Coupe du monde des clubs : L'Espérance défie Flamengo cette nuit
Par Jamel Belhassen
Après les démonstrations de force du Bayern et du Paris Saint Germain et la bonne prestation d' Al Ahly d'Égypte, l'Espérance de Tunis entre en lice cette nuit à partir de 02 heures face au club bresilien de Flamengo. Un rendez-vous lourd que les Sang et Or cherchent à réussir pour entrer de plain- pied dans cette grande manifestation footballistique. Se hisser au niveau de l'adversaire et jouer d'égal à égal avec lui constituent le principal aiguillon des hommes de Kanzari. Il faudrait aussi jouer sans complexes et sans prudence excessive. Les Brésiliens développent un football technique de qualité mais parfois font preuve de fébrilité derrière. Aux Blaili, Sasse et Rodrigues d'en profiter pleinement. Au niveau de la formation rentrante, seul le poste du second défenseur central aux côtés de Toughai reste en ballottage entre Jelassi et Meriah. Il ne reste plus qu'à souhaiter bonne chance au représentant tunisien dans cette joute internationale qui a déjà pris son envol avec beaucoup de buts et des stades bien remplis.
Formation probable
Ben Said, Ben Ali, Ben Hamida, Toughai, Jelassi, Ogbelu, Guennichi, Jebali, Sasse, Rodrigues et Blaili.
J.B.
La coupe du monde des clubs a démarré : couleurs et spectacles
Par Jamel Belhassen
C'est parti. La 21e édition de la couoe du monde a démarré dans la nuit de samedi dimanche aux États-Unis avec un match d'ouverture entre Al Ahly d'Égypte et Inter Miami de Lionel Messi , joué devant plus de 60 000 spectateurs. Preuve que cette joute part sur les chapeaux de roue et constitue un événement sportif mondial. La rencontre s'est terminée sur un score vierge de (0-0) mais elle était très animée et spectaculaire.
Le programme de ce soir
Les ferus de football auront ce soir à suivre quatre rencontres sur les différents stades américains. Il y aura au menu Palmeiras- FCPorto, PSG- atletico Madrid, Botafigo- Sounders FC et Bayern Munich - Auckland . Un menu vraiment alléchant
Les supporters de l'Espérance créent l'événement
En attendant l'entrée en licence du représentant tunisien, l'Espérance de Tunis, mardi à 02 heures du matin, les milliers de fans esperantistes ont installé une ambiance chaleureuse dans les rues de Philadelphie avec chants en l'honneur de leur équipe avec des drapeaux aux couleurs rouge et jaune. Reste, l'aspect technique qui est à la charge de l 'entraîneur et des joueurs. Nous y reviendrons.
J.B.
Lancement le 24 juin à la Cité de la culture de la Cartographie des politiques publiques du livre dans le monde arabe
La Cité de la Culture Chedly Klibi à Tunis accueillera, le 24 juin 2025, une journée de présentation et de lancement de la Cartographie des politiques publiques du livre dans le monde arabe. Cet événement est organisé par l'Alliance internationale de l’édition indépendante (AIEI), en partenariat notamment avec le ministère des Affaires culturelles, de l’ALECSO et de l’OIF, dans le cadre de son programme d'activités pour le mois de juin 2025.
Cet événement qui se déroulera, selon l’AIEI, en présence d’institutions publiques et d’acteurs et professionnels du secteur du livre en Tunisie, s’inscrit dans le cadre d'un programme de rencontres professionnelles réunissant du 23 au 27 juin à Tunis, 30 maisons d’édition du monde arabe et de la francophonie, représentant 17 pays : Tunisie, Algérie, Arabie saoudite, Egypte, Burkina Faso, Cameroun, Guinée, Liban, Libye, Mali, Maroc, Palestine, Québec, Sénégal, Syrie, Togo et le Yémen.
Ces rencontres seront consacrées aux partenariats éditoriaux solidaires entre maisons d’édition arabes et francophones, avec un accent particulier mis sur les ouvrages consacrés à la Palestine ou publiés par des éditeurs palestiniens. Elles comprendront également des ateliers autour de l’intelligence artificielle et de la biblio-diversité.
La cartographie sera présentée lors du Salon international de l’édition indépendante en ligne, Babelica, les 24 et 25 septembre 2025
La cartographie des politiques publiques du livre dans le monde arabe sera présentée par Samar Haddad (Atlas Publishing, Syrie), coordinatrice de ce projet pour le monde arabe et du réseau arabophone de l’Alliance, ainsi que par Hani Altelfah, auteur de l'étude.
Objectifs
Fruit d’un travail de longue haleine, la cartographie vise d’une part, à dresser un état des lieux du secteur du livre dans les différents pays arabes et à en comparer les réalités, et d’autre part, à aider les professionnels du métier à identifier les pistes possibles pour soutenir le livre, que ce soit au niveau de la production, de la distribution ou de la lecture, selon l'éditeur tunisien Nouri Abid, directeur de Med Ali Editions et membre de l'Alliance internationale de l'édition indépendante.
La journée de lancement et de présentation de la cartographie comprendra un atelier réunissant éditeurs et éditrices arabophones et francophones autour des politiques publiques du livre, à partir de cette cartographie. Les échanges porteront sur des thèmes tels que la biblio-diversité, en s’intéressant à la question d'indépendance et de perception de cette notion dans différents pays.
La cartographie a pour objectifs notamment de mettre à disposition des données sur les politiques publiques du livre dans les pays concernés, de favoriser le dialogue et le échanges entre les éditeurs et les institutions, de développer des outils de plaidoyer pour les éditeurs indépendants, de renforcer la circulation des livres et des idées, de promouvoir une meilleure appropriation des outils numériques par les professionnels du livre, et d'affirmer le rôle des professionnels du livre et particulièrement les éditeurs indépendants dans l'élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques du livre.
Les politiques publiques du livre -imprimé comme numérique- sont définies comme l’ensemble des mesures, cadres juridiques, normes et dispositifs qui structurent et soutiennent la chaîne du livre. L'objectif étant de renforcer la filière du livre dans chaque pays et de contribuer à soutenir la production locale, à favoriser la diffusion et à garantir l'accès de tous au livre à travers notamment la mise en place de mesures réglementaires et fiscales adéquates, ainsi que par la multiplication des espaces de lecture, comme les bibliothèques publiques.
Créée en 2002, l’Alliance internationale de l'édition indépendante est un collectif professionnel qui réunit plus de 980 maisons d’édition indépendantes réparties dans 60 pays, dont la Tunisie. Elle s’articule en six réseaux linguistiques (anglophone, arabophone, francophone, hispanophone, lusophone et persanophone) et en groupes thématiques. L’ensemble de ses activités tendent à promouvoir la biblio-diversité (diversité culturelle appliquée au monde du livre) faisant référence notamment à une nécessaire diversité des productions éditoriales mises à la disposition des lecteurs.
Le Quotidien avec TAP
Au Centre culturel de Bir Lahjar : L’artiste Dhouha Gara montre son « Chemin vers la lumière »
« Le chemin vers la lumière » tel est l’intitulé de l’exposition de l’artiste plasticienne Dhouha Gara. Exposition visible jusqu’au 05 juillet au Centre culturel de Bir Lahjar.
