Fake news et désinformation : Quand l’IA met les pieds dans le plat
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La «Désinformation à l’ère de l’IA» a fait l’objet jeudi dernier d’une conférence-débat organisée par l’UPF en partenariat avec l’OIF. Que faire justement pour faire face à ce fléau qui nuit à tous les aspects de la vie?
Lorsqu’on parle de fake news et de désinformation, ce ne sont pas les exemples qui manquent en Tunisie comme un peu partout dans le monde. Même le président Kaïs Saïed n’a pas échappé à ces campagnes dé désinformation avec cette vidéo truquée dans la quelle il est soi-disant question «d’encensement de Sunnite et de Chiite».
Et on cite, à titre d’exemple, cette vidéo montée de toute pièce par un malveillant, qui, par vengeance, a nui à la réputation de son ex-femme en la montrant dans des situations obscènes. En politique, les exemples ne manquent pas également. A l’aide de l’IA, des appels téléphoniques truqués envahissent tous les jours la Toile en imitant la voix d’adversaires politiques dans des conversations douteuses. Que disent, de fait, les spécialistes de ce fléau?
Par le biais d’un document de présentation de cette conférence-débat organisée par l’Union de la presse francophone (UPF) en partenariat avec l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et animée par des spécialises en communication et en intelligence artificielle et des juristes, on apprend, justement que: «L’intelligence artificielle (IA) bouleverse notre rapport à l’information. Si elle promet des avancées majeures, elle s’impose aussi comme un acteur central de la désinformation, posant des défis inédits à nos sociétés». Les conférenciers avaient, ainsi, à soulever plusieurs questions dont notamment: comment l’IA générative modifie-t-elle notre perception de la vérité? Quels outils existent pour détecter les contenus falsifiés par IA? Quelles stratégies peut-on adopter pour lutter contre la désinformation IA? L’IA peut-elle être un remède à la désinformation qu’elle contribue à propager? Comment sensibiliser efficacement le grand public aux risques de l’IA?
Selon, par ailleurs, l’ex-président de l’Association tunisienne pour l’Intelligence artificielle (ATIA) et CEO SCET Tunisie, Imed Hanana: «L’IA pourrait être un catalyseur de la désinformation, à travers la production massive de contenus trompeurs. Les IA génératives permettent de créer textes, images, vidéos et sons indiscernables du réel, facilitant la diffusion de fausse information (fakenews) et de deepfakes à grande échelle». Que faire justement pour faire face à ce fléau qui nuit à tous les aspects de la vie?
Sensibilisation…
Si l’utilisation de l’IA pose plusieurs enjeux éthiques et sociétaux, à savoir la manipulation de l’opinion publique, pour les spécialistes, la sensibilisation du grand public se présente comme un outil idéal pour lutter contre ce fléau.
A cet effet, l’ingénieur en informatique, Fakher Karouida, nous a indiqué: «Comme le souligne une étude réalisée par l’Académie des technologies, les pathologies de l’information, notamment les fake news ou désinformation, sont des manifestations anciennes, qui n’ont pas attendu l’essor des technologies numériques de l’IA pour polluer l’espace informationnel. Toutefois, le progrès technique a considérablement amplifié ces phénomènes, de telle façon que le «virus infox» se répand aujourd’hui sur Internet d’autant plus facilement que les faux messages sont plus attractifs que les vrais et que l’objectif économique des grandes plateformes numériques est de maximiser les revenus publicitaires en ligne en accaparant l’attention des internautes. A l’IA générative falsificatrice répond fort alors et heureusement une IA curatrice, fournissant de nombreux outils précieux pour la lutte contre la désinformation, qu’il s’agisse de débusquer des faux comptes coordonnés sur les réseaux sociaux, de détecter des contenus artificiels sur tous types de supports – photos, vidéos, sons, textes –, ou encore de prêter assistance aux professionnels de l’information, journalistes et fact checkers. Le développement de ces outils fait l’objet de plusieurs programmes. Si les progrès effectués sont significatifs, l’entraînement des modèles de détection est néanmoins fâcheusement ralenti par l’insuffisance du financement et le manque de bases de données adaptées. C’est, ainsi, que la sensibilisation du grand public par des campagnes qui doivent cibler et viser particulièrement les jeunes et moins jeunes que la lutte contre ce fléau doit commencer».
