbah.
Une des nouveautés dudit projet figure la simplification du circuit administratif de l’investisseur dans le cadre d’une seule et unique plateforme numérique nationale.
En vertu de la nouvelle loi, les structures liées à l’investissement seront recentrées dans le cadre d’une seule institution qui fera office d’un seul et unique interlocuteur des investisseurs. C’est elle aussi qui va lever les obstacles d’ordre foncier et offrir un réceptacle foncier au service de l’investissement.
Enjeux de la relance
La création d’un pôle intégré d’investissement en Tunisie présente des enjeux et défis majeurs, particulièrement dans un contexte économique et social marqué par plusieurs défis. Les secteurs financier, industriel, énergétique, agricole, commercial, immobilier et technologique offrent des opportunités de développement significatives, mais nécessitent une organisation polarisée et adéquate pour promouvoir le développement durable régional, local et urbain.
La levée de fonds et les investissements à long terme sont cruciaux pour l’économie nationale, demandant une grande expertise et des efforts de réseautage pour rétablir la confiance des investisseurs. Cependant, le succès de cette initiative dépendra largement de la qualité des projets présentés et de la pertinence du management des programmes pour répondre aux attentes des partenaires.
Des défis persistent
Actuellement, des défis persistent, tels que la dispersion des structures d’appui et des capacités limitées pour concrétiser les démarches nécessaires. Attirer les financements internationaux reste un objectif clé, nécessitant une collaboration renforcée avec des fonds et organismes de placement, ainsi qu’une feuille de route stratégique claire pour maximiser l’impact des investissements sur la croissance nationale.
La gouvernance du pôle intégré d’investissement en Tunisie devrait être structurée autour de principes de transparence, d'efficacité et de collaboration. Sous la supervision des autorités compétentes, il devrait inclure un conseil d'administration composé de représentants du gouvernement et d'organismes de financement pour garantir une diversité de perspectives et d'expertise.
A la Cinémathèque tunisienne : Feu Abdellatif Ben Ammar et son célèbre film « Sejnane » à l’honneur
Par Imen Abderrahmani
Figure marquante du cinéma tunisien qui nous a quittés le 6 février 2023. Abdellatif Ben Ammar sera à l’honneur à la Cinémathèque tunisienne aujourd’hui à 18h30, à l’occasion de la commémoration du 2ème anniversaire de son décès.
Pour rendre hommage à ce cinéaste qui a marqué de son empreinte la scène cinématographique nationale, la Cinémathèque tunisienne a opté pour la projection de « Sejnane », film culte de Abdellatif Ben Ammar, et ce à partir de 18h30, à la salle « Tahar Cheriaa ».
Outre la célébration d’une mémoire et d’une carrière d’un réalisateur tunisien qui a voué sa vie à la créativité et qui a contribué avec d’autres cinéastes de sa génération à l’évolution de la pratique cinématographique, la programmation de ce film se veut un dépoussiérage de la mémoire cinématographique et une occasion pour que les professionnels et les étudiants de cinéma surtout découvre cette œuvre phare du cinéma tunisien.
Deuxième long-métrage de Ben Ammar (1945-2023), « Sejnane », ce long-métrage de fiction (1973, 110mn), est lauréat du Tanit de Bronze des Journées cinématographiques Carthage (JCC), en 1974 et du prix spécial du jury au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), en 1976.
Côté casting, le film réunit une pléiade d’acteurs chevronnés parmi lesquels nous citons : Noureddine Mahfoudh, Bchira Cherif, Abdellatif Hamrouni, Jamil Joudi, Mouna Noureddine, Noureddine Kasbaoui, Ahmed Snoussi, Issa Harrath, Fadhel Jaïbi et Samir Ayadi.
« Kemal est interne au collège Sadiki. Depuis la mort de son père, assassiné par une organisation secrète coloniale, Kemal se pose des questions sur la situation politique de la Tunisie. Il trouve du travail dans une vieille imprimerie. Si Taïeb, le propriétaire, doit marier sa fille Anissa, contre son gré, à un homme qu’elle ne connaît pas. Dès lors, la vie de Kemal se scinde en deux : une vie sentimentale cachée, secrète, avec la fille de son patron, et une vie socio-professionnelle qui débouche sur des prises de positions politiques. Alors qu’Anissa assiste, soumise, à la préparation de son propre mariage, Kemal rejette de plus en plus l’ordre établi au point de se solidariser avec des mineurs en grève… », lit-on dans le synopsis de ce film.
