Coupe de Tunisie 1/16e de finale, dimanche et lundi : Haythem Trabelsi pour USM- CA
Par Jamel Belhassen
La Direction Nationale d'arbitrage a désigné les arbitres appelés à officier les matches des seizièmes de finale de la coupe de Tunisie qui sont programmés pour dimanche 22 mars et lundi 23 mars, fête de l'aid oblige. Un tour dominé par quatre face à face entre clubs de la Ligue 1 dont un certain USMonastir- Club Africain qui promet des étincelles.
Le coup d'envoi de tous les matches sera donné à 13h30. Quant à la rencintre entre Widad Hamma et Espérance de Tunis, elle sera désignée à une date ultérieure vu que les Sang et Or sont engagés en Ligue des champions d'Afrique. Voici le programme en détails :
Dimanche 22 mardi 2026
USM- CA Haythem Trabelsi
JSK -CSS Seif Ouertani
ESM- ASG Fedi Boukhris
ASS -ST Raed Jouirou
CAB -ASM Ridha Chaihi
CSM- USBG Walid Hedhli
FSKGafsa- ESS Wael Adjengui
ESZ -CSK Radhouane Belouaer
JS- -SRS Hamza Msellini
SSMornag- OB Houssem Dhahri
OSKebili -JSO Akram Neili
PSSEdaier- FSSahline Samir Ounalli
Lundi 23 mars 2026
BBBouhejba- USKEssaf Houssem Boulares
ASAgereb -SG Walid Mosbahi
USJAjim -EMM Ahmed Kilani
J.B.
La vie de Mohamed - Le tournant décisif de la bataille : Entre stratégie, doute et retournement inattendu
Face à une coalition puissante et déterminée, la situation des musulmans semblait désespérée. Les forces confédérées, composées de plusieurs tribus arabes alliées à certains groupes juifs, encerclaient la ville et menaçaient d’anéantir toute résistance.
Pourtant, au cœur de cette tension extrême, un événement inattendu allait bouleverser le cours des choses. Un homme nommé Nu‘aim ibn Mas‘ud, appartenant à la tribu des Ghatfān, décida d’agir. Bien qu’il fît partie des forces ennemies, il avait été touché par l’Islam et cherchait un moyen d’aider discrètement les musulmans.
Conscient qu’il ne pouvait affronter seul toute une armée, il opta pour une stratégie plus subtile : semer la discorde entre les alliés. Il commença par se rendre auprès des Banū Qurayza, une tribu qui avait rompu son pacte avec les musulmans.
Il leur fit remarquer que les confédérés, étant des étrangers, pourraient facilement se retirer en cas de danger, les laissant seuls face aux conséquences de leur trahison. Cette perspective inquiéta profondément leurs chefs. Profitant de leur hésitation, Nu‘aim leur suggéra de demander des garanties aux confédérés, sous forme d’otages. Selon lui, si ces derniers étaient sincères dans leur alliance, ils accepteraient sans hésiter.
Quand la ruse renverse une armée
Après avoir semé ce doute, il se rendit auprès des chefs des forces païennes et leur tint un discours tout aussi stratégique. Il les mit en garde contre une possible trahison des Banū Qurayza, insinuant que ces derniers pourraient demander des otages dans le but de les livrer ensuite aux musulmans pour regagner leur faveur. Il leur recommanda de tester immédiatement la loyauté de leurs alliés en leur demandant de participer sans délai à une attaque conjointe.
Les deux camps, influencés par ces conseils, commencèrent à se méfier l’un de l’autre. Lorsque les confédérés proposèrent une attaque immédiate, les Banū Qurayza refusèrent, invoquant le respect du sabbat et leur inquiétude face à une éventuelle fuite des alliés arabes. Ils exigèrent en retour la remise d’otages. Cette demande renforça les soupçons des confédérés, qui y virent une preuve de duplicité. Dès lors, la confiance s’effondra, et avec elle la cohésion de l’alliance.
Ce climat de suspicion eut un effet dévastateur sur le moral des troupes. Le courage céda la place à l’incertitude, et l’ardeur guerrière se dissipa. La nuit venue, les soldats regagnèrent leurs tentes dans un état de confusion et d’inquiétude. C’est alors qu’un événement inattendu survint : un vent violent se leva, balayant le camp des confédérés. Les tentes furent arrachées, les marmites renversées et les feux éteints. Dans une culture où le feu allumé était considéré comme un signe favorable, son extinction fut perçue comme un mauvais présage.
Déjà fragilisés par le doute, les confédérés interprétèrent ces événements comme un signe de malheur. La panique se propagea rapidement. Certains commencèrent à plier bagage, d’autres crurent à une attaque imminente. En quelques heures, une armée massive de plusieurs dizaines de milliers d’hommes se dispersa dans la nuit, abandonnant le champ de bataille sans combat.
Selon les récits, Abu Sufyan lui-même, surpris par cette retraite soudaine, quitta précipitamment les lieux après avoir été informé de la débâcle. Lorsque l’aube approcha, le terrain était désert. Les musulmans, qui avaient résisté pendant des jours dans des conditions difficiles, découvrirent que le danger s’était dissipé presque miraculeusement.
Le Prophète Muhammad envoya alors Hudhayfah ibn al-Yaman vérifier la situation. Malgré le froid intense, ce dernier traversa le champ de bataille et confirma que les ennemis avaient fui. Cette victoire inattendue marqua la fin d’une épreuve particulièrement éprouvante.
Cependant, tout n’était pas encore terminé. Les Banū Qurayza devaient répondre de leur rupture de pacte. Le Prophète rassembla ses compagnons et se dirigea vers leurs fortifications. Lorsqu’on leur demanda des explications, ils ne montrèrent aucun regret et adoptèrent une attitude hostile, allant jusqu’à proférer des insultes. Un siège s’engagea alors, durant lequel la résistance s’organisa de part et d’autre.
Au fil des jours, la situation des assiégés devint critique. Ils demandèrent l’intervention de Abu Lubaba ibn Abd al-Mundhir pour les conseiller. Celui-ci leur suggéra d’accepter le jugement du Prophète, tout en laissant entendre, par un geste involontaire, la gravité de leur situation. Troublés, ils refusèrent finalement cette option et préférèrent confier leur sort à Sa’d ibn Mu’adh, un chef respecté de leurs anciens alliés.
Pendant ce temps, des divisions internes apparurent parmi eux. Certains reconnurent leur faute et envisagèrent des solutions pacifiques, tandis que d’autres restèrent inflexibles. Un de leurs chefs, Amr ibn Sa’di, exprima son désaccord avec la position dominante et quitta les lieux après avoir appelé à la raison.