M.B.S.M.
Tunisie - Palestine : Signature d'un accord de coopération médicale
La Tunisie et la Palestine ont conclu, hier, un accord de coopération médicale visant à accueillir et former des médecins résidents palestiniens dans plusieurs hôpitaux tunisiens, selon le ministère de la Santé.
Cet accord est basé sur trois axes. Il s'agit de :
- Formation médicale spécialisée : Accueil des médecins résidents palestiniens dans les hôpitaux tunisiens pour une formation en chirurgie thoracique, pédiatrie, gastro-entérologie et transplantation d’organes.
- Recherche scientifique et jumelage universitaire : Échange de données médicales, travaux de recherche communs et développement de partenariats entre établissements de santé et universités des deux pays.
- Transfert d’expertise : Mise à disposition de l’expérience tunisienne en matière de formation clinique et de gestion des structures hospitalières pour soutenir la réorganisation du secteur médical palestinien, fortement impacté par la guerre.
Transport aérien : Lancement d’une nouvelle ligne aérienne entre Lisbonne et Tunis
L’aéroport d’Enfidha-Hammamet a accueilli, ce vendredi 27 juin 2025 à 02h25 (heure locale), le tout premier vol de la compagnie nationale portugaise TAP Air Portugal, en provenance de Lisbonne.
Ce vol inaugural, opéré à bord d’un Airbus A320 d’une capacité de 180 sièges, marque l’ouverture d’une nouvelle liaison aérienne entre le Portugal et la Tunisie. Pendant toute la saison estivale (du 26 juin au 19 septembre 2025), TAP Air Portugal proposera deux vols hebdomadaires entre les aéroports de Lisbonne et d’Enfidha-Hammamet, renforçant ainsi les liens touristiques, culturels et économiques entre les deux pays.
Pour célébrer cet événement majeur, une cérémonie d’accueil a été organisée à l’aéroport d’Enfidha-Hammamet. L’avion a été accueilli par une salve d’honneur à son arrivée et l’équipage a été célébré avec un gâteau personnalisé, ainsi que des fleurs offertes à chacun des huit membres de l’équipe, alors qu’une banderole de bienvenue a été déployée pour marquer symboliquement le début de ce partenariat aérien.
Ce vol inaugural s’inscrit dans la volonté commune de TAP Air Portugal et de l’aéroport d’Enfidha-Hammamet de développer de nouvelles liaisons internationales, tout en renforçant la position de la Tunisie en tant que destination de choix en Méditerranée.
Editorial : Trump, désormais, les mains libres... - Par Jalel HAMROUNI
La récente décision de la Cour suprême des États-Unis de restreindre le pouvoir des juges fédéraux à bloquer les décisions de l'exécutif représente un tournant inquiétant dans l’histoire constitutionnelle américaine. En redéfinissant les équilibres entre les pouvoirs, cette décision favorise dangereusement l’omnipotence présidentielle, en particulier à un moment où Donald Trump, figure clivante et populiste, sème le désordre partout dans le monde. Derrière l’apparente technicité juridique de cette décision se cache une évolution majeure : l’affaiblissement volontaire des garde-fous démocratiques au profit d’un exécutif aux intentions souvent opaques.
La Cour suprême, dominée par une majorité conservatrice consolidée sous Trump, vient de donner un signal fort : la présidence pourra désormais imposer certaines de ses décisions sans craindre l’intervention immédiate des tribunaux inférieurs. Cette orientation réduit la capacité de la justice à jouer son rôle traditionnel de contrepoids, en particulier face à des politiques controversées ou potentiellement inconstitutionnelles. Or, dans une démocratie saine, c’est précisément la séparation des pouvoirs qui garantit les libertés fondamentales. En affaiblissant les prérogatives du pouvoir judiciaire, la Cour offre à l’exécutif un chèque en blanc aux conséquences incalculables.
