Démarrage aujourd’hui de l’avenue Bourguiba du Festival International des Arts du Cirque et des Arts de la Rue
A partir de ce soir et jusqu’au 29 juin 2025, plusieurs villes tunisiennes vibreront aux rythmes de la 8e édition du Festival International des Arts du Cirque et des Arts de la Rue, un événement majeur soutenu par les ministères des Affaires Culturelles, du Tourisme et de l’Artisanat. Organisé par le Paparouni Circus, ce festival propose une série de spectacles gratuits en plein air dans les places publiques de dix régions tunisiennes.
Ce festival, fondé en 2018, est le premier de ce genre en Afrique du Nord. Il fait escale dans les villes de Tunis, Ben Arous, Ariana, Bizerte, Le Kef, Sfax, Siliana, Sousse, Monastir et se clôture à Zaghouan le 29 juin. Cette année, le festival met à l’honneur la richesse des arts de la rue, en offrant des performances acrobatiques, des numéros de clowns et des ateliers de formation dans l’optique de démocratiser l’accès à la culture.
Placé sous le thème « L’Art pour Tous, L’Art dans la Rue », le festival offre aux spectateurs des expériences immersives à travers des représentations en plein air dans des espaces publics, visant à toucher un large public, notamment les enfants, les jeunes et les familles. Les performances se dérouleront principalement en soirée à partir de 20h00, avec des spectacles variés incluant des numéros individuels, en duo et en trio.
Les spectacles combineront des acrobaties spectaculaires, des numéros de jonglage et des performances comiques de clowns, offrant ainsi une diversité artistique adaptée à tous les âges et à tous les goûts.
Cette édition verra la participation d’artistes venus de dix pays : la Tunisie, l’Italie, le Mexique, l’Argentine, le Chili, le Kenya, etc. De plus, dans un souci de soutenir les talents émergents, le festival organise pour la première fois en tunisie, une Compétition Nationale des Arts du Cirque, lancée en 2024 par Paparouni Circus. Cette compétition permettra à de jeunes artistes tunisiens de se mesurer devant un jury national et de présenter leur art au grand public.
Dans le cadre de l’engagement du festival pour la formation, des ateliers de formation en arts du cirque et de la danse seront organisés. Ces ateliers permettront aux participants de perfectionner leurs compétences et d’élargir leurs horizons pour intégrer les écoles spécialisées dans ces disciplines.
Parallèlement, une résidence artistique se tiendra du 13 au 15 juin 2025 à la Maison de la Culture Ibn Rochd, à Mohamdia (Ben Arous), sous le thème « Appuie-toi sur moi ». Ce projet réunit des artistes et des élèves sous la direction de Claudia Franco, représentante du Cirque Cometa d’Italie, pour travailler sur le spectacle « Clôture ».
Voici le programme des représentations, toutes à 20h00 :
- 12 juin – Tunis (Avenue Habib Bourguiba)
- 13 juin – Ben Arous
- 14 juin – Ariana
- 15 juin – Bizerte
- 19 juin – Le Kef
- 21 juin – Sfax
- 24 juin – Siliana
- 26 juin – Sousse
- 27 juin – Monastir
- 29 juin – Zaghouan (clôture et concours national)
L'Etoile du Sahel a un nouvel entraîneur
Malgré une troisième place en championnat assortie d'une qualification à la coupe de la CAF, l'Etoile du Sahrl a pris la décision de se séparer de son entraîneur Mohamed Lemkacher. Aux dernières nouvelles, son successeur est déjà désigné. Il s'agit de Lassaad Dridi qui a déjà dirigé l'Etoile , il y a quelques années. L'annonce officielle de son engagement n'est qu'une question de jours.
J.B.