Finalement, Sa’d ibn Mu’adh fut chargé de rendre un jugement. Malgré les pressions de sa propre tribu pour faire preuve de clémence, il affirma qu’il jugerait avec justice et impartialité. Les deux parties acceptèrent sa décision, marquant ainsi la dernière étape de cet épisode historique complexe, où stratégie, foi, divisions et circonstances extraordinaires se sont entremêlées pour façonner le destin des protagonistes.
(A suivre...)
Animaux nocturnes : Lorsque la nuit révèle les mystères du vivant
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Pendant longtemps, les êtres humains ont cru que la nuit était un moment de repos universel pour l’ensemble des créatures vivantes.
Dans les sociétés anciennes, l’obscurité était souvent associée au calme, au silence et à l’immobilité. On pensait que, tout comme les humains, les animaux mettaient fin à leurs activités dès le coucher du soleil pour reprendre leur rythme au lever du jour.
Pourtant, les découvertes scientifiques en zoologie ont progressivement démontré que cette vision était incomplète. En réalité, une grande diversité d’espèces adopte un mode de vie totalement différent, en étant active principalement pendant la nuit. Ces animaux sont appelés nocturnes.
La nocturnité est aujourd’hui un concept bien établi dans le domaine de la zoologie. Elle désigne un comportement caractérisé par une activité nocturne et un repos diurne. À l’inverse, les animaux dits diurnes sont actifs durant la journée et dorment la nuit. Cette distinction permet aux scientifiques de mieux comprendre les stratégies d’adaptation des espèces à leur environnement.
Les animaux nocturnes présentent souvent des caractéristiques physiques et sensorielles spécifiques, comme une vision adaptée à la faible luminosité, une ouïe très développée ou encore un odorat particulièrement performant. Ces capacités leur permettent de se déplacer, de chasser ou d’éviter les prédateurs dans l’obscurité.
Il est intéressant de constater que cette réalité scientifique, aujourd’hui bien documentée, n’a pas toujours été connue des sociétés anciennes. Il y a environ 1400 ans, les connaissances sur le comportement animal étaient limitées et reposaient davantage sur l’observation directe que sur une approche scientifique structurée.
Dans ce contexte, certaines références anciennes évoquent déjà l’existence d’êtres vivants ayant des rythmes différents selon le jour et la nuit. Parmi ces références, un verset du Coran attire particulièrement l’attention : « À Lui appartient tout ce qui repose la nuit et le jour. Il est l’Audient, l’Omniscient » (6:13).
Ce passage souligne que toutes les créatures, qu’elles soient actives ou au repos, de jour comme de nuit, appartiennent à Dieu. Certains interprètent cette formulation comme une indication implicite de la diversité des rythmes biologiques dans le monde vivant. En effet, mentionner ce qui « repose le jour » peut être compris comme une allusion aux créatures qui sont actives la nuit, et inversement. Cette lecture suggère une certaine reconnaissance de la variété des comportements animaux bien avant que la science moderne ne les décrive en détail.
Aujourd’hui, la zoologie confirme pleinement cette diversité. Les animaux nocturnes occupent une place essentielle dans les écosystèmes. On peut citer, par exemple, les chauves-souris, qui jouent un rôle crucial dans la régulation des populations d’insectes, ou encore certains prédateurs comme les hiboux, parfaitement adaptés à la chasse nocturne grâce à leur vision et leur silence en vol. D’autres espèces, comme les renards ou certains félins, préfèrent également la nuit pour se déplacer discrètement et éviter la concurrence ou la chaleur du jour.
Le choix d’un mode de vie nocturne n’est pas anodin. Il résulte souvent d’une adaptation évolutive permettant d’optimiser les chances de survie. Pour certaines espèces, la nuit offre une protection contre les prédateurs, tandis que pour d’autres, elle permet d’exploiter des ressources alimentaires moins accessibles en journée. Dans les environnements désertiques, par exemple, de nombreux animaux deviennent nocturnes pour éviter les températures extrêmes du jour.
Ainsi, la compréhension moderne des animaux nocturnes repose sur des observations scientifiques approfondies et des études comportementales détaillées. Cependant, il est fascinant de constater que certaines idées liées à la diversité des rythmes de vie étaient déjà évoquées dans des textes anciens. Cela suscite des réflexions sur la manière dont les connaissances se construisent et évoluent au fil du temps.
La question de savoir comment les sociétés anciennes pouvaient percevoir de tels phénomènes reste ouverte. Même sans les outils scientifiques actuels, l’observation attentive de la nature pouvait déjà révéler certains comportements, notamment chez les animaux visibles ou audibles la nuit. Les bruits nocturnes, les déplacements discrets ou les activités de chasse pouvaient difficilement passer inaperçus pour des populations vivant au contact direct de leur environnement.
En définitive, les animaux nocturnes illustrent parfaitement la richesse et la complexité du monde vivant. Leur existence rappelle que la nature ne suit pas un seul rythme, mais une multitude de cycles adaptés à chaque espèce. Entre découvertes scientifiques et interprétations anciennes, le sujet continue de susciter curiosité et réflexion, montrant à quel point la nuit, loin d’être un simple moment de repos, est en réalité un univers vibrant d’activité et de vie.
M.B.S.M.
Le film « Tunis-Berlin » en double compétition aux festivals de Luxor et de Malmö : Derrière les platines, le combat des femmes djs tunisiennes…
Par Imen Abderrahmani
Sélectionné au Luxor African Film Festival et au Malmö Arab Film Festival, le documentaire « Tunis-Berlin » de Nidhal Guiga suit les rêves d’ailleurs des DJs tunisiennes et raconte le combat toujours actuel des femmes pour leur place, y compris dans les milieux artistiques.
La cinéaste tunisienne Nidhal Guiga signe avec « To Dream Perhaps » (titre international), intitulé « Tunis-Berlin » en français, un documentaire à la croisée de l’artistique, du social et même du politique. Le film sera présenté en première mondiale au Luxor African Film Festival (29 mars – 4 avril 2026), dans la section Diaspora, avant une première internationale au Malmö Arab Film Festival (10 – 16 avril), en compétition documentaire. Un lancement prometteur pour ce film comme pour sa réalisatrice, forte d’un parcours riche et pluriel.
Au cœur du film, des DJs tunisiennes tournées vers Berlin, capitale emblématique de la musique électronique, avec l’espoir d’y trouver reconnaissance, ouverture et opportunités. Leur ambition est aussi un acte de résistance : s’imposer dans un univers artistique encore largement dominé par les hommes, où les inégalités de visibilité, de programmation et de légitimité persistent.
