Festival international de Bizerte : Une place de choix aux artistes tunisiens
Du 15 juillet au 19 août 2025, le Festival international de Bizerte revient avec une programmation riche de 19 spectacles sur 19 soirées, réunissant musique et théâtre.
Rendez-vous estival éclectique, ancré dans sa ville portuaire, qui fait dialoguer les sonorités tunisiennes et internationales, la 42ème édition accorde une place de choix aux artistes tunisiens.
Au total, 15 soirées tunisiennes, dont quatre pièces de théâtre, sont au programme, aux côtés de quatre spectacles dans le cadre de la coopération internationale aux couleurs du Liban, du Sénégal, de la Syrie et du Canada.
La soirée d’ouverture, prévue pour le 15 juillet, sera marquée par « Rehlet Ajyel » (Périple de générations), une coproduction inédite du festival et de la délégation régionale aux Affaires culturelles.
Le théâtre tunisien sera à l’honneur avec la pièce « Lellahom », interprétée par Rim Zribi et Kaouthar Bardi (19 juillet), « Chikha » portée par le trio Faouzi Ben Gamra, Sofiane Dahech et Mondher Ben Ammar, « Lila Ajab » de Abdelkader Dridi (29 juillet), ainsi que « Big Bossa » avec Wajiha Jendoubi (13 août).
La scène musicale tunisienne s’illustrera avec notamment Zied Gharsa (25 juillet), Amina Fakhet (4 août), Raouf Maher (10 août), Mortadha Ftiti (12 août), Lotfi Bouchnak (15 août) et Balti, qui assurera l’avant-dernière soirée le 17 août. Le spectacle à succès « Ziara » de Sami Lajmi (8 août), sera de nouveau et pour la quinzième fois sur la scène de l’amphithéâtre de Bizerte.
Le catalogue international comporte quatre soirées. Le public aura rendez-vous avec le Libanais Wael Jassar (27 juillet), les rythmes sénégalais de « Good Vibes and Connexion » (28 juillet), le Syrien Al Shami (31 juillet), ainsi que la Chorale du patrimoine oriental du Canada (6 août).
La clôture sera marquée par « Ragouj », une création scénique mêlant théâtre et musique, portée par Abdelhamid et Hamza Bouchnak.
Le programme
15 juillet : « Rehlet Ajyel », production festival de Bizerte (Tunisie)
17 juillet : Spectacle Paparouni Circus « Jungle Book »(Tunisie)
19 juillet : La pièce de théâtre « Lellahom » (Tunisie)
22 juillet : La pièce de théâtre « Chikha » Tunisie)
25 juillet : Zied Gharsa (Tunisie)
27 juillet : Wael Jassar (Liban)
28 juillet : "Good Vibes ans Connexion" (Sénégal)
29 juillet : Comédie musicale "Lila Ajab" de Abdelkader Dridi (Tunisie)
31 juillet : Al Shami (Syrie)
02 août : "Yalla Benzart Tghani" (Tunisie)
04 août : Amina Fakhet (Tunisie)
06 août : La Chorale du patrimoine oriental du Canada
08 août: "Ziara" (Tunisie)
10 août : Raouf Maher (Tunisie)
12 août : Mortadha Ftiti (Tunisie)
13 août : La pièce de théâtre "Big Bossa" de Wajiha Jendoubi (Tunisie)
15 août : Lotfi Bouchnak (Tunisie)
17 août : Balti (Tunisie)
19 août : "Ragouj" (Tunisie)
Festival "Regards des femmes" : Lancement de deux appels à candidatures
Dans le cadre de la sixième édition du Festival International de Film de Femmes « Regards de Femmes » qu'organise la Fédération Tunisienne des Ciné- Clubs (FTCC) du 11 au 15 octobre 2025, deux appels à candidatures sont lancés : l’un pour les différentes sections de la programmation officielle, l’autre pour une résidence d’écriture de scénarios.
La compétition officielle des courts-métrages est ouverte aux films réalisés par des femmes, d’une durée maximale de 30 minutes, produits après le 31 décembre 2023. La sélection hors compétition, quant à elle, concerne des courts, moyens et longs-métrages.
Par ailleurs, une résidence artistique dédiée au développement de scénarios de courts-métrages de fiction ou de documentaires se tiendra à Nabeul. Elle s’adresse aux réalisatrices originaires des pays arabes. Les candidates intéressées sont invitées à soumettre un synopsis ainsi qu’un projet de scénario (deux pages maximum), en format PDF ou Word, accompagnés d’un CV et, si possible, d’un lien vers des œuvres précédemment réalisées.
La date limite de dépôt des candidatures pour l’ensemble de ces programmes est fixée au 15 août 2025 à minuit (UTC).
Premier festival du genre en Tunisie célébrant « le cinéma au féminin », « Regards de Femmes », lancé en 2017, a pour ambition de promouvoir et valoriser le travail des femmes dans les domaines artistiques et culturels, avec une attention particulière portée au secteur audiovisuel et multimédia.
Un code du travail, presque « muet » devant la température extrême : Quand les droits des salariés fondent comme neige au soleil…
Par Hassan GHEDIRI
Quand le mercure s’affole, on a toujours tendance à se réfugier à l’ombre. Ceci n’est toutefois pas toujours garanti pour tous.