Ons Jabeur veut raviver la flamme à Berlin
Après sa déconvenue à Roland Garros ou elle a quitté prématurément le circuit ne laissant qu'amertume et désillusion dans son entourage, la Tunisienne Ons Jabeur, qui a quitté le top 50, cherchera dès ce lundi 16 juin à rebondir au tournoi de Berlin qui se joue sur une surface en gazon qu'elle affectionne particulièrement. Elle a donc besoin de reprendre confiance en ses moyens, elle qui était il n'y a pas longtemps, classée deuxième. En puis, voilà un tournoi qu'elle a remporté en 2022 et qui lui servira de préparation au tournoi grand Chelem de Wimbledon. Autant dire, que Ons Jabeur se trouve là devant une nouvelle opportunité pour rappeler à tous ses fans qu'elle a encore des arguments à faire valoir et que sa carrière est loin d'être terminée. Saura-t-elle relever ce nouveau défi ? Attendons voir.
J.B.
Editorial : La révolte des hommes libres…
Par Chokri BACCOUCHE
L’histoire ne fait rien, c’est l’homme, réel et vivant, qui fait tout, disait Karl Marx. Pour paraphraser la citation du célèbre philosophe prussien, on est en droit de dire que ce sont les hommes réels et vivants qui créent en fait l’histoire, celle qui restera gravée dans la mémoire collective des générations présentes et à venir comme un hymne à la paix et une ode à la justice et l’espoir. Dans un monde aux abois régi par la loi de la jungle et où les valeurs de liberté et de justice sont foulées aux pieds, les hommes réellement libres sont toujours solides au poste fort heureusement et donnent de la voix pour crier leur indignation et voler au secours des peuples opprimés. Ces hommes et femmes dignes font partie de la race des Seigneurs avec un grand « S », car ils méritent qu’on leur rende un vibrant hommage pour leur courage et leur détermination sans faille à lutter contre les injustices ainsi que l’incurie et l’ineptie des dirigeants du monde qui ne cessent de se voiler la face et se dérober de manière honteuse à leur responsabilité historique et leur devoir moral, tout simplement par calcul politique mesquin et minable.
C’est dans ce cadre que s’inscrit la caravane «Soumoud» à destination de Gaza qui a quitté, avant-hier, Tunis avec pour objectif de briser le blocus inhumain imposé par l’armée sioniste aux populations de cette enclave palestinienne sinistrée, privées d’eau et de nourriture et soumises à une effroyable épuration ethnique au vu et au su de la communauté internationale. Cette caravane de la « résistance » regroupe 1200 volontaires dont 2000 Tunisiens et 300 Algériens n’apporte pas d’aide humanitaire mais se veut un acte symbolique de soutien à ce territoire palestinien, livré depuis plusieurs mois à la barbarie sioniste. Le convoi, qui comprend notamment des médecins, des hommes et des femmes de cœur et de tout âge, vise à atteindre Rafah au Sud de la bande de Gaza en passant par la Libye et l’Egypte. Arrivés avant-hier à Gabès, ils ont été accueillis en fanfare et acclamés comme des héros pour leur engagement humanitaire de bon aloi et leur dévouement pour la noble et juste cause palestinienne. Tunisiens et Algériens s’unissent comme au bon vieux temps de la lutte contre le colonialisme et apportent ainsi leur contribution active en faveur du mouvement de libération de la Palestine, en donnant au passage une remarquable leçon d’altruisme, d’humanisme et d’engagement sans faille en faveur de la justice.
C’est au nom de cette même justice et ce même humanisme que les ressortissants d’autres pays se sont embarqués à bord du bateau Madleen dans l’espoir de rallier le territoire palestinien assiégé. Le voilier qui transportait de l’aide humanitaire avait à son bord 12 militants français, allemands, brésiliens, turcs, suédois, espagnols et néerlandais. Il a été intercepté dans les eaux internationales et dérouté par la Marine sioniste qui a arrêté, manu militari, tous les membres de l’équipage. Cet acte de piraterie flagrant donne encore une fois la preuve formelle du mépris des dirigeants israéliens des conventions régissant la navigation maritime et de leur déni répugnant du droit international. Comme d’habitude à pareille violation, de nombreux pays se sont contentés de dénoncer cet acte de brigandage digne des flibustiers du 17ème siècle mais sans que personne ne daigne prendre des mesures concrètes ou envisager des sanctions contre les auteurs et les commanditaires de cette intervention musclée et illégale.