« À l’automne 2023, l’une d’elles est enfin programmée dans un club berlinois de renom. La réalisatrice, elle-même confrontée à des difficultés de production, décide de la suivre. Mais une fois sur place, dans un contexte international tendu, le rêve se fissure », lit-on dans le dossier de presse du film. L’expérience devient alors le révélateur d’un malaise plus profond, où les espoirs individuels se heurtent à des réalités globales.
Des inégalités existent toujours
À travers ce parcours, le film met en lumière une vérité tenace : la bataille des femmes est loin d’être achevée. Même dans les milieux artistiques, souvent perçus comme ouverts et progressistes, une forme de ségrégation persiste entre artistes femmes et artistes hommes. Accès aux scènes, reconnaissance critique, rémunération ou réseaux professionnels : les écarts demeurent, parfois de manière insidieuse.
En choisissant la musique électronique comme prisme, Nidhal Guiga capte un espace où la liberté est revendiquée, mais où les rapports de pouvoir continuent de structurer les trajectoires. Ce documentaire dépasse ainsi le simple récit de voyage ou de réussite artistique. Il s’inscrit dans une temporalité étendue (2020-2025), marquée par des bouleversements internationaux qui redéfinissent les aspirations et les possibles.
En filigrane, la réalisatrice convoque l’héritage de la Chute du mur de Berlin, moment où la scène électronique incarnait une utopie d’unité et de liberté. « Quel est le rôle de la musique électronique aujourd’hui ? Quel(s) sens/engagement(s) porte-t-elle? » S’interroge la cinéaste. Le film devient ainsi une double quête : celle des artistes, en recherche de reconnaissance, et celle de la cinéaste, en quête de sens. Une course à relais, bien rythmée, entre Tunis et Berlin, entre rêve et réalité.
Rêver, exister, créer
S’agissant du titre, la réalisatrice souligne bel et bien que « To Dream Perhaps » s’inspire d’une réplique de William Shakespeare dans Hamlet. Mais ici, l’hésitation laisse place à l’action. Rêver devient un choix, presque un engagement. Les protagonistes du film refusent le renoncement. Elles avancent, malgré les obstacles, dans une démarche qui tient autant de la création artistique que de l’affirmation de soi. Parviendront-elles à réaliser leurs rêves ? Ont-t-elles enfin trouver leurs places dans les nuits berlinoises? Toute l’histoire est à découvrir dans ce film qui continuera sa marche dans d’autres festivals.
Cinéaste, écrivaine et actrice, Nidhal Guiga s’est imposée avec plusieurs courts- métrages remarqués, dont « Astra » (2018), primé aux Journées cinématographiques de Carthage. Elle est également l’autrice de romans et de pièces de théâtre, dont une œuvre présentée au Festival d'Avignon.
Avec « Tunis-Berlin », elle propose un documentaire ancré dans son époque, où la musique devient langage, le cinéma un outil d’exploration, et le rêve, une forme de résistance.
Car au-delà des platines et des scènes, c’est bien une lutte qui se joue : celle d’exister, de créer et de se faire entendre, dans un monde où l’égalité reste encore à conquérir.
Imen. A.
Vient de paraître : « Kerkennah : Histoire, Archéologie et Civilisation » : Retour sur le site de Kyranis, cette cité romaine
« Kerkennah : Histoire, Archéologie et Civilisation », nouvel ouvrage du professeur et archéologue Fethi Chelbi, vient de paraître aux éditions du Centre Cercina pour les Recherches sur les Iles Méditerranéennes (CCRIM) à Kerkennah.
Cette publication rend compte des résultats des fouilles menées sur le site de Kyranis, à Kerkennah, après vingt années de suspension de la campagne archéologique dirigée par Fethi Chelbi.
La divulgation des résultats de cette mission permet de rendre publiques des informations inédites relatives à cette cité romaine. Il s’agit d’un événement important, non seulement pour la communauté des archéologues et des historiens, mais aussi pour l’ensemble des chercheurs s’intéressant aux civilisations antiques.
Cette publication a vu le jour grâce à la contribution considérable et généreuse de la professeure Soumaya Gharsallah, directrice de l’Institut Supérieur des Arts et métiers (ISAM) de Sidi Bouzid, ainsi qu’à celle de l’historienne, archéologue et professeure Katia Schörle de l’université d’Aix-en-Provence, dont les efforts et la médiation ont permis d’assurer en partie le financement de l’ouvrage, qui réunit des contributions de plusieurs spécialistes, archéologues et historiens.
Les ambassadeurs des pays du Golfe arabe reçus par le ministre des Affaires étrangères... : La Tunisie vers un rôle clé entre le Golfe et l’Iran ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens de l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a reçu, mardi, les ambassadeurs des pays membres du conseil de coopération du Golfe (CCG) accrédités en Tunisie. Comment interpréter ce pas diplomatique de la part de la Tunisie ?
Dans une dépêche de l'agence TAP, on apprend que le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens de l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a reçu, mardi dernier, au siège du département, les ambassadeurs des pays membres du conseil de coopération du Golfe (CCG) accrédités en Tunisie.
Il s’agit des ambassadeurs du Royaume d’Arabie saoudite, de l’État du Koweït, de l’État du Qatar, du Royaume de Bahreïn, du Sultanat d’Oman et des Émirats arabes unis. Cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer les relations de fraternité, de coopération et de partenariat entre la Tunisie et les pays du CCG, cite un communiqué du département.
Il a été également question de débattre des derniers développements régionaux survenus dans la région du Golfe et du Moyen-Orient et de discuter de leurs graves répercussions sur les fondements de la sécurité et de la stabilité régionale et internationale, rapporte la même source.
Lors de cette rencontre, Nafti a réitéré l’attachement de la Tunisie aux règles du droit international, réaffirmant le rejet catégorique de notre pays de toute forme agression contre l’intégrité territoriale des ces pays frères et leurs territoires et ressources. il a à ce propos exprimé la pleine solidarité de la Tunisie avec ces pays et sa reconnaissance envers leur soutien constant apporté à la communauté tunisienne y résidant.
De leur côté, les ambassadeurs des pays du CCG ont exprimé leur gratitude et leur reconnaissance envers la Tunisie pour la position de solidarité de la Tunisie envers leurs pays, réaffirmant leur engagement à poursuivre les concertations et la coordination afin de mettre fin aux violations qui affectent la sécurité et la stabilité de leurs pays. Comment interpréter ce pas diplomatique de la part de la Tunisie ?