Cette décision tombe à point nommé pour Donald Trump. Lui qui a toujours fustigé les contre-pouvoirs, dénoncé les « juges activistes » et promis un « retour à l’ordre » voit ainsi sa vision autoritaire de la présidence légitimée par la plus haute juridiction du pays. En clair, Trump disposerait d’un pouvoir encore plus renforcé, peu contraint par la justice. Ce contexte ouvre la voie à une présidence sans limites, à la manière de certains régimes illibéraux qui, sous couvert de légalité, réduisent méthodiquement les espaces de liberté.
Mais au-delà du cadre strictement américain, cette décision aura des répercussions à l’échelle internationale. Car les États-Unis ne sont pas un pays comme les autres. Leur modèle institutionnel, souvent cité en exemple, inspire de nombreuses démocraties émergentes. Lorsque la Cour suprême affaiblit les contre-pouvoirs, elle envoie un message dévastateur à tous les régimes autoritaires : il est désormais possible de centraliser les pouvoirs, même dans le pays qui se prétend le chantre de la démocratie. Cette jurisprudence risque ainsi de légitimer d’autres dérives ailleurs dans le monde.
Sur le plan géopolitique, un président Trump libéré de tout frein judiciaire représenterait un risque majeur pour la stabilité mondiale. Son deuxième mandat a été marqué par des décisions unilatérales, provocatrices et souvent destructrices : droits de douane, attaque contre l’Iran, soutien inconditionnel à l’entité sioniste dans son offensive contre Gaza, hostilité systématique envers les Nations unies et ses agences. Libéré des contraintes judiciaires internes, Trump pourrait aller encore plus loin dans sa politique étrangère agressive, mettant en péril les équilibres précaires dans de nombreuses régions, du Moyen-Orient à l’Asie.
Plus encore, cette décision de la Cour suprême constitue une alarme pour toutes les forces démocratiques. Le droit, censé protéger les citoyens des abus du pouvoir, est désormais instrumentalisé pour servir une idéologie politique. L’indépendance de la justice, pilier fondamental des sociétés libres, est en passe d’être sacrifiée sur l’autel du pouvoir exécutif. C’est une pente glissante vers une forme de despotisme moderne, où les décisions les plus contestables ne pourront plus être freinées par le pouvoir judiciaire.
Il est crucial que les défenseurs des libertés, aux États-Unis comme ailleurs, prennent la mesure de ce recul historique. Car en affaiblissant le rôle des juges, c’est toute la mécanique démocratique qui vacille. Aujourd’hui, ce sont les migrants, les journalistes, les militants et les opposants politiques qui risquent d’en faire les frais. Demain, ce pourrait être l’ensemble de la société civile, réduite au silence face à un exécutif devenu tout-puissant.
En somme, la décision de la Cour suprême américaine n’est pas un simple épisode juridique. C’est un basculement. Une victoire pour Trump et ses partisans, certes. Mais surtout une défaite cinglante pour la démocratie, l’état de droit et la paix mondiale. Le monde ne peut se permettre un second mandat de Trump débridé. Car, cette fois, les freins ont sauté. Et les conséquences pourraient être irrémédiables.
J.H.
Vers la construction de trois silos de grande capacité : 120 millions de dinars pour augmenter les réserves…
Par Hassan GHEDIRI
L’Office des céréales construira trois nouveaux silos afin de consolider la résilience du pays face aux fluctuations des prix et aux difficultés d’approvisionnement.
Après une longue et pénible succession d’épisodes de sécheresse qui a fait perdurer, insupportablement, les périodes de vaches maigres, la récolte de cette saison s’annonce enfin encourageante. L’État, qui a dû puiser dans des caisses déjà asséchées pour importer les besoins en blé, espère voir ses dépenses à l’importation diminuer. Il table sur une moisson suffisante pour alléger, ne serait-ce qu’un peu, le lourd déficit de la balance commerciale alimentaire. Mais quelle que soit la quantité récoltée cette année, la Tunisie continuera à subir les tensions des marchés internationaux et l’instabilité des cours mondiaux, tant que des solutions structurelles durables ne sont pas mises en place. En ce sens, l’État prévoit d’investir dans de nouvelles installations de stockage pour augmenter sa capacité de réserve stratégique, étape essentielle vers une meilleure autonomie alimentaire.