Parcours riche en films et en collaborations
Militant culturel, passionné du 7ème art, Abdellatif Ben Ammar a choisi après avoir achevé ses études à l’Institut des Hautes études cinématographiques (IDHEC) de Paris de multiplier les expériences et d’élargir ses horizons artistiques, collaborant avec plusieurs réalisateurs tunisiens et étrangers. Opérateur dans des films comme « Octobre 65 » de Hassen Daldoul et « Confession d’un cannibale » de Moncef Ben Mrad, Abdelaltif Ben Ammar a collaboré également en tant qu’assistant opérateur et assistant réalisateur dans des films comme « Les Aventuriers » de Robert Enrico, « Indomptable Angélique » de Bernard Borderie, « Follow me » de Roberto Cavalloni, « Le Messie » de Roberto Rossellini, « Les Magiciens de Claude Chabrol »… Il a occupé aussi le poste de directeur de production dans le célèbre film de Franco Zeffirelli « Jésus de Nazareth », tourné en 1975 en Tunisie.
La filmographie riche entre courts et longs-métrages documentaires et de fiction, Abdellatif Ben Ammar a été est trois fois primé aux Journées cinématographiques Carthage (JCC) dont deux Tanits de Bronze pour « Une si simple histoire » 1970) et « Sejnane » (1974) et un Tanit d’Or pour « Aziza » (1980).
« Les palmiers blessés » a été le dernier film de ce militant culturel qui a choisi dans ses films d’interroger la mémoire collective et de raconter des fragments du combat national pour l’indépendance.
« Après le succès sans précédent de son premier long métrage « Une si simple histoire » première œuvre tunisienne à être sélectionnée pour participer à la compétition officielle du Festival international de Cannes en 1970, Abdelatif Ben Ammar n’eut de cesse à chercher à développer davantage son potentiel créatif en côtoyant de grands réalisateurs tels que Franco Zeffirelli ou Roberto Rossellini aspirant à réaliser son rêve de contribuer à l’émergence d’un cinéma national, qui exprime réellement les préoccupations et les tourments de notre société et ressuscite notre mémoire collective. C’est ainsi que son langage cinématographique va mûrir progressivement avec la réalisation successive de « Sejnane », de « Aziza » qui remporta le Tanit d’or aux Journées Cinématographiques de Carthage, puis « Le Chant de la Noria » et enfin « Les Palmiers Blessés » que Abdelatif ne voulait certainement pas qu’il soit sa dernière création. Dans ce film il a atteint un tel degré de maturité créative qu’il put y aborder trois thèmes brulants dans un style fluide, distingué et de haute facture : la bataille de l’évacuation, la guerre d’Algérie contre le terrorisme et la guerre du Golfe en Irak, à travers son immersion avec doigté et audace au plus profond de l’expérience existentielle d’une jeune fille qui peine dans sa quête d’informations sur son père mort en martyr avant de la voir naître. C’est ainsi qu’Abdelatif va creuser courageusement au plus profond de notre mémoire collective et déterrer des fragments de tragédies de notre passé proche et de notre douloureux présent », souligne Abderraouf Basti, homme politique et homme de lettres tunisien qui a côtoyé Feu Ben Ammar, dans un texte publié à l’occasion de la commémoration du 40ème jour du décès du regretté Abdellatif Ben Ammar, organisée le 17 mars 2023, à la Cinémathèque tunisienne.
I.A.
Les journées culturelles iraniennes et tunisiennes : Laissez-vous porter…
Le Palais Ennejma Ezzahra à Sidi Bou Said accueille à partir de demain, le 7 février, et durant une semaine, jusqu’au 12 février courant, les journées culturelles iraniennes et tunisiennes.
Organisé par le Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes (CMAM) et le Centre Culturel Iranien en Tunisie, cet événement, qui s’inscrit dans le cadre des échanges culturels entre les deux pays, propose tout au long de cette semaine des colloques scientifiques, des ateliers de formation, des spectacles de musique et des projections cinématographiques mettant à l’honneur les cultures des deux pays.
L’ouverture aura lieu, aujourd’hui, avec un concert de musique tunisienne intitulé « Parfum de la ville », à partir de 19h00.
La journée du samedi 8 février sera marquée par un colloque scientifique intitulé « La civilisation islamique : un héritage commun entre la Tunisie et l’Iran », qui se tiendra de 10H00 à 13H00, ainsi qu’un atelier de formation sur l’art de la calligraphie « Nastaliq », un style utilisé dans la poésie persane et la décoration des manuscrits.
Le dimanche 9 février, un deuxième colloque scientifique aura lieu sous le thème « La place de la femme dans la société contemporaine: expériences tunisienne et iranienne », de 10H00 à 13H00. La même journée sera également marquée par un atelier de formation consacré à « L’art de l’enluminure », un art décoratif ancien utilisé pour embellir les pages du Coran et d’autres textes littéraires avec des dorures.