Médiation...?
A ce sujet, l'avocat Me Houssem Eddine Ben Atiya nous a confié : " Il faut retenir ce message très fort qui confirme l'attachement de la Tunisie au droit international qui garantit la souveraineté des pays. Aussi, la Tunisie se doit de respecter le statut de la Ligue Arabe qui impose aux pays membres d'être solidaires les uns des autres ". Au vu des bonnes relations qui lient la Tunisie aux différents protagonistes de ce conflit, certains observateurs estiment que la Tunisie peut jouer un rôle de médiateur entre l'Iran et les pays du Golfe Arabe.
Selon, en effet, Me Ben Atiya : " Cette rencontre s'inscrit dans le cadre d'une grande action menée par les pays du Golfe Arabe qui multiplient les concertations en vue de mobiliser les pays arabes et musulmans en faveur d'une motion contre l'Iran à l'ONU et au sein des autres instances internationales.
L'on sait que jusqu'ici la Russie et la Chine s'opposent à une condamnation des attaques iraniennes contre ses voisins sous prétexte de son droit à l'autodefense. Ces deux puissances vont même considérer cette guerre menée par les USA et son allié Israël comme une agression contre l'Iran. Il faut prendre également en considération que la Tunisie a le droit de défendre ses intérêts.
Il faut savoir que la Tunisie compte 150 mille résidents dans les pays du Golfe Arabe et il est dans la logique des choses de les protéger contre d'éventuelles représailles ".
En somme, cette rencontre entre Mohamed Ali Nafti et les représentants du Conseil de coopération du Golfe traduit un positionnement diplomatique mesuré de la Tunisie, fondé à la fois sur le respect du droit international, la solidarité arabe et la défense de ses intérêts stratégiques.
Entre soutien politique aux pays du Golfe, prudence face aux équilibres internationaux et possibilité d’un rôle de médiation, Tunis semble chercher à préserver sa neutralité active dans un contexte régional de plus en plus tendu.
M.B.S.M.
Editorial : Au train où vont les choses … - Par Hassan GHEDIRI
Pour des centaines de milliers de Tunisiens, les vacances et les fêtes tendent malheureusement à être toujours troublées par un calvaire éternel qui s’appelle transport. A l’approche de l’Aïd El Fitr, prévu demain ou après-demain, des pans entiers de la population prennent la route pour rejoindre leurs familles dans les régions. Les autoroutes sont saturées, les routes nationales encombrées, les gares prises d’assaut et les stations de transport collectif débordées par des voyageurs qui peinent à trouver une place.
Ce phénomène n’a rien d’exceptionnel en soi, car les grands déplacements saisonniers existent dans tous les pays. Mais en Tunisie, il prend une dimension particulière, révélant les limites structurelles d’un système de transport public incapable de répondre à une demande pourtant prévisible.
La (mauvaise) règle veut ainsi que durant les jours précédant les vacances scolaires ou les fêtes religieuses, la circulation devient chaotique. Les embouteillages s’étendent sur des kilomètres, les retards s’accumulent et les voyageurs sont contraints de recourir à des solutions improvisées, parfois dangereuses. Le calvaire se répète au retour, lorsque l’on droit reprendre le chemin du retour après des jours passés dans les villes natales. Cette ruée massive met à nu la fragilité d’un modèle de mobilité largement dépendant de la voiture particulière et d’un transport collectif routier insuffisant.
Le problème est chronique d’autant que la voiture particulière est devenue un luxe inaccessible à la majorité des ménages qui voient leur pouvoir chuter brutalement. Dans ces conditions, le transport public devrait normalement être accessible, fiable et durable. Or, malgré les efforts annoncés pour renforcer le parc de bus ou moderniser certaines lignes, les résultats restent très en deçà des besoins réels.
Le transport routier, fortement dépendant du carburant importé, coûte excessivement cher à la collectivité et demeure vulnérable aux fluctuations des prix de l’énergie. Une situation qui exige des solutions radicales. Il ne s’agit pas uniquement d’investir dans l’augmentation du nombre de bus ou dans l’élargissement des routes. L’expérience dans le monde montre que les pays qui ont réussi à résoudre durablement leurs problèmes de mobilité sont ceux qui ont investi massivement dans le transport ferroviaire.
Le train reste, de loin, le moyen de transport collectif le plus efficace, le plus sûr et le plus économique à long terme, surtout lorsqu’il repose sur une électrification complète et sur l’utilisation des énergies renouvelables.
Pour la Tunisie, qui consacre chaque année des sommes considérables à l’importation du carburant, le développement d’un réseau ferroviaire électrique représente une nécessité stratégique. Un tel choix permettrait non seulement de réduire la facture énergétique, mais aussi de désenclaver les régions de l’intérieur, longtemps marginalisées faute d’infrastructures modernes. Aujourd’hui encore, plusieurs gouvernorats restent mal desservis, ce qui accentue les inégalités territoriales et freine le développement économique.
Depuis plus d’une décennie, les gouvernements successifs ont annoncé de nombreux projets ferroviaires sans qu’aucun ne se concrétise réellement. Des lignes reliant Sousse à Kasserine via Sidi Bouzid, Enfidha à Kairouan, ou encore Gabès à Médenine et Zarzis ont été présentées en grande pompe avant de disparaître des priorités. Plus récemment, le projet de train à grande vitesse reliant le nord au sud du pays a été évoqué comme une composante majeure du plan de développement 2026-2030.
L’annonce de l’examen des études techniques lors du conseil ministériel du 25 février 2026 a ravivé l’espoir, mais les Tunisiens attendent désormais des réalisations concrètes, et non de nouvelles promesses.
Au train où vont les choses aujourd’hui dans le secteur du transport en Tunisie l’urgence est de définir une véritable stratégie nationale de mobilité, fondée sur le rail électrique et sur l’intégration des énergies renouvelables. Le pays dispose d’un potentiel important en matière solaire et éolienne, qui pourrait alimenter un réseau ferroviaire moderne, rapide et accessible à tous.
H.G.