Cette problématique a déjà été abordée dans un article du Quotidien publié en janvier dernier. Nous y évoquions alors que la bonne moisson attendue cette année dans la filière des grandes cultures, en particulier les céréales, ne devait pas faire oublier une lacune structurelle majeure : l’insuffisance chronique des capacités de stockage. Bon an, mal an, la Tunisie se heurte aussi bien à la gestion des pénuries qu’à celle de l’abondance. Une contradiction récurrente, révélatrice des failles logistiques dans la chaîne de valeur céréalière.
Outre la vulnérabilité climatique, marquée par une aridité persistante dans un pays où près de 95 % des cultures céréalières dépendent exclusivement de la pluie, la faiblesse des capacités de stockage constitue un frein sérieux. Elle empêche la constitution de réserves suffisantes, capables de réduire l’impact des fluctuations des prix internationaux et de sécuriser les approvisionnements en période de crise.
Pour se prémunir contre les crises et mieux gérer les tensions extérieures, il devient indispensable non seulement d’augmenter la capacité de production nationale, mais aussi, et surtout, de consolider les réserves stratégiques. Cette priorité fait aujourd’hui consensus à l’échelle mondiale. En témoigne un rapport conjoint publié en mai dernier par la Banque mondiale, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ce rapport souligne que les perturbations mondiales et locales dans l’approvisionnement alimentaire sont devenues plus fréquentes et plus prononcées.
Tensions
Depuis la flambée des prix alimentaires de 2007-2008, les restrictions à l’exportation de denrées de base se multiplient en période d’inflation, accentuant la vulnérabilité des pays importateurs. En raison des tensions géopolitiques persistantes, le commerce international peine à amortir rapidement les chocs. La constitution de stocks stratégiques est donc devenue un levier essentiel, notamment pour les pays dépendants des importations et exposés au stress hydrique, comme la Tunisie.
Dans cette perspective, le ministère de l’Agriculture table, pour la campagne 2024/2025, sur une production céréalière estimée à 15 millions de quintaux, soit 1,5 million de tonnes. Au 25 juin, environ 6,7 millions de quintaux avaient déjà été collectés à l’échelle nationale. Cette récolte devrait contribuer à réduire partiellement la dépendance à l’importation, notamment pour l’orge et le blé dur. Mais il faut rappeler que les besoins annuels en céréales de la Tunisie s’élèvent environ 30 millions de quintaux. Lors des campagnes passées, marquées par des excédents, de lourdes pertes ont été enregistrées à cause des défaillances dans la logistique de collecte, de transport et de stockage. Ces pertes évitables ont souligné la nécessité d’investir dans des infrastructures modernes, adaptées à une gestion plus efficace de la production nationale. Pour remédier à ces lacunes, l’État entend renforcer le dispositif national de stockage par la construction de trois nouveaux silos d’une capacité totale de 120 000 tonnes. L’Office des céréales, en charge de la gestion du parc national des silos, bénéficiera d’un fonds spécial de 205 millions de dinars pour financer ce projet structurant, à réaliser sur deux ans.
H.G.
Festival de l’épervier d’El Haouaria : La tradition préservée et célébrée
Par Imen Abderrahmani
Depuis hier et jusqu’au 29 juin, la ville d’El Haouaria (Nabeul) célèbre l’art de la fauconnerie. Une tradition transmise d’une génération à une autre qui a traversé le temps devenant la fierté de la région.
Située à l’extrémité du Nord-est du Cap-Bon, à l’entrée du Golf de Tunis, El Houaria est renommée par ses eaux cristallines, ses plages encore vierges et surtout sa verdure. Un petit paradis pour les festivaliers et également pour les écologistes qui espèrent que cette région ne sera pas touchée par l’urbanisation massive et que les structures touristiques ne deviennent plus une source de pollution et de menace pour tout l’écosystème. D’ailleurs, son emplacement géographique et ses montagnes verdoyantes ont fait d’El Haouaria un refuge de prédilection pour de nombreux oiseaux migrateurs.
