Editorial : Un redéploiement vital…
Par Chokri Baccouche
A compter du 1er août prochain, les Etats-Unis vont imposer un droit de douane de 25% pour tous les produits en provenance de la Tunisie. Cette décision vient d’être signifiée par le président américain Donald Trump dans une lettre officielle datée du 7 juillet adressée au chef de l’Etat, Kaïs Saïed. Le courrier au ton direct et ferme fait partie d’une série de correspondances similaires adressées à d’autres pays concernés. Selon Donald Trump, cette décision vise à rééquilibrer une relation commerciale jugée désavantageuse pour les Etats-Unis. Le président américain pointe du doigt les politiques tarifaires et non tarifaires tunisiennes, ainsi que les barrières au commerce, accusées d’avoir contribué à « des déficits commerciaux persistants » au détriment des intérêts américains. La lettre précise que cette nouvelle taxe s’appliquera à tous les produits tunisiens, en plus des droits sectoriels existants. Les marchandises transbordées pour échapper à ces nouveaux droits seront également concernées. Alternant la carotte et le bâton, la Maison Blanche propose dans la foulée une alternative et pourrait lever ces taxes «si des entreprises tunisiennes choisissaient d’investir directement sur le sol américain en y produisant leurs biens. La lettre met en garde néanmoins contre d’éventuelles mesures de rétorsion de la part des autorités tunisiennes. Elle précise en effet que «toute augmentation des droits de douane tunisiens serait automatiquement répercutée sur les produits tunisiens exportés vers le marché américain, en s’ajoutant au taux de 25% déjà annoncé ». Last but not least, Trump dit qu’il pourrait être amené à réviser cette décision à condition que la Tunisie « ouvre ses marchés jusque-là fermés » et supprime ses « politiques tarifaires et non tarifaires ».
Bref, les Etats-Unis entrent brutalement dans le vif du sujet et mettent à exécution ce que le président américain avait déjà annoncé il y a un peu plus de deux mois. Les produits tunisiens seront taxés à hauteur de 25% et c’est à prendre ou à laisser. Le textile, l’agroalimentaire, la chimie et la pharmacie sont les principaux secteurs concernés par cette mesure protectionniste américaine. Ils vont donc coûter plus cher à l’entrée sur le marché U.S, chose qui va réduire logiquement et inévitablement leur compétitivité par rapport à la concurrence. Le plus troublant dans cette affaire, c’est que les autorités tunisiennes ne semblent pas avoir pris au sérieux la surtaxe annoncée par Washington. Aucune réaction n’a été en effet enregistrée contrairement à d’autres pays qui ont pris l’initiative de multiplier les contacts et les missions afin de défendre leurs intérêts. Ce qu’il faut saisir à ce propos, c’est qu’il ne s’agit plus seulement d’un différend commercial dans la mesure où le véritable enjeu porte sur la place de la Tunisie dans l’ordre économique mondial qui connait forcément aujourd’hui des remous spectaculaires. Sans rentrer trop dans les détails, on ose espérer que nos responsables ont déjà pensé à une alternative susceptible de préserver nos intérêts dans ces bouleversements profonds qui secouent la sphère commerciale mondiale.
La guerre commerciale décrétée tambour battant par Donald Trump sur fond d’un protectionnisme exacerbé s’inscrit en réalité droit dans le fil de la course effrénée pour le leadership mondial à laquelle se livrent les grandes puissances. Plus pragmatique, le géant chinois s’est révélé être un fin stratège. Au moment où l’Amérique de Trump dégaine à tout va et tire à vue, commercialement parlant, sur tout ce qui bouge, y compris sur ses alliés les plus proches en augmentant considérablement ses redevances douanières, Pékin joue la séduction. Les autorités chinoises viennent en effet d’annoncer la suppression des droits de douane sur les importations en provenance de 53 États africains souverains, une mesure qui promet d’accroître significativement le potentiel commercial du continent tout en renforçant l’influence de Pékin en Afrique. Ce geste, dévoilé la semaine dernière, marque un tournant majeur dans la stratégie économique et diplomatique de l’Empire du milieu. Cette nouvelle politique zéro tarif s’étend bien au-delà du précédent engagement pris en 2024, qui concernait 33 pays considérés comme les moins développés. Elle balise le terrain à un repositionnement majeur sur l’échiquier international qui risque de réduire le levier américain et de redessiner les alliances mondiales en faveur de Pékin.