De ce rendez-vous, et de sa passion pour la peinture, l’artiste a dit « Mêler deux univers opposés, jouer avec les couleurs et les formes, me libère… C’est dans cet élan que je cherche à ouvrir mon cœur à une dimension plus spirituelle. Entre acrylique, pastel et textures, je cherchais ma voie, une quête vers ma lumière intérieure, vers mes propres émotions. Ce voyage intime a donné naissance au thème de ma première exposition personnelle : une exploration du figuratif abstrait ».
Et d’ajouter « Comme beaucoup, j’ai commencé par le figuratif, explorant le patrimoine, les forts, et les habits traditionnels, en particulier ceux de Kélibia. Mais peindre le réel ne suffisait pas à apaiser mes émotions… Depuis une dizaine d’années, je me suis consacrée à la peinture, cet univers onirique qui m’a permis de me retrouver, de m’envoler ».
Artiste plasticienne autodidacte, issue d’une famille d’artistes, Dhouha Gara est la fille du défunt acteur renommé Rachid Gara et la nièce du peintre Raouf Gara.
A l’Institut français de Sousse : Le patrimoine africain et les nouvelles technologies en question
L’Institut français de Sousse accueille les 18 et 19 juin 2025 un colloque international autour du thème « Patrimoine culturel africain et technologies numériques : usages, innovations et circulation des savoirs ».
Organisé par l’association française « Patrimundus » (Patrimoines du monde), créée en 2019, ce rendez-vous s’interroge sur le rôle du numérique dans la préservation et la valorisation du patrimoine. Questionner le rapport entre patrimoine et numérique s’inscrit dans un débat d’actualité au niveau des études et des recherches sur le patrimoine africain qui, riche de sa diversité culturelle et historique, se trouve confronté à des opportunités mais également à de nombreux enjeux liés à la transition du patrimoine africain vers l’ère numérique, lit-on dans les notes de présentation de ce colloque.
La conférence inaugurale qui sera donnée par le professeur émérite Nabil Kallala est intitulée « De la nécessité de numériser le patrimoine culturel africain : enjeux et incertitudes ».
Ce colloque se propose d’explorer les multiples facettes de l’interaction entre le numérique et le patrimoine en Afrique, en mettant l’accent sur les partages d’expériences, les défis rencontrés et les perspectives.
Réunissant universitaires, chercheurs et différents acteurs qui animent et nourrissent les champs de recherche sur le patrimoine culturel et les pratiques numériques en Afrique, en provenance de plusieurs pays (Tunisie, Algérie, Soudan, France, Maroc, Benin, Congo …), la rencontre scientifique sera une occasion pour se pencher sur l’état des lieux des pratiques numériques en matière de gestion et de valorisation numérique du patrimoine culturel africain ainsi que des outils existants (numérisation 3D, bases de données, plateformes d’archivage). L’objectif étant de repenser les approches traditionnelles de la gestion du patrimoine en Afrique, tout en intégrant les potentialités offertes par les nouvelles technologies, de contribuer à une meilleure compréhension des enjeux actuels et de tracer des pistes pour un avenir où le patrimoine africain pourra s’épanouir dans le monde numérique, tout en restant fidèle à ses racines culturelles et historiques.
Le colloque ambitionne à travers une série de séances scientifiques et professionnelles, de donner de la visibilité à la formation et la recherche africaine et internationale sur le patrimoine et d’encourager des collaborations internationales et la mise en réseau des professionnels du secteur culturel et patrimonial en Afrique.
La médiation numérique, levier crucial pour rendre le patrimoine accessible au plus grand nombre, sera au cœur du débat. Cet axe se penchera sur les différentes formes de valorisation numérique (expositions virtuelles, applications mobiles, plateformes collaboratives, réalité virtuelle et augmentée, cloud), avec une attention particulière aux innovations africaines.
Les questions relatives aux droits d’auteurs sur les objets numérisés, à la protection des données culturelles sensibles et aux moyens d’établir des cadres juridiques respectueux des cultures et des savoirs locaux tout en encourageant l’innovation seront également au programme de plus de trente communications programmées pour ce grand rendez-vous du patrimoine et du numérique.
L’attaque israélienne contre l’Iran enflamme l’or noir : Les prix à la pompe reprendront-ils leur envol?
Par Hassan GHEDIRI
Le pétrole qui a été particulièrement bon marché ces derniers mois, faisant gagner plusieurs milliards de dinars aux caisses de l’Etat, laisse brusquement entrevoir des perspectives très inquiétantes.
Un bond de 13% du prix du baril de Brent a été constaté presque instantanément sur le marché mondial du pétrole quelques heures à peine après les frappes aériennes israéliennes d’une ampleur sans précédent qui ont visé, dans la nuit de jeudi à vendredi (12-13 juin) des sites militaires et nucléaires en Iran, l’un des plus grands producteurs de pétrole dans le monde. Dès les premières heures et alors que les bourses entament une chute en cascade, le pétrole s’est envolé sous l’effet de cette escalade avec des prix qui ont atteint leur plus haut niveau depuis plus de trois ans. Le Brent, référence internationale mais aussi principal indicateur par lequel sont déterminées les orientations du budget de l’Etat en Tunisie, a ainsi grimpé de 13%, vendredi, pour atteindre 78 dollars le baril. Une envolée inédite depuis le début de la guerre russe contre l’Ukraine au mois de mars 2022.
Cette offensive, à laquelle Téhéran n’a pas tardé de riposter à travers des salves de missiles balistiques qui ont causé beaucoup de dégâts dans des constructions à l’intérieur de Tel Aviv, entraine la région dans une nouvelle escalade et fait craindre un conflit massif. Malgré son rôle pas trop influant dans le club des grands producteurs mondiaux occupant la neuvième place avec environ 3,3 millions de barils par jour, c’est plutôt à cause de sa position géographique que l’Iran fait aujourd’hui trembler les marchés de l’or noir.
Téhéran, qui vient de perdre un nombre de ses plus hauts responsables militaires ainsi que plusieurs scientifiques nucléaires liquidés dans une série d’assassinats ciblés menés par l’armée israélienne, possède une autre arme stratégique qui est sa capacité de bloquer le détroit d’Ormuz, qui est l’une des plus importantes voies par laquelle sont acheminés chaque jour environ 20 millions de barils de pétrole. Les spécialistes du marché de pétrole pensent en effet qu’un blocage de cette voie suffit à lui seul de faire grimper le prix du baril à plus de 130 dollars.
Hausse généralisée
Pour l’année 2025, le gouvernement tunisien avait, rappelons-le, établi son budget sur la base d’un prix du baril de pétrole estimé à 77,4 dollars. Il faut dire que durant ces derniers mois, notre pays a pu profiter des prix particulièrement bon marché, surtout lorsque le Brent est passé sous la barre des 60 dollars au mois d’avril dernier, atteignant par le même fait son plus bas niveau depuis 2021. Cette chute a été considérée comme une aubaine pour les finances publiques tunisiennes, notamment en matière de charges de compensation des produits pétroliers importés, qui sont directement liés aux cours mondiaux du pétrole. En effet, chaque dollar en moins sur le prix du baril permettrait une économie estimée à 140 millions de dinars tunisiens. Aujourd’hui, en revanche, la Tunisie risque de grignoter dans ces économies réalisées pendant ces derniers mois d’autant plus que la montée des inquiétudes sur fond de la nouvelle escalade militaire impliquant l’Iran n’augure rien de positif pour le prix du pétrole. Rien ne garantit désormais que les prix de carburants, maintenus inchangés depuis déjà presque deux ans, ne reprennent pas leur envol, entraînant dans leur sillage une hausse généralisée des coûts de production et une flambée des prix de tous les produits de consommation.