Surnommée par les Romains Aquilaria qui veut dire le « pays de l’aigle », El Haouaria est réputée par sa riche et longue tradition dans le dressage des faucons et des éperviers. Art ancestral pratiqué depuis l’antiquité, en témoignent de nombreuses mosaïques de la collection du Musée national du Bardo, la fauconnerie est pour les habitants d’El Haouaria une source de fierté. Ainsi pour préserver ce savoir-faire de l’oubli et de la marginalisation, pour encourager les jeunes à s’impliquer, un festival a été créé, en 1967, déjà plus d’un demi-siècle pour célébrer cet héritage.
La 56ème édition de ce festival qui, à ses débuts, a été nommé le « festival des chasseurs », s’inscrit dans la continuité avec les précédentes éditions, faisant de ce rendez-vous un point de rencontres de différentes générations de dresseurs de rapaces qui sont généralement de la ville d’El Haouaria ou de la ville de Hammam El Ghezaz.
Organisé par l’Association régionale des fauconniers du gouvernorat de Nabeul El Haouaria, qui joue un rôle crucial dans la préservation et la transmission de ce patrimoine immatériel, le «Festival de l’épervier d’El Haouaria» a démarré hier. La compétition entre les différents dresseurs des rapaces constitue le point fort de cet évènement et de cette manifestation qui continue à faire de la résistance, en l’absence d’un vrai budget, permettant d’enrichir la programmation et de s’ouvrir sur d’autres horizons.
Une projection d’un film racontant cet héritage socio-culturel est à l’affiche de cette édition dont la clôture se démarque toujours par une cérémonie de remise des prix aux meilleurs fauconniers.
De père en fils
Ainsi, et comme le veut la tradition, une exposition photographique documentaire rappelant l’histoire du festival et également ces chasseurs qui ont marqué les mémoires par leur savoir-faire est au menu du festival. Au club des fauconniers, les dresseurs se donnent chaque jour rendez-vous, avec l’espoir d’être élu, par le jury, « Le meilleur fauconnier ». Titre qui vaut de l’or pour les familles à El Haouaria comme à Hammam El Ghezaz. Il y a de quoi !
Dans ces deux villes et surtout à El Haouaria, de nombreux enfants grandissent en observant au quotidien, chez eux, les adultes, surtout le père, le grand-père ou l’oncle prenait soin de son « sef » (épervier) ou de son « borni » (faucon pèlerin). Cet enfant grandit avec l’espoir de pouvoir un jour avoir son propre rapace, et rejoindre le monde des grands, allant sur les traces de leurs pères.
« Le rôle du père est central dans ce processus de transmission. Il initie ses enfants à l’art de la fauconnerie en leur transmettant les savoirs et les compétences qu’il a lui-même acquis. Dès leur jeune âge, il veille à leur inculquer l’amour du faucon, les associe aux soins de l’animal, puis les encourage à l’accompagner lors des sorties de chasse. Peu à peu, les enfants participent activement à l’observation des techniques de capture, à la pose des filets et à la préparation des postes de chasse, jusqu’à ce qu’ils atteignent la maturité nécessaire pour pratiquer la fauconnerie de manière autonome », lit-on dans la fiche de l’Institut national du patrimoine (INP), réalisé dans le cadre de l’inventaire du patrimoine immatériel.
Pour une inscription sur la liste de l’UNESCO
D’ailleurs, dans cet ordre d’idées et dans le cadre des préparatifs du dossier pour inscrire ce savoir-faire sur la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO, une conférence scientifique est prévue, aujourd’hui, à partir de 10h00, au Club des fauconniers, avec comme thème « Les connaissances, compétences et traditions liées à l’art de la fauconnerie à El Haouaria, de l’échelle locale à l’échelle mondiale ». Cette conférence avec l’exposition photographique constituent l’un des éléments du dossier qui sera déposé auprès de l’UNESCO et qui permettra à la Tunisie de rejoindre ces pays qui ont déjà inscrit la fauconnerie en tant que patrimoine humain vivant, depuis 2021, sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Ces pays sont : les Émirats arabes unis, l’Autriche, la Belgique, la Croatie, la Tchéquie, la France, l’Allemagne, la Hongrie, l’Irlande, l’Italie, le Kazakhstan, la Corée, le Kirghizistan, la Mongolie, le Maroc, les Pays-Bas, Le Pakistan, la Pologne, le Portugal, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Slovaquie, l’Espagne et la Syrie.