Outre la suppression des droits de douane, la Chine prévoit également d’accompagner les économies africaines les plus fragiles avec des mesures facilitant l’accès au marché, les contrôles sanitaires et le dédouanement. Ces initiatives visent à renforcer la capacité exportatrice des pays africains, déjà largement présents sur le marché chinois. À plus long terme, cette dynamique pourrait entraîner un déclin de l’influence américaine en Afrique. Les dirigeants africains pourraient se rapprocher davantage des positions chinoises sur la scène internationale, réduisant ainsi la portée des initiatives occidentales telles que les régulations commerciales ou les sanctions. Le projet pharaonique chinois de la « Route de la soie » est déjà en marche. La recomposition en cours de la carte commerciale mondiale doit inciter nos gouvernants à prendre impérativement le train en marche. Un redéploiement fondé sur l’établissement de nouvelles relations de partenariat est plus que nécessaire pour préserver les intérêts de notre pays et ouvrir de nouvelles perspectives « au made in Tunisia » dans un environnement économique mondial de plus en plus instable et qui fait peu de cas aux retardataires et aux vulnérables…
C.B.
International Tunisia Rap Tour Festival : rendez-vous à Monastir du 17 au 27 août
Le ministère des Affaires culturelles a annoncé l’organisation du 17 au 27 août de la première édition de l’ « International Tunisia Rap Tour Festival », au Ribat de Monastir. Les préparatifs de cette première édition ont fait, hier, l’objet d’une réunion présidée par la ministre des Affaires Culturelles, Amina Srarfi, en présence des membres du comité artistique et de plusieurs cadres du ministère.
Le coup d’envoi de ce festival sera donné à Monastir. Chaque année, une nouvelle région de la République accueillera ce festival, dans le cadre d’une politique culturelle fondée sur le principe de la décentralisation, visant à encourager la diversité artistique et à offrir un espace d’expression et de créativité aux jeunes talents, peut-on lire dans le communiqué de presse du ministère.
La même source précise que lors de cette réunion, le comité artistique a présenté les différents aspects organisationnels et artistiques du festival, notamment la structuration de la programmation et la répartition des concerts, le choix des artistes tunisiens et internationaux participants, ainsi que les dispositions techniques, logistiques et médiatiques.
Une conférence de presse officielle est prévue dans les prochains jours pour annoncer les détails de la première édition du festival ainsi que sa programmation définitive, incluant la liste des artistes participants.
Iqbal Naeem, une icône du théâtre irakien et arabe s’en va
Le Syndicat des artistes irakiens a annoncé, aujourd’hui le mercredi 9 juillet 2025, le décès de l’actrice irakienne et metteure en scène Iqbal Naeem à l’âge de 67 ans.
Amie de la Tunisie, et surtout des Journées théâtrales de Carthage (JTC), Iqbal Naim est l’une des voix féminines majeurs du théâtre arabe.
La défunte a collaboré avec de nombreuses troupes de théâtre locales, telles que le Théâtre artistique moderne et le Théâtre populaire, avant de rejoindre la Troupe nationale de théâtre. Elle a également mis en scène de nombreuses pièces qui ont été primés lors de festivals locaux, arabes et internationaux, représentant l’Irak. Parmi les plusieurs distnictions qu’elle a reçu nous citons : le prix de la meilleure actrice pour la pièce « Al-Rahn » (Le Gage) du Centre irakien du théâtre en 1985, le prix de la meilleure actrice dans un second rôle pour la pièce « Mille souhaits et un souhait » en 1987, le prix de la meilleure œuvre complète pour « L’hymne de la chaise berçante » aux Journées théâtrales de Carthage en 1987, ainsi que les prix de la meilleure mise en scène, interprétation et costumes pour « La plume dorée » au Festival jordanien du théâtre pour enfants en 2002.