Sur les chantiers de construction, dans les champs ou encore sur les quais des ports et dans plusieurs autres métiers, des milliers de travailleurs sont obligés de travailler sous un soleil de plomb. Les conditions du travail par forte chaleur ne sont plus toutefois ce qu’elles étaient il y a vingt ou trente ans lorsqu’ont été établis les règlements régissant la santé professionnelle. Le monde est en surchauffe, la Tunisie l’est encore davantage selon plusieurs études qui démontrent une hausse des températures anormale dans toute la Méditerranée. Ceci dit, le réchauffement climatique n’épargne plus le monde du travail, c’est une réalité à laquelle les législateurs ne peuvent plus tourner le dos. Car, aujourd’hui, aucune indication de température n’est donnée dans le Code du travail au-delà de laquelle le salarié peut cesser son activité en Tunisie.
C’est dans ce contexte que l’Institut tunisien de santé et de sécurité au travail (ISST) a tenu récemment un webinaire consacré à une problématique devenue centrale : le travail en conditions de forte chaleur. Objectif affiché : jeter les bases d’un plan national d’adaptation aux changements climatiques qui réponde aux nouvelles exigences en matière de santé et de sécurité au travail. Cette conférence virtuelle, à laquelle ont pris part plusieurs experts, a permis d’exposer une série de constats désormais incontournables. Car si les températures extrêmes sont en passe de devenir la norme dans le monde, comme ne cessent de l’annoncer les climatologues, cela doit obligatoirement impacter la productivité et transformer les habitudes des travailleurs.
«Alerte rouge»
En Tunisie, comme dans les pays particulièrement exposés à ces bouleversements climatiques, c’est donc toute l’organisation du travail qui doit être repensée. Les intervenants ont ainsi insisté sur la nécessité d’un changement structurel, s’attaquant autant aux aspects techniques (budget, équipements, procédures) qu’aux dimensions culturelles et comportementales des milieux professionnels. Il ne s’agit plus seulement d’adopter quelques gestes-barrières face à la chaleur, mais bien d’engager une révision en profondeur des normes et réglementations encadrant la santé au travail. Et ce, en particulier pour les professions les plus exposées, notamment dans les secteurs du bâtiment et travaux publics, l’industrie et l’agriculture.
Nombreux sont les pays qui ont compris cette nouvelle urgence. L’Espagne, par exemple, a modifié en 2023 son Code du travail afin d’interdire certaines activités extérieures en cas d’alerte rouge à la chaleur. Des mesures de protection renforcées y ont été imposées aux employeurs, avec obligation d’adapter les horaires, de prévoir des pauses à l’ombre et de garantir l’accès à une hydratation suffisante. L’Australie, elle, a intégré le stress thermique comme risque professionnel reconnu dans sa réglementation, obligeant les entreprises à effectuer des évaluations régulières du risque chaleur et à mettre en place des plans de réponse spécifiques dès que certaines températures seuils sont atteintes.
Les experts sont en effet unanimes sur le rôle de la prévention qui ne se décrète pas, mais se planifie et se construit dans la durée, à travers les formations, la communication et l’implication des travailleurs eux-mêmes.
Aujourd’hui, le constat est bel et bien alarmant, et la Tunisie risque de payer le prix fort de son retard en matière de préparation au changement climatique, d’où la nécessité d’engager les réformes réglementaires nécessaires, en commençant par l’élaboration d’un cadre législatif cohérent et contraignant, adapté à la nouvelle réalité climatique. Un cadre qui permette à tous les travailleurs, quel que soit leur métier, d’exercer dans des conditions dignes, sûres et résilientes.
H.G.
Projet de loi visant à sécuriser les plages : A quoi sert la répression en l’absence d’une stratégie de prévention?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le projet de loi visant à renforcer la sécurité des estivants sur les plages et dans les espaces aquatiques ne pourra à lui seul résoudre le problème des noyades en l’absence d’une stratégie de prévention impliquant tous les intervenants…
Alors que le drame de Kelibia, dont la victime est la petite Mariem disparue en mer et retrouvée sans vie deux jours plus tard, fait toujours couler beaucoup d’encre et surtout de larmes, un projet de loi a été soumis au bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) le 3 juillet, et transmis à la Commission de la législation générale visant à renforcer la sécurité des estivants sur les plages et dans les espaces aquatiques. Selon plus d’un observateur, une loi à elle seule ne peut pas résoudre le problème des noyades en l’absence d’une stratégie de prévention et de moyens humains et logistiques nécessaires pour sécuriser nos plages.
C’est du moins l’avis de l’ancien maitre nageur Anis Ouertani, qui nous a confié : « Durant des années, j’ai travaillé en tant que maitre nageur et sauveteur. Je constate aujourd’hui que nous avons beaucoup de retard concernant la sécurité sur les plages. Peut-être que cela s’explique par le manque de moyens, mais aussi par l’absence d’une stratégie claire basée principalement sur la prévention ». Et d’ajouter : « Pour sécuriser les plages, il est crucial de mettre en œuvre une stratégie globale qui englobe la sécurité des baigneurs, la protection de l’environnement et la prévention des risques. Cela passe par la surveillance des plages, l’information du public, l’aménagement de zones de baignade, la lutte contre la pollution et la sensibilisation aux dangers potentiels, comme le préconisent tous les sites spécialisés. Malheureusement, c’est l’anarchie qui règne en maitre sur nos plages avec ces motomarines et autres zodiacs qui représentent un danger pour les baigneurs».