I.A.
Une présence estivale inégalée, partout et pour tous
« Sifek Validé » c'est aussi l'engagement de l'opérateur à demeurer présent dans la mémoire collective à travers notamment son hymne estival aux sonorités légères et entraînantes, inspirées du registre musical afro-tunisien et qui reprend avec une pointe d'humour et de modernité nos codes culturels durant l'été.
Que vous soyez Tunisien, vacancier ou touriste, la chanson Sifek Validé EST UNE INVITATION à s'imprégner de l'ambiance de l'été ... made in TT !
Pensée comme un clin d'œil à notre culture et nos références, cet hymne capture en effet l'énergie, l'humour et la spontanéité des vacances, tout en célébrant une Tunisie joyeuse, vivante et toujours connectée.
Toute la poésie du monde avec Gaza
« Ecrire et lire des poèmes ne suffira pas à éteindre la guerre à Gaza ni à empêcher l’extermination du peuple palestinien. Mais cela s’inscrit dans la trame d’une révolution poétique mondiale, destinée à secouer l’esprit confus de notre espèce et à la ramener vers les grands idéaux oubliés de l’Humanité… Et si les peuples du monde sont convaincus qu’ils continueront à défendre l’esprit humain et à poursuivre le rêve de vivre en paix, il est tout aussi vrai que la poésie, voix de l’Humanité, incarne ce rêve », ce sont quelques extraits de la Déclaration du comité de coordination du Mouvement Poétique Mondial (World Poetry Movement WPM), dans le cadre de l’appel lancé aux poètes du monde entier pour une vaste mobilisation poétique « Le Chant d’amour du monde pour Gaza ».
Prévue aujourd’hui et demain, cette action en ligne rassemblera 170 poètes issus de 110 pays, dont la Tunisie, pour une série de lectures poétiques des quatre coins du monde. Cette initiative du WPM, présidé par le poète, journaliste et éditeur colombien Fernando Rendón, se veut d’une ampleur sans précédent, tant par sa portée organisationnelle que par son impact symbolique et humain.
Trois poètes pour représenter la Tunisie
Dans cet élan poétique de solidarité, l’événement prend forme grâce à l’engagement de 76 coordinateurs mobilisés aux quatre coins du monde. Contacté par l’agence TAP, Radhouane Ajroudi, coordinateur du WPM en Tunisie, a précisé que trois poètes ont été choisis par le Mouvement poétique mondial pour représenter chaque pays. Pour la Tunisie, il s’agit de Ahmed Zaabar, poète vivant à Londres, de la poétesse Faten Guemri et du poète Radhouane Ajroudi.
Les lectures, enregistrées sous forme de vidéos sous-titrées en anglais et en espagnol, seront diffusées en ligne à partir du 28 juin à 14h00 GMT depuis Medellin (Colombie), via les réseaux sociaux du mouvement, notamment Facebook et YouTube. Par ailleurs, une quinzaine de poètes de Tunisie, d’Algérie, du Maroc, du Moyen-Orient et du monde arabe participeront à une action nationale en Tunisie, dans le prolongement d’une première initiative organisée en mai dernier baptisée « Toute la poésie du monde avec Gaza », diffusée notamment sur la page du WPM-Tunisia.
Le Mouvement mondial de la poésie se définit comme une coordination internationale rassemblant plus de 2 150 membres, 187 festivals et 118 associations partenaires. Son siège se trouve à Medellín, en Colombie, qui s’apprête à vivre du 5 au 12 juillet 2025 au rythme de la 35ème édition du Festival international de poésie de Medellín, où de nombreux prix seront remis dont le prix « Mahmoud Darwish ».