Elle a travaillé aux côtés des plus grands metteurs en scène irakiens, notamment Dr. Awni Karoumi, Dr. Salah Al-Qasab, Aziz Khayoun et Dr. Fadel Khalil.
Parmi les nombreuses pièces qu’elle a présentées, on peut citer : « Le fil à prisme » (1987), « Aux sommets de l’amour », « Sidra », « Eurostrats » — mises en scène par Fadel Khalil — ainsi que « Je m’excuse, professeur, ce n’était pas mon intention ».
Elle a également joué dans plusieurs films, dont « Amour à Bagdad » et « Six sur six », et a participé à de nombreuses œuvres dramatiques à la télévision et à la radio.
Imen.A.
Fluminense- Chelsea (0-2) : Deux superbes buts de Joao Pedro envoient les Blues en finale
Par Jamel Belhassen
Bourreau de son ancien club, Fluminense, Joao Pedro a été le héros de cette demi-finale au grand bonheur des Blues.
Jouée au Metlife stadium au New Jersey , plein comme un œuf, la première demi-finale entre Fluminense et Chelsea a été marquée par la supériorité des camarades de Palmer. Les Brésiliens disposés en 3-5-2 ont pris les devants d'entrée face aux Anglais qui ont opté pour le 4-1-3-2. Le match a pris son envol à la (18e) sur un tir enveloppé splendide de Joao Pedro qui ne laissa aucune chance au gardien bresilien Fabio. La réaction des camarades de Thiago Silva ne s'est pas faite attendre mais le tir de Arias a été sauvé sur la ligne par Cuculrella( 27e). A la 35e, penalty pour Fluminense pour faute de main mais après consultation de la VAR, la sentence a été annulée. Les Blues qui possèdent le ballon ( 60% contre 20%) ratent le second but par Neto (45+2e). Après la pause, Palmer et consorts poursuivent leur ascendant face à des Brésiliens qui ont du mal à exprimer leur meilleur football. Et c'est dans la logique des choses que le même Joao Pedro, formé à Fluminense. ajoute un second but aussi beau que le premier (2-0) à la (56e). Les Blues ne lâchent pas prise et se créent d'autres occasions de buts dans une défense adverse ballottée. Les efforts des Cariocas pour revenir dans le match vont s'avérer vains. Les Blues tiennent le bon bout et filent en finale où ils rencontreront le vainqueur entre PSG et Réal Madrid qui s'affrontent ce mercredi soir.
J.B.
Festival international de Carthage 2025: Le programme
Vingt-et-un spectacles dans divers genres artistiques dont 9 tunisiens sont au line-up du Festival international de Carthage (FIC) qui se déroulera sans sa 59ème édition du 19 juillet au 21 août 2025 à l'Amphithéâtre romain de Carthage.
Dévoilé mardi sur la page facebook du Festival, le programme de cette édition 2025 présente une sélection de spectacles représentant la Tunisie (9), le Liban (5), la France (2), la Palestine (2), l'Egypte (1), les Emirats arabes Unis (1) et la Jamaïque (1).
Organisé par l'Etablissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles et Artistiques (ENPFMCA) relevant du ministère des Affaires Culturelles, ce rendez-vous artistique annuel propose une programmation axée sur la musique et ouverte sur le théâtre, le cinéma, le ballet et les arts de la scène.