Prévention …
Selon les données de la Protection civile, la Tunisie a enregistré un nombre préoccupant de noyades en trois semaines seulement avec 48 décès. Ces drames se sont multipliés sur les plages les plus fréquentées du pays, notamment à Nabeul, Bizerte, Tunis, Mahdia et Sousse. Selon notre interlocuteur: «La Protection civile tunisienne fait de son mieux pour sécuriser les plages, mais en l’absence de moyens logistiques et humains, seule la sensibilisation du grand public peut réduire les risques». Toujours selon notre interlocuteur: «Il faut respecter les normes internationales en installant des postes de secours et maîtres-nageurs sauveteurs afin d’assurer une présence permanente de sauveteurs qualifiés pour intervenir rapidement en cas de besoin. La mise en place de drapeaux de signalisation avec l’indication des zones de baignade surveillées et les conditions de mer (courants, vagues) est aussi très importante ainsi que l’utilisation des moyens de surveillance adaptés (tours de guet, drones) pour couvrir de vastes étendues de plage. Ainsi, en adoptant une approche globale et coordonnée, les autorités locales et les gestionnaires de plages peuvent mettre en place une stratégie efficace pour sécuriser les plages et garantir la sécurité des usagers tout en préservant l’environnement».
A noter que selon les statistiques de la Protection civile, durant les deux mois de juin et juillet 2024, la Tunisie a enregistré 48 décès par noyade, contre 52 pour la même période en 2023. Pendant la même période, 318 baigneurs ont été secourus en mer, contre 243 l’année précédente. Ces drames sont souvent liés au manque de vigilance des baigneurs, à l’absence de surveillance et aux conditions météorologiques.
M.B.S.M.
Vient de paraître - «Design social et sciences humaines» : Pour une meilleure compréhension du design social et de son apport
Par Imen ABDERRAHMANI
Publié en 2025 aux éditions de l’Académie des sciences, des lettres et des arts «Beït al-Hikma», l’ouvrage apporte des éclairages sur le design social en tant qu’approche et vecteur de transformation sociale, écologique et culturelle. Détails.
«Design social et sciences humaines», une nouvelle publication qui s’ajoute à la bibliothèque de Beït al-Hikma et qui explore le design social comme une approche dans sa relation avec les différentes disciplines des sciences humaines.
Résultant d’un colloque, première en son genre, en Tunisie, qu’a organisé l’Académie, l’ouvrage offre à lire un bouquet d’interventions d’une pléiade d’enseignants et de chercheurs universitaires originaires de Tunisie, de France, de Suisse et d’Italie qui ont essayé de faire dialoguer le design social et les sciences humaines. Le colloque et également l’ouvrage ont tenté de redéfinir le design social, afin de dissiper les flous et les confusions qui circulent à propos de cette approche.
Partant d’une triple question: qu’est-ce que le design social? En quoi cette connaissance théorique et empirique relève-t-elle des sciences humaines? Et comment serait-elle capable de dialoguer avec les sciences de l’Homme et de la société, en les fécondant?
Cet ouvrage collectif réalisé sous la direction de Sayma Bachrouch apporte des réponses à ces questions. Publié en français et comportant 256 pages, l’ouvrage est axé sur deux parties, offrant à lire des interventions de Alessandro Zinna, Annie Gentès, Vincenzo Cichelli et Sylivie Octobre, Michela Deni et Imen Ben Youssef Zorgati qui ont cherché dans l’interdisciplinarité en design, de sa relation avec le faire-culturel et de son apport au bien-être commun.
La 2e partie a été une sorte de réflexions autour du thème «Codesign, usagers et identités collectives». Tant d’expériences ont été ainsi abordées telles que le «Codesigner et les politiques culturelles» en général, et le «Codesigner et les politiques culturelles en Tunisie», «Le codesigner et le patrimoine tunisien» , Le codesigner et l’écotourisme et le développement communautaire en Tunisie» ... Ont participé à ce thème: Sayma Bachrouch, Laure Ciosi, Sana Tamzini et Anis Semlali, Faouzi Mahfoudh, Henda Gafsi, Rachida Akil et Mohamed Karrou.
Alors qu’apprend-on de cet ouvrage sur le design social et sur son utilité dans la résolution des problèmes sociétaux?
«Le design social se trouve au croisement de plusieurs disciplines: l’ingénierie, les arts, l’architecture et les sciences humaines,-en particulier l’écologie, l’urbanisme, la sémiotique, le patrimoine...tant il concerne les individus et les communautés impliqués dans les projets de création collective et d’innovation sociale et environnementale (...). Le design social consiste en une démarche collaborative et participative associant, d’un côté, les professionnels et, de l’autre, les usagers qui développent des capacités d’action sur le terrain (...). C’est la jonction entre les théories et les pratiques sociales, écologiques, culturelles et numériques... qui fonde le design social et assure son ancrage dans le champ des sciences humaines», lit-on dans cet ouvrage.
Pour mieux comprendre cette approche dans sa relation avec la culture, le patrimoine et la société, vous n’avez qu’à demander ce riche ouvrage de «Beït al-Hikma». Bonne lecture!
I.A.
Editorial : Les tueurs à gages de l’Amérique…
Par Chokri BACCOUCHE
La décadence morale de l’Occident n’a pas seulement touché les bas fonds, mais elle est en train de le creuser. Joseph Borell vient de nous le confirmer en livrant un témoignage sidérant et glaçant sur la descente aux enfers de la décrépitude de la conscience occidentale. L’ancien chef de la politique étrangère de l’Union européenne a déclaré, en effet, dans un message publié sur le réseau social X, jeudi dernier, que «des mercenaires américains ont froidement massacré des centaines de Palestiniens alors qu’ils étaient en quête de nourriture aux points indiqués par ladite Fondation humanitaire pour Gaza», une organisation américaine soutenue par l’entité sioniste. «C’est horrible, mais la Commission européenne et le Conseil de l’UE restent réticents à prendre des mesures pour lutter contre ces crimes», a-t-il ajouté.