Le Quotidien avec TAP
LA 5G TT : le futur ici et maintenant
Et si nous sommes parlementaires d'innovation ? Cet été marque également une étape décisive suite au lancement de la 5G TT : Une technologie de pointe, désormais réalité, qui promet plus de vitesse, plus de fluidité et surtout plus de possibilités.
Que vous soyez à la plage, en train de streamer un match ou de partager des souvenirs en temps réel, la 5G TT continue de vous accompagner sans faille !
Cet été ... restez Connectés où que vous soyez avec TT !
Avec cette nouvelle campagne, Tunisie Télécom entend faire bien plus que proposer des offres commerciales, Elle tend à rappeler une promesse concrète : celle d'être l'indéfectible allié de vos communications, vos événements et vos moments forts ...
Grâce à son réseau performant, ses offres mobiles et internet variés, ses services en constante diversification ainsi que sa présence remarquée dans les grands rendez-vous culturels et sportifs, Tunisie Télécom s'inscrit pleinement dans le quotidien des Tunisiens.
Votre été 2025 est validé ... grâce à TT !
Évasion, expériences et partage ont de tout de temps été les maîtres mots de notre saison estivale... Mais aujourd'hui, peut-on vraiment imaginer un « été réussi » sans une connexion fluide, des services accessibles et un réseau sur lequel compter ?
C'est dans ce contexte et cette dynamique que l'opérateur national dévoile aujourd'hui sa campagne estivale 2025 sous le nom à la fois évocateur et affirmé Sifek Validé.
Coupe du monde des clubs : Des affiches alléchantes au programme des huitièmes
Par Jamel Belhassen
Cette joute mondiale à 32 clubs continue à susciter un engouement populaire à travers les villes américaines et partout dans le monde du foot. Après un premier tour marqué par l'efficacité offensive et la présence de centaines de milliers de spectateurs, place maintenant aux huitièmes de finale qui proposent des affiches alléchantes à l'instar de Flamengo- Bayern Munich ou Benfica-Chelsea ou encore Réal Madrid-Juventus. Voici, en détails le programme de toutes les rencontres.
Samedi 28 juin
17h Palmeiras- Botafigo
21h Benfica- Chelsea
Dimanche 29 juin
17h PSG- inter Miami
Lundi 30 juin
20h Inter Milan- Fluminense
Mardi 1er Juillet
21 h Man City- Al Hilal
0200h Réal Madrid- Juventus
Mercredi 2 juillet
0200 h Borrussia Dortmund-CFMonterrey
J.B.
Tournoi de Wimbledon : Ons Jabeur face à la Bulgare Victoriya Tornova au premier tour
La Tunisienne Ons Jabeur, 59 au classement WTA retrouve à partir de ce lundi le tournoi de Wimbledon où elle a atteint en 2022 et 2023 la finale. C'est dire qu'il s'agit pour elle d'un rendez-vous symbolique qui pourrait constituer un retour au premier plan après une longue période de disette qui a précipité sa degringolade de la seconde place du classement à la 58e aujourd'hui. Au premier tour, elle croisera le fer, lundi, avec la Bulgare Victoriya Tornova, 81e. Voilà une belle occasion pour Ons d'entrer de plain-pied dans cette joute sur gazon. Nous lui souhaitons beaucoup de chance car il pourrait s'agir là d'une dernière occasion pour retrouver le standing qui a été le sien il y a quelques années. Pour peu qu'elle fasse preuve de concentration et de force mentale pour résister face aux difficultés devant des adversaires de taille.
J.B.
Horaires de Tunisie Telecom durant la période estivale
Tunisie Telecom informe son aimable clientèle que l'horaire administratif pour la période estivale 2025 est fixé comme suit :
- Les espaces commerciaux seront ouverts au public de 7h15 à 13h00 du lundi au jeudi et le vendredi de 7h15 à 12h00 et de permanence le samedi de 7h15 à 11h15.
- Les centres d’appels assureront les différents services tout au long de la journée (24h/24h) et 7 jours sur 7.