Liverpool retient son souffle : La blessure de Salah est inquiétante
Liverpool a vécu une soirée contrastée : l’euphorie d’une qualification éclatante pour les quarts de finale de la Ligue des Champions s’est mêlée à l’inquiétude, quand Mohamed Salah a quitté la pelouse, visiblement touché. Alors que les Reds venaient de renverser Galatasaray avec autorité (4-0), c’est l’incertitude qui plane désormais sur la star égyptienne.Ligue des Champions
Salah, héros puis victime : l’énigme de la blessure
Tout semblait sourire à Salah : un but splendide, une passe décisive pour Ekitike, et un Anfield en fusion. Mais à la 62e minute, l’attaquant s’est arrêté, la main sur l’aine, demandant son remplacement. Arne Slot, le coach des Reds, a livré un verdict prudent : « Il a ressenti quelque chose, il a préféré sortir. On verra pour le week-end. »
Ce malaise vient s’ajouter à une saison déjà compliquée pour Salah, moins tranchant mais toujours indispensable. Avec Alexander Isak déjà absent, Liverpool pourrait perdre un autre atout majeur au pire moment.
Une course contre la montre avant le choc du week-end
La tension monte à Merseyside : le staff médical retient son souffle, les supporters croisent les doigts. Salah sera-t-il remis à temps pour le prochain rendez-vous crucial en Premier League ? Rien n’est moins sûr, et l’ombre de cette incertitude plane sur les ambitions des Reds, en quête d’une qualification pour la prochaine Ligue des Champions.
Etats-Unis : Démission du directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme
Joseph Kent, qui vient de démissionner, accuse Israël et certains cercles d’influence à Washington d’avoir poussé l’administration de Donald Trump à intervenir sur la base d’une menace qu’il estime inexistante.
Le directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme (NCTC), Joseph Kent, a présenté sa démission ce mardi, devenant ainsi le premier haut responsable de l’administration Trump à quitter ses fonctions en raison de l’engagement militaire américain en Iran. Dans sa lettre de démission adressée au président et publiée sur le réseau social X, il justifie son départ par un désaccord fondamental avec la politique étrangère de la Maison Blanche.
« Je ne peux, en conscience, soutenir la guerre en cours en Iran », écrit Joseph Kent, brisant ainsi la réserve habituelle des responsables du renseignement. « L’Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby. »
Extrait de sa publication:
« Dès le début de cette administration, de hauts responsables israéliens et des membres influents des médias américains ont lancé une campagne de désinformation qui a totalement sapé votre programme « L’Amérique d’abord » et semé des sentiments pro-guerre afin d’encourager une guerre contre l’Iran. »
« Cette chambre d’écho a servi à vous tromper et à vous faire croire que l’Iran représentait une menace imminente pour les États-Unis, et qu’une frappe immédiate vous assurerait une victoire rapide. C’était un mensonge, la même tactique qu’ont employé les Israéliens pour nous entraîner dans la désastreuse guerre en Irak, qui a coûté la vie à des milliers de nos meilleurs soldats. Nous ne pouvons plus commettre cette erreur. »
Cette démission soulève des questions juridiques de fond. Plusieurs experts en droit international rappellent en effet que la notion de « menace imminente » constitue habituellement un prérequis indispensable pour justifier une action militaire unilatérale au regard du droit international.
La Maison Blanche n’avait pas réagi dans l’immédiat à ces informations, tout comme le Bureau du directeur du renseignement national, dont dépend le NCTC.
Cette défection surprise a pris de court les milieux du renseignement américain. Joseph Kent passait pour un proche de la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, laquelle observe un silence remarqué depuis le début des hostilités avec Téhéran. Absente des débats publics et des plateaux télévisés, Mme Gabbard n’est réapparue que lors d’une cérémonie officielle rendant hommage aux soldats américains tombés en Iran plus tôt ce mois-ci.
Le départ de ce responsable, qui occupait l’un des postes les plus sensibles de l’appareil sécuritaire américain, pourrait fragiliser un peu plus une administration déjà sous pression depuis le début de ce conflit controversé.
Sabri Lamouchi annonce la liste des sélectionnés pour la journée FIFA : Des nouveautés et des absences
Par Jamel Belhassen
En prévision de la prochaine coupe du monde 2026, le nouveau sélectionneur tunisien Sabri Lamouchi a tenu ce mercredi une conférence de presse pour annoncer la liste des joueurs convoqués pour les deux matches de préparation contre Haïti et le Canada les 28 et 31 mars courant à Toronto. Une liste qui comprend des nouveautés comme Ayari ( PSG), Ben Ali ( CSS), Chikhaoui ( USM), Rami Khedhira (U. Berlin ), Zaalouni et Chamkhi ( CA).
Côté absences, Lamouchi a affirmé que Talbi a demandé à s'absenter pour des raisons personnelles, Bronn est blessé alors que pour Ben Said, le sélectionneur a préféré le ménager cette fois-ci pour donner l'occasion à d'autres gardiens avant de le rappeler au prochain rassemblement.
Alisson Santos , lui, ne manifestant pas sa volonté de porter le maillot national, il n'a pas été logiquement convoqué.
Voici en détails, les noms des joueurs sélectionnés pour la journée FIFA de la fin de ce mois: Dahmen, Ben Hassen, Farhati et Chamkhi, Valery, Naffati, Zaalouni, Rekik, Arous, Ghram, R.Chikhaoui, Ben Hamida, Ben Ouannes, Abdi, Skhiri, Mejbri, Ben Slimane, R.Khedhira, Gharbi, Haj Mahmoud,, Saad, Tounakti, Elloumi, Chawat, Ben Farhat, Letaief, Ben Ali, Ayari, Mastouri, A.Saidi.
J.B.
Tunisie Telecom lance Kashy, sa nouvelle application de paiement mobile : L’opérateur se transforme d’un opérateur de connectivité à un opérateur de services
Dans le cadre de son engagement en faveur de la transformation digitale et en parfaite adéquation avec la stratégie financière à l’échelle internationale qui associe la technologie aux finances (Fintech ), Tunisie Telecom annonce le lancement officiel de Kashy, sa nouvelle application de paiement mobile
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un partenariat stratégique conclu avec Viamobile, premier établissement de paiement agréé par la Banque Centrale de Tunisie en avril 2021.
La cérémonie de lancement s’est tenue ce mardi 17 mars 2026 en présence du Ministre des Technologies de la Communication, M. Sofiene Hemissi, du Président-Directeur Général de Tunisie Telecom M. Lassâad Ben Dhiab et des responsables des deux partenaires.
Kashy se présente comme un portefeuille numérique innovant permettant aux utilisateurs d’accéder à une gamme complète de services de paiement électronique. L’application sera progressivement déployée à travers une trentaine d’espaces commerciaux de Tunisie Telecom répartis sur l’ensemble du territoire national.
Kashy offre un large éventail de services financiers digitaux, notamment les transferts d’argent, les encaissements, l’alimentation du portefeuille électronique ainsi que le retrait de liquidités via téléphone mobile.