Voici le programme complet de la 59ème édition du FIC :
Samedi 19 juillet : "Men kaa el khabia" de Mohamed Garfi (Tunisie)
Dimanche 20 juillet : "Tapis Rouge 2" de Riad Fehri (Tunisie)
Mardi 22 juillet : "Binomi S+1" d'Aziz Jebali (Tunisie)
Vendredi 25 juillet : Latifa Arfaoui (Tunisie)
Samedi 26 juillet : Ibrahim Maalouf & The trumpets of Michel-Ange (Liban)
Dimanche 27 juillet : "Pour Gaza" de Mohamed Assaf (Palestine)
Lundi 28 juillet : Soirée Tunisienne (Tunisie)
Mercredi 30 juillet : Nassif Zeytoun (Liban)
Jeudi 31 juillet : Hélène Ségara (France)
Vendredi 01 juillet : La Nuit des Chefs (Tunisie)
Samedi 02 Août : Nancy Ajram (Liban)
Dimanche 03 Août : "Sur la route enchantée" de Chantal Goya (France)
Mardi 05 Août : Marwan Abdelhamid alias Saint Levant (Palestine)
Vendredi 08 Août : "Imagine" de Karim Thlibi (Tunisie)
Samedi 09 Août : Najwa Karam (Liban)
Lundi 11 Août : Folklore (Tunisie)
Mercredi 13 Août : Sophia Sadok (Tunisie)
Samedi 16 Août : "Soirée Om Kalthoum" avec May Farouk (Egypte)
Dimanche 17 Août : KY-Mani Marley (Jamaïque)
Lundi 18 Août : Adam (Liban)
Jeudi 21 Août : Ahlam (Emirats Arabes Unis)
EST : reprise des entraînements et stage à Tabarka du 20 au 27 juillet
Par Jamel Belhassen
Les balles ont roulé de nouveau, hier, dans le fief du champion sortant , l'Espérance de Tunis. Il s'agit là de la première partie de la préparation à la nouvelle saison 2025-2026. L'effectif présent à cette séance était amputé de la majorité des joueurs qui ont pris part à la coupe du monde des clubs et qui ont droit àun repos supplémentaire. En contrepartie, on a enregistré la présence des nouvelle recrues. Ndhal Laifi, Ahmed Bouassida, Boubaker Diakite et Jacques Diarra en attendant la confirmation de l'arrivée de l'ancien lateral droit de TPMazembe , le Mauritanien Ibrahima Keita. Quant à Yacine Meriah, il vient de subir une légère opération et rejoindra le groupe incessamment. Le groupe au complet partira à destination de Tabarka le 20 juillet pour un stage de sept jours qui comprendra deux rencontres amicales ,une première contre le club algérien de Belouizdad et une seconde face au club égyptien de Masri de Port Said.
J.B.
FTF : Programme de la super coupe de Tunisie 2025
La FTF vient de communiquer le programme de la super coupe de Tunisie 2025. Comme L'Espérance de Tunisie a remporté le championnat et la coupe de Tunisie, il a été décidé d'organiser un match barrage entre le Stade Tunisien , finaliste, et l'USMonastir, classée deuxième en championnat. Ce match se déroulera au stade Taieb Mhiri à Sfax le 27 juillet courant. Le vainqueur sera opposé au détenteur du trophée, L'Espérance de Tunis, le 3 août au stade de Rades. Cette finale de la super coupe précédera le coup d'envoi du championnat de Tunisie 2025-2026 qui sera donné le 8 août.
J.B.
Vers le durcissement des peines à l’encontre des délinquants... : Tout savoir sur le nouveau profil des voleurs
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Alors que les chiffres relatifs aux vols explosent, le législateur opte pour l’endurcissement de la loi pour dissuader les délinquants...
Le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a transféré, jeudi dernier, un projet de loi portant révision de plusieurs dispositions du Code pénal à la Commission de la législation générale. Déposé sous la forme d’un article unique, le texte abroge les articles 261, 262 et 264 du Code pénal et les remplace par de nouvelles dispositions alourdissant les peines liées aux vols. Ainsi, l’article 261 (nouveau) prévoit une réclusion de 15 à 20 ans pour les vols commis dans les circonstances 1, 2 ou 5 prévues à l’article 260. Alors que l’article 262 (nouveau) prévoit une réclusion de 12 à 15 ans si les conditions 3 ou 4 de l’article 260 sont réunies. L’autre article concerné par cette réforme est l’article 264 (nouveau) qui prévoit une peine de 5 ans d’emprisonnement et une amende de 2.000 dinars pour tout vol ou détournement ne relevant pas des articles 260 à 263.