Si le prix du baril venait à dépasser les 100 dollars dans les semaines à venir, les conséquences pour l’économie tunisienne seraient considérables. D’abord sur le plan budgétaire, cela obligerait l’État à revoir en urgence ses équilibres financiers, soit en augmentant la compensation, soit en procédant à des hausses de prix à la pompe, ce qui serait politiquement sensible dans un contexte social déjà tendu. Ensuite, l’effet domino sur le coût du transport, de l’électricité et des intrants industriels provoquerait un emballement inflationniste difficile à contenir. Cela mettrait sous pression le pouvoir d’achat des ménages, en particulier les plus vulnérables, et freinerait la relance de secteurs clés comme l’agriculture, le tourisme ou l’industrie manufacturière. Pour une économie fortement dépendante des importations énergétiques et déjà fragilisée par une dette extérieure élevée, le baril à plus de 100 dollars pourrait constituer un véritable choc exogène, à même de ralentir encore davantage la croissance et de compliquer les perspectives de redressement à moyen terme.
H.G.
Guerre Iran-Israël : Le Proche et le Moyen-Orient au bord d’un embrasement généralisé ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Suite à la riposte iranienne aux attaques d’Israël, tous les scénarios sont désormais envisageables, y compris des attaques iraniennes contre les intérêts occidentaux dans la région du Golfe. Jusqu’où justement peut aller cette guerre entre l’Iran et l’entité sioniste?
Alors que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé l’Iran et Israël à la désescalade et à cesser les hostilités, en écrivant sur X : «Bombardements israéliens sur des sites nucléaires iraniens. Frappes de missiles iraniens sur Tel Aviv. Assez de l’escalade, il est temps que ça cesse. La paix et la diplomatie doivent l’emporter», aussi bien l’Iran qu’Israël haussent le ton et se menacent mutuellement d’une guerre totale.
En effet, l’Iran a continué à menacer de prendre pour cibles les intérêts de tous les pays qui soutiendront l’entité sioniste, «leurs bases et leurs forces, où qu’ils se trouvent et chaque fois que cela sera jugé nécessaire», a fait savoir le ministre iranien de la Défense, Aziz Nasirzadeh. De son côté, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a averti: «Si le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khameni, continue de tirer des missiles sur le front intérieur israélien, Téhéran brûlera.»
De fait, c’est le monde entier qui retient son souffle d’autant qu’aucun signe n’indique que la tension entre les deux ennemis jurés va s’apaiser. Interrogé, justement, à ce sujet, l’activiste Rached Ben Hsine nous a confié: «Si certains observateurs occidentaux estiment que l’entité sioniste joue là sa survie, il est de même à mon sens pour l’Iran. Alors, cette guerre est ouverte à tous les scénarios. Si l’Iran prend, en effet, pour cibles les intérêts américains dans la région, les USA vont sans aucun doute riposter, ce qui constituera un tournant synonyme à mon sens d’une guerre généralisée.» Jusqu’où justement peut aller cette guerre entre l’Iran et l’entité hébreu?
A la guerre comme à la guerre…
Avec cette menace de l’Iran contre les États-Unis, le Royaume-Uni et la France qui «verront leurs bases et leurs navires dans la région pris pour cibles s’ils contribuent à empêcher les frappes iraniennes sur Israël», «non seulement, on risque de voir cette guerre s’étendre à toute la région du Moyen-Orient, mais, aussi, elle aura des conséquences économiques très graves», nous dira Dr Sahbi Khaldi. Et d’ajouter : «Le jour où les ports pétroliers seront touchés, il y aura des conséquences extraordinaires à la fois sur le commerce pétrolier et sur le commerce mondial ». Pour l’analyste politique Dr Sahbi Khaldi : «Sur France Inter, un analyste géopolitique est allé jusqu’à dire que si l’Iran s’en prend aux bases américaines en Irak et dans le Golfe ou aux installations pétrolières saoudiennes et émiraties, on entrera dans une logique d’escalade qui n’en restera pas là. Donc, ça sera une guerre sans fin. Or, il semble que tout le monde sait que la riposte iranienne est plutôt symbolique, pour limiter les dégâts et sauver le régime iranien. Dans ce cas, Israël pourra se féliciter d’avoir gagné du temps et repoussé l’échéance nucléaire».
Mais ce sont les conséquences économiques qui inquiètent aujourd’hui les observateurs. En effet, le président français, Emmanuel Macron, a mis en garde contre une nouvelle crise économique mondiale en indiquant: «Compte tenu de l’incapacité de qui que ce soit à se prononcer sur la durée, l’étendue des opérations et des ripostes, nous devons nous préparer à des conséquences économiques. L’économie mondiale peut être impactée, qu’il s’agisse des routes commerciales et de menaces sur le détroit d’Ormuz, qu’il s’agisse des capacités de production pétrolière mondiale».
M.B.S.M.
Editorial : Le monde à l’épreuve d’un fou à lier…
Par Chokri Baccouche
La vengeance est un plat qui se mange désormais brûlant : il a suffi de quelques heures à peine après la vile attaque sioniste sur ses sites nucléaires et militaires, vendredi au petit matin, pour que l’Iran déclenche à son tour les foudres du ciel. Entre 150 et 200 missiles balistiques iraniens ont été ainsi lancés par Téhéran en représailles à cette agression israélienne odieuse, provoquant d’énormes dégâts matériels dans de nombreuses villes israéliennes. Le Premier ministre sioniste, Netanyahu, a découvert à ses dépens que son arrogance et son impertinence lui ont joué un très mauvais tour. Il avait pensé qu’il suffisait de liquider quelques hauts gradés des Gardiens de la révolution et bombarder une poignée de sites stratégiques pour briser le moral du peuple iranien et contraindre le régime à accepter le fait accompli et une reddition sans condition. Mal lui a pris en fait, car il a dû se rendre à l’évidence que l’Iran n’était pas un simple mouvement de résistance qu’il pouvait mettre au pas en éliminant simplement ses leaders, comme il l’avait fait au Liban après l’assassinat du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, mais une puissance militaire redoutable, capable de rendre des coups encore plus douloureux et de frapper au cœur même d’Israël comme le confirment les images des habitations détruites à Tel-Aviv diffusées en boucle par les médias internationaux.