- Les services administratifs seront ouverts de 7h00 à 13h45 du lundi au jeudi et le vendredi de 7h00 à 12h45 et en permanence le samedi de 7h00 à 12h00.
Victoire de Mamdani dans les primaires de New-York : Les antisionistes propulsés au-devant de la scène politique américaine
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
De New-York à Nice en passant par Londres et Berlin, le vent du changement est en train de se lever sur le monde occidental sensible plus que jamais à la cause palestinienne. L’effet Gaza est-il en passe d’isoler de plus en plus l’entité sioniste?
Les sit-in dans les universités et les manifestations quasi hebdomadaires accompagnées de procès historiques contre les dirigeants sionistes à la Cour pénale internationale à La Haye ont marqué ces vingt mois de guerre génocidaire menée par l’armée sioniste contre le peuple palestinien enclavé dans la bande de Gaza. Vingt mois de guerre qui ont marqué radicalement l’opinion publique occidentale qui a découvert le vrai visage du sionisme incarné par Benyamin Netanyahou. Et avec l’exploit réalisé par le représentant du camp progressiste au sein du parti Démocrate, Zohran Mamdani, qui fait figure de favori pour l’élection au poste de maire de New-York, qui aura lieu en novembre prochain, après avoir battu lors d’une primaire l’ancien gouverneur de l’Etat, Andrew Cuomo, certains observateurs n’hésitent pas à évoquer un changement politique dû à cette guerre génocidaire à Gaza.
En effet, l’activiste Houssine Chalghaf estime que «Zohran Mamdani, un député âgé de 33 ans, sera le candidat démocrate à la mairie de New York, entrant ainsi dans l’histoire en tant que premier candidat musulman. Sa victoire sur le maire actuel, autrefois figure dominante de la politique de l’Etat, marque un tournant pour les progressistes et signale un changement du centre de gravité politique de la ville. Certes, le soutien résolu de Mamdani aux Palestiniens et ses critiques à l’égard d’Israël l’ont mis en porte-à-faux avec la majeure partie de l’establishment démocrate, mais cela montre qu’un renouveau politique est en train de voir le jour aux USA».
Vent du changement…
Ce qui est intéressant également dans le parcours de Mamdani est que pour la première fois dans l’histoire des USA un homme politique présente un projet de loi visant à mettre fin à l’exonération fiscale des organisations caritatives new-yorkaises ayant des liens avec les colonies israéliennes qui violent le droit international en matière de droits de l’homme. Il a également déclaré qu’il pensait que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, devait être arrêté.
Selon notre interlocuteur Houssine Chalghaf : «Décidément, l’effet Gaza est à l’origine de ce changement. L’autre jour, l’analyste Mustapha Benfodhil écrivait dans ce sens que tout porte à croire que l’opinion publique occidentale est en train de basculer en faveur des Palestiniens, après des mois d’une campagne militaire dévastatrice. Et cet élan est porté par la jeunesse, comme en témoigne l’embrasement spectaculaire des campus américains en soutien à Ghaza, suivis par les universités européennes, notamment en France, où les comités pro-Palestiniens de Sciences Po Paris et de la Sorbonne ont emboîté le pas aux insurgés des universités de Columbia et UCLA». Et d’ajouter: «Aussi, la spécialiste du Moyen-Orient, Isabel Ruck, s’est interrogée si la guerre menée par Israël contre Gaza sera-t-elle vue par nos descendants comme un échec moral de la communauté internationale? Restera-t-elle dans l’histoire comme le point de bascule où, au nom de la sécurité d’un État, le droit international et la protection des civils ont été remplacés par la destruction pure et simple? Cette guerre au Moyen-Orient n’est pas un simple conflit militaire mais porte aussi un enjeu de justice et de solidarité humaine. La passivité internationale et le consentement implicite à l’injustice reflètent une faillite morale profonde, mettant en lumière une incapacité générale à répondre efficacement aux injustices mondiales, en particulier lorsqu’elles touchent des populations marginalisées».
M.B.S.M.