Dans l’exposé des motifs, les députés à l’origine de l’initiative estiment que la forte progression des vols violents — imputée notamment à la «laxicité» des sanctions actuelles — impose une politique de dissuasion renforcée. Ils appellent à un plan national multidimensionnel, «au-delà du seul aspect pénal», incluant volets culturel, médiatique, éducatif et de développement, lit-on dans un communiqué publié par l’ARP. «Les auteurs du texte répondent ainsi aux appels répétés réclamant un durcissement des peines face à la recrudescence des vols et agressions qui «menacent les biens, la sécurité publique et la sérénité des citoyens dans la rue, les transports et les espaces collectifs», rapporte une dépêche de l’agence TAP. Ils soulignent enfin que « face à l’évolution du contexte social», il demeure nécessaire de repenser la politique pénale tunisienne, en conjuguant prévention et répression, et en ouvrant le débat à de nouvelles pistes de réforme.
Pour certains observateurs, le vol est un moyen de subsistance pour certains cambrioleurs. Ils ne trouvent pas un travail, donc ils passent à l’acte. Pour d’autres voleurs, issus notamment de la classe moyenne, il s’agit, dans pas mal de cas, de vivre une aventure. Les plus avertis reconnaissent qu’en Tunisie, le vol est un art qui est pratiqué avec beaucoup de zèle par certains jeunes désespérés, chômeurs, sans formation, oubliés par tout le monde y compris l’Etat et qui cherchent à assouvir leur besoin à tout prix, mais ce qu’on ignore, c’est que le durcissement de la loi à leur encontre peut être rigoureux quand on met en place une stratégie pour les réhabiliter et éviter tout risque de récidive...
Alarmants
Selon des chiffres publiés par le site Réalité, on compte 4 cas de vols par heure en Tunisie, soit plus de 48 cas chaque jour et 1448 cas par mois. De son côté, la justice a tranché dans 14 245 affaires de vols présumés et 3131 cas de vols qualifiés. Par ailleurs, 17 000 accusés ont comparu devant la justice pour vol. Des chiffres alarmants qui reflètent une réalité sociale effrayante, étant donné que les crimes de vol prennent souvent un tournant dangereux allant jusqu’au viol ou meurtre, sans compter le nombre de braquages commis par un délinquant ou un groupe. Ce fléau a pris de l’ampleur suite au recul du rôle de l’Etat dans la lutte contre la délinquance et le manque d’efficacité de ses institutions dans le maintien de la sécurité, outre le climat d’impunité qui a régné ces dernières années dans le pays.
Interrogé à ce sujet, l’avocat Me Houssem Eddine Ben Atiya nous a indiqué: «Certes, l’endurcissement de la loi est un moyen efficace pour dissuader les délinquants, mais il faut aussi se pencher sur les causes à l’origine de ce fléau. Selon une récente étude élaborée en France, l’économie permet de porter un regard neuf et dépassionné sur l’activité des vols et des cambriolages, condition préalable pour renforcer l’effectivité de la lutte contre ces pratiques illicites.
La répression du vol apparaît, en effet, comme le noyau dur de la protection des biens, catégorie omniprésente dans les pratiques judiciaires depuis le XIXe siècle, renvoyant à une compréhension fonctionnaliste des causes de la délinquance : c’est «l’intérêt qui fonde le vol. Pourtant, ces actes délinquants comportent aussi une part cachée d’illégalismes «expressifs», témoignant de l’insupportable précarité dans laquelle se trouvent ses auteurs, ou bien encore de formes de sociabilité juvénile organisée autour des prédations ». Et d’ajouter : «Bien que leurs causes soient purement sociales, les vols et les braquages reflètent un malaise général assez répandu au sein des classes pauvres d’où l’urgence de l’adoption d’une nouvelle approche de nature à réduire la précarité et les injustices sociales ».