Ce qui s’est passé, vendredi dernier, annonce l’émergence d’une nouvelle réalité au Moyen-Orient. La tournure des événements démontre en effet un changement majeur dans l’équilibre des forces en présence qui va impacter inévitablement la géopolitique de la région. En clair, l’Iran, considéré comme la pierre angulaire de l’Axe de la résistance et le dernier rempart qui fait obstacle aux velléités hégémoniques et expansionnistes de l’entité sioniste, s’est révélé être un adversaire non seulement coriace mais capable également et surtout de faire capoter les sombres projets de Netanyahu qui rêve de mettre à sa botte l’ensemble du Moyen-Orient pour régner en maitre absolu sur son présent et son devenir et concrétiser ainsi ses délires faussement messianiques.
En lançant sa blitzkrieg ou guerre éclair contre l’Iran, Netanyahu a commis en fait une erreur monumentale car il a pris des risques considérables dans sa folie ubuesque avec des chances infimes qu’il puisse réaliser les objectifs qu’il s’était fixés, et pour cause ! Les installations nucléaires iraniennes les plus stratégiques sont construites sous terre, voire sous des montagnes, certaines jusqu'à une profondeur de 800 mètres. L'armée israélienne ne posséderait pas de bombes antibunkers suffisamment pénétrantes pour percer cette barrière naturelle. Logiquement, on peut dire, donc, que Netanyahu court derrière des chimères, car les bombes larguées par l’aviation de son armée n’auront pas plus d’effet qu’une simple égratignure sur le dos d’un dinosaure. Tel est pris qui croyait prendre ? Il y a tout lieu de le croire : aveuglé par son outrecuidance démesurée, le Premier ministre israélien est tombé en fait dans son propre piège, car, loin de réaliser son objectif, il a renforcé en revanche la détermination des Iraniens à persévérer sur la même voie pour protéger les intérêts vitaux et l’intégrité territoriale de leur pays. Les appels lancés par Netanyahu à l’adresse des citoyens iraniens lors de son dernier discours télévisé, dans l’espoir de les faire monter contre le régime au prétendu motif qu’il va leur offrir la liberté, sont non seulement risibles mais également stupides. Les manifestations populaires qui ont eu lieu dans de nombreuses villes iraniennes ont au contraire donné la preuve formelle que le peuple iranien n’était pas prêt à trahir et vendre son pays à un ennemi sioniste qui cherche désespérément à le soumettre à la servitude.
Quelle sera l’issue de cette nouvelle guerre ? Ce conflit, qui est loin d’être asymétrique comme celui en cours à Gaza, va-t-il s’installer dans une durée indéterminée ou au contraire s’achever rapidement? Répondre à ces questions de manière précise n’est pas chose aisée dans l’état actuel des choses. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que la riposte iranienne a faussé les calculs américano-sionistes et placé le trublion Netanyahu dans une situation peu amène au double plan militaire et politique. Militairement parlant, on peut dire en effet que la poursuite de cette guerre est une aventure à haut risque particulièrement pour le Premier ministre israélien. Bien que l’armée israélienne dispose d’une force de frappe aérienne largement supérieure à celle de l’Iran, il lui sera en effet extrêmement difficile voire impossible de gagner cette guerre. On doute fort par ailleurs que l’entité sioniste puisse supporter un conflit longue durée contre un ennemi iranien non seulement coriace et déterminé mais qui dispose également d’un arsenal vaste et sophistiqué comprenant des missiles balistiques et des armes hypersoniques d’une portée supérieure à 3000 km capables d’atteindre n’importe quelle cible en Israël avec une remarquable précision.
Confronté à une fronde de son armée qui exprime de plus en plus clairement son opposition à la guerre dans la bande de Gaza, Benjamin Netanyahu, qui a survécu de justesse la semaine dernière à un vote de défiance à la Knesset, va certainement chercher, en désespoir de cause, à entrainer les Etats-Unis dans ce nouveau conflit. Dans ce cas, on peut dire bonjour les dégâts car cette perspective risque non seulement d’embraser la région mais également déboucher sur un conflit mondialisé.
Dans l’intérêt de tous, la communauté internationale peut et doit nécessairement intervenir pour éviter le pire et mettre un terme à la folie belliqueuse d’un Benjamin Netanyahu qui cherche à embarquer la planète dans une sacrée galère pour sauver le peu qui reste de sa sanguinaire carrière politique. Le plus tôt serait d’ailleurs le mieux. La paix et la stabilité fragile dans le monde sont un enjeu trop précieux qu’on se garderait bien de les laisser à la merci d’un Néron en puissance, doublé du plus grand criminel de guerre du 21ème siècle…
C.B.
Festival international de musique symphonique d’El Jem : Douces seront les nuits, cet été, à Thysdrus
Par Imen ABDERRAHMANI
L’ouverture de la 38è édition du Festival international de musique symphonique d’El Jem sera sur des notes italiennes. Au total : 11 soirées sont annoncées au grand bonheur des mélomanes et des adeptes de cette manifestation.
Elle est l’une des plus belles histoires d’amour où la musique et l’histoire se rencontrent et se croisent dans une parfaite harmonie pour chanter le pouvoir, la passion, le chagrin d’amour, la patrie, la nature, le courage... Comme chaque été, depuis 38 ans, le mythique colisée d’El Jem (l’ancienne Thysdrus) accueille des musiciens d’ici et d’ailleurs pour célébrer la musique symphonique dans toute sa diversité et la splendeur des orchestres. Pour cette nouvelle édition, elle aura lieu du 12 juillet au 16 août, avec au programme 11 soirées de sept pays (Tunisie, Italie, Belgique, Espagne, Algérie, Canada et l’Autriche).
Célébration de ce site archéologique témoin de la riche et longue histoire de la ville, célébration de la vie et de la créativité, cette 38e édition des «Nocturnes d’El Jem» s’ouvrira sur des notes italiennes avec à l’affiche l’Orchestra Fiorentina Da Camera (l’Orchestre de chambre Florentine).
Fondé en 1981 par le Maestro Giuseppe Lanzetta, son actuel directeur permanent, il est considéré comme « l’un des meilleurs orchestres européens depuis Camer. Il a enregistré divers disques compacts de musique rare et de musique baroque sous la direction du Maestro G. Lanzetta, enregistrant également pour Amiata Records. Il a accueilli des ensembles et solistes de renommée internationale et il s’est produit dans différents coins du monde », lit-on sur le site du Festival international de musique symphonique d’El Jem. Pour cette soirée d’ouverture, l’Orchestre présentera un bouquet de Piovani, Morricone, Puccini et Rota.
Avec « Alors, on danse » de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie (ORCW), la Belgique marque sa présence à cette édition, le 24 juillet. Au menu : une douce balade entre les grands classiques et un hommage à quelques figures de proue de la musique tunisienne, parmi lesquelles Hédi Jouini.
S’agissant toujours du catalogue des orchestres étrangers participant à ce rendez-vous, l’Espagne sera de la fête, le 26 juillet, avec l’Orchestre de Camara Villa de Madrid (Espagne) qui mènera le public dans une balade musicale bien rythmée. Couvrant un vaste répertoire, « l’Orchestre de la Villa de Madrid est composé d’éminents professeurs et solistes au prestige reconnu et à la carrière de concertiste accrédité, atteignant un niveau artistique extraordinaire reconnu à l’unanimité par la critique spécialisée. Cet ensemble est présenté au public avec d’excellents instruments de grande valeur artistique et historique », lit-on dans le site du festival.