Abject, ignoble et scandaleux. Il n’y a pas des termes assez durs pour qualifier le comportement indécent de cette Amérique prétendument des valeurs et qui se veut paradoxalement la dépositaire attitrée des libertés et de la démocratie. La «première puissance mondiale» tombe bien bas. Elle s’en prend à un peuple vulnérable et sans défense et participe de manière directe à son extermination programmée par ses décideurs à la Maison Blanche et lâchement exécutée par ses nervis. Ces «chiens de guerre», comme on les surnomme, sont financés par l’argent des contribuables américains et dressés pour tuer les Palestiniens. Ils ont été dépêchés dans l’enclave palestinienne sinistrée pour prêter main-forte dans cette sale besogne aux sicaires israéliens. Les accusations gravissimes de Joseph Borell ont été confirmées par deux mercenaires chargés de superviser les opérations de la Fondation humanitaire pour Gaza qui ont fait des révélations édifiantes et fracassantes aux journalistes de l’Associated Press sous couvert de l’anonymat. Employés par UG Solution, un sous-traitant américain chargé de recruter le personnel de sécurité sur les sites de distribution de la Fondation, ces derniers ont fourni à l’AP des témoignages, des vidéos, des rapports internes et des SMS édifiants et accablants. Les images qui ont été authentifiées et vérifiées par des experts montrent des Palestiniens serrés les uns contre les autres entre des barrières métalliques, se baissant au son des tirs et s’éloignant de la fumée des grenades assourdissantes.
Les mercenaires affirment que des balles réelles, des grenades assourdissantes et du gaz poivré sont utilisés dans presque tous les sites de distribution à Gaza, même en l’absence de menace pour la sécurité. L’un d’entre eux a déclaré que des balles étaient tirées régulièrement dans toutes les directions, y compris vers les demandeurs d’aide. Une photo partagée par l’un des employés montre une femme allongée sur une charrette tirée par un âne, après avoir été touchée à la tête par un éclat d’une grenade assourdissante. Dans l’une des vidéos, on peut voir également des mercenaires debout sur un monticule de terre et, après une série de tirs, on entend des voix hors champ applaudir et dire «Je crois que vous en avez touché un» et «Bien sûr, mon gars!». L’agent de sécurité qui a filmé la vidéo a déclaré à l’AP que les autres mercenaires avaient d’abord commencé à tirer pour disperser la foule, mais qu’ils avaient ensuite continué à cibler des Palestiniens qui avaient récupéré leur aide et quittaient le site.
Les deux mercenaires qui se sont manifestés expliquent qu’ils ont été «troublés» par ce qu’ils ont vu et qu’ils considèrent ces pratiques comme «dangereuses» et «irresponsables». La Fondation humanitaire pour Gaza, qui a fait l’objet d’une vive controverse avant même le début de ses opérations, s’est révélée être finalement un nid de tueurs à gages dignes de la pègre de la pire espèce mandatés pour massacrer délibérément les civils palestiniens. Ces derniers n’ont d’autre choix que de mourir de faim ou mourir par balle tirée à bout portant et sans sommation par ces «sicarios». La prime versée à ces tueurs est en fonction apparemment du nombre de Palestiniens abattus. Le «tableau de chasse» compte déjà 550 victimes depuis un mois selon les dernières statistiques, mais cette liste macabre est loin d’être close pour autant. Chaque jour que Dieu fait, entre 40 et 50 Palestiniens sont ainsi massacrés en venant chercher un vulgaire sac de farine dans ces sites de distribution, non pas de l’aide humanitaire, mais de la mort préméditée. Silence! Les Etats-Unis et l’entité sioniste tuent au vu et au su de la communauté internationale qui assiste en spectatrice passive non seulement au génocide programmé de tout un peuple mais également à la mise à mort du droit international et de toutes les valeurs communément admises.
C.B.
Coupe du monde des clubs : Le PSG , à neuf, sort le Bayern et croise le Réal en demi-finale
Par Jamel Belhassen
Honorant son statut de champion d'Europe, le Paris Saint Germain a réussi dans l'après-midi et terminant le match à neuf à bouter dehors le Bayern Munich (2-0) grâce à deux buts inscrits en fin de match par Doué à la 78e et Dembele à la 90+6e après un match qui a connu des rebondissements fréquents ainsi que plusieurs interventions de la VAR. Finalement, la solidarité et la valeur technique des Parisiens ont eu raison de l'expérience des Neuer et consorts.
Real- Dortmund (3-2)
Le dernier quart de finale a opposé en soirée le Réal Madrid au Borrussia Dortmund. Le club espagnol n'a pas attendu longtemps pour prendre les devants et inscrire coup sur coup deux buts par l'etonnant Garcia, étrangement sans marquage aux 10e et 20e minutes. A 2-0, le Réal gère allègrement son avance face à un Dortmund, encore sous le choc. Le rythme baisse sensiblement et alors que le match allait droit vers une victoire logique du Réal, Beier relance l'affaire à la 90+2e. Mais très vite, Mbappe marque de la tête, -3-1 à la 90+3e. Puis, penalty pour Dortmund est transformé par Guirassy ( 3-2) à la 90+9e. Courtois va même sauver le but du nul à la 90+10e. Une fin de match époustouflante. Le Réal passe mais avec des sueurs froides en fin de rencontre.