M.B.S.M.
Editorial : Faire d’une pierre plusieurs coups - Par Hassan GHEDIRI
L’Organisation mondiale de la santé espère voir la communauté internationale agir plus drastiquement contre les causes majeures de morbidité dans le monde. Pour ce faire, l’agence onusienne a lancé, la semaine dernière, une initiative internationale destinée à encourager les pays membres à prendre des mesures dissuasives pour juguler la prévalence des maladies chroniques associées à la consommation de produits nocifs. Mardi 2 juillet 2025, l’ambitieuse initiative baptisée « 3 by 35 » a été officiellement dévoilée. Elle consiste à réduire considérablement la consommation de trois produits identifiés comme étant devenus les principaux contributeurs aux maladies aujourd’hui responsables du plus grand nombre de décès et de cas d’invalidité dans le monde : le tabac, l’alcool et le sucre. L’initiative appelle les États à déployer un effort audacieux, en augmentant significativement les prix de ces produits, d’au moins 50 %, afin de réduire leur consommation. Selon l’OMS, une telle augmentation permettrait de sauver près de 50 millions de vies au cours des 50 prochaines années.
Depuis des années, les maladies chroniques sont considérées comme la première cause de décès dans le monde, avec 71% des décès. En Tunisie, ce taux atteint un niveau dramatique: 86% des décès sont imputables à ces maladies. D’après l’OMS, les principaux facteurs de risque sont aujourd’hui clairement identifiés: l’hypertension, le tabagisme et l’hyperglycémie, autrement dit un taux de sucre trop élevé dans le sang. Dans le cas tunisien, les données sont alarmantes. Les statistiques révèlent que 70% des personnes victimes d’une crise cardiaque sont des fumeurs, 40 % souffrent d’hypertension artérielle et 35% sont atteintes de diabète. Le coût de ces maladies ne cesse de croître, avec une prise en charge médicale de plus en plus compliquée, nécessitant des investissements faramineux dans les moyens matériels et humains.
Mais ce fardeau financier s’abat sur un système de santé au bord de l’effondrement. En Tunisie, le secteur est au bout du souffle : manque criant de financement, fuite hémorragique des médecins et du personnel paramédical vers l’étranger, et un système d’assurance maladie incapable de budgétiser la prise en charge des maladies chroniques. Les chiffres relatifs à cette prise en charge font froid dans le dos. L’évolution inquiétante des dépenses de la CNAM, ainsi que l’augmentation constante du nombre de bénéficiaires pour des affections nécessitant une prise en charge intégrale devraient inciter les autorités à repenser radicalement leurs politiques de santé.
Un document de recherche publié en 2020 par l’Observatoire de la francophonie économique sur les maladies chroniques et les dépenses de la CNAM en Tunisie le confirme : les maladies identifiées par l’OMS comme principales causes de décès consomment aujourd’hui plus de 80 % des fonds alloués à l’assurance maladie. Face à cette spirale, il est devenu impératif de s’attaquer résolument aux causes des maladies chroniques. En rejoignant l’initiative «3 by 35», notre pays pourrait faire d’une pierre plusieurs coups : réduire la morbidité liée à la consommation nocive, désengorger les structures de soins, contenir l’explosion des dépenses de la CNAM et, surtout, réorienter les ressources disponibles vers des investissements utiles et durables dans le secteur de la santé. Voilà les principaux traits d’une vraie politique de santé nationale socialement responsable et économiquement cohérente.
H.G.