Il est l’un des piliers du Festival. Habitué des ambiances tunisiennes et d’El Jem, l’Orchestre du Bal de l’opéra de Vienne (02 août) proposera les plus belles valses de Vienne avec la soprano Verena Tranker, saluée par la presse pour sa «belle, délicate, enjouée et aiguê voix de soprano» ainsi que pour son «charisme scénique» et le ténor Clemens Kerschbaumer ayant connu un grand succès avec son interprétation de «George Brown» dans «La Dame blanche».
Dirigé par la baguette du maestro Lotfi Saïdi, l’Orchestre Symphonique de l’Opéra d’Alger, composé de plus de soixante musiciens algériens professionnels, a un répertoire riche qui comprend de «nombreuses réalisations symphoniques et des œuvres lyriques de haute qualité, inspirées des grands compositeurs internationaux, ainsi que des œuvres tirées du patrimoine artistique algérien, réarrangées sous forme symphonique». Le public d’El Jem découvrira lors de ce rendez-vous la jeune soprano algérienne Sérine Dina Khiari et le ténor Bilal Sahraoui. Une soirée canadienne est également annoncée avec «Oriental Heritage Choir».
Catalogue tunisien
Une nouvelle création du pianiste et compositeur Mohamed Ali Kammoun «Les étoiles symphoniques: 24 parfums de Tunisie» est à l’affiche de cette 38e édition. Célébrant la richesse du patrimoine tunisien à travers une symbiose harmonieuse entre tradition et modernité, la soirée verra la participation de 120 artistes dont 50 jeunes virtuoses, 70 choristes intergénérationnels, des solistes talentueux et un orchestre symphonique dirigé par Achraf Bettibi. La soirée s’annonce grandiose et bien rythmée.
Après une belle saison artistique, et dans le cadre d’une intéressante et riche tournée dans les festivals tunisiens et également dans de nombreuses villes européennes, Hassen Doss se produira sur la scène mythique d’El Jem. Lors de ce concert qui s’annonce exceptionnel avec 130 artistes sur scène, il sera accompagné par «l’Orchestre et le Chœur El Manar», sous la direction de la cheffe d’orchestre Salma Masmoudi. Proposant un dialogue musical et une fusion de styles, le concert repose dans sa conception sur un modèle international: commencera par des morceaux célèbres d’autres artistes, enchaîner avec des extraits d’opéra, puis des classiques italiens, pour finir avec leur propre répertoire.
Après deux grandes soirées assurées au Théâtre de l’Opéra, le projet «La nuit des chefs» sortira de la Cité de la culture, à la rencontre du public d’El Jem. Le programme détaillé de ce rendez-vous célébrant l’art orchestral et les noms des chefs invités à El Jem n’ont pas été encore révélés.
Le Carthage Symphony Orchestra (CSO) de Hafedh Makni est de retour à El Jem, couronnant une belle saison bien rythmée de concerts à succès. Le programme proposé allie des oeuvres de Bajic, Mozart, Rameau, Elgar, Diaz... et Baligh Hamdi, Mohamed El Kassabji et de Hafedh Makni.
Il est à noter que la clôture de la 38è édition sera avec un concert réunissant l’artiste autrichien pluridisciplinaire, le violoniste Yury Revich, Représentant honoraire de l’UNICEF en Autriche et l’Orchestre Symphonique Tunisien sous la direction de maestro Shady Garfi. Il est à rappeler que toutes les soirées démarrent à 21h30. Un train sera comme d’habitude mis à la disposition des mélomanes pour assurer le transfert de Tunis à El Jem.
I.A.
Le programme
- Le 12 juillet : L’Orchestre de chambre Florentine (Italie)
- Le 17 juillet : Mohamed Ali Kammoun et l’Orchestre Symphonique de Mégrine (Tunisie)
- Le 19 juillet : La nuit des chefs (Tunisie)
- Le 24 juillet : l’Orchestre Royal de chambre de la Wallonie (Belgique)
- Le 26 juillet : l’Orchestra de Camara Villa Madrid (Espagen)
- Le 02 août : l’Orchestre du bal de l’opéra de Vienne
- Le 06 août : Hassen Doss avec l’orchestre et chœur El Manar
- Le 09 août : l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger
- Le 10 août : Oriental Heritage Choir (Canada)
- Le 12 août : Orchestre symphonique de Carthage
- Le 16 août : Yury Revich (Autriche) et l’Orchestre symphonique tunisien
La Chine décide une exonération tarifaire de 100% pour l’Afrique : Une chance inédite pour la Tunisie…
Par Hassan GHEDIRI
La Tunisie se voit offrir une occasion inespérée de rééquilibrer, un tant soit peu, sa balance commerciale bilatérale historiquement déficitaire en faveur de l’empire du Milieu…
La décision est prise : la Chine jouera la carte de l’ouverture avec les pays africains tandis que son principal rival commercial, en l’occurrence les Etats-Unis de Donald Trump, dresse les barrières tarifaires et verrouille ses frontières devant les exportations africaines. Ainsi, sur fond de la guerre commerciale officiellement déclarée entre les deux premières puissances économiques mondiales, Pékin a choisi de contraster radicalement avec la politique américaine envers le continent africain. Si l’administration Trump laisse planer de grandes incertitudes sur un éventuel renouvellement de l’accord commercial African Growrh and Opportunity act (AGOA) par le bais duquel des dizaines de pays d’Afrique sub-sahariens bénéficient de l’exemption tarifaire sur plus de 1800 produits, la Chine a choisi de ne pas y aller par quatre chemine en ce qui concerne ses relations commerciales avec notre continent.
La nouvelle décision qui, selon certains observateurs, pourrait rabattre les cartes du commerce international, tellement ses retombées devraient être considérables, vient d’être annoncée à l’occasion de la quatrième édition de l’Exposition économique et commerciale Chine-Afrique qui a démarré avant-hier jeudi, dans la ville de Changsha au centre de la Chine. La décision de Pékin qui ne tardera pas, en principe, à prendre effet, consiste à supprimer tous les droits de douanes sur tous les produits exportés vers la Chine par les 53 pays africains qui entretiennent des relations diplomatiques avec elle. (Une précision qui signifie l’exclusion, de facto, de l’Eswatini qui reconnait le Taiwan comme pays indépendant).
Cette annonce de droits de douane zéro pour ne peut pas passer inaperçue et doit susciter l’intérêt des Etats concernés, entre autres la Tunisie qui entretient des relations commerciales profondément déséquilibrées en faveur de l’économie de l’empire du Milieu. Laissons-nous croire en la sincérité des autorités chinoises qui affirment vouloir, par le biais de cette exemption totale des droits de douane sur les produits de 53 pays africains, de stimuler les exportations africaines et réduire la balance commerciale largement en défaveur du continent. La Tunisie n’aura alors plus d’alibi pour agir et saisir cette occasion inespérée de rééquilibrer, un tant soit peu, sa balance commerciale bilatérale historiquement déficitaire en faveur de la Chine.