Le programme des demi-finales
Mardi 8 juillet 20h00
Chelsea- Fluminense
Mercredi 9 juillet 20h00
PSG- Réal Madrid
J.B.
Tunisie Telecom et l’Étoile Sportive du Sahel : renouent leur partenariat stratégique autour de la marque “Étoile Mobile”
• Tunisie Telecom est le sponsor officiel des équipes de l’ESS
• Mise en place et commercialisation de l’offre “Étoile Mobile”
Sousse, le 4 juillet 2025 Tunisie Telecom et l’Étoile Sportive du Sahel (ESS) ont officialisé lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 4 juillet à Sousse la signature d’un nouveau partenariat
stratégique, marquant ainsi le retour d’une collaboration emblématique entre deux institutions majeures du paysage tunisien.
Ce partenariat s’inscrit dans une volonté partagée de renforcer l’ancrage régional de l’Étoile Sportive du Sahel et de consolider l’engagement de Tunisie Telecom en faveur du sport national. En vertu de cet accord, Tunisie Telecom devient le partenaire stratégique de l’Étoile Sportive du Sahel sur l’ensemble de ses disciplines sportives, et annonce le lancement de l’offre “Étoile Mobile”, une offre
mobile exclusive aux couleurs du club.
« Nous sommes heureux de signer ce contrat de partenariat avec l’ESS , en lui souhaitant beaucoup de réussite dans sa quête de consécrations, aussi bien au niveau national que continental » a déclaré Lassâad Ben Dhiab, Président - Directeur Général de Tunisie Telecom ajoutant : « Ce partenariat symbolise bien plus qu’un accord commercial. Il reflète un engagement mutuel, basé sur des valeurs partagées de fidélité, d’excellence et de proximité avec les supporters étoilés.”
De son côté, Zoubeïr Baya, Président de l’Étoile Sportive du Sahel, a déclaré :« Ce partenariat avec Tunisie Telecom représente bien plus qu’un simple soutien financier. Il s’agit d’une collaboration
stratégique qui vient renforcer notre vision de développement global du club. À travers l’offre Étoile Mobile, nous souhaitons créer un lien encore plus fort avec notre base de supporters et leur offrir un produit qui reflète leur attachement profond à l’Étoile. Nous sommes fiers de renouer avec un partenaire historique, et convaincus que cette alliance nous permettra de franchir de nouveaux caps,
tant sur le plan sportif qu’institutionnel. »
Le retour de l’offre ÉTOILE MOBILE s’accompagne d’une carte SIM exclusive, habillée des couleurs du club et activée sur la plage de numérotation “99”, en hommage à l’histoire et à l’âme de l’Étoile
Sportive du Sahel.
Les abonnés bénéficieront d’une formule prépayée avantageuse, avec le tarif minute le plus bas du marché à 35 millimes/minute, ainsi qu’un large éventail de forfaits internet mobile et d’options
combinées (voix + data) particulièrement compétitives et adaptées aux besoins des utilisateurs.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence des dirigeants et cadres des deux entités, ainsi que d’une pléiade de journalistes spécialisés.
Édito : L’illusion de l’inclusion - Par Jalel HAMROUNI
Depuis des décennies, les puissances occidentales n’ont eu de cesse de clamer leur volonté d’«intégrer» le Sud global dans le système international. Sommets inclusifs, discours sur la coopération, déclarations de solidarité: tout un arsenal de mots creux destiné à donner une illusion d’ouverture. En réalité, cette prétendue inclusion n’a été qu’un habillage diplomatique dissimulant une volonté tenace de perpétuer un ordre mondial fondé sur le déséquilibre, la domination et l’unilatéralisme. Il est temps de déchirer le voile de cette hypocrisie et d’ériger un véritable ordre mondial équitable, pluriel et représentatif des aspirations du Sud global. Le groupe des BRICS incarne aujourd’hui cette alternative en pleine ébullition.
Le piège de l'inclusion mise en scène par les pays occidentaux repose sur une rhétorique paternaliste. On prétend donner une voix aux pays du Sud tout en maintenant les leviers du pouvoir – économiques, politiques et militaires – dans les capitales du Nord. Que ce soit dans le cadre du G7 élargi, du FMI, de la Banque mondiale ou du Conseil de sécurité de l’ONU, la place accordée aux pays du Sud est marginale, secondaire, voire décorative. On invite, on consulte, mais on décide ailleurs.
Prenons l’exemple emblématique du FMI: malgré les promesses répétées de réforme des quotes-parts et de représentativité, les pays africains et latino-américains restent sous-représentés et soumis à des programmes d’ajustement imposés, qui creusent les inégalités au lieu de les réduire. Les décisions cruciales restent dans les mains des mêmes – Washington, Bruxelles, Londres, Berlin – et les effets en cascade se font sentir partout dans les économies fragiles du Sud.
Sur le plan diplomatique, cette politique de façade est encore plus flagrante. L’Occident impose ses priorités, guerre en Ukraine, sanctions contre certains États, partenariats conditionnés à des critères «démocratiques», en exigeant une solidarité automatique. Pourtant, lorsque les drames humanitaires frappent le Sud global, qu’il s’agisse de famines, de conflits ou de catastrophes climatiques, les appels à l’aide rencontrent une indifférence glaciale. Les Palestiniens peuvent témoigner du deux poids deux mesures érigé en système.