Pensée pour répondre aux nouveaux usages numériques, l’application propose une expérience utilisateur simple, rapide et sécurisée, reposant sur le numéro de téléphone mobile comme identifiant unique.
À cette occasion, le Président-Directeur Général de Tunisie Telecom a déclaré :
« Avec Kashy, Tunisie Telecom confirme son ambition de jouer un rôle central dans la transformation digitale du pays et dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de decashing, en élargissant son champ d’action au-delà de son cœur de métier historique afin de se transformer d’un opérateur de connectivité à un opérateur de services . »
Une curiosité scientifique évoquée il y a des siècles : Quand le moustique a lui-même un parasite …
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
On associe généralement les moustiques à des parasites qui s’attaquent à l’être humain. Leur réputation est bien connue : ils piquent, se nourrissent de sang et peuvent transmettre certaines maladies.
Pourtant, un aspect moins connu du monde microscopique révèle une réalité surprenante : les moustiques eux-mêmes peuvent être victimes de parasites. Certains insectes volants minuscules se nourrissent en effet du sang des moustiques, transformant ces derniers, pourtant déjà parasites pour d’autres espèces, en hôtes pour des organismes encore plus petits. Cette découverte, qui peut sembler étonnante, a été décrite par la science moderne au début du XXe siècle.
En 1922, le scientifique britannique F.W. Edwards publia un article dans lequel il décrivait une observation remarquable. Lors de recherches menées dans la péninsule malaise en Asie du Sud-Est, il identifia une espèce de petit moucheron appartenant au genre Culicoides, qu’il nomma Culicoides anophelis. La particularité de cet insecte était inhabituelle : il ne se nourrissait pas du sang de mammifères ou d’oiseaux, mais du sang des moustiques.
Autrement dit, un insecte parasite d’un autre parasite. Ce phénomène illustre la complexité et l’étonnante diversité des relations biologiques dans la nature. Dans ce cas précis, le petit moucheron agit comme un ectoparasite du moustique. Il se pose sur lui et prélève une petite quantité de sang, exactement comme le moustique le fait lui-même sur ses propres hôtes.
Des études ultérieures ont confirmé que ce type d’interaction n’est pas totalement unique. Dans le monde naturel, de nombreuses espèces vivent aux dépens d’autres organismes, y compris d’insectes déjà parasites. Les moustiques peuvent donc se retrouver à la fois prédateurs et proies dans différentes chaînes biologiques.
Les moustiques femelles et leur besoin de sang
Pour comprendre pourquoi ce phénomène est particulièrement intéressant, il faut se pencher sur la biologie des moustiques. Contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, tous les moustiques ne se nourrissent pas de sang. En réalité, les moustiques mâles et femelles consomment principalement du nectar et d’autres liquides végétaux riches en sucres, qui leur fournissent l’énergie nécessaire pour vivre.
Cependant, chez de nombreuses espèces, les femelles ont un besoin supplémentaire. Afin de produire leurs œufs, elles doivent obtenir des nutriments spécifiques, notamment des protéines et certains lipides présents dans le sang des animaux. C’est pourquoi elles sont capables de percer la peau de leurs hôtes à l’aide de pièces buccales spécialement adaptées. Après avoir pris un repas sanguin, la femelle peut produire ses œufs.
Dans certaines espèces, ce processus doit être répété plusieurs fois pour permettre la production successive de nouvelles pontes. Le sang constitue donc pour elle une ressource essentielle pour la reproduction.
Pour localiser leurs hôtes, les moustiques utilisent plusieurs types de capteurs très sophistiqués. Ils détectent notamment le dioxyde de carbone que nous expirons, la chaleur corporelle et certains composés chimiques présents sur la peau.
Ces capacités sensorielles leur permettent de repérer efficacement des animaux ou des humains à distance. Mais cette adaptation biologique fait également des moustiques une cible potentielle pour d’autres parasites spécialisés. Certains petits insectes ont ainsi évolué pour exploiter cette source de sang déjà collectée par les moustiques.
Une interprétation liée à un verset coranique
La découverte scientifique de parasites vivant aux dépens des moustiques a suscité l’intérêt de certains chercheurs et auteurs qui y voient une correspondance avec un verset du Coran. Dans la sourate Al-Baqarah (2:26), il est mentionné qu’Allah n’hésite pas à donner l’exemple d’un moustique « et de ce qui est au-dessus de lui ».
Le verset dit : « Allah ne se gêne pas de citer en exemple un moustique et ce qui est au-dessus de lui. Quant à ceux qui croient, ils savent que c’est la vérité venant de leur Seigneur ; mais ceux qui ne croient pas disent : “Qu’a voulu dire Allah par cet exemple ?” Par cela Il égare beaucoup et guide beaucoup ; mais Il n’égare par cela que les pervers. »
Certains commentateurs interprètent l’expression « ce qui est au-dessus de lui » comme pouvant faire référence à quelque chose de plus petit ou de plus insignifiant encore que le moustique lui-même, par exemple un organisme vivant sur lui. Dans cette perspective, ils considèrent que l’existence de parasites de moustiques pourrait illustrer ce type d’exemple.
Il est aussi souvent souligné que le mot arabe « بعوضة » (ba‘ouda) peut désigner un moustique, parfois interprété par certains linguistes comme une forme féminine, ce qui correspondrait aux moustiques femelles responsables des piqûres. Cette observation est parfois mentionnée pour souligner la précision du texte.
Toutefois, dans les études coraniques classiques, de nombreux exégètes expliquent surtout ce verset comme une métaphore destinée à montrer que même les plus petites créatures peuvent servir d’exemple pour illustrer une vérité ou une leçon morale. L’objectif du passage serait alors de rappeler que la taille ou l’apparence d’une créature ne diminue pas sa signification dans l’ordre de la création.
Quoi qu’il en soit, l’existence de parasites du moustique illustre parfaitement la complexité du monde vivant. La nature regorge d’interactions étonnantes entre organismes, parfois à des échelles si petites qu’elles passent longtemps inaperçues. Cette réalité scientifique rappelle aussi à quel point l’étude des insectes et des micro-écosystèmes peut révéler des relations biologiques inattendues.
Les moustiques, souvent considérés uniquement comme nuisibles pour l’homme, font eux-mêmes partie d’un réseau écologique beaucoup plus vaste où chaque espèce peut devenir à son tour l’hôte d’un autre organisme. Ainsi, même l’un des insectes les plus connus au monde peut cacher des secrets fascinants, démontrant que la nature reste encore pleine de découvertes et de mystères.