Occasion en or
D’après le bulletin du commerce extérieur publié mercredi dernier par l’Institut national de la statistique (INS), le déficit de la balance commerciale de la Tunisie s’est creusé de 30,5% à fin mai 2025 pour atteindre 8,3 milliards de dinars (MD). Ce déficit, il faut le rappeler, continue à s’aggraver principalement sous l’effet du déséquilibre commercial flagrant et persistant en faveur de la Chine. Durant les quatre premiers mois de 2025, les importations ont ainsi bondi d’environ 55% avec ce pays. Les échanges déséquilibrés avec la Chine représentent, en effet, environ 25% du déficit commercial global de la Tunisie.
Ainsi, l’exoration totale des droits de douane de 100% pour les exportations des produits tunisiens vers le marché chinois qui compte plus de 1,4 milliard de consommateurs, constitue une occasion en or pour notre pays. Pour la saisir, beaucoup de choses doivent toutefois être faites sur le plan de la logistique pour inciter les opérateurs économiques locaux à mieux profiter de cette suppression totale des droits de douane.
Pour transformer cette opportunité en levier de croissance, l’État tunisien se doit d’agir avec célérité et lucidité. Il est primordial d’identifier, en concertation avec les fédérations professionnelles, les produits à fort potentiel exportable vers le marché chinois et de les accompagner à travers des mesures ciblées de soutien à la production et à la mise aux normes internationales. Une diplomatie économique active doit également être engagée pour renforcer la visibilité des produits tunisiens en Chine, notamment par l’organisation de foires sectorielles, la signature d’accords phytosanitaires et la facilitation des procédures douanières. En parallèle, un plan logistique ambitieux intégrant la réhabilitation des infrastructures portuaires, la fluidification des corridors d’exportation et la stimulation du fret maritime direct avec les ports chinois s’imposent. Sans ces actions concrètes et coordonnées, la suppression des barrières tarifaires, aussi précieuse soit-elle, risque d’être une occasion ratée.
H.G.
Annonce des lauréats du 16e Prix Arabe Mustapha Azzouz
Les activités de clôture de la 16ème édition du Prix arabe Mustapha Azzouz de littérature pour enfants 2025 se sont déroulées récemment sur deux jours à la Cité de la Culture de Tunis, capitale.
Cet événement a été organisé en partenariat entre le Forum de la Littérature pour Enfants et l’Arab Tunisian Bank (ATB).
Le jury, présidé par l’écrivaine Nafla Dhahab et composé des écrivains Amal Mokhtar, Professeur Mohamed Al-Qadi, Hedi Khadhraoui, et du chercheur Fathi Ben Maamer, a tenu une série de réunions pour examiner 117 textes soumis par des auteurs et créateurs de littérature pour adolescents, ainsi que 22 textes créatifs écrits par de jeunes auteurs.
C’est lors de la cérémonie de clôture de haut niveau sur les lauréats des différentes catégories ont été dévoilés et récompensés.
L’écrivaine tunisienne Ichraf Ben Mourad, résidant au Qatar, a remporté le premier prix, d’une valeur de 12 000 dinars tunisiens (DT), pour son roman « Rêve de Lumière » (حلم نور).
Le deuxième prix, d’une valeur de 8 000 DT, a été attribué au roman « Couleurs de la Vie » (ألوان الحياة) de l’écrivaine tunisienne Basma Ghandouzi.
Quant au troisième prix, doté de 5 000 DT, il a été décerné à l’écrivain tunisien Ibrahim Riahi pour son roman « Le Garçon à l’œil paresseux » (الفتى ذو العين الكسولة).
Par ailleurs, le jury a remis trois prix financiers d’une valeur de 1 000 DT à chacun aux jeunes lauréats du concours destiné aux adolescents… Il s’agit de :
Nourcine Charfi d’Algérie pour son histoire « Les Graines d’Olivier » (بذور الزيتون),
de son compatriote Moatassam Billah Wathek Midani pour son roman « Vivons avec Respect » (لنعش باحترام),
et d’Islam Majoul de Tunisie pour son histoire « Là où est la Liberté… là est la Patrie » (حيث تكون الحرية.. يكون الوطن).
Au cours de la cérémonie de clôture, un hommage posthume a été rendu à feu Faraj Chouchane, éminent homme de culture et de médias, et ancien conseiller scientifique du Prix.
Madame Anissa Bouhajba Saâdaoui, ancienne directrice de la communication à l’Arab Tunisian Bank, a également été honorée en reconnaissance à l’importance de son rôle dans la création et le développement du Prix arabe Mustapha Azzouz de littérature pour enfants, et pour avoir encouragé le soutien régulier de la banque.
Les activités de clôture avaient débuté par l’accueil de 60 enfants ayant participé à trois ateliers organisés en marge de l’événement, en coopération et en partenariat avec le Ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes Âgées.
Cela a créé une atmosphère de carnaval rafraîchissante pour le Forum arabe de littérature pour enfants, dont l’ouverture a été supervisée par le Dr. Mohamed Ait Mihoub, président du Forum de la Littérature pour Enfants, et Madame Jamila Bel Tayeb, Directrice Générale de l’Enfance.
Cette année, le forum s’est penché sur le thème de « L’humour, la comédie et le jeu dans la création destinée aux enfants », et a présenté dix interventions scientifiques par les chercheurs Mohamed El Mai, Samia Dridi, El Idy Jallouli (Algérie), Chafik Jendoubi, Adel Khadhra, Noureddine Krediss, Moawia Al Farjani, Ridha Ben Salah, Ali Boujdidi et Soumaya Ben Salem.
L’artiste Amor Ghedamsi ouvre les portes de son univers spirituel à la galerie Archivart
Les amateurs d’arts plastiques ont rendez-vous à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 14 juillet 2025 à la galerie Archivart avec l’univers poétique de l’artiste Amor Ghedamsi, à travers son exposition personnelle « Le Messager ».
L’art d’Amor Ghedamsi offre plus qu’une expérience esthétique ; il propose, comme l’écrit Wafa Gabsi dans le texte curatorial, une forme de transcendance. Ceux qui ont rencontré son travail ne savent peut-être pas s’il s’intéresse à la trace plastique et picturale ou à sa représentation spirituelle. La frontière entre les deux est brouillée.
« Mais on ne peut nier la dimension transcendante de ses peintures, qui incitent les spectateurs à se demander : « Suis-je hanté par ce que je regarde, ou par quelque chose déjà en moi que cela a mis en lumière ? ».
Les peintures d’Amor Ghedamsi commencent souvent par des dessins de formes tangibles ou représentatives : animaux, figures humaines, feuillages… Puis, dans un processus mêlant contemplation, recherche, fouille, construction et déconstruction, l’artiste rassemble des éléments de la nature et puise dans leurs traces. En explorant la fragilité de cette nature, il réinvente son éphémère : il gratte la rouille, y applique de la peinture, ajoute des symboles, des formes géométriques, des champs de couleur et d’autres couches picturales. Ce processus d’ajout, d’estompe, de collage, de gravure, d’obscurcissement et de révélation aboutit à une forme d’apparition, d’existence.
Ce qui commence comme une exploration du réel se transforme en un langage symbolique, imaginaire et sacré. Les œuvres achevées de l’artiste peintre sont la manifestation du processus même qui les a fait naître et le dépassent. Elles sont traversées par la vie et la décadence, l’action et la mémoire, l’éclosion et la dissolution, la perte et la renaissance.