La caravane «Soumoud» et la flottille pour la liberté donnent la preuve formelle que l’humanisme n’a pas de religion et ne relève pas non plus d’une ethnie ou d’une culture spécifique. Malmené par les politiques pour des raisons qui n’échappent à personne, cet humanisme revient, à la bonne heure, à la charge plus déterminé que jamais à briser l’omerta et décidé à tenir la dragée haute aux apôtres de l’injustice et aux thuriféraires de l’impérialisme sioniste, raciste et suprémaciste. Ces hommes réellement libres sont non seulement une fierté pour l’ensemble de l’humanité mais également un gage d’espoir en de lendemains meilleurs. L’espoir de jeter les bases d’un monde plus équitable régi non point par la logique absurde de la force mais par le droit qui consacre le triomphe de la justice. Avec la caravane «Soumoud» et la flottille de la liberté, l’entité sioniste est mise encore plus à nu et au ban de la communauté des nations comme un Etat paria aujourd’hui désigné d’un doigt immaculé qui se targue d’être le dernier régime d’Apartheid encore en service.
Les conséquences politiques de cet état de fait sont pour le moins énormes car rien ne sera plus désormais comme avant. Face aux horreurs israéliennes, le monde dans sa diversité culturelle et religieuse plurielle bouge comme le prouvent les manifestations pro-palestiniennes organisées dans de nombreuses villes aux quatre coins de la planète. Le monde des hommes réellement libres et vivants qui sont en passe d’écrire une nouvelle page de l’histoire et qui créent en fait l’histoire. Bons sangs ne sauraient tolérer davantage la tyrannie et la barbarie, ni laisser au bord de la route les peuples opprimés, ces victimes expiatoires de l’hypocrisie des uns et des velléités bassement expansionnistes et racistes des autres…
C.B.
Coupe du monde des clubs 2025: L'Espérance s'envole aujourd'hui aux États Unis
La grande aventure mondialiste des clubs commence aujourd'hui pour l'Espérance de Tunis, détentrice du doublé championnat et coupe de Tunisie 2025. A cette occasion, les Sang et Or ont décidé de ne pas recruter des joueurs pour uniquement cette coupe du monde.. Ainsi, Maher Kanzari comptera sur le même effectif dont il a disposé depuis son arrivée au Parc B. La délégation Sang et Or quittera donc Tunis, aujourd'hui pour le pays de l'oncle Sam et aura comme programme trois rencontres au premier tour, le 17 juin face au FC Flamengo, le 20 contre Los Angeles et le 25 devant FC Chelsea.
J.B.
Union Professionnelle d’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle : Un petit report pour la rencontre de demain
L’Union Professionnelle d’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle (UPICA) a annoncé dans un communiqué de presse que la rencontre de demain à la salle de cinéma Amilcar, à El Manar 1- Tunis est reporté à l’après-midi en raison d’une audition le matin à l’ARP sur le projet de loi relatif à l'industrie cinématographique.
Un concert de musique grecque pour soutenir Mad’art
Un concert sera donné, ce soir à partir de 19h00, par la chorale de chants grecs sous la direction du maestro Zied Ben Amor et à l'initiative de Hélène Katzaras. Cette soirée bénéficiera à la pérennité de l’espace Mad'art.
Pour ceux qui n’ont pas assisté auparavant à l’un des concerts de ce chœur, la soirée s’annonce bien rythmée avec au programme des pièces emblématiques de compositeurs tels que Théodorakis et Hatzidakis et du patrimoine musical grec. Des chansons qui vous feront voyager le temps du concert dans la Grèce et qui vous mèneront dans une douce balade dans de nombreux célèbres lieux et vous rappelleront tant de fascinantes histoires de la mythologie grecque.
Donné pour la bonne cause (aider à la restauration de l’espace Mad’art-Carthage), le concert est accessible juste à vingt dinars.
Tunisie Télécom certifie son Data Center Carthage selon les normes ISO 27001, 27701 et 9001
· Une réussite qui renforce la position de Tunisie Télécom comme acteur majeur dans l'écosystème des TIC
Tunisie Télécom annonce avec fierté la certification de son Data Center Carthage selon trois normes internationales de référence : ISO 27001 (sécurité de l'information), ISO 27701 (protection des données personnelles) et ISO 9001 (management de la qualité). Cette certification a été obtenue à l'issue de l'audit réalisé récemment par le cabinet international TÜV Rheinland .