M.B.S.M.
Congrès de l’UGTT : 91 candidats et un avenir flou…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Presque une centaine de candidats se présenteront aux élections aux instances dirigeantes de l’UGTT dont le bureau exécutif lors du congrès prévu le 24/25 et le 26 mars prochain, ce qui constitue une première dans l’histoire de l’organisation syndicale. Qu’en pensent les observateurs ?
A une semaine du démarrage des travaux du congrès de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) prévu les 24, 25 et 26 mars, la liste des candidats aux trois instances dirigeantes de la Centrale syndicale, à savoir le bureau exécutif, le Comité du règlement intérieur et le comité du contrôle financier, a été dévoilé. Les listes comprennent 91 candidats, ce qui constitue une première dans l’histoire de l’organisation syndicale.
Fait marquant de cette liste, la présence importante des femmes syndicalistes qui se présentent à ces élections qui se dérouleront dans un contexte social et économique assez sensible. Ce contexte est aussi marqué par une crise grave et sans précédent qui secoue l’UGTT depuis les deux congrès extraordinaire et électif de Sfax et de Sousse.
A l’origine de cette crise l’amendement de l’article 20 ayant permis à plusieurs dirigeants syndicaux de se présenter aux dernières élections du bureau exécutif alors qu’ils avaient dépassé le nombre de mandats permis par le règlement intérieur de l’Union générale tunisienne du travail. Alors, pour commenter cette liste, nous avons posé la question à l’activiste et universitaire Salem Chérif.
Ce dernier nous a indiqué : « Comme toutes les élections, il y a des candidatures sérieuses et d’autres le sont moins. Alors, je pense que plusieurs candidatures vont « tomber » pour des raisons réglementaires. Donc, le nombre des candidats va baisser et, à mon avis, la tradition va être respectée avec des compromis sur deux voire trois listes qui représenteront les différents courants syndicaux qui dominent l’UGTT depuis des décennies, à savoir la Gauche, les Nationalistes et les partisans du pouvoir en place ».
Sauvetage ou naufrage...
En attendant ce congrès qui se tiendra à Monastir, les réactions se multiplient du côté de la base syndicale qui met en garde contre un éventuel naufrage de l’organisation syndicale. En témoigne ce statut posté sur sa page Facebook par le syndicaliste Walid Ben Kraiem, qui s’est interrogé sur les préparatifs pour la réussite de ce congrès, « Comment on va entamer les travaux de ce congrès alors que le front interne de l’UGTT est toujours vulnérable et fragile ?
Est-ce qu’on a procédé à la réconciliation qui devrait permettre aux dirigeants dont l’adhésion à été gelée de réintégrer l‘organisation ? Pourquoi on n’a pas lancé un débat courageux de nature à mettre fin aux divergences et aux conflits internes ? Autant de questions qui m’interpellent et qui devraient avoir des réponses avant la tenue de ce congrès. Le cas échéant, je crains le pire pour notre organisation », a-t-il indiqué.
Idem pour le dirigeant au sein de l’opposition syndicale, Habib Jerjir, qui a écrit sur sa page Facebook : « La crise ne fait que s’aggraver puisque nous sommes en train de reproduire les mêmes éléments ayant conduit à la situation actuelle. Qu’est-ce qu’on peut attendre d’un congrès préparé et encadré par des putschistes et dont certains candidats à ses élections sont des putschistes ?».
Pour l’activiste Salem Chérif : « il n’est pas écarté dans ces conditions de voir ce congrès de Monastir contesté par certains syndicalistes devant la justice et ce selon plusieurs avocats consultés par l’actuel bureau exécutif, l’élection des structures syndicales constitue un contrat entre l’électeur et l’élu. Si l’objet de ce contrat devient impossible, le contrat devient caduc et les membres du bureau exécutif doivent démissionner.
La paralysie de l’activité syndicale due au blocage des structures et les préjudices administratifs, financiers et syndicaux qui en résultent justifient l’écourtement du mandat et la convocation anticipée du congrès. Ce qui n’est pas le cas…
Ainsi, à quelques jours seulement de l’ouverture du congrès, l’UGTT aborde ce rendez-vous dans un climat chargé de doutes et d’attentes. Entre compétition électorale, tensions internes et appels à la réconciliation, beaucoup espèrent que ce congrès permettra de rétablir l’unité et de redonner un nouvel élan à la Centrale syndicale. Les prochains jours diront si ce rendez-vous sera celui de l’apaisement ou celui d’une nouvelle phase de turbulences.
M.B.S.M.
Le cash atteint un niveau record inédit de plus de 28 MD : L’effet ramadan, oui. Mais…
Par Hassan GHEDIRI
Environ 650 millions de dinars monnaie fiduciaire sont venus grossir le volume du cash circulant en Tunisie depuis le début du mois de ramadan…
Mois des dépenses par excellence, le mois du jeûne a donné un coup d’accélérateur supplémentaire à une, déjà, très importante liquidité déversée dans l’économie. Selon les indicateurs mis à jour le 16 mars 2026, la Banque centrale de Tunisie a estimé le volume de billets et de pièces de monnaie en circulation (BMC) en Tunisie à 18,139 milliards de dinars (MD), soit un niveau jamais atteint de toute l’histoire du pays.
En seulement trois semaines, à peu près de 650 millions de dinars sont en effet venus grandir davantage la masse considérable du cash circulant dans l’économie, et ce, depuis le dernier décompte rendu public le 24 février dernier, soit au quatrième jour de ramadan quand le fameux compteur des BMC de la BCT affichait 27,5 MD.
L’effet du mois sacré de ramadan est incontestable et ce pour au moins deux facteurs majeurs et indissociables.
D’une part, à cause d’une augmentation quasi-systématique des prix à la consommation des produits alimentaires malgré les tentatives des autorités publiques à juguler ce phénomène par le renforcement du contrôle. De l’autre côté, pendant ramadan, les ménages tunisiens dépensent généralement plus d’un tiers de plus en alimentation en comparaison aux autres mois de l’année.
Pourtant, la hausse vertigineuse du cash dans l’économie en Tunisie n’a rien de conjoncturelle. Cela fait, en effet, plus d’une décennie que le volume des BMC suit une courbe exponentielle passant de niveaux inférieurs à 10 MD avant 2015, à plus de 28 MD actuellement. Il a donc presque triplé en dix ans. Nombreux sont les économistes qui se sont penchés sur le phénomène tentant de décortiquer ses causes et ses conséquences de recommander des réformes pour y remédier.