Artiste peintre et écrivain, Amor Ghedamsi expose depuis le milieu des années 1990. Son travail a été présenté dans de nombreuses galeries privées en Tunisie et à l’étranger, ainsi qu’au Musée d’Art Moderne et Contemporain. Il a également exposé à la galerie Boushahri au Koweït, au Regency Hotel à Doha, à The Mojo Gallery à Dubai, et lors de l’exposition Grands Peintres du Maghreb à L’Hay-les-Roses, près de Paris.
En parallèle de son parcours en galerie, il a pris part à plusieurs biennales et symposiums internationaux, notamment au Caire, en Jordanie, à Téhéran, en Crète et à Doha, affirmant ainsi sa présence sur la scène artistique internationale.
La galerie Selma Feriani à la foire « Art Basel – Bâle »
La galerie Selma Feriani participe avec une exposition collective présentant des œuvres de trois artistes maghrébins à la foire « Art Basel – Bâle » qui se déroulera du 16 au 22 juin 2025, dans la ville de Bâle en Suisse.
L’exposition réunit des œuvres de l’artiste peintre tuniso-américaine Nadia Ayari en plus des artistes marocains Sara Ouhaddou et M’barek Bouhchichi.
La Foire de Bâle rassemble le monde de l’art international. Tout au long d’une semaine, elle présente nombreuses expositions exceptionnelles à Bâle et ses alentours. Plus de 200 galeries de premier plan ainsi que plus de 4 000 artistes des cinq continents sont présents.
La foire d’Art Basel à Bâle est divisée en secteurs. Chaque secteur a un objectif spécifique, des œuvres monumentales aux présentations en solo d’artistes émergents.
« Cette présentation soigneusement organisée établit un dialogue entre trois voix remarquable contemporaines d'Afrique du Nord, déplaçant le patrimoine régional et le symbolisme des périphéries vers le centre à travers un langage artistique partagé », annoncé la galerie dans sa newsletter du mois de mai.
L’exposition combine à la fois une approche axée sur la recherche et une exploration approfondie de la matière et de l'esthétique. Ces artistes puisent dans des fils thématiques historiques qui se déplacent en conjonction avec des idiomes gestuels inhérents aux origines marocaines et tunisiennes.
Couvrant la céramique, le tissage, la peinture et la sculpture, les œuvres relient le passé et le présent, à la fois, matériellement et conceptuellement à travers une réinterprétation des iconographies régionales.
Nadia Ayari est une peintre tuniso-américaine basée à New York, connue pour ses peintures aux textures distinctives qui équilibrent abstraction et narration tout en explorant les thèmes de la survie. Ayari a déménagé aux États-Unis en 2000, où elle a obtenu un baccalauréat en histoire de l’Art de l'Université de Boston et une maîtrise en Beaux-arts en peinture de la Rhode Island School of Design.
À cheval entre abstraction et figuration, son travail négocie souvent le personnel et le politique. Employant un ensemble de protagonistes inspirés par la flore de son Afrique du Nord natale, elle crée des compositions qui sont des représentations visuelles de notre condition anthropocène.
Elle rend ces scènes dans une peinture à l'huile épaisse et méthodiquement appliquée pour donner aux personnages et à l'espace plastique qu'ils habitent une peau substantielle, ce qui les rend physiquement identifiables.
Ses œuvres se trouvent dans les collections de la Collection Pinault, Paris, France; la Fondation Dalloul Art, Beyrouth, Liban; Le X Museum, Pékin, Chine, la Fondation Kamel Lazaar, Tunis, Tunisie ; La Collection Scantland, Columbus, Ohio; Fundación Medianoche, Grenade, Espagne; Musée d'Art Contemporain Africain Al Maaden, Marrakech, Maroc Fondation Barjeel, Sharjah, Émirats Arabes Unis; Musée d'État d'Art Contemporain, Thessalonique, Grèce; Collection Saatchi, Londres, Royaume-Uni.
La galerie Selma Feriani est une galerie d’art contemporain basée entre Tunis et Londres qui soutient l’infrastructure artistique croissante en Tunisie et en Afrique du Nord, offrant aux artistes une plate-forme mondiale dans un environnement stimulant et avec une curation locale et internationale exceptionnelle.
Créée en 2013 à Londres puis à Sidi Bou Saïd, Tunis, la mission permanente de Selma Feriani a été de rechercher des artistes contemporains émergents et établis de la région MENA et au-delà, de soutenir leur développement de carrière à long terme et de faciliter leur reconnaissance financière, critique et historique.
En soutenant l’infrastructure artistique croissante en Tunisie et en Afrique du Nord, la galerie offre aux artistes une plate-forme mondiale dans un environnement stimulant et avec une curation locale et internationale exceptionnelle.
Fondée par des galeristes en 1970, Art Basel est la principale plateforme mondiale des collectionneurs, galeries et artistes. Les salons d’art Art Basel sont organisés plusieurs fois par an dans différentes villes et divers continents: Hong Kong (mars), Bâle (juin), Paris (octobre) et Miami (Décembre).
Un nouveau rendez-vous a été également créé au Qatar qui accueillera la foire Art Basel Doha en février 2026.
Art Basel Paris se déroulera dans sa 10ème édition prévue du 24 au 26 octobre 2025, au Grand palais. « Selma Feriani Gallery » (Tunis-Londres) figure parmi une liste de 203 exposants de 40 pays qui participeront à la prochaine édition d'Art Basel Paris.
Attaques israéliennes contre l’Iran : Le Moyen-Orient sur du charbon ardent
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Une série de frappes a été menée hier vendredi par l’armée israélienne contre des cibles militaires et nucléaires de l’Iran. Comment l’Iran va réagir à ces attaques et quel est l’impact de cette nouvelle escalade sur la région?
Israël a mené hier à l’aube des attaques contre des sites militaires iraniens tuant au passage des chercheurs et des scientifiques ainsi que des hauts dirigeants de l’armée. L’Iran, qui considère ces frappes comme «une déclaration de guerre», a averti qu’il avait le «droit légal et légitime» de répondre. D’ailleurs, l’Iran a riposté à coup de drones, faisant craindre «une guerre généralisée entre les deux adversaires régionaux», c’est du moins ce que pensent certains observateurs. En effet, l’analyste politique, Sahbi Khaldi, nous a confié : «Jusqu’à maintenant, l’Iran n’a pas riposté comme le promettaient ses dirigeants avant même qu’Israël ne mène ces attaques. Et cette guerre des mots a continué avec cette déclaration du président iranien, Massoud Pezeshkian, qui a déclaré que son pays fera regretter «à Israël son attaque massive contre son pays qui a ciblé notamment des sites nucléaires». Justement, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a indiqué hier dans un discours à la nation que «les Iraniens et les responsables du pays ne resteront pas silencieux face à ce crime, et la réponse légitime et puissante de la République islamique d’Iran fera regretter à l’ennemi son acte insensé».