Face à cette impasse historique, le besoin d’un nouvel ordre mondial n’a jamais été aussi criant. Un ordre qui ne soit plus unipolaire, mais multipolaire; qui ne soit plus dominé par des blocs d’intérêts atlantistes, mais par un équilibre des puissances reposant sur la coopération réelle, la souveraineté des peuples et le respect mutuel. Dans cette dynamique, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, rejoints récemment par d'autres pays du Sud comme l’Égypte, l'Éthiopie, l'Iran ou l’Argentine) émergent comme une force de transformation.
Le succès des BRICS repose sur plusieurs piliers fondamentaux : une vision de la coopération Sud-Sud, une contestation concrète des hégémonies occidentales, et la mise en place d’institutions alternatives, comme la Nouvelle Banque de Développement, qui financent des projets sans les conditionner à des dogmes néolibéraux. Contrairement aux promesses non tenues de l’Occident, les BRICS incarnent une voie nouvelle fondée sur la solidarité, le respect de la souveraineté nationale, et la volonté de bâtir un monde moins inégalitaire.
Certes, le groupe des BRICS est loin d’être homogène et traverse lui aussi des tensions géopolitiques. Mais son existence même prouve que le monopole occidental sur les affaires mondiales peut être remis en cause. L’élargissement du groupe et son attrait croissant démontrent qu’un nombre significatif de pays du Sud sont prêts à envisager une autre route, une route où ils ne seront plus simplement les figurants d’un théâtre diplomatique, mais les acteurs principaux de leur destin.
Le monde ne peut plus continuer à fonctionner selon une logique coloniale modernisée, dans laquelle quelques capitales occidentales décident du sort de milliards d’individus. Le XXIe siècle sera celui de l’émancipation du Sud global, ou il sera le théâtre de crises permanentes et de révoltes généralisées. Le temps des illusions est révolu.
Ce nouvel ordre mondial ne doit pas se contenter d’être une réaction ou une inversion des pôles de domination. Il doit incarner un projet d’humanité partagée, où les ressources, la technologie, la paix et la prospérité ne sont plus des privilèges mais des droits collectifs. Les BRICS ne sont pas une fin en soi, mais un levier pour y parvenir. C’est désormais à tous les peuples opprimés, marginalisés ou trahis par le système actuel de se mobiliser et d’exiger une place pleine et entière à la table mondiale. Car l’inclusion réelle ne se mendie pas. Elle se conquiert.
J.H.
Ses couacs et ses déboires n’en finissent pas : Tunisair dans les nuages de la colère…
Par Hassan GHEDIRI
Plans de vol désorganisés, retards à répétition, vols annulés à la dernière minute : l’anarchie semble avoir définitivement pris le contrôle de Tunisair…
L’été 2025 était jusqu’ici promis comme une saison de bonne moisson pour tourisme tunisien. La Tunisie, figurant pourtant parmi les trois destinations les plus réservées en Méditerranée, et tandis que des centaines de milliers de Tunisiens résidant à l’étranger s’apprêtent à mettre le cap sur le pays, cette dynamique estivale exceptionnelle est en passe de virer vers une crise profonde. Et pour cause : Tunisair, prise ces derniers temps dans une tempête de critiques et de colère de milliers de passagers.
Malgré une flotte, théorique, d’une trentaine d’appareils, moins de douze avions sont réellement en état de vol en ce début de haute saison. Plusieurs unités sont clouées au sol faute de pièces de rechange, contraignant la compagnie à surexploiter ce qui reste disponible. Une pression qui suscite d’importantes inquiétudes quant à la sécurité des vols, alors que la compagnie enchaîne les retards et collectionne les annulations improvisées. Ces dernières semaines, des centaines de passagers ont raté leur correspondance en Europe ou au Proche‑Orient, contraints d’attendre parfois plus de 12 heures, sans prise en charge, ni repas, ni hébergement. Tandis qu’à Tunis-Carthage, le calvaire des milliers de passagers est quotidien avec certains agents irrespectueux qui font parfois fi de l’horaire réglementaire du début et de la fin de l’enregistrement amplifiant la frustration de voyageurs et causant des retards supplémentaires dans leurs vols devenus incertains.
Se remettre sur la piste
La situation de la compagnie tunisienne contraste vivement avec le dynamisme d’autres tranporteurs de la région, tels que, par exemple, Royal Air Maroc (RAM). La compagnie marocaine a, en effet, déjà réceptionné cinq nouveaux Boeing depuis début 2025, prévoit d’en acquérir dix autres d’ici fin 2026, formant une commande d’une cinquantaine de Boeing 737 MAX et une vingtaine d’Airbus A220 programmés dans le cadre d’un plan visant à quintupler ou quadrupler la flotte à long terme. Une injection de moyens techniques et financiers qui fait de RAM un redoutable concurrent touristique, notamment face à la Tunisie.
La situation dramatique dans laquelle se trouve Tunisair, Moez Joudi, expert en gouvernance et stratégie d’entreprise, pense qu’elle demeure, malgré tout, réparable. Pour ce faire, il propose un plan de sauvetage s’articulant sur divers volets. Il recommande tout d’abord de privatiser partiellement la Régie nationale du tabac et des allumettes, pouvant générer, selon lui, des recettes équivalentes à 3 milliards de dollars américains, soit environ 10 milliards de dinars tunisiens. Cet argent permet de renforcer les réserves en devises, mais duquel l’on peut se permettre le luxe d’injecter entre 1,5 et 2 milliards de dinars dans Tunisair pour recapitaliser, éponger les dettes, moderniser la flotte, stabiliser la trésorerie et financer un plan social équitable.