L’éditrice franco-tunisienne Elisabeth Daldoul nommée Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres
Fondatrice de la maison d’édition « Elyzad » en 2005, à Tunis, l’éditrice franco-tunisienne Elisabeth Daldoul, et également directrice de cette jolie maison spécialisée dans la littérature francophone, a été nommée par la République française au grade de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.
Née en France d’un père palestinien et d’une mère française, Elisabeth Daldoul grandit à la croisée de trois cultures : celles de ses parents, et celle du Sénégal où elle grandit et où vit la famille de son père. Enseignante, puis journaliste à RFI, elle fonde en 2005 la maison d’édition Elyzad, basée en Tunisie, avec une idée en tête : « faire entendre, au Sud comme au Nord, des voix singulières, d’ici et d’ailleurs, lire le monde dans sa pluralité. » Les éditions Elyzad reçoivent notamment en 2011 le prix Alioune Diop décerné par l’Organisation internationale de la francophonie. La maison a publié Cécile Oumhani, Ali Bécheur, Yamen Manaï, Karim Kattan, Émilienne Malfatto… et Beyrouk. Nombreux sont ses romans primés.
Dr. Habib Gamra décoré de l’Ordre du Soleil Levant
Président du Cours Panafricain de Cardiologie Interventionnelle (PAFCIC) et ancien Chef du département de cardiologie à l'Hôpital Universitaire Fattouma Bourguiba (Monastir), Dr. Habib Gamra vient de recevoir « l’Ordre du Soleil Levant, Rayons d’Or avec Rosette » pour la décoration du printemps 2025, en raison de sa contribution au renforcement des relations entre le Japon et les pays africains, notamment la coopération triangulaire Japon-Tunisie-Afrique dans le domaine de cardiologie.
Durant sa carrière, Dr. Gamra a contribué à diffuser l’utilisation d’une technique d’origine japonaise « Inoue Balloon » pour le traitement des maladies cardio-vasculaires (dilatation mitrale percutanée) en Tunisie et en Afrique.
Cette distinction prestigieuse a été décernée par l'Ambassadeur Osuga au nom de Sa Majesté l’Empereur du Japon ce soir, le 6 juillet, à la Résidence du Japon à Tunis. La cérémonie de la remise s'est déroulée en présence de M. Yano Tetsuro, Président de l’Association de l’Economie et du Développement Africains (AFRECO) et M. Hara Shohei, Senior Vice-Président de la JICA, tous les deux en visite actuellement en Tunisie.
Créé il y a 150 ans (1875), l’Ordre du Soleil Levant symbolise les rayons du soleil levant, irradiant la lumière et la réussite. Cette décoration reflète bien le rayonnement de la médecine tunisienne vers le continent africain.
Le CNCI annonce la suspension provisoire des résultats des travaux de de la commission tuniso-italienne
Le Centre National du Cinéma et de l’Image informe qu’il a été décidé de suspendre provisoirement les résultats des travaux de la commission tuniso-italienne du Fonds d’aide au développement de la coproduction des œuvres cinématographiques tuniso-italiennes. Ces résultats seront republiés une fois les opérations de vérification et d’audit effectuées par les services compétents, notamment en ce qui concerne le respect des conditions d’éligibilité.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’engagement du Centre National du Cinéma et de l’Image à garantir l’égalité des chances et à renforcer la transparence au sein d’un système de gouvernance efficace, contribuant ainsi à instaurer la confiance entre les parties concernées.
Les professionnels et les personnes concernées seront informés de toute évolution en temps utile.
Le Festival international de Carthage (FIC) dévoile son affiche officielle, célébrant « Qart Hadasht »
L’affiche de la 59ème édition prévue du 19 juillet au 21 août 2025 est une création graphique d’Atef Maazouz réalisée à partir d’une calligraphie arabe du calligraphe tunisien Amor Jomni. On y voit la photo d’une femme, de dos, en robe blanche, probablement du temps des Carthaginois, les yeux rivés sur la mer. Sur le fond bleu foncé est inscrit le numéro de cette édition, 59, en blanc, avec une calligraphie arabe, dorée, de « Qart Hadasht », ancienne appellation de la cité antique de Carthage qui signifie « La nouvelle Cité ».