Selon, toutefois, notre interlocuteur du jour, Dr Sahbi Khaldi : «Il semble que l’Iran ne dispose plus des moyens nécessaires pour riposter à ces attaques humiliantes. L’on sait que la stratégie d’Israël consistait, dès le départ à couper ses ailes à la République islamique en éliminant ses alliés dans la région comme le Hezbollah ou encore le régime de Bachar Al Assad en Syrie. Ces frappes brutales confirment d’ailleurs l’intention d’Israël à en finir une fois pour toutes avec son ennemi historique en visant ses installations militaires stratégiques et aussi ses chercheurs, ses scientifiques et ses dirigeants militaires qui constituent la ligne dure du régime iranien». A quoi faut-il, alors, s’attendre dans les prochains jours?
Flou total…
A croire le président américain, Donald Trump, les dés sont jetés, «l’Iran doit passer un accord, avant qu’il ne reste plus rien, et sauver ce qui était autrefois connu comme l’Empire iranien. Plus de mort, plus de destruction. Faites-le avant qu’il ne soit trop tard», a-t-il écrit hier sur Truth Social. Et d’ajouter : «Les prochaines attaques seront encore plus brutales», prévient le président, après avoir souligné que les durs du régime iranien «sont tous morts maintenant, et ça va être encore pire». Pis encore, Trump n’a pas caché son soutien à Israël en indiquant que : «Les Etats-Unis fabriquent les meilleurs équipements militaires et les plus létaux du monde, de loin, et qu’Israël en a beaucoup, avec beaucoup plus à venir».
De fait, pour Dr Sahbi Khaldi : «On assistera peut-être à une riposte, mais pas au point de menacer sérieusement Israël qui jouit d’ailleurs d’un grand soutien de ses alliés stratégiques comme la France, la Grande-Bretagne ou encore l’Allemagne qui ont tous réaffirmé le droit d’Israël à se défendre et à se protéger. Cela dit, de nombreux acteurs dans la région pourraient être impliqués en cas de conflit généralisé. L’Iran compte plusieurs alliés non étatiques détendant chacun une certaine force militaire. Au Liban, le Hezbollah, bien qu’affaibli par les bombardements israéliens qui ont quasiment décapité le mouvement, reste une force qui pourrait avoir un rôle de premier plan en raison notamment de sa proximité avec le territoire israélien».
M.B.S.M.
Editorial : Une escalade de trop dans un Moyen-Orient à feu et à sang - Par Jalel HAMROUNI
L’attaque israélienne contre des installations iraniennes marque une nouvelle étape inquiétante dans l’engrenage de violence au Moyen-Orient. Cette opération militaire, menée dans le plus grand mépris du droit international, confirme une fois de plus le caractère déstabilisateur et impuni de l’entité sioniste dans la région. Alors que les tensions régionales atteignent un point critique, cette agression souligne non seulement l’arrogance stratégique de Tel-Aviv, mais aussi la complicité tacite de puissances occidentales qui continuent d’encourager, par leur silence ou leur soutien direct, un comportement assimilable à du banditisme d’État.
Sous prétexte de sécurité nationale ou de lutte contre l’armement nucléaire iranien, Israël a frappé sans préavis, violant la souveraineté d’un pays reconnu par l’ONU. Ce n’est pas la première fois que l’entité sioniste mène des opérations extraterritoriales, mais cette dernière attaque contre des cibles stratégiques en Iran franchit un nouveau seuil de témérité. Il ne s’agit plus simplement de manœuvres secrètes ou de cyberattaques, mais d’un acte de guerre assumé, susceptible d’entraîner une riposte régionale aux conséquences incalculables.
Israël prétend agir de manière préventive, mais dans les faits, il s’arroge un droit d’ingérence absolu dans les affaires intérieures d’autres pays. Imagine-t-on un autre État procédant de la sorte sans déclencher une condamnation mondiale immédiate ? Cette asymétrie de traitement démontre combien Israël bénéficie d’une immunité diplomatique injustifiée, qui ne fait qu’enhardir sa politique d’agression.
Cette nouvelle escalade survient dans un contexte déjà explosif : guerre génocidaire à Gaza, tensions avec le Hezbollah au Liban, instabilité en Syrie, affrontements en Cisjordanie, et maintenant risque de guerre directe avec l’Iran. Le Moyen-Orient n’a jamais été aussi fracturé, et chaque nouvelle attaque israélienne jette de l’huile sur le feu.
Les conséquences ne se limitent pas au terrain militaire. Elles affectent aussi les équilibres économiques, l’approvisionnement énergétique mondial, et exacerbent les clivages confessionnels et géopolitiques dans la région. L’Iran, en tant que puissance régionale, ne peut rester sans réponse. Et si une guerre ouverte éclatait entre Téhéran et Tel-Aviv, ce serait l’ensemble du Proche et Moyen-Orient qui basculerait dans le chaos, avec des répercussions mondiales.
Le mutisme de la communauté internationale, notamment des grandes puissances occidentales, face à cette agression, est tout aussi préoccupant que l’attaque elle-même. Alors qu’on exige des autres nations le respect du droit international, Israël semble bénéficier d’un passe-droit permanent. Les États-Unis, qui prétendent promouvoir la paix et la stabilité, ferment les yeux, quand ils ne fournissent pas directement les moyens militaires à cette politique belliciste.
L’Union européenne, de son côté, se contente de déclarations creuses et d’appels au « calme » qui ne désignent jamais clairement l’agresseur. Cette neutralité de façade masque mal une hypocrisie géopolitique qui affaiblit le droit international et encourage la logique de la force brute.
Face à la multiplication des agressions israéliennes et à l’impunité dont bénéficie l’État hébreu, il est urgent que les nations libres, les instances internationales et les peuples du monde exigent une ligne rouge claire. Le comportement de plus en plus téméraire d’Israël menace non seulement la stabilité du Moyen-Orient, mais aussi les principes fondamentaux du droit international. Ce n’est plus une question de solidarité avec la Palestine ou l’Iran : c’est une question de sécurité mondiale.
Les Nations unies doivent sortir de leur torpeur et imposer des sanctions concrètes contre Tel-Aviv pour ses violations répétées. La Cour pénale internationale, si elle veut conserver une once de crédibilité, doit ouvrir une enquête sur cette attaque comme crime d’agression. Et les pays arabes, trop souvent divisés, doivent adopter une posture unie, ferme et souveraine, pour dire stop à cette spirale de provocation et de domination.
Ce que l’on appelle pudiquement la «politique sécuritaire d’Israël» n’est en réalité qu’un enchaînement de provocations militaires, d’assassinats ciblés, d’opérations clandestines, de blocus, et d’annexions illégales. Il est temps de qualifier ces actes pour ce qu’ils sont : du banditisme d’État. Un État qui agit en hors-la-loi ne peut prétendre au respect ou à la légitimité internationale.
Seule une pression internationale massive, populaire autant que diplomatique, pourra freiner cette course à l’abîme. La paix au Moyen-Orient ne viendra ni des armes ni des ultimatums, mais du respect des peuples, du droit et de la justice. Pour cela, il faut oser nommer les coupables et imposer des limites. Sinon, nous continuerons à regarder passivement un pyromane incendier la région, au risque que l’incendie finisse par nous atteindre tous.
J.H.
