Enfin, une fois la compagnie assainie, intégrer un partenaire stratégique, ce qui représente la meilleure alternative à la privatisation, jugée inadaptée économiquement et socialement au cas de Tunisair dans l’état actuel des choses. Sinon, pourquoi pas déclarer une faillite pour ensuite renaître... sous une nouvelle appellation, avec une nouvelle structure et de nouvelles ambitions…
H.G.
Il arrache les yeux de sa femme pour extraire un trésor : A quand une loi incriminant le charlatanisme?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le charlatanisme a fait encore parler de lui en Tunisie avec ce drame dont la victime est une jeune mariée qui a perdu la vue après avoir été agressée par son propre mari sur ordre d’un imposteur…
Ce drame a eu lieu récemment dans la région de Kairouan lorsqu’un charlatan a réussi à convaincre un jeune époux que pour extraire un trésor caché sous sa maison, il lui faut offrir aux djinns les yeux de sa femme. C’est alors qu’il est allé chercher dans la cuisine une fourchette avant de venir lui crever froidement les yeux. Pour certains observateurs, le fait que l’on tarde à promulguer une loi contre ces pratiques encourage ces charlatans à aller plus loin dans leurs trafics criminels.
Plus alarmant encore, un activiste très connu a publié hier sur sa page Facebook un chiffre qui en dit long sur la prolifération du fléau du charlatanisme en Tunisie. Ils seraient, en effet, 145 mille imposteurs à exercer en Tunisie contre 29 mille médecins seulement. C’est dire à quel point les Tunisiens sont accrocs de ces pratiques dangereuses et qui peuvent parfois conduire à la mort parce que quelqu’un a voulu se venger d’un rival ou pour une histoire de divorce voire pour extraire un trésor caché.
Profitant, alors, de ce drame, la députée Fatma Mseddi a rappelé sur sa page Facebook que la promulgation d’une loi incriminant le charlatanisme est devenue une urgence. Justement, un projet de loi a été soumis depuis 2024 à la commission de la législation générale de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Ce texte porte sur « l’interdiction de la consultation à titre payant pour tout recours à des pratiques considérées comme occultes, notamment la voyance, les talismans, l’invocation de djinns ou les bains rituels». Des sanctions pouvant aller jusqu’à deux ans de prison pour les prestataires de services occultes sont prévues par ce projet de loi. Ce texte prévoit également une peine aggravée si les faits ont lieu dans des lieux publics, ou s’ils touchent des mineurs ou des personnes vulnérables ainsi que la confiscation du matériel utilisé et la fermeture administrative du local dans lequel l’activité est exercée. Pourquoi tarde-t-on, alors, à examiner ce projet de loi ?
Impunité…
Interrogé à ce sujet, l’activiste et universitaire Salem Chérif nous a indiqué : «Le flou juridique a encouragé certaines personnes malveillantes à exercer ce métier, puisque cela ne nécessite qu’une patente avec un matricule fiscal et une lettre pour information adressée au ministère de l’Intérieur. En cas de problème, seul l’article 291 du Code pénal est appliqué contre ces charlatans. Ledit article stipule, en effet, qu’il est puni de cinq ans d’emprisonnement et de deux mille quatre cents dinars d’amende, quiconque, soit en faisant usage de faux noms ou de fausses qualités, soit en employant des ruses ou artifices propres à persuader de l’existence de fausses entreprises, d’un pouvoir ou crédit imaginaire ou à faire naître l’espoir du succès d’une entreprise ou la crainte de son échec, de la survenance d’un accident ou de tout autre événement chimérique, se fait remettre ou délivrer ou tente de se faire remettre ou délivrer des fonds, meubles, obligations, biens, valeurs mobilières, promesses, quittances ou décharges et a, par l’un de ces moyens, extorqué ou tenté d’extorquer tout ou partie des biens d’autrui. Or, les pratiques de ces imposteurs ont changé, ce qui nécessite de nouvelles lois de nature à réprimer leurs actes qui relèvent beaucoup plus de la criminalité que du spirituel. Et c’est au législateur de le faire et ce au vu et au su de ce qui se commet comme pratiques et actes qui peuvent entrainer la mort. »
M.B.S.M.
Coupe du monde des clubs : La fin du rêve pour Al Hilal, Fluminense et Chelsea qualifiés
Par Jamel Belhassen
Le premier quart de finale entre Al Hilal et Fluminense a été vraiment intense de bout en bout. Les Brésiliens ont pris l'avantage grâce à Martinelli avant de voir Leonardo rétablir l'équilibre juste après la pause. Retour gagnant des Brésiliens qui prirent de nouveau l'avantage à la 70e mn sur un tir de Hercules. Les vingt dernières minutes ont vu les Saoudiens dominer outrageusement leurs adversaires sans arriver à trouver la faille une seconde fois. Fluminense file en demi-finale. Al Hilal n'a pas démérité. Il quitte la compétition la tête haute. Fluminense retrouvera en demi-finale Chelsea qui a éliminé Palmeiras (2-1) après un match disputé de bout en bout. Palmer a donné l'avantage aux Blues avant de voir Estevao égaliser . En seconde période, et vers la fin, Gusto scelle le sort du match en faveur des Anglais mais là aussi, les Brésiliens de Palmeiras n'ont pas démérité.