Un Data Centre de référence en Tunisie
Mis en service en 2014, le Data Center Carthage de Tunisie Télécom constitue une infrastructure de pointe, hautement sécurisée et évolutive, dédiée aux services de colocation , de cloud computing et de cybersécurité .
Il répond aux besoins critiques des entreprises en matière de performance, de résilience et de conformité.
La certification obtenue porte sur le Système de Management Intégré , englobant :
· la sécurité de l'information (ISO 27001),
· la protection des données à caractère personnel (ISO 27701),
· la gestion de la qualité des services (ISO 9001).
Ces référentiels garantissent aux clients une qualité de service constante, conforme aux normes internationales les plus exigeantes.
Une reconnaissance au service de nos clients
Cette triple certification atteste de la maturité opérationnelle de Tunisie Télécom et de son engagement permanent à garantir à ses clients un hébergement sécurisé, fiable et conforme , adapté aux exigences actuelles en matière de cybersécurité, de réglementation et de performance. Cette réussite stratégique renforce la position de Tunisie Télécom comme acteur majeur dans l'écosystème des TIC en Tunisie et dans la région.
Un message de confiance pour les entreprises
À l'heure où les menaces numériques et les obligations de conformité ne cessent de croître, cette certification constitue un gage de confiance pour toutes les entreprises publiques et privées souhaitant confier leurs systèmes à l'opérateur national certifié, et résolument orienté vers l'innovation et la sécurité.
Faker RAIS nommé nouveau Directeur Général de BNA Assurances
Le Conseil d'Administration de BNA Assurances, filiale de BNA BANK et acteur majeur du paysage assurantiel tunisien, s'est réuni le vendredi 23 mai 2025, et a procédé à la nomination de Monsieur Faker RAIS au poste de Directeur Général. Cette nomination prend effet à compter du 10 juin 2025. Monsieur Faker RAIS succède à Monsieur Mohamed Skander NAIJA, appelé à de nouvelles responsabilités dans le secteur financier, après avoir contribué de manière significative à la transformation de la compagnie.
Faker RAIS est titulaire d'une Maîtrise en Science de Gestion option Finance de la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de Sfax. Il a ensuite obtenu un master en management des assurances à l'Institut de Financement et du Développement du Maghreb (I.F.I.D Tunis), renforçant ainsi son expertise dans le secteur financier et de l'assurance.
Avec plus de 36 ans d'expérience dans l'assurance et les finances, Faker RAIS a occupé des postes de Direction en Tunisie et à l'international. Il a notamment été Directeur Général Adjoint de BNA Assurances, Chef du pôle Technique et du pôle Financier chez AMI Assurances. Auparavant il a occupé le poste de Chief Financial Officer puis Acting Chief Executive Officer au sein de United Cooperative Assurance en Arabie Saoudite. Pendant 10 ans il était le Directeur Général de Labuan Reinsurance à Bahreïn. Sa première expérience en Tunisie était chez BEST RE où il occupait le poste de Treaty Area Manager. Son parcours est marqué par la gestion de projets stratégiques, la modernisation des offres et la transformation digitale, faisant de lui un leader reconnu dans le secteur.
Cette nomination marque une nouvelle étape dans la dynamique de développement de BNA Assurances, avec une ambition renforcée d'innovation, de proximité et d'impact.
Le Conseil d'Administration tient à remercier chaleureusement Monsieur Mohamed Skander NAIJA, dont le passage a été marqué par une consolidation stratégique, un repositionnement clair de la marque et des résultats opérationnels solides.
"Nous saluons l'engagement et les réalisations de Monsieur Mohamed Skander NAIJA, qui a su redonner souffle et ambition à BNA Assurances dans une conjoncture exigeante. Nous sommes confiants que, sous la direction de Monsieur Faker RAIS, la compagnie poursuivra sa transformation pour affirmer pleinement son rôle d'acteur innovant, responsable et tourné vers l'avenir", a déclaré Monsieur Ahmed BEN MOULEHEM, Président du Conseil d'Administration.