Le mardi 11 février, un atelier de formation sur « L’art de la miniature », une forme de peinture souvent utilisée pour illustrer des manuscrits, se tiendra de 10H00 à 17H00. La journée se poursuivra avec la projection de deux films à succès: « Les Ambassadeurs » (1975) de Naceur Ktari, lauréat de plusieurs prix dont le Tanit d’Or des JCC 1976 et « When the Moon Was Full », réalisé par la cinéaste iranienne Narges Abyar en 2019, salué par la critique et primé à plusieurs reprises, remportant notamment le Crystal Simorgh du meilleur film en 2019, à la 37ème édition du Festival du film Fajr à Téhéran.
L’événement se clôturera le mercredi 12 février avec un concert de musique iranienne interprété par l’ensemble « Nobahar », à partir de 19H00.
Le ministre des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières annonce à Zaghouan l'affectation de biens publics pour la réalisation de plusieurs projets publics et d'investissement
Le ministre des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières, Wajdi Hedhili, a effectué hier, le mercredi 5 février 2025 une visite de travail dans le gouvernorat de Zaghouan, accompagné de plusieurs hauts cadres du ministère, afin d'examiner la situation des biens domaniaux dans la région et d'adopter les solutions nécessaires pour mieux les valoriser, notamment en relation avec les projets publics qui soutiennent le développement régional.
Lors d'une séance de travail organisée au siège du gouvernorat, en présence du gouverneur de la région, Karim Brenji, ainsi que de plusieurs cadres régionaux et locaux, le ministre des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières a remis à plusieurs citoyens des certificats de levée de main ainsi que des contrats de location de biens domaniaux. Il a également délivré des décisions d'affectation de terrains domaniaux en faveur d’établissements publics.
A cette occasion, le ministre a souligné que la régularisation des situations foncières et l’affectation de biens domaniaux aux projets publics constituent l’un des piliers du développement dans la région. Cela s'inscrit pleinement dans la stratégie de l'Etat visant à promouvoir le développement et à renforcer son rôle social à travers de nouvelles approches, telles que la régularisation des anciens quartiers d’habitation érigés sur des propriétés de l’Etat et le programme spécial de logement social dans la région.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de préserver les biens domaniaux, en particulier les terrains agricoles, et de les utiliser comme un levier de développement efficace. Il a appelé à recenser les biens vacants en vue de leur réaffectation et à intensifier les inspections sur le terrain afin de lutter contre les infractions et d'appliquer les mesures légales appropriées.
Dans le cadre de la bonne gestion des biens domaniaux pour le bénéfice de projets publics à forte valeur ajoutée, M. Wajdi Hedhili a effectué une visite sur le site de la zone industrielle El Marja, qui s’étend sur 50 hectares et a été cédée à l’Agence foncière industrielle au dinar symbolique afin de stimuler l’investissement et de créer des opportunités d’emploi dans la région.
Enfin, le ministre s’est rendu au siège de la direction régionale des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières de Zaghouan, où il a écouté les préoccupations des cadres et agents. Il a insisté sur l’accélération du rythme de travail, la simplification des procédures administratives et le suivi rigoureux du recouvrement des revenus issus des biens de l’Etat, afin de renforcer la gouvernance de la gestion des ressources publiques.
Gouvernement : Mechket Slama Khaldi succède à Sihem Boughdiri Nemsia à la tête du ministère des Finances
Du nouveau dans la composition du gouvernement, il y en a eu tard dans le soir de ce mercredi 5 février 2025. Selon un communiqué de la Présidence de la République, Kaïs Saïed a décidé de nommer Mme Mechket Slama Khaldi au poste de ministre des Finances. Une cérémonie a tout de suite eu lieu au palais de Carthage, au cours de laquelle, la nouvelle ministre, qui prend la place de Mme Sihem Boughdiri Nemsia, a prêté serment devant le Chef de l’Etat.
Mme Mechket Slama Khaldi, magistrate de l‘ordre judiciaire de troisième grade, occupait le poste de présidente de la Commission nationale de la réconciliation pénale. Elle remplacera Sihem Boughdiri Nemsia, nommée à la tête du département depuis le 11 octobre 2021.
Proche-Orient : La France réaffirme son soutien à la solution à deux États et s’oppose à tout déplacement forcé des Palestiniens
Dans un communiqué publié le 5 février 2025, la France a réitéré son opposition ferme à tout déplacement forcé de la population palestinienne de Gaza, soulignant qu’une telle action constituerait une violation grave du droit international et une entrave majeure à la solution à deux États.
Paris met en garde contre les risques de déstabilisation régionale, en particulier pour l’Égypte et la Jordanie, et réaffirme que la seule issue durable au conflit repose sur la création d’un État palestinien viable, sous l’autorité de l’Autorité palestinienne, sans implication du Hamas, qui devrait être désarmé.
Le communiqué insiste également sur le refus catégorique de la France face à la colonisation israélienne, jugée contraire au droit international, et met en garde contre toute annexion unilatérale de la Cisjordanie.
