« Les lettres arabes tracent ton nom : « Qart Hadasht – La nouvelle Cité ». Toi qui es matrice et origine, révolution et progrès, rencontre et ouverture, prospérité et culture. Toi, la mère nourricière de ce bleu étendu que tu illumines par des traits traçant ton nom comme une révélation divine, une embarcation venue de loin pour semer une civilisation d’exception », peut-on lire dans le texte publié, lundi en fin d’après-midi, sur la page facebook du festival.
« Entre ce bleu qui s’étend à l’infini et cet arc de triomphe régissent les secrets d’une cité qui se dresse fière et altière, forte de ses légendes et de ses triomphes. Ton regard perçant traverse les secrets d’une autre cité tant chérie et à jamais sienne qui garde toujours son nom, son âme et son essence. Carthage d’hier, celle d’aujourd’hui encore et toujours réinvente le passé et façonne son futur. »
Le Festival international de Carthage se tient chaque année à l’Amphithéâtre romain de Carthage au cœur du site archéologique de Carthage, classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979.
Depuis sa création en 1964, le FIC a toujours constitué une plateforme pluridisciplinaire pour la promotion de la culture et des créations des artistes confirmés et émergents issus des quatre coins du monde. Il propose une programmation axée sur la musique et ouverte sur théâtre, le cinéma, le ballet et les arts de la scène.
Le FIC est organisé par l’Etablissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles et Artistiques (ENPFMCA), relevant du ministère des Affaires Culturelles.
Le programme de cette 59ème édition sera dévoilé lors de la conférence de presse, annoncée pour le jeudi 10 juillet, à 19h00, à l’amphithéâtre de Carthage.
Deux affiches, du suspense et du spectacle en l'air
Par Jamel Belhassen
Fluminense- Chelsea: A chances égales
La coupe du monde des clubs atteint le penultieme tour qui propose aux ferus de beau football deux oppositions de gros calibre. Ce mardi soir à partir de 20h, on aura droit à un choc entre Fluminense, tombeur d'Al Hilal au tour précédent et Chelsea qui monte en puissance d'un match à l'autre. Autant dire que tout pronostic est interdit car la qualification pourra passer d'un camp à l'autre à tout moment tellement les deux écuries ont tous les atouts en main: techniques, physiques et mentaux.
PSG- Réal Madrid: ça va chauffer
Mercredi ,à 20h, la seconde demi-finale opposera le Paris Saint Germain, champion d'Europe 2025 au Réal Madrid qui a tout raté cette saison et qui tient à cette coupe du monde des clubs pour se racheter et prouver à tous qu'il se nourrit de titres. Les Vinicius Junior, Bellingham, Courtois et la nouvelle arme offensive, Garcia ont assez de savoir-faire pour aller au bout de leurs intentions. Ce match mettra Mbappe face ses anciens équipiers du PSG. Le club parisien, champion d'Europe en titre, ne veut pas s'arrêter en si bon chemin. Et les camarades de Hakimi et Dembele qui ont sorti le Bayern , samedi, ont le vent en poupe et cherchent à remporter un autre titre majeur, en un mois et demi. De l'intensité et du suspense en perspective.
J.B.
Molka Ayari,handballeuse au CA, n'est plus !
Victime d'un accident de la route , Kram en compagnie de son père, la joueuse de handball au Club Africain a rendu l'âme ce matin après quelques jours passés entre la vie et la mort. Son père, de son côté est pour l'heure, dans un état critique.
En cette douloureuse circonstance, nous présentons nos sincères condoléances à la famille de Molka Ayari et à toute la famille clubiste et que l'âme de Molka, ravie à la fleur de l'âge, repose en paix.
Nous espérons aussi que son père qui se trouve encore dans une situation délicate sortira indemne après ce tragique accident.