Union Professionnelle d’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle : Relance des rencontres des jeudis
L’Union Professionnelle d’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle (UPICA) a annoncé dans un communiqué la reprise du cycle de réflexion « Les jeudis du cinéma » et la constitution de deux groupements professionnels sectoriels spécialisés.
Dans le cadre de la troisième édition de « Les Jeudis du cinéma », trois ateliers de réflexion sont prévus les jeudis 12, 19 et 26 juin 2025, à la salle de cinéma Amilcar, à El Manar 1-Tunis.
Le premier atelier, qui aura lieu demain, portera sur la carte professionnelle dans le secteur cinématographique et audiovisuel. Le deuxième sera consacré au cadre juridique régissant le mécénat culturel en Tunisie et aux plateformes de financement participatif (crowdfunding). Quant au troisième atelier, il portera sur les cahiers des charges relatifs à la création de sociétés privées de production audiovisuelle, de distribution, d’importation de films et d’exploitation des salles de cinéma.
L’Union Professionnelle d’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle a par ailleurs annoncé la constitution de deux groupements professionnels sectoriels spécialisés au sein de ses structures, l’un dédié à l’industrie cinématographique et le deuxième à l’industrie audiovisuelle. Lors de l’assemblée générale élective du jeudi 29 Mai 2025, les membres des bureaux exécutifs des deux groupements ont été élus et les responsabilités ont été réparties comme suit :
-Composition du Bureau Exécutif du Groupement Professionnel d’Industrie Cinématographique : Présidente : Soumaya Jelassi/ Vice-Présidente : Hedia Ben Aicha/ Membre : Sihem Temimi
- Composition du Bureau Exécutif du Groupement Professionnel d’Industrie Audiovisuelle : Président : Anis Absi/ Vice-Président : Anis Mejri/ Membre : Ahmed Dos
Thuburbo Maius révèle un système hydraulique romain exceptionnellement préservé
Une collaboration archéologique tuniso-italienne vient de révéler l’un des systèmes hydrauliques romains les mieux préservés d’Afrique du Nord sur le site de Thuburbo Maius situé à Zaghouan. Cette découverte majeure comprend des réservoirs intacts, un puits de 25 mètres de profondeur en parfait état de conservation, ainsi que deux vastes complexes thermaux saisonniers utilisés jusqu’au Ve siècle.
Ces découvertes couronnent la septième campagne du projet archéologique mené conjointement par l’Institut national du patrimoine (INP) tunisien, l’Université de La Manouba et l’Université de Bologne. Étalé sur quatre années, ce programme mobilise plus de cinquante spécialistes : étudiants, chercheurs, ingénieurs et techniciens.
« Les fouilles ne constituent plus notre priorité actuelle. Nous nous concentrons désormais sur l’étude, la restauration et la valorisation des monuments existants », précise Hamdane Ben Romdhane, chercheur à l’INP et membre de l’équipe dirigeante.
L’eau constituait l’épine dorsale de la vie quotidienne à Thuburbo Maius. Le réseau mis au jour illustre la sophistication du génie civil romain : un système intégré de collecte, transport, distribution et évacuation garantissait un approvisionnement régulier en eau potable. Des canalisations complexes alimentaient fontaines publiques, thermes ornés de mosaïques et habitations privées.
Cette infrastructure s’inscrivait dans le vaste réseau hydraulique de l’Afrique romaine, dont témoigne encore aujourd’hui l’aqueduc visible sur la route reliant Tunis au site archéologique. Les Romains captaient l’eau de sources situées à des dizaines de kilomètres, l’acheminant via des aqueducs à pente constante, franchissant vallées et montagnes par des ponts et tunnels.
Une fois parvenue en ville, l’eau était stockée dans les castella aquae (réservoirs de distribution) avant d’irriguer l’ensemble du tissu urbain, tandis qu’un système d’égouts souterrains évacuait les eaux usées.