Selon l’expert en économie et ancien ministre du Commerce, Mohsen Hassan, l’augmentation accélérée du volume des billets et monnaies en circulation observée ces derrières années reflète la réaction des agents économiques aux mutations réglementaires et financières.
L’entrée en vigueur de la loi n°2024-41 relative aux chèques, qui pose des exigences plus strictes en matière de provision et de responsabilité, a profondément modifié, selon lui, les comportements de paiement, poussant de nombreux commerçants et particuliers à privilégier le règlement en espèces afin d’éviter les risques de rejet ou de litige. Et de souligner l’expansion du secteur informel qui continue de fonctionner en grande partie en dehors des circuits bancaires pour échapper au contrôle fiscal.
L’expansion du cash pose ainsi un défi majeur, d’après Hassan, du fait qu’il s’agit d’un énorme volume d’argent circulant en dehors du circuit des banques, ce qui réduit considérablement le financement de l’économie et affaiblit la politique monétaire de la Banque centrale. La prédominance des paiements en espèces favorise par ailleurs l’évasion fiscale et prive l’Etat de ressources nécessaires au financement des services publics.
Pour inverser cette tendance, Mohsen Hassan plaide pour une stratégie progressive favorisant la généralisation des paiements digitaux à faible coût, l’extension de l’inclusion financière à travers des comptes simplifiés accessibles à tous, la limitation graduelle des paiements en espèces pour les transactions importantes, ainsi que la mise en place d’avantages fiscaux encourageant l’utilisation des moyens de paiement électroniques. Il espère enfin que le futur code de change, actuellement en gestation, mettra en place des mécanismes qui contribueront à réduire durablement l’usage au cash dans l’économie.
M.B.S.M.
Editoriall : OTAN en emporte la désillusion…
Par Chokri Baccouche
Pour le président américain, l’OTAN est une milice privée qui doit lui obéir au doigt et à l’œil. Les membres de cette organisation à vocation défensive, créée au lendemain de la Seconde guerre mondiale, doivent appliquer à la lettre les oukases de son auguste majesté étasunienne sans broncher, comme le font les gladiateurs résignés de la Rome antique, à l’entame de leur combat mortel : « Ave Caesar, morituri te salutant » ou « Salut, César, ceux qui vont mourir te saluent ».
Il y a, dans la dernière sortie du fantasque locataire de la Maison Blanche, une brutalité politique qui transpire l’arrogance et le mépris. Il a en effet menacé l’OTAN d’un « très mauvais avenir » si les alliés refusent de s’engager dans la guerre contre l’Iran. Dans son délire ubuesque, il considère donc les pays membres de l’Organisation Atlantiste comme de simples vassaux qui ne sont là que pour servir l’Amérique et son président.
Pour avoir déclenché une sordide guerre contre l’Iran sans en mesurer véritablement les conséquences catastrophiques au double plan régional et international, Donald Trump est tombé dans son propre piège. Il ne sait plus à quel saint se vouer pour sortir indemne de ce guêpier où il a été entrainé de force, diront les mauvaises langues, par Benjamin Netanyahu, l’incorrigible va-t-en guerre Premier ministre sioniste.
La résistance farouche que lui opposent les Gardiens de la révolution iraniens a donné du fil à retordre à ses bidasses et meurtri son ego démesuré. Depuis voilà plus de trois semaines, l’Iran répond non seulement du tac au tac à ses agresseurs mais impose également son rythme et contrôle la situation. Cerise sur la gâteau, la fermeture par Téhéran du détroit d’Ormuz illustre de manière éloquente le traquenard stratégique dans lequel la coalition américano-sioniste s’est retrouvée empêtrée jusqu’au coup sans savoir comment s’en sortir.
En menaçant l’OTAN, Trump reconnaît implicitement que les États-Unis ne peuvent pas gérer seuls les conséquences de leur propre escalade. C’est un aveu d’échec retentissant qui bouleverse complètement les rapports de force aussi bien au Moyen-Orient que dans le monde. La première puissance mondiale découvre à son corps défendant sa vulnérabilité et des limites logiques à son omnipotence par le biais de laquelle elle a pu imposer la « Pax Americana » durant de nombreuses décennies.
La guerre contre l’Iran a démontré que même les porte-avions, ces forteresses qu’on disait invulnérables, peuvent être transformées par un simple missile en radeaux de la méduse, c’est-à-dire des épaves flottantes mais très coûteuses. La mésaventure de l’USS Abraham Lincoln dont on dit qu’il a été rapatrié en catastrophe en dit long à ce sujet.
Tous ces faits corroborent le constat partagé par tout le monde à savoir que le fanfaron Trump est dans la mouise et cherche par tous les moyens à impliquer les pays de l’OTAN afin de leur faire supporter une bonne partie du coût faramineux de la guerre et, partant, trouver une voie de sortie de cet inextricable et très dangereux bourbier moyen-oriental.
Manque de pot pour l’égocentrique et vaniteux président américain, les alliés l’ont envoyé sur les roses et accusé une fin de non recevoir à sa suspecte requête. En effet de nombreux pays occidentaux dont notamment l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont clairement refusé de s’impliquer militairement, estimant qu’il s’agissait d’un conflit qu’ils n’avaient ni initié ni validé. Plus encore, cette réticence s’explique par une incohérence flagrante de la position américaine.
Trump a lui-même alterné entre appels à l’aide et déclarations suggérant que la présence américaine dans la région n’était peut-être pas nécessaire. Autrement dit : Washington déclenche, hésite, puis exige. Et si les autres ne suivent pas, ils sont accusés de trahir l’alliance. Ce que révèle cette crise, c’est une tentative de redéfinition unilatérale de l’OTAN. Dans la vision trumpienne, l’alliance ne serait plus un cadre de coopération stratégique, mais un levier de pression : un outil que les États-Unis activent selon leurs intérêts du moment.
Bien plus, une sorte de milice privée que le président américain veut utiliser à l’envi non pas pour défendre son pays contre une éventuelle agression conformément à la charte de l’Organisation mais servir les intérêts d’Israël et envahir un Etat souverain pour asservir son peuple et lui subtiliser ses richesses. Les pays européens de l’Otan, à la bonne heure, n’ont pas marché cette fois-ci dans la combine trumpienne.
Une fois n’est pas coutume, ils ont dû réaliser certainement qu’ils ne peuvent rien s’attendre de bon de l’imprévisible président américain qui se retrouve seul face à son abracadabrant destin en compagnie de son alter-ego israélien. Ave Cesar, les alliés te font un bras d’honneur … solidaire…
C.B.
