Entre Européens
Les deux derniers quarts se déroulent aujourd'hui avec un choc PSG- Bayern à 17h puis Un Réal Madrid-Dortmund à 21 h. Deux oppositions entre Européens qui promettent des étincelles au grand plaisir des ferus de football qui assisteront en grand nombre dans les deux stades comme c'est le cas depuis le début de la compétition.
J.B.
À Beït al-Hikma: La culture nationale au temps de la mondialisation en débat
L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts « Beït al-Hikma », conclut ses activités académiques aujourd'hui, le samedi 05 juillet 2025, en organisant une conférence intitulé : «La culture nationale au temps de la mondialisation ».
La conférence est organisée par le département des études islamiques et sera donnée par le professeur Taoufik Ben Ameur à partir de 10h00.
La première cohorte des ateliers Sud-Sud : Ici et Ailleurs à Tunis
L’Association du Multimédia et de l’Audiovisuel (AMAVI) a donné le coup d’envoi de la première cohorte du programme "Ateliers Sud-Sud : Ici et Ailleurs" à Tunis, marquant ainsi une étape significative dans le renforcement des capacités des jeunes talents des Industries Culturelles et Créatives (ICC) à travers l'Afrique. Ce projet panafricain, qui s’étend sur 24 mois, implique une collaboration enrichissante entre des acteurs culturels de la Tunisie, du Maroc, du Sénégal, du Kenya et de la Côte d’Ivoire.
Les ICC représentent un secteur dynamique et en pleine expansion en Afrique, jouant un rôle central dans l'innovation et le développement socio-économique. Cependant, les jeunes créateurs font face à de nombreux défis, notamment le manque de financement, des réseaux professionnels restreints et l'absence de mentorat structuré. Le programme "Ateliers Sud-Sud" se positionne comme une réponse à ces enjeux, en offrant une plateforme pour le co-développement de projets culturels innovants et la création de contenus qui reflètent la diversité des cultures africaines.
La première cohorte, qui a démarré le 30 juin et se clôture aujourd'hui, le 5 juillet, dans le cadre de "Tacir Lab"- Tunis, et qu'accueille Dar Bach Hamba, réunit des participants de différents pays, chacun apportant son propre projet culturel. Tout au long de la formation, les participants ont bénéficié d'une série d'ateliers qui allient théorie et pratique, favorisant ainsi l’échange d’idées et le développement de leurs compétences à travers divers ateliers interactifs. Ces sessions qui ont porté sur des thèmes essentiels tels que le panorama des Industries Culturelles et Créatives, le design thinking, le storytelling, et l'idéation ont permis aux participants de mieux comprendre les défis et les opportunités qui se présentent à eux.
Grâce à des méthodes innovantes et un accompagnement personnalisé, ils ont travaillé sur la mise en scène de leurs projets, l'élaboration des prototypes, et la réalisation des études de marché.
Impact durable et transnational
Le programme "Ateliers Sud-Sud : Ici et Ailleurs" vise à établir un réseau solide de jeunes talents, facilitant les échanges transnationaux et l’émulation créative. Chaque cohorte accueille 15 jeunes créateurs qui sont accompagnés dans le développement de leurs projets. Les résultats de cette première cohorte devraient avoir un impact durable sur les ICC en Afrique, favorisant l’émergence de propositions artistiques et entrepreneuriales innovantes.
À l’avenir, le programme prévoit d’étendre ses activités au Kenya et à la Côte d’Ivoire en 2026, renforçant ainsi la dynamique de coopération entre les pays participants.
L’initiative "Ateliers Sud-Sud : Ici et Ailleurs" représente une avancée majeure pour les jeunes créateurs africains, leur offrant les outils et le soutien nécessaires pour surmonter les défis actuels. Avec le soutien d'organisations partenaires telles que la Fondation Hiba-Kawaliss (Maroc), FIDADOC (Maroc), DocA (Kenya), et Les Films du Continent (Côte d’Ivoire), ainsi que des partenaires financiers comme la Coopération suisse et le Fonds d’expertise français, ce programme est bien placé pour transformer le paysage culturel de la région.
Tunisair : La grève des techniciens annulée après accord sur une augmentation de 400 dinars
La grève des agents de Tunisair Technics, prévue les 3, 4 et 5 juillet en cours, a été annulée. Cette décision a été prise suite à une séance de conciliation consacrée à l’examen de l’avis de grève émis par la Fédération générale du transport entre les représentants du syndicat et ceux de l’autorité de tutelle. Le travail a repris immédiatement, à la suite de l’accord signé le jeudi 3 juillet entre la direction et les syndicats, sous la tutelle du ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar. L’accord a été signé par Halima Khouaja, chargée de la direction générale de la compagnie Tunisair, ainsi que par les représentants du ministère du Transport, de la présidence du gouvernement, le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Slaheddine Selmi, le secrétaire général de la Fédération du transport, Wajih Zidi, et les représentants du syndicat de base.
Les deux parties se sont accordées sur la régularisation de la situation des agents de la société. Elles ont également convenu d’augmenter mensuellement la prime des techniciens de 400 dinars, en deux tranches : 200 dinars à partir du salaire d’août 2025, et 200 dinars supplémentaires à partir de janvier 2026. L’accord prévoit aussi l’activation de la décision collective relative aux techniciens d’avion recrutés avant le 21 juin 1999, ainsi que la révision d’une autre prime, portée à 52 dinars.
