Innovation remarquable de cette recherche : la découverte d’espaces verts et jardins dans les habitations privées. « Pour la première fois, les maisons ne sont plus perçues uniquement comme des conteneurs de mosaïques, mais comme des écosystèmes complexes », explique Antonella Coralini, professeure d’archéologie romaine à l’Université de Bologne et co-directrice du projet « Thuburbo Maius : la ville et son territoire ».
Cette approche révolutionnaire permet de reconstituer la végétation antique, ouvrant des perspectives inédites pour l’aménagement touristique du site. Les Romains avaient développé des solutions ingénieuses de climatisation naturelle : réservoirs souterrains à température stable, architecture optimisant l’ombrage, jardins et fontaines créant des microclimats par évaporation.
Après trois années (2022-2024) consacrées à l’étude des thermes et du grand réservoir sous la direction de l’expert tunisien Habib Baklouti, les recherches 2025 se sont orientées vers l’eau domestique et les espaces verts urbains.
« La collaboration se fait désormais sur un pied d’égalité grâce à la disponibilité de spécialistes tunisiens », souligne Ben Romdhane, illustrant l’évolution de cette coopération tuniso-italienne vieille de soixante ans et comptant aujourd’hui 14 missions actives.
Les résultats dépassent les attentes sur ce site de 40 hectares. Pour la première fois, des indices archéologiques ont été documentés au-delà du périmètre urbain, ouvrant de nouvelles pistes de recherche.
Le ministère des Affaires culturelles a annoncé la poursuite des investigations lors de la prochaine campagne (19 octobre – 16 novembre 2025), avec une priorité donnée aux espaces verts urbains, aux systèmes hydrauliques et à l’exploration des zones périphériques.
Ces découvertes fournissent des informations cruciales pour le développement touristique du site ainsi que pour l’élaboration de circuits culturels au profit de l’Institut national du patrimoine et de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC).
Importation de bus de Chine : A quand la relance de l’activité du montage automobile en Tunisie?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
418 bus seront bientôt livrés par la Chine à la Tunisie qui vise à moderniser son réseau de transport public. Pourquoi ne pas opter pour le montage de ces véhicules en Tunisie et faire d’une pierre deux coups?
En présence du secrétaire général du ministère du Transport, Walid Karaani, et d’une délégation du même département, des présidents-directeurs généraux de la Société des Transports de Tunis et des sociétés régionales du transport, un contrat-cadre portant sur l’acquisition de 418 nouveaux bus a été signé, lundi dernier, avec le constructeur chinois «Golden Dragon». Ce contrat vise à renforcer la flotte des sociétés nationales et régionales de transport routier. Selon le secrétaire général du ministère du Transport, Walid Karaani, 260 bus destinés aux Sociétés régionales du transport; 40 bus pour la Société Nationale du Transport Interurbain et 118 bus pour la Société des Transports de Tunis. Pourquoi, de fait, se contenter d’importer des bus et ne pas passer au montage de ces véhicules d’autant que notre pays dispose de compétences et de la logistique nécessaire pour devenir une plateforme desservant même le continent africain?
A cet effet, l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi, nous a confié: «Le montage de véhicules en Tunisie ne date pas d’aujourd’hui. En 1961, la STIA (Société Tunisienne d’Industrie Automobile) a été fondée, ce qui avait constitué à l’époque une première en Afrique et dans le monde arabe. Cette entreprise 100% tunisienne est spécialisée dans le montage de véhicules, notamment des autobus, autocars et véhicules industriels. Elle était également active dans le montage de voitures particulières avant de se concentrer sur les véhicules utilitaires. Mieux encore, la STIA assure le design, la fabrication et le montage des carrosseries d’autobus et d’autocars sur des châssis importés. Cela montre que la Tunisie a tout pour devenir une plate-forme pour, dans un premier temps, le montage puis, à long terme, se lancer dans la fabrication de véhicules. L’on comprend, par ailleurs, que le principal souci actuellement des autorités est de moderniser le réseau du transport public, ce qui explique la signature de ces importants contrats notamment avec les constructeurs chinois. N’empêche qu’il faut joindre l’utile à l’agréable en relançant l’activité du montage».
Opportunités…
En chiffres, la Tunisie dispose aujourd’hui de cinq unités d’assemblage et de montage de véhicules dont des 4x4 et des voitures de tourisme et autres utilitaires. Selon notre interlocuteur du jour, en l’occurrence l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi : «Ces derniers contrats signés avec des constructeurs chinois doivent constituer des opportunités pour renforcer l’activité d’assemblage et de montage de véhicules en Tunisie. Le marché du montage de véhicules en Tunisie est, en effet, un élément important pour le développement de l’industrie automobile locale et son export vers l’Afrique. La Tunisie a une position géographique stratégique pour servir d’usine de montage et de hub d’exportation vers les pays africains. Il faut savoir, également, que la Tunisie s’est dotée d’un hub africain de transport cargo destiné à l’exportation de produits vers l’Afrique, notamment les composants automobiles et les pièces de rechange. Elle s’est engagée dans la réalisation d’un port en eau profonde à Enficha dont la première tranche devrait être achevée bientôt. La Tunisie a été ainsi classée 46e parmi le Top 50 des pays les plus innovants au monde selon Bloomberg Innovation Index 2016. Sur le marché des composants automobiles, STAFIM Peugeot exporte également pour le compte de Peugeot France. Sans oublier sa nouvelle usine de montage pick up Peugeot. Les pick up Isuzu et Mahindra sont montés en Tunisie mais pour une production locale. Et puis il y a le japonais Nissan avec sa prochaine usine de montage et les Chinois SAIC et Foton».
M.B.S.M.
Le réalisateur Ali Laabidi tire sa révérence
Il est l’un des pionniers du cinéma tunisien. Ali Laabidi est décédé dans la soirée du mardi 10 juin 2025, à l’âge de 75 ans, après un long et courageux combat contre la maladie. Né à Redeyef, dans le bassin minier, le 10 février 1950, le cinéaste a marqué de son empreinte la scène cinématographique nationale.
Cinéaste et universitaire, Ali Laabidi est titulaire d’un master en réalisation cinématographique obtenu à Bucarest (Roumanie). Il a enseigné dans les universités tunisiennes depuis 1981, dans les domaines de l’esthétique, de l’écriture cinématographique et de l’analyse des textes dramatiques.
On lui doit trois œuvres majeures qui ont marqué les annales de l’histoire du cinéma tunisien : « Barg ellil» (1990), « Redeyef 54 » (1997), « Ellombara » (2007) et « La dernière heure » (2008).
S’agissant toujours de son héritage cinématographique, Ali Laabidi a à son actif plusieurs courts-métrages : « L’Histoire de l’histoire » (1982), « Lettre à Béchir Khraief » (1986), « Le Cinéma de Kelibia ou le cinéma alternatif » (1986), et « Il était une fois » (1992).
Il est également l’auteur de deux ouvrages : le premier, intitulé « Écrits sur la critique et le théâtre tunisien », publié en 1992, et le second, « À propos de… ou la quête de l’âme cachée », publié en 2004. Il laisse également un manuscrit d’étude sur la littérature et le cinéma, intitulé « De la parole à l’image ».
La Poste Tunisienne : Emission de quatre timbres dédiés aux métiers traditionnels du cuir et du bois
La Poste Tunisienne émettra, mardi, 10 juin 2025, une série de quatre timbres-poste sur le thème « Métiers de l'artisanat tunisien » pour célébrer les métiers du cuir et du bois. Ces timbres-poste visent à sensibiliser à l'importance de ces métiers traditionnels et à les valoriser, tout en contribuant à la promotion du patrimoine culturel tunisien.
Editorial : Pour ne pas mourir de soif - Par Hassan GHEDIRI
En ce début du mois de juin, l’été s’installe sans détour au sud de la Tunisie. À Médenine, Tataouine, le soleil frappe déjà fort, le mercure frôle les 40°C, et avec lui revient, obsédant, le spectre des longues journées caniculaires… sans eau au robinet. Car si le nord et le centre du pays ont pu profiter, depuis l’automne, de pluies relativement généreuses, le sud demeure tristement livré à son sort géographique et climatique. Là où l’eau a toujours été presque la chose la plus précieuse mais qui commence ces dernières années à devenir une denrée très are. Avec des nappes phréatiques surexploitées, et une infrastructure hydrique vétuste, la rareté de l’eau est un cauchemar permanent pour des milliers de familles.
À Tataouine, le climat aride impose depuis toujours une gestion rigoureuse de l’eau. Malgré des efforts de réhabilitation des réseaux dans certaines zones, les habitants continuent à faire face à des coupures récurrentes d’eau potable, notamment durant les vagues de chaleur prolongées. Dans les zones rurales, certaines familles dépendent encore des citernes et des puits collectifs, tandis que dans les zones urbaines, la pression diminue et les sources s’assèchent pendant de longues heures. L’accès régulier à une eau propre et abondante est un souvenir lointain.
Une préoccupation que beaucoup de pays dans le monde tentent de satisfaire chacun par ses moyens. En Tunisie, des idées révolutionnaires existent déjà et n’attendent que le soutien. Avec une grande ambition de répondre aux défis globaux liés à l’accès à l’eau, a vu le jour, il y a plus de cinq ans, la start up tunisienne Kumulus. Fondée par de jeunes ingénieurs tunisiens, l’entreprise a misé sur une technologie à la fois innovante, pragmatique et durable : des générateurs atmosphériques capables de produire de l’eau potable à partir de l’humidité de l’air. Leur efficacité a déjà été démontrée dans divers contextes (écoles, villages isolés, camps ou bâtiments sans raccordement fiable au réseau. Ces derniers jours, Kumulus vient de lever 3,1 millions d’euros (plus de 10 millions de dinars) de fonds en amorçage pour accélérer le déploiement de ses solutions innovantes de production d’eau potable à partir de l’air. Ces fonds ont été levés auprès des banques et des fonds d’investissement européens et régionaux. Cette opération vient consacrer la solidité de son modèle, l’efficacité de sa technologie et la pertinence de sa mission. Grâce à ces moyens accrus, Kumulus compte développer des appareils encore plus performants et intensifier son déploiement, aussi bien en Tunisie qu’à l’international. Plusieurs pays confrontés à la pénurie d’eau manifestent déjà leur intérêt.
Mais ce succès à l’international met en lumière un contraste regrettable : en Tunisie, le soutien public à l’innovation reste timide. Les start up comme Kumulus peinent encore à obtenir des partenariats avec les collectivités locales. Les procédures sont longues, les blocages administratifs nombreux et l’élan d’audace institutionnelle fait cruellement défaut. Cela traduit un problème plus profond : une incapacité à reconnaître la capacité de nos jeunes entrepreneurs à formuler des réponses concrètes aux défis nationaux.
Il est incohérent et préoccupant de voir une solution tunisienne, qui répond à un besoin vital, davantage valorisée à l’étranger que dans son propre pays. L’innovation ne peut pas prospérer sans écosystème de confiance. Ce n’est pas seulement une affaire de financement : c’est une question de vision, de gouvernance et de volonté politique. Il faut encourager, intégrer et parfois même anticiper ce que proposent ces jeunes esprits tournés vers l’avenir.
Ce cas dépasse celui de Kumulus. Dans tous les domaines (santé, agriculture, énergie, éducation) des start up tunisiennes émergent avec des idées neuves, des technologies prometteuses et surtout un désir sincère de contribuer au bien commun. Les ignorer, c’est rater de grandes opportunités d’avenir. Les soutenir, c’est investir dans une Tunisie qui crée, qui exporte des solutions et qui répond avec intelligence et responsabilité aux défis climatiques, économiques et sociaux. C’est pour dire que si aujourd’hui le sud peine désespérément à retenir ses habitants sous un ciel presque éternellement bleu et muet, l’État peut au moins faire un geste en faveur des solutions innovantes capables de changer le quotidien de millions de personnes. Le soutien des projets tels que Kumulus suffit pour que l’espoir ne s’évapore pas. Et pour que l’innovation … ne meure pas de soif.
H.G.
















